AFP World

Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre en Ecosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, en donnant “10 ou 12 jours” au président russe pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.Le président américain, qui jusqu’ici ne s’était pas beaucoup étendu sur la catastrophe humanitaire à Gaza, a dit voir des signes d’une “vraie famine” dans le territoire palestinien assiégé par Israël, et promis plus d’aide, notamment avec l’ouverture de “centres de distribution alimentaire”.A Vladimir Poutine, il a fixé “une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui” pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. “Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, a déploré le républicain, qui avait le 14 juillet donné un ultimatum de 50 jours à son homologue russe.Il a notamment dit envisager des sanctions “secondaires”, c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.Donald Trump s’est dit “très déçu” par le maître du Kremlin, qui poursuit ses attaques en Ukraine. “Je pensais vraiment que cela allait s’arrêter. Mais à chaque fois que je pense que cela va s’arrêter il tue des gens”, a-t-il commenté, ajoutant: “Cela ne m’intéresse plus vraiment de discuter” avec lui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la “détermination” et la “position claire” de son homologue américain.- “Réelle famine” -Le milliardaire, qui effectue depuis vendredi soir un séjour en Ecosse, a accueilli le Premier ministre britannique Keir Starmer et son épouse Victoria sur le perron du luxueux complexe de golf appartenant à sa famille à Turnberry, sur la côte ouest de l’Ecosse. Les deux dirigeants ont ensuite pris place dans la salle de bal où Trump avait déjà reçu la veille la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour conclure un accord commercial. Là, le président américain a répondu aux questions des journalistes pendant plus d’une heure.Après quoi il a embarqué avec Keir Starmer à bord de l’avion présidentiel Air Force One puis de l’hélicoptère Marine One pour se rendre sur la côte est de l’Ecosse, à Aberdeen, dans l’autre complexe de golf de la famille Trump, où un dîner est prévu. Le président américain doit y inaugurer un nouveau parcours de golf mardi. Concernant Gaza, Donald Trump a jugé qu’un cessez-le-feu était “possible” et reconnu que “beaucoup de gens mouraient de faim”. Evoquant des images d’enfants vus à la télévision, il a dit: “C’est une réelle famine”, en ajoutant: “ce n’est pas possible de simuler ça”.”Nous allons mettre en place des centres alimentaires où les gens pourront entrer librement – sans limites. Nous n’aurons pas de clôtures”, a-t-il déclaré aux journalistes en Écosse, où il passe un séjour mi-diplomatique, mi-privé.Keir Starmer a lui parlé d’une “totale catastrophe” humanitaire à Gaza et ajouté: “Il faut arriver à ce cessez-le-feu”.- Eoliennes “monstrueuses” -Le Premier ministre britannique est sous pression dans son pays pour reconnaître un Etat palestinien, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’intention de la France de le faire à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre.Lors de sa longue conférence de presse, le président américain a, en vrac, chanté les louanges de la femme du Premier ministre britannique, vanté la rénovation du golf de Turnberry, qu’il avait racheté en 2014, repris ses diatribes récurrentes contre les éoliennes qualifiées de “monstruosités” et contre l’immigration….Le tout aux côtés d’un Keir Starmer pour l’essentiel silencieux, qui a toutefois pris la parole de temps en temps, par exemple pour défendre le choix au Royaume-Uni d’un “mix” entre énergies renouvelables et sources conventionnelles.Devant la presse du moins, les deux dirigeants n’ont pas beaucoup parlé de commerce, qui devait être un élément essentiel de leur conversation.Londres bénéficie déjà d’un sort plus favorable que les autres partenaires internationaux, avec des droits de douane généralement limités au plancher de 10%.L’Union européenne s’est résignée dimanche à un taux de 15% dans le cadre de l’accord conclu par Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry.Mais le gouvernement britannique négocie toujours d’arrache-pied des exemptions durables pour l’acier et l’aluminium.Ils sont taxés à 25%, soit deux fois moins que le taux de 50% appliqué au reste du monde, mais l’arrangement annoncé en mai prévoyait qu’ils soient ramenés à zéro.Malgré les compliments dont il a inondé Keir Starmer, Donald Trump n’a jusqu’ici pas cédé. Il a en revanche laissé entendre qu’il n’imposerait pas de tarifs douaniers prohibitifs sur le secteur pharmaceutique britannique.

Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre en Ecosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, en donnant “10 ou 12 jours” au président russe pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.Le président américain, qui jusqu’ici ne s’était pas beaucoup étendu sur la …

Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine Read More »

Cambodge-Thaïlande: le cessez-le-feu est entré en vigueur

Le cessez-le-feu conclu entre la Thaïlande et le Cambodge est entré en vigueur à minuit dans la nuit de lundi à mardi, après cinq jours d’affrontements meurtriers à leur frontière.Les deux pays sont parvenus à “un accord commun prévoyant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”, avait déclaré plus tôt lundi le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, dont le pays a joué les intermédiaires, après trois heures de discussions avec ses homologues des pays concernés.Le président américain Donald Trump s’est lui félicité de son rôle dans l’obtention de ce cessez-le-feu. “Je suis ravi d’annoncer qu’après l’intervention du président Donald J. Trump, les deux pays sont parvenus à un cessez-le-feu et à la paix. Félicitations à tous !”, a écrit le président sur son réseau Truth Social, indiquant avoir parlé depuis aux dirigeants des deux pays.Dans la ville cambodgienne de Samraong, à 20 kilomètres de la frontière, un journaliste de l’AFP a entendu des tirs d’artillerie incessants tout au long de la journée de lundi, avant que les explosions ne cessent 30 minutes avant minuit (17H00 GMT lundi).Dans la province cambodgienne de Preah Vihear, où ont eu lieu certains des combats les plus intenses, le calme régnait vingt minutes après le début officiel du cessez-le-feu, a annoncé son gouverneur, Kim Rithy, sur Facebook.Les affrontements ont tué depuis jeudi dernier au moins 38 personnes et provoqué le déplacement d’environ 300.000 habitants.  Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française. Mais rarement dans l’histoire moderne un tel épisode de violences avait secoué la région.L’accord de cessez-le-feu prévoit que les commandants militaires des deux parties se rencontrent à 07H00 locales (00H00 GMT), avant la réunion d’un comité transfrontalier au Cambodge le 4 août. La Thaïlande et le Cambodge se sont accusés mutuellement d’avoir attaqué en premier, et chaque camp a remis en cause la sincérité de l’adversaire, avant de s’asseoir à la table des négociations, sous l’oeil des Etats-Unis et de la Chine.- retour à la “normale” -Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a salué l’intervention de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), de la Chine et du “président Trump”.”Nous avons convenu d’un cessez-le-feu, qui, nous espérons, sera respecté de bonne foi par les deux parties”, a-t-il déclaré.De son côté, le Premier ministre cambodgien Hun Manet a jugé que cet accord de paix offrait une chance d’un “retour à la normale”.Un espoir prudent dominait parmi les déplacés, des deux deux côtés de la frontière, après l’annonce du cessez-le-feu.Au Cambodge, Phean Neth, 45 ans, a trouvé refuge dans un vaste camp de déplacés sur le site d’un temple, loin des combats. “Je suis tellement heureuse que je ne peux pas le décrire”. Côté Thaïlandais, Tee Samanjai, 68 ans, pense déjà à son retour à la ferme et ce qu’il y fera: “vérifier les poulets, fertiliser le riz, et prendre soin des champs”. Mais l’inquiétude n’est pas loin. “Je veux rentrer mais je n’ai pas du tout confiance dans le Cambodge. Personne dans notre village n’a confiance”. Bangkok et Phnom Penh étaient à couteaux tirés depuis la mort d’un soldat khmer, fin mai, lors d’un échange de tirs dans une zone contestée. Depuis, sur fond de flambée du discours nationaliste, les deux pays se sont engagés dans une surenchère de mesures qui ont affecté les flux économiques et de personnes.Avant le déclenchement des affrontements, la Thaïlande avait aussi expulsé l’ambassadeur cambodgien de son territoire et rappelé le sien présent au Cambodge. Le royaume khmer avait répondu en dégradant “au plus bas niveau” les relations diplomatiques avec son voisin.- “Paix durable” -L’Union européeenne a salué lundi une “percée significative”, la cheffe de la diplomatie Kaja Kallas jugeant “essentiel que les deux pays mettent en oeuvre” le cessez-le-feu de “bonne foi”.Paris a de son côté estimé que “cette avancée significative doit être le point de départ d’un règlement durable des différends par des voies pacifiques, conformément au droit international”.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, par la voix d’un porte-parole, a “exhorté” lundi soir dans un communiqué “les deux pays à respecter pleinement l’accord et à créer un environnement propice au règlement des questions de longue date et à l’instauration d’une paix durable”. Donald Trump avait appelé le chef des deux camps samedi, les exhortant à s’entendre autour d’un accord rapide, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Les affrontements ont officiellement fait 25 morts côté thaïlandais, dont onze soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.

“Pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien

Il n’y a “pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a plaidé lundi la France à l’ouverture d’une conférence internationale à l’ONU boycottée par Israël et les Etat-Unis.”Seule une solution politique à deux Etats permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n’existe pas d’alternative”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à des “mesures concrètes” pour préserver la perspective d’un Etat palestinien “viable”.”Il est illusoire de pouvoir imaginer obtenir un cessez-le-feu pérenne (à Gaza) sans que ne soient dessinés les contours d’un après-guerre à Gaza et d’un horizon politique”, a-t-il ajouté.Cette conférence a toutefois été critiquée avec virulence lundi par les Etats-Unis. La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, a dénoncé une initiative “improductive et inopportune”, qui s’apparente à un “coup de publicité” au milieu “d’efforts diplomatiques délicats visant à mettre fin au conflit”.Après l’annonce jeudi du président français, Emmanuel Macron, qu’il reconnaîtrait l’Etat palestinien formellement en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies, et coprésidée par Paris et Ryad, espère enclencher une dynamique en la matière.D’autres “pays occidentaux” vont lors de la conférence exprimer leur intention de reconnaître l’Etat palestinien, a d’ailleurs assuré M. Barrot, sans les identifier.Le Royaume-Uni a déjà rejeté l’idée, le Premier ministre Keir Starmer répétant vendredi qu’une reconnaissance devait “s’inscrire dans un plan plus global”. “Tous les Etats ont la responsabilité d’agir maintenant”, a insisté de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, se disant prêt au déploiement d’une force internationale pour protéger la population palestinienne.Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU — en comptant la France — reconnaissent désormais l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.En 1947, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU avait décidé le partage de la Palestine alors sous mandat britannique, en deux Etats indépendants, l’un juif et l’autre arabe. L’année suivante, l’Etat d’Israël était proclamé.- “Platitudes” -Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité.Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, la crainte que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible gagne du terrain.”Nous sommes à un point de rupture. La solution à deux Etats est plus éloignée que jamais”, a ainsi insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Soyons clairs, l’annexion insidieuse de la Cisjordanie est illégale, ça doit s’arrêter. La destruction à grande échelle de Gaza est intolérable, ça doit s’arrêter”, a-t-il martelé, dénonçant les actions “unilatérales” qui pourraient “saper à jamais” la solution à deux Etats.”Cette conférence n’encourage pas une solution, mais au contraire renforce une illusion”, a répondu l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dont le pays et son allié américain ont décidé de ne pas participer à la réunion. Au-delà de créer une dynamique pour la reconnaissance de l’Etat palestinien, la conférence se concentre sur trois autres axes: la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et enfin la normalisation des relations avec Israël par les Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait. Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est toutefois attendue cette semaine, selon une source diplomatique française.Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a d’ailleurs répété que “la normalisation avec Israël ne peut passer que par l’établissement d’un Etat palestinien”. La pression internationale ne cesse de s’intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.La catastrophe humanitaire dans le petit territoire ravagé devrait donc être au coeur des discours des représentants de plus de 100 pays annoncés à la tribune de lundi à mercredi, même si Israël a déclaré dimanche une pause quotidienne des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Dans ce contexte, “plus de platitudes sur la solution à deux Etats et le processus de paix n’aideront pas à atteindre les objectifs de la conférence ni à arrêter l’extermination des Palestiniens à Gaza”, a lancé Bruno Stagno, de Human Rights Watch, appelant les gouvernements à prendre des mesures “concrètes” contre Israël, notamment sanctions ciblées et embargo sur les armes.

“Pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien

Il n’y a “pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a plaidé lundi la France à l’ouverture d’une conférence internationale à l’ONU boycottée par Israël et les Etat-Unis.”Seule une solution politique à deux Etats permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n’existe pas d’alternative”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à des “mesures concrètes” pour préserver la perspective d’un Etat palestinien “viable”.”Il est illusoire de pouvoir imaginer obtenir un cessez-le-feu pérenne (à Gaza) sans que ne soient dessinés les contours d’un après-guerre à Gaza et d’un horizon politique”, a-t-il ajouté.Cette conférence a toutefois été critiquée avec virulence lundi par les Etats-Unis. La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, a dénoncé une initiative “improductive et inopportune”, qui s’apparente à un “coup de publicité” au milieu “d’efforts diplomatiques délicats visant à mettre fin au conflit”.Après l’annonce jeudi du président français, Emmanuel Macron, qu’il reconnaîtrait l’Etat palestinien formellement en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies, et coprésidée par Paris et Ryad, espère enclencher une dynamique en la matière.D’autres “pays occidentaux” vont lors de la conférence exprimer leur intention de reconnaître l’Etat palestinien, a d’ailleurs assuré M. Barrot, sans les identifier.Le Royaume-Uni a déjà rejeté l’idée, le Premier ministre Keir Starmer répétant vendredi qu’une reconnaissance devait “s’inscrire dans un plan plus global”. “Tous les Etats ont la responsabilité d’agir maintenant”, a insisté de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, se disant prêt au déploiement d’une force internationale pour protéger la population palestinienne.Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU — en comptant la France — reconnaissent désormais l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.En 1947, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU avait décidé le partage de la Palestine alors sous mandat britannique, en deux Etats indépendants, l’un juif et l’autre arabe. L’année suivante, l’Etat d’Israël était proclamé.- “Platitudes” -Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité.Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, la crainte que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible gagne du terrain.”Nous sommes à un point de rupture. La solution à deux Etats est plus éloignée que jamais”, a ainsi insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Soyons clairs, l’annexion insidieuse de la Cisjordanie est illégale, ça doit s’arrêter. La destruction à grande échelle de Gaza est intolérable, ça doit s’arrêter”, a-t-il martelé, dénonçant les actions “unilatérales” qui pourraient “saper à jamais” la solution à deux Etats.”Cette conférence n’encourage pas une solution, mais au contraire renforce une illusion”, a répondu l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dont le pays et son allié américain ont décidé de ne pas participer à la réunion. Au-delà de créer une dynamique pour la reconnaissance de l’Etat palestinien, la conférence se concentre sur trois autres axes: la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et enfin la normalisation des relations avec Israël par les Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait. Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est toutefois attendue cette semaine, selon une source diplomatique française.Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a d’ailleurs répété que “la normalisation avec Israël ne peut passer que par l’établissement d’un Etat palestinien”. La pression internationale ne cesse de s’intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.La catastrophe humanitaire dans le petit territoire ravagé devrait donc être au coeur des discours des représentants de plus de 100 pays annoncés à la tribune de lundi à mercredi, même si Israël a déclaré dimanche une pause quotidienne des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Dans ce contexte, “plus de platitudes sur la solution à deux Etats et le processus de paix n’aideront pas à atteindre les objectifs de la conférence ni à arrêter l’extermination des Palestiniens à Gaza”, a lancé Bruno Stagno, de Human Rights Watch, appelant les gouvernements à prendre des mesures “concrètes” contre Israël, notamment sanctions ciblées et embargo sur les armes.

Allemagne: le déraillement d’un train probablement provoqué par un glissement de terrain

Le déraillement d’un train dimanche dans une zone boisée du sud-ouest de l’Allemagne, qui a fait trois morts, pourrait avoir été causé par un glissement de terrain consécutif aux intempéries, ont déclaré lundi la police et la justice locales. “Selon les premières hypothèses, les fortes pluies qui se sont abattues sur la zone de l’accident auraient provoqué le débordement d’un égout”, ont déclaré la police d’Ulm et les procureurs de Ravensburg dans un communiqué conjoint.”L’eau aurait alors provoqué un glissement de terrain dans le talus bordant la voie ferrée, ce qui aurait entraîné le déraillement du train”, ajoutent les enquêteurs selon lesquels il n’y a aucun signe d’un acte criminel.Environ 100 passagers étaient à bord du train quand l’accident s’est produit vers 18h10 (16h10 GMT) près de la ville de Riedlingen, dans le Land de Bade-Wurtemberg.De violents orages ont balayé la région au moment de l’accident, selon les services météorologiques.Trois personnes sont mortes dans l’accident, dont le conducteur du train et un membre du personnel à bord et au moins 41 personnes ont été blessées, dont certaines grièvement. Le trafic est toujours suspendu sur la ligne ferroviaire affectée et les travaux de nettoyage doivent commencer mardi.

Allemagne: le déraillement d’un train probablement provoqué par un glissement de terrain

Le déraillement d’un train dimanche dans une zone boisée du sud-ouest de l’Allemagne, qui a fait trois morts, pourrait avoir été causé par un glissement de terrain consécutif aux intempéries, ont déclaré lundi la police et la justice locales. “Selon les premières hypothèses, les fortes pluies qui se sont abattues sur la zone de l’accident auraient …

Allemagne: le déraillement d’un train probablement provoqué par un glissement de terrain Read More »

Equateur: des attaques armées contre des civils font au moins 17 morts

Deux attaques armées contre des civils ont fait au moins 17 morts et 14 blessés dimanche soir dans une région côtière de l’Équateur, théâtre d’affrontements entre gangs liés au narcotrafic, a annoncé la police lundi.Quinze des personnes tuées ont été criblées de balles par des individus munis de pistolets et fusils, à l’extérieur d’un magasin …

Equateur: des attaques armées contre des civils font au moins 17 morts Read More »

Equateur: des attaques armées contre des civils font au moins 17 morts

Deux attaques armées contre des civils ont fait au moins 17 morts et 14 blessés dimanche soir dans une région côtière de l’Équateur, théâtre d’affrontements entre gangs liés au narcotrafic, a annoncé la police lundi.Quinze des personnes tuées ont été criblées de balles par des individus munis de pistolets et fusils, à l’extérieur d’un magasin d’alcool dans la petite ville d’El Empalme, dans le sud-ouest du pays. Les deux autres ont été tuées à quelques pâtés de maisons de là par les mêmes assaillants. Un précédent bilan faisait état de 14 morts.L’AFP a vu plusieurs corps gisant sur le sol à l’extérieur du magasin, où des dizaines de proches étaient assis sur le trottoir, en pleurs, tandis que les enquêteurs examinaient minutieusement les lieux parmi les flaques de sang.D’après les témoins, les assaillants arrivés en camionnettes ont crié “Les Loups actifs” en ouvrant le feu, a indiqué à l’AFP le commandant Oscar Valencia, chef de police d’El Empalme. Les Lobos (“Les Loups”) sont l’une des 20 bandes criminelles opérant en Équateur, actives dans le trafic de drogue, l’extorsion, les enlèvements et l’exploitation minière illégale. Selon le centre de réflexion Insight Crime, en 2024, cette organisation était présente dans 16 des 24 provinces du pays et continuait à s’étendre face à son principal rival, Los Choneros, le groupe criminel le plus ancien et le plus puissant du pays sud-américain.- Motivations – Selon la police, 14 des victimes n’ont pas d’antécédents judiciaires et trois corps restent à identifier. Parmi les morts figure un mineur qui, blessé, a couru un kilomètre avant de succomber. Sur les 14 blessés hospitalisés, un se trouve dans un état grave. Le parquet a ouvert une enquête sur la tuerie, survenue sur fond de conflit sanglant entre groupes de narcotrafiquants. La police explore l’hypothèse selon laquelle les assassins “cherchaient une personne spécifique”, a indiqué le commandant Valencia. Les autorités cherchent à comprendre si les victimes ont péri dans des tirs croisés ou si les assaillants ont tiré aveuglément sur les civils afin de semer la terreur. L’escalade de violence dans le pays sud-américain, autrefois considéré comme l’un des plus tranquilles de la région, a conduit le président Daniel Noboa à déclarer le pays en conflit armé interne en 2024. Cette mesure lui permet de maintenir les forces armées déployées dans les rues et les prisons, devenues des centres d’opérations du crime organisé. – Début d’année le plus violent –  En Équateur, le taux d’homicides est passé de 6 pour 100.000 habitants en 2018 à 38 pour 100.000 en 2024, après un record de 47 en 2023. Malgré la présence militaire dans les zones les plus violentes et la multiplication des déclarations d’état d’urgence, 4.051 homicides ont été enregistrés sur les cinq premiers mois de 2025, selon les chiffres officiels. Selon les experts, cela marque le début d’année le plus violent que le pays ait connu dans son histoire récente.Situé entre la Colombie et le Pérou – les plus grands pays producteurs mondiaux de cocaïne – et doté de ports stratégiques sur le Pacifique, l’Équateur est devenu ces dernières années le théâtre d’affrontements sanglants liés au narcotrafic.Il y a une semaine, neuf personnes ont été tuées tandis qu’elles jouaient au billard dans un bar de la station balnéaire touristique de General Villamil (sud-ouest). Quelques jours plus tôt, le port de pêche de Manta (sud-ouest) a été secoué par une vague d’homicides: au moins 20 personnes ont été assassinées dans cette localité où, en juin, le narcotrafiquant équatorien Adolfo Macias, alias “Fito”, a été capturé puis extradé vers les États-Unis en juillet pour y être jugé. 

Déluge et inondations dans le nord de la Chine, quatre morts

Des pluies diluviennes qui frappent le nord de la Chine ont provoqué lundi un glissement de terrain meurtrier, fait déborder les rivières et emporté des voitures, obligeant des milliers d’habitants à évacuer leurs logements.Dans la province du Hebei, qui entoure Pékin, une coulée de boue dans le village de Xigou a fait quatre morts et huit disparus, selon la télévision publique CCTV.Lundi soir, les autorités provinciales ont prévu de nouvelles inondations le long des fleuves Luanhe et Beisanhe et ont émis des alertes rouges (le niveau d’alerte le plus élevé) dans 15 comtés, selon l’agence Chine Nouvelle. Le président chinois Xi Jinping a exhorté les autorités à se préparer au pire et à procéder rapidement à l’évacuation des habitants des zones menacées par les inondations.”Les mesures d’urgence doivent être activées et mises en œuvre dès que possible afin de protéger pleinement la vie et les biens des populations”, a-t-il déclaré, selon Chine Nouvelle.Les autorités nationales chargées de la gestion des urgences ont annoncé l’envoi d’une équipe pour apporter leur soutien à la lutte contre les “graves” inondations dans la province – où deux personnes sont déjà décédées durant le weekend.A Pékin, plus de 4.000 habitants du district de Miyun, en grande banlieue semi-rurale de la ville, ont dû être évacués à cause des pluies torrentielles. Les autorités municipales ont émis deux alertes: une maximale pour les inondations, et une du deuxième niveau le plus élevé pour les pluies torrentielles. Les fortes précipitations devraient se poursuivre jusqu’à mardi matin.”Je n’avais jamais vu autant d’eau”, a déclaré à l’AFP Cui Xueji, 67 ans, qui vit depuis toujours dans le village de Taishitun, situé à Miyun. “On s’était un peu préparé, mais on ne s’attendait pas à de telles quantités d’eau”, ajoute-t-il tout en pataugeant dans l’eau en tongs, avec un tricycle chargé de morceaux de bois destinés à servir de combustible.Plus de 4.600 personnes ont été évacuées ce weekend dans le canton de Fuping, dans le Hebei, selon des médias officiels.Dans la province voisine du Shanxi (nord de la Chine), une personne a pu être secourue, mais 13 autres sont toujours portées disparues après un accident de bus, d’après CCTV. Des images diffusées par la chaîne montraient des routes et des champs noyés sous des torrents d’eau.- Champs noyés -Un autre habitant de Miyun, âgé de 64 ans, monsieur Liu, raconte avoir vu les eaux emporter des véhicules dans son quartier dans la nuit de dimanche à lundi. Des journalistes de l’AFP ont aperçu un engin de chantier évacuer des habitants et un chien, tandis que des secouristes progressaient dans une eau leur arrivant aux genoux. Les pompiers ont également évacué 48 personnes bloquées dans une maison de retraite, a indiqué CCTV.A proximité dans le village de Mujiayu, l’AFP a vu un grand bassin de retenue déverser d’immenses quantités d’eau.Des lignes électriques ont été arrachées par les flots boueux et des véhicules militaires ainsi que des ambulances tentaient de progresser sur des routes inondées.Une rivière sortie de son lit a emporté des arbres sur son passage et des champs étaient noyés sous les eaux.Certaines routes ont été gravement endommagées, des blocs de béton arrachés jonchant la chaussée, bordée de glissières de sécurité tordues. Les habitations basses de cette région montagneuse, globalement épargnées, étaient toutefois cernées par des flots.- “Tout mettre en oeuvre” -Le président Xi Jinping a déploré lundi soir les “importantes pertes humaines et matérielles” de ces derniers jours, selon l’agence de presse Chine nouvelle. “Il convient d’assurer la bonne marche des opérations de secours face aux inondations, de tout mettre en oeuvre pour rechercher et secourir les personnes disparues ou coincées, et de procéder à l’évacuation et au relogement sans délai des habitants menacés, afin de réduire au maximum le nombre de victimes”, a-t-il affirmé.L’agence nationale de planification économique a débloqué 50 millions de yuans (6 millions d’euros) pour financer les opérations de secours et la reconstruction dans le Hebei, selon Chine nouvelle.Les catastrophes naturelles sont fréquentes en Chine, notamment l’été, où certaines régions subissent des pluies intenses tandis que d’autres sont frappées par la sécheresse.Le pays est le plus important émetteur mondial de gaz à effet de serre, qui contribuent selon les scientifiques au dérèglement climatique et à l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes. Mais la Chine est également un leader mondial des énergies renouvelables et vise la neutralité carbone d’ici 2060.En juillet, des crues soudaines dans la province du Shandong (est) avaient fait deux morts et 10 disparus. Un glissement de terrain survenu sur une autoroute du Sichuan (sud-ouest) avait également causé la mort de cinq personnes après avoir emporté plusieurs véhicules.