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Un rapport accable l’entreprise à l’origine du drame du submersible Titan

Les multiples défaillances de l’entreprise OceanGate sont la cause principale de l’implosion du submersible privé Titan, qui a coûté la vie à cinq personnes lors d’une exploration de l’épave du Titanic en 2023, selon un rapport des garde-côtes américains dévoilé mardi.Deux ans après cette catastrophe très médiatisée, le rapport d’enquête de 335 pages éreinte OceanGate …

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Un rapport accable l’entreprise à l’origine du drame du submersible Titan

Les multiples défaillances de l’entreprise OceanGate sont la cause principale de l’implosion du submersible privé Titan, qui a coûté la vie à cinq personnes lors d’une exploration de l’épave du Titanic en 2023, selon un rapport des garde-côtes américains dévoilé mardi.Deux ans après cette catastrophe très médiatisée, le rapport d’enquête de 335 pages éreinte OceanGate Expeditions, société spécialisée dans les expéditions touristiques et scientifiques en milieux extrêmes, jugée coupable de nombreux manquements en matière de conception et d’entretien.Ces défaillances sont la “première cause” de l’accident, ont conclu les garde-côtes.Le Titan, un petit submersible d’environ 6,5 mètres de long d’OceanGate, avait plongé le 18 juin 2023 pour aller observer l’épave du Titanic et devait refaire surface sept heures plus tard, mais le contact avait été perdu moins de deux heures après son départ.Une vaste opération de secours très médiatisée avait été engagée, mais le submersible avait été détruit peu après sa plongée par une “implosion catastrophique” tuant les cinq passagers sur le coup, dont le scientifique français de 77 ans Paul-Henri Nargeolet, surnommé “M. Titanic”, et le patron d’OceanGate, Stockton Rush, 61 ans.Shahzada Dawood, un homme d’affaires pakistano-britannique de 48 ans et son fils de 19 ans, Suleman, ainsi qu’un explorateur britannique de 58 ans, Hamish Harding, ont également perdu la vie.Des polémiques sur des négligences avaient surgi très vite après l’accident.Les garde-côtes américains avaient ouvert une enquête et mené, en septembre 2024, une série d’audiences publiques avec une vingtaine de témoins, dont des anciens employés d’OceanGate.- “Tactiques d’intimidation” -“Cet accident maritime et la perte de cinq vies humaines étaient évitables”, a déclaré Jason Neubauer, le président de la commission d’enquête des garde-côtes, dans un communiqué accompagnant la publication du rapport final.Ce dernier révèle qu’OceanGate a eu recours, “pendant plusieurs années avant l’accident”, “à des tactiques d’intimidation, des dérogations accordées pour des opérations scientifiques, et a tiré profit de sa bonne réputation pour échapper à la surveillance des autorités de régulation”.L’entreprise “a finalement pu faire fonctionner le Titan en totale marge des protocoles établis pour les plongées en eaux profondes, lesquels avaient pourtant historiquement permis d’assurer un bon bilan de sécurité pour les submersibles commerciaux”, ajoutent les garde-côtes.Ils dénoncent également un “environnement de travail toxique”, qui “dissuadait les employés et les sous-traitants d’exprimer leurs préoccupations en matière de sécurité”.Pendant les audiences publiques, en septembre 2024, Tony Nissen, un ingénieur licencié d’OceanGate en 2019, avait témoigné qu’il était sous pression du patron de l’entreprise pour mentir et affirmer que le submersible était sûr malgré des essais inquiétants.Un autre témoin avait raconté que le Titan avait connu un sérieux incident quelques jours avant l’accident fatal.OceanGate, qui faisait payer 250.000 dollars la place dans le submersible, a suspendu ses activités commerciales après le drame.La famille de l’explorateur français Paul-Henri Nargeolet a poursuivi l’entreprise en justice il y a un an et lui réclame 50 millions de dollars pour “négligence grave”.

Bangladesh : Yunus annonce la tenue d’élections en février

Des élections seront organisées en février 2026 au Bangladesh, pour la première fois depuis le soulèvement populaire qui a renversé le gouvernement il y a tout juste un an, a annoncé mardi le dirigeant par intérim du pays, Muhammad Yunus.”Au nom du gouvernement intérimaire, je vais écrire au président de la Commission électorale pour demander que des élections soient organisées avant le mois de Ramadan, en février 2026″, a-t-il dit lors d’une allocution publique, à l’occasion du premier anniversaire de la chute de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina.Dans le climat de vives tensions politiques qui perdure depuis le renversement de Sheikh Hasina, M. Yunus, lauréat du prix Nobel de la paix, âgé de 85 ans, avait promis d’organiser des élections générales en avril 2026, une fois adoptée une série de réformes jugées indispensables pour renforcer la démocratie. Il a assuré en juin qu’il n’envisageait “absolument pas” de rester au pouvoir après les élections.Le dirigeant par intérim a appelé mardi à réformer le pays, tout en mettant en garde contre ceux qui, selon lui, cherchent à réduire à néant les progrès accomplis.”Aujourd’hui marque un chapitre inoubliable de l’histoire du Bangladesh”, a déclaré le prix Nobel de la paix, âgé de 85 ans, un an après “la libération de notre nation bien-aimée de l’emprise d’un pouvoir fasciste (établi) de longue date”.- Procès par contumace -“Le sacrifice de milliers de personnes nous a donné la possibilité rare de conduire une réforme nationale, et nous devons protéger cela quoi qu’il en coûte”, a écrit M. Yunus dans une lettre publiée à l’occasion de l’anniversaire.”Le dialogue continue avec les partis politiques et les parties prenantes au sujet des réformes nécessaires, notamment des systèmes politique et électoral”, a encore écrit M. Yunus.Le règne sans partage de Mme Hasina (2009-2024) a été marqué par de nombreuses violations des droits humains, notamment des détentions arbitraires et des exécutions extrajudiciaires d’opposants politiques.Exilée en Inde, elle est jugée par contumace par la justice du Bangladesh pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations étudiantes.Muhammad Yunus a mis en avant, dans sa lettre à l’occasion de l’anniversaire, que malgré les “nombreux efforts de réforme” du gouvernement provisoire, un accord se faisait attendre pour empêcher formellement tout retour d’un pouvoir autoritaire au Bangladesh.S’adressant par la suite à des milliers de personnes rassemblées sous la pluie, il a lu aux côtés des dirigeants des principaux partis politiques un texte qui va être ajouté à la Constitution du pays.- “Etat de droit” et “réformes démocratiques” -“La confiance du peuple (…) telle qu’elle s’est exprimée à travers le soulèvement populaire qui avait pour but de mettre fin à la crise politique et constitutionnelle au Bangladesh est fondée, légitime et reconnue au niveau international”, a-t-il lu.”Le peuple du Bangladesh exprime son souhait de garantir une bonne gouvernance et des élections impartiales, l’Etat de droit et la justice économique et sociale, et d’engager des réformes démocratiques dans toutes les institutions de l’Etat et liées à la Constitution”, a-t-il poursuivi, avant d’achever la lecture du document sous les ovations de la foule.Fariha Tamanna, 25 ans, qui s’est rendue à Dacca à bord d’un train affrété par le gouvernement, a fait part de sa “profonde satisfaction” d’entendre le gouvernement “reconnaître le soulèvement”.”Il reste encore un long chemin à parcourir, tant d’injustices persistent. Mais je garde l’espoir”, a-t-elle ajouté.Enseignant dans une école islamique, Kazi Solaiman, 47 ans, a tenu à souligner que “l’oppresseur a été contraint de fuir en raison du soulèvement populaire”.”J’espère que le Bangladesh ne redeviendra jamais une terre de tyrannie”, a-t-il dit à l’AFP.

Foot: Lens annonce un “accord” pour l’arrivée de Florian Thauvin

Un “accord total” a été trouvé entre Lens, Florian Thauvin et l’Udinese, son club actuel, pour le transfert du milieu offensif de 32 ans à Lens pour trois saisons, a confirmé mardi à l’AFP la communication du club artésien.Le joueur doit arriver mardi soir dans le nord de la France et passer sa visite médicale mercredi pour valider définitivement son contrat chez les Sang et Or, selon la même source, confirmant une information de L’Equipe et Ici Nord.Thauvin est le troisième champion du monde 2018 à revenir en L1 cette saison, après Paul Pogba (Monaco) et Olivier Giroud (Lille).Selon L’Equipe, le transfert a été conclu pour un montant d’environ six millions d’euros.Arrivé à Udine, en Italie, à l’hiver 2023, Florian Thauvin a réalisé une bonne saison 2024/2025, avec huit buts et trois passes décisives en 25 rencontres de Serie A, mais il a manqué les dix derniers matches de la saison, blessé. L’Udinese a terminé 12e du championnat.Thauvin, 10 sélections en équipe de France, figurait dans l’effectif champion du monde en 2018. Il avait disputé les toutes dernières minutes du 8e de finale de la France face à l’Argentine (victoire 4-3), lorsqu’il était entré en jeu à la place de Kylian Mbappé.Il s’agit de loin du recrutement le plus retentissant effectué cet été par Lens, jusque-là assez discret avec pour principale signature celle de l’ancien capitaine de Metz, Matthieu Udol.A l’inverse, le club artésien a vu depuis janvier partir nombre de ses joueurs les plus convoités: ces dernières semaines, Facundo Medina, prêté à Marseille avec option d’achat, et Neil El Aynaoui, qui a signé à Rome, ont rejoint sur cette liste Kevin Danso, Brice Samba, Przemyslaw Frankowski et Abdukodir Khusanov, partis cet hiver.C’est sous le maillot de l’OM, qu’il a porté à près de 300 reprises, que Florian Thauvin a effectué une grande partie de sa carrière. Il a ensuite rejoint en 2021 les Tigres, au Mexique, mais il n’a jamais réussi à s’y faire une place et le club avait fini par résilier son contrat en janvier 2023, quelques jours avant qu’il ne signe à l’Udinese.

Hong Kong: alerte aux pluies torrentielles, cumul inédit en août depuis le XIXe siècle

Hong Kong a enregistré mardi un cumul de précipitations jamais vu pour un mois d’août en plus de 140 ans, a annoncé l’agence météorologique locale, après le déclenchement du plus haut niveau d’alerte aux pluies torrentielles.Mardi, “jusqu’à 14H00 (06H00 GMT), 355,7 millimètres de pluie ont été enregistrés au siège de l’Observatoire” de Hong Kong, “battant …

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Hong Kong: alerte aux pluies torrentielles, cumul inédit en août depuis le XIXe siècle

Hong Kong a enregistré mardi un cumul de précipitations jamais vu pour un mois d’août en plus de 140 ans, a annoncé l’agence météorologique locale, après le déclenchement du plus haut niveau d’alerte aux pluies torrentielles.Mardi, “jusqu’à 14H00 (06H00 GMT), 355,7 millimètres de pluie ont été enregistrés au siège de l’Observatoire” de Hong Kong, “battant le record du cumul de précipitations” jamais constaté depuis 1884, a écrit l’agence sur son site internet.La région méridionale chinoise a suspendu les cours dans les établissements scolaires et ouvert des abris temporaires.Pour la quatrième fois en huit jours, un record, l’agence météorologique a émis le niveau “noir” d’alerte aux pluies torrentielles, qui signifie que les précipitations doivent dépasser les 70 millimètres par heure. Il doit rester en vigueur jusqu’à 17H00 (09H00 GMT).La foudre a frappé le sol de la région chinoise à plus de 9.600 reprises entre 05H00 et midi, selon l’agence météorologique, qui a mis en garde contre de possibles inondations et des ralentissements sur les routes.Un journaliste de l’AFP a constaté que plusieurs petits bateaux avaient chaviré sur le littoral du district de Tseung Kwan O, dans l’est de la région. A proximité, des véhicules garés dans un parking extérieur étaient presque submergés.Le numéro deux de Hong Kong, Eric Chan, a exhorté la population à rester alerte et les employeurs à faire preuve de flexibilité pour garantir la sécurité de leur personnel.Une centaine de vols ont connu des retards à l’aéroport de Hong Kong, selon les autorités, qui n’ont fait état que de deux annulations.Vingt-cinq cas d’inondations ont été identifiés mardi, selon les services de drainage locaux.Dans le pôle technologique chinois de Shenzhen, limitrophe de Hong Kong, les autorités ont émis le niveau le plus élevé d’alerte aux pluies torrentielles mardi, une première depuis 2018, selon la presse locale.Selon les chercheurs, l’intensité et la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes augmentent à cause du réchauffement climatique accéléré par la combustion des énergies fossiles.La Chine est le principal émetteur de gaz à effet de serre. Elle est aussi un important producteur d’énergies renouvelables et cherche à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.

Bangladesh: Yunus appelle à réformer le pays, un an après la chute de Sheikh Hasina

Le dirigeant par intérim du Bangladesh Muhammad Yunus a appelé mardi à réformer le pays dans un contexte de troubles politiques, jour du premier anniversaire de la chute de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina.Le règne sans partage de Mme Hasina (2009-2024) a été marqué par de nombreuses violations des droits humains, notamment des détentions arbitraires et des exécutions extrajudiciaires d’opposants politiques.Exilée en Inde, elle est jugée par contumace par la justice du Bangladesh pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations étudiantes.”Aujourd’hui marque un chapitre inoubliable de l’histoire du Bangladesh”, a déclaré le prix Nobel de la paix, âgé de 85 ans, un an après “la libération de notre nation bien-aimée de l’emprise d’un pouvoir fasciste (établi) de longue date”.”Le sacrifice de milliers de personnes nous a donné la possibilité rare de conduire une réforme nationale, et nous devons protéger cela quoi qu’il en coûte”, a écrit M. Yunus dans une lettre publiée à l’occasion de l’anniversaire.Il a notamment mis en avant que, malgré les “nombreux efforts de réforme” du gouvernement provisoire, un accord se faisait attendre pour empêcher formellement tout retour d’un pouvoir autoritaire au Bangladesh.Dans le climat de vives tensions politiques qui perdure depuis le renversement de Sheikh Hasina, M. Yunus a promis d’organiser des élections générales en avril 2026, une fois adoptée une série de réformes à ses yeux indispensables pour renforcer la démocratie. Il a assuré en juin qu’il n’envisageait “absolument pas” de rester au pouvoir après les élections.”Le dialogue continue avec les partis politiques et les parties prenantes au sujet des réformes nécessaires, notamment des systèmes politique et électoral”, a encore écrit M. Yunus dans sa lettre.- “Jamais une terre de tyrannie” -S’adressant par la suite à des milliers de personnes rassemblées sous la pluie, il a lu aux côtés des dirigeants des principaux partis politiques un texte qui va être ajouté à la Constitution du pays.”La confiance du peuple (…) telle qu’elle s’est exprimée à travers le soulèvement populaire qui avait pour but de mettre fin à la crise politique et constitutionnelle au Bangladesh est fondée, légitime et reconnue au niveau international”, a-t-il lu.”Le peuple du Bangladesh exprime son souhait de garantir une bonne gouvernance et des élections impartiales, l’Etat de droit et la justice économique et sociale, et d’engager des réformes démocratiques dans toutes les institutions de l’Etat et liées à la Constitution”, a-t-il poursuivi, avant d’achever la lecture du document sous les ovations de la foule.Fariha Tamanna, 25 ans, qui s’est rendue à Dacca à bord d’un train affrété par le gouvernement, a fait part de sa “profonde satisfaction” d’entendre le gouvernement “reconnaître le soulèvement”.”Il reste encore un long chemin à parcourir, tant d’injustices persistent. Mais je garde l’espoir”, a-t-elle ajouté.Enseignant dans une école islamique, Kazi Solaiman, 47 ans, a tenu à souligner que “l’oppresseur a été contraint de fuir en raison du soulèvement populaire”.”J’espère que le Bangladesh ne redeviendra jamais une terre de tyrannie”, a-t-il dit à l’AFP.

Netanyahu affirme qu’Israël doit parachever la défaite du Hamas à Gaza pour libérer les otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé mardi qu’Israël devait “vaincre totalement” le Hamas à Gaza pour assurer la libération des otages, avant une réunion de son cabinet de sécurité visant à enclencher une nouvelle étape de la guerre dans le territoire palestinien dévasté.  “Il est nécessaire de vaincre totalement l’ennemi à Gaza, de libérer tous nos otages et de s’assurer que Gaza ne constituera plus une menace pour Israël. Nous n’abandonnons aucune de ces missions”, a affirmé M. Netanyahu lors d’une visite sur une base militaire, selon un communiqué de ses services.Il s’exprimait avant, selon les médias, de présider une réunion de sécurité restreinte prévu dans la journée en présence notamment des ministres de la Défense et des Affaires stratégiques, et du chef d’état-major de l’armée. Cette réunion, dont la tenue n’a pas été confirmée officiellement, doit intervenir alors que le Conseil de sécurité de l’ONU tient mardi une session consacrée à la question des otages israéliens à Gaza, initiée par Israël. La presse israélienne, citant des officiels s’exprimant sous couvert d’anonymat, est unanime à prédire une nouvelle escalade des opérations à Gaza: “Netanyahu veut que l’armée israélienne conquière toute la bande de Gaza”, résume la radio publique Kan.Plusieurs ministres “ont confirmé qu’il a décidé d’étendre le combat aux zones où des otages pourraient être détenus”, toujours selon Kan. – Avec “l’échelon militaire” -Israël doit prendre “toutes les mesures nécessaires pour vaincre le Hamas” dans la bande de Gaza, a déclaré de son côté le ministre de la Défense, Israël Katz. Comme d’autres médias, le quotidien Maariv souligne que “cette décision dramatique” signifie que l’armée va “commencer à combattre dans des zones” où elle s’est abstenue de le faire ces derniers mois, “par crainte de nuire aux otages, ceci y compris les camps de réfugiés du centre de la bande de Gaza”.Des médias spéculent sur une possible opposition du chef d’état-major de l’armée, le lieutenant-général Eyal Zamir.  “Une fois que la direction politique aura pris les décisions nécessaires, l’échelon militaire, comme il l’a fait sur tous les fronts de guerre jusqu’à présent, mettra en oeuvre professionnellement la politique déterminée”, a balayé M. Katz. En guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien fait face à une pression croissante pour trouver une issue au conflit. L’opinion israélienne s’alarme du sort des 49 otages du 7-Octobre – dont 27 déclarés morts par l’armée -, tandis qu’à l’international, de plus en plus de voix s’élèvent face aux souffrances de plus de deux millions de Palestiniens entassés sur un territoire dévasté et menacé de “famine généralisé” selon l’ONU.”La balle est dans le camp de l’occupant (ndrl: Israël) et des Américains”, a commenté un dirigeant politique du Hamas, Hossam Badran, affirmant la volonté du mouvement “d’arrêter la guerre et mettre fin à la famine”.”Les médiateurs sont toujours en contact avec nous, mais jusqu’à présent, il n’y a pas de nouvelles propositions ou idées, et aucun développement concernant la reprise des négociations”, a-t-il ajouté à l’AFP, assurant que son mouvement était “prêt à reprendre les pourparlers là où ils se sont arrêtés”, sur un constat d’échec en juillet.Sur le terrain, la Défense civile a fait état de 26 personnes tuées depuis le début de la journée dans des bombardements et frappes israéliennes.- Fruits et légumes -A Khan Younès (sud), des images de l’AFP montrent des Palestiniens fouillant des tentes éventrées après une frappe israélienne nocturne dans un camp de déplacés. Adham Mohammad Younes décrit une “scène terrifiante”. “Il n’y a aucune sécurité à Gaza, tout le monde est exposé à la mort”, s’indigne ce trentenaire. Mardi matin, le Cogat, un organisme du ministère de la Défense en charge de l’administration civile à Gaza, y a réautorisé l’entrée partielle des marchandises privées de manière “contrôlée et progressive” pour “augmenter” l’aide “tout en réduisant la dépendance à l’égard de (…) l’ONU et des organisations internationales”. Un nombre limité de commerçants locaux pourront mettre à disposition “des produits alimentaires de base, aliments pour bébés, fruits et légumes et articles d’hygiène” sous réserve “d’un contrôle de sécurité rigoureux”, a détaillé le Cogat.  Israël a levé fin mai le blocus humanitaire total qu’il avait imposé début mars au territoire palestinien, totalement dépendant de l’aide internationale, mais les quantités autorisées à entrer, par voie terrestre ou largages aériens, sont jugées insuffisantes par l’ONU.Selon le Cogat, plus de 300 camions d’aide ont pénétré dans Gaza lundi, un chiffre en hausse, l’ONU estimant qu’au moins le double est nécessaire par jour. Le Hamas affirme pour sa part que le territoire n’a accueilli lundi que “95 camions”. L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 61.020 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Netanyahu affirme qu’Israël doit parachever la défaite du Hamas à Gaza pour libérer les otages

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé mardi qu’Israël devait “vaincre totalement” le Hamas à Gaza pour assurer la libération des otages, avant une réunion de son cabinet de sécurité visant à enclencher une nouvelle étape de la guerre dans le territoire palestinien dévasté.  “Il est nécessaire de vaincre totalement l’ennemi à Gaza, de libérer tous nos otages et de s’assurer que Gaza ne constituera plus une menace pour Israël. Nous n’abandonnons aucune de ces missions”, a affirmé M. Netanyahu lors d’une visite sur une base militaire, selon un communiqué de ses services.Il s’exprimait avant, selon les médias, de présider une réunion de sécurité restreinte prévu dans la journée en présence notamment des ministres de la Défense et des Affaires stratégiques, et du chef d’état-major de l’armée. Cette réunion, dont la tenue n’a pas été confirmée officiellement, doit intervenir alors que le Conseil de sécurité de l’ONU tient mardi une session consacrée à la question des otages israéliens à Gaza, initiée par Israël. La presse israélienne, citant des officiels s’exprimant sous couvert d’anonymat, est unanime à prédire une nouvelle escalade des opérations à Gaza: “Netanyahu veut que l’armée israélienne conquière toute la bande de Gaza”, résume la radio publique Kan.Plusieurs ministres “ont confirmé qu’il a décidé d’étendre le combat aux zones où des otages pourraient être détenus”, toujours selon Kan. – Avec “l’échelon militaire” -Israël doit prendre “toutes les mesures nécessaires pour vaincre le Hamas” dans la bande de Gaza, a déclaré de son côté le ministre de la Défense, Israël Katz. Comme d’autres médias, le quotidien Maariv souligne que “cette décision dramatique” signifie que l’armée va “commencer à combattre dans des zones” où elle s’est abstenue de le faire ces derniers mois, “par crainte de nuire aux otages, ceci y compris les camps de réfugiés du centre de la bande de Gaza”.Des médias spéculent sur une possible opposition du chef d’état-major de l’armée, le lieutenant-général Eyal Zamir.  “Une fois que la direction politique aura pris les décisions nécessaires, l’échelon militaire, comme il l’a fait sur tous les fronts de guerre jusqu’à présent, mettra en oeuvre professionnellement la politique déterminée”, a balayé M. Katz. En guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien fait face à une pression croissante pour trouver une issue au conflit. L’opinion israélienne s’alarme du sort des 49 otages du 7-Octobre – dont 27 déclarés morts par l’armée -, tandis qu’à l’international, de plus en plus de voix s’élèvent face aux souffrances de plus de deux millions de Palestiniens entassés sur un territoire dévasté et menacé de “famine généralisé” selon l’ONU.”La balle est dans le camp de l’occupant (ndrl: Israël) et des Américains”, a commenté un dirigeant politique du Hamas, Hossam Badran, affirmant la volonté du mouvement “d’arrêter la guerre et mettre fin à la famine”.”Les médiateurs sont toujours en contact avec nous, mais jusqu’à présent, il n’y a pas de nouvelles propositions ou idées, et aucun développement concernant la reprise des négociations”, a-t-il ajouté à l’AFP, assurant que son mouvement était “prêt à reprendre les pourparlers là où ils se sont arrêtés”, sur un constat d’échec en juillet.Sur le terrain, la Défense civile a fait état de 26 personnes tuées depuis le début de la journée dans des bombardements et frappes israéliennes.- Fruits et légumes -A Khan Younès (sud), des images de l’AFP montrent des Palestiniens fouillant des tentes éventrées après une frappe israélienne nocturne dans un camp de déplacés. Adham Mohammad Younes décrit une “scène terrifiante”. “Il n’y a aucune sécurité à Gaza, tout le monde est exposé à la mort”, s’indigne ce trentenaire. Mardi matin, le Cogat, un organisme du ministère de la Défense en charge de l’administration civile à Gaza, y a réautorisé l’entrée partielle des marchandises privées de manière “contrôlée et progressive” pour “augmenter” l’aide “tout en réduisant la dépendance à l’égard de (…) l’ONU et des organisations internationales”. Un nombre limité de commerçants locaux pourront mettre à disposition “des produits alimentaires de base, aliments pour bébés, fruits et légumes et articles d’hygiène” sous réserve “d’un contrôle de sécurité rigoureux”, a détaillé le Cogat.  Israël a levé fin mai le blocus humanitaire total qu’il avait imposé début mars au territoire palestinien, totalement dépendant de l’aide internationale, mais les quantités autorisées à entrer, par voie terrestre ou largages aériens, sont jugées insuffisantes par l’ONU.Selon le Cogat, plus de 300 camions d’aide ont pénétré dans Gaza lundi, un chiffre en hausse, l’ONU estimant qu’au moins le double est nécessaire par jour. Le Hamas affirme pour sa part que le territoire n’a accueilli lundi que “95 camions”. L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes ont fait au moins 61.020 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Argentine: l’agro-négoce soutient toujours Milei mais s’impatiente

L’agro-négoce argentin, pourvoyeur de plus de la moitié des exportations du pays, maintient son soutien à Javier Milei mais commence à s’impatienter, le président ultra-libéral n’ayant toujours pas tenu sa promesse d’adopter davantage de réformes.”Un an et demi après (son élection), on attend toujours la suppression des taxes à l’exportation. Les coûts restent très élevés pour exporter”, regrette Ruben Artigues, troisième génération de producteurs de fruits et légumes à San Pedro, à 170 km au nord-ouest de Buenos Aires.”On continue tout de même à (le) soutenir”,  clarifie-t-il aussitôt à l’AFP. La patience des producteurs agricoles se mesure à l’aune de leur endurance économique, eux qui espéraient moins de taxation à l’export et des taux d’intérêt en baisse pour financer leur développement.Leur colère encore contenue a été entendue par l’exécutif mais la réduction marginale des taxes sur l’exportation de viandes et de céréales la semaine dernière, à quelques semaines des législatives d’octobre, ne les satisfait pas. La taxe sur le soja, principal produit d’exportation, est passée de 33% à 26% et celle sur la viande bovine et de volaille de 6,7% à 5%.Surtout qu’ils se souviennent de la campagne présidentielle de 2023 quand Javier Milei qualifiait les impôts sur l’exportation de “vol” et avait promis leur suppression.”C’est insuffisant, mais ça aide”, reconnaît toutefois M. Artigues. “Nous sommes conscients que les impôts ne peuvent pas être supprimés d’un coup, mais on demande au moins un plan”, plaide-t-il.”Nous étions en enfer et nous sommes désormais montés au purgatoire”, renchérit pour l’AFP Raul Vitores, président de la Société Rurale de San Pedro.Si dans les champs la récolte des oranges destinées à l’exportation avance à toute vitesse et le soja est prêt à être embarqué, l’impatience se fait ressentir.Certains, comme Ruben Artigues, ont perdu, cette année, 30% de leur récolte d’oranges et de pêches à cause du gel. D’autres gardent du soja en silos en espérant une hausse des cours sur le marché international, actuellement déprimé.”On sait que la situation est difficile”, remarque M. Artigues en supervisant la classification des oranges de la variété Washington Navel emballées pour être expédiées en Europe. “Mais envoyer une caisse d’oranges d’un port argentin nous coûte 40% de plus que nos concurrents du Chili, d’Uruguay ou d’Afrique du Sud”, explique-t-il, se plaignant du “coût du carton qui a augmenté en dollars” et des orangeraies “pillées la nuit”.”Entre la criminalité et le manque d’incitations, les producteurs se fatiguent, beaucoup abandonnent et louent les champs pour le soja. C’est dommage car les fruits créent beaucoup d’emplois, le soja non”, explique le chef d’entreprise aux 120 salariés.- De la tronçonneuse au scalpel -L’agro-négoce soutient les politiques d’austérité de Javier Milei, qui a supprimé des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur public, mais demande de la retenue sur des domaines pour eux plus sensibles tels les infrastructures et la recherche.Federico Avila, ingénieur agronome qui gère plus de 2.500 hectares de cultures et de bétail à San Pedro, plaide pour que de la “tronçonneuse”, emblème des coupes budgétaires du président Milei “on passe au scalpel”, évoquant notamment l’Institut national de technologie agricole (INTA).Depuis son arrivée, le président argentin a paralysé les travaux publics, y compris l’entretien de plus de 40.000 kilomètres de routes nationales dans un pays où 90% du transport de marchandises se fait par camion.Le président de la Société Rurale Argentine, qui rassemble les grands propriétaires fonciers, avait averti qu”‘il n’est pas viable d’augmenter la production sans routes, trains ou voies navigables pour l’acheminer”.”Avant Milei, il y a eu beaucoup de gaspillage, de populisme, mais il est vrai que l'(état ) des routes est désastreux”, reconnaît l’ingénieur agronome.Si les critiques se font plus entendre, le soutien de l’agro-industrie (qui représentait 58% du total des exportations en 2024) est toujours présent.”Ce n’est peut-être pas la vitesse (des réformes) que nous souhaiterions, mais il faut voir d’où l’on vient avec 200% d’inflation”, résume Federico Avila.