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Mercosur: avant de signer, l’UE tente une dernière fois de rassurer les agriculteurs
Tout proche de signer l’accord commercial avec le Mercosur, la Commission européenne va tenter une ultime fois de répondre à la colère des agriculteurs lors d’une réunion ministérielle mercredi à Bruxelles.Les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept sont attendus dans l’après-midi pour répondre aux préoccupations du monde agricole, sur fond de mobilisation en France.Sur l’accord avec les pays latino-américains du Mercosur, “le compte n’y est pas” pour la France, a répété le gouvernement mercredi matin.La veille, Ursula von der Leyen avait annoncé un geste pour désamorcer les tensions. La présidente de la Commission propose une rallonge budgétaire dans la prochaine politique agricole commune (la PAC 2028-2034) de l’Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.Une concession de dernière minute pour faire passer la pilule du traité commercial avec le Mercosur, que Bruxelles pourrait signer le 12 janvier, en dépit de l’opposition farouche de nombreux agriculteurs européens.La perspective de cet accord de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay est un “chiffon rouge” qui pourrait entraîner des “mobilisations plus importantes” encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.La contestation agricole est repartie de plus belle en France, entre convois vers Paris et rassemblements locaux.Les agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Et la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, “il prend le risque d’une censure” du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno Retailleau.A Bruxelles, la Commission n’en démord pas. Après un report de décembre à janvier sous la pression de la France et de l’Italie, l’exécutif européen entend parapher le plus tôt possible ce traité de libre-échange avec l’Amérique latine, négocié depuis plus de 25 ans.- Pression sur les pesticides -Avant cette signature, Ursula von der Leyen a besoin de l’aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu dès ce vendredi. Et l’horizon semble se dégager pour la présidente de la Commission car l’Italie, sauf surprise, semble désormais à bord. Sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l’accord avec le Mercosur, que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne pour relancer l’économie européenne.La France votera-t-elle contre ? Politiquement, la Commission serait embarrassée d’aller signer un tel traité contre l’avis de la première puissance agricole d’Europe.Et Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille…. — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de “sauvegarde” pour les produits agricoles les plus sensibles.L’exécutif européen promet d’intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. Sur ce point, la France espère encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d’un vote du Parlement européen mi-décembre. Paris et Rome attendent par ailleurs un geste pour limiter le coût des engrais, en révisant le mécanisme de taxe carbone aux frontières de l’UE.Autre sujet inflammable, les agriculteurs européens accusent leurs concurrents du Mercosur d’utiliser des pesticides interdits en Europe.Paris a fait monter la pression sur Bruxelles en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues…) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l’UE.La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et rappelle avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés.L’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen. “Le combat n’est pas achevé et il continuera”, a d’ailleurs martelé la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard sur Franceinfo.
Saint-Tropez dit adieu à BB, simplement et en musique
L’adieu à Brigitte Bardot se déroule mercredi à Saint-Tropez, petit port de la Côte d’Azur, avec une messe au son du Mépris de Godard ou un chant a capella de Mireille Mathieu, avec aux premières loges le fils de la légende du cinéma, en dépit de leurs relations compliquées.Le cercueil recouvert de rotin était posé entre un grand portrait de celle qui fut un sex-symbol planétaire, large sourire, cheveux poivre et sel, sur fond bleu et un autre où elle tient un bébé phoque dans ses bras.Avant de commencer, le curé de Saint-Tropez, le père Jean-Paul Gouarin, a demandé à l’assistance de couper les téléphones, comme un symbole de la vie de celle qui fut traquée par les paparazzis.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des funérailles “sans chichi”, avec des fleurs champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, a porté le cercueil en pleurs et avait fait déposer une gerbe avec du mimosa, petits pompons jaunes typiques de la Riviera, avec pour seule inscription: “A maman”. Sa venue, avec ses filles et petites-filles depuis Oslo où il vit, restait un point d’interrogation tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre.Moments forts de la cérémonie, le Panis Angelicus chanté a capella par Mireille Mathieu et la sortie au son des guitares de Chico and the Gypsies, qui la qualifie de “grande soeur d’âme”.La soeur de BB, Mijanou, 87 ans, qui n’a pu faire le déplacement depuis Los Angeles a fait lire un message: “Je sens ta présence joyeuse et heureuse. S’il te plait, reste avec moi jusqu’à ce que je te rejoigne”.Egalement présents, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, l’humoriste et acteur Raphaël Mezrahi ou le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement était représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.- Cimetière marin -Sur le port, où un écran a retransmis la cérémonie sous un beau soleil d’hiver mais dans un froid piquant, un millier de personnes étaient rassemblées, loin des foules des jours d’été du Saint-Trop’ que la célébrité de BB a propulsé comme étape sur le circuit de la jet-set, au grand dam de l’actrice qui regrettait peu avant sa mort sa transformation en “ville de milliardaires”.Sandrine, assistante d’éducation de 60 ans, est venue exprès des Pyrénées-orientales avec sa chienne Husky Saphyr. “Je pensais qu’il y aurait du monde partout, je suis étonnée. Mais elle a été tellement critiquée depuis sa mort. Moi je retiens surtout ce qu’elle a fait pour les animaux”.Dans une interview publiée par Paris-Match mardi, son dernier mari, Bernard d’Ormale, qui a partagé sa vie pendant 33 ans, a révélé que la star était soignée pour un cancer, amaigrie et souffrant de violentes douleurs au dos.Il a confié lui avoir tenu la main jusqu’à l’aube de ce 28 décembre où elle est morte “entourée de ces animaux qu’elle aimait par-dessus tout, et de moi, qui l’aimais”. Il décrit “une plénitude, une tranquillité (…) sur son visage. Et elle est redevenue extrêmement belle, comme dans sa jeunesse”. Après l’église, le cercueil, dans un corbillard blanc, est parti en procession vers le cimetière marin, pour une inhumation strictement privée face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers étaient venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celle de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.fcc-jfg-vid-jp-san/so/fio
L’Ukraine et les Américains poursuivent leurs discussions à Paris
Kiev va poursuivre ses discussions avec les émissaires américains à Paris mercredi en vue d’un cessez-le-feu encore lointain avec la Russie, après s’être accordée la veille, aux côtés des Européens, sur un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine.Dans une “Déclaration de Paris”, les 35 pays membres de la “Coalition des Volontaires”, essentiellement européens, se …
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Frappes de la coalition menée par Ryad au Yémen, le chef des séparatistes accusé de trahison
La coalition menée par l’Arabie saoudite a bombardé mercredi la province du chef des séparatistes du sud du Yémen, soutenu par les Emirats arabes unis et accusé de haute trahison par ses rivaux au sein du gouvernement. Plus de 15 frappes ont visé la province de Dhale, selon un responsable local, après que le chef des …
Groenland: Trump étudie “plusieurs options”, y compris militaire
Donald Trump étudie “plusieurs options” pour s’emparer du Groenland, y compris “utiliser l’armée”, selon sa porte-parole, de quoi attiser encore l’inquiétude en Europe sur le sort de l’île arctique, territoire autonome danois.Le président américain “a fait savoir clairement que prendre possession du Groenland était une priorité de sécurité nationale pour les Etats-Unis, et c’est vital pour tenir en respect nos adversaires dans la région arctique”, a déclaré mardi Karoline Leavitt.”Le président et son équipe discutent de plusieurs options pour remplir cet objectif important de politique étrangère, et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition du commandant en chef”, a-t-elle ajouté.Selon le Wall Street Journal et le New York Times, le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, a déclaré aux législateurs américains que l’option privilégiée par M. Trump était d’acheter le Groenland au Danemark, écartant une invasion imminente.Le ton déterminé de la Maison Blanche tranche avec les appels au dialogue, teintés d’alarme, des Européens face aux revendications des Etats-Unis.Le Groenland et le gouvernement danois ont appelé à des pourparlers rapides avec M. Rubio, espérant dissiper des “malentendus”.Nuuk et Copenhague contestent en particulier l’argument récurrent de Donald Trump, qui répète avoir besoin de ce territoire situé entre l’Atlantique Nord et l’océan Arctique pour assurer sa sécurité face à la Chine et à la Russie.”Nous ne partageons pas cette idée selon laquelle le Groenland serait couvert d’investissements chinois”, a dit le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen. “Nous veillons sur le royaume”, a-t-il insisté, ajoutant qu’il n’était pas utile de “dramatiser” les choses.Le Danemark a fortement investi dans la sécurité arctique ces 12 derniers mois, allouant pour cela quelque 90 milliards de couronnes (1,2 milliard d’euros).Le président américain a tourné cette dépense en ridicule dimanche, en lançant: “Vous savez ce que le Danemark a fait récemment pour renforcer la sécurité du Groenland? Ils ont ajouté un traîneau à chiens”.- “La fin de tout” -Le président français, Emmanuel Macron, a expliqué mardi soir ne pas imaginer les Etats-Unis “violer la souveraineté danoise”. Les Européens se préparent à “riposter” à toutes formes d’intimidations des Etats-Unis, a assuré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Etant donné que le Danemark, Groenland compris, est membre de l’Otan, une attaque américaine contre l’un des membres de l’Alliance signifierait “la fin de tout”, notamment de l’ordre de sécurité international établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale, a averti la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.”Il ne s’agit pas seulement d’un conflit avec le Royaume du Danemark (…), mais bien avec l’Europe toute entière”, a-t-elle assuré à la télévision DR.”L’avenir du Danemark et du Groenland sont des décisions pour, uniquement, le peuple du Danemark et du Groenland”, a affirmé pour sa part le Premier ministre canadien, Mark Carney.Le Canada suscite lui aussi les convoitises de Donald Trump, qui répète que le pays devrait devenir le 51e Etat des Etats-Unis.La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni avaient auparavant également apporté leur soutien à Copenhague, dans une déclaration commune similaire soulignant aussi que le royaume fait “partie” de l’Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.Les ministres des Affaires étrangères nordiques ont émis un communiqué commun reprenant cette même idée de souveraineté.Plusieurs fois, le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, a dit ne pas être à vendre et décider seul de son avenir.Donald Trump a des vues depuis longtemps sur l’île arctique de 57.000 habitants, qui selon lui appartient à la sphère naturelle d’influence des Etats-Unis.Le président et son entourage ont remis cette revendication sur le tapis avec une ardeur renouvelée dans la foulée de l’opération militaire choc menée par les Etats-Unis au Venezuela.
Entre la Birmanie et le Bangladesh, les mines antipersonnel fauchent des vies
Pour survivre, les Bangladais vivant le long de la frontière avec la Birmanie, en proie à la guerre civile, risquent leur vie en s’aventurant dans la jungle et ses champs de mines antipersonnel, victimes d’un conflit qui n’est pas le leur.Ali Hossain, 40 ans, a vu sa vie basculer un jour l’an dernier quand il est parti ramasser du bois autour de son village d’Ashartoli.”Soudain, une explosion a retenti et ma jambe a été arrachée, j’ai hurlé de toutes mes forces”, raconte-t-il. “Des gens se sont précipités, m’ont soulevé, ont ramassé ma jambe sectionnée et m’ont emmené à l’hôpital”.Depuis des générations, les habitants du district de Bandarban, dans le sud‑est du Bangladesh, franchissent chaque jour comme lui la frontière de 271 km – en grande partie non délimitée – qui sépare leur pays de la Birmanie pour ramasser du bois et faire un peu de commerce.Les chirurgiens ont amputé la jambe d’Ali Hossain au-dessus du genou. “Ma femme a dû me porter sur son dos”, se souvient-il en désignant, depuis sa maison, la colline escarpée qui l’entoure. Un an plus tard, il marche avec une prothèse et une béquille. Mais il ne peut plus travailler dans la plantation d’hévéas où il récoltait autrefois le latex. Faute d’autre emploi, ses deux jeunes fils sont contraints à leur tour d’aller dans la forêt truffée de mines pour ramasser du bois, notamment pour financer le traitement médical de leur père, soit 300 takas (environ 2 euros) par jour. Dans cette région frontalière, les accidents sont fréquents.”Mon père et mes ancêtres ramassaient du bois dans la jungle”, explique Mohammad Abu Taleb, 47 ans, qui n’a “appris aucun autre métier”.Sans s’en rendre compte, il a franchi la frontière et en “marchant sur un tas de feuilles sèches, il y a eu une explosion”, se souvient-il. “Ma vie a volé en éclats”.- “Pas une solution” -Son fils de 10 ans a été contraint d’abandonner l’école pour aider à subvenir aux besoins de la famille. M. Taleb doit régulièrement faire réparer sa prothèse et subir des examens médicaux. Chaque visite lui coûte l’équivalent d’environ 68 euros, une somme considérable pour cette famille qui vit dans la plus grande précarité.La Birmanie est le pays où les mines antipersonnel font le plus de victimes, selon la Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres (ICBL), qui a recensé plus de 2.000 victimes en 2024, deux fois plus qu’en 2023.”L’usage des mines semble avoir augmenté de manière significative en 2024-2025″, rapporte une autre ONG, Landmine, qui souligne “une hausse du nombre de victimes (…) en particulier près de la frontière avec le Bangladesh”. Le Bangladesh accuse l’armée birmane et certains groupes d’insurgés de continuer à poser ce type de dispositifs.La Birmanie est déchirée par la guerre civile depuis le coup d’Etat de 2021 contre le gouvernement civil élu d’Aung San Suu Kyi. Plus d’un million de réfugiés de la minorité musulmane des Rohingya ont fui leur pays pour trouver refuge au Bangladesh voisin.La police bangladaise affirme qu’au moins 28 personnes ont été blessées par des mines en 2025. En novembre de cette année, un garde-frontière bangladais a été tué lorsqu’une mine lui a arraché les deux jambes.”Rien ne peut légitimer une telle cruauté”, affirme le lieutenant-colonel Kafil Uddin Kayes, un commandant local des gardes-frontières du Bangladesh.Son pays a installé des panneaux d’avertissement et des drapeaux rouges, et mène régulièrement des opérations de déminage. Mais pour les villageois, contraints de se rendre dans la jungle, ces dispositifs sont dérisoires.”La population augmente et les habitants se rapprochent de la frontière, car nous avons des terres agricoles là‑bas ”, se lamente Dudu Mia, un agriculteur de 42 ans. “Poser des mines ne peut pas être une solution. ça ne peut pas continuer ainsi”.
L’adieu à BB débute à Saint-Tropez, en simplicité
Les obsèques de Brigitte Bardot ont commencé mercredi à Saint-Tropez, son cercueil recouvert de rotin accueilli par son fils, avec qui elle entretenait des relations compliquées, en présence de célébrités ou de Marine Le Pen, dans ce petit village de pêcheurs devenu repaire de la jet-set et bouclé pour l’occasion.Le cercueil est ensuite entré dans la pittoresque église Notre-Dame de l’Assomption aux murs peints de couleurs chaudes au son du Casta Diva de Bellini chanté par la Callas et a été posé près d’un grand portrait de celle qui fut un sex-symbol planétaire, large sourire, cheveux poivre et sel, sur fond bleu. Juste en dessous un immense coeur parsemé de tournesols. Comme un symbole de la vie de celle qui fut longtemps traquée par les paparazzis, le père Jean-Paul Gouarin a ouvert la cérémonie religieuse en demandant à l’assistance de ranger les portables et ne pas prendre de photos.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des funérailles “sans chichi”, avec des fleurs simples et champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, a fait déposer une gerbe de fleurs, notamment du mimosa, avec pour seule inscription: “A maman”. Sa venue depuis Oslo où il vit avec ses filles et petites-filles restait un point d’interrogation tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre.Côté célébrités, la chanteuse Mireille Mathieu, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, l’humoriste et acteur Raphaël Mezrahi, ou Chico, le guitariste des Gipsy Kings qui jouera pour celle qu’il qualifie de “grande soeur d’âme”.Présent également, le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement est représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.- Cimetière marin -Sur le port, où un écran retransmet la cérémonie par un froid piquant, un millier de personnes sont rassemblées, loin des foules compactes des jours d’été, dans ce village que la célébrité de BB a propulsé au premier rang de la jet-set internationale, au grand dam de l’actrice qui regrettait peu avant sa mort qu’elle soit devenue “une ville de milliardaires”.Sandrine, assistante d’éducation de 60 ans, est venue exprès des Pyrénées-orientales avec sa chienne Husky Saphyr. “Je pensais qu’il y aurait du monde partout, je suis étonnée. Mais elle a été tellement critiquée depuis sa mort. Moi je retiens surtout ce qu’elle a fait pour les animaux”.Dans une interview publiée par Paris-Match mardi soir, son dernier mari, Bernard d’Ormale, qui a partagé sa vie pendant 33 ans, a révélé que la star était soignée pour un cancer, amaigrie et souffrant de violentes douleurs au dos.Il a confié lui avoir tenu la main jusqu’à l’aube de ce 28 décembre où elle est morte “entourée de ces animaux qu’elle aimait par-dessus tout, et de moi, qui l’aimais”. Il décrit “une plénitude, une tranquillité (…) sur son visage. Et elle est redevenue extrêmement belle, comme dans sa jeunesse”. Après l’église, une procession se dirigera vers le cimetière marin, pour une inhumation strictement privée face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers sont venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents et non loin de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.fcc-jfg-vid-jp-san/so/dch






