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Après le recul américain, la Première ministre danoise en visite de soutien au Groenland

La Première ministre danoise Mette Frederiksen est en visite au Groenland vendredi pour exprimer son soutien à ses habitants après une semaine mouvementée qui a vu Donald Trump renoncer à ses menaces de s’emparer du territoire autonome danois et accepter de négocier.Mme Frederiksen a été accueillie par le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, sur le tarmac de l’aéroport de Nuuk et les deux dirigeants ont ensuite parcouru les rues de la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je suis là pour montrer le grand soutien des Danois vis-à-vis des Groenlandais. C’est un moment où on a besoin d’être très très proches les uns des autres. Nous nous trouvons dans une situation grave”, a dit Mme Frederiksen.Cette visite est également destinée à “préparer la réponse diplomatique” à apporter aux Américains, a-t-elle ajouté. En début de journée, elle avait rencontré à Bruxelles le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.”Nous travaillons ensemble pour garantir la sécurité de l’ensemble de l’Otan et nous nous appuierons sur notre coopération pour renforcer la dissuasion et la défense dans l’Arctique”, a écrit M. Rutte sur le réseau X.- “Négocier une solution” -Le Danemark promet depuis plusieurs semaines qu’il va augmenter sa propre présence militaire au Groenland, un territoire autonome danois, en réponse aux préoccupations du président américain quant à la volonté supposée de la Chine et de la Russie de prendre pied dans cette zone stratégique.Le déplacement de Mme Frederiksen au Groenland intervient après plus de deux semaines de crise pendant lesquelles les dirigeants danois et groenlandais ont fait front face à Donald Trump qui a fini par renoncer à ses menaces militaires et de surtaxes douanières.Un protocole d’accord aux contours encore flous a été conclu entre M. Rutte et le président américain qui a assuré que les États-Unis avaient obtenu “tout ce (qu’ils) voulaient” et “pour toujours”.Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a estimé au contraire qu’il avait été simplement convenu d’un cadre pour reprendre des discussions.Le principe de ces négociations avait été décidé à Washington le 14 janvier par M. Lokke Rasmussen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio.”Ce dont le président (américain) a parlé après sa rencontre avec le secrétaire général de l’Otan, c’était d’un cadre en vue d’un accord futur”, a-t-il expliqué. “Au lieu de ces idées radicales sur la nécessité de posséder le Groenland, (…) il souhaite désormais négocier une solution”, a déclaré le ministre danois.- Unité politique -Selon une source au courant des discussions entre MM. Trump et Rutte, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland.Cela pourrait permettre aux Américains de développer leur dispositif militaire, y compris leur défense antimissiles sur cette île. L’idée de placer sous la souveraineté des États-Unis les bases américaines au Groenland n’a pas été abordée, a dit à l’AFP une source suivant de près les pourparlers.L’accord de 1951, actualisé en 2004, donne déjà pour l’essentiel carte blanche à Washington pour étendre la présence militaire américaine, à condition d’en informer au préalable les autorités danoises et groenlandaises.”Personne d’autre que le Groenland et le Danemark n’est habilité à conclure des accords sur l’île et le Royaume du Danemark”, a souligné pour sa part M. Nielsen jeudi.Tout au long de cette crise, le Danemark et le Groenland ont affiché une ligne commune dans les négociations, les dirigeants danois affirmant avoir pris leurs décisions en lien avec leurs homologues groenlandais.”Les Groenlandais ont encore beaucoup de griefs à l’égard du Danemark, qui n’est pas capable de reconsidérer son passé colonial”, note Ulrik Pram Gad, chercheur au Danish Institute for International Studies, auprès de l’AFP.”Mais la pression exercée par Trump a incité la grande majorité des forces politiques qui forment le gouvernement de coalition à mettre de côté, pour l’instant, les préparatifs en vue de l’indépendance, qui ont toujours été un projet sur le long terme”, ajoute-t-il.L’Europe a affiché sa solidarité avec le Danemark et, au pic de la crise, huit pays européens ont envoyé un petit nombre de militaires au Groenland pour préparer des exercices aux côtés des Danois.Les troupes envoyées par Copenhague avaient reçu l’ordre d’être prêtes au combat au cas où les États-Unis attaqueraient ce territoire, a informé vendredi la chaîne publique danoise de télévision DR.Interrogé par l’AFP, le ministère danois de la Défense “ne confirme ni ne dément les affirmations concernant le contenu présumé de documents potentiellement confidentiels”.

Début des pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi

Des pourparlers à Abou Dhabi entre responsables russes, ukrainiens et américains ont débuté vendredi, a annoncé la diplomatie émiratie, la Russie ayant indiqué avant cette réunion qu’elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes de l’est de l’Ukraine.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté affirmé que la question territoriale restait le principal point non résolu et serait au menu de ces discussions prévues pour durer vendredi et samedi.Ces pourparlers marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur un plan américain de règlement à la guerre, qui a fait a minima des dizaines de milliers de morts depuis 2022.Elles s’inscrivent dans un contexte difficile pour l’Ukraine, qui subit un pilonnage de son réseau énergétique ayant privé des centaines de milliers de personnes de chauffage en plein hiver glacial, tandis que, sur le front, ses troupes sont sur la défensive face à une armée russe plus nombreuse.”Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer. C’est une condition très importante”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “Sans règlement de la question territoriale (…), il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme”, a-t-il ajouté.La Russie exige un retrait des forces ukrainiennes du Donbass, territoire de l’est de l’Ukraine incluant les régions de Donetsk et Lougansk. Ses exigences visent notamment la région de Donetsk qu’elle contrôle en partie et qui est l’épicentre des combats.Cette réunion à Abou Dhabi se tient au lendemain de deux rencontres au plus haut niveau : l’une à Davos entre Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump, et l’autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.- Position américaine -Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants sur le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, date de juillet 2025 à Istanbul. Il n’avait débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.”La question du Donbass est clé”, a indiqué vendredi Volodymyr Zelensky, ajoutant que cette question sera discutée “à Abou Dhabi, aujourd’hui et demain”.En début d’après-midi, il a affirmé s’être entretenu avec son équipe de négociations sur place et avoir discuté “des sujets” à aborder, “des résultats souhaités” et du possible format des pourparlers.Un haut responsable au fait des négociations a affirmé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que “beaucoup de choses dépendront de la position des Américains”.A Davos la veille, le dirigeant ukrainien a tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.Pour sa part, le gouvernement allemand a affirmé vendredi douter que la Russie fasse des compromis pour régler le conflit en Ukraine et renonce à “ses revendications maximalistes” lors des pourparlers à Abou Dhabi.Selon Kiev, l’Ukraine est représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.L’équipe russe est menée par le général Igor Kostioukov, le chef des renseignements militaires russes (GRU), a déclaré tôt vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.- Mort de civils dans l’Est -Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, se tient également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a précisé Iouri Ouchakov.A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, une rencontre qu’il a qualifiée de “positive” mais de dialogue “pas simple”.Il a assuré être parvenu à un accord sur “les garanties de sécurité” que doivent offrir les Etats-Unis à l’Ukraine pour dissuader la Russie d’attaquer à nouveau.Sur le terrain, les bombardements se poursuivent, tuant des civils quasiment tous les jours. Dans la région de Donetsk, une frappe russe a fait quatre morts jeudi soir, dont un enfant de cinq ans, tandis qu’un autre tir russe a tué trois civils vendredi dans la région de Kharkiv (nord-est), ont annoncé les autorités ukrainiennes.Sur le front énergétique, l’opérateur ukrainien Ukrenergo a annoncé avoir instauré vendredi matin des coupures d’électricité d’urgence “dans la plupart des régions”.Des centrales ayant “survécu” aux récents bombardements russes ont été arrêtées pour des “réparations d’urgence”, a-t-il précisé, alors qu’elles subissent depuis des jours une “surcharge énorme” pour alimenter le pays.

Minnesota: nouvelle vague de colère après l’arrestation d’un garçon de 5 ans

L’arrestation d’un garçon de 5 ans par la police de l’immigration (ICE) suscite une nouvelle vague de colère à Minneapolis, où des appels à manifester ont été lancés pour vendredi.Les critiques s’étendent au-delà des frontières américaines. A Genève, l’ONU s’est dite “sidérée par les mauvais traitements désormais routiniers” infligés aux migrants aux Etats-Unis, pressant Washington …

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Pakistan: arrestation d’une célèbre avocate en droits humains

La police pakistanaise a arrêté vendredi une célèbre avocate et défenseuse des droits humains et son mari qui se rendaient au tribunal pour répondre à des accusations de “cyberterrorisme”, a annoncé une organisation d’avocats.Âgée de 32 ans, Imaan Mazari, connue pour son engagement en faveur des réfugiés afghans, des journalistes et des minorités religieuses, est …

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En Israël, l’amertume d’une localité bédouine après une opération de police meurtrière

Lors des dernières élections, les habitants de la localité bédouine israélienne de Tarabine al-Sana ont soutenu massivement le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, en espérant que cela contribuerait à améliorer leurs conditions de vie.Trois ans plus tard, ce village déshérité du désert du Néguev (sud d’Israël) de plus d’un millier d’habitants est bouleversé après une …

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Grâce à Donald Trump, un nouveau souffle pour Davos?

Le président américain Donald Trump a volé la vedette au Forum économique mondial à Davos, mais il a peut-être aussi relancé ce rendez-vous annuel des élites mondiales.La réunion, qui rassemble tous les hivers dans les Alpes suisses grands patrons, dirigeants politiques et experts reconnus dans leur domaine, est régulièrement accusée d’être déconnectée des réalités, avec …

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Lait infantile: lots “retirés”, selon la ministre, Nestlé promet la “transparence”

Tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist après des rappels ordonnés notamment par Nestlé, qui promet de contribuer aux investigations “en toute transparence”.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFM TV.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. – Nestlé exprime ses “condoléances” -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Le géant suisse de l’agroalimentaire a réagi vendredi à l’annonce de l’ouverture de deux enquêtes pénales en France, disant exprimer ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil” à la suite du décès de deux nourrissons.”Comme déclaré par les autorités, rien n’indique à ce stade de lien entre ces tragiques événements et la consommation de nos produits”, a déclaré Nestlé France dans un communiqué transmis à l’AFP.”Nous (…) restons pleinement à la disposition des autorités et collaborons en toute transparence afin de contribuer à toute clarification nécessaire, comme nous le faisons depuis le premier jour”, a ajouté la société.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le Français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé Stéphanie Rist. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Des jihadistes européens transférés de Syrie en Irak, qui réclame leur rapatriement

Des Européens figurent parmi les détenus de haut rang de l’organisation Etat islamique (EI) que les Etats-Unis ont commencé à transférer de Syrie vers l’Irak voisin, dont le Premier ministre a réclamé le rapatriement vendredi.Les forces kurdes se sont retirées cette semaine, sous la pression militaire de l’armée syrienne, des prisons où elles gardaient des jihadistes de l’Etat islamique (EI) et des camps où elles surveillaient leurs familles dans le nord-est de la Syrie, depuis la chute du groupe en 2019.L’Union européenne s’est alarmée vendredi de possibles évasions après le déploiement de l’armée du pouvoir islamiste, déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du pays.Les Etats-Unis ont commencé cette semaine à transférer 7.000 prisonniers de l’EI depuis la Syrie vers l’Irak.Parmi les 150 premiers prisonniers de haut rang figurent des Européens, ont indiqué à l’AFP deux responsables de sécurité irakiens.Vendredi, le chef du gouvernement irakien Mohamed Chia al-Soudani a appelé, lors d’une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, les pays européens à rapatrier leurs ressortissants, ce qu’ils refusent jusqu’à présent.- “Vide sécuritaire” -Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient été le fer de lance de la lutte contre l’EI en Syrie, avec l’appui d’une coalition internationale dirigée par Washington, qui soutient depuis les autorités de Damas.Ils avaient capturé des milliers de combattants du groupe, qui avait établi un “califat” à cheval entre l’Irak et la Syrie.Dans le plus grand camp de proches de jihadistes, al-Hol, la situation est “volatile”, a indiqué vendredi l’ONU qui n’a pas pu y pénétrer.Les Kurdes s’en étaient retirés mardi et les forces syriennes y sont entrées le lendemain.Un ancien employé humanitaire ayant requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que des détenus ont profité du “vide sécuritaire” pour s’évader, sans en préciser le nombre ou la nationalité.Al-Hol abrite quelque plus de 23.000 personnes, en grand nombre des femmes et des enfants, dont près de 15.000 Syriens et plus de 2.200 Irakiens. Outre les Irakiens, les étrangers sont au nombre 6.280, en majorité des Arabes et des Asiatiques, mais aussi un petit nombre d’Occidentaux, selon l’administration précédente.Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) “a pu se rendre à al-Hol au cours des trois derniers jours mais n’a pas pu y entrer en raison de la sécurité volatile”, a déclaré à l’AFP la porte-parole en Syrie de l’agence onusienne, Céline Schmitt.- Eau et pain -Jeudi, le HCR et l’Unicef “ont pu livrer des camions d’eau au camp”, a-t-elle précisé. “Le HCR retourne aujourd’hui à al-Hol, dans l’espoir de reprendre la distribution de pain qui avait été interrompue ces trois derniers jours”.L’agence a pris en charge la gestion du camp le 1er janvier, avant le début des hostilités entre Damas et les forces kurdes, a indiqué Céline Schmitt.”Les organisations humanitaires qui opéraient à l’intérieur du camp se sont désormais complètement retirées, et certains de leurs centres ont été incendiés” par les détenus, a indiqué à l’AFP un employé d’une de ces organisations.Un deuxième camp plus petit, Roj, qui reste sous contrôle des FDS, abrite 2.328 personnes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français.Un cessez-le-feu, proclamé mardi soir, est globalement respecté entre l’armée syrienne et les Kurdes.En vertu d’un accord, quelque 800 combattants kurdes qui étaient retranchés dans la prison d’Al-Aqtan à Raqa, où ils gardaient des prisonniers de l’EI, ont été évacués sous la garde des forces syriennes.Un journaliste de l’AFP à Raqa a vu des cars et des voitures quitter la prison dans la nuit de jeudi à vendredi, escortés par des véhicules des forces syriennes.Lundi, le ministère syrien de l’Intérieur avait affirmé que 120 membres de l’EI s’étaient évadés d’une autre prison, Chaddadi, mais qu’il avait réussi à en arrêté 81.”Les récentes évasions présumées de détenus de Daech (acronyme de l’EI) au milieu des affrontements sont extrêmement préoccupantes”, a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni.

Japon: dissolution du Parlement, l’inflation au cœur des débats

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a dissous vendredi la chambre basse du Parlement, tablant sur sa popularité pour emporter les législatives anticipées le 8 février, qui se tiendront dans un climat de mécontentement populaire lié à la forte inflation.La dissolution a officiellement eu lieu dans la matinée: le président de l’institution a lu une …

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