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La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes

Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire de la capitale ukrainienne à appeler vendredi la population à évacuer “temporairement” la ville.Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l’utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre en février 2022 du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine. L’Union européenne, Paris, Berlin et Londres ont à cet égard dénoncé une “escalade” de la part de Moscou dans l’utilisation de ce missile de portée intermédiaire (IRBM) capable d’emporter des ogives nucléaires.La Russie a continué de pilonner l’Ukraine après avoir rejeté la veille le plan européen de déploiement d’une force multinationale dans le pays après une éventuelle fin du conflit.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une “réaction claire” de la communauté internationale après cette attaque en pleine vague de froid, qui a touché une quarantaine de sites dans la capitale.Le parquet ukrainien a fait état de 4 morts et de 26 blessés.”La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6.000 — sont actuellement privés de chauffage”, s’est alarmé son maire, Vitaly Klitschko, qui a exhorté ceux qui le peuvent à quitter “temporairement” la ville.Les journalistes de l’AFP n’ont pas constaté d’affluence massive dans les gares routières et ferroviaires.Des équipes étaient à l’oeuvre vendredi par des températures oscillant entre -7°C et -12°C pour rétablir au plus vite le chauffage dans la capitale, coupé pour 417.000 foyers, selon l’opérateur électrique privé DTEK.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné ces frappes. “Les attaques contre des civils et des infrastructures civiles violent le droit international humanitaire. Peu importe où elles se produisent, elles sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”, a-t-il déclaré selon son porte-parole.- “Où est l’Amérique ?” -Nina, 70 ans, qui vit dans l’un des bâtiments touchés, s’est dite en colère que le monde parle d’un possible accord pour mettre fin au conflit quand la Russie bombarde. “Où est l’Europe, où est l’Amérique?”, a-t-elle lancé, interrogée par l’AFP.Moscou a dit avoir frappé des “cibles stratégiques” en Ukraine, notamment avec son missile balistique Orechnik, dont les ogives peuvent atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h.Selon le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été menées “en réponse” à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, des accusations que Kiev et les Occidentaux qualifient de “mensonges”.Le service ukrainien de sécurité (SBU) a diffusé des images de débris présentés comme étant ceux du missile Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Il n’a pas précisé quelles cibles avaient été visées par l’engin ni l’ampleur des dégâts.Des habitants de Roudno, en périphérie de Lviv, ont affirmé à l’AFP avoir entendu des explosions et certains ont signalé des coupures de gaz. “Il fait -18 à -20°C et il n’y a plus de gaz. Les gens ont des jeunes enfants, des familles. Comment peuvent-ils vivre sans pouvoir se réchauffer?”, s’est interrogée Slava, une femme de 70 ans.Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a estimé que l’attaque, dans une région située près de la frontière avec l’UE et l’Otan, était un “test pour l’alliance transatlantique”.Les dirigeants français, allemand et britannique Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont dénoncé les attaques “continues” de la Russie, “y compris l’utilisation d’un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik”, qui constituent “une escalade et sont inacceptables”, au cours d’un échange téléphonique vendredi.Le missile Orechnik, qui ne portait pas d’ogive nucléaire lors de ces tirs, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.- “Cibles légitimes” -Près de quatre ans après le déclenchement par le Kremlin de l’offensive à grande échelle, l’armée russe continue de bombarder l’Ukraine quasi-quotidiennement, ciblant notamment les installations énergétiques et portuaires.Kiev a accusé Moscou vendredi d’avoir frappé avec des drones deux cargos naviguant en mer Noire, causant la mort d’un marin de nationalité syrienne, après plusieurs opérations similaires ces dernières semaines.En réponse, l’Ukraine vise également les infrastructures énergétiques russes.Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon son gouverneur, Viatcheslav Gladkov.Ces nouvelles frappes interviennent à un moment où les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois semblent dans l’impasse.

Syrie: l’armée bombarde des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a repris vendredi ses bombardements sur un quartier kurde d’Alep après que des combattants appartenant à cette minorité ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont tué au moins 21 civils depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique contrôlant une partie du nord-est du pays.Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.Un cessez-le-feu avait été annoncé tôt vendredi par les autorités, qui avaient affirmé que les combattants kurdes encerclés dans les deux quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh seraient évacués vers la zone autonome kurde du nord-est du pays.Les autorités avaient même acheminé des cars pour évacuer les combattants, mais ces derniers ont annoncé refuser toute “reddition” et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.L’armée syrienne a alors annoncé qu’elle reprendrait le bombardement de “sites militaires” à Cheikh Maqsoud, appelant les habitants à s’en éloigner.Le ministère de la Défense a déclaré qu’un dépôt de munitions sur l’un des sites avait été détruit.Tard vendredi, un correspondant de l’AFP a signalé des bombardements à l’artillerie lourde et des tirs. L’armée a annoncé que trois soldats avaient été tués par des tirs des forces kurdes et annoncé “le début d’opérations de ratissage” à la recherche de combattants dans le quartier de Cheikh Maqsoud, avant qu’il ne soit remis aux forces de sécurité.Dans la journée, l’armée avait permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” entre 13h00 et 15h00 GMT. Un correspondant de l’AFP a vu des habitants sortir de Cheikh Maqsoud sous la pluie, chargés de bagages.Les Kurdes ont annoncé en fin d’après-midi que le quartier était “violemment bombardé par les factions relevant du gouvernement de Damas”.La télévision syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.- Emissaire américain -Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.Ces violences “mettent à l’épreuve le cadre déjà fragile d’intégration entre Damas et les FDS”, a estimé Nanar Hawach, de l’International Crisis Group. “Le recours à la pression militaire montre qu’on s’éloigne de la négociation technique vers des formes plus coercitives”.La responsable kurde a par ailleurs “remercié” les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur.Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était “en route pour Damas”.- France et Turquie -La Turquie, alliée des autorités syriennes, a “salué favorablement” l’opération de l’armée syrienne.Ankara, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a rappelé à son homologue syrien Ahmad al-Chareh, au cours d’un entretien téléphonique, “l’attachement de la France à une Syrie unie où l’ensemble des composantes de la société sont représentées et protégées”.Les combats en cours sont les plus violents à Alep entre les Kurdes et les autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le nouveau pouvoir islamiste s’était engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

Tempêtes sur l’Europe : fortes intempéries sur une partie du continent, transports perturbés

Tempête Goretti au Royaume-Uni et en France, tempête de neige Elli en Allemagne… Une partie de l’Europe, où sévit une vague de froid, a affronté vendredi de nouvelles intempéries, accompagnées de coupures d’électricité et de transports perturbés.En France, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral de Normandie, dans le nord-ouest, Météo-France …

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Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un des propriétaires incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en …

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La Chine s’attaque aux gros bonnets des arnaques en ligne

L’extradition en Chine cette semaine de Chen Zhi, patron d’un puissant conglomérat cambodgien, montre la volonté de Pékin de s’attaquer, sous la pression croissante de l’opinion publique, aux magnats des arnaques en ligne qui font fortune en Asie du Sud-Est.Le ministère chinois de la Sécurité publique a mis en scène dans une vidéo l’arrivée en …

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Endrick: Lyon est le “club idéal” pour rebondir en vue du Mondial-2026

L’attaquant brésilien Endrick a declaré vendredi lors d’un entretien à l’AFP qu’il avait trouvé à Lyon le “club idéal” pour se relancer et promet de “se battre” afin de jouer la Coupe du monde avec la Seleçao.”Je vais me battre” pour jouer ce Mondial (du 11 juin au 19 juillet au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis), a affirmé l’espoir de 19 ans, qui n’a pas été appelé en équipe nationale depuis l’arrivée du sélectionneur italien Carlo Ancelotti à la tête des quintuples champions du monde en mai dernier.Prêté par le Real Madrid jusqu’à la fin de la saison et sans option d’achat, Endrick devrait faire ses débuts avec l’OL dimanche face à Lille, en seizièmes de finale de Coupe de France.”J’ai trouvé le club idéal et j’ai hâte de jouer”, a affirmé le Brésilien, à l’occasion d’un échange de messages par écrit avec l’AFP.QUESTION: Avez-vous parlé avec Ancelotti de votre décision de rejoindre l’OL? Si oui, qu’en a-t-il pensé? RÉPONSE: “Il m’avait déjà conseillé d’aller chercher plus de temps de jeu, surtout après mon rétablissement (d’une blessure à la cuisse droite en fin de saison dernière). J’ai trouvé le club idéal et j’ai hâte de jouer.”Q: Vous vous voyez porter le maillot de la Seleçao à la Coupe du monde 2026? “Je vais me battre pour y arriver. Je l’ai déjà porté à la Copa América (en 2024) et je ne peux pas renoncer à l’envie d’être à la Coupe du monde.”Q: À quel moment avez-vous pensé à changer d’air? R: “Dès le début de la saison, je savais qu’il faudrait que je cherche un endroit où je pourrais jouer davantage (ndlr: il a disputé seulement 11 minutes en Liga avec le Real sous la houlette de Xabi Alonso), mais il fallait d’abord que je me remette de la blessure qui m’a tenu éloigné de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Une fois rétabli, il ne restait plus qu’à attendre l’ouverture du mercato.”Q: Pourquoi avoir choisi l’OL? Avez-vous reçu d’autres propositions?R: “Oui. Dieu merci, plusieurs clubs de tous les grands championnats européens étaient intéressés. Mais l’OL avait tout: le style de jeu, l’effectif, les compétitions à disputer, le staff technique, la direction, les supporters et l’histoire des Brésiliens au club. Quand ils m’ont présenté tout cela, j’ai simplement remercié les autres propositions qui arrivaient, car je savais que je ne trouverais pas mieux.” Q: Comment avez-vous géré le fait d’avoir très peu joué ces derniers mois avec le Real Madrid ? R: “Avec sérieux. J’ai travaillé comme jamais. Si j’avais une minute, ça devait être la meilleure minute de ma vie. Pour montrer que j’en voulais plus. Par respect pour mes coéquipiers. Dans un club comme le Real, on aide l’équipe pas seulement au moment des matches. À chaque entraînement, on aide aussi ceux qui vont jouer. À faire monter le niveau des séances. Nous sommes un groupe, près de trente joueurs, et seuls onze commencent les matches. Une équipe championne se construit chaque jour, pas seulement en match”.

Mercosur: l’Union européenne donne son feu vert, sans la France

Après plus de vingt-cinq ans de négociations, l’Union européenne a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un “accord historique” avec l’Amérique latine, qu’elle a “hâte” de parapher.L’accord est “équilibré”, alors que “l’insatisfaction des deux parties a été une réalité tout au long des négociations”, a réagi Rubén Ramírez, le ministre des Affaires étrangères du Paraguay, un des quatre pays membres fondateurs.Selon le gouvernement argentin, cette signature est prévue le 17 janvier au Paraguay.Ce traité entre l’UE, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, de plus de 700 millions de consommateurs.Ce feu vert “n’est pas la fin de l’histoire”, a assuré la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard. “Il y a un acteur majeur qui va rentrer en ligne de compte, c’est le Parlement européen”.La ratification du traité dépend encore d’un vote du Parlement européen, probablement en février ou en mars. Le scrutin pourrait être serré, alors que la contestation agricole s’amplifie.La FNSEA, premier syndicat agricole français, a promis un grand rassemblement le 20 janvier à Strasbourg, devant le siège du Parlement européen.Vendredi, des manifestations ont eu lieu en Pologne et en Italie et la mobilisation s’est poursuivie en France.Une cinquantaine de tracteurs d’agriculteurs français et allemands ont bloqué le Pont de l’Europe reliant Strasbourg à Kehl, de l’autre côté du Rhin.Deux autoroutes à la frontière franco-belge étaient également bloquées, ainsi qu’un dépôt pétrolier dans le Nord de la France.Des agriculteurs et leurs tracteurs étaient aussi à Paris pour dénoncer le Mercosur, le prix des engrais et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.- L’Italie décisive -A Bruxelles vendredi, une majorité d’Etats européens a donné son aval à cet accord avec le Mercosur, grâce au soutien décisif de l’Italie.La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni vante un “équilibre” entre les bénéfices pour les industriels et les “garanties” apportées aux agriculteurs.En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a salué un “signal fort”, qui soulage l’industrie automobile, déboussolée par les droits de douane des États-Unis et la concurrence chinoise.Comme la Hongrie, la Pologne, l’Irlande et l’Autriche, la France s’est opposée à cet accord “d’un autre âge”, négocié depuis 1999. Elle compte poursuivre la bataille au Parlement européen et s’alarme d’une éventuelle application du traité avant sa ratification à Strasbourg.150 eurodéputés, sur 720, ont en outre appelé à saisir la justice pour tenter de suspendre l’accord.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses thuriféraires, il va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, et de “renforcer l’autonomie stratégique” de l’UE, s’est félicité le gouvernement espagnol.En supprimant une large part des droits de douane, cet accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui inquiètent les filières concernées.- “Échec diplomatique” français -Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l’accord. L’Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi la Commission.C’est un “jour historique pour le multilatéralisme”, s’est aussi réjoui le président brésilien Lula.Dans l’espoir d’amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.Sur ce volet, les Vingt-Sept se sont alignés vendredi sur la position mieux-disante du Parlement européen pour protéger les agriculteurs en cas de déstabilisation du marché.Mais rien n’y a fait, la colère agricole est repartie de plus belle. En France, empêtrée dans l’instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter au sujet de ce traité avec le Mercosur, “pas acceptable en l’état”.Mais la pression était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement en cas de soutien à l’accord.Et malgré le non d’Emmanuel Macron au Mercosur, l’extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d’aboutir. La gauche radicale a également annoncé le dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée.L’UE va ainsi signer un accord commercial contre l’avis de la première puissance agricole européenne, une situation quasiment inédite.Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes en faveur des agriculteurs. Mais c’est “un échec diplomatique et tactique”, cingle un ancien ministre français, anonymement.