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Trump prêt à voir Poutine, même si ce dernier refuse de rencontrer Zelensky

Donald Trump s’est dit jeudi toujours prêt à rencontrer Vladimir Poutine même si ce dernier refuse de voir Volodymyr Zelensky, qui insiste pour être à la table des discussions visant à trouver une issue au conflit en Ukraine.Interrogé sur le fait de savoir si l’ultimatum qu’il a donné à son homologue russe pour trouver un …

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Trump prêt à voir Poutine, même si ce dernier refuse de rencontrer Zelensky

Donald Trump s’est dit jeudi toujours prêt à rencontrer Vladimir Poutine même si ce dernier refuse de voir Volodymyr Zelensky, qui insiste pour être à la table des discussions visant à trouver une issue au conflit en Ukraine.Interrogé sur le fait de savoir si l’ultimatum qu’il a donné à son homologue russe pour trouver un accord avec Kiev sous peine de sanctions sévères était toujours fixé à vendredi, le président américain est resté vague.”Cela va dépendre de (Poutine), on va voir ce qu’il va dire”, a-t-il simplement dit dans le Bureau ovale.”Très déçu”, a-t-il enchaîné, semblant parler de son homologue russe.Sur la question de savoir s’il pensait que M. Poutine devait d’abord s’entretenir avec le président ukrainien avant de le rencontrer lui, le milliardaire républicain a été beaucoup plus explicite. “Non”, a-t-il répondu.Les deux dirigeants “aimeraient me rencontrer, et je ferai tout ce que je peux pour arrêter la tuerie”, a-t-il ajouté.Quelques heures auparavant, le Kremlin avait annoncé un “accord de principe” pour une rencontre entre MM. Poutine et Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec M. Zelensky.Le président russe a estimé jeudi que les “conditions” n’étaient pas réunies pour un tête-à-tête avec le chef d’Etat ukrainien. Pour Moscou, un tel scénario n’a de sens qu’en phase finale des négociations de paix.Mais selon Volodymyr Zelensky, “il est légitime que l’Ukraine participe aux négociations” dans un format tripartite.- “Accord de principe” -La dernière entrevue entre Vladimir Poutine et Donald Trump remonte à 2019, lors du premier mandat du milliardaire républicain, en marge d’un sommet du G20 au Japon.Le président américain avait repris contact avec M. Poutine après son retour à la Maison Blanche, dans l’espoir de mettre rapidement fin à la guerre déclenchée en 2022 par l’invasion russe de l’Ukraine, mais il s’est montré de plus en plus frustré envers lui ces dernières semaines, lui lançant un ultimatum.M. Poutine, aux côtés de son homologue émirati, Mohammed ben Zayed, qu’il recevait jeudi au Kremlin, a affirmé que les Emirats arabes unis étaient l’un des endroits envisagés pour accueillir la rencontre avec Donald Trump.Un responsable américain à la Maison Blanche, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a affirmé que le lieu de la réunion n’était pas encore décidé, mais que celle-ci pourrait intervenir la semaine prochaine.Cette accélération diplomatique se produit à la suite d’un échange au Kremlin, mercredi, entre Vladimir Poutine et l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff.Le chef de l’Etat ukrainien s’était ensuite entretenu au téléphone avec Donald Trump, une conversation à laquelle avaient pris part plusieurs dirigeants européens.M. Zelensky a demandé que les Européens soient inclus dans les négociations de paix sur l’Ukraine, desquelles ils ont jusqu’à présent été tenus à l’écart malgré les tentatives de Paris, Berlin et Londres.- Sanctions -Agacé par le blocage des pourparlers entre Moscou et Kiev, Donald Trump a donné à la Russie jusqu’à vendredi pour cesser les hostilités, sous peine de nouvelles sanctions.Les pays qui commercent avec la Russie sont notamment visés, comme l’Inde et la Chine.M. Trump a déjà annoncé porter à 50% au lieu de 25% les droits de douane sur les importations en provenance d’Inde, en raison de ses achats de pétrole russe.Vladimir Poutine a, à cet égard, reçu jeudi le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre indien Narendra Modi, Ajit Doval.Aux Etats-Unis, la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a dit jeudi avoir de “réelles inquiétudes” que Vladimir Poutine considère cette rencontre avec Donald Trump comme “une récompense et une autre opportunité de prolonger la guerre”.”Il est temps pour le président Trump de durcir le ton avec le Kremlin et d’user de ses atouts pour mettre fin à cette guerre”, a déclaré dans un communiqué cette élue spécialiste des affaires diplomatiques.Pour l’heure, rien n’indique que la Russie est revenue sur ses conditions pour mettre fin à son assaut en Ukraine.Elle réclame que ce pays lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

Trump prêt à voir Poutine, même si ce dernier refuse de rencontrer Zelensky

Donald Trump s’est dit jeudi toujours prêt à rencontrer Vladimir Poutine même si ce dernier refuse de voir Volodymyr Zelensky, qui insiste pour être à la table des discussions visant à trouver une issue au conflit en Ukraine.Interrogé sur le fait de savoir si l’ultimatum qu’il a donné à son homologue russe pour trouver un accord avec Kiev sous peine de sanctions sévères était toujours fixé à vendredi, le président américain est resté vague.”Cela va dépendre de (Poutine), on va voir ce qu’il va dire”, a-t-il simplement dit dans le Bureau ovale.”Très déçu”, a-t-il enchaîné, semblant parler de son homologue russe.Sur la question de savoir s’il pensait que M. Poutine devait d’abord s’entretenir avec le président ukrainien avant de le rencontrer lui, le milliardaire républicain a été beaucoup plus explicite. “Non”, a-t-il répondu.Les deux dirigeants “aimeraient me rencontrer, et je ferai tout ce que je peux pour arrêter la tuerie”, a-t-il ajouté.Quelques heures auparavant, le Kremlin avait annoncé un “accord de principe” pour une rencontre entre MM. Poutine et Trump “dans les prochains jours”, tout en écartant dans l’immédiat un sommet à trois avec M. Zelensky.Le président russe a estimé jeudi que les “conditions” n’étaient pas réunies pour un tête-à-tête avec le chef d’Etat ukrainien. Pour Moscou, un tel scénario n’a de sens qu’en phase finale des négociations de paix.Mais selon Volodymyr Zelensky, “il est légitime que l’Ukraine participe aux négociations” dans un format tripartite.- “Accord de principe” -La dernière entrevue entre Vladimir Poutine et Donald Trump remonte à 2019, lors du premier mandat du milliardaire républicain, en marge d’un sommet du G20 au Japon.Le président américain avait repris contact avec M. Poutine après son retour à la Maison Blanche, dans l’espoir de mettre rapidement fin à la guerre déclenchée en 2022 par l’invasion russe de l’Ukraine, mais il s’est montré de plus en plus frustré envers lui ces dernières semaines, lui lançant un ultimatum.M. Poutine, aux côtés de son homologue émirati, Mohammed ben Zayed, qu’il recevait jeudi au Kremlin, a affirmé que les Emirats arabes unis étaient l’un des endroits envisagés pour accueillir la rencontre avec Donald Trump.Un responsable américain à la Maison Blanche, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a affirmé que le lieu de la réunion n’était pas encore décidé, mais que celle-ci pourrait intervenir la semaine prochaine.Cette accélération diplomatique se produit à la suite d’un échange au Kremlin, mercredi, entre Vladimir Poutine et l’émissaire spécial du président américain, Steve Witkoff.Le chef de l’Etat ukrainien s’était ensuite entretenu au téléphone avec Donald Trump, une conversation à laquelle avaient pris part plusieurs dirigeants européens.M. Zelensky a demandé que les Européens soient inclus dans les négociations de paix sur l’Ukraine, desquelles ils ont jusqu’à présent été tenus à l’écart malgré les tentatives de Paris, Berlin et Londres.- Sanctions -Agacé par le blocage des pourparlers entre Moscou et Kiev, Donald Trump a donné à la Russie jusqu’à vendredi pour cesser les hostilités, sous peine de nouvelles sanctions.Les pays qui commercent avec la Russie sont notamment visés, comme l’Inde et la Chine.M. Trump a déjà annoncé porter à 50% au lieu de 25% les droits de douane sur les importations en provenance d’Inde, en raison de ses achats de pétrole russe.Vladimir Poutine a, à cet égard, reçu jeudi le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre indien Narendra Modi, Ajit Doval.Aux Etats-Unis, la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a dit jeudi avoir de “réelles inquiétudes” que Vladimir Poutine considère cette rencontre avec Donald Trump comme “une récompense et une autre opportunité de prolonger la guerre”.”Il est temps pour le président Trump de durcir le ton avec le Kremlin et d’user de ses atouts pour mettre fin à cette guerre”, a déclaré dans un communiqué cette élue spécialiste des affaires diplomatiques.Pour l’heure, rien n’indique que la Russie est revenue sur ses conditions pour mettre fin à son assaut en Ukraine.Elle réclame que ce pays lui cède quatre régions partiellement occupées (celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.

Loi Duplomb: le Conseil constitutionnel censure la réintroduction du pesticide acétamipride

Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi la disposition la plus contestée de la loi Duplomb, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes, jugée par les Sages contraire à la Charte de l’environnement.Le Conseil constitutionnel a au contraire validé les simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ainsi qu’à la construction d’ouvrages de stockage d’eau à finalité agricole — avec néanmoins quelques réserves pour cette deuxième mesure.Il a également estimé que la procédure d’adoption du texte, qui avait été rejeté par ses propres défenseurs à l’Assemblée, était conforme à la Constitution.Emmanuel Macron “a pris bonne note de la décision du Conseil constitutionnel et promulguera la loi telle qu’elle résulte de cette décision dans les meilleurs délais”, a immédiatement réagi l’Elysée.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a estimé que cette décision maintient “une divergence entre le droit français et le droit européen” et les “conditions d’une concurrence inéquitable faisant courir un risque de disparition de certaines filières”, en promettant que le gouvernement serait “à leurs côtés pour ne pas les laisser sans solution”.La loi Duplomb, adoptée au Parlement début juillet avec le soutien des macronistes, LR et l’extrême droite, a fait l’objet d’un vaste mouvement de protestation, y compris au sein du monde scientifique. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures.La réintroduction à titre dérogatoire de l’acétamipride, interdit depuis 2018 en France mais autorisé ailleurs en Europe, a cristallisé la contestation. Son retour était réclamé par certains producteurs de betteraves et de noisettes pour lutter contre les ravageurs.Le Conseil constitutionnel, présidé depuis peu par Richard Ferrand, a ainsi dû rendre une décision sous pression à la fois de l’opinion et du monde agricole.Il a finalement estimé que “faute d’encadrement suffisant”, cette mesure était contraire au “cadre défini par sa jurisprudence, découlant de la Charte de l’environnement”, selon un communiqué.Dans leur décision, les Sages rappellent que les néonicotinoïdes “ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux” et “induisent des risques pour la santé humaine”.En 2020, ils avaient consenti à une dérogation temporaire à leur interdiction, cantonnée à la filière des betteraves et à l’enrobage des semences.Cette fois, ils censurent la dérogation introduite dans la loi en relevant qu’elle n’est pas limitée dans le temps, ni à une filière particulière, et concerne aussi la pulvérisation, aux risques élevés de dispersion des substances.Avec une telle dérogation, le législateur “a privé de garanties légales le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé” garanti par la Charte de l’environnement, à valeur constitutionnelle, écrivent les Sages dans leur décision. “Sur le plan politique, il y a incontestablement une victoire écologiste puisque le Conseil constitutionnel renforce la Charte de l’environnement”, a relevé pour l’AFP la constitutionnaliste Anne-Charlène Bezzina.- “Choc inacceptable” -Cette censure “va conduire inexorablement à encore plus d’importations avec de l’acétamipride et de moins en moins de productions françaises victimes d’impasses techniques”, a déploré le sénateur LR Laurent Duplomb, à l’initiative de ce texte présenté comme une réponse aux grandes manifestations agricoles de 2024.Si la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, a salué une “victoire d’étape”, la puissante FNSEA a fait état d’un “choc, inacceptable et incompréhensible”. Marine Le Pen a elle reproché au Conseil constitutionnel de se “comport(er) comme un législateur alors qu’il n’en détient pas la légitimité démocratique”. “Le niveau d’ingérence des juges constitutionnels devient un vrai problème pour notre démocratie”, a abondé le patron des députés LR Laurent Wauquiez.La gauche, qui avait saisi le Conseil constitutionnel, s’est elle félicitée en choeur. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a salué une “victoire pour l’écologie”. Et la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a réagi en publiant une fleur sur X. Tout en déplorant auprès de l’AFP qu’une telle décision doive “venir du Conseil constitutionnel” face à des macronistes qui n’ont “rien écouté”.- Réserves -Les recours visaient également la procédure utilisée à l’Assemblée pour faire adopter le texte. Ses défenseurs l’avaient eux-mêmes rejeté d’emblée pour contourner les quelque 3.500 amendements déposés – dont beaucoup par les écologistes et les Insoumis – empêchant leur examen dans l’hémicycle. Mais le Conseil constitutionnel a estimé que les parlementaires doivent pouvoir “utiliser sans entrave les procédures” à leur disposition, et que l’adoption de cette motion de rejet préalable “n’a méconnu ni le droit d’amendement, ni les exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire”.Concernant les mesures sur certains ouvrages de stockage d’eau avec une finalité agricole, pour lesquels la loi Duplomb prévoit notamment une présomption d’intérêt général majeur, le Conseil a émis deux réserves d’interprétation.Les mesures adoptées ne doivent pas permettre de prélèvement dans des nappes inertielles – qui se vident ou se remplissent lentement – et devront pouvoir être contestées devant un juge. Les Sages ont par ailleurs validé sans réserve des dispositions très attendues par certains agriculteurs facilitant l’agrandissement ou la construction de bâtiments d’élevages de porcs ou de volailles.Ils ont enfin censuré des dispositions qui concernaient la répression de certaines infractions environnementales, considérées comme “cavalier législatif”, c’est-à-dire sans lien suffisant avec le texte initial.

Netanyahu veut “prendre” Gaza mais “pas la gouverner”

Israël a “l’intention” de prendre le contrôle de la bande de Gaza mais “pas de la gouverner”, a assuré jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, peu avant une réunion de son cabinet de sécurité pour décider des suites de la guerre dans le territoire palestinien.”Nous en avons l’intention”, a répondu sur la chaîne Fox News le Premier ministre, à la question de savoir si son pays comptait prendre le contrôle de la totalité de Gaza.Mais “nous ne voulons pas garder” Gaza, “nous voulons mettre en place un périmètre de sécurité, mais ne voulons pas la gouverner”, a-t-il ajouté. Cette interview a été diffusée peu avant une réunion dans la soirée du cabinet de sécurité à Jérusalem, qui doit décider des suites de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par la sanglante attaque du Hamas en territoire israélien depuis la bande de Gaza.”Les plans de Netanyahu (…) confirment sans l’ombre d’un doute son désir de se débarrasser des otages et de les sacrifier dans la poursuite de ses intérêts personnels et de son agenda idéologique extrémiste”, a affirmé le Hamas, qui détient toujours 49 otages, dont 27 sont présumés morts.- “Pas une promenade de santé” -Dénonçant “un revirement flagrant du processus de négociation (…) malgré la proximité d’un accord final”, le Hamas assure que “toute escalade (…) ne sera pas une promenade de santé et aura un coût élevé et douloureux” pour Israël.La presse israélienne annonce depuis plusieurs jours un plan visant “à conquérir l’ensemble de la bande de Gaza, y compris la ville de Gaza et les camps de réfugiés” situés dans le centre du territoire, une opération de plusieurs mois qui nécessitera une mobilisation massive de réservistes.Alors que la presse s’est fait aussi l’écho des réserves du chef d’état-major, voire de son opposition à ce plan présumé, l’intéressé s’est pour la première fois exprimé publiquement jeudi: “Nous continuerons d’exprimer notre position sans crainte, de manière pragmatique, indépendante et professionnelle”, a commenté le lieutenant-général Eyal Zamir.Et de mettre en garde: “Nous ne limiterons plus notre réponse. Nous éliminerons les menaces à leur stade précoce dans tous les domaines et continuerons à travailler pour atteindre nos objectifs”.L’armée israélienne occupe ou opère actuellement au sol dans près de 75% de la bande de Gaza, principalement depuis ses positions permanentes dans le territoire le long de la frontière. Elle bombarde partout où elle le juge nécessaire.Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 86,3% du territoire est militarisé par Israël et soumis à des ordres d’évacuation. Les zones non occupées sont aussi les plus peuplées: les villes de Khan Younès et Gaza, les camps de réfugiés de Deir-el-Balah, dans le centre du territoire.Après 22 mois d’une guerre dévastatrice, la bande de Gaza, assiégée, est menacée d’une “famine généralisée”, selon l’ONU, et totalement dépendante de l’aide humanitaire, distribuée en quantités largement insuffisantes selon les humanitaires.Quelque 2,4 millions de Palestiniens vivent au quotidien sous les bombes dans cet étroit territoire qui longe la Méditerranée. Les représailles israéliennes y ont déjà fait 61.258 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Du côté israélien, l’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Israël avait déjà occupé Gaza en 1967 et implanté un ensemble de 21 colonies israéliennes, démantelées en 2005 avec le retrait unilatéral décidé par le Premier ministre d’alors, Ariel Sharon.- 99 morts de faim -Entre un “contrôle militaire à court terme de l’ensemble de la bande, une domination militaire à long terme et un possible retour des colonies juives”, “l’occupation complète” voulue par Netanyahu n’est pas du tout claire, analyse le Times of Israël.L’opinion israélienne s’alarme toujours plus du sort des otages encore retenus à Gaza. La diffusion par le Hamas et le Jihad islamique de vidéos de propagande montrant deux d’entre eux, très affaiblis et amaigris, ont suscité colère et émotion en Israël, mais aussi à l’étranger.Ils étaient encore plusieurs centaines de proches des otages à manifester jeudi soir devant les bureaux du Premier ministre pour exiger la fin de la guerre et un accord qui permettrait la libération des derniers captifs.Le matin même, trois voiliers affrétés par des familles d’otages se sont symboliquement rapprochés des côtes de Gaza pour jeter des bouées à la mer et lancer un cri d’alarme: “Mayday!”.Nouveau front intérieur pour Netanyahu: les juifs orthodoxes ont appelé à la mobilisation contre l’obligation de la conscription militaire, à laquelle la plupart échappe pour le moment, et que l’Etat entend leur imposer. Plusieurs centaines d’entre eux ont manifesté jeudi à Jérusalem.A Gaza, la Défense civile a fait état d’au moins 35 personnes tuées par des frappes ou des tirs israéliens. L’Organisation mondiale de la santé a annoncé que 99 personnes, dont 29 enfants de moins de cinq ans, étaient mortes de malnutrition depuis le début de l’année, “des chiffres probablement sous-estimés”, a souligné le directeur général de l’agence, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Netanyahu veut “prendre” Gaza mais “pas la gouverner”

Israël a “l’intention” de prendre le contrôle de la bande de Gaza mais “pas de la gouverner”, a assuré jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, peu avant une réunion de son cabinet de sécurité pour décider des suites de la guerre dans le territoire palestinien.”Nous en avons l’intention”, a répondu sur la chaîne Fox …

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Netanyahu veut “prendre” Gaza mais “pas la gouverner”

Israël a “l’intention” de prendre le contrôle de la bande de Gaza mais “pas de la gouverner”, a assuré jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, peu avant une réunion de son cabinet de sécurité pour décider des suites de la guerre dans le territoire palestinien.”Nous en avons l’intention”, a répondu sur la chaîne Fox News le Premier ministre, à la question de savoir si son pays comptait prendre le contrôle de la totalité de Gaza.Mais “nous ne voulons pas garder” Gaza, “nous voulons mettre en place un périmètre de sécurité, mais ne voulons pas la gouverner”, a-t-il ajouté. Cette interview a été diffusée peu avant une réunion dans la soirée du cabinet de sécurité à Jérusalem, qui doit décider des suites de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par la sanglante attaque du Hamas en territoire israélien depuis la bande de Gaza.”Les plans de Netanyahu (…) confirment sans l’ombre d’un doute son désir de se débarrasser des otages et de les sacrifier dans la poursuite de ses intérêts personnels et de son agenda idéologique extrémiste”, a affirmé le Hamas, qui détient toujours 49 otages, dont 27 sont présumés morts.- “Pas une promenade de santé” -Dénonçant “un revirement flagrant du processus de négociation (…) malgré la proximité d’un accord final”, le Hamas assure que “toute escalade (…) ne sera pas une promenade de santé et aura un coût élevé et douloureux” pour Israël.La presse israélienne annonce depuis plusieurs jours un plan visant “à conquérir l’ensemble de la bande de Gaza, y compris la ville de Gaza et les camps de réfugiés” situés dans le centre du territoire, une opération de plusieurs mois qui nécessitera une mobilisation massive de réservistes.Alors que la presse s’est fait aussi l’écho des réserves du chef d’état-major, voire de son opposition à ce plan présumé, l’intéressé s’est pour la première fois exprimé publiquement jeudi: “Nous continuerons d’exprimer notre position sans crainte, de manière pragmatique, indépendante et professionnelle”, a commenté le lieutenant-général Eyal Zamir.Et de mettre en garde: “Nous ne limiterons plus notre réponse. Nous éliminerons les menaces à leur stade précoce dans tous les domaines et continuerons à travailler pour atteindre nos objectifs”.L’armée israélienne occupe ou opère actuellement au sol dans près de 75% de la bande de Gaza, principalement depuis ses positions permanentes dans le territoire le long de la frontière. Elle bombarde partout où elle le juge nécessaire.Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 86,3% du territoire est militarisé par Israël et soumis à des ordres d’évacuation. Les zones non occupées sont aussi les plus peuplées: les villes de Khan Younès et Gaza, les camps de réfugiés de Deir-el-Balah, dans le centre du territoire.Après 22 mois d’une guerre dévastatrice, la bande de Gaza, assiégée, est menacée d’une “famine généralisée”, selon l’ONU, et totalement dépendante de l’aide humanitaire, distribuée en quantités largement insuffisantes selon les humanitaires.Quelque 2,4 millions de Palestiniens vivent au quotidien sous les bombes dans cet étroit territoire qui longe la Méditerranée. Les représailles israéliennes y ont déjà fait 61.258 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Du côté israélien, l’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Israël avait déjà occupé Gaza en 1967 et implanté un ensemble de 21 colonies israéliennes, démantelées en 2005 avec le retrait unilatéral décidé par le Premier ministre d’alors, Ariel Sharon.- 99 morts de faim -Entre un “contrôle militaire à court terme de l’ensemble de la bande, une domination militaire à long terme et un possible retour des colonies juives”, “l’occupation complète” voulue par Netanyahu n’est pas du tout claire, analyse le Times of Israël.L’opinion israélienne s’alarme toujours plus du sort des otages encore retenus à Gaza. La diffusion par le Hamas et le Jihad islamique de vidéos de propagande montrant deux d’entre eux, très affaiblis et amaigris, ont suscité colère et émotion en Israël, mais aussi à l’étranger.Ils étaient encore plusieurs centaines de proches des otages à manifester jeudi soir devant les bureaux du Premier ministre pour exiger la fin de la guerre et un accord qui permettrait la libération des derniers captifs.Le matin même, trois voiliers affrétés par des familles d’otages se sont symboliquement rapprochés des côtes de Gaza pour jeter des bouées à la mer et lancer un cri d’alarme: “Mayday!”.Nouveau front intérieur pour Netanyahu: les juifs orthodoxes ont appelé à la mobilisation contre l’obligation de la conscription militaire, à laquelle la plupart échappe pour le moment, et que l’Etat entend leur imposer. Plusieurs centaines d’entre eux ont manifesté jeudi à Jérusalem.A Gaza, la Défense civile a fait état d’au moins 35 personnes tuées par des frappes ou des tirs israéliens. L’Organisation mondiale de la santé a annoncé que 99 personnes, dont 29 enfants de moins de cinq ans, étaient mortes de malnutrition depuis le début de l’année, “des chiffres probablement sous-estimés”, a souligné le directeur général de l’agence, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Les négociations se poursuivent après l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane américains

Des pays continuent jeudi de négocier avec Washington dans l’espoir de réduire l’impact des surtaxes massives désormais imposées sur leurs produits par Donald Trump, qui entend remodeler le commerce international au profit des Etats-Unis.Appliquées depuis 00H01 (04H01 GMT) ces surtaxes viennent remplacer, pour les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, les droits de douane de 10% mis en place en avril, qui restent cependant en vigueur pour plus d’une centaine de pays.Elles ont pour but, selon le président américain, de rééquilibrer les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires, qui “profitent” d’après lui de la première puissance économique mondiale.”Il est minuit !!! Des milliards de dollars de droits de douane affluent maintenant vers les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il claironné sur son réseau Truth Social quelques minutes après l’échéance. Ces surtaxes se situent dans une large fourchette, comprise entre 15% et 41%.Parmi les partenaires visés par les taux les plus élevés, la Suisse tentait toujours ces derniers jours de négocier avec Washington, dans l’espoir de faire baisser la surtaxe de 39% désormais appliquée aux produits helvétiques.En signe de bonne volonté, Berne a annoncé jeudi ne pas envisager “pour l’instant” de représailles sur les produits américains.- Autres surtaxes à venir -Le gouvernement sud-africain a annoncé de son côté que le président Cyril Ramaphosa s’était entretenu mercredi avec son homologue américain, Pretoria assurant que “les deux dirigeants se sont engagés à poursuivre leurs discussions”.L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique subsaharienne le plus durement visé, avec des droits de douane additionnels de 30% désormais imposés sur ses exportations.Avant l’entrée en vigueur de ces nouvelles taxes, le taux effectif moyen appliqué aux produits entrant aux Etats-Unis était déjà de 18,4%, soit le plus élevé depuis 1933, selon le centre de recherche Budget Lab de l’Université Yale.Ce taux devrait maintenant s’établir à près de 20%, selon les analystes de Pantheon Macroeconomics.Et de nouvelles annonces sont attendues, puisque le locataire de la Maison Blanche souhaite également taxer les produits pharmaceutiques et les semiconducteurs importés.Ces derniers, ainsi que les puces, devraient se voir appliquer une taxe de 100%, a-t-il précisé mercredi.Wall Street n’a malgré tout pas semblé particulièrement inquiète devant cette nouvelle étape, les indices à la Bourse de New York ouvrant en hausse jeudi, suivant la tendance observée sur les marchés européens.- Impact économique attendu -Les investisseurs estiment que l’entrée en vigueur de ces droits de douane apporte plus de certitudes et observent qu’un certain nombre d’exceptions ont été ajoutées, selon les pays, réduisant l’amplitude des surtaxes.Pour l’heure, alors que le gouvernement américain assurait que “des dizaines d’accords” seraient signés ces derniers mois, tout juste sept ont été annoncés, notamment avec l’UE, le Japon ou le Royaume-Uni.Il s’agit le plus souvent de pré-accords, devant encore être formalisés, accompagnés de promesses d’investissements massifs aux Etats-Unis.Signe que tout ne semble pas encore finalisé, Tokyo et Washington faisaient ces dernières heures une lecture différente sur la manière dont les 15% sont désormais appliqués sur les produits japonais. Le Japon y voit un plafond (si les droits de douane antérieurs étaient inférieurs à 15%), alors que les Etats-Unis soulignaient qu’ils venaient s’ajouter aux taxes pré-existantes.La trêve dans la guerre commerciale avec la Chine reste également en vigueur, les deux premières économies mondiales s’étant accordées le mois dernier sur le maintien d’une pause tarifaire afin de poursuivre leurs négociations: les droits de douane supplémentaires américains sur les produits chinois sont fixés temporairement à 30%, tandis que les taxes chinoises sur les importations américaines restent à 10%.Prévue pour arriver à expiration le 12 août, la trêve devrait être prolongée “de 90 jours supplémentaires”, a estimé sur Fox Business le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, “c’est mon sentiment”.Le président Trump a vanté les mérites des accords déjà conclus, qui gonflent les recettes publiques d’une économie largement endettée.Selon Howard Lutnick, les surtaxes devraient rapporter aux Etats-Unis 50 milliards de dollars chaque mois. “Ce sont des chiffres incroyables. Et personne ne riposte”, a-t-il vanté. L’impact de ces taxes sur les importations continue cependant d’inquiéter les économistes, qui les voient nourrir l’inflation et ralentir la croissance aux Etats-Unis, avec des effets sur l’emploi.

Les négociations se poursuivent après l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane américains

Des pays continuent jeudi de négocier avec Washington dans l’espoir de réduire l’impact des surtaxes massives désormais imposées sur leurs produits par Donald Trump, qui entend remodeler le commerce international au profit des Etats-Unis.Appliquées depuis 00H01 (04H01 GMT) ces surtaxes viennent remplacer, pour les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, les droits de douane de 10% mis en place en avril, qui restent cependant en vigueur pour plus d’une centaine de pays.Elles ont pour but, selon le président américain, de rééquilibrer les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires, qui “profitent” d’après lui de la première puissance économique mondiale.”Il est minuit !!! Des milliards de dollars de droits de douane affluent maintenant vers les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il claironné sur son réseau Truth Social quelques minutes après l’échéance. Ces surtaxes se situent dans une large fourchette, comprise entre 15% et 41%.Parmi les partenaires visés par les taux les plus élevés, la Suisse tentait toujours ces derniers jours de négocier avec Washington, dans l’espoir de faire baisser la surtaxe de 39% désormais appliquée aux produits helvétiques.En signe de bonne volonté, Berne a annoncé jeudi ne pas envisager “pour l’instant” de représailles sur les produits américains.- Autres surtaxes à venir -Le gouvernement sud-africain a annoncé de son côté que le président Cyril Ramaphosa s’était entretenu mercredi avec son homologue américain, Pretoria assurant que “les deux dirigeants se sont engagés à poursuivre leurs discussions”.L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique subsaharienne le plus durement visé, avec des droits de douane additionnels de 30% désormais imposés sur ses exportations.Avant l’entrée en vigueur de ces nouvelles taxes, le taux effectif moyen appliqué aux produits entrant aux Etats-Unis était déjà de 18,4%, soit le plus élevé depuis 1933, selon le centre de recherche Budget Lab de l’Université Yale.Ce taux devrait maintenant s’établir à près de 20%, selon les analystes de Pantheon Macroeconomics.Et de nouvelles annonces sont attendues, puisque le locataire de la Maison Blanche souhaite également taxer les produits pharmaceutiques et les semiconducteurs importés.Ces derniers, ainsi que les puces, devraient se voir appliquer une taxe de 100%, a-t-il précisé mercredi.Wall Street n’a malgré tout pas semblé particulièrement inquiète devant cette nouvelle étape, les indices à la Bourse de New York ouvrant en hausse jeudi, suivant la tendance observée sur les marchés européens.- Impact économique attendu -Les investisseurs estiment que l’entrée en vigueur de ces droits de douane apporte plus de certitudes et observent qu’un certain nombre d’exceptions ont été ajoutées, selon les pays, réduisant l’amplitude des surtaxes.Pour l’heure, alors que le gouvernement américain assurait que “des dizaines d’accords” seraient signés ces derniers mois, tout juste sept ont été annoncés, notamment avec l’UE, le Japon ou le Royaume-Uni.Il s’agit le plus souvent de pré-accords, devant encore être formalisés, accompagnés de promesses d’investissements massifs aux Etats-Unis.Signe que tout ne semble pas encore finalisé, Tokyo et Washington faisaient ces dernières heures une lecture différente sur la manière dont les 15% sont désormais appliqués sur les produits japonais. Le Japon y voit un plafond (si les droits de douane antérieurs étaient inférieurs à 15%), alors que les Etats-Unis soulignaient qu’ils venaient s’ajouter aux taxes pré-existantes.La trêve dans la guerre commerciale avec la Chine reste également en vigueur, les deux premières économies mondiales s’étant accordées le mois dernier sur le maintien d’une pause tarifaire afin de poursuivre leurs négociations: les droits de douane supplémentaires américains sur les produits chinois sont fixés temporairement à 30%, tandis que les taxes chinoises sur les importations américaines restent à 10%.Prévue pour arriver à expiration le 12 août, la trêve devrait être prolongée “de 90 jours supplémentaires”, a estimé sur Fox Business le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, “c’est mon sentiment”.Le président Trump a vanté les mérites des accords déjà conclus, qui gonflent les recettes publiques d’une économie largement endettée.Selon Howard Lutnick, les surtaxes devraient rapporter aux Etats-Unis 50 milliards de dollars chaque mois. “Ce sont des chiffres incroyables. Et personne ne riposte”, a-t-il vanté. L’impact de ces taxes sur les importations continue cependant d’inquiéter les économistes, qui les voient nourrir l’inflation et ralentir la croissance aux Etats-Unis, avec des effets sur l’emploi.

Les négociations se poursuivent après l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane américains

Des pays continuent jeudi de négocier avec Washington dans l’espoir de réduire l’impact des surtaxes massives désormais imposées sur leurs produits par Donald Trump, qui entend remodeler le commerce international au profit des Etats-Unis.Appliquées depuis 00H01 (04H01 GMT) ces surtaxes viennent remplacer, pour les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, les droits de douane de 10% …

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