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En crise, la Bolivie s’apprête à virer à droite après 20 ans de socialisme

Plongés dans une profonde crise économique, les Boliviens s’apprêtent à mettre fin dimanche à deux décennies de domination de la gauche, en amorçant un virage radical à droite, portés par deux candidats promettant des changements drastiques.Dans ce contexte, l’ancien président Evo Morales, figure de la gauche dans le pays mais écarté du scrutin par la …

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L’Egypte annonce travailler avec les médiateurs en vue d’une trêve à Gaza

L’Egypte a annoncé mardi travailler avec le Qatar et les Etats-Unis en vue d’un cessez-le-feu de 60 jours dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne se prépare à prendre le contrôle de la plus grande ville du territoire palestinien.Sous très forte pression pour mettre fin à 22 mois de guerre contre le Hamas, le …

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Canicule: une grande partie de la France étouffe, le mercure bat des records

Presque 43°C enregistrés en Ardèche et en Aveyron: les températures se sont affolées mardi en France, où 14 départements du sud-Ouest et du Centre-Est étaient en alerte maximale face à une vague de chaleur exceptionnelle, même pour un mois d’août.Comme la veille, plusieurs stations météorologiques ont enregistré des niveaux de température records: 42,9°C à Saint-Laurent-du-Pape (Ardèche), 42,6°C à Romans-sur-Isère (Drôme) ou encore 37,2°C dans le petit village des Sauvages (Rhône) pourtant situé à 831 mètres d’altitude.A midi, le Rhône, l’Isère, la Drôme et l’Ardèche ont basculé en vigilance rouge canicule, s’ajoutant aux dix départements du Sud-Ouest déjà en alerte maximale depuis la veille.   “C’est étouffant, il n’y a pas d’air à Lyon, que du béton”, soulignait Andréa, une jeune femme employée par une association pour recruter des donateurs dans le centre-ville, dont les horaires ont été aménagés afin de lui éviter le pire de la fournaise.Deux tiers du pays est également en alerte orange et la barre des 30°C a été franchie partout sauf sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique en Bretagne et Pays de la Loire, d’après Météo-France.La vigilance rouge sera levée mercredi à 06H00 sur les départements du Sud-Ouest, sauf l’Aude, mais sera maintenue sur la vallée du Rhône jusqu’à minuit.La nuit s’annonce chaude, notamment dans les plaines du Sud-Ouest, le littoral méditerranéen et la Corse avec des températures “nettement supérieures à 20 °C”. La puissante vague de chaleur a aussi déclenché des alertes rouges en Italie et dans plusieurs régions des Balkans, qui, avec la péninsule ibérique, luttent contre de violents incendies. Un homme est mort dans un feu de forêt près de Madrid. – Malaises -S’il n’y a pas encore d’afflux aux urgences, “il va y avoir une augmentation des malaises et d’autres raisons liées directement ou indirectement à la chaleur”, a prédit le secrétaire général de l’Association des médecins urgentistes de France, Franck Becker, sur RTL.Lors des 16 jours de canicule en juin, Santé publique France a relevé 480 décès “en excès” par rapport à la normale.Face aux risques, les autorités multiplient les appels à la vigilance et le message semble passer. “Je ne sors pas à 40°C, je ne cherche pas le drame”, explique Régine Blachère, 86 ans, croisée mardi matin à Lyon. La préfète du Rhône a aussi suspendu les chantiers extérieurs et interdit toute manifestation jusqu’en soirée. Dans les Landes, la préfecture a annoncé que la feria de Dax, prévue de mercredi à dimanche avec un million de “festayres” attendus, aurait bien lieu mais avec des “adaptations” si les 39°C annoncés pour vendredi se confirment.Les municipalités agissent aussi: Lyon a instauré la gratuité de ses musées climatisés et autorise à dormir dans un des parcs de la ville, plusieurs communes voisines offrent la piscine à leurs administrés, l’une d’elle des séances de cinéma à un euro…- Monde dangereux -“Des vagues de chaleur plus étendues, plus longues et plus fréquentes sont une conséquence prévisible de la hausse des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, principalement due à notre utilisation des combustibles fossiles”, explique à l’AFP Richard Allan, professeur à l’université britannique de Reading. Pour lui, il faut se “préparer à un monde plus dangereux”. D’ores et déjà, le pic de chaleur participe à la détérioration de la qualité de l’air, avec de la pollution à l’ozone, aggrave la sécheresse et augmente le risque de feux de forêts.Dans le parc national des Ecrins, le refuge de la Selle, 2.673 mètres d’altitude, a fermé faute d’approvisionnement suffisant en eau, les deux canicules de l’été ayant tari les sources.La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et sa deuxième de l’été 2025. Selon Météo-France, elle devrait se poursuivre en fin de semaine avec “un nouveau pic caniculaire attendu pour le week-end du 15 août”.

En pleine canicule, l’Europe étouffe et se bat contre les incendies

L’Europe suffoque mardi sous le poids d’une canicule qui s’éternise, une situation propice aux incendies, dont le nombre et l’intensité sont favorisés par le réchauffement climatique et qui se multiplient, notamment dans la péninsule ibérique.Des alertes rouge canicule ont été déclenchées en Italie, France, Portugal, dans les Balkans et en Espagne, où l’Agence nationale de Météorologie (Aemet) a annoncé que la canicule allait se prolonger “probablement” jusqu’à lundi.Dans ce pays, où plusieurs dizaines d’incendies sont actuellement actifs, un homme est mort brûlé dans la nuit de lundi à mardi, dans un incendie à Tres Cantos, une localité située à peine 25 km au nord de Madrid, et qui a détruit quelque 1.500 hectares.”Nous sommes en risque extrême pour les incendies de forêt”, a commenté le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur le réseau X.Environ un millier de soldats de l’Unité militaire d’Urgence (UME), qui intervient lors des catastrophes naturelles, sont déployés sur tous les principaux sinistres.Près de 6.000 personnes avaient été contraintes de passer la nuit hors de chez elles, leur évacuation se faisant parfois dans l’urgence. Beaucoup ont commencé à rentrer à leur domicile grâce à l’amélioration de la situation.Dans le sud de l’Espagne, un drame a été évité lundi soir lorsque le feu a repris près de Tarifa, en Andalousie, une zone très prisée des touristes déjà frappée la semaine dernière.- “Temps record” – “Nous avons vécu des moments de danger extrême, parce que les flammes arrivaient à l’entrée des urbanisations”, a expliqué le conseiller à l’Intérieur du gouvernement régional andalou, Antonio Sanz, qui a ajouté que les évacuations s’étaient opérées “dans un temps record”.Sur quelque 2.000 personnes évacuées dans cette province de Cadix, plusieurs centaines ont reçu mardi matin l’autorisation de rentrer chez elles.  De la même manière, environ 600 résidents de plusieurs villages évacués en raison de l’incendie qui a ravagé le site naturel de Las Médulas –  classé par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité -, dans la région de Castille-et-Léon, ont pu rentrer chez elles mardi matin, mais plusieurs incendies restaient actifs dans la même région, notamment près de Zamora.Un homme a été arrêté, soupçonné d’avoir déclenché volontairement un incendie qui avait détruit 2.200 ha dans la province d’Ávila. – Dôme de chaleur -Au Portugal voisin, l’autre pays le plus durement frappé par les incendies, les cloches ont retenti dans la matinée pour donner l’alerte dans le village de Trancoso (centre), site du sinistre le plus inquiétant, tandis qu’un épais nuage de fumée s’élevait au loin.Environ 700 pompiers et des moyens aériens sont sur place, mais les habitants se sont mobilisés, arrosant les terrains autour de leur maison à l’aide de tuyaux dans l’espoir de freiner l’avancée des flammes.La Grèce a fait appel au mécanisme européen de lutte contre les feux de forêt face à de nouveaux foyers qui se sont déclarés. Les plus dangereux se situent sur l’île de Zante en mer Ionienne (ouest), à Vonitsa et à Preveza, villes dans l’ouest de la Grèce continentale ainsi qu’au département d’Achaïa dans l’ouest du Péloponnèse où une vingtaine d’évacuations préventives ont été effectuées.L’Italie n’est pas épargnée, avec 11 villes placées en alerte rouge en raison de la canicule, dont pratiquement toutes les plus grandes villes du pays (Rome, Milan, Turin…).En France, où un gigantesque incendie qui a brûlé 16.000 hectares a été maîtrisé dimanche dans le sud, plusieurs zones du sud-ouest et du centre-est sont en vigilance rouge canicule.”C’est étouffant, il n’y a pas d’air, que du béton”, constate Andréa, 21 ans, qui démarche les piétons pour le compte d’une association à Lyon (centre-est).”Fait déjà trop chaud”, se plaint Alain Bichot, 34 ans, attablé de bon matin en terrasse à Dijon (centre-est). “Je préfère encore aller au bureau. Au moins, il y a la clim'”, ajoute-t-il.”La vague de chaleur affectant actuellement la France, l’Espagne et les pays des Balkans n’est pas surprenante”, a expliqué par écrit à l’AFP Akshays Deoras, expert en météorologie à l’université britannique de Reading. “Elle est conduite par un dôme de chaleur qui persiste au-dessus de l’Europe. En raison du changement climatique, nous vivons maintenant dans un monde sensiblement plus chaud, et cette réalité accroît à la fois la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur”, a-t-il poursuivi.A titre d’exemple, le Kosovo a connu en juillet son jour le plus chaud jamais enregistré avec une température de 42,4°C.La sécheresse est devenue la réalité quotidienne pour plus de la moitié de l’Europe, principalement pour le pourtour méditerranéen, depuis plusieurs mois, une situation qui constitue un terrain idéal pour les incendies.Signe alarmant d’un phénomène qui menace toute l’Europe, l’Agence britannique pour l’Environnement a indiqué mardi que la pénurie d’eau en Angleterre était désormais classée “d’importance nationale”. Les six premiers mois de l’année ont été les plus secs depuis 1976, année qui avait été marquée par une très forte sécheresse en Europe.Une alerte à la pollution de l’air a été déclenchée à Londres par la municipalité et le trafic ferroviaire a été perturbé, les sols desséchés faisant bouger les trains. Au sud-est du continent, les Balkans sont également en première ligne, qu’il s’agisse de l’Albanie, où plusieurs centaines de pompiers et soldats combattent des incendies, du Montenegro ou de la Croatie.burs-CHZ/ib

En pleine canicule, l’Europe étouffe et se bat contre les incendies

L’Europe suffoque mardi sous le poids d’une canicule qui s’éternise, une situation propice aux incendies, dont le nombre et l’intensité sont favorisés par le réchauffement climatique et qui se multiplient, notamment dans la péninsule ibérique.Des alertes rouge canicule ont été déclenchées en Italie, France, Portugal, dans les Balkans et en Espagne, où l’Agence nationale de Météorologie (Aemet) a annoncé que la canicule allait se prolonger “probablement” jusqu’à lundi.Dans ce pays, où plusieurs dizaines d’incendies sont actuellement actifs, un homme est mort brûlé dans la nuit de lundi à mardi, dans un incendie à Tres Cantos, une localité située à peine 25 km au nord de Madrid, et qui a détruit quelque 1.500 hectares.”Nous sommes en risque extrême pour les incendies de forêt”, a commenté le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur le réseau X.Environ un millier de soldats de l’Unité militaire d’Urgence (UME), qui intervient lors des catastrophes naturelles, sont déployés sur tous les principaux sinistres.Près de 6.000 personnes avaient été contraintes de passer la nuit hors de chez elles, leur évacuation se faisant parfois dans l’urgence. Beaucoup ont commencé à rentrer à leur domicile grâce à l’amélioration de la situation.Dans le sud de l’Espagne, un drame a été évité lundi soir lorsque le feu a repris près de Tarifa, en Andalousie, une zone très prisée des touristes déjà frappée la semaine dernière.- “Temps record” – “Nous avons vécu des moments de danger extrême, parce que les flammes arrivaient à l’entrée des urbanisations”, a expliqué le conseiller à l’Intérieur du gouvernement régional andalou, Antonio Sanz, qui a ajouté que les évacuations s’étaient opérées “dans un temps record”.Sur quelque 2.000 personnes évacuées dans cette province de Cadix, plusieurs centaines ont reçu mardi matin l’autorisation de rentrer chez elles.  De la même manière, environ 600 résidents de plusieurs villages évacués en raison de l’incendie qui a ravagé le site naturel de Las Médulas –  classé par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité -, dans la région de Castille-et-Léon, ont pu rentrer chez elles mardi matin, mais plusieurs incendies restaient actifs dans la même région, notamment près de Zamora.Un homme a été arrêté, soupçonné d’avoir déclenché volontairement un incendie qui avait détruit 2.200 ha dans la province d’Ávila. – Dôme de chaleur -Au Portugal voisin, l’autre pays le plus durement frappé par les incendies, les cloches ont retenti dans la matinée pour donner l’alerte dans le village de Trancoso (centre), site du sinistre le plus inquiétant, tandis qu’un épais nuage de fumée s’élevait au loin.Environ 700 pompiers et des moyens aériens sont sur place, mais les habitants se sont mobilisés, arrosant les terrains autour de leur maison à l’aide de tuyaux dans l’espoir de freiner l’avancée des flammes.La Grèce a fait appel au mécanisme européen de lutte contre les feux de forêt face à de nouveaux foyers qui se sont déclarés. Les plus dangereux se situent sur l’île de Zante en mer Ionienne (ouest), à Vonitsa et à Preveza, villes dans l’ouest de la Grèce continentale ainsi qu’au département d’Achaïa dans l’ouest du Péloponnèse où une vingtaine d’évacuations préventives ont été effectuées.L’Italie n’est pas épargnée, avec 11 villes placées en alerte rouge en raison de la canicule, dont pratiquement toutes les plus grandes villes du pays (Rome, Milan, Turin…).En France, où un gigantesque incendie qui a brûlé 16.000 hectares a été maîtrisé dimanche dans le sud, plusieurs zones du sud-ouest et du centre-est sont en vigilance rouge canicule.”C’est étouffant, il n’y a pas d’air, que du béton”, constate Andréa, 21 ans, qui démarche les piétons pour le compte d’une association à Lyon (centre-est).”Fait déjà trop chaud”, se plaint Alain Bichot, 34 ans, attablé de bon matin en terrasse à Dijon (centre-est). “Je préfère encore aller au bureau. Au moins, il y a la clim'”, ajoute-t-il.”La vague de chaleur affectant actuellement la France, l’Espagne et les pays des Balkans n’est pas surprenante”, a expliqué par écrit à l’AFP Akshays Deoras, expert en météorologie à l’université britannique de Reading. “Elle est conduite par un dôme de chaleur qui persiste au-dessus de l’Europe. En raison du changement climatique, nous vivons maintenant dans un monde sensiblement plus chaud, et cette réalité accroît à la fois la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur”, a-t-il poursuivi.A titre d’exemple, le Kosovo a connu en juillet son jour le plus chaud jamais enregistré avec une température de 42,4°C.La sécheresse est devenue la réalité quotidienne pour plus de la moitié de l’Europe, principalement pour le pourtour méditerranéen, depuis plusieurs mois, une situation qui constitue un terrain idéal pour les incendies.Signe alarmant d’un phénomène qui menace toute l’Europe, l’Agence britannique pour l’Environnement a indiqué mardi que la pénurie d’eau en Angleterre était désormais classée “d’importance nationale”. Les six premiers mois de l’année ont été les plus secs depuis 1976, année qui avait été marquée par une très forte sécheresse en Europe.Une alerte à la pollution de l’air a été déclenchée à Londres par la municipalité et le trafic ferroviaire a été perturbé, les sols desséchés faisant bouger les trains. Au sud-est du continent, les Balkans sont également en première ligne, qu’il s’agisse de l’Albanie, où plusieurs centaines de pompiers et soldats combattent des incendies, du Montenegro ou de la Croatie.burs-CHZ/ib

Canicule: 14 départements en alerte rouge, la chaleur s’étend

La France suffoque mardi avec 14 départements en vigilance rouge canicule dans le Sud-Ouest et le Centre-Est, une vague de chaleur exceptionnelle, même pour un mois d’août, qui s’étend désormais vers le nord et l’est du pays.Le Rhône, l’Isère, la Drôme et l’Ardèche ont rejoint dix départements du Sud-Ouest déjà en alerte maximale depuis lundi, un seuil qui permet aux autorités de prendre des mesures d’urgence. Piscines gratuites, salles climatisées ouvertes à tous, horaires prolongés dans les parcs: les municipalités de la zone tentent d’offrir un répit à leurs administrés, éreintés par la fournaise.”Ça me fait tourner la tête”, confie Andréa, 21 ans, employée par une association pour recruter des donateurs dans les rues de Lyon. “C’est étouffant, il n’y a pas d’air, que du béton”, dit-elle avant de rentrer au frais, ses horaires ayant été aménagés.Au lendemain d’une journée marquée par plusieurs records de températures (42,5°C à Sauternes en Gironde, 41,6°C à Bordeaux…), il faisait déjà 40,8°C à Aubenas vers 15H00.Outre les départements en rouge, deux tiers du pays est en alerte orange et la barre des 30°C a été franchie partout sauf sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique en Bretagne et Pays de la Loire, d’après Météo-France.La vigilance rouge sera levée mercredi à 06H00 sur les départements du Sud-Ouest, sauf l’Aude, mais sera maintenue sur la vallée du Rhône jusqu’à minuit, selon Météo-France. Les températures devraient “marquer un peu le pas” au Sud, et progresser légèrement dans le Nord-Est, avec des pointes à 40°C en Bourgogne. La puissante vague de chaleur a aussi déclenché des alertes rouges en Italie et dans plusieurs régions des Balkans, qui, avec la péninsule ibérique, luttent contre de violents incendies.- Malaises -S’il n’y a pas encore d’afflux aux urgences, “il va y avoir une augmentation des malaises et d’autres raisons liées directement ou indirectement à la chaleur”, a prédit le secrétaire général de l’Association des médecins urgentistes de France, Franck Becker, sur RTL.Lors des 16 jours de canicule en juin, Santé publique France a relevé 480 décès “en excès” par rapport à la normale.Face aux risques, les autorités multiplient les appels à la vigilance et le message semble passer. “Je ne sors pas à 40°C, je ne cherche pas le drame”, explique Régine Blachère, 86 ans, croisée mardi matin à Lyon. La préfète du Rhône a aussi suspendu les chantiers extérieurs et interdit toute manifestation jusqu’en soirée. Dans les Landes, la préfecture a annoncé que la feria de Dax, prévue de mercredi à dimanche avec un million de “festayres” attendus, aurait bien lieu mais avec des “adaptations” si les 39°C annoncés pour vendredi se confirment.Les municipalités agissent aussi: Lyon a instauré la gratuité de ses musées climatisés et autorise à dormir dans un des parcs de la ville, plusieurs communes voisines offrent la piscine à leurs administrés, l’une d’elle des séances de cinéma à un euro…Plus classiquement, certains se réfugient dans les lieux de culte. “Les grandes églises, comme les cathédrales, sont les meilleures”, conseille Juan, un étudiant de 25 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, depuis les bancs de la basilique Saint-Sernin à Toulouse.- Monde dangereux -“Des vagues de chaleur plus étendues, plus longues et plus fréquentes sont une conséquence prévisible de la hausse des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, principalement due à notre utilisation des combustibles fossiles”, explique à l’AFP Richard Allan, professeur à l’université britannique de Reading. Pour lui, il faut se “préparer à un monde plus dangereux”. D’ores et déjà, le pic de chaleur participe à la détérioration de la qualité de l’air, avec de la pollution à l’ozone, aggrave la sécheresse et augmente le risque de feux de forêts.Dans le parc national des Ecrins, le refuge de la Selle, 2.673 mètres d’altitude, a fermé faute d’approvisionnement suffisant en eau, les deux canicules de l’été ayant tari les sources.Dans le vignoble bordelais, l’épisode caniculaire présage “une baisse de rendement”, avant le début des vendanges, craint Laurence Rival, présidente de l’AOC Bergerac.La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et sa deuxième de l’été 2025. Selon Météo-France, elle devrait durer “au moins jusqu’au weekend du 15 août” et peut-être jusqu’au 19 ou 20 août.

Foot: Donnarumma, un héros invité à prendre la porte

Héroïque en Ligue des champions au printemps et écarté du groupe en août: le gardien italien Gianluigi Donnarumma connaît un déclassement aussi express qu’inattendu au Paris SG, poussé vers la sortie quelques jours après l’arrivée de Lucas Chevalier.Difficile d’imaginer le 31 mai dernier, quand le PSG a soulevé la coupe aux grandes oreilles pour la première fois de son histoire en battant l’Inter Milan 5 à 0, que trois mois plus tard un des grands artisans de ce succès serait absent du groupe qui va disputer la finale de la Supercoupe d’Europe, mercredi face à Tottenham.Sauveur des Parisiens en huitième de finale face à Liverpool, écartant deux tentatives des Reds lors de la séance de tirs aux buts, le portier de 26 ans s’était de nouveau illustré en demi-finale retour face à Arsenal, écœurant d’entrée les Gunners avec des parades exceptionnelles.Régulièrement sous le feu des critiques depuis son arrivée au PSG en 2021, tant pour ses sorties aériennes hasardeuses que pour l’inconstance de son jeu au pied, un secteur clé dans le jeu prôné par Luis Enrique, Donnarumma semblait avoir clos le débat autour de son poste, dans un club où les gardiens ont défilé depuis l’arrivée des Qataris en 2011.La mise à l’écart de l’international italien arrive au terme de près d’un an de discussions infructueuses avec les dirigeants parisiens sur une éventuelle prolongation de son contrat, qui se termine en juin 2026.- “Une gifle” -Les négociations ont notamment achoppé sur la politique salariale que le PSG souhaite changer: plus de primes aux résultats et moins de fixe.Des conditions que l’Italien et son entourage n’auraient pas acceptées et qui se sont ajoutées à la frilosité des dirigeants parisiens à repartir pour un nouveau cycle de trois ou cinq ans avec +Gigio+.Dans l’impasse avec Donnarumma, le PSG a saisi l’opportunité Lucas Chevalier, engageant le gardien de Lille, élu meilleur portier de Ligue 1 la saison dernière, pour les cinq prochaines saisons.Trois jours seulement après l’arrivée du Nordiste de 23 ans, qui a notamment séduit les dirigeants parisiens pour son jeu au pied, Donnarumma ne figurait pas mardi parmi les trois gardiens convoqués pour la Supercoupe d’Europe. “Une gifle à Gigio”, a titré mardi matin le quotidien sportif italien Gazzetta dello Sport, prenant la défense du portier transalpin, champion d’Europe avec la Squadra Azzurra en 2021. “Après Sirigu et Buffon, à Paris ils en veulent aux gardiens italiens”, a surenchéri le Corriere dello Sport.- Départ probable -Toute cohabitation avec le gardien nordiste semble désormais enterrée, d’autant que le directeur sportif Luis Campos aurait assuré à Lucas Chevalier le poste de titulaire. Une relégation au rang de doublure inacceptable pour Donnarumma et à laquelle il a réagi avec ironie samedi, en postant sur Instagram une photo au côté de sa compagne devant une assiette où il était inscrit “numéro 1”.Pour garder son statut de titulaire à un an de la Coupe du monde, l’Italien devrait tenter de quitter le club de la capitale dans les prochaines semaines. La Premier League anglaise semble l’option la plus plausible pour lui, où les deux Manchester, en quête de gardien, et Chelsea, récent vainqueur de la Coupe du monde des clubs, ont été évoqués dans la presse sportive comme de potentielles destinations pour Donnarumma.D’ici à un éventuel départ, le portier italien pourrait intégrer le groupe de lofteurs (joueurs mis à l’écart) du PSG, où figurent notamment Randal Kolo Muani et Renato Sanchez. Loin de la gloire de Munich le 31 mai dernier.

La COP brésilienne promettra moins et agira plus, dit son président à l’AFP

A trois mois de la première conférence climatique de l’ONU en Amazonie (COP30), son président défend dans un entretien avec l’AFP le choix de Belem malgré une pénurie de logements abordables qui menace d’exclure les “peuples” que le Brésil veut inviter au cœur des débats.André Correa do Lago a publié mardi sa cinquième lettre formelle aux dizaines de milliers de délégués et observateurs conviés à Belem, ville portuaire de 1,3 million d’habitants aux portes de l’Amazonie où le président Lula a choisi symboliquement d’organiser l’événement du 10 au 21 novembre.Il écarte l’idée d’y négocier de nouveaux engagements majeurs et contraignants, actant de facto le reflux de l’ambition climatique dans plusieurs grands pays. A la place, les Brésiliens proposent un “agenda de l’action” volontaire, qui se limiterait à mesurer la mise en œuvre d’engagements précédents sur 30 objectifs clés, dont la sortie des énergies fossiles.Après des COP en Egypte, aux Émirats arabes unis et en Azerbaïdjan, le Brésil veut accueillir une large diversité de participants et donner la parole “aux marginalisés, aux déplacés, aux invisibles”, selon cette lettre.QUESTION: Dans votre lettre, vous promettez de mettre les gens “au centre de la COP30”. En quoi cette COP sera-t-elle différente? REPONSE: “Elle est spéciale parce que les objectifs sont moins évidents que pour d’autres COP. Il faut comprendre qu’il s’agit d’une nouvelle phase. Les dix ans depuis l’accord de Paris ont amené de nombreux résultats. Mais on comprend aussi que la plupart des gens soient frustrés par le rythme du progrès de la lutte contre le changement climatique.C’est pour cela que nous sommes tellement concentrés sur l’idée de la mise en œuvre des actions et la façon dont cela peut se traduire en quelque chose que les gens comprennent.   Cette COP peut aussi être particulièrement diverse parce qu’elle se tient en Amazonie, au Brésil, dans une société très diverse qui fait face aux défis de la pauvreté et de la richesse, un pays inégalitaire, mais qui a aussi une science de grande qualité, qui a de très bons hommes d’affaires… Le Brésil est peu un monde en miniature”. Q: La présidente du groupe des petits États insulaires craint une réduction des délégations en raison des “coûts prohibitifs” des logements à Belem. Comment allez-vous régler ce problème?R: “Nous avons besoin d’inclusivité, besoin qu’ils viennent et nous ne pouvons pas imaginer une COP plus petite à cause des problèmes de logement. Nous devons obtenir des chambres et nous faisons tout ce qui est possible pour cela. Sinon la COP aurait vraiment un problème de légitimité”.Q: Cette question logistique n’éclipse-t-elle pas le fond?R: “Le Brésil a choisi une ville qui n’est pas le premier choix en matière d’infrastructures, c’est vrai… Mais nous pensons que Belem a aussi une symbolique très puissante.Je crois qu’on peut surmonter la plupart de ces difficultés pour que ce soit une COP vraiment exceptionnelle, avec des résultats très forts et des délégués qui se sentiront à l’aise dans une ville qui a d’énormes qualités”.Q: Pourquoi insister autant sur “l’agenda de l’action”, qui regroupe des engagements volontaires d’entreprises ou d’États?R: “Cet agenda est interprété par beaucoup de gens comme quelque chose de parallèle aux COP et qui pourrait être considéré comme une distraction. Mais nous avons décidé de transformer cela en instrument de mise en œuvre.”Q: Mais n’est-ce pas au détriment des engagements contraignants dans le cadre des négociations?R: “Nous prenons ce qui a déjà été décidé par consensus par les pays. Mais pour la mise en œuvre, nous n’avons pas besoin de consensus: certains pays prendront une direction, d’autres une autre direction. Certains secteurs d’activité peuvent s’engager sur des choses que le pays dans son ensemble ne peut pas promettre…Nous avons vérifié les plus de 400 initiatives annoncées depuis le début de l’agenda de l’action (en 2021) pour être sûrs qu’on utilise ce qui s’est déjà passé plutôt que de réinventer la roue”. Q: La COP28 s’est conclue sur un accord pour abandonner les énergies fossiles: est-ce que des horizons précis seront fixés pour le pétrole et le gaz? Et le Brésil, où Lula veut faire de l’exploration pétrolière près de l’embouchure de l’Amazone, est-il le meilleur endroit pour ces discussions?R: “On s’est tous mis d’accord sur le fait que chaque pays aura sa propre manière d’y arriver et les entreprises auront leur propre chemin pour y contribuer. Il est bien plus important d’avoir des actions supplémentaires plutôt que d’avoir peut-être de nouveaux textes.Cette question est très présente au Brésil parce que le pays est un champion des renouvelables… et en même temps nous ne sommes pas seulement devenus un producteur important de pétrole, nous avons aussi le potentiel pour de nouvelles découvertes. Donc ce débat à l’intérieur du Brésil est très important. Et c’est un débat qui bien entendu intéresse tout le monde”.

La COP brésilienne promettra moins et agira plus, dit son président à l’AFP

A trois mois de la première conférence climatique de l’ONU en Amazonie (COP30), son président défend dans un entretien avec l’AFP le choix de Belem malgré une pénurie de logements abordables qui menace d’exclure les “peuples” que le Brésil veut inviter au cœur des débats.André Correa do Lago a publié mardi sa cinquième lettre formelle …

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Canicule: la France étouffe, 14 départements en alerte maximale

La France continue de suffoquer avec 14 départements du sud-ouest et du centre-est en vigilance rouge canicule mardi, une vague de chaleur exceptionnelle, même pour un mois d’août, qui pousse les autorités à multiplier les mesures de précaution.Le Rhône, l’Isère, la Drôme et l’Ardèche rejoignent à midi les 10 départements du sud-ouest déjà placés en alerte maximale depuis lundi. A 6H00, la Charente et la Charente-Maritime sont repassées en vigilance orange, comme les deux tiers du pays.A Lyon, le mercure a franchi la barre des 30°C dès 10H00. “C’est étouffant, il n’y a pas d’air, que du béton”, constate Andréa, 21 ans, qui démarche les piétons au profit d’une association. Canicule oblige, ses horaires ont été adaptés: “On arrête à 14H00. De toute manière après, il n’y a plus personne dans les rues.”Au lendemain d’une journée marquée par plusieurs records de températures (41,6°C à Bordeaux, 41,4°C à Bergerac…), le thermomètre devrait monter jusqu’à 42°C en Ardèche et 40°C sur le littoral atlantique.”Fait déjà trop chaud”, constate Alain Bichot, 34 ans, attablé de bon matin en terrasse à Dijon, en vigilance orange. “Je préfère encore aller au bureau. Au moins, il y a la clim'”, dit-il dans un sourire.La vigilance rouge sera levée mercredi sur les départements du sud-ouest, sauf l’Aude, à 6H00, mais sera maintenu sur la vallée du Rhône jusqu’à minuit, selon Météo-France. La puissante vague de chaleur a aussi déclenché des alertes rouges en Italie et dans plusieurs régions des Balkans, qui, avec la péninsule ibérique, luttent contre de violents incendies. Une partie du site touristique espagnol de Las Médulas, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, a déjà été ravagé par les flammes.- Malaises -Alors que l’épisode devrait se prolonger, “il va y avoir une augmentation des malaises et d’autres raisons liées directement ou indirectement à la chaleur”, a prévenu mardi le secrétaire général de l’Association des médecins urgentistes de France, Franck Becker, sur RTL.Lors de la première canicule en juin, qui a duré 16 jours, Santé Publique France a relevé 480 décès “en excès” par rapport à la normale en France.Malgré ses 86 ans, Régine Blachère assure bien supporter la chaleur. “Mais je ne suis pas idiote, je ne sors pas à 40°C, je ne cherche pas le drame”, explique-t-elle en attendant l’ouverture d’un magasin dans une rue lyonnaise. Face aux risques, les autorités multiplient les mesures préventives: la préfète du Rhône a suspendu les chantiers extérieurs et interdit toute manifestation publique dehors ou dans des établissements non climatisés jusqu’en soirée.Les municipalités ont aussi réagi: Lyon a instauré la gratuité de ses musées climatisés et autorise à dormir dans un des parcs de la ville, Bordeaux a ouvert un centre d’accueil aux sans-abri. “Pouvoir, sans pression, me reposer dans un lieu frais, c’est un bonheur”, y confiait lundi William, un trentenaire à la rue depuis des mois.- Monde dangereux -“Des vagues de chaleur plus étendues, plus longues et plus fréquentes sont une conséquence prévisible de la hausse des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, principalement due à notre utilisation des combustibles fossiles”, explique à l’AFP Richard Allan, professeur à l’université britannique de Reading.Les épisodes météorologiques extrêmes “continueront de s’aggraver progressivement jusqu’à ce que nous maîtrisions” ces émissions, ajoute-t-il, insistant sur la nécessité de se “préparer à un monde plus dangereux”. D’ores et déjà, le pic de chaleur participe à la détérioration de la qualité de l’air et augmente le risque de feux de forêts, notamment sur la partie sud du pays.Dans le vignoble bordelais, l’épisode caniculaire laisse craindre “une baisse de rendement”, avant le début des vendanges, craint Laurence Rival, présidente de l’AOC Bergerac.La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et sa deuxième de l’été 2025. Selon Météo-France, elle devrait durer “au moins jusqu’au weekend du 15 août” et pourrait même “sans doute” se prolonger jusqu’au 19 ou 20 août, ce qui fait que “l’épisode global pourrait durer de 12 à 14 jours”.