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Cambodge : Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne, extradé en Chine

Le magnat chinois Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne au Cambodge a été arrêté dans ce pays, et extradé en Chine, a annoncé mercredi Phnom Penh.Les autorités cambodgiennes “ont arrêté trois ressortissants chinois, Chen Zhi, Xu Ji Liang et Shao Ji Hui, et les ont extradés …

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Les Etats-Unis ont saisi un pétrolier lié à la Russie dans l’Atlantique Nord, Moscou proteste

Les Etats-Unis ont saisi mercredi dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie après l’avoir poursuivi pendant plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien, une opération dénoncée par Moscou.Le gouvernement américain a aussi annoncé la saisie d’un autre navire, cette fois dans les Caraïbes, accélérant ainsi sa lutte …

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L’Italie, émue aux larmes, rend hommage à ses enfants morts à Crans Montana

Une “tragédie” et un “choc” : en larmes dans des églises pleines, des milliers d’Italiens ont participé mercredi aux funérailles de quatre adolescents emportés par l’incendie meurtrier du bar Constellation à Crans Montana, en Suisse.Une ville de Milan glaciale et en deuil a rendu hommage à Achille Barosi et Chiara Costanzo, tous deux âgés de 16 …

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“Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, répond la présidente par intérim à Trump

“Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, a lancé mardi sa présidente par intérim, au premier jour de son mandat après l’enlèvement du chef de l’Etat Nicolas Maduro à Caracas sur ordre de Donald Trump, qui assure que les autorités vénézuéliennes vont remettre des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis.”Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre”, a assuré la vice-présidente, propulsée présidente par intérim, en réponse aux déclarations des derniers jours de Donald Trump, qui a affirmé que Washington était “aux commandes” et que Mme Rodriguez “paierait plus cher que Maduro” si elle ne faisait pas “ce qu’il faut”.Toutefois, à peine quelques heures après les propos de Mme Rodriguez, M. Trump a rajouté une couche: “Je suis ravi d’annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité”.”Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis”, a-t-il certifié après avoir ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète.Le pays sud-américain en tire sa principale source de revenus.Delcy Rodriguez a montré ses priorités économiques en nommant un technocrate ex-directeur de la Banque centrale et ancien pétrolier, Calixto Ortega Sanchez, nouveau vice-président chargé du secteur économique. Elle a aussi décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l’opération américaine éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines dans la nuit de vendredi à samedi.La veille, la dirigeante de 56 ans avait prêté serment devant le Parlement, prenant la tête d’un gouvernement qui compte toujours dans ses rangs le ministre de l’Intérieur et tenant d’une ligne dure, Diosdado Cabello, ainsi que le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de retourner “le plus vite possible” au Venezuela. Le président américain l’a disqualifiée samedi pour prendre la tête du pays.- “Dizaines de victimes” -L’attaque américaine a, selon le procureur général du Venezuela Tarek William Saab, fait des “dizaines de victimes parmi les civils innocents et les militaires” lors de l’opération américaine menée dans la nuit de vendredi à samedi.  Les avis de décès de 23 militaires, dont cinq amiraux, ont été rendus publics sur le compte Instagram de l’armée vénézuélienne.Par ailleurs, Cuba, un allié du Venezuela, avait auparavant annoncé que 32 membres de ses services de sécurité avaient été tués, et a divulgué leur identité mardi dans la presse officielle.L’ONU a averti mardi que cette intervention, présentée par les Etats-Unis comme une opération de police, avait “sapé un principe fondamental du droit international”.Après des mois de frappes sur des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, les Américains se sont emparés samedi de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans. Tous deux doivent répondre de quatre chefs d’accusation, dont celui de “narcoterrorisme”. Ils ont plaidé non coupables lundi lors d’une première audience devant un tribunal fédéral à New York. Maduro va rester incarcéré dans cette ville et comparaîtra à nouveau le 17 mars.Sa tête avait été mise à prix à 50 millions de dollars par Washington, qui l’a longtemps présenté comme le meneur d’un réseau de narcotrafic, le “Cartel des Soleils”. Un organisme dont l’existence est remise en cause depuis des mois par des analystes.Trump a décrit mardi Nicolas Maduro comme un homme “violent” qui a “tué des millions de personnes”. Dans les rues de Caracas, des centaines de partisans ont exigé sa libération.Sara Pilar Rodriguez, militante pro-pouvoir, estime que les Etats-Unis ont commis un “abus institutionnel”: “À notre présidente par intérim, qu’elle sache qu’elle peut compter sur le soutien de toutes les femmes, de toutes les forces politiques”. Alors que la peur de la répression règne au Venezuela, les langues se délient parfois à la frontière colombienne. Evelyn Cardenas, qui sort du Venezuela, se dit ainsi convaincue que “tous les Vénézuéliens sont heureux” de la chute de Maduro, “mais nous ne pouvons pas l’exprimer ouvertement”.Par ailleurs, le syndicat de la presse vénézuélienne (SNTP) a signalé mardi sur les réseaux sociaux qu’en marge de la session de la veille à l’Assemblée nationale, 14 journalistes et collaborateurs de médias, “dont 13 d’agences et de médias internationaux”, avaient été interpellés, puis libérés, ainsi que deux correspondants de la presse internationale à la frontière avec la Colombie.

Colère agricole: une centaine de tracteurs de la Coordination rurale fait route vers Paris

Bravant les intempéries, les interdictions préfectorales et faisant fi des dernières annonces du gouvernement, une centaine de tracteurs menée pas des agriculteurs de la Coordination rurale s’achemine mercredi soir vers Paris pour manifester le ras-le-bol de la profession.Epizootie de dermatose bovine (DNC), cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur… “Tant qu’on n’aura pas de réponse”, les agriculteurs maintiendront la pression sur Paris et Bruxelles, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers et membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR).Le deuxième syndicat agricole, coutumier des passages en force et des actions musclées, compte entrer jeudi en fin de matinée dans la capitale. Déjà, “plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de tracteurs” étaient mercredi soir aux portes de Paris dans l’attente de converger jeudi vers les “lieux symboliques” parisiens et vers les parlementaires, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la CR.Dans les Yvelines, quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie mercredi matin, touchant deux véhicules des forces de l’ordre, sans faire de blessé, selon une source policière. Trois personnes ont été placées en garde à vue.Au total, au moins une centaine de tracteurs ont été recensés à 16H00 dans les départements limitrophes, notamment en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et en Eure-et-Loir, selon la même source.Mais les manifestants, en provenance de plusieurs départements, surtout du Sud-Ouest, épicentre de la contestation agricole depuis décembre, doivent encore obtenir le feu vert de la préfecture de police de Paris pour entrer dans la capitale. Une cellule interministérielle de crise a été activée mercredi en fin de journée “pour faire le point” sur les actions d’agriculteurs, a par ailleurs appris l’AFP auprès de l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.”On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. “Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté.- “Guerre d’usure” -Dans le Sud-Ouest, la mobilisation s’est poursuivie mercredi à renfort de tracteurs, fumier et bottes de paille, les agriculteurs érigeant une dizaine de barrages sur les principaux axes autour de Toulouse. Et ce, malgré les températures négatives et les interdictions préfectorales de manifester prises notamment en raison du “risque de troubles à l’ordre public”.Au total, 16 manifestants ont été placés en garde à vue au cours de la journée de mercredi, principalement pour entrave à la circulation, et 12 dossiers ont été transmis au parquet, a indiqué le procureur de la République de Toulouse David Charmatz dans un communiqué. Toutes les gardes à vue avaient été levées en fin de journée.”Cette situation est inacceptable et illustre une dérive grave dans la gestion de ce mouvement agricole”, avait regretté plus tôt dans la journée l’intersyndicale agricole de Haute-Garonne.Mercredi en fin de journée, les points de blocage autour de Toulouse s’étaient en partie desserrés, notamment sous la pression des forces de l’ordre selon les manifestants joints par l’AFP, mais la circulation restait perturbée sur l’A61 et la RN124.”C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a lancé depuis un cortège à l’ouest de Toulouse Pierre Solana, éleveur du Gers de 37 ans, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi à la FNSEA des annonces d’ici la fin de semaine.Après son entretien avec M. Lecornu, le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau a répété mardi que l’accord UE-Mercosur, dont la signature est prévue le 12 janvier, représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.En attendant, le gouvernement a encore tenté de donner des gages au monde agricole en marge de la réunion des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, la ministre française Annie Genevard affirmant que “la taxe carbone (européenne) sur les engrais pourra être suspendue”. Une annonce que n’a toutefois pas confirmée la Commission européenne.Même la rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros promise dans la future politique agricole commune (PAC) ne devrait pas “faire avaler la pilule du Mercosur” aux agriculteurs, a estimé le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin.bur-nal-mca-vgr-mdz/ved/abl

Les Etats-Unis ont saisi un pétrolier lié à la Russie dans l’Atlantique Nord, Moscou proteste

Les Etats-Unis ont saisi mercredi dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie après l’avoir poursuivi pendant plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien, une opération dénoncée par Moscou.Le gouvernement américain a aussi annoncé la saisie d’un autre navire, cette fois dans les Caraïbes, accélérant ainsi sa lutte contre la flotte fantôme liée au Venezuela, pays aux immenses réserves de pétrole dont Washington veut prendre contrôle après avoir capturé son président, Nicolas Maduro.Lors d’une opération militaire menée mercredi matin entre l’Islande et l’Ecosse, des garde-côtes américains, aidés par les Britanniques, ont intercepté et pris le contrôle d’un pétrolier, aux cuves vides, qu’ils pourchassaient depuis le 21 décembre.La Russie, qui avait selon la presse américaine dépêché ses propres navires militaires sur place pour l’escorter, a rapidement dénoncé l’opération.Selon le droit international, a rappelé Moscou, “aucun État n’a le droit d’employer la force à l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres États.”- Statut contesté -Le nom et le statut exact du navire – et donc la légalité de l’opération – font l’objet de désaccords. Moscou le nomme Marinera et dit qu’il a obtenu le 24 décembre une “autorisation provisoire” de naviguer sous pavillon russe.Mais pour Washington, il s’appelle le Bella 1 et n’a pas de pavillon. “Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et il était visé par une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi”, a déclaré à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.Le gouvernement russe a au contraire demandé à Washington d’assurer le “retour rapide” chez eux des membres d’équipage russes.Le Bella 1/Marinera est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah.Le ministre américain de la défense, Pete Hegseth, s’est félicité sur X que le blocus du pétrole vénézuélien soit “pleinement en place, partout dans le monde.”Le pétrolier intercepté mercredi dans les Caraïbes, le Sophia, était selon Washington “sans pavillon et sous sanctions”. Il est escorté vers les Etats-Unis où il doit être “immobilisé”, a précisé l’armée américaine. Selon le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, Caracas coopère avec Washington sur le sujet.- Manne pétrolière -Les Etats-Unis avaient annoncé fin décembre, avant la capture du président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions.Quatre pétroliers ont désormais été saisis par Washington dans ce cadre, et d’autres pourraient être dans le viseur des Etats-Unis: deux autres navires à la présence récemment détectée dans les Caraïbes sont également passés sous drapeau russe en décembre.La manne pétrolière du Venezuela — qui détient les plus importantes réserves prouvées de brut du monde — est au centre de l’intervention américaine sur le pays.Mardi, Donald Trump avait affirmé que le Venezuela allait livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. Mercredi, son ministre de l’Energie, Chris Wright, a enfoncé le clou, assurant que Washington contrôlerait “pour une période indéterminée” la commercialisation du pétrole vénézuélien.Les fonds qui doivent être tirés de cette manne “seront reversés au bénéfice du peuple américain et du peuple vénézuélien, à la discrétion du gouvernement américain”, a précisé la porte-parole de la Maison Blanche.La production vénézuélienne de brut reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, du fait de décennies de sous-investissement dans les infrastructures et des sanctions américaines, selon des experts.La compagnie pétrolière publique du Venezuela, PDVSA, a annoncé mercredi négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis, dans le cadre d’une “transaction strictement commerciale, conforme à des critères de légalité, de transparence et de bénéfice pour les deux parties”.La perspective d’une hausse de l’offre mondiale faisait reculer mercredi les cours du pétrole.

L’accord avec le Mercosur approche, l’UE compte sur le soutien de l’Italie

La Commission européenne s’est efforcée mercredi d’adresser d’ultimes gestes aux agriculteurs et table sur un soutien de l’Italie pour signer l’accord avec les pays latino-américains du Mercosur dans les prochains jours.Bruxelles espère obtenir l’aval des États européens vendredi, pour une possible signature de ce traité de libre-échange avec l’Amérique Latine dès lundi au Paraguay.L’horizon s’est dégagé grâce à la position de plus en plus favorable de l’Italie, décisive dans ce dossier.Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani a salué mercredi soir de nouvelles mesures de l’UE en faveur des agriculteurs et “les énormes avantages” du traité avec le Mercosur. “Nous avons toujours soutenu la conclusion de cet accord, en insistant sur la nécessité de prendre dûment en compte les préoccupations légitimes du secteur agricole”, a-t-il assuré.Car l’Union européenne doit composer avec la colère de nombreux agriculteurs européens, notamment en France où la contestation repart de plus belle.Pour faire avaler la pilule du Mercosur, l’exécutif européen avait spécialement réuni les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept mercredi à Bruxelles.La Commission a lâché du lest sur certaines revendications agricoles, parfois sans lien direct avec le Mercosur.Ainsi, pour réduire le coût des engrais, l’UE a par exemple ouvert la voie à une suspension temporaire d’un mécanisme européen de taxe carbone aux frontières sur les fertilisants.La décision n’est pas encore définitivement prise, mais “la taxe carbone sur les engrais pourra être suspendue avec effet rétroactif au 1er janvier 2026”, s’est déjà réjouie la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard.En attendant, l’UE promet de réduire certains droits de douane sur l’engrais azoté et l’ammoniac.- Interdiction de pesticides -Concernant les pesticides interdits en Europe, mais dont certaines traces se retrouvent dans les importations, Bruxelles entend interdire tous les résidus pour trois substances: carbendazim, benomyl and thiophanate-methyl, dans des produits comme les agrumes, les mangues ou les papayes.Paris avait fait monter la pression en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues…) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l’UE, une mesure soumise toutefois à un feu vert de la Commission, dont la décision est attendue dans une dizaine de jours.Surtout, Ursula von der Leyen avait proposé dès mardi un geste budgétaire dans la future Politique agricole commune (PAC) 2028-2034 de l’Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.Mais le traité de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay reste un “chiffon rouge” qui pourrait entraîner des “mobilisations plus importantes” encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.Convois vers Paris et rassemblements locaux, la contestation est vive en France, où des agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.De plus, la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, “il prend le risque d’une censure” du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno RetailleauA ce stade, Paris maintient son opposition au Mercosur “en l’état”, car le “compte n’y est toujours pas”, a répété le gouvernement mercredi matin.Mais sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l’accord, que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne pour relancer l’économie européenne.La France votera-t-elle contre l’accord ? Politiquement, signer un tel traité contre l’avis de la première puissance agricole d’Europe embarrasserait la Commission.Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille…. — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de “sauvegarde” pour les produits agricoles les plus sensibles.L’exécutif européen promet d’intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. L’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen, où le scrutin pourrait être serré.