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L’ouragan Erin progresse dans les Caraïbes, menace la côte est américaine

Le puissant ouragan Erin continue lundi sa progression près des Bahamas, accompagné de rafales de vent puissantes et de pluies intenses, alors que la menace de vagues destructrices sur les côtes américaines grandit.Reclassé en catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, Erin évolue dans la région des Caraïbes avec des vents allant jusqu’à 205 km/h, selon le dernier bulletin du Centre américain des ouragans (NHC) à 23H00 (03H00 GMT).Erin est “inhabituellement gros”, soufflant des rafales de la puissance d’un ouragan jusqu’à près de 130 kilomètres au-delà de son oeil, et de l’ordre d’une tempête tropicale jusqu’à 370 kilomètres, d’après le NHC.De fortes averses localisées liées à son passage étaient attendues lundi dans le sud-est des Bahamas, l’archipel des Îles Turques-et-Caïques ainsi qu’en Haïti et en République dominicaine, avec un risque d’inondations.Après avoir frôlé les Bahamas, il doit opérer mardi un virage vers le nord pour ensuite passer entre la côte est des Etats-Unis et les Bermudes en milieu de semaine.Bien qu’il ne soit pas prévu qu’il touche terre, les services météorologiques ont exhorté lundi après-midi la population américaine à ne pas prendre à la légère cet ouragan.”Beaucoup d’entre vous pensent peut-être que la trajectoire d’Erin au large n’aura que peu ou pas d’impact au cours des prochains jours sur la côte est des États-Unis. Rien ne pourrait être plus faux”, a ainsi alerté Jamie Rhome, directeur adjoint du NHC, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.Des courants dangereux ainsi que des vagues puissantes allant jusqu’à 6 mètres de hauteur sont en effet attendus, faisant courir le risque d’inondations côtières, notamment sur un chapelet d’îles bordant la Caroline du Nord. En prévision, certaines zones ont été soumises à des ordres d’évacuation.- Intensification rapide -L’ouragan Erin s’était rapproché au cours du week-end du nord des Petites Antilles et de Porto Rico, provoquant des dégâts matériels. Dans ce territoire américain dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, des maisons et routes ont été submergées par les eaux.Les vents puissants ont également couché des arbres sur la chaussée, et 150.000 ménages avaient été privés de courant dimanche. D’autres coupures sont survenues lundi, a indiqué la compagnie d’électricité locale Luma, tout en assurant que le service avait été rétabli pour plus de 90% de ses clients.Premier ouragan de la saison en Atlantique Nord, Erin s’est très rapidement renforcé, atteignant en un peu plus de 24 heures le niveau maximal d’intensité.Soit l’une des intensifications les plus fortes et les plus rapides “jamais enregistrées”, a souligné Daniel Gilford, climatologue à Climate Central.D’après les analyses réalisées par cette organisation, Erin a traversé dans l’océan Atlantique des eaux exceptionnellement chaudes ce qui a permis une telle montée en puissance. “Nous savons que les ouragans agissent comme des moteurs thermiques qui absorbent l’énergie de la surface de l’océan et la convertissent en vents”, a rappelé M. Gilford.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide de telles tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.Malgré des débuts calmes, la saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région avait été marquée par plusieurs tempêtes meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.

Trump veut réunir Poutine et Zelensky après une “très bonne” réunion avec les Européens

Donald Trump a annoncé lundi au terme d’une “très bonne” réunion avec Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants européens qu’il allait “commencer les préparatifs” d’une rencontre entre le président ukrainien et Vladimir Poutine.Selon une source proche des discussions, le président russe s’est dit prêt à rencontrer le chef d’Etat ukrainien, pendant un coup de fil lundi avec son homologue américain.Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que cette rencontre, en un lieu qui reste à déterminer, serait suivie d’une réunion à trois avec lui-même, visant à ramener la paix après trois ans et demi de conflit.Lundi, Donald Trump et ses invités ont “discuté de garanties de sécurité pour l’Ukraine, des garanties qui seraient fournies par divers pays européens, en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique”, a par ailleurs indiqué le président américain.Moscou refuse toute garantie de sécurité passant par l’Otan et son mécanisme de défense collective, le célèbre Article 5.  – “La meilleure” -Les discussions multilatérales à la Maison Blanche ont été interrompues momentanément le temps que le président américain s’entretienne au téléphone avec Vladimir Poutine.”Je pense que nous avons eu une très bonne conversation avec le président Trump, c’était vraiment la meilleure”, a déclaré pour sa part le chef de l’Etat ukrainien en début d’après-midi.Avant le format élargi aux dirigeants européens, les deux hommes avaient eu un entretien bilatéral dans le Bureau ovale, où ils ont répondu à quelques questions des journalistes sur un ton cordial, à l’extrême opposé de l’humiliation publique subie par Volodymyr Zelensky au même endroit fin février.”Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre”, a dit le président ukrainien, à qui le vice-président JD Vance avait reproché la dernière fois de ne pas être assez reconnaissant du soutien américain.- Cessez-le-feu -Volodymyr Zelensky et les Européens ont tout fait pour mettre Donald Trump dans les meilleurs dispositions, après sa rencontre peu concluante de vendredi avec Vladimir Poutine, pendant laquelle le président russe n’a fait aucune concession publique sur l’Ukraine.Le président ukrainien portait une veste de costume noire et une chemise noire qui lui ont valu les compliments de Donald Trump, extrêmement sensible aux marques de respect protocolaire.”J’adore!”, a réagi le président américain en accueillant son invité, violemment critiqué par les partisans de Donald Trump en février pour sa tenue d’inspiration militaire, jugée trop décontractée.Les invités de Donald Trump l’ont, comme Volodymyr Zelensky, remercié vivement pour ses efforts de médiation.La seule note un peu discordante est venue du chancelier allemand, qui a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu préalable aux négociations d’un accord de paix, alors que le président américain martèle désormais que ce n’est pas une étape indispensable.”Travaillons en ce sens et essayons de mettre la pression sur la Russie”, a dit Friedrich Merz, alors que le plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale se poursuit, avec des attaques de drones et de missiles balistiques russes contre l’Ukraine.- “Très bonne protection” -Avant que ne commencent les discussions avec les Européens, le président américain a dit à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un échange apparemment capté à son insu par un micro, et en parlant de Vladimir Poutine: “Je pense qu’il veut conclure un accord pour moi. Vous comprenez? Aussi dingue que ça paraisse”.Dans un ballet diplomatique inédit, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb et le président français Emmanuel Macron sont arrivés les uns après les autres à la Maison Blanche, pour faire bloc autour de Volodymyr Zelensky.Le président ukrainien avait redit lundi, avant de venir à la Maison Blanche, qu’il ne fallait pas que la Russie soit “récompensée” pour avoir envahi son pays en février 2022.Le président américain, qui n’a jamais désigné Moscou comme responsable du conflit, a évoqué à nouveau lundi la question d'”échanges de territoires”.

Trump veut réunir Poutine et Zelensky après une “très bonne” réunion avec les Européens

Donald Trump a annoncé lundi au terme d’une “très bonne” réunion avec Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants européens qu’il allait “commencer les préparatifs” d’une rencontre entre le président ukrainien et Vladimir Poutine.Selon une source proche des discussions, le président russe s’est dit prêt à rencontrer le chef d’Etat ukrainien, pendant un coup de fil lundi avec son homologue américain.Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que cette rencontre, en un lieu qui reste à déterminer, serait suivie d’une réunion à trois avec lui-même, visant à ramener la paix après trois ans et demi de conflit.Lundi, Donald Trump et ses invités ont “discuté de garanties de sécurité pour l’Ukraine, des garanties qui seraient fournies par divers pays européens, en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique”, a par ailleurs indiqué le président américain.Moscou refuse toute garantie de sécurité passant par l’Otan et son mécanisme de défense collective, le célèbre Article 5.  – “La meilleure” -Les discussions multilatérales à la Maison Blanche ont été interrompues momentanément le temps que le président américain s’entretienne au téléphone avec Vladimir Poutine.”Je pense que nous avons eu une très bonne conversation avec le président Trump, c’était vraiment la meilleure”, a déclaré pour sa part le chef de l’Etat ukrainien en début d’après-midi.Avant le format élargi aux dirigeants européens, les deux hommes avaient eu un entretien bilatéral dans le Bureau ovale, où ils ont répondu à quelques questions des journalistes sur un ton cordial, à l’extrême opposé de l’humiliation publique subie par Volodymyr Zelensky au même endroit fin février.”Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre”, a dit le président ukrainien, à qui le vice-président JD Vance avait reproché la dernière fois de ne pas être assez reconnaissant du soutien américain.- Cessez-le-feu -Volodymyr Zelensky et les Européens ont tout fait pour mettre Donald Trump dans les meilleurs dispositions, après sa rencontre peu concluante de vendredi avec Vladimir Poutine, pendant laquelle le président russe n’a fait aucune concession publique sur l’Ukraine.Le président ukrainien portait une veste de costume noire et une chemise noire qui lui ont valu les compliments de Donald Trump, extrêmement sensible aux marques de respect protocolaire.”J’adore!”, a réagi le président américain en accueillant son invité, violemment critiqué par les partisans de Donald Trump en février pour sa tenue d’inspiration militaire, jugée trop décontractée.Les invités de Donald Trump l’ont, comme Volodymyr Zelensky, remercié vivement pour ses efforts de médiation.La seule note un peu discordante est venue du chancelier allemand, qui a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu préalable aux négociations d’un accord de paix, alors que le président américain martèle désormais que ce n’est pas une étape indispensable.”Travaillons en ce sens et essayons de mettre la pression sur la Russie”, a dit Friedrich Merz, alors que le plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale se poursuit, avec des attaques de drones et de missiles balistiques russes contre l’Ukraine.- “Très bonne protection” -Avant que ne commencent les discussions avec les Européens, le président américain a dit à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un échange apparemment capté à son insu par un micro, et en parlant de Vladimir Poutine: “Je pense qu’il veut conclure un accord pour moi. Vous comprenez? Aussi dingue que ça paraisse”.Dans un ballet diplomatique inédit, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb et le président français Emmanuel Macron sont arrivés les uns après les autres à la Maison Blanche, pour faire bloc autour de Volodymyr Zelensky.Le président ukrainien avait redit lundi, avant de venir à la Maison Blanche, qu’il ne fallait pas que la Russie soit “récompensée” pour avoir envahi son pays en février 2022.Le président américain, qui n’a jamais désigné Moscou comme responsable du conflit, a évoqué à nouveau lundi la question d'”échanges de territoires”.

Trump, Zelensky et la diplomatie vestimentaire

Le sort de l’Ukraine s’est-il joué sur une veste de costume? Certainement pas, mais le choix de Volodymyr Zelensky de renoncer lundi à son habituelle tenue d’inspiration militaire pour une mise plus formelle a mis Donald Trump d’excellente humeur.”Je n’arrive pas à y croire. J’adore!”: voici comment le président américain accueille lundi son homologue ukrainien avant une réunion cruciale pour l’Ukraine, et même l’Europe tout entière, en désignant la veste noire au boutonnage très haut et la chemise noire au col fermé de son invité.”C’est ce que j’avais de mieux”, répond ce dernier, qui n’est pas allé jusqu’à revêtir un costume de ville classique avec chemise claire et cravate.Les deux hommes sourient en se serrant la main, puis s’engouffrent dans l’aile ouest de la Maison Blanche – un protocole simple qui tranche avec le tapis rouge déroulé vendredi en Alaska pour la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump sur une base militaire.Autre différence: le président américain et le président russe n’ont répondu à aucune question de journaliste vendredi, tandis que lundi, le milliardaire de 79 ans a renoué avec son habitude de tenir une conférence de presse quand il reçoit un visiteur étranger dans le Bureau ovale.- “Magnifique!” -C’est ainsi que lors de sa dernière visite le 28 février, Volodymyr Zelensky avait été pris à partie par Brian Glenn, un présentateur proche du courant MAGA (pour “Make America Great Again”, le mouvement créé et incarné par Donald Trump) avant de subir une attaque en règle de la part du vice-président JD Vance puis du président américain.Le chef d’Etat ukrainien présente sa tenue emblématique, faite d’un chandail sombre et d’un pantalon de treillis, comme un symbole de solidarité avec les forces armées. Mais, note le New York Times, il avait déjà porté une veste avec une chemise sombre, conçues selon le quotidien par le créateur ukrainien Viktor Anisimov, pour les funérailles du pape François.Six mois après le pugilat de février, Brian Glenn est à nouveau de la partie lundi, dans ce Bureau ovale où Donald Trump a fait de la place pour de nombreuses décorations dorées et pour les représentants de médias le soutenant ouvertement.L’animateur de la chaîne Real America’s Voice, compagnon de l’élue de droite radicale Marjorie Taylor Greene, lance à Volodymyr Zelensky: “Vous êtes magnifique dans ce costume.””Je lui ai dit la même chose!”, s’exclame Donald Trump, en tapotant l’épaule du président ukrainien.”C’est lui qui vous a attaqué la dernière fois”, dit-il ensuite à Volodymyr Zelensky.- “Je me souviens” -L’ancien comédien répond, avec un petit sourire: “Je me souviens.” Puis, pince-sans-rire, il s’adresse à Brian Glenn: “Vous portez le même costume. Je me suis changé.” La pique amuse beaucoup le président américain, ancien animateur de télé-réalité.Brian Glenn demande ensuite au président ukrainien si, une fois la paix revenue, il s’engage à organiser des élections.Volodymyr Zelensky répond par l’affirmative mais le sujet éveille l’intérêt de Donald Trump, qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 et qui a plusieurs fois parlé de se présenter pour un troisième mandat, ce que la Constitution américaine interdit.”Donc si nous sommes en guerre contre quelqu’un, plus d’élections? C’est bien, ça”, lance le président américain, sur un ton amusé.”Vous aimez cette idée!”, note Volodymyr Zelensky, en riant.Le chef d’Etat, venu exhorter le président américain à ne pas abandonner son pays face à la Russie, n’a pas seulement changé de tenue et adopté un ton badin.Il a aussi remercié avec insistance son hôte: “Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre.”La dernière fois, JD Vance avait lancé les hostilités contre Volodymyr Zelensky en lui reprochant de ne pas avoir “dit une seule fois merci” pour les dizaines de milliards de dollars d’aide militaire des Etats-Unis.Cette fois le vice-président, à nouveau présent dans le Bureau ovale, est resté muet, du moins tant que les journalistes étaient dans la pièce.

L’ouragan Erin se renforce et poursuit sa route vers les Bahamas

Le puissant ouragan Erin continue de se renforcer lundi dans la région des Caraïbes et poursuit sa route vers les Bahamas, porteur de vents soutenus et de pluies intenses, selon le centre américain des ouragans (NHC).Premier ouragan de la saison en Atlantique nord, Erin est repassé dans la nuit en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, et devrait continuer à s’intensifier et s’élargir, selon les prévisions météorologiques.Avec des vents allant jusqu’à 220 km/h, il se trouve désormais au-dessus de l’île Grand Turk de l’archipel ultra-marin britannique des Îles Turques-et-Caïques et poursuit sa progression vers les Bahamas.Il devrait provoquer lundi de fortes averses localisées à travers ces territoires ainsi qu’en Haïti et en République dominicaine, prévient le NHC, qui alerte sur le risque d’inondations.Au cours du week-end, Erin s’était rapproché du nord des Petites Antilles et de Porto Rico, provoquant des dégâts matériels. Dans ce territoire américain des Caraïbes meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, des maisons et routes ont ainsi été submergées par les eaux.Les vents puissants ont également couchés des arbres sur la chaussée, et 150.000 ménages avaient été privés de courant dimanche, les équipes étant à pied d’oeuvre pour réparer les dégâts. La compagnie d’électricité locale Luma a précisé que le service avait été rétabli pour 96% de ses clients.Les autorités météorologiques s’attendent à ce que l’ouragan poursuivre sa trajectoire vers le nord-ouest, passant en milieu de semaine entre la côte est des Etats-Unis et les Bermudes.Erin devrait “croître de manière plutôt spectaculaire”, a prévenu Michael Brennan, directeur du NHC.Et d’avertir: “cela va créer des conditions maritimes très dangereuses dans toute la partie occidentale de l’Atlantique et augmenter le risque de vagues et de courants dangereux et potentiellement mortels sur presque toute la côte est des États-Unis”.Des inondations côtières sont également à craindre, notamment sur un chapelet d’îles bordant la Caroline du Nord. En prévision, certaines zones ont été soumises à des ordres d’évacuation.L’ouragan Erin s’était renforcé au cours du week-end, atteignant le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région avait été marquée par plusieurs tempêtes meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.

L’ouragan Erin se renforce et poursuit sa route vers les Bahamas

Le puissant ouragan Erin continue de se renforcer lundi dans la région des Caraïbes et poursuit sa route vers les Bahamas, porteur de vents soutenus et de pluies intenses, selon le centre américain des ouragans (NHC).Premier ouragan de la saison en Atlantique nord, Erin est repassé dans la nuit en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, et devrait continuer à s’intensifier et s’élargir, selon les prévisions météorologiques.Avec des vents allant jusqu’à 220 km/h, il se trouve désormais au-dessus de l’île Grand Turk de l’archipel ultra-marin britannique des Îles Turques-et-Caïques et poursuit sa progression vers les Bahamas.Il devrait provoquer lundi de fortes averses localisées à travers ces territoires ainsi qu’en Haïti et en République dominicaine, prévient le NHC, qui alerte sur le risque d’inondations.Au cours du week-end, Erin s’était rapproché du nord des Petites Antilles et de Porto Rico, provoquant des dégâts matériels. Dans ce territoire américain des Caraïbes meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, des maisons et routes ont ainsi été submergées par les eaux.Les vents puissants ont également couchés des arbres sur la chaussée, et 150.000 ménages avaient été privés de courant dimanche, les équipes étant à pied d’oeuvre pour réparer les dégâts. La compagnie d’électricité locale Luma a précisé que le service avait été rétabli pour 96% de ses clients.Les autorités météorologiques s’attendent à ce que l’ouragan poursuivre sa trajectoire vers le nord-ouest, passant en milieu de semaine entre la côte est des Etats-Unis et les Bermudes.Erin devrait “croître de manière plutôt spectaculaire”, a prévenu Michael Brennan, directeur du NHC.Et d’avertir: “cela va créer des conditions maritimes très dangereuses dans toute la partie occidentale de l’Atlantique et augmenter le risque de vagues et de courants dangereux et potentiellement mortels sur presque toute la côte est des États-Unis”.Des inondations côtières sont également à craindre, notamment sur un chapelet d’îles bordant la Caroline du Nord. En prévision, certaines zones ont été soumises à des ordres d’évacuation.L’ouragan Erin s’était renforcé au cours du week-end, atteignant le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région avait été marquée par plusieurs tempêtes meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.

Le Hamas accepte une nouvelle proposition de cessez-le-feu à Gaza

Le mouvement islamiste Hamas a annoncé lundi avoir accepté une nouvelle proposition des médiateurs sur une trêve avec Israël dans la bande de Gaza, associée à une libération d’otages retenus dans le territoire palestinien.Les efforts des médiateurs -Egypte, Qatar et Etats-Unis- ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable dans la guerre qui ravage Gaza, où, selon la Défense civile, 20 Palestiniens ont été tués lundi dans l’offensive dévastatrice israélienne.Celle-ci a été lancée en riposte à une attaque d’un violence sans précédent menée par des commandos du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Sur les 251 otages enlevés ce jour-là, 49 sont encore retenus à Gaza, dont 27 morts selon l’armée israélienne.Au Caire, le directeur des services de renseignement égyptiens Diaa Rashwan a déclaré au média d’Etat Al-Qahera News que l’Egypte et le Qatar avaient soumis leur proposition à Israël. “La balle est désormais dans le camp israélien”, a-t-il affirmé.Israël n’a pas encore commenté la proposition de trêve, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait prévenu la semaine dernière qu’il n’accepterait qu’un accord “dans lequel tous les otages seront libérés d’un seul coup et selon nos conditions pour mettre fin à la guerre”.”Le Hamas a accepté la nouvelle proposition des médiateurs. Nous prions Dieu d’éteindre le feu de cette guerre contre notre peuple”, a déclaré sur les réseaux sociaux un responsable du Hamas, Bassem Naïm. Le plan prévoit, selon une source palestinienne proche du dossier, “une trêve de 60 jours et la libération” des otages “en deux vagues”.Ces annonces surviennent au moment où l’armée israélienne cherche à prendre le contrôle de la ville de Gaza et les camps de réfugiés voisins, avec l’objectif affiché d’en finir avec le Hamas et de libérer tous les otages.- “Pression extrême” -Lundi, M. Netanyahu a déclaré avoir “discuté avec le ministre de la Défense et le chef d’état-major de nos plans concernant Gaza-ville et de l’accomplissement de nos missions”.”Le Hamas est sous une pression extrême”, a-t-il commenté selon un communiqué, sans référence explicite au plan de trêve.Selon des témoins, les bombardements israéliens se sont poursuivis dans le quartier de Zeitoun à Gaza-ville. Une colonne d’une dizaine de blindés israéliens, avec des bulldozers, s’est positionnée à côté d’une école dans un autre quartier, Al-Sabra, d’après eux.La proposition acceptée par le Hamas reprend les grandes lignes d’un précédent plan de l’émissaire américain Steve Witkoff.Selon une source au Jihad islamique, allié du Hamas, le plan prévoit une trêve de 60 jours en échange de la remise de 10 otages vivants et de corps de captifs. “Les otages restants seraient libérés lors d’une deuxième phase, avec des négociations immédiates à suivre pour un accord plus global” visant à mettre fin à la guerre, avec des garanties internationales.D’après Al-Qahera News, le plan prévoit dans un premier temps “la remise de 10 otages vivants et la moitié des corps”, ainsi que “le redéploiement” des troupes israéliennes qu contrôlent environ 75% de la bande de Gaza.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens.- Camions bloqués -M. Netanyahu est soumis à de fortes pressions tant de la part de l’opinion publique, qui craint pour le sort des otages qu’à l’international avec des appels à mettre fin aux souffrances des Gazaouis.Depuis le début de la guerre, Israël assiège à Gaza plus de deux millions de Palestiniens menacés de famine selon l’ONU. Israël rejette les accusations de famine délibérée et affirme autoriser l’entrée de davantage d’aides.Au point de passage de Rafah, entre Gaza et l’Egypte, des centaines de camions d’aides attendent dans le désert égyptien, bloqués depuis des jours, selon des responsables humanitaires sur place et des chauffeurs.Seuls quelques camions ont été autorisés par Israël à entrer dans Gaza et l’acheminement des produits de première nécessité reste extrêmement lent en raison des restrictions, d’après eux.Israël a refusé l’entrée d’équipements médicaux vitaux et de pièces détachées pour les infrastructures d’approvisionnement en eau, car selon lui ils ont “un double usage”, c’est-à-dire susceptibles d’être utilisés à des fins militaires, ont-ils ajouté.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort côté israélien de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne a fait 62.004 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Trump reçoit aimablement Zelensky et exprime son optimisme sur la paix en Ukraine

“Cette guerre va se terminer”: Donald Trump a exprimé lundi un certain optimisme sur la possibilité d’arriver à la paix en Ukraine, en recevant aimablement Volodymyr Zelensky.Il est très vite apparu que cette réunion cruciale serait bien différente de celle qui avait vu le président américain humilier publiquement son homologue ukrainien fin février.Donald Trump, accueillant Volodymyr Zelensky à environ 13h15 locale (17h15 GMT), l’a complimenté sur sa veste et sa chemise sombres, remplaçant son habituelle tenue d’inspiration militaire.Le chef d’Etat ukrainien, étrillé la dernière fois par les partisans du milliardaire républicain pour son choix vestimentaire et parce qu’il n’avait pas selon eux exprimé assez de gratitude, a cette fois remercié son hôte dès le début de leur entretien.”Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre”, a dit le président ukrainien dans le Bureau ovale.- “Très bonne protection” -Donald Trump, sans entrer dans les détails, a assuré que les Etats-Unis “seraient impliqués” dans la sécurité future de l’Ukraine, un sujet crucial pour Kiev et les Européens. “Nous leur donnerons une très bonne protection”, a-t-il promis, après avoir déjà récemment précisé que toute garantie de sécurité devrait être inventée hors du cadre de l’Otan, pour être acceptée par Moscou.Il a en revanche à nouveau jugé qu’un cessez-le-feu n’était pas nécessaire pour engager un processus de paix, contrairement à ce que demandent les Ukrainiens et leurs alliés européens.Le président américain a aussi redit qu’il voulait organiser une réunion à trois avec Vladimir Poutine, “si tout se passait bien”, et annoncé qu’il appellerait le dirigeant russe, qu’il avait rencontré vendredi en Alaska, plus tard lundi.- Les Européens venus faire bloc -Après leur réunion bilatérale, Volodymyr Zelensky et Donald Trump seront rejoints par des dirigeants européens, venus faire bloc autour du chef de l’Etat ukrainien à Washington.Le chef de l’Otan Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont arrivés à la Maison Blanche, reçus par la cheffe du protocole Monica Crawley, alors qu’une alerte aérienne retentissait à Kiev. Ont suivi, dans un ballet protocolaire sans précédent, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb et le président français Emmanuel Macron.Le président ukrainien avait redit lundi, avant de venir à la Maison Blanche, qu’il ne fallait pas que la Russie soit “récompensée” pour avoir envahi son pays en février 2022.Le président américain, qui n’a jamais désigné la Russie comme responsable du conflit, avait lui écrit sur son réseau Truth Social que Volodymyr Zelensky “pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le voulait”.- “Je sais exactement ce que je fais” -Piqué au vif par les critiques de ses opposants sur la rencontre vendredi avec Vladimir Poutine, lors de laquelle il n’a obtenu ni cessez-le-feu ni concessions publiques, Donald Trump a répliqué sur un ton rageur.”Je sais exactement ce que je fais”, a-t-il écrit lundi sur Truth Social.Le milliardaire républicain, très vague sur ce qu’il attend de Moscou, a dit publiquement ce qu’il voulait de Kiev: renoncer à la Crimée occupée par la Russie depuis 2014 ainsi qu’à une adhésion à l’Otan.Un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP que Donald Trump soutenait par ailleurs une proposition russe selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (est), et le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).Lundi, les combats ont continué en Ukraine, avec des tirs de drones et de missiles.Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.

Trump reçoit aimablement Zelensky et exprime son optimisme sur la paix en Ukraine

“Cette guerre va se terminer”: Donald Trump a exprimé lundi un certain optimisme sur la possibilité d’arriver à la paix en Ukraine, en recevant aimablement Volodymyr Zelensky.Il est très vite apparu que cette réunion cruciale serait bien différente de celle qui avait vu le président américain humilier publiquement son homologue ukrainien fin février.Donald Trump, accueillant Volodymyr Zelensky à environ 13h15 locale (17h15 GMT), l’a complimenté sur sa veste et sa chemise sombres, remplaçant son habituelle tenue d’inspiration militaire.Le chef d’Etat ukrainien, étrillé la dernière fois par les partisans du milliardaire républicain pour son choix vestimentaire et parce qu’il n’avait pas selon eux exprimé assez de gratitude, a cette fois remercié son hôte dès le début de leur entretien.”Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre”, a dit le président ukrainien dans le Bureau ovale.- “Très bonne protection” -Donald Trump, sans entrer dans les détails, a assuré que les Etats-Unis “seraient impliqués” dans la sécurité future de l’Ukraine, un sujet crucial pour Kiev et les Européens. “Nous leur donnerons une très bonne protection”, a-t-il promis, après avoir déjà récemment précisé que toute garantie de sécurité devrait être inventée hors du cadre de l’Otan, pour être acceptée par Moscou.Il a en revanche à nouveau jugé qu’un cessez-le-feu n’était pas nécessaire pour engager un processus de paix, contrairement à ce que demandent les Ukrainiens et leurs alliés européens.Le président américain a aussi redit qu’il voulait organiser une réunion à trois avec Vladimir Poutine, “si tout se passait bien”, et annoncé qu’il appellerait le dirigeant russe, qu’il avait rencontré vendredi en Alaska, plus tard lundi.- Les Européens venus faire bloc -Après leur réunion bilatérale, Volodymyr Zelensky et Donald Trump seront rejoints par des dirigeants européens, venus faire bloc autour du chef de l’Etat ukrainien à Washington.Le chef de l’Otan Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont arrivés à la Maison Blanche, reçus par la cheffe du protocole Monica Crawley, alors qu’une alerte aérienne retentissait à Kiev. Ont suivi, dans un ballet protocolaire sans précédent, le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb et le président français Emmanuel Macron.Le président ukrainien avait redit lundi, avant de venir à la Maison Blanche, qu’il ne fallait pas que la Russie soit “récompensée” pour avoir envahi son pays en février 2022.Le président américain, qui n’a jamais désigné la Russie comme responsable du conflit, avait lui écrit sur son réseau Truth Social que Volodymyr Zelensky “pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le voulait”.- “Je sais exactement ce que je fais” -Piqué au vif par les critiques de ses opposants sur la rencontre vendredi avec Vladimir Poutine, lors de laquelle il n’a obtenu ni cessez-le-feu ni concessions publiques, Donald Trump a répliqué sur un ton rageur.”Je sais exactement ce que je fais”, a-t-il écrit lundi sur Truth Social.Le milliardaire républicain, très vague sur ce qu’il attend de Moscou, a dit publiquement ce qu’il voulait de Kiev: renoncer à la Crimée occupée par la Russie depuis 2014 ainsi qu’à une adhésion à l’Otan.Un responsable au courant d’échanges téléphoniques samedi entre le président américain et des dirigeants européens a affirmé à l’AFP que Donald Trump soutenait par ailleurs une proposition russe selon laquelle Kiev céderait les régions de Donetsk et Lougansk (est), et le front serait gelé dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).Lundi, les combats ont continué en Ukraine, avec des tirs de drones et de missiles.Une frappe de drone russe a fait sept morts et des blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes dans les régions de Kherson et Donetsk, dont d’importantes parties sont sous contrôle des troupes russes, selon les autorités d’occupation.