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Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de …

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Liban: les camps palestiniens entament leur désarmement

Des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé jeudi à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais. “Aujourd’hui marque le début de la première phase du processus de remise des armes à l’intérieur des camps palestiniens”, a indiqué dans un communiqué le président du Comité de dialogue libano-palestinien, Ramez Damaschkieh.L’opération a débuté dans le camp de Bourj al-Barajneh à Beyrouth, où un premier lot d’armes a été remis à l’armée libanaise, a constaté un photographe de l’AFP. Un camion a transporté des armes et munitions placées dans des sacs du camp vers un parking voisin, où des militaires libanais étaient déployés. Des dizaines de combattants en treillis, armés de fusils ont aussi été vus par l’AFP devant le siège à Beyrouth du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas.L’émissaire américain, Tom Barrack, a salué une “étape historique vers l’unité et la stabilité” du Liban. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s’est également félicité du début du processus, qui, a-t-il dit, “s’achèvera avec la remise de lots supplémentaires dans les semaines à venir depuis Bourj al-Barajneh et d’autres camps », selon un communiqué de son cabinet.Un responsable sécuritaire palestinien avait plus tôt précisé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que “le Fatah commencera à remettre ses armes dans le camp de Bourj, dans le cadre de la coordination avec l’armée libanaise”. – “Démarche symbolique” -En mai, M. Abbas s’était rendu à Beyrouth – sa première visite au Liban depuis 2017 – et y avait conclu avec le président libanais Joseph Aoun un accord prévoyant la remise aux autorités de toutes les armes présentes dans les camps palestiniens.Le Liban est en parallèle sous fortes pressions américaines pour désarmer le Hezbollah, après les lourdes pertes infligées au mouvement pro-iranien lors de sa guerre contre Israël l’an dernier. Le 5 août, le gouvernement a chargé l’armée de préparer un plan pour le désarmer d’ici la fin 2025.Une source sécuritaire du camp de Bourj el-Barajneh a estimé que “l’initiative du Fatah de commencer à remettre ses armes est symbolique, et découle d’un accord entre Aoun et le fils du président palestinien, Yasser Abbas, actuellement en visite à Beyrouth”. Cette démarche vise à “encourager les autres factions (palestiniennes armées) à suivre le même chemin”, a ajouté cette source, soulignant que dans les camp, ces dernières “n’ont pas encore décidé de remettre leurs armes”. L’Autorité palestinienne n’exerce pas de contrôle sur ces autres factions, au premier rang desquelles figure le Hamas, le mouvement islamiste palestinien en guerre contre Israël à Gaza depuis octobre 2023. – “Illégitimes” -Le Liban accueille environ 222.000 réfugiés palestiniens, selon l’agence onusienne Unrwa, dont une majorité vit dans des camps surpeuplés échappant au contrôle de l’Etat.Le camp d’Aïn al-Hilweh, près de Saïda (sud), est le plus grand du pays et abrite notamment des personnes recherchées par les autorités libanaises.La remise des armes devait initialement commencer à la mi-juin, mais, dans un entretien la semaine dernière à la chaîne saoudienne Al-Arabiya, M. Aoun avait imputé le retard à la guerre qui a opposé en juin l’Iran et Israël et à “des considérations internes à l’Autorité palestinienne”.Badie al-Habet, membre de la direction du Fatah à Beyrouth, a déclaré à l’AFP que la remise attendue jeudi concernait “les armes illégitimes détenues par des individus illégitimes”.Il a toutefois précisé que les armes du personnel de sécurité palestinien dans les camps n’étaient pas concernées.Les factions armées palestiniennes, dont le Hamas, ont tiré à plusieurs reprises sur Israël depuis le Liban lors du conflit qui a opposé Israël au Hezbollah avant un accord de cessez-le-feu conclu fin novembre. Le texte stipule que seule l’armée libanaise est autorisée à conserver des armes et qu’elle est la seule force, avec les Casques bleus de l’ONU, à être déployée dans le sud du pays. Israël poursuit néanmoins ses frappes contre le Liban et maintient ses troupes sur cinq positions stratégiques dans cette région. Le Hezbollah, de son côté, a affirmé qu’il résisterait à toute tentative de désarmement.

Liban: les camps palestiniens entament leur désarmement

Des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé jeudi à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais. “Aujourd’hui marque le début de la première phase du processus de remise des armes à l’intérieur des camps palestiniens”, …

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Trump obtient une victoire judiciaire en échappant à une très lourde amende

Donald Trump a remporté jeudi une importante victoire judiciaire en obtenant l’annulation en appel de l’amende de près d’un demi-milliard de dollars à laquelle il avait été condamné pour fraudes en 2024, au terme d’un procès-fleuve et ultramédiatisé.Dans sa décision, une cour d’appel de l’Etat de New York invoque à propos du montant de 464 millions de dollars “une amende excessive qui viole le huitième amendement de la Constitution des États-Unis”, qui interdit les condamnations disproportionnées.La procureure générale de l’Etat Letitia James, adversaire farouche du président et initiatrice des poursuites contre lui, a aussitôt annoncé qu’elle allait faire appel de cette décision.Elle note au passage que la cour d’appel a confirmé sur le fond que Donald Trump et deux de ses fils, jugés à ses côtés dans ce dossier, étaient bien “responsables de fraudes”. “Cela ne devrait pas être oublié par l’histoire : un autre tribunal a statué que le président avait enfreint la loi”, dit-elle.Reste qu’en obtenant l’annulation de l’amende astronomique à laquelle il avait été condamné, le président républicain peut s’enorgueillir d’une victoire face à une institution judiciaire qu’il ne cesse d’accuser d’acharnement à son égard.”Il s’agissait d’une chasse aux sorcières politique”, a-t-il réagi dans un long message au ton vengeur sur son réseau Truth Social. “Tout ce que j’ai fait était absolument CORRECT, et même, PARFAIT”.Dans cette affaire, lui et ses fils Donald Jr et Eric avaient été reconnus coupables d’avoir fait enfler de manière colossale durant les années 2010 la valeur des actifs de la Trump Organization – leurs gratte-ciel, hôtels de luxe ou golfs dans le monde entier.Le but était d’obtenir des prêts plus favorables de banques et de meilleures conditions d’assurance.L’affaire avait éclaté à la suite du témoignage devant le Congrès d’un ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, qui avait assuré que le milliardaire mentait sur la valeur de ses immeubles, comme son triplex à Manhattan, dont la surface avait été gonflée artificiellement.Pour leur défense, l’homme d’affaires et ses fils avaient plaidé de simples erreurs comptables, faites de bonne foi. Outre l’amende, ils s’étaient également vu interdire de gérer une entreprise pendant trois ans.- Procès en forme de tribune -Au cours d’un procès qui avait duré d’octobre à début 2024, à un moment où Donald Trump n’était que candidat putatif à un second mandat et se débattait avec ses ennuis judiciaires, plus de 40 personnes avaient été auditionnées.Regards noirs sur le banc du tribunal, saillies à l’encontre des juges et du parquet, incidents d’audience : sous l’oeil des médias du monde entier, Donald Trump s’était employé à faire du procès une tribune politique, tempêtant contre une justice aux mains des démocrates du président Joe Biden et “un procès digne d’une république bananière”. Tout au long de l’audience, le juge Arthur Engoron avait tenté de cadrer les réponses du bouillonnant milliardaire, rappelé à l’ordre à de nombreuses reprises – et contraint de payer plusieurs amendes pour prix de ses emportements.Cette affaire judiciaire était l’une des dernières à aller jusqu’à son terme pour Donald Trump, qui bénéficie depuis sa réélection d’une immunité qui le place à l’abri des poursuites. “Victoire massive !!!”, s’est réjoui jeudi sur X son fils Donald Jr. “Ca a toujours été une chasse aux sorcières, une ingérence dans les élections et une totale parodie de justice… et même une cour d’appel de NY à tendance progressiste est d’accord !”.Le conseiller au commerce de Trump, Peter Navarro, est allé jusqu’à dire que la place de la procureure générale Letitia James, une démocrate, devrait être “en prison”. “Les démocrates avaient vraiment surestimé leur coup cette fois-là, parce qu’ils pensaient qu’ils pourraient écarter Donald Trump”, a-t-il déclaré jeudi devant des journalistes à la Maison Blanche.

Trump obtient une victoire judiciaire en échappant à une très lourde amende

Donald Trump a remporté jeudi une importante victoire judiciaire en obtenant l’annulation en appel de l’amende de près d’un demi-milliard de dollars à laquelle il avait été condamné pour fraudes en 2024, au terme d’un procès-fleuve et ultramédiatisé.Dans sa décision, une cour d’appel de l’Etat de New York invoque à propos du montant de 464 …

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Mort de Jean Pormanove: l’autopsie exclut “l’intervention d’un tiers”

Le décès du streamer Jean Pormanove, après plus de 12 jours de vidéo live le montrant violenté et humilié par ses partenaires de streaming, “n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers”, selon les conclusions de l’autopsie révélées jeudi par le procureur de la République de Nice.”Les causes probables du décès apparaissent donc d’origine médicale et/ou toxicologique”, ajoute le procureur Damien Martinelli dans un communiqué.La mort en direct de Raphaël Graven, alias JP ou Jean Pormanove, diffusée sur la plateforme Kick et suivie par des milliers d’internautes a suscité un énorme scandale, la ministre déléguée chargée du Numérique Clara Chappaz dénonçant “une horreur absolue”.Une vidéo diffusée en live lundi sur Kick, et largement partagée depuis, montrait JP, allongé inanimé dans un lit au moment de la découverte de son décès par un de ses partenaires de streaming, Owen Cenazandotti, alias Narutovie, dans leur studio de tournage à Contes, près de Nice.Sur d’autres vidéos, largement partagées depuis lundi sur les réseaux sociaux, Jean Pormanove, 46 ans, se faisait insulter, frapper par Narutovie et un autre influenceur, Safine Hamadi dit Safine, ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball, semblant assumer son rôle de souffre-douleur, au côté d’un autre homme, surnommé Coudoux, visiblement handicapé.En janvier dernier, le parquet de Nice avait déjà ouvert une enquête après la révélation de ces vidéos par Mediapart, visant notamment des faits de “violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables”. Owen Cenazandotti, 26 ans, et Safine Hamadi, 23 ans, avaient alors été placés en garde à vue mais relâchés sans charge.- “Ecchymoses et lésions cicatrisées” -Tant Jean Pormanove que le dit Coudoux avaient, selon le parquet, “fermement” contesté être victimes de violences, invoquant “des mises en scènes destinées à faire le buzz” et à gagner de l’argent, grâce aux dons des internautes versés à la plateforme lors des “défis” en direct.Lors de l’autopsie, les deux médecins légistes n’ont relevé ni “lésions traumatiques tant au niveau interne qu’externe”, ni “brûlures”, mais uniquement la “présence de quelques ecchymoses et lésions cicatrisées plus particulièrement sur les membres inférieurs”, indique jeudi le procureur.”A la lumière de ces éléments, les médecins experts considèrent que le décès de M. Graven n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers”, écrit M. Martinelli, qui précise que “des analyses complémentaires, toxicologiques et anatomopathologiques, ont été ordonnées pour préciser ces causes”.Ces analyses seront mises en relation avec certains témoignages faisant état de “difficultés cardiaques” détectées lors d’une anesthésie en Turquie en 2024, et d’un “traitement médical pour la glande thyroïde”, ajoute le procureur, qui précise que la direction nationale de la police judiciaire et l’office anticybercriminalité ont été cosaisis avec la police des Alpes-Maritimes pour la suite des enquêtes.Selon des témoignages recueillis par l’AFP auprès de proches de Jean Pormanove, ce dernier, qui avait accumulé des petits boulots après plusieurs années au sein de l’armée en Moselle, sa région d’origine, était de santé fragile, avec une hygiène de vie déplorable, s’alimentant essentiellement de sucreries et fumant jusqu’à trois paquets de cigarettes par jour.Si certains proches des influenceurs niçois ont assuré que JP vivait “sa meilleure vie” depuis sa rencontre en 2020 avec Narutovie, un de ses anciens amis, militaire à la retraite, s’est quant à lui dit convaincu que Raphaël Graven, décrit comme “crédule” et “pas très intelligent”, se faisait “manipuler”.Mise en cause, la plateforme australienne de diffusion en direct Kick s’est engagée jeudi à revoir l’ensemble des règles de supervision et de modération de ses contenus, après un échange avec l’Arcom, le gendarme du numérique.La ministre Clara Chappaz, en déplacement dans le Loiret, a quant à elle estimé qu’il y avait “urgence à sortir de ce Far West numérique”, pointant aussi la responsabilité des “200.000 personnes qui suivaient cette chaîne et payaient”.

L’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza

L’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza, de nouveau pilonnée jeudi, et a appelé à une évacuation des hôpitaux vers le sud en préalable à son offensive, une exigence rejetée par le ministère de la Santé sous l’autorité du Hamas.L’armée a annoncé jeudi avoir commencé à appeler hôpitaux et organisations internationales opérant dans la ville, située dans le nord du territoire, à se préparer à évacuer vers le sud. Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à cette opération visant à prendre le contrôle d’une zone urbaine peuplée, présentée comme un des derniers grands bastions du Hamas. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz “a approuvé” mercredi l’offensive à Gaza-ville, après plus de 22 mois de guerre qui ont ravagé le territoire palestinien et y ont fait des dizaines de milliers de morts, et le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, doit donner jeudi l’aval final, selon son cabinet.L’armée a annoncé mercredi que ses forces étaient “en périphérie” de Gaza. Dans l’attente, Israël n’a toujours pas formellement répondu à une nouvelle proposition des médiateurs pour une trêve associée à une libération d’otages retenus à Gaza.Le plan a été accepté lundi par le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre.- “Evacuation complète” – Avertissant d’une prochaine “évacuation complète” de Gaza-ville, l’armée a commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux à “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”. L’armée a dit assurer à ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé après sa destruction systématique” par l’armée israélienne, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi après-midi plusieurs très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens.”Il est préoccupant que de telles allégations graves soient avancées sans détails concrets à l’appui”, a balayé l’armée, sollicitée par l’AFP. Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations de la Défense civile ou de l’armée. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les 49 otages – dont 27 morts selon l’armée – qui y sont toujours retenus depuis le 7-Octobre.Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés doivent faire face à une catastrophe humanitaire. – “Torpillage” – Pour le Hamas, l’opération contre Gaza-ville “témoigne d’un mépris flagrant des efforts déployés par les médiateurs” -Egypte, Qatar et Etats-Unis.La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Une source gouvernementale israélienne a affirmé que le gouvernement Netanyahu continuait “d’exiger la libération” de tous les otages “conformément aux principes fixés par le cabinet pour mettre fin à la guerre”. Une position qui alimente la colère de proches d’otages: “il y a un accord sur la table qui peut sauver des otages (…) le Hamas a accepté, mais au bureau du Premier ministre, ils insistent pour torpiller, ce qui condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a dénoncé Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. La Croix-rouge internationale a elle jugé jeudi “intolérable” l’intensification des hostilités, “qui signifie plus de morts, de déplacements, de destructions”.

L’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza

L’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza, de nouveau pilonnée jeudi, et a appelé à une évacuation des hôpitaux vers le sud en préalable à son offensive, une exigence rejetée par le ministère de la Santé sous l’autorité du Hamas.L’armée a annoncé jeudi avoir commencé à appeler hôpitaux et organisations internationales opérant dans la ville, située dans le nord du territoire, à se préparer à évacuer vers le sud. Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à cette opération visant à prendre le contrôle d’une zone urbaine peuplée, présentée comme un des derniers grands bastions du Hamas. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz “a approuvé” mercredi l’offensive à Gaza-ville, après plus de 22 mois de guerre qui ont ravagé le territoire palestinien et y ont fait des dizaines de milliers de morts, et le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, doit donner jeudi l’aval final, selon son cabinet.L’armée a annoncé mercredi que ses forces étaient “en périphérie” de Gaza. Dans l’attente, Israël n’a toujours pas formellement répondu à une nouvelle proposition des médiateurs pour une trêve associée à une libération d’otages retenus à Gaza.Le plan a été accepté lundi par le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre.- “Evacuation complète” – Avertissant d’une prochaine “évacuation complète” de Gaza-ville, l’armée a commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux à “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”. L’armée a dit assurer à ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé après sa destruction systématique” par l’armée israélienne, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi après-midi plusieurs très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens.”Il est préoccupant que de telles allégations graves soient avancées sans détails concrets à l’appui”, a balayé l’armée, sollicitée par l’AFP. Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations de la Défense civile ou de l’armée. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les 49 otages – dont 27 morts selon l’armée – qui y sont toujours retenus depuis le 7-Octobre.Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés doivent faire face à une catastrophe humanitaire. – “Torpillage” – Pour le Hamas, l’opération contre Gaza-ville “témoigne d’un mépris flagrant des efforts déployés par les médiateurs” -Egypte, Qatar et Etats-Unis.La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Une source gouvernementale israélienne a affirmé que le gouvernement Netanyahu continuait “d’exiger la libération” de tous les otages “conformément aux principes fixés par le cabinet pour mettre fin à la guerre”. Une position qui alimente la colère de proches d’otages: “il y a un accord sur la table qui peut sauver des otages (…) le Hamas a accepté, mais au bureau du Premier ministre, ils insistent pour torpiller, ce qui condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a dénoncé Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. La Croix-rouge internationale a elle jugé jeudi “intolérable” l’intensification des hostilités, “qui signifie plus de morts, de déplacements, de destructions”.

“JP”, streamer à succès vivant sa “meilleure vie” ou gars “trop gentil manipulé” ?

Pour certains proches, Jean Pormanove, décédé lundi en live sur internet, vivait “sa meilleure vie” depuis qu’il avait rencontré, il y a cinq ans, ses partenaires de streaming. Pour ses amis d’avant en revanche, “Raph” était un gars “trop gentil” qui a pu se laisser “manipuler”.Dans son quartier de la Condamine à Drap (Alpes-Maritimes), Raphaël Graven, alias Jean Pormanove ou JP, laisse le souvenir d'”une personne très appréciée” qui avait trouvé dans cette cité populaire tranquille de 1.500 habitants une qualité de vie jamais connue dans sa Moselle natale.”Il vivait ici sa meilleure vie: on allait manger avec lui, on faisait du bateau, on allait à la plage”, assure, sous couvert d’anonymat, un proche de l’influenceur Owen Cenazandotti, alias NarutoVie, enfant du quartier qui l’avait convaincu de s’y installer après avoir découvert ses vidéos de gaming sur Youtube.Avant, “JP vivait chez sa mère, n’avait pas de voiture et n’était jamais allé au resto!”, affirme ce proche.Selon lui, l’homme de 46 ans vivait seul dans un petit appartement que lui avait trouvé Owen Cenazandotti dans cette cité champêtre de petits immeubles, à quelques kilomètres de Nice.”Owen lui avait acheté une voiture, une Clio, il y a quatre mois, et l’an dernier, ils étaient allés en Turquie pour une greffe de cheveux”, assure ce proche, mais l’intervention aurait dû être abandonnée, en raison d’une faiblesse cardiaque détectée par les médecins turcs.”Il mangeait mal, surtout des bonbons, buvait tout le temps du Coca ou du Red Bull, et fumait énormément”, dit un jeune du quartier, qui préfère lui aussi ne pas être nommé.Ici, on ne comprend pas “la polémique” autour des vidéos où les “défis” se résumaient essentiellement à des scènes d’humiliations ou violences infligées à Jean Pormanove et un autre souffre-douleur, Coudoux. “C’était comme du théâtre, juste pour buzzer. Jamais personne ne lui aurait fait de mal”, dit un autre jeune du quartier.Argument avancé par Raphaël Graven lui-même en janvier, lorsqu’il avait été entendu par la police niçoise dans une enquête ouverte notamment pour “violences volontaires sur personnes vulnérables”, après un article de Mediapart sur ces vidéos, suivies par des milliers de personnes, principalement sur la plateforme australienne de diffusion en direct Kick. – “Pas le niveau” -Ancien militaire de carrière, Nicolas Frérot a côtoyé Raphaël Graven plusieurs années sur la base aérienne 128 de Metz-Frescaty, où il était affecté à l’entretien.Né en 1979 dans un milieu modeste, “il est rentré un petit peu par hasard à l’armée”, raconte M. Frérot. “Il était appelé quand le service militaire a été supprimé, et quand l’armée lui a proposé de rester, il a sauté sur l’opportunité. Sauf qu’au bout de quelques années, il a été obligé de passer des tests. Mais il n’avait pas le niveau, et il a dû partir”, dit-il au téléphone à l’AFP.Nicolas Frérot se souvient de “quelqu’un de très gentil”, “un bon gars”, “le coeur sur la main” mais “pas très intelligent”. “C’était quelqu’un de crédule, vous auriez pu lui faire croire qu’un arbre était bleu. Il était très influençable”. Déjà, il était “un peu harcelé”. “Très maigre” et “fragile physiquement”, certains l’appelaient “le cadavre”.Après l’armée, Raphaël Graven se fait embaucher “dans un abattoir à Metz, mais il s’est fait virer pour des questions d’hygiène”.Sur le groupe Facebook de la base aérienne 128 (fermée en 2012), où la mère de Jean Pormanove, Joëlle Graven Feknous, a annoncé son décès lundi, d’anciens compagnons d’armes se souviennent d'”un gentil gars”. “Le coeur sur la main et toujours volontaire”, dit l’un. “Une personne très agréable et simple”, écrit un autre.Après son départ de l’armée, “je suis allé chez lui une fois. Il avait un problème informatique avec son ordinateur, il n’y connaissait rien”, raconte encore Nicolas Frérot.C’est pourtant grâce à internet que Raphaël Graven acquiert la notoriété, d’abord dans le gaming, où ses accès de colère sur des jeux vidéo comme “Fortnite” ou “FIFA” lui valent ses premiers fans.Après avoir rejoint NarutoVie et un autre influenceur niçois, Safine Hamadi alias Safine, leur collectif “Le Lokal” commence à diffuser, d’abord sur Youtube, puis Tiktok et enfin Kick, des vidéos de plus en plus dégradantes.Quand Nicolas Frérot les découvre, il commence par laisser des commentaires. “Je lui disais: +mais putain, Graven, pars de là, reste pas avec tes connards, quoi+”.”Ils ont clairement profité de lui parce que c’était quelqu’un de crédule. C’était facile de le manipuler”, accuse Nicolas Frérot. “La dernière fois que j’ai échangé avec lui c’était en janvier. Il m’avait dit +t’inquiète, tout va bien dans ma vie+”.

Washington vise de nouveau la CPI pour ses enquêtes impliquant Etats-Unis et Israël

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), qu’ils accusent de “politisation”, visant quatre magistrats, dont un juge français, une décision saluée par Israël mais décriée par la France et la Cour qui a dénoncé une “attaque flagrante”.Les sanctions américaines visent la juge canadienne Kimberly Prost, le juge français Nicolas Guillou, qui est impliqué dans le dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que deux procureurs adjoints, la Fidjienne Nazhat Shameem Khan et le Sénégalais Mame Mandiaye Niang.Ils sont sanctionnés pour avoir “directement participé aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, détenir ou poursuivre des ressortissants des Etats-Unis ou d’Israël, sans le consentement de l’un ou l’autre de ces pays”, a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué.Ces nouvelles sanctions viennent s’ajouter à celles annoncées début juin visant quatre autres magistrates de la CPI. Et en février, les Etats-Unis ont sanctionné le procureur de la CPI Karim Khan, qui avait initié une procédure contre des dirigeants israéliens.Marco Rubio, qui a dénoncé la “politisation de la CPI”, a souligné que l’institution basée à La Haye représentait “une menace pour la sécurité nationale et a été utilisée comme un instrument de guerre juridique contre les Etats-Unis et leur proche allié Israël”.Les Etats-Unis rejettent des procédures ayant visé des soldats américains en Afghanistan, suspectés de crimes de guerre présumés ou encore les mandats d’arrêt de la CPI contre le Premier ministre israélien et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la guerre à Gaza.La précédente administration du démocrate Joe Biden s’était également insurgée contre ces mandats d’arrêt.- “Impartiale” -La CPI a qualifié les sanctions américaines d'”attaque flagrante contre l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale”, selon un communiqué.La Cour a ajouté qu’elle “soutenait fermement son personnel et les victimes d’atrocités inimaginables”, et assuré qu’elle “continuerait à remplir ses mandats, sans se laisser décourager” et “sans tenir compte d’aucune restriction, pression ou menace”.Les mesures annoncées consistent en une interdiction d’entrée sur le sol américain des personnes visées et le gel des avoirs éventuels détenus aux Etats-Unis et toute transaction financière avec eux.La juge canadienne est sanctionnée pour avoir autorisé l’ouverture d’une enquête de la CPI sur des crimes présumés commis pendant la guerre en Afghanistan, y compris par les forces américaines. Le juge français est lui en charge d’une affaire dans laquelle un mandat d’arrêt a été délivré contre M. Netanyahu.Nicolas Guillou, juriste chevronné, a travaillé pendant plusieurs années aux Etats-Unis sous la présidence de Barack Obama, en tant que détaché au sein du ministère de la Justice pour y développer la coopération judiciaire avec la France.Les procureurs adjoints Nazhat Shameem Khan et Mame Mandiaye Niang sont sanctionnés pour leur soutien aux “actions illégitimes de la CPI contre Israël”, notamment s’agissant des mandats d’arrêt.Le Premier ministre israélien, visé par un mandat d’arrêt depuis novembre 2024, a salué les sanctions américaines.”C’est une action décisive contre la campagne de diffamation et de mensonges visant l’Etat d’Israël (et son armée) en faveur de la vérité et de la justice”, a-t-il affirmé dans un communiqué.- “Consternation” de la France -La France a exprimé sa “consternation”, selon le ministère des Affaires étrangères.Elle “exprime sa solidarité à l’égard des magistrats visés par cette décision” et estime que les sanctions sont “contraires au principe d’indépendance de la justice”, a souligné un porte-parole du ministère.Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont membres de la CPI, juridiction permanente chargée de poursuivre et juger des individus accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre.Ils ne reconnaissent pas sa capacité à poursuivre leurs ressortissants.La CPI peut cependant engager des poursuites contre eux pour des crimes présumés commis sur le territoire d’un Etat partie — ce qui est le cas de la Palestine — ou d’un pays non membre reconnaissant sa juridiction.Au cours du premier mandat de Donald Trump, la CPI, en particulier sa procureure d’alors, Fatou Bensouda, avait déjà été la cible de sanctions américaines – levées par Joe Biden peu après son arrivée au pouvoir en 2021.