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Trump maintient la pression sur la Fed, plus encline à baisser les taux

Le président de la Réserve fédérale (Fed) s’est montré vendredi ouvert à une prochaine baisse des taux d’intérêt, une détente réclamée à cor et à cri par Donald Trump qui ne desserre pas la pression sur les banquiers centraux américains.Les Etats-Unis approchent du moment où la Fed devra baisser ses taux d’intérêt pour soutenir l’emploi, a estimé Jerome Powell depuis les rencontres annuelles de Jackson Hole, dans le Wyoming (ouest).Son discours était très attendu.Le patron de l’institution monétaire, qui approche de la fin de son mandat, est sans cesse invectivé par le président américain qui veut voir les taux d’intérêt diminuer rapidement. Le chef de l’Etat cherche aussi à remodeler le comité qui fixe ces taux (FOMC), afin d’y placer des personnes davantage en phase avec sa vision de l’économie.Donald Trump a ainsi assuré vendredi qu’il était prêt à destituer l’une des gouverneures de la Fed, Lisa Cook.Première femme afro-américaine nommée à ce poste, Mme Cook est accusée par un proche du républicain d’avoir falsifié des documents pour obtenir un prêt immobilier.”Ce qu’elle a fait est très mal donc je la virerai si elle ne démissionne pas”, a déclaré M. Trump lors d’un point presse à Washington.- “Changé d’avis” -Depuis le Wyoming, M. Powell s’est gardé de tout commentaire politique, se cantonnant aux frontières de son mandat: fixer les taux d’intérêt de façon à ce que l’inflation reste stable (autour de 2%) et que le plein-emploi soit assuré.Or les droits de douane mis en place par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche bousculent l’économie américaine. Une dégradation “rapide” du marché du travail n’est pas à exclure et pourrait “justifier d’ajuster la politique” monétaire, a relevé Jerome Powell.Avec cette formule, le président de la Fed s’est clairement montré “dovish” – l’expression désignant en anglais les banquiers centraux adeptes de taux plus bas, selon Ryan Sweet, d’Oxford Economics.”Jerome Powell dit à sa manière qu’il a changé d’avis depuis juillet et penche désormais en faveur d’une baisse en septembre”, considère aussi Heather Long, économiste pour la banque Navy Federal Credit Union.- “Situation délicate” -Dans l’intervalle, un rapport officiel a montré que les créations d’emploi avaient fondu ces derniers mois. La publication a été dénigrée par Donald Trump qui a limogé la directrice du service statistique, suscitant la stupeur de ses opposants et d’économistes de tous bords.La Fed se trouve dans une “situation délicate”, d’après M. Powell, car les nouvelles taxes sur les produits importés commencent dans le même temps à être répercutées sur les prix payés par les consommateurs, au risque de raviver l’inflation.En théorie, le risque d’une poussée d’inflation incite les banquiers centraux à laisser a minima leurs taux directeurs inchangés. Mais s’ils estiment qu’il faut soutenir l’activité pour éviter des licenciements, ils tendent à l’inverse à baisser les taux, qui guident le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers.Le président de la Réserve fédérale ne s’engage jamais fermement sur une décision future, décidée à huis clos entre les 12 membres du FOMC. Une de ses missions consiste toutefois à gérer les attentes des marchés, en indiquant dans quelle direction les prochaines décisions de la banque centrale pourraient aller.En l’espèce, son discours a convaincu les marchés qu’il était favorable à une baisse de taux lors de la prochaine réunion de la Fed, programmée dans moins d’un mois.Wall Street a applaudi ses propos. Et davantage d’investisseurs anticipent désormais une détente des taux en septembre, selon l’outil de veille de CME, FedWatch: ils sont désormais une large majorité (autour de 85%).Donald Trump a lui déclaré depuis la Maison Blanche que Jerome Powell méritait le surnom qu’il lui a donné de “Trop tard”. Il fallait selon lui baisser les taux “il y a un an”.

L’ONU déclare la famine à Gaza, Israël dénonce un “mensonge”

L’ONU a officiellement déclaré une famine à Gaza vendredi, un “mensonge éhonté” selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont le gouvernement menace de destruction totale la ville de Gaza si le Hamas n’accepte pas la paix à ses conditions.”C’est une famine, la famine de Gaza”, qui “aurait pu être évitée” sans “l’obstruction systématique d’Israël”, a déclaré à Genève le chef des opérations humanitaires des Nations unies, Tom Fletcher.”Israël n’a pas de politique de famine. Israël a une politique de prévention de la famine”, a rétorqué M. Netanyahu, imputant des pénuries, selon lui “temporaires”, aux “vols systématiques de l’aide” par le Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre en cours.Après des mois d’alertes de l’ONU et d’ONG humanitaires, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) onusien, a confirmé qu’une famine était en cours dans le gouvernorat de Gaza (nord).Le Hamas a appelé à “une action immédiate de l’ONU” pour stopper la guerre, et “l’ouverture sans restriction des points de passage” en vue de “l’entrée urgente et continue de nourriture, médicaments, eau et carburant”.Selon des experts de l’ONU, plus d’un demi-million de Gazaouis affrontent des conditions “catastrophiques”, le niveau de détresse alimentaire le plus élevé de l’IPC, caractérisé par la famine et la mort.- “Scandale moral” -La Croix-Rouge a appelé Israël, en tant que puissance occupante, à “subvenir aux besoins de base” des Palestiniens de Gaza. Londres a dénoncé un “scandale moral”.”Il n’y a pas de famine à Gaza”, ont affirmé les Affaires étrangères israéliennes, accusant l’IPC d’avoir pondu “un rapport fabriqué ‘sur-mesure’ pour [le] Hamas”. Chaque jour des journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza voient des foules de Palestiniens de tous âges se ruer sur des distributions alimentaires, dont plusieurs ont provoqué des scènes chaotiques et meurtrières, avec l’énergie du désespoir. Selon l’IPC, la famine devrait gagner les gouvernorats de Deir el-Balah (centre) et Khan Younès (sud) d’ici fin septembre.L’ONU estime à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat de Gaza (Gaza-ville et ses environs) tandis que près d’un demi-million d’autres se trouveraient dans celui de Deir el-Balah, et plus de 500.000 dans celui de Khan Younès.”Affamer des gens à des fins militaires est un crime de guerre”, a rappelé le haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Volker Türk. – “Portes de l’enfer” -Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un “cessez-le-feu immédiat, la libération immédiate de tous les otages et un accès humanitaire total”. Israël avait imposé début mars un total blocus humanitaire aux Gazaouis, entraînant de graves pénuries de nourriture. Il l’a assoupli à partir de fin mai, mais l’aide internationale autorisée à entrer depuis lors est jugée largement insuffisante par l’ONU et les humanitaires, ce que conteste Israël.En matière militaire, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a menacé la ville de Gaza de destruction totale si le mouvement islamiste palestinien n’acceptait pas la paix aux termes israéliens. “Bientôt, les portes de l’enfer s’ouvriront” jusqu’à ce que le Hamas accepte “les conditions” israéliennes pour mettre fin à la guerre, “principalement la libération de tous les otages et (son) désarmement” a-t-il écrit sur X.Jeudi soir, M. Netanyahu, avait ordonné l’ouverture de négociations pour “la libération de tous (les) otages” et la fin de la guerre “dans des conditions acceptables pour Israël”.- “Souhaiter la mort” -Une proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats-Unis – en vue d’un cessez-le-feu, acceptée lundi par le Hamas, prévoit, selon des sources palestiniennes, une trêve de 60 jours durant laquelle les otages toujours captifs à Gaza – 49 dont 27 morts selon l’armée – seraient relâchés en deux temps en échange de prisonniers palestiniens.Israël, qui contrôle environ 75% du territoire palestinien, a approuvé cette semaine un plan d’assaut contre Gaza-ville, et annoncé le rappel de 60.000 réservistes supplémentaires.Depuis, l’étau militaire se resserre sur Gaza-ville.La Défense civile de la bande de Gaza a recensé vendredi 57 personnes tuées dans des frappes et tirs israéliens sur l’ensemble du territoire. Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante ce bilan. “C’est comme si nous étions en enfer. Je deviens folle”, déclare à l’AFP Oum Ibrahim Younès, une mère de quatre enfants de 43 ans, qui vit dans les ruines de sa maison à Gaza.”Nous attendons la mort, nous en sommes venus à la souhaiter”, témoigne Nivine Ahmed, 47 ans, déplacée avec ses cinq enfants dans une tente à l’ouest de Gaza. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 62.192 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

L’ONU déclare la famine à Gaza, Israël dénonce un “mensonge”

L’ONU a officiellement déclaré une famine à Gaza vendredi, un “mensonge éhonté” selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont le gouvernement menace de destruction totale la ville de Gaza si le Hamas n’accepte pas la paix à ses conditions.”C’est une famine, la famine de Gaza”, qui “aurait pu être évitée” sans “l’obstruction systématique d’Israël”, a déclaré à Genève le chef des opérations humanitaires des Nations unies, Tom Fletcher.”Israël n’a pas de politique de famine. Israël a une politique de prévention de la famine”, a rétorqué M. Netanyahu, imputant des pénuries, selon lui “temporaires”, aux “vols systématiques de l’aide” par le Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre en cours.Après des mois d’alertes de l’ONU et d’ONG humanitaires, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) onusien, a confirmé qu’une famine était en cours dans le gouvernorat de Gaza (nord).Le Hamas a appelé à “une action immédiate de l’ONU” pour stopper la guerre, et “l’ouverture sans restriction des points de passage” en vue de “l’entrée urgente et continue de nourriture, médicaments, eau et carburant”.Selon des experts de l’ONU, plus d’un demi-million de Gazaouis affrontent des conditions “catastrophiques”, le niveau de détresse alimentaire le plus élevé de l’IPC, caractérisé par la famine et la mort.- “Scandale moral” -La Croix-Rouge a appelé Israël, en tant que puissance occupante, à “subvenir aux besoins de base” des Palestiniens de Gaza. Londres a dénoncé un “scandale moral”.”Il n’y a pas de famine à Gaza”, ont affirmé les Affaires étrangères israéliennes, accusant l’IPC d’avoir pondu “un rapport fabriqué ‘sur-mesure’ pour [le] Hamas”. Chaque jour des journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza voient des foules de Palestiniens de tous âges se ruer sur des distributions alimentaires, dont plusieurs ont provoqué des scènes chaotiques et meurtrières, avec l’énergie du désespoir. Selon l’IPC, la famine devrait gagner les gouvernorats de Deir el-Balah (centre) et Khan Younès (sud) d’ici fin septembre.L’ONU estime à près d’un million de personnes la population actuelle du gouvernorat de Gaza (Gaza-ville et ses environs) tandis que près d’un demi-million d’autres se trouveraient dans celui de Deir el-Balah, et plus de 500.000 dans celui de Khan Younès.”Affamer des gens à des fins militaires est un crime de guerre”, a rappelé le haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Volker Türk. – “Portes de l’enfer” -Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un “cessez-le-feu immédiat, la libération immédiate de tous les otages et un accès humanitaire total”. Israël avait imposé début mars un total blocus humanitaire aux Gazaouis, entraînant de graves pénuries de nourriture. Il l’a assoupli à partir de fin mai, mais l’aide internationale autorisée à entrer depuis lors est jugée largement insuffisante par l’ONU et les humanitaires, ce que conteste Israël.En matière militaire, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a menacé la ville de Gaza de destruction totale si le mouvement islamiste palestinien n’acceptait pas la paix aux termes israéliens. “Bientôt, les portes de l’enfer s’ouvriront” jusqu’à ce que le Hamas accepte “les conditions” israéliennes pour mettre fin à la guerre, “principalement la libération de tous les otages et (son) désarmement” a-t-il écrit sur X.Jeudi soir, M. Netanyahu, avait ordonné l’ouverture de négociations pour “la libération de tous (les) otages” et la fin de la guerre “dans des conditions acceptables pour Israël”.- “Souhaiter la mort” -Une proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats-Unis – en vue d’un cessez-le-feu, acceptée lundi par le Hamas, prévoit, selon des sources palestiniennes, une trêve de 60 jours durant laquelle les otages toujours captifs à Gaza – 49 dont 27 morts selon l’armée – seraient relâchés en deux temps en échange de prisonniers palestiniens.Israël, qui contrôle environ 75% du territoire palestinien, a approuvé cette semaine un plan d’assaut contre Gaza-ville, et annoncé le rappel de 60.000 réservistes supplémentaires.Depuis, l’étau militaire se resserre sur Gaza-ville.La Défense civile de la bande de Gaza a recensé vendredi 57 personnes tuées dans des frappes et tirs israéliens sur l’ensemble du territoire. Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante ce bilan. “C’est comme si nous étions en enfer. Je deviens folle”, déclare à l’AFP Oum Ibrahim Younès, une mère de quatre enfants de 43 ans, qui vit dans les ruines de sa maison à Gaza.”Nous attendons la mort, nous en sommes venus à la souhaiter”, témoigne Nivine Ahmed, 47 ans, déplacée avec ses cinq enfants dans une tente à l’ouest de Gaza. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 62.192 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

L’ONU déclare la famine à Gaza, Israël dénonce un “mensonge”

L’ONU a officiellement déclaré une famine à Gaza vendredi, un “mensonge éhonté” selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont le gouvernement menace de destruction totale la ville de Gaza si le Hamas n’accepte pas la paix à ses conditions.”C’est une famine, la famine de Gaza”, qui “aurait pu être évitée” sans “l’obstruction systématique d’Israël”, …

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Sri Lanka: l’ex-président Wickremesinghe en détention provisoire

L’ancien président du Sri Lanka, Ranil Wickremesinghe, a été placé en détention provisoire vendredi par un tribunal, après son arrestation un peu plus tôt dans la journée pour détournement de fonds publics lors d’un voyage à l’étranger en 2023.Après avoir perdu les élections en septembre, l’ex-président est devenu le plus haut représentant de l’opposition à être interpellé dans le cadre de la politique de lutte contre la corruption menée par le nouveau gouvernement de gauche de ce pays insulaire de l’océan Indien.M. Wickremesinghe, 76 ans, a été interrogé sur un voyage effectué à Londres en septembre 2023, afin d’assister à une cérémonie en l’honneur de son épouse Maithree dans une université britannique, a déclaré un officier de police à l’AFP.A l’issue de son interrogatoire, le magistrat du tribunal de Colombo Fort a ordonné le maintien en détention de M. Wickremesinghe jusqu’à mardi, jour d’une nouvelle audience pour examiner les accusations portées contre lui. Au retour d’un sommet du G77 à La Havane, auquel il avait participé en tant que président, M. Wickremesinghe s’était arrêté à Londres. Son bureau avait alors affirmé qu’il n’avait pas abusé de ses fonctions pour se rendre dans la capitale britannique. Plus tôt en août, trois de ses anciens assistants haut placés avaient été interrogés par le service des enquêtes criminelles.De son côté, l’ex-dirigeant avait assuré que les frais liés au voyage de son épouse avaient été pris en charge par sa conjointe et qu’aucun fonds public n’avait été utilisé.Selon la police judiciaire, il aurait eu recours à de l’argent public pour payer son voyage, qui avait un caractère privé, et ses gardes du corps auraient également été payés par l’Etat.- Lutte contre la corruption -M. Wickremesinghe avait été investi en juillet 2022 pour la période restante du mandat de Gotabaya Rajapaksa, qui avait démissionné une semaine plus tôt après avoir fui le pays secoué par quatre mois de manifestations contre son pouvoir.Au cours de son mandat, il a réussi à stabiliser l’économie sri lankaise qui a connu en 2022 la pire crise financière de son histoire.M. Wickremesinghe avait obtenu un plan d’aide de 2,9 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) signé en 2023 avec le Fonds monétaire international (FMI) après de longues tractations. Il avait doublé les impôts, supprimé les généreuses subventions à l’énergie et augmenté les prix des produits de première nécessité, afin de renforcer les recettes de l’Etat.Il avait perdu la présidentielle en septembre 2024 face au chef de la coalition de gauche, Anura Kumara Dissanayake.Des membres du Parti national uni de M. Wickremesinghe ont été vus arrivant au tribunal de Colombo Fort, où il a comparu vendredi.Le président Dissanayake a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités. Depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement de gauche, d’importants membres de l’opposition, parmi lesquels deux anciens ministres du gouvernement de l’ex-président déchu Gotabaya Rajapaksa, ont été condamnés à 20 et 25 ans de prison pour leur implication dans une affaire de corruption.Des membres de la famille de l’ancien président, Mahinda Rajapaksa, ont également été inculpés pour détournement de fonds publics.Nombre d’autres sont toujours en liberté sous caution en attendant leur comparution devant un tribunal. En août, le Parlement a limogé le chef de la police, reconnu coupable de faute professionnelle pour avoir dirigé un “réseau criminel” qui soutenait des responsables politiques.

Sri Lanka: l’ex-président Wickremesinghe en détention provisoire

L’ancien président du Sri Lanka, Ranil Wickremesinghe, a été placé en détention provisoire vendredi par un tribunal, après son arrestation un peu plus tôt dans la journée pour détournement de fonds publics lors d’un voyage à l’étranger en 2023.Après avoir perdu les élections en septembre, l’ex-président est devenu le plus haut représentant de l’opposition à …

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RDC: peine de mort requise contre l’ancien président Joseph Kabila

La peine de mort a été requise vendredi à Kinshasa contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, jugé par contumace pour complicité avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. Le procès de l’ex-chef de l’Etat congolais (2001-2019), dénoncé par ses partisans qui estiment qu’il s’agit d’un procès politique, s’est ouvert le 25 juillet à Kinshasa, capitale de la RDC, devant la plus haute juridiction militaire du pays. Joseph Kabila vit à l’étranger depuis plus de deux ans. Il était apparu fin mai à Goma, une ville de l’est du pays sous contrôle du groupe antigouvernemental M23, dont les offensives depuis 2021 ont fait des milliers de morts et des millions de déplacés dans l’est.Vendredi, le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, a appelé les juges de la Haute cour militaire à condamner “à la peine de mort” M. Kabila pour “crimes de guerre”, “trahison”, et “organisation d’un mouvement insurrectionnel”, ainsi qu’à 20 ans de prison pour “apologie de crimes de guerre” et 15 ans de prison pour “complot”.Un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 a été levé en 2024, toutefois aucune exécution n’a eu lieu depuis. L’est de la RDC, région frontalière du Rwanda et riche en ressources naturelles, est déchiré par des conflits depuis 30 ans. Les violences se sont intensifiées ces derniers mois avec la prise de contrôle par le M23 de Goma et Bukavu, capitales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le ministère public a estimé vendredi que les violences commises par le M23 dans l’est ont causé “d’énormes préjudices” à la RDC et “entrainent la responsabilité pénale et individuelle” de M. Kabila. Pour l’accusation, M. Kabila est l’un des initiateurs de l’Alliance fleuve Congo (AFC), branche politique du M23. C’est dans ce contexte qu’il est accusé notamment de cas d’homicides et de viols commis par des hommes de la coalition AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.- “Procès politique” -Selon le ministère public, Joseph Kabila, “en intelligence avec le Rwanda”, a cherché à faire un coup d’Etat visant à renverser le régime du président Félix Tshisekedi, qui lui avait succédé en 2019 après une élection contestée. Le général Lucien René Likulia a ainsi affirmé que “le prévenu envisageait de renverser par les armes le régime constitutionnel en place”, avec l’aide notamment de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors du scrutin présidentiel de décembre 2018, avant de rallier le M23 en 2023. M. Kabila, 53 ans, a quitté le pays fin 2023, selon son entourage, mais y jouit encore d’un important réseau d’influence. Réputé taiseux et discret, Joseph Kabila est réapparu publiquement fin 2024 après plusieurs années de silence, dénonçant vivement la gestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi.En avril, il avait annoncé dans la presse son retour imminent en RDC “par la partie orientale”, dont une grande portion est sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda et son armée. “C’est un procès politique, le régime cherche à dissimuler son échec diplomatique et militaire”, a déclaré vendredi à l’AFP Ferdinand Kambere, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti de Joseph Kabila, à l’issue du réquisitoire. Pour M. Kambere, cette condamnation revient à “persécuter un opposant, car les conditions actuelles ne garantissent pas un procès équitable”.Les provinces orientales du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dévastées par trente ans de conflits, se sont constituées parties civiles dans ce procès, réclamant plusieurs milliers de dollars de dommages et intérêts à M. Kabila. 

RDC: peine de mort requise contre l’ancien président Joseph Kabila

La peine de mort a été requise vendredi à Kinshasa contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, jugé par contumace pour complicité avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. Le procès de l’ex-chef de l’Etat congolais (2001-2019), dénoncé par ses partisans qui estiment qu’il s’agit d’un procès politique, s’est ouvert le 25 juillet à Kinshasa, capitale de la RDC, devant la plus haute juridiction militaire du pays. Joseph Kabila vit à l’étranger depuis plus de deux ans. Il était apparu fin mai à Goma, une ville de l’est du pays sous contrôle du groupe antigouvernemental M23, dont les offensives depuis 2021 ont fait des milliers de morts et des millions de déplacés dans l’est.Vendredi, le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, a appelé les juges de la Haute cour militaire à condamner “à la peine de mort” M. Kabila pour “crimes de guerre”, “trahison”, et “organisation d’un mouvement insurrectionnel”, ainsi qu’à 20 ans de prison pour “apologie de crimes de guerre” et 15 ans de prison pour “complot”.Un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 a été levé en 2024, toutefois aucune exécution n’a eu lieu depuis. L’est de la RDC, région frontalière du Rwanda et riche en ressources naturelles, est déchiré par des conflits depuis 30 ans. Les violences se sont intensifiées ces derniers mois avec la prise de contrôle par le M23 de Goma et Bukavu, capitales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le ministère public a estimé vendredi que les violences commises par le M23 dans l’est ont causé “d’énormes préjudices” à la RDC et “entrainent la responsabilité pénale et individuelle” de M. Kabila. Pour l’accusation, M. Kabila est l’un des initiateurs de l’Alliance fleuve Congo (AFC), branche politique du M23. C’est dans ce contexte qu’il est accusé notamment de cas d’homicides et de viols commis par des hommes de la coalition AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.- “Procès politique” -Selon le ministère public, Joseph Kabila, “en intelligence avec le Rwanda”, a cherché à faire un coup d’Etat visant à renverser le régime du président Félix Tshisekedi, qui lui avait succédé en 2019 après une élection contestée. Le général Lucien René Likulia a ainsi affirmé que “le prévenu envisageait de renverser par les armes le régime constitutionnel en place”, avec l’aide notamment de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors du scrutin présidentiel de décembre 2018, avant de rallier le M23 en 2023. M. Kabila, 53 ans, a quitté le pays fin 2023, selon son entourage, mais y jouit encore d’un important réseau d’influence. Réputé taiseux et discret, Joseph Kabila est réapparu publiquement fin 2024 après plusieurs années de silence, dénonçant vivement la gestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi.En avril, il avait annoncé dans la presse son retour imminent en RDC “par la partie orientale”, dont une grande portion est sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda et son armée. “C’est un procès politique, le régime cherche à dissimuler son échec diplomatique et militaire”, a déclaré vendredi à l’AFP Ferdinand Kambere, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti de Joseph Kabila, à l’issue du réquisitoire. Pour M. Kambere, cette condamnation revient à “persécuter un opposant, car les conditions actuelles ne garantissent pas un procès équitable”.Les provinces orientales du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dévastées par trente ans de conflits, se sont constituées parties civiles dans ce procès, réclamant plusieurs milliers de dollars de dommages et intérêts à M. Kabila. 

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La peine de mort a été requise vendredi à Kinshasa contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, jugé par contumace pour complicité avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. Le procès de l’ex-chef de l’Etat congolais (2001-2019), dénoncé par ses partisans qui estiment qu’il s’agit d’un procès politique, s’est …

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Le FBI perquisitionne le domicile de John Bolton, ex-conseiller de Trump devenu ardent critique

La police fédérale américaine (FBI) a perquisitionné vendredi le domicile de John Bolton, ex-conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale lors du premier mandat du républicain, et devenu depuis l’un de ses plus ardents critiques.Des agents du FBI entraient et sortaient tôt vendredi de la maison située en banlieue de la capitale Washington de …

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