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Zelensky réclame plus de munitions antiaériennes face aux frappes russes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau plaidé dimanche auprès de ses homologues polonais et lituanien à Vilnius pour plus de moyens de défense antiaérienne contre les frappes russes qui ont privé des centaines de milliers d’habitants de Kiev d’électricité et de chauffage au plus fort de l’hiver.”Aujourd’hui nous avons parlé de l’énergie en Ukraine, de la situation difficile pour notre peuple, de la manière de soutenir les Ukrainiens. Nous avons aussi parlé de défense aérienne, de la façon de renforcer l’Ukraine”, a déclaré le dirigeant ukrainien à l’issue de sa rencontre avec les présidents polonais Karol Nawrocki et lituanien Gitanas Nauseda.”Rien que cette semaine, les Russes ont lancé plus de 1.700 drones d’attaque, plus de 1.380 bombes aériennes guidées et 69 missiles de divers types”, avait déclaré plus tôt M. Zelensky en arrivant à Vilnius pour des commémorations officielles.”C’est pourquoi des missiles pour les systèmes de défense antiaérienne sont nécessaires chaque jour et nous continuons de travailler avec les Etats-Unis et l’Europe pour faire en sorte d’assurer une meilleure protection de notre ciel”, a-t-il ajouté. Des centaines de milliers d’Ukrainiens se sont vus plongés dans le noir et le froid à cause des bombardements russes incessants sur les infrastructures énergétiques. La capitale ukrainienne, Kiev, est particulièrement touchée.”Il y a actuellement à Kiev 1.330 grands immeubles résidentiels qui sont privés de chauffage après l’attaque de l’ennemi sur la ville le 24 janvier”, a déclaré le maire de la ville Vitali Klitschko dimanche après-midi. Selon lui, plus d’un demi-million de personnes ont quitté Kiev en janvier.Des équipes travaillent 24 heures sur 24 pour rétablir le chauffage et l’électricité, mais le gel et les frappes aériennes répétées entravent leurs efforts. Mi-janvier, le président Zelensky a déclaré l'”état d’urgence” pour le secteur énergétique.Le président ukrainien participait dimanche à Vilnius aux commémorations de l’insurrection de 1863 en Pologne et Lituanie contre la Russie tsariste, aux côtés notamment du président polonais Karol Nawrocki qui a dressé un parallèle historique avec la guerre en Ukraine.”Qu’il s’agisse de la Russie tsariste, de la Russie bolchevique ou de la Russie de Vladimir Poutine, nos pays (la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine, ndlr), aujourd’hui indépendants, se heurtent toujours au même problème: la menace que représente la Fédération de Russie”, a déclaré M. Nawrocki.La Pologne et la Lituanie font partie des proches soutiens de Kiev au sein de l’Union européenne et ont récemment fait dons de générateurs.Un premier cycle de négociations directes entre délégations ukrainienne, russe et américaine sur le plan américain de règlement du conflit en Ukraine qui a fait des centaines de milliers de morts depuis 2022, s’est achevé samedi à Abou Dhabi sans apparente avancée réelle.A Vilnius, le président ukrainien, qui avait qualifié ces discussions de “constructives”, a affirmé que les positions de Kiev et de Moscou sur la question des territoires de l’est de l’Ukraine restent “fondamentalement différentes”.”Les Américains essayent de trouver un compromis. Nous allons vers une communication sous un format tripartite. Ce sont peut-être les premières étapes pour trouver ce compromis”, a dit M. Zelensky.Le président ukrainien a indiqué samedi que de nouveaux pourparlers avec la Russie pourraient avoir lieu “potentiellement dès la semaine prochaine” à Abou Dhabi.

L'”Amérique” d’Hokkaido Jiel

Le trotteur français Hokkaido Jiel, un outsider, drivé par Franck Nivard et âgé de neuf ans, a remporté après lutte dimanche sur l’hippodrome de Vincennes le 105e Prix d’Amérique devenant le nouveau champion du monde du trot attelé.Bien parti, Hokkaido Jiel a voyagé au milieu du peloton dans une course longtemps animée par les deux frères tricolores Go On Boy et Josh Power, deux des favoris.Hokkaido Jiel a placé sa belle pointe de vitesse dans la ligne droite finale damant le pion à Josh Power et Epic Kronos dans les ultimes battues.”C’est extraordinaire ! J’ai eu un parcours parfait. Je suis bien parti, j’ai toujours bien suivi. A l’intersection des pistes, j’ai pris le risque de plonger à la corde et ça s’est ouvert”, a déclaré Franck Nivard sur la piste au micro de la chaîne française dédiée à l’hippisme Equidia.A 47 ans, le manchois Franck Nivard détient le record des victoires dans l’Amérique en tant que driver en activité avec six succès.”Il faut être chanceux, j’ai appris seulement lundi que je mènerai Hokkaido Jiel”, a ajouté Franck Nivard. “Je n’avais pas trop de pression car je n’avais pas une première chance. C’est un chic cheval, son entraineur m’avait dit ne t’inquiète pas le cheval est bien!”Son entraîneur Jean-Luc Dersoir a estimé “mériter” cette victoire. “On a fait un travail très dur. Tout s’est bien passé”, s’est-il réjoui.Dans cette course de 2.700 mètres disputée sous la pluie sur la mythique grande piste, opposant les 18 meilleurs chevaux de la planète trot, le français Josh Power piloté par Sébastien Ernault a pris la deuxième place.”C’est un peu frustrant d’être battu comme ça sur le poteau. On était tous sur la même ligne et je suis tombé sur un snipper”, a commenté Sébastien Ernault, fairplay.- La Suède troisième -La troisième place est revenue au cheval suédois Epic Kronos, âgé de six ans, mené par le français Paul Philippe Ploquin devant une foule de spectateurs. Le guerrier viking à la robe ébène n’a pas démérité en conservant courageusement la 3e place après avoir toujours figuré aux avant-postes.”Mon cheval a été merveilleux. Je suis ravi. Je n’ai pas de regret. Franck Nivard est trop fort”, a dit le trentenaire.Au palmarès de cette course légendaire, Hokkaido Jiel, cheval à la robe baie (marron), qui avait fini 2e de l’Amérique en 2024, a prouvé qu’il fallait encore compter sur lui pour le podium et cette fois il s’est offert la première marche. Il succède à Idao de Tillard, le double tenant du titre et grand absent de cette édition pour raison de santé. L’entourage du fils de l’étalon Brillantissime se voit offrir la somme de 450.000 euros promis au vainqueur sur le million de primes diverses repartis entre les sept premiers. On retiendra de cette édition la défaite de la jument française Iroise de la Noé, une jument très en vue, menée par Eric Raffin. Elle a pris le galop dès les premiers mètres de courses et a été disqualifiée. Il en va de même pour le français Go On Boy piloté par Romain Derieux qui s’est montré fautif lui dans la ligne d’arrivée alors qu’il luttait pour le podium.La ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes Aurore Bergé a remis le trophée à Jean-Luc Dersoir, l’entraîneur du nouveau roi de Vincennes et à Eric Fremiot, le manager de l’écurie.Côté spectacle, le chanteur et rappeur Gims a enflammé le public lors d’une cérémonie d’ouverture mêlant musique et lumière.Dans deux semaines, les ténors du trot batailleront de nouveau pour une grande majorité sur ce même hippodrome dans le Prix de France, une course de vitesse de 2.100 mètres, considérée comme la revanche du Prix d’Amérique.

Trophée Jules Verne: après le record, un bain de foule émouvant pour Coville et Sodebo

Il a fallu redevenir terrien. Après avoir passé 40 jours en mer à boucler un tour du monde record, récompensé dimanche par le Trophée Jules Verne, Thomas Coville et ses équipiers ont été accueillis en héros par des centaines de personnes à Brest.”C’est un bel ouvrage”, a déclaré en premier à la foule rassemblée quai Malbert le skipper de 57 ans, en hommage à son père décédé, qui aimait le répéter en écoutant les arrivées de course à la radio, lui donnant envie de faire de la voile.Le Sodebo Ultim 3 a touché terre aux alentours de 13h30. Six heures plus tôt, il avait franchi la ligne d’arrivée au large d’Ouessant dans une mer agitée, mettant fin à un périple de 40 jours et 10 heures, nouveau record absolu du tour du monde à la clé.Entre-temps, des centaines de Brestois, des proches mais aussi de nombreuses légendes de la voile ont profité de l’occasion pour venir se serrer devant le ponton d’honneur, sous une belle lumière hivernale.- “Un marin merveilleux” -“C’est magnifique. Le tour du monde, c’est un parcours complet. Je trouve ça réconfortant de voir qu’il y a encore des mecs qui ont gardé l’esprit, le désir de se battre, peur de rien. On y va et on fonce”, a salué Olivier de Kersauson, qui avait embarqué Coville comme mousse pour son tout premier Trophée Jules Verne en 1997.”Cela me rend fier, car il me remercie tout le temps. Mais la plus belle récompense, c’est de voir le marin merveilleux qu’il est devenu. Cette voile d’aventure, qui est technique et intelligente, a encore plein d’avenir”, a estimé “l’Amiral”, âgé de 81 ans.Difficile de lui donner tort en voyant les yeux de Marin, 12 ans, s’illuminer au moment de taper dans les mains de Coville et ses équipiers, fendant la foule après le traditionnel débouchage du champagne pour se diriger vers une grande scène.”L’aventure, ça fait rêver”, a-t-il timidement glissé à l’AFP en retournant dans les bras de ses parents, qui ont passé les deux derniers mois à lui montrer la trace du Sodebo autour du monde et les vidéos envoyées depuis le bord par les navigateurs.Charlie Dalin, vainqueur du dernier Vendée Globe, Titouan Lamazou, du tout premier, mais aussi Armel Le Cléac’h ou Bernard Stamm sont tous venus saluer la ténacité de Coville, qui aura eu besoin de quatre essais pour s’offrir son Jules Verne.- “Pas un long fleuve tranquille” -“Ce n’était pas un long fleuve tranquille pour eux, ils avaient une belle météo pour la première partie du voyage, mais après c’est devenu plus compliqué”, a estimé Stamm, membre de l’équipage de Francis Joyon en 2017, lors du précédent record.”Ils ont fait une super navigation. Cela donne envie d’y retourner”, a-t-il ajouté, amusé. À fleur de peau, sonné par ses derniers jours au coeur de la tempête Ingrid, Coville a versé de chaudes larmes au moment d’enlacer sa femme et ses deux enfants.”La joie de passer la ligne est assez éphémère. Ce n’est pas la plus profonde. La vraie joie arrive quand on retrouve tout le monde, quand on sent que tout cela est pleinement réalisé”, a soufflé le marin, qui courait après tel coup d’éclat depuis des années.”Ma qualité, c’est la pugnacité. Je ne lâche pas. J’ai l’habitude d’aller au bout. Aujourd’hui, j’ai l’impression que ça m’a donné raison”, a-t-il enfin lancé aux Brestois, quasiment tous bouleversés par son arrivée.

Le gouvernement Trump justifie les tirs mortels à Minneapolis, indignation dans l’opposition

Le gouvernement de Donald Trump a défendu dimanche les actions d’agents fédéraux qui ont tué par balle la veille un infirmier à Minneapolis, provoquant l’indignation dans l’opposition démocrate qui dénonce des mensonges et une police de l’immigration hors de contrôle.Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, est mort après une altercation samedi avec des agents fédéraux à Minneapolis, ville du nord des Etats-Unis, lors d’une manifestation contre des opérations de la police de l’immigration (ICE).Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l’ICE à Minneapolis déjà.Cette métropole du Minnesota est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l’ICE.Comme il l’avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a immédiatement rejeté la faute sur Alex Pretti, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem l’accusant notamment de “terrorisme” car il s’apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec un pistolet dont les autorités ont publié une image.”On ne peut pas s’en prendre aux forces de l’ordre dans ce pays sans en subir les conséquences”, a de son côté martelé sur la chaîne Fox News le directeur du FBI, Kash Patel.  – “Mensonges écoeurants” -Une analyse par l’AFP de plusieurs vidéos de l’événement semble pourtant contredire cette version.Les images montrent Alex Pretti, téléphone à la main dans une rue enneigée, filmant des hommes armés en civil portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol sur le trottoir et reçoit un jet de gaz lacrymogène au visage.Un agent plaque ensuite Pretti au sol, plusieurs de ses collègues interviennent et luttent pour le menotter, sur un sol verglacé.Quelques secondes plus tard, alors qu’un agent vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti qui est agenouillé et penché en avant, avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brutalement et tirent alors plusieurs fois à distance sur son corps inanimé. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents d’Alex Pretti ont accusé l’administration Trump de répandre “des mensonges écoeurants” sur leur fils, “un être au grand coeur”.De nombreux élus de l’opposition ont exprimé leur colère face aux allégations du gouvernement.Le sénateur démocrate Chris Murphy a ainsi accusé les responsables républicains dimanche sur CNN d’être des “menteurs éhontés”.”Cela devrait faire flipper le grand public américain que l’administration Trump mente de manière si facile”, a-t-il ajouté.- “Chaos” -Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, avait réclamé samedi que l’enquête soit chapeautée par les autorités locales, et non fédérales. “On ne peut pas se fier à l’Etat fédéral”, a-t-il affirmé, avant d’accuser l’ICE de semer “le chaos et la violence”.Dans une décision samedi soir, un juge fédéral a par ailleurs ordonné à l’administration Trump de préserver les preuves liées à la mort d’Alex Pretti.Malgré la mort de l’infirmier, le haut responsable de la police aux frontières Greg Bovino a soutenu dimanche sur CNN que “les victimes, ce sont les agents”.Le responsable a également vanté “la formation fantastique” et le “super boulot” des agents qui “ont empêché de possibles tirs contre les forces de l’ordre”.Donald Trump a lui accusé les élus démocrates locaux d’être à l’origine des tensions.”Le maire et le gouverneur poussent à l’insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse, et arrogante”, a-t-il accusé sur sa plateforme Truth Social, appelant à laisser la police de l’immigration “faire son boulot”.Minneapolis est sous tensions depuis la mort de Renee Good, devenue un symbole des excès dont est régulièrement accusée l’ICE.Samedi soir, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans un parc de la ville, par un froid glacial, pour protester contre la mort d’Alex Pretti.

Birmanie: dernière phase des législatives pour sceller la victoire des alliés de la junte

Les Birmans ont voté dimanche pour la dernière phase d’élections législatives qui doivent sceller la victoire écrasante du principal parti promilitaire, lors d’un scrutin critiqué comme une manoeuvre de la junte pour asseoir son pouvoir cinq ans après son coup d’Etat.Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie n’avait connu que des régimes militaires, avant que …

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La marine et la justice française poursuivent la chasse aux pétroliers fantômes russes

Deuxième pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe arraisonné par la Marine française, le Grinch a vu sont capitaine indien, âgé de 58 ans, être placé en garde à vue samedi soir après avoir été escorté dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos.Trois jours après la spectaculaire opération des commandos marine français, héliportés sur le pétrolier, la justice marseillaise a pris le relais et a débuté les investigations dans le cadre de l’enquête préliminaire pour défaut de pavillon ouverte jeudi.Les enquêteurs la section de recherches de la gendarmerie maritime de Toulon et le centre de sécurité des navires de Marseille doivent procéder à un certain nombre de vérifications, notamment à bord du Grinch, pour contrôler les documents de navigation ainsi que “la validité du pavillon”, a indiqué le parquet de Marseille.L’équipage, “également de nationalité indienne” est “maintenu à bord” du pétrolier, a précisé la même source.Le Grinch est soupçonné d’appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales. – Coopération maritime internationale -Le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos, à quelque 500 m du rivage de la ville de Martigues, entouré d’un navire de la Marine nationale ainsi que de deux vedettes de la gendarmerie.Pour garantir “la sûreté et la sécurité” de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont défini “des zones d’exclusion nautique et aérienne”.Le Grinch avait été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé alors sur X le président français Emmanuel Macron.- “French navy” -Sur des images de l’opération d’arraisonnement, transmises par la Marine nationale, on peut voir les commandos marine français prendre le contrôle du navire après avoir été déposés en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Grinch, alors qu’un deuxième hélicoptère s’était posté à l’avant du bateau pour sécuriser l’intervention.Rapidement les commandos français prenaient le contrôle de la passerelle en lançant “French Navy, French Navy” (Marine française, NDLR) aux personnels présents sur la passerelle.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de Carl sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay fin septembre. Ce dernier, qui figurait lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Dans le cadre de cette première enquête, le commandant du Boracay et son second avaient été placés en garde à vue. A l’issue, le parquet de Brest a décidé d’engager des poursuites à l’encontre du seul commandant chinois, qui est convoqué devant le tribunal de Brest le 23 février pour “refus d’obtempérer”.Le président français Emmanuel Macron avait alors indiqué vouloir “accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre” en Ukraine. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Le grimpeur Alex Honnold dompte le gratte-ciel le plus haut de Taïwan

L’Américain Alex Honnold, adepte des ascensions de l’extrême, a grimpé dimanche au sommet du Taipei 101, le gratte-ciel le plus haut de Taïwan et l’un des plus grands du monde, sans dispositif de sécurité, sous les yeux de centaines de curieux.Le sportif de 40 ans, spécialiste des défis où une chute est souvent synonyme de mort, a vaincu le building de quelque 508 mètres dans la matinée après une heure et demie d’effort, levant les bras une fois perché en haut de la tour, ont constaté des journalistes de l’AFP.Sa performance, retransmise en direct sur Netflix, a attiré des centaines de journalistes et de fans. Elle devait avoir lieu samedi matin mais avait été repoussée en raison du mauvais temps. Honnold n’en est pas à son premier sommet, de béton ou de roc, dans ces conditions: il avait notamment dompté le célèbre El Capitan dans la vallée américaine de Yosemite, à la seule force de ses membres, en 2017.Cet exploit est raconté dans “Free Solo”, récompensé par l’Oscar du meilleur documentaire en 2019.Quant à son défi de dimanche, Honnold le qualifiait de “plus grosse escalade urbaine libre en solitaire jamais vue”, avant de s’attaquer au fameux building.”C’est un rêve de toujours que j’ai, d’escalader un gratte-ciel”, disait-il dans une vidéo promotionnelle de Netflix. “Pas de cordes, pas d’équipement (de sécurité), juste moi et l’immeuble”.Habillé d’un t-shirt rouge et de chaussons jaunes sur mesure, l’Américain a gravi avec fluidité le bâtiment de 101 étages tout de verre et d’acier.Il a même interagi avec des spectateurs qui suivaient son parcours depuis une plateforme d’observation au 89e étage.Un photographe, suspendu par des cordes, capturait son exploit, pendant qu’un hélicoptère tournait autour du gratte-ciel.La présidente du Taipei 101, Janet Chia, s’était félicitée samedi lors d’un point presse d’apprendre que des curieux avaient fait le chemin depuis Singapour, Hong Kong ou le sud de Taïwan pour assister à cette performance, présentant ses excuses pour le retard.”Mais cet événement épique vaut assurément d’attendre”, avait-elle assuré.Richard Bode, 34 ans, était arrivé tôt pour ne rien manquer de cette “expérience qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie”.Un autre spectateur, Benson, âgé de 24 ans, qualifie Honnold d'”incroyablement courageux”.Quant à Lin Chia-jou, 54 ans, elle explique à l’AFP avoir trouvé ce défi “terrifiant”, saluant néanmoins les efforts du grimpeur.Honnold est le premier à vaincre le Taipei 101 sans corde, harnais ou filet de sécurité, mais pas le premier à le grimper.En 2004, le Français Alain Robert, surnommé “Le “Spiderman français”, avait escaladé la tour, mais aidé de cordes de sécurité en raison de conditions pluvieuses.

Ski: victoire et petit globe pour Mikaela Shiffrin, en démonstration à Spindleruv Mlyn

Mikaela Shiffrin a encore frappé un grand coup dimanche. L’Américaine a aisément dominé le slalom de Spindleruv Mlyn (République tchèque), une 108e victoire en Coupe du monde qui lui assure de remporter son neuvième petit globe dans la discipline, à deux semaines des JO.Déjà très largement en tête à l’issue de la première manche, Shiffrin a devancé la championne du monde suisse Camille Rast de 1 sec 67/100e et l’Allemande Emma Aicher de plus de deux secondes (2.18).Impériale dès la première manche, Shiffrin disposait de plus d’une seconde d’avance en renfermant le portillon.Aussi impeccable techniquement que solide physiquement, elle a pris un départ prudent en seconde manche, lâchant une demi-seconde sur le haut de la piste, mais a ensuite laissé filer son ski jusqu’à remporter la manche et creuser encore l’écart face à ses concurrentes.Pour sa dernière course avant les Jeux de Milan Cortina (6-22 février), où elle cherchera à effacer la désillusion de Pékin en 2022 (aucune médaille), Shiffrin s’est assurée dimanche son premier trophée de l’hiver: avec sept victoires (et une 2e place) en huit slaloms disputés cet hiver, l’Américaine est assurée de remporter le petit globe de la discipline pour la 9e fois, un record.Elle cumule 780 points, soit 288 de plus que sa dauphine Camille Rast, qui ne pourra quoi qu’il arrive pas la rattraper au classement de la spécialité puisqu’il ne reste que deux slaloms au programme de la Coupe du monde (une victoire rapporte 100 points).- “J’aime juste skier” -“C’est une belle surprise”, a réagi l’Américaine au micro de la Fédération internationale (FIS). “Pour être honnête, c’était difficile de penser à ça aujourd’hui car il fallait vraiment se concentrer sur la course du jour.”Il s’agit donc du neuvième globe du slalom pour la reine absolue entre les piquets, 13 ans après son premier en 2013 et 15 ans après ses débuts en Coupe du monde, déjà à Spindleruv Mlyn en 2011.”Je me revois ici quand j’avais 15 ans. C’est juste génial d’être là. J’aime juste skier, j’adore ça, c’est tout, ça me rend heureuse”, a-t-elle affirmé.Au classement général de la coupe du monde, elle est aussi en tête avec 1.133 points, là encore devant Camille Rast (970).La Coupe du monde féminine de ski alpin se poursuit avec l’étape de Crans Montana (Suisse) vendredi et samedi, avant le début des JO où elle est attendue comme l’une des immenses stars.”Les JO c’est un défi bien différent”, a-t-elle tempéré dimanche. “J’ai vécu des Jeux géniaux (2014, 2018), des Jeux durs (2022), j’essaye de les appréhender avec un bon état d’esprit, je fais confiance à mon équipe. L’équipe américaine est très forte cette année.”Côté Françaises, Marion Chevrier a terminé 11e à 3 sec 99 de Shiffrin. Marie Lamure est 12e (+ 4.03), Caitlin McFarlane 15e (+ 4.33) et Doriane Escané 23e (+ 5.16).

L’infirmier américain abattu à Minneapolis “voulait changer le monde”

L’Américain abattu samedi par des agents fédéraux de l’immigration à Minneapolis était infirmier dans une unité de soins intensifs pour anciens combattants de la ville, qui “voulait changer le monde” selon sa famille. Alex Pretti, 37 ans, est mort après une altercation avec des agents fédéraux sur une route verglacée de cette ville du Midwest. Son …

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