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Une “offense à la France tout entière” : Macron réplique à Netanyahu sur l’antisémitisme

Une réponse cinglante, doublée d’une mise en garde contre la “guerre permanente” : Emmanuel Macron a répliqué au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu’il avait “offensé la France toute entière” en l’accusant d'”inaction” en matière de lutte contre l’antisémitisme et l’a appelé “solennellement” à sortir de sa “fuite en avant meurtrière” à Gaza.”Ces accusations d’inaction face à un fléau que nous combattons de toutes nos forces sont inacceptables et offensent la France toute entière”, écrit-il, ajoutant que cette lutte “ne saurait être un sujet d’instrumentalisation”, dans une lettre au Premier ministre rendue publique mardi par le quotidien Le Monde.Benjamin Netanyahu a déclenché une nouvelle crise avec la France en accusant Emmanuel Macron “d’alimenter le feu antisémite” avec son intention de reconnaître l’Etat palestinien.Dans une lettre au chef de l’Etat en date du 17 août, il s’est dit “préoccupé par la montée alarmante de l’antisémitisme en France et par le manque d’actions décisives (du) gouvernement pour y faire face”.”Depuis vos déclarations publiques attaquant Israël et signalant la reconnaissance d’un Etat palestinien, il a augmenté”, a-t-il affirmé.Le 19 août, la présidence française avait déjà dénoncé cette accusation comme “erronée” et “abjecte”, et déploré qu’Emmanuel Macron en ait pris connaissance par voie de presse.Le chef de l’Etat français souligne dans sa lettre avoir attendu que son interlocuteur en prenne connaissance avant qu’elle ne soit rendue publique. “C’est là l’élémentaire courtoisie”, lance-t-il.”Je demeure et demeurerai garant de l’impérieuse nécessité de combattre cette abomination, partout et toujours”, assure-t-il.”Les antisémitismes de notre pays viennent de loin, ont longtemps été nourris par l’extrême droite, sont aujourd’hui aussi alimentés par l’extrême gauche qui essentialise la communauté juive et soutient la haine contre cette dernière”, pointe-t-il.- “Indignité et impasse” -Emmanuel Macron estime que son initiative diplomatique en faveur d’une reconnaissance de l’Etat de Palestine est une “main tendue” à Israël pour une “paix durable” dans la région et rejette aussi toute accusation de soutien, à travers ce processus, au mouvement islamiste palestinien Hamas.”Je vous appelle solennellement à sortir de la fuite en avant meurtrière et illégale d’une guerre permanente à Gaza qui expose votre pays à l’indignité et votre peuple à une impasse, à cesser l’illégale et injustifiable recolonisation de la Cisjordanie et à saisir la main tendue des partenaires internationaux disposés à travailler à un avenir de paix, de sécurité et de prospérité pour Israël et la région”, poursuit-il.Selon lui, “l’État palestinien doit constituer la fin du Hamas”. “C’est aujourd’hui la seule manière d’éradiquer réellement le Hamas et d’éviter à la jeunesse israélienne de se consumer dans une guerre permanente, dévastatrice pour les Palestiniens de Gaza, mais également pour Israël et la région tout entière”, affirme-t-il.L’ambassadeur américain en France, Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, s’est aussi fendu d’une lettre similaire au président Macron, qui lui a valu une convocation lundi au ministère français des Affaires étrangères.”Des déclarations qui vilipendent Israël et des gestes en reconnaissance d’un État palestinien encouragent les extrémistes, fomentent la violence et mettent en péril la judéité en France”, a-t-il écrit, reprenant l’argumentaire de M. Netanyahu.Un total de 504 actes antisémites ont été recensés (dont 323 atteintes aux personnes) entre janvier et mai 2025, selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur. C’est une baisse de 24% sur un an, mais un doublement (+134%) par rapport à la même période de 2013.Le contexte est particulièrement délicat puisque vit en France la plus grande communauté juive d’Europe occidentale, avec environ 500.000 personnes, en même temps qu’une très importante communauté arabo-musulmane, très sensible au sort des Palestiniens de Gaza.Après avoir affiché sa solidarité avec Israël, frappé par des attaques sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, qui ont entraîné le déclenchement de la guerre à Gaza, Emmanuel Macron a depuis pris ses distances et multiplié les critiques à l’égard de la stratégie du gouvernement israélien dans ce conflit.

Une “offense à la France tout entière” : Macron réplique à Netanyahu sur l’antisémitisme

Une réponse cinglante, doublée d’une mise en garde contre la “guerre permanente” : Emmanuel Macron a répliqué au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu’il avait “offensé la France toute entière” en l’accusant d'”inaction” en matière de lutte contre l’antisémitisme et l’a appelé “solennellement” à sortir de sa “fuite en avant meurtrière” à Gaza.”Ces accusations d’inaction face à un fléau que nous combattons de toutes nos forces sont inacceptables et offensent la France toute entière”, écrit-il, ajoutant que cette lutte “ne saurait être un sujet d’instrumentalisation”, dans une lettre au Premier ministre rendue publique mardi par le quotidien Le Monde.Benjamin Netanyahu a déclenché une nouvelle crise avec la France en accusant Emmanuel Macron “d’alimenter le feu antisémite” avec son intention de reconnaître l’Etat palestinien.Dans une lettre au chef de l’Etat en date du 17 août, il s’est dit “préoccupé par la montée alarmante de l’antisémitisme en France et par le manque d’actions décisives (du) gouvernement pour y faire face”.”Depuis vos déclarations publiques attaquant Israël et signalant la reconnaissance d’un Etat palestinien, il a augmenté”, a-t-il affirmé.Le 19 août, la présidence française avait déjà dénoncé cette accusation comme “erronée” et “abjecte”, et déploré qu’Emmanuel Macron en ait pris connaissance par voie de presse.Le chef de l’Etat français souligne dans sa lettre avoir attendu que son interlocuteur en prenne connaissance avant qu’elle ne soit rendue publique. “C’est là l’élémentaire courtoisie”, lance-t-il.”Je demeure et demeurerai garant de l’impérieuse nécessité de combattre cette abomination, partout et toujours”, assure-t-il.”Les antisémitismes de notre pays viennent de loin, ont longtemps été nourris par l’extrême droite, sont aujourd’hui aussi alimentés par l’extrême gauche qui essentialise la communauté juive et soutient la haine contre cette dernière”, pointe-t-il.- “Indignité et impasse” -Emmanuel Macron estime que son initiative diplomatique en faveur d’une reconnaissance de l’Etat de Palestine est une “main tendue” à Israël pour une “paix durable” dans la région et rejette aussi toute accusation de soutien, à travers ce processus, au mouvement islamiste palestinien Hamas.”Je vous appelle solennellement à sortir de la fuite en avant meurtrière et illégale d’une guerre permanente à Gaza qui expose votre pays à l’indignité et votre peuple à une impasse, à cesser l’illégale et injustifiable recolonisation de la Cisjordanie et à saisir la main tendue des partenaires internationaux disposés à travailler à un avenir de paix, de sécurité et de prospérité pour Israël et la région”, poursuit-il.Selon lui, “l’État palestinien doit constituer la fin du Hamas”. “C’est aujourd’hui la seule manière d’éradiquer réellement le Hamas et d’éviter à la jeunesse israélienne de se consumer dans une guerre permanente, dévastatrice pour les Palestiniens de Gaza, mais également pour Israël et la région tout entière”, affirme-t-il.L’ambassadeur américain en France, Charles Kushner, père du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, s’est aussi fendu d’une lettre similaire au président Macron, qui lui a valu une convocation lundi au ministère français des Affaires étrangères.”Des déclarations qui vilipendent Israël et des gestes en reconnaissance d’un État palestinien encouragent les extrémistes, fomentent la violence et mettent en péril la judéité en France”, a-t-il écrit, reprenant l’argumentaire de M. Netanyahu.Un total de 504 actes antisémites ont été recensés (dont 323 atteintes aux personnes) entre janvier et mai 2025, selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur. C’est une baisse de 24% sur un an, mais un doublement (+134%) par rapport à la même période de 2013.Le contexte est particulièrement délicat puisque vit en France la plus grande communauté juive d’Europe occidentale, avec environ 500.000 personnes, en même temps qu’une très importante communauté arabo-musulmane, très sensible au sort des Palestiniens de Gaza.Après avoir affiché sa solidarité avec Israël, frappé par des attaques sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, qui ont entraîné le déclenchement de la guerre à Gaza, Emmanuel Macron a depuis pris ses distances et multiplié les critiques à l’égard de la stratégie du gouvernement israélien dans ce conflit.

Une “offense à la France tout entière” : Macron réplique à Netanyahu sur l’antisémitisme

Une réponse cinglante, doublée d’une mise en garde contre la “guerre permanente” : Emmanuel Macron a répliqué au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu’il avait “offensé la France toute entière” en l’accusant d’”inaction” en matière de lutte contre l’antisémitisme et l’a appelé “solennellement” à sortir de sa “fuite en avant meurtrière” à Gaza.”Ces accusations d’inaction …

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Le visa américain d’un ministre brésilien révoqué, “geste irresponsable” pour Lula

Le visa américain du ministre de la Justice du Brésil a été révoqué, a annoncé mardi le président brésilien Lula, fustigeant un “geste irresponsable” des Etats-Unis en pleine bataille commerciale et diplomatique entre les deux pays.Il s’agit d’une mesure de plus prise par Washington contre le Brésil, en représailles au procès en cours contre l’ex-président …

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Le visa américain d’un ministre brésilien révoqué, “geste irresponsable” pour Lula

Le visa américain du ministre de la Justice du Brésil a été révoqué, a annoncé mardi le président brésilien Lula, fustigeant un “geste irresponsable” des Etats-Unis en pleine bataille commerciale et diplomatique entre les deux pays.Il s’agit d’une mesure de plus prise par Washington contre le Brésil, en représailles au procès en cours contre l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), jugé pour tentative de coup d’Etat.Invoquant une supposée “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé une surtaxe douanière de 50% à une partie des exportations brésiliennes vers les Etats-Unis, et son administration a adopté une série de sanctions individuelles.Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a exprimé mardi sa “solidarité” envers son ministre de la Justice Ricardo Lewandowski durant une réunion ministérielle à Brasilia.A cette occasion, la plupart des membres de son gouvernement arboraient des casquettes bleu marine avec la mention “Le Brésil appartient aux Brésiliens”.Une casquette étrennée depuis le début en juillet de la crise ouverte avec les Etats-Unis, et claire réponse à la célèbre casquette rouge frappée du slogan trumpien “Make America Great Again”.Lula a une nouvelle fois accusé le président Trump d'”agir comme s’il était l’empereur de la planète Terre”.Ces mesures “sont inacceptables, non seulement contre le ministre (Lewandowski), mais aussi contre les juges de la Cour suprême ou toute autre personnalité brésilienne”, a ajouté le président brésilien.Contactées par l’AFP, les autorités américaines ne se sont pas exprimées jusque-là sur la révocation du visa du ministre brésilien de la Justice.- “Trahison” -La semaine dernière, cette sanction avait été en revanche évoquée sur le réseau social X par Paulo Figueiredo, influenceur brésilien résidant aux Etats-Unis et petit-fils du dernier général ayant présidé le Brésil lors de la dictature militaire achevée en 1985.Le duo formé par Paulo Figueiredo avec Eduardo Bolsonaro, fils de l’ex-président vivant actuellement aussi aux Etats-Unis, mène un efficace lobbying contre les autorités brésiliennes auprès de l’administration américaine.”C’est peut-être une des pires trahisons jamais subies par une patrie”, a lancé Lula mardi. “Il n’y a rien de plus grave (…) qu’un fils financé par sa famille qui incite avec des mensonges et de l’hypocrisie” à des sanctions contre le Brésil, a-t-il tonné.L’ancien président Bolsonaro est accusé d’avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir “de façon autoritaire” malgré sa défaite électorale face à Lula en 2022. Son procès doit être bouclé d’ici la mi-septembre.Le 20 août, la Police fédérale brésilienne a en outre recommandé l’inculpation de Jair Bolsonaro et son fils Eduardo pour entrave à ce procès, en lien avec la campagne bolsonariste menée à Washington.En juillet, le visa d’Alexandre de Moraes, magistrat en charge du procès Bolsonaro, avait déjà été révoqué. Plusieurs autres membres de la Cour suprême ont subi la même sanction.Le juge Moraes s’est également vu imposer des sanctions financières, Washington invoquant la loi Magnitsky, qui permet de sanctionner des personnes accusées de violation des droits humains n’importe où dans le monde.Ces sanctions entraînent le gel des éventuels avoirs détenus par le magistrat aux Etats-Unis ainsi que l’interdiction pour des citoyens ou entreprises américaines de faire affaire avec lui. Une source à la Cour suprême brésilienne a indiqué à l’AFP qu’il ne possédait pas d’avoirs aux Etats-Unis.Au sujet de la surtaxe punitive sur les exportations brésiliennes, Lula a réitéré que son gouvernement était “prêt à s’asseoir à la table (des négociations), d’égal à égal”.”Ce que nous pouvons pas accepter, c’est d’être traités comme des subalternes”, a-t-il martelé.

Désarmement du Hezbollah: les Etats-Unis veulent des actes, selon une émissaire

Une émissaire américaine, Morgan Ortagus, a affirmé mardi à Beyrouth que les autorités libanaises devaient à présent traduire “en actes” leur décision de désarmer le Hezbollah pro-iranien.”Nous avons tous été fortement encouragés par la décision historique du gouvernement il y a quelques semaines, mais maintenant il ne s’agit plus de mots, il s’agit d’actes”, a …

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Désarmement du Hezbollah: les Etats-Unis veulent des actes, selon une émissaire

Une émissaire américaine, Morgan Ortagus, a affirmé mardi à Beyrouth que les autorités libanaises devaient à présent traduire “en actes” leur décision de désarmer le Hezbollah pro-iranien.”Nous avons tous été fortement encouragés par la décision historique du gouvernement il y a quelques semaines, mais maintenant il ne s’agit plus de mots, il s’agit d’actes”, a déclaré Mme Ortagus.Elle s’exprimait à l’issue d’une réunion entre une délégation américaine et le président libanais, Joseph Aoun.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est dit prêt lundi à une réduction “progressive” des troupes israéliennes au Liban si le gouvernement concrétisait son plan de désarmer le Hezbollah.”Israël est prêt à avancer pas à pas, cela pourrait être de petits pas (..) , des pas de bébé, mais ils sont prêts à avancer étape par étape avec ce gouvernement”, a ajouté Mme Ortagus.”Donc, à chaque pas que fera le gouvernement libanais, nous encouragerons le gouvernement israélien à faire de même”.L’émissaire américain Tom Barrack, qui faisait partie de la délégation, a souligné pour sa part que l’armée libanaise et le gouvernement devaient présenter à la fin du mois un plan concret pour le désarmement de la formation chiite, qui est sortie affaiblie fin novembre de sa dernière guerre avec Israël.”Lorsqu’ils (les Israéliens) verront cela, ils feront leur contre-proposition concernant les retraits, les garanties de sécurité à leurs frontières”, a-t-il expliqué.”Ce qu’Israël a dit, ce qui est historique, c’est que nous ne voulons pas occuper le Liban”, a-t-il ajouté, expliquant que les responsables israéliens attendaient de “voir quel est le plan pour réellement désarmer le Hezbollah”.Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi le refus de son parti d’abandonner ses armes.- “Zone économique” -Sous pression des Etats-Unis et face aux craintes d’une intensification des attaques israéliennes, le gouvernement a chargé le 5 août l’armée de préparer un plan visant à désarmer d’ici fin 2025 ce mouvement, fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël.Cette décision s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, qui a mis fin le 27 novembre 2024 à plus d’un an de conflit entre le Hezbollah et Israël.En réponse à une question concernant un plan américain prévoyant la création d’une “zone économique Trump” dans le sud du Liban, près de la frontière israélienne, comme rapporté par le site américain Axios, M. Barrack a fait miroiter cette possibilité pour “écarter la tutelle iranienne”.”Quand on dit désarmer le Hezbollah, il faut se souvenir qu’il y a 40.000 personnes qui sont payées par l’Iran pour combattre. Qu’est-ce qu’on va faire d’eux ?”, s’est interrogé M. Barrack.”Nous devons les aider. Et la manière de les aider, c’est de dire que nous, tous ensemble – le Golfe, les États-Unis, les Libanais – allons agir conjointement pour créer un forum économique qui offrira un autre moyen de subsistance”, a-t-il ajouté, avant de faire référence à “une nouvelle zone économique”.Selon Axios, l’Arabie saoudite et le Qatar auraient déjà accepté d’y investir après le retrait israélien, afin de limiter le retour du Hezbollah dans la zone tout en répondant aux préoccupations sécuritaires d’Israël sans occupation.

Israël: manifestations pour un accord à Gaza avant une réunion gouvernementale

Des centaines de manifestants réclamant la fin de la guerre à Gaza et le retour des otages se sont mobilisés mardi en Israël, avant une réunion du cabinet de sécurité prévue en soirée qui pourrait discuter d’une reprise des négociations en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien.Le Qatar a de son côté indiqué toujours “attendre” la réponse israélienne à une récente proposition des médiateurs pour une trêve assortie de la libération des otages, tout en s’affirmant peu confiant “que, s’il y avait un engagement, celui-ci serait positif”. La réunion du cabinet de sécurité a été annoncée lundi soir, après des frappes israéliennes sur l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qui ont tué cinq journalistes, dont trois collaboraient avec Al Jazeera, Reuters et AP, suscitant une indignation internationale.Selon les médias locaux, le cabinet, dont l’ordre du jour n’a pas été officiellement communiqué, devrait discuter d’une reprise des pourparlers après la proposition des médiateurs, Qatar, Egypte et Etats-Unis, acceptée par le Hamas. Tôt mardi matin, à l’entrée nord de Tel-Aviv, environ 400 manifestants arrêtaient les voitures, brandissant des drapeaux israéliens et des photos des otages, a constaté un photographe de l’AFP.D’autres se sont rassemblés près d’une antenne locale de l’ambassade américaine, ainsi que devant les domiciles de plusieurs ministres à travers le pays, selon un journaliste de l’AFP et les médias israéliens.- “La fin du bain de sang” -“Nous exigeons que nos dirigeants s’assoient à la table des négociations et n’en bougent pas tant qu’un accord n’aura pas été trouvé”, explique Hagit Chen, dont le fils est captif à Gaza. Yehuda Cohen, père d’un autre otage, déplore que Benjamin Netanyahu se moque de l’opinion “de la grande majorité des citoyens”. “Nous devons conclure un accord sur les otages. Mon fils Nimrod doit être libéré”.Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, lors de l’attaque du Hamas contre Israël qui a déclenché la guerre à Gaza, 49 y restent retenus dont au moins 27 morts selon l’armée israélienne.”Leur temps est compté”, s’inquiète Tsipi Haitovsky, qui demande  “la fin du bain de sang en cours à Gaza”. La semaine dernière, M. Netanyahu a ordonné l’ouverture de négociations pour libérer tous les otages, sans citer la proposition des médiateurs.Selon des sources palestiniennes, elle prévoit la libération échelonnée des otages pendant une trêve initiale de 60 jours, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Parallèlement, M. Netanyahu a donné son feu vert à une nouvelle offensive militaire pour prendre le contrôle de la ville de Gaza, considéré comme un des derniers bastions du mouvement islamiste palestinien, ravivant l’inquiétude sur le sort des captifs et les pressions internationales pour une issue au conflit. – “Protéger” les journalistes – Au lendemain des frappes israéliennes à Khan Younès, l’ONU a pressé mardi Israël non seulement d’enquêter sur ses raids meurtriers mais “d’aboutir à des résultats”. M. Netanyahu avait annoncé lundi une enquête, et déploré “un accident tragique”, sans que l’armée ne communique sur la visée des frappes contre l’hôpital Nasser.  La chaîne qatarie Al Jazeera, les agences de presse canado-britannique Reuters et américaine Associated Press ont exprimé leur choc et tristesse pour la mort de leurs collaborateurs.D’après le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, qui a recensé 15 autres victimes, l’hôpital a été visé d’abord par un drone explosif, puis par un bombardement aérien en pleine évacuation des premières victimes. Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 62.819 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’aide internationale qu’Israël autorise à entrer dans le territoire palestinien dévasté, assiégé et affamé est en “légère hausse” mais reste “une goutte d’eau dans l’océan”, a déploré le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau.L’ONU a officiellement déclaré vendredi la famine à Gaza, en imputant la responsabilité à Israël, qui a dénoncé un “mensonge éhonté”.

Israël: manifestations pour un accord à Gaza avant une réunion gouvernementale

Des centaines de manifestants réclamant la fin de la guerre à Gaza et le retour des otages se sont mobilisés mardi en Israël, avant une réunion du cabinet de sécurité prévue en soirée qui pourrait discuter d’une reprise des négociations en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien.Le Qatar a de son côté indiqué toujours “attendre” la réponse israélienne à une récente proposition des médiateurs pour une trêve assortie de la libération des otages, tout en s’affirmant peu confiant “que, s’il y avait un engagement, celui-ci serait positif”. La réunion du cabinet de sécurité a été annoncée lundi soir, après des frappes israéliennes sur l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qui ont tué cinq journalistes, dont trois collaboraient avec Al Jazeera, Reuters et AP, suscitant une indignation internationale.Selon les médias locaux, le cabinet, dont l’ordre du jour n’a pas été officiellement communiqué, devrait discuter d’une reprise des pourparlers après la proposition des médiateurs, Qatar, Egypte et Etats-Unis, acceptée par le Hamas. Tôt mardi matin, à l’entrée nord de Tel-Aviv, environ 400 manifestants arrêtaient les voitures, brandissant des drapeaux israéliens et des photos des otages, a constaté un photographe de l’AFP.D’autres se sont rassemblés près d’une antenne locale de l’ambassade américaine, ainsi que devant les domiciles de plusieurs ministres à travers le pays, selon un journaliste de l’AFP et les médias israéliens.- “La fin du bain de sang” -“Nous exigeons que nos dirigeants s’assoient à la table des négociations et n’en bougent pas tant qu’un accord n’aura pas été trouvé”, explique Hagit Chen, dont le fils est captif à Gaza. Yehuda Cohen, père d’un autre otage, déplore que Benjamin Netanyahu se moque de l’opinion “de la grande majorité des citoyens”. “Nous devons conclure un accord sur les otages. Mon fils Nimrod doit être libéré”.Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, lors de l’attaque du Hamas contre Israël qui a déclenché la guerre à Gaza, 49 y restent retenus dont au moins 27 morts selon l’armée israélienne.”Leur temps est compté”, s’inquiète Tsipi Haitovsky, qui demande  “la fin du bain de sang en cours à Gaza”. La semaine dernière, M. Netanyahu a ordonné l’ouverture de négociations pour libérer tous les otages, sans citer la proposition des médiateurs.Selon des sources palestiniennes, elle prévoit la libération échelonnée des otages pendant une trêve initiale de 60 jours, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Parallèlement, M. Netanyahu a donné son feu vert à une nouvelle offensive militaire pour prendre le contrôle de la ville de Gaza, considéré comme un des derniers bastions du mouvement islamiste palestinien, ravivant l’inquiétude sur le sort des captifs et les pressions internationales pour une issue au conflit. – “Protéger” les journalistes – Au lendemain des frappes israéliennes à Khan Younès, l’ONU a pressé mardi Israël non seulement d’enquêter sur ses raids meurtriers mais “d’aboutir à des résultats”. M. Netanyahu avait annoncé lundi une enquête, et déploré “un accident tragique”, sans que l’armée ne communique sur la visée des frappes contre l’hôpital Nasser.  La chaîne qatarie Al Jazeera, les agences de presse canado-britannique Reuters et américaine Associated Press ont exprimé leur choc et tristesse pour la mort de leurs collaborateurs.D’après le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, qui a recensé 15 autres victimes, l’hôpital a été visé d’abord par un drone explosif, puis par un bombardement aérien en pleine évacuation des premières victimes. Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 62.819 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’aide internationale qu’Israël autorise à entrer dans le territoire palestinien dévasté, assiégé et affamé est en “légère hausse” mais reste “une goutte d’eau dans l’océan”, a déploré le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau.L’ONU a officiellement déclaré vendredi la famine à Gaza, en imputant la responsabilité à Israël, qui a dénoncé un “mensonge éhonté”.

Mort d’un streamer en direct: le parquet de Paris ouvre une enquête distincte sur la plateforme Kick

La procureure de Paris a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête sur les pratiques de la plateforme de streaming Kick, en plus de celle déjà menée par le parquet de Nice pour éclaircir les circonstances du décès en direct du vidéaste Jean Pormanove.Cette nouvelle enquête a été ouverte lundi “du chef de fourniture en bande organisée de plateforme en ligne illicite”, pour déterminer notamment si Kick a diffusé “en connaissance de cause” des “vidéos d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne”, a annoncé la procureure Laure Beccuau dans un communiqué.Les enquêteurs chercheront également à déterminer si la plateforme australienne respecte la règlementation européenne sur les services numériques (DSA).Les responsables encourent une peine de 10 ans de prison et 1 million d’euros d’amende.Raphaël Graven, 46 ans, connu sous le pseudo Jean Pormanove, est décédé près de Nice lors d’une diffusion en direct le 18 août sur la plateforme de vidéos australienne Kick après plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu’un autre homme, violenté et humilié par deux personnes.Suivie par près de 200.000 personnes, la chaîne “Jeanpormanove” montrait depuis des mois Raphaël Graven se faire insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball. Des contenus scénarisés, selon les promoteurs de la chaîne.La ministre déléguée au Numérique, Clara Chappaz, a annoncé de son côté mardi son intention d’attaquer en justice la plateforme Kick pour “manquement”.Elle a fait cette annonce à l’issue d’une réunion convoquée à Bercy avec les services de plusieurs ministères (Justice, Intérieur, Economie) et deux autorités indépendantes, reprochant à Kick d’avoir enfreint la loi sur la confiance numérique de 2004.