AFP World

Philippines: au moins 18 morts et 24 disparus dans le naufrage d’un ferry

Le naufrage d’un ferry transportant plus de 350 personnes dans le sud des Philippines a fait au moins 18 morts lundi, ont indiqué les gardes-côtes de l’archipel, qui recherchent 24 disparus.Le MV Trisha Kerstin 3 a émis un signal de détresse vers 01H50 (17H50 GMT dimanche), alors qu’il assurait la liaison entre Zamboanga City, sur l’île de Mindanao, en direction de l’île de Jolo, à environ 150 kilomètres de là.En début d’après-midi, 317 personnes ont été secourues, 18 étaient décédées, tandis que 24 restaient portées disparues, selon les garde-côtes philippins.Ronalyn Perez, une représentante des services de secours de Basilan, a déclaré à l’AFP que les sauveteurs avaient du mal à faire face à l’afflux de survivants.”Le véritable défi réside dans le nombre de patients qui arrivent. Nous manquons de personnel pour le moment”, a-t-elle déclaré à l’AFP, ajoutant qu’au moins 18 personnes avaient été transportées dans un hôpital local.Mal entretenus et peu contrôlés, les ferries sont l’un des principaux moyens de transport dans l’archipel philippin, qui compte plus de 7.100 îles. Ils sont empruntés par des millions de personnes.Lundi, le naufrage du navire de 44 mètres, qui comprend trois ponts, a eu lieu en pleine nuit, à environ cinq kilomètres à l’est de l’île de Baluk-Baluk, dans la province de Basilan.- Enquête ouverte -La porte-parole des gardes-côtes, Noemie Cayabyab, a précisé à la télévision que les rescapés avaient fait état d’une mer agitée au moment de la catastrophe de lundi.Des images diffusés par les gardes-côtes montrent des survivants être tirés de l’eau dans l’obscurité, éclairés par des lampes torches, ou recevant des boissons chaudes sur un navire de sauvetage. Sur une autre vidéo postée sur les réseaux sociaux, on entend des naufragés appelant à l’aide.”Nous ne pouvons pas dire pour le moment quelle est la raison du naufrage”, a déclaré M. Dua, précisant qu’une enquête avait été ouverte: “Pour le moment, nous sommes concentrés sur les opérations de secours”.Il a également indiqué que les rescapés avaient été emmenés vers les stations des gardes-côtes de Zamboanga et d’Isabela City.Une vidéo diffusée par le gouverneur de la province de Basilan montre des survivants pieds nus enveloppés dans des couvertures et placés sur des civières, tandis que les victimes du naufrage sont transportées dans des sacs mortuaires.Dans leur communiqué, les gardes-côtes ont assuré que le ferry n’était pas surchargé comme c’est fréquemment le cas dans l’archipel philippin, où vivent 116 millions d’habitants et qui a connu nombre de catastrophes maritimes dans le passé.Le 21 décembre 1987, le ferry Dona Paz est entré en collision aux Philippines avec un pétrolier, faisant plus de 4.300 morts. Cette tragédie est à ce jour le pire accident maritime de l’histoire en temps de paix.Plus récemment, en 2015, le Kim Nirvana a chaviré peu après son départ, faisant 61 morts dans le centre des Philippines. Le naufrage du ferry, qui transportait également plusieurs tonnes de ciment, riz ou engrais, a vraisemblablement été causé par à un excès de charge.En 2023, l’incendie du ferry Lady Mary Joy 3, qui reliait lui aussi Zamboanga City à Jolo, a fait plus de 30 morts.

Une tempête hivernale majeure fait au moins 10 morts aux Etats-Unis

Une tempête hivernale majeure a causé la mort d’au moins dix personnes aux Etats-Unis, privant également plus d’un million de foyers d’électricité et clouant au sol des milliers d’avions.Davantage de neige est attendu lundi selon le service météo national, alors qu’une vingtaine d’Etats ainsi que la capitale fédérale Washington DC ont décrété l’état d’urgence.Considérée par certains météorologues comme l’un des pires épisodes hivernaux de ces dernières décennies aux Etats-Unis, la tempête s’accompagne de températures glaciales, d’importantes chutes de neige et d’accumulations de glace aux conséquences potentiellement “catastrophiques”, selon le service météo national (NWS).Le NWS a indiqué aux Américains qu’ils devaient s’attendre à davantage de neige, de verglas et de pluie verglaçante jusqu’à lundi matin.Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré que cinq personnes avaient été retrouvées mortes à l’extérieur au cours du week-end dans des températures glaciales.”Alors que nous ne connaissons pas encore les causes de leur décès, rien ne rappelle plus fortement le danger du froid extrême et la vulnérabilité de nombreux habitants, en particulier des New-Yorkais sans abri”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dimanche.Au Texas, les autorités ont confirmé trois décès, dont celui d’une adolescente de 16 ans tuée dans un accident de luge. Deux personnes sont mortes d’hypothermie en Louisiane, a indiqué le département de la santé de cet État du Sud.Plus de un million de foyers ont été privés d’électricité et 840.000 clients étaient toujours sans électricité dimanche soir, principalement dans le Sud des États-Unis, selon le site spécialisé PowerOutage.com.Au Tennessee, où une bande de glace a fait tomber des lignes électriques, plus de 300.000 clients résidentiels et commerciaux étaient sans courant, tandis que la Louisiane, le Mississippi et la Géorgie, où ce type de tempêtes est moins fréquent, comptaient chacun plus de 100.000 coupures.Les autorités, du Texas à la Caroline du Nord et à New York, ont exhorté les habitants à rester chez eux en raison des conditions périlleuses.”Évitez de prendre la route sauf en cas d’absolue nécessité”, a publié la Division de gestion des urgences du Texas sur X.- Etat d’urgence -La tempête se déplaçait dimanche vers le nord-est, déversant de la neige sur les grandes villes densément peuplées dont Philadelphie, New York et Boston. Une couche de plusieurs centimètres de neige recouvrait notamment les trottoirs et les routes de Washington, où l’état d’urgence a été déclaré. “Nous continuerons à surveiller et à rester en contact avec tous les Etats qui se trouvent sur le trajet de cette tempête. Restez en sécurité et restez au chaud!”, a pour sa part exhorté le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.Plusieurs grands aéroports de la capitale Washington, de Philadelphie ou de New York étaient quasiment à l’arrêt, alors que plus de 19.000 vols à destination et en provenance des Etats-Unis ont été annulés depuis samedi et que des milliers d’autres ont été retardés, selon le site FlightAware.La tempête est liée à une déformation du vortex polaire, une masse d’air circulant habituellement au-dessus du pôle nord, mais qui s’est étirée vers le sud.Les scientifiques estiment que la fréquence croissante de ces perturbations du vortex pourrait être liée au changement climatique, bien que le débat ne soit pas tranché et que la variabilité naturelle joue également un rôle.Climatosceptique assumé, Donald Trump a toutefois pris prétexte de la tempête pour exprimer de nouveau son scepticisme sur sa plateforme Truth Social: “Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît: QU’EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?”.Les autorités ont mis en garde contre un froid potentiellement mortel pouvant durer une semaine après la tempête, notamment dans les Grandes Plaines du Nord et d’autres régions du centre, où les températures ressenties pourraient atteindre -45°C.De telles températures peuvent provoquer des engelures en quelques minutes.

Ouverture du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty

Le procès en appel de quatre personnes, condamnées en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, survenu après une campagne de haine et d’intimidation, s’ouvre lundi.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, qui avait été abattu par la police juste après son crime. Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.Quatre sont rejugés devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, jusqu’au 27 février.Parmi eux figurent d’un côté deux amis d’Anzorov, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat; et de l’autre, Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste.Les quatre autres personnes qui n’ont pas fait appel étaient en contact avec Anzorov sur les réseaux sociaux.- Mensonge -Tout est né du mensonge d’une élève de 13 ans, fille de Brahim Chnina, accusant le professeur d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté mais son mensonge avait été relayé massivement sur les réseaux sociaux par son père et Abdelhakim Sefrioui.Après plusieurs jours d’une campagne virulente ciblant l’enseignant de 47 ans, ce dernier avait été tué par Abdoullakh Anzorov, un islamiste radical tchétchène.En décembre 2024, les magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris ont admis que Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas l’assassin.Mais, selon les juges, “les deux accusés ont, en connaissance de cause, pris le risque, malgré le danger et les menaces visant Samuel Paty, qu’une atteinte volontaire à son intégrité physique soit portée par un tiers, violent et radicalisé qui devenait leur bras armé”. Et ils “ont contribué à créer un état d’esprit propre à susciter le crime”, “en attisant la colère et la haine d’un esprit radicalisé”.A ce nouveau procès, les conseils de Brahim Chnina, Mes Frank Berton et Louise Tort, attendent que le rôle de leur client “soit ramené à sa juste place”: “Il n’a jamais participé à la moindre entreprise terroriste”.”C’est le procès de la dernière chance pour Abdelhakim Sefrioui”, commente un de ses avocats, Me Vincent Brengarth.”On ne comprend pas pourquoi la juridiction de première instance n’a pas tiré les conséquences de la réalité factuelle de ce dossier, à savoir que M. Sefrioui ne connaissait pas M. Anzorov, et que rien ne le relie, directement ou indirectement, au crime de ce dernier”, explique-t-il.- Nuñez et Dupond-Moretti cités -Les avocats ont demandé que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et l’ex-garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti soient cités comme témoins, pour les entendre “sur les défaillances qui ont conduit à l’assassinat”.Concernant les proches de M. Anzorov, les magistrats de première instance ont retenu qu’ils étaient “parfaitement” conscients de la dangerosité de leur ami, et qu’ils l’avaient pourtant aidé, dans sa recherche d’armes notamment.Pour Mes Hiba Rizkallah et Martin Méchin, avocats de Naïm Boudaoud, ce dernier “a été condamné sur le fondement d’interprétations fragiles et hasardeuses, sans aucune preuve d’une intention criminelle”. Ils appellent la cour d’assises d’appel à ne “céder ni à l’émotion, ni aux pressions populaire et médiatique”.La famille de l’enseignant espère, elle, une “confirmation du jugement sur le principe, au niveau des qualifications et des peines”, et “que les faits soient reconnus et que chaque étape de l’engrenage soit jugée”, déclare Me Virginie Le Roy, avocate des parents et d’une soeur de Samuel Paty. Même attente du côté de Mickaëlle Paty, une autre soeur de la victime, qui est “combative et déterminée”, selon ses conseils, Mes Thibault de Montbrial et Pauline Ragot.

Pour ou contre interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans? Les députés votent

Faut-il interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les téléphones portables dans les lycées? Les députés devront se prononcer lundi sur ces mesures cherchant à protéger la santé des adolescents, soutenues de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.La proposition de loi des députés du groupe Renaissance sera examinée à partir de 16H00, et devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l’Assemblée. Le texte ira ensuite au Sénat.Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.”Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois”, a déclaré dans une vidéo diffusée samedi Emmanuel Macron, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat.Alors que le groupe Renaissance à l’Assemblée avait déposé son texte sur le sujet, un projet de loi gouvernemental avait quand même été annoncé, faisant un temps régner la confusion. Et alimentant un récit de brouille entre le président et son ex-Premier ministre Gabriel Attal. La semaine dernière, l’exécutif s’est finalement dit prêt à se ranger derrière la proposition de loi de la députée Renaissance Laure Miller. Pour preuve, il a engagé la procédure accélérée sur le texte, qui permet une adoption plus rapide en cas de désaccord entre les deux chambres. Le gouvernement veut aller vite, avec des mesures mises en oeuvre dès la rentrée 2026. – Solution “simpliste” -Clé de l’entente trouvée, le gouvernement et Mme Miller ont déposé un amendement identique pour réécrire l’article principal du texte. Cet amendement prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”.Il exclut de l’interdiction les “encyclopédies en ligne” ou encore les “répertoires éducatifs”.L’interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges doit elle être étendue aux lycées, dont certains expérimentent déjà la mesure.Le texte fera l’objet d’une motion de rejet de La France insoumise. Lors de l’examen en commission, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé un “paternalisme numérique”.Steevy Gustave (groupe écologiste) a lui critiqué une solution “simpliste”, tout en disant son groupe “pas unanime”.L’interdiction des réseaux sociaux est en revanche soutenue par le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains notamment. Les socialistes réservent leur décision à des précisions sur les exceptions permises, selon le député Arthur Delaporte. Après un avis très critique du Conseil d’Etat sur la version initiale du texte, qui s’était notamment inquiété d’une interdiction générale trop large, la rapporteure Laure Miller l’avait déjà fait réécrire en commission.La mouture arrivant dans l’hémicycle lundi établit donc pour l’instant un dispositif avec des réseaux sociaux interdits, listés par décret après avis de l’Arcom, et d’autres soumis à autorisation parentale.Mais cette solution a fait grincer des dents à l’Elysée, qui l’a jugée trop complexe et inapplicable.- Formulation soupesée -La principale difficulté réside dans l’obligation de conformité avec le droit européen — plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). L’objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans, mais n’ayant jamais pu être appliquée.Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelle lignes directrices a permis d’ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l’accès aux réseaux sociaux.Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en tout cas être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.La France pourra aussi s’inspirer de l’Australie, où les réseaux sociaux ont été interdits début décembre aux moins de 16 ans. 

Gaza: Israël annonce une “réouverture limitée” du poste-frontière de Rafah

Israël a annoncé lundi sans en préciser la date une “réouverture limitée” du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Egypte, prévue par l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.”Dans le cadre du plan en 20 points du président Trump, Israël a accepté une réouverture limitée du passage frontalier de Rafah, …

Gaza: Israël annonce une “réouverture limitée” du poste-frontière de Rafah Read More »

Haute couture: chez Dior, le baptême du feu de Jonathan Anderson

Quelques jours après la présentation d’une collection homme audacieuse, Jonathan Anderson lance lundi à Paris la semaine de la haute couture avec son premier défilé pour Dior, un exercice inédit sur lequel il est très attendu.Le show, organisé dans les jardins du musée Rodin à 14H30 (13H30 GMT), est l’un des points d’orgue de ces quatre jours de défilés, avec les débuts en haute couture de Matthieu Blazy chez Chanel mardi.”Ce sont les deux meilleurs ateliers de couture du monde. Ça va être deux gros moments”, confirme à l’AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France.”Ce qui va être intéressant, c’est de voir comment ces deux créateurs, issus de deux précédentes maisons qui ne font pas de haute couture, vont se plier à cet exercice”, poursuit le journaliste.Souvent présenté comme l’un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, a été nommé à la tête des collections femme et couture en juin, quelques semaines après son arrivée chez Dior Homme. Le Nord-Irlandais de 41 ans est devenu le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH.Avec cette première collection haute couture, “il est très attendu”, souligne Marc Beaugé, le directeur du semestriel de mode masculine L’Etiquette. “Il faut qu’il montre qu’il a pris la mesure du poste.”- “Pas de normalité” -Après une première collection homme saluée en juin et une ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, le styliste a présenté mercredi un deuxième vestiaire masculin plus extravagant.”C’est une collection qui a pris tout le monde par surprise”, reconnaît Adrien Communier, chef de la rubrique mode chez GQ.  Entre tops à sequins, manteaux-capes inspirés des imprimés de Paul Poiret, l’emblématique veste Bar à la taille très cintrée une nouvelle fois revisitée, et chaussures à motifs lézard, le tout surmontés de perruques jaune acide, le couturier a livré une ligne aristo-punk plus fidèle à son esprit subversif que la précédente.”Il emmène Dior vers quelque chose de complètement inédit. Mais je pense qu’il est exactement là où il devrait être puisqu’il n’est pas là pour faire du réchauffé”, poursuit Adrien Communier.”Je ne veux pas de normalité”, assurait Jonathan Anderson quelques heures avant le défilé. Si l’exercice est inédit, il a toutefois déjà donné un avant-goût de sa vision lors des Golden Globes, à Los Angeles. Le styliste y a signé une robe bustier bleu clair très fendue pour l’actrice irlandaise Jessie Buckley, et une silhouette noire en transparence et dentelle pour Rashida Jones.- Armani sans Giorgio -L’attente est également très forte chez Chanel, où Matthieu Blazy présentera mardi au Grand Palais sa première collection haute couture. Le Franco-Belge de 41 ans, arrivé en décembre 2024 après son passage remarqué chez Bottega Veneta (Kering), avait impressionné dès octobre avec une première collection femme encensée.Il a également démontré sa maîtrise des savoir-faire de la maison lors du défilé Métiers d’art présenté en décembre à New York, un show marquant organisé dans le métro.Sur le tapis rouge des Golden Globes, sa robe fourreau noire au décolleté orné de plumes blanches portée par Selena Gomez a fait sensation.Parmi les autres temps forts, Armani présentera mardi soir la première collection haute couture de la maison italienne sans la supervision de son fondateur Giorgio, décédé début septembre à l’âge de 91 ans.Jusqu’à jeudi, 28 maisons répondant à des critères très précis vont présenter leurs créations, dont Schiaparelli, qui ouvre le bal au Petit Palais, Valentino, Elie Saab, Viktor&Rolf ou Alexis Mabille. Balenciaga et Jean Paul Gaultier, également au cœur du vaste mercato qui agite la mode depuis deux ans avec les nominations respectives de Pierpaolo Piccioli et Duran Lantink, seront absents cette saison.

“Triste et en colère”: Minneapolis se recueille dans le froid polaire

“Je suis en colère mais je n’ai pas peur”, affirme Lucy. La jeune femme fait partie de ceux qui bravent le froid polaire à Minneapolis dimanche pour se recueillir là où Alex Pretti a été tué la veille par des agents fédéraux engagés dans des opérations anti-immigration.Un mémorial a été improvisé dans la neige en …

“Triste et en colère”: Minneapolis se recueille dans le froid polaire Read More »

Zelensky réclame plus de munitions antiaériennes face aux frappes russes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau plaidé dimanche auprès de ses homologues polonais et lituanien à Vilnius pour plus de moyens de défense antiaérienne contre les frappes russes qui ont privé des centaines de milliers d’habitants de Kiev d’électricité et de chauffage au plus fort de l’hiver.”Aujourd’hui nous avons parlé de l’énergie en …

Zelensky réclame plus de munitions antiaériennes face aux frappes russes Read More »

L’administration Trump sur la défensive après la mort d’un second Américain à Minneapolis

Le gouvernement de Donald Trump se trouve sous la pression dimanche de l’opposition démocrate et de la population de Minneapolis après la mort la veille d’un infirmier, tué par balle par des agents fédéraux dans cette ville du nord des Etats-Unis.Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué samedi lors d’une manifestation contre des opérations de la police de l’immigration (ICE).Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l’ICE à Minneapolis déjà.Cette métropole du Minnesota est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l’ICE.Dimanche, ils étaient nombreux à se recueillir dans un froid glacial devant un mémorial de fortune dressé en hommage à Alex Pretti, sur le lieu des tirs.”Je suis triste et en colère face à cette perte”, a déclaré Lucy, une habitante de Minneapolis rencontrée par l’AFP.”Mais je n’ai pas peur d’être là et je n’ai pas peur de continuer le combat et de défendre ce qui est juste”, a-t-elle ajouté.Dans le centre de cette ville d’un peu plus de 400.000 habitants, près d’un millier de personnes se sont rassemblées à la mi-journée pour défiler en hommage à Alex Pretti et contre les actions des forces de l’ordre fédérales, a constaté un photographe de l’AFP.- “Mensonges écoeurants” -Comme il l’avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a immédiatement rejeté la faute sur Alex Pretti, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem l’accusant notamment de “terrorisme” car il s’apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec un pistolet dont les autorités ont publié une image.Une analyse par l’AFP de plusieurs vidéos de l’événement semble pourtant contredire cette version.Les images montrent Alex Pretti, téléphone à la main dans une rue enneigée, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol sur le trottoir et reçoit un jet de gaz lacrymogène au visage.Un agent le plaque ensuite contre le sol verglacé, plusieurs de ses collègues interviennent et luttent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un agent vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti qui est agenouillé et penché en avant, avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brutalement et tirent alors plusieurs fois à distance sur son corps inanimé. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents d’Alex Pretti ont accusé l’administration Trump de répandre “des mensonges écoeurants” sur leur fils, “un être au grand coeur”.- “Chaos” -De nombreux élus de l’opposition ont exprimé leur colère face aux allégations du gouvernement.”Cela devrait faire flipper le grand public américain que l’administration Trump mente de manière si facile”, a notamment dénoncé sur CNN le sénateur démocrate Chris Murphy.Barack Obama a lui appelé dans un communiqué à un “sursaut” des Américains alors que les valeurs fondamentales sont “attaquées” aux Etas-Unis. L’ex-président démocrate a en outre critiqué l’administration Trump, “empressée de faire escalader la situation”.Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, avait réclamé samedi que l’enquête soit chapeautée par les autorités locales, et non fédérales. “On ne peut pas se fier à l’Etat fédéral”, a-t-il affirmé, avant d’accuser l’ICE de semer “le chaos et la violence”.Dans une décision samedi soir, un juge fédéral a par ailleurs ordonné à l’administration Trump de préserver les preuves liées à la mort d’Alex Pretti.Malgré la mort de l’infirmier, le haut responsable de la police aux frontières Greg Bovino a soutenu dimanche sur CNN que “les victimes, ce sont les agents” et a vanté leur “super boulot”.Donald Trump a lui accusé les élus démocrates locaux d’être à l’origine des tensions.”Le maire et le gouverneur poussent à l’insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse, et arrogante”, a-t-il accusé sur sa plateforme Truth Social.Qualifiant le gouverneur Walz de “pathétique” et “faible”, la Maison Blanche l’a exhorté à coopérer avec les forces de l’ordre fédérales pour “dégager les immigrés illégaux violents et criminels”.