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“La guerre est revenue à la mode”, dénonce le pape

“La guerre est revenue à la mode”: Léon XIV a livré vendredi une sombre analyse de la politique internationale et fustigé le recours croissant à la force par les nations, au moment où son pays natal multiplie les démonstrations militaires.Lors de ses premiers voeux au corps diplomatique depuis son élection en mai 2025, le pape américain a signé l’une de ses plus fortes interventions, fustigeant la faiblesse “préoccupante” du “multilatéralisme” et l’avènement d’une “ferveur guerrière”.Dès le début de son discours devant les ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, prononcé en anglais, il a regretté le déploiement d'”une diplomatie de la force, des individus ou de groupes d’alliés” au détriment du dialogue, qui menace l’ordre mondial établi après la Seconde Guerre mondiale.”On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi (…) mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination”, a dénoncé le chef de l’Eglise catholique, sans citer directement de pays.Outre les conflit entre l’Ukraine et la Russie et dans la bande de Gaza, ces propos interviennent dans un contexte international marqué par l’inquiétude des Européens sur une possible prise de contrôle du Groenland, territoire autonome danois, par les Etats-Unis, qui menace l’intégrité de l’Otan.Léon XIV a aussi fait part de sa “vive inquiétude” quant à “l’aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique”, évoquant la situation au Venezuela où le président Nicolas Maduro a été déposé et capturé par les Etats-Unis.Jeudi, le président américain Donald Trump a annoncé qu’après des frappes contre des embarcations maritimes dans les Caraïbes et le Pacifique, les Etats-Unis allaient mener des frappes “au sol” contre les cartels.Léon XIV a de nouveau appelé “à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s’engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun”, alors que, selon M. Trump, Washington pourrait conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela, riche des plus grandes réserves d’hydrocarbures prouvées du monde. – Violences en Cisjordanie -Tenus début janvier, les voeux au corps diplomatique sont l’un des rendez-vous les plus politiques de l’année: ils offrent l’occasion au pape de dresser un bilan des conflits internationaux et de réaffirmer la position du Saint-Siège sur des sujets de société.Evoquant la situation au Proche-Orient, Léon XIV a ainsi rappelé le soutien du Vatican à la solution à deux Etats et dénoncé “l’augmentation des violences en Cisjordanie perpétrées contre la population civile palestinienne qui a le droit de vivre en paix sur sa propre terre”.Depuis l’attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël le 7 octobre 2023, la violence de certains colons israéliens contre les civils Palestiniens en Cisjordanie occupée s’est accrue et leurs attaques contre les communautés locales se multiplient.Parmi les sujets sociétaux, l’évêque de Rome a dénoncé la dépendance des jeunes aux drogues, “fléau de l’humanité” et rappelé l’opposition de l’Eglise au recours à l’avortement, à la gestation pour autrui et à l’euthanasie.Il a également dénoncé l’augmentation des violations de la liberté religieuse dans le monde, regrettant que “la persécution des chrétiens reste l’une des crises des droits humains les plus répandues”, touchant “plus de 380 millions de croyants partout dans le monde”.Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 184 Etats, dont environ la moitié sont représentés par une ambassade à Rome.

Syrie: les combattants kurdes refusent d’évacuer Alep, malgré l’appel des autorités

Les combattants kurdes retranchés dans deux quartiers d’Alep ont refusé vendredi de quitter cette grande ville du nord de la Syrie, défiant les autorités qui ont lancé un appel à évacuer après avoir décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves à Alep entre le gouvernement …

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Trump veut rallier les majors pétrolières à sa stratégie au Venezuela

Donald Trump a promis vendredi “au moins 100 milliards de dollars” d’investissements au Venezuela des grands groupes pétroliers américains, qu’il tente de rallier à sa stratégie de mise sous tutelle du pays pour de nombreuses années.”Au moins 100 milliards de dollars seront investis par les GRANDES COMPAGNIES PÉTROLIÈRES, que je rencontrerai toutes aujourd’hui à la …

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Le Venezuela libère des prisonniers, mais assure n’être “pas soumis” aux Etats-Unis

Les autorités vénézuéliennes ont relâché plusieurs opposants dont l’ancien candidat à la présidentielle Enrique Marquez, un geste salué par Donald Trump tandis que Caracas assure n’être ni “subordonné ni soumis” aux Etats-Unis après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines le 3 janvier.Donald Trump s’est réjoui vendredi sur son réseau Truth Social de la libération la veille par le Venezuela d'”un grand nombre de prisonniers politiques en signe de +recherche de la paix+”. “C’est un geste très important et intelligent”, a estimé le locataire de la Maison Blanche.Le président américain a également indiqué sur son réseau qu’il avait “annulé” une nouvelle attaque ciblant le pays, du fait de la “coopération” avec le pouvoir en place à Caracas. “Les États-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble” notamment pour la “reconstruction” de l’industrie pétrolière, a-t-il dit.Le pape Léon XIV a, quant à lui, fait part de sa “vive inquiétude” quant à “l’aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique”, évoquant notamment la situation au Venezuela.”Je renouvelle à cet égard mon appel à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s’engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun”, a déclaré vendredi le pontife américain lors d’un discours devant le corps diplomatique.L’annonce de la libération des opposants est intervenue quelques jours après le début lundi du mandat de la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodriguez. C’est la première vague de libération depuis la capture du président déchu Nicolas Maduro, détenu aux Etats-Unis qui veulent le juger pour notamment narcoterrorisme.L’un des principaux relâchés, Enrique Marquez avait mené une croisade judiciaire contre la réélection en 2024 de Nicolas Maduro, acquise selon l’opposition et une partie de la communauté internationale dans des conditions entachées de fraude.Cet opposant âgé de 62 ans s’était formellement inscrit pour le scrutin afin de pouvoir être le représentant principal de l’opposition en cas de rejet par les autorités de la candidature d’Edmundo Gonzalez Urrutia, qui avait lui-même remplacé au pied levé Maria Corina Machado, déclarée inéligible.M. Urrutia avait finalement pu se maintenir face à M. Maduro et M. Marquez n’avait pas défendu sa propre candidature, soutenant M. Urrutia.Ce dernier a été contraint à l’exil en Espagne après le scrutin de juillet 2024, tandis que M. Marquez a été arrêté en janvier 2025.Réfugié dans la clandestinité, Mme Machado a pour sa part remporté le prix Nobel de la paix 2025.Donald Trump a annoncé jeudi qu’il recevrait l’opposante à Washington “la semaine prochaine”, se disant dans un entretien sur la chaîne Fox News “impatient” de la rencontrer. Il a ajouté que ce serait “un grand honneur” si elle lui remettait son prix Nobel de la paix, comme le lui a proposé la lauréate 2025. A Oslo toutefois, l’Institut Nobel a indiqué qu’il était impossible de transférer un prix Nobel.L’avocate de premier plan Rocio San Miguel, arrêtée en février 2024, a elle aussi été libérée jeudi lors de cette première vague parmi de “nombreux prisonniers”, dont des étrangers parmi lesquels cinq Espagnols.Mme San Miguel, qui dispose également de la nationalité espagnole, s’est immédiatement envolée pour l’Espagne avec quatre autres ressortissants de ce pays également libérés et attendus en début d’après-midi à Madrid.Le gouvernement de gauche espagnol a déclaré vendredi espérer la libération d’un autre ressortissant espagnol actuellement emprisonné au Venezuela pour des raisons politiques.Mme Machado a salué ces libérations, jugeant qu’ “aujourd’hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin”.- “Geste unilatéral” -Ces libérations sont “un geste unilatéral du gouvernement” afin “de favoriser la coexistence pacifique”, a fait valoir Jorge Rodriguez, président du Parlement du Venezuela, sans préciser le nombre ni la nationalité des détenus relâchés.L’ONG Foro penal estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires.Reporters sans frontières a salué la libération de prisonniers politiques par Caracas mais a demandé au gouvernement “d’étendre ce geste” afin de libérer les journalistes qui restent emprisonnés au Venezuela.Malgré ses concessions, la présidente par interim Delcy Rodriguez a assuré que son pays n’était ni “subordonné ni soumis” aux Etats-Unis et a évoqué sa “loyauté envers le président Nicolas Maduro”, emmené contre son gré aux Etats-Unis où il a été incarcéré.