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Xi accueille Poutine et un sommet voulu comme la vitrine de nouveaux rapports internationaux

Le président Xi Jinping a réuni dimanche les dirigeants russe, indien, iranien et turc et une kyrielle de responsables eurasiatiques avant un sommet censé montrer à l’heure des droits de douane américains et des tensions géostratégiques qu’un autre modèle de relations est possible, avec la Chine en son centre.Les chefs d’Etat et de gouvernement d’une vingtaine de pays et les responsables d’une dizaine d’organisations internationales et régionales ont afflué dans la mégapole portuaire de Tianjin (nord) pour participer lundi au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le premier depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump.Le Russe Vladimir Poutine est arrivé dimanche matin, selon les médias d’Etat russes et chinois, mais n’a pas été vu par la presse. Son homologue chinois a multiplié les entretiens bilatéraux, notamment avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le président turc Recep Tayyip Erdoğan dimanche, avant une réception en l’honneur de ses invités prévue dimanche soir.Les deux grands alliés chinois et russe doivent s’entretenir mardi à Pékin.Dans les rues de Tianjin placée sous haute surveillance policière et militaire, des affiches en mandarin et en russe exaltent “l’esprit de Tianjin” et la “confiance mutuelle” sino-russe.Ce rendez-vous, décrit comme le plus important depuis la création de l’OCS en 2001, a lieu dans un contexte de crises multiples touchant directement ses membres : confrontation commerciale des Etats-Unis avec la Chine et l’Inde, guerre en Ukraine ou querelle nucléaire iranienne.L’OCS associe 10 Etats membres et 16 pays observateurs ou partenaires et représente presque la moitié de la population mondiale et 23,5% du PIB de la planète. Elle est volontiers présentée comme faisant contrepoids à l’Otan. Son espace renferme d’importantes réserves énergétiques.- Grandiose défilé -La communication officielle chinoise vante le sommet comme un modèle de multilatéralisme – sous-entendu face à l’unilatéralisme américain.Il ouvre une séquence au cours de laquelle la Chine entend faire étalage de son emprise diplomatique, mais aussi de sa puissance militaire, tout en se présentant comme un pôle de stabilité dans un monde divisé.M. Poutine et plusieurs autres participants assisteront mercredi à la démonstration par leur hôte de ses capacités militaires, à la faveur d’un grandiose défilé célébrant à Pékin les 80 ans de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Le leader nord-coréen Kim Jong Un effectuera pour l’occasion une rare sortie hors de son pays, pour se tenir chez le voisin et allié chinois aux côtés de Xi Jinping.La Corée du Nord est devenue l’un des principaux alliés de la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine.De nombreux alliés de Kiev soupçonnent Pékin de soutenir aussi Moscou dans le conflit. La Chine invoque la neutralité et accuse les pays occidentaux de prolonger les hostilités en armant l’Ukraine.Plus qu’à des résultats tangibles incertains, les experts incitent à prêter attention à l’effet d’image du sommet. Une photo de famille et la signature de documents, dont une déclaration et une stratégie de développement, sont programmées lundi à partir de 10H00 (2H00 GMT).L’OCS regroupe des membres aux rapports délicats les uns avec les autres, aux intérêts antagonistes et aux systèmes divergents.La Chine peut cependant se prévaloir de l’avancée que constitue la présence au sommet du Premier ministre indien. Sa visite est la première depuis 2018, signe de l’effort de rapprochement entre les deux géants asiatiques qui se livrent une rude compétition régionale et se sont affrontés militairement sur leur frontière en 2020. L’Inde et la Chine sont simultanément en butte aux pressions commerciales américaines.MM. Xi et Modi ont souligné lors de leur rencontre l’intérêt de coopérer pour deux pays qui représentent 2,8 milliards d’individus, une collaboration que M. Xi appelle “la danse du dragon et de l’éléphant”. Le Chinois a évoqué les “progrès continus” effectués depuis l’an dernier dans leurs relations et l’Indien l'”atmosphère de paix et de stabilité (qui) règne à présent” entre leurs pays, selon les comptes rendus officiels.

Xi accueille Poutine et un sommet voulu comme la vitrine de nouveaux rapports internationaux

Le président Xi Jinping a réuni dimanche les dirigeants russe, indien, iranien et turc et une kyrielle de responsables eurasiatiques avant un sommet censé montrer à l’heure des droits de douane américains et des tensions géostratégiques qu’un autre modèle de relations est possible, avec la Chine en son centre.Les chefs d’Etat et de gouvernement d’une …

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Sans eau propre ni toilettes, la double peine des déplacées de la mousson pakistanaise

Dans des écoles ou sous des tentes, les Pakistanaises chassées de chez elles par les crues subissent une double peine: si comme tous les déplacés, elles n’ont ni affaires ni accès à de l’eau propre, elles doivent en plus gérer dans la promiscuité leurs règles ou leur grossesse.”On a du mal à trouver des serviettes hygiéniques et même quand on finit par en avoir, il n’y a pas de vraies toilettes pour pouvoir les mettre dans nos sous-vêtements”, raconte à l’AFP Aleema Bibi, son bébé sur les genoux, enroulé dans un drap taché par la pluie boueuse.Si cette Pendjabie de 35 ans accepte de parler de menstruations, un véritable tabou dans la très conservatrice société pakistanaise, c’est parce qu’elle n’en peut plus. Depuis plusieurs jours, faute de sanitaires dans le camp de fortune monté à Chung pour 2.000 déplacés de la mousson au Pendjab, “nous allons dans les maisons des alentours pour utiliser leurs toilettes”, explique-t-elle.Mais “il faut attendre que les hommes soient sortis pour pouvoir entrer, utiliser les toilettes et changer nos serviettes”, poursuit Jameela, qui vit, elle, dans une tente voisine depuis que l’eau a submergé les terres de son village.- “Mal partout” -Et, même là-bas, l’hygiène n’est pas toujours au rendez-vous: “l’une de ces toilettes jouxte une étable”, rapporte Jameela, qui ne donne que son prénom. “On a échappé à la mort mais baigner dans la misère comme ça, c’est comme être mort”.Depuis la fin juin, la mousson ne cesse de tuer et de détruire au Pakistan: principalement dans le nord et le nord-ouest du pays, elle a déjà fait plus de 850 victimes. Depuis près d’une semaine, elle a fait déborder les fleuves du Pendjab, frontalier de l’Inde dans l’Est, et menace désormais le sud du pays, en aval, avant la mer d’Arabie. Déjà 750.000 Pendjabis ont été évacués avec un demi-million de têtes de bétail.Plus loin, une femme crie: sa belle-fille, enceinte de huit mois, vient de perdre les eaux et elle ne sait pas où l’emmener pour qu’elle soit prise en charge.Fatima, elle, attend son deuxième enfant. Son aîné a un an et à 19 ans, elle est de nouveau enceinte, de quatre mois.Quand, jeudi, l’eau est venue lécher l’entrée de sa maison, elle a fui vers l’école de Chung. Depuis, dit-elle, “j’ai mal partout et je ne trouve aucun médicament”.”Avant, je mangeais, je dormais, je me déplaçais comme je voulais, maintenant je ne peux plus rien faire”, se lamente la jeune femme qui témoigne sous un nom d’emprunt. La précarité de ces futures parturientes pourrait être fatale au Pakistan, un pays où la mortalité maternelle et périnatale est très élevée.Chaque jour, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 675 bébés de mois d’un mois et 27 mères meurent de complications qui auraient pu être soignées. – “Trauma” -En regardant la pluie qui tombe sans discontinuer et semble repousser toujours un peu plus un hypothétique retour à la maison, Shoumaia Riaz, enceinte de sept mois, se demande elle aussi de quoi sera fait l’avenir de son enfant à naître.”Je voulais me concentrer sur ce bébé mais maintenant je ne sais même pas ce que je vais devenir moi-même”, lâche-t-elle. Autour d’elle, elles sont plusieurs à tenter de protéger leur ventre dans les salles de classe et les tentes surpeuplées, évitant du mieux qu’elles peuvent la boue qui s’infiltre partout et les relents pestilentiels de l’eau stagnante des alentours.Ce sont elles qui sont les plus vulnérables aux épidémies qui pourraient émerger de ces mares brûnatres, dans un pays où la dengue et le paludisme font des ravages à chaque mousson. “Tous les jours, je reçois 200 à 300 patients qui ont contracté des infections et des maladies transmises par l’eau”, affirme le docteur Fahad Abbas, dépêché par une ONG médicale dans le camp de fortune de Chung. A cela s’ajoute, “le trauma psychologique d’avoir perdu sa maison, particulièrement fort chez les femmes et les enfants”, dit-il.”Je le vois dans leurs yeux, leur façon de se mouvoir, la plupart n’arrivent toujours pas à réaliser ce qui leur est arrivé”. 

Sans eau propre ni toilettes, la double peine des déplacées de la mousson pakistanaise

Dans des écoles ou sous des tentes, les Pakistanaises chassées de chez elles par les crues subissent une double peine: si comme tous les déplacés, elles n’ont ni affaires ni accès à de l’eau propre, elles doivent en plus gérer dans la promiscuité leurs règles ou leur grossesse.”On a du mal à trouver des serviettes …

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Le pape appelle à mettre un terme à la “pandémie des armes”

Le pape Léon XIV a appelé dimanche à mettre un terme à la “pandémie des armes”, déplorant les “innombrables enfants tués et blessés” à travers le monde, lors de la prière de l’Angélus au Vatican.”Nous incluons dans nos prières les innombrables enfants tués et blessés chaque jour dans le monde. Supplions Dieu de mettre un terme à la pandémie des armes, grandes et petites, qui contaminent notre monde”, a-t-il lancé, dans une déclaration en anglais.Le pontife américain a en particulier exhorté “à ne pas céder à l’indifférence” face au conflit en Ukraine, trois jours après une attaque russe contre Kiev qui a fait au moins 25 morts, dont quatre enfants, renouvelant son “appel insistant à un cessez-le-feu immédiat et à un engagement sérieux en faveur du dialogue”.”Il est temps que les responsables renoncent à la logique des armes et s’engagent sur la voie de la négociation et de la paix, avec le soutien de la communauté internationale”, a-t-il insisté.Léon XIV a également évoqué la fusillade survenue mercredi dernier lors d’une messe scolaire dans le Minnesota, aux Etats-Unis, au cours de laquelle deux enfants ont été tués.

Le pape appelle à mettre un terme à la “pandémie des armes”

Le pape Léon XIV a appelé dimanche à mettre un terme à la “pandémie des armes”, déplorant les “innombrables enfants tués et blessés” à travers le monde, lors de la prière de l’Angélus au Vatican.”Nous incluons dans nos prières les innombrables enfants tués et blessés chaque jour dans le monde. Supplions Dieu de mettre un …

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Greta Thunberg en tête d’une flottille de bateaux qui veulent atteindre Gaza

Une flottille de dizaines de bateaux chargée d’aide humanitaire, menée notamment par la militante suédoise Greta Thunberg, s’apprête à appareiller dimanche de Barcelone pour tenter de “rompre le blocus illégal de Gaza”, selon ses organisateurs, avec le slogan “Quand le monde reste silencieux, nous mettons les voiles”.  Les embarcations doivent partir du port catalan vers 15H00 (13H00 GMT) et chercheront “à atteindre Gaza, livrer l’aide humanitaire, annoncer l’ouverture d’un corridor humanitaire puis apporter davantage d’aide, et ainsi briser totalement le blocus illégal et inhumain d’Israël”, a déclaré samedi Thunberg dans une interview à l’AFPTV.Cette mission, nommée Global Sumud Flotilla “est différente” des précédentes car “nous avons maintenant beaucoup plus de bateaux, nous sommes beaucoup plus nombreux, et cette mobilisation est historique”, a affirmé la militante de 22 ans, dans le port espagnol.”Ce sera la plus grande mission de solidarité de l’Histoire” avec “plus de gens et plus de bateaux que tous les essais faits jusqu’à présent pour tenter d’atteindre Gaza”, avait affirmé la semaine dernière à Barcelone l’activiste brésilien Thiago Ávila.A cette flottille devraient se joindre “des dizaines” de bateaux supplémentaires, qui partiront de Tunisie et d’autres ports méditerranéens le 4 septembre, et des actions simultanées “en solidarité avec le peuple palestinien” seront organisées dans 44 pays, avait annoncé début août Greta Thunberg, membre du comité directeur de Global Sumud Flotilla. “Une mission comme celle-ci ne devrait pas avoir à exister”, a expliqué la militante suédoise à l’AFP.”La question aujourd’hui n’est pas de savoir pourquoi nous naviguons (…). L’histoire ici concerne la Palestine. L’histoire ici est de savoir comment les gens sont délibérément privés des moyens les plus essentiels pour survivre. L’histoire ici est de savoir comment le monde peut rester silencieux”, a-t-elle ajouté.- “Citoyens ordinaires” -À cette mission impliquant des centaines de personnes à bord, participeront également des militants de dizaines de pays, des artistes tels que l’acteur irlandais Liam Cunningham et l’espagnol Eduard Fernández, ainsi que des parlementaires européens et des personnalités comme l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau. “Le fait que la flottille soit en route montre l’échec du monde à faire respecter le droit international et humanitaire. C’est une période honteuse dans l’histoire de notre monde et nous devrions en être collectivement embarrassés”, a déclaré Liam Cunningham lors de la conférence de presse.”Nous estimons qu’il s’agit d’une mission légale en vertu du droit international”, a déclaré de son côté à Lisbonne mardi la députée d’extrême gauche Mariana Mortagua, qui soutient l’initiative.Le gouvernement espagnol “appliquera toute sa protection diplomatique et consulaire pour protéger nos citoyens” voyageant à bord de la flottille, a affirmé samedi le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares.La Global Sumud Flotilla (“sumud” signifiant “résilience” en arabe) se définit sur son site comme une organisation “indépendante” et “non affiliée à aucun gouvernement ni parti politique”.Cette nouvelle initiative intervient après une tentative similaire de livrer de l’aide à Gaza, à laquelle Greta Thunberg avait déjà participé mais qui avait échoué.Le voilier Madleen, avec 12 militants français, allemands, brésiliens, turcs, suédois, espagnols et néerlandais à bord, avait été intercepté le 9 juin par les forces israéliennes à environ 185 kilomètres à l’ouest des côtes de Gaza. L’ONU a déclaré la semaine dernière qu’un état de famine régnait dans la bande de Gaza, un territoire dévasté par la guerre, après que ses experts ont averti que 500.000 personnes se trouvaient dans une situation “catastrophique”.L’attaque du groupe islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a causé la mort de 1.219 personnes, pour la plupart des civils, selon un bilan de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Les représailles israéliennes à Gaza ont causé la mort de 63.371 personnes, elles aussi en grande majorité des civils, selon les chiffres du Ministère de la Santé de Gaza – sous l’autorité du Hamas -, que l’ONU considère comme fiables.

Greta Thunberg en tête d’une flottille de bateaux qui veulent atteindre Gaza

Une flottille de dizaines de bateaux chargée d’aide humanitaire, menée notamment par la militante suédoise Greta Thunberg, s’apprête à appareiller dimanche de Barcelone pour tenter de “rompre le blocus illégal de Gaza”, selon ses organisateurs, avec le slogan “Quand le monde reste silencieux, nous mettons les voiles”.  Les embarcations doivent partir du port catalan vers 15H00 (13H00 GMT) et chercheront “à atteindre Gaza, livrer l’aide humanitaire, annoncer l’ouverture d’un corridor humanitaire puis apporter davantage d’aide, et ainsi briser totalement le blocus illégal et inhumain d’Israël”, a déclaré samedi Thunberg dans une interview à l’AFPTV.Cette mission, nommée Global Sumud Flotilla “est différente” des précédentes car “nous avons maintenant beaucoup plus de bateaux, nous sommes beaucoup plus nombreux, et cette mobilisation est historique”, a affirmé la militante de 22 ans, dans le port espagnol.”Ce sera la plus grande mission de solidarité de l’Histoire” avec “plus de gens et plus de bateaux que tous les essais faits jusqu’à présent pour tenter d’atteindre Gaza”, avait affirmé la semaine dernière à Barcelone l’activiste brésilien Thiago Ávila.A cette flottille devraient se joindre “des dizaines” de bateaux supplémentaires, qui partiront de Tunisie et d’autres ports méditerranéens le 4 septembre, et des actions simultanées “en solidarité avec le peuple palestinien” seront organisées dans 44 pays, avait annoncé début août Greta Thunberg, membre du comité directeur de Global Sumud Flotilla. “Une mission comme celle-ci ne devrait pas avoir à exister”, a expliqué la militante suédoise à l’AFP.”La question aujourd’hui n’est pas de savoir pourquoi nous naviguons (…). L’histoire ici concerne la Palestine. L’histoire ici est de savoir comment les gens sont délibérément privés des moyens les plus essentiels pour survivre. L’histoire ici est de savoir comment le monde peut rester silencieux”, a-t-elle ajouté.- “Citoyens ordinaires” -À cette mission impliquant des centaines de personnes à bord, participeront également des militants de dizaines de pays, des artistes tels que l’acteur irlandais Liam Cunningham et l’espagnol Eduard Fernández, ainsi que des parlementaires européens et des personnalités comme l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau. “Le fait que la flottille soit en route montre l’échec du monde à faire respecter le droit international et humanitaire. C’est une période honteuse dans l’histoire de notre monde et nous devrions en être collectivement embarrassés”, a déclaré Liam Cunningham lors de la conférence de presse.”Nous estimons qu’il s’agit d’une mission légale en vertu du droit international”, a déclaré de son côté à Lisbonne mardi la députée d’extrême gauche Mariana Mortagua, qui soutient l’initiative.Le gouvernement espagnol “appliquera toute sa protection diplomatique et consulaire pour protéger nos citoyens” voyageant à bord de la flottille, a affirmé samedi le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares.La Global Sumud Flotilla (“sumud” signifiant “résilience” en arabe) se définit sur son site comme une organisation “indépendante” et “non affiliée à aucun gouvernement ni parti politique”.Cette nouvelle initiative intervient après une tentative similaire de livrer de l’aide à Gaza, à laquelle Greta Thunberg avait déjà participé mais qui avait échoué.Le voilier Madleen, avec 12 militants français, allemands, brésiliens, turcs, suédois, espagnols et néerlandais à bord, avait été intercepté le 9 juin par les forces israéliennes à environ 185 kilomètres à l’ouest des côtes de Gaza. L’ONU a déclaré la semaine dernière qu’un état de famine régnait dans la bande de Gaza, un territoire dévasté par la guerre, après que ses experts ont averti que 500.000 personnes se trouvaient dans une situation “catastrophique”.L’attaque du groupe islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, a causé la mort de 1.219 personnes, pour la plupart des civils, selon un bilan de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Les représailles israéliennes à Gaza ont causé la mort de 63.371 personnes, elles aussi en grande majorité des civils, selon les chiffres du Ministère de la Santé de Gaza – sous l’autorité du Hamas -, que l’ONU considère comme fiables.

Indonésie : le président Prabowo dénonce des manifestations relevant “de la trahison et du terrorisme”

Le président indonésien Prabowo Subianto a dénoncé dimanche les manifestations violentes qui se multiplient dans tout l’archipel et qui relèvent selon lui “de la trahison et du terrorisme”, alors que les maisons de plusieurs personnalités politiques ont été pillées.”Le droit de réunion pacifique doit être respecté et protégé. Mais nous ne pouvons nier qu’il existe des signes d’actions illégales, voire contraires à la loi, qui relèvent même de la trahison et du terrorisme”, a-t-il déclaré dans un discours prononcé au palais présidentiel de Jakarta.Les manifestations ont débuté lundi pour protester à la fois contre les bas salaires et les avantages financiers considérés comme trop généreux accordés aux députés. La vidéo devenue virale d’une camionnette de police écrasant et tuant un jeune chauffeur de moto-taxi jeudi à Jakarta a mis le feu aux poudres, tandis que la police a dispersé des milliers de manifestants à coups de gaz lacrymogène.Le président Prabowo a promis une enquête “transparente” sur la mort de cet homme de 21 ans, alors que sept agents de police ont été arrêtés.Vendredi soir, trois personnes sont mortes à Makassar, sur l’île des Célèbes du Sud, dans l’incendie d’un bâtiment public provoqué par des manifestants.Les manifestations doivent se dérouler pacifiquement et si des personnes détruisent des installations publiques ou pillent des maisons privées, “l’État doit intervenir pour protéger ses citoyens”, a encore souligné Prabowo.Aux incidents lors de manifestations se sont ajoutés ces dernières nuits les pillages de maisons de députés et de la ministre des Finances.- Pillages -Le domicile de Sri Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances, a été pillé dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud de Jakarta alors qu’elle n’y était pas présente, ont indiqué à l’AFP des soldats gardant sa résidence ainsi qu’un voisin.Les pilleurs “ont emporté la télévision, la chaîne hi-fi, les décorations du salon, les vêtements, les assiettes, les bols”, a indiqué Damianus Rudolf, l’un de ses voisins.Ancienne directrice générale de la Banque mondiale, Mme Mulyani est une personnalité influente du gouvernement actuel et a occupé le portefeuille des Finances sous trois présidents.Les maisons d’au moins trois députés, dont Eko Hendro et Ahmad Sahroni, ont également été pillées ces derniers jours, selon l’agence de presse officielle Antara.Ces pillages dirigés contre des députés accusés de s’octroyer des avantages indus, se sont produits alors que les manifestations se sont propagées à d’autres grandes villes de l’archipel, notamment Yogyakarta, Bandung, Semarang et Surabaya à Java, et Medan dans la province de Sumatra du Nord.Samedi, sur l’île de Lombok, des manifestants ont pris d’assaut et incendié le bâtiment du conseil local du chef-lieu Mataram, en dépit des gaz lacrymogènes lancés par la police.Les griefs des manifestants sont nombreux, mais les rassemblements de cette semaine se sont concentrés sur l’annonce de l’octroi axu députés d’une allocation de logement près de dix fois supérieure au salaire minimum dans la capitale Jakarta.Des milliers d’Indonésiens ont déjà protesté en février contre les coupes budgétaires importantes ordonnées par Prabowo, afin de financer un vaste et coûteux programme de repas gratuits pour les scolaires. Ces nouvelles manifestations sont les plus massives et violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto en octobre dernier, succédant à Joko Widodo.Les tensions ont forcé Prabowo à annuler un voyage prévu en Chine la semaine prochaine pour un défilé militaire commémorant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Samedi, la plateforme de réseaux sociaux TikTok a annoncé suspendre pour “quelques jours” sa fonctionnalité “live” (direct) en Indonésie, “en raison de l’escalade de la violence lors des manifestations”.

Indonésie : le président Prabowo dénonce des manifestations relevant “de la trahison et du terrorisme”

Le président indonésien Prabowo Subianto a dénoncé dimanche les manifestations violentes qui se multiplient dans tout l’archipel et qui relèvent selon lui “de la trahison et du terrorisme”, alors que les maisons de plusieurs personnalités politiques ont été pillées.”Le droit de réunion pacifique doit être respecté et protégé. Mais nous ne pouvons nier qu’il existe des signes d’actions illégales, voire contraires à la loi, qui relèvent même de la trahison et du terrorisme”, a-t-il déclaré dans un discours prononcé au palais présidentiel de Jakarta.Les manifestations ont débuté lundi pour protester à la fois contre les bas salaires et les avantages financiers considérés comme trop généreux accordés aux députés. La vidéo devenue virale d’une camionnette de police écrasant et tuant un jeune chauffeur de moto-taxi jeudi à Jakarta a mis le feu aux poudres, tandis que la police a dispersé des milliers de manifestants à coups de gaz lacrymogène.Le président Prabowo a promis une enquête “transparente” sur la mort de cet homme de 21 ans, alors que sept agents de police ont été arrêtés.Vendredi soir, trois personnes sont mortes à Makassar, sur l’île des Célèbes du Sud, dans l’incendie d’un bâtiment public provoqué par des manifestants.Les manifestations doivent se dérouler pacifiquement et si des personnes détruisent des installations publiques ou pillent des maisons privées, “l’État doit intervenir pour protéger ses citoyens”, a encore souligné Prabowo.Aux incidents lors de manifestations se sont ajoutés ces dernières nuits les pillages de maisons de députés et de la ministre des Finances.- Pillages -Le domicile de Sri Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances, a été pillé dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud de Jakarta alors qu’elle n’y était pas présente, ont indiqué à l’AFP des soldats gardant sa résidence ainsi qu’un voisin.Les pilleurs “ont emporté la télévision, la chaîne hi-fi, les décorations du salon, les vêtements, les assiettes, les bols”, a indiqué Damianus Rudolf, l’un de ses voisins.Ancienne directrice générale de la Banque mondiale, Mme Mulyani est une personnalité influente du gouvernement actuel et a occupé le portefeuille des Finances sous trois présidents.Les maisons d’au moins trois députés, dont Eko Hendro et Ahmad Sahroni, ont également été pillées ces derniers jours, selon l’agence de presse officielle Antara.Ces pillages dirigés contre des députés accusés de s’octroyer des avantages indus, se sont produits alors que les manifestations se sont propagées à d’autres grandes villes de l’archipel, notamment Yogyakarta, Bandung, Semarang et Surabaya à Java, et Medan dans la province de Sumatra du Nord.Samedi, sur l’île de Lombok, des manifestants ont pris d’assaut et incendié le bâtiment du conseil local du chef-lieu Mataram, en dépit des gaz lacrymogènes lancés par la police.Les griefs des manifestants sont nombreux, mais les rassemblements de cette semaine se sont concentrés sur l’annonce de l’octroi axu députés d’une allocation de logement près de dix fois supérieure au salaire minimum dans la capitale Jakarta.Des milliers d’Indonésiens ont déjà protesté en février contre les coupes budgétaires importantes ordonnées par Prabowo, afin de financer un vaste et coûteux programme de repas gratuits pour les scolaires. Ces nouvelles manifestations sont les plus massives et violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto en octobre dernier, succédant à Joko Widodo.Les tensions ont forcé Prabowo à annuler un voyage prévu en Chine la semaine prochaine pour un défilé militaire commémorant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Samedi, la plateforme de réseaux sociaux TikTok a annoncé suspendre pour “quelques jours” sa fonctionnalité “live” (direct) en Indonésie, “en raison de l’escalade de la violence lors des manifestations”.