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Xi réunit Poutine et les grands d’Eurasie, dénonce un esprit de “guerre froide”

Le président chinois Xi Jinping a pourfendu lundi une “mentalité de guerre froide” et les “actes d’intimidation” à l’oeuvre dans le monde, en ouvrant un sommet régional en présence du président russe et d’une kyrielle de leaders eurasiatiques.Le dirigeant de la deuxième puissance économique mondiale a défendu l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), réunie en sommet dans la mégapole portuaire de Tianjin (nord), comme un modèle possible de multilatéralisme, dans une période de tensions géostratégiques et commerciales.M. Xi a défendu un ordre mondial fondé sur la justice. Il a exalté un “esprit de Shanghai” à un moment où le monde est “en pleine turbulence et transformation”.Nous devons “nous opposer à une mentalité de guerre froide et de confrontation de blocs, ainsi qu’aux actes d’intimidation”, a-t-il dit dans une référence à peine voilée aux Etats-Unis, jamais nommés dans son intervention.Avec les pays partenaires et observateurs de l’OCS, les chefs d’Etat ou de gouvernement d’une vingtaine de pays sont réunis à Tianjin. Les représentants d’une dizaine d’organisations régionales et internationales participent également à ce rendez-vous censé placer la Chine au coeur de la compétition stratégique.M. Xi a échangé des amabilités avec le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi, souriants, avant que les dirigeants des dix pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ne posent pour une photo de groupe sur le tapis rouge.L’événement réunit aussi les président iranien Massoud Pezeshkian, turc Recep Tayyip Erdogan et biélorusse Alexandre Loukachenko ainsi que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Le sommet, le premier depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, est décrit comme le plus important par sa participation depuis la création de l’OCS en 2001. Il se tient dans un contexte de crises multiples touchant directement ses membres: confrontation commerciale des Etats-Unis avec la Chine et l’Inde, guerre en Ukraine ou querelle nucléaire iranienne.Les pays de l’OCS représentent presque la moitié de la population mondiale et 23,5% du PIB de la planète. L’organisation est volontiers présentée comme faisant contrepoids à l’Otan. Son espace renferme d’importantes réserves énergétiques.La communication officielle présente le sommet comme le modèle possible de relations internationales différentes, à l’heure des tensions mondiales et des surtaxes douanières américaines.Le rendez-vous ouvre une séquence où la Chine entend manifester non seulement son allonge diplomatique mais aussi sa puissance de frappe, tout en se présentant comme un pôle de stabilité dans un monde divisé.M. Poutine et plusieurs autres participants assisteront mercredi à la démonstration des capacités militaires du pays lors d’un grand défilé à Pékin pour célébrer les 80 ans de la fin de la Deuxième guerre mondiale.Le leader nord-coréen Kim Jong Un effectuera pour l’occasion une rare sortie hors de son pays. La Corée du Nord est devenue l’un des principaux alliés de la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine.De nombreux alliés de Kiev soupçonnent Pékin de soutenir aussi Moscou dans le conflit. La Chine invoque la neutralité et accuse les pays occidentaux de prolonger les hostilités en armant l’Ukraine.Le sommet offre aussi l’occasion d’une multitude de rencontres bilatérales, notamment pour M. Poutine qui devrait s’entretenir lundi avec les présidents turc et iranien et le Premier ministre indien.MM. Xi et Poutine devraient avoir des discussions mardi à Pékin.

Xi réunit Poutine et les grands d’Eurasie, dénonce un esprit de “guerre froide”

Le président chinois Xi Jinping a pourfendu lundi une “mentalité de guerre froide” et les “actes d’intimidation” à l’oeuvre dans le monde, en ouvrant un sommet régional en présence du président russe et d’une kyrielle de leaders eurasiatiques.Le dirigeant de la deuxième puissance économique mondiale a défendu l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), réunie en sommet dans la mégapole portuaire de Tianjin (nord), comme un modèle possible de multilatéralisme, dans une période de tensions géostratégiques et commerciales.M. Xi a défendu un ordre mondial fondé sur la justice. Il a exalté un “esprit de Shanghai” à un moment où le monde est “en pleine turbulence et transformation”.Nous devons “nous opposer à une mentalité de guerre froide et de confrontation de blocs, ainsi qu’aux actes d’intimidation”, a-t-il dit dans une référence à peine voilée aux Etats-Unis, jamais nommés dans son intervention.Avec les pays partenaires et observateurs de l’OCS, les chefs d’Etat ou de gouvernement d’une vingtaine de pays sont réunis à Tianjin. Les représentants d’une dizaine d’organisations régionales et internationales participent également à ce rendez-vous censé placer la Chine au coeur de la compétition stratégique.M. Xi a échangé des amabilités avec le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi, souriants, avant que les dirigeants des dix pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ne posent pour une photo de groupe sur le tapis rouge.L’événement réunit aussi les président iranien Massoud Pezeshkian, turc Recep Tayyip Erdogan et biélorusse Alexandre Loukachenko ainsi que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Le sommet, le premier depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, est décrit comme le plus important par sa participation depuis la création de l’OCS en 2001. Il se tient dans un contexte de crises multiples touchant directement ses membres: confrontation commerciale des Etats-Unis avec la Chine et l’Inde, guerre en Ukraine ou querelle nucléaire iranienne.Les pays de l’OCS représentent presque la moitié de la population mondiale et 23,5% du PIB de la planète. L’organisation est volontiers présentée comme faisant contrepoids à l’Otan. Son espace renferme d’importantes réserves énergétiques.La communication officielle présente le sommet comme le modèle possible de relations internationales différentes, à l’heure des tensions mondiales et des surtaxes douanières américaines.Le rendez-vous ouvre une séquence où la Chine entend manifester non seulement son allonge diplomatique mais aussi sa puissance de frappe, tout en se présentant comme un pôle de stabilité dans un monde divisé.M. Poutine et plusieurs autres participants assisteront mercredi à la démonstration des capacités militaires du pays lors d’un grand défilé à Pékin pour célébrer les 80 ans de la fin de la Deuxième guerre mondiale.Le leader nord-coréen Kim Jong Un effectuera pour l’occasion une rare sortie hors de son pays. La Corée du Nord est devenue l’un des principaux alliés de la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine.De nombreux alliés de Kiev soupçonnent Pékin de soutenir aussi Moscou dans le conflit. La Chine invoque la neutralité et accuse les pays occidentaux de prolonger les hostilités en armant l’Ukraine.Le sommet offre aussi l’occasion d’une multitude de rencontres bilatérales, notamment pour M. Poutine qui devrait s’entretenir lundi avec les présidents turc et iranien et le Premier ministre indien.MM. Xi et Poutine devraient avoir des discussions mardi à Pékin.

Ukraine: Zelensky annonce l’arrestation d’une personne suspectée du meurtre de l’ex-président du Parlement

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi l’arrestation de l’auteur présumé de l’assassinat de l’ex-président du Parlement Andriï Paroubiy, survenu samedi à Lviv, dans l’ouest du pays.Le suspect a été interpellé dans la région de Khmelnytsky, entre Lviv et Kiev, à l’issue d’une opération qui a mobilisé “des dizaines” de membres des forces de sécurité, a précisé le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko.Ce responsable a souligné que l’assassinat avait été “minutieusement péparé” et indiqué que davantage de détails seraient livrés par la police ultérieurement.M. Zelensky a assuré sur les réseaux sociaux que les investigations se poursuivaient et a remercié les enquêteurs pour leur “travail rapide et coordonné”.Andriï Paroubiy, 54 ans, était une figure de la révolution pro-européenne du Maïdan et avait été président du Parlement ukrainien, la Rada, de 2016 à 2019.Il a été tué par balle samedi à Lviv, dans l’ouest du pays, un assassinat que le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a imputé à demi-mot à la Russie avec qui le pays est en guerre depuis février 2022.Andriï Paroubiy est notamment connu pour son rôle dans les grands mouvements pro-européens en Ukraine, d’abord la “révolution orange” de 2004, puis celle du Maïdan en 2014.Il avait été “commandant” des groupes d’auto-défense lors des manifestations du Maïdan, réprimées dans le sang. Ce mouvement avait forcé le président prorusse Viktor Ianoukovitch à quitter le pouvoir pour fuir vers la Russie en 2014.- “Acte de terreur” -Andriï Paroubiy était placé sur la liste des personnes recherchées par les autorités russes. Celle-ci comprend des dizaines de milliers de noms, dont ceux de nombreux responsables ukrainiens mais aussi des personnalités russes ou occidentales.En 2014, Andriï Paroubiy avait survécu à une tentative d’assassinat perpétrée à l’aide d’une grenade de combat, selon les médias ukrainiens.En plus de trois ans de guerre, Ukrainiens et Russes se sont régulièrement accusés d’assassinats, notamment de responsables politiques et militaires.Samedi, le groupe audiovisuel public Suspilné avait affirmé que le tireur était habillé en livreur et conduisait un vélo électrique, en citant des sources anonymes.L’annonce de la mort d’Andriï Paroubiy a suscité une pluie d’hommages de responsables ukrainiens.La Première ministre Ioulia Svyrydenko a rendu hommage à “un patriote” qui a “apporté une grande contribution à la formation de notre Etat”.Une autre figure du Maïdan, Moustafa Naïem, a salué auprès de l’AFP “l’humanisme” d’un responsable qui s’est battu pour “des questions importantes”.L’ancien président Petro Porochenko a lui affirmé que le décès d’Andriï Paroubiy était un “tir en plein cœur de l’Ukraine”, dénonçant “un acte de terreur”.

Ukraine: Zelensky annonce l’arrestation d’une personne suspectée du meurtre de l’ex-président du Parlement

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé lundi l’arrestation de l’auteur présumé de l’assassinat de l’ex-président du Parlement Andriï Paroubiy, survenu samedi à Lviv, dans l’ouest du pays.Le suspect a été interpellé dans la région de Khmelnytsky, entre Lviv et Kiev, à l’issue d’une opération qui a mobilisé “des dizaines” de membres des forces de sécurité, a précisé le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko.Ce responsable a souligné que l’assassinat avait été “minutieusement péparé” et indiqué que davantage de détails seraient livrés par la police ultérieurement.M. Zelensky a assuré sur les réseaux sociaux que les investigations se poursuivaient et a remercié les enquêteurs pour leur “travail rapide et coordonné”.Andriï Paroubiy, 54 ans, était une figure de la révolution pro-européenne du Maïdan et avait été président du Parlement ukrainien, la Rada, de 2016 à 2019.Il a été tué par balle samedi à Lviv, dans l’ouest du pays, un assassinat que le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a imputé à demi-mot à la Russie avec qui le pays est en guerre depuis février 2022.Andriï Paroubiy est notamment connu pour son rôle dans les grands mouvements pro-européens en Ukraine, d’abord la “révolution orange” de 2004, puis celle du Maïdan en 2014.Il avait été “commandant” des groupes d’auto-défense lors des manifestations du Maïdan, réprimées dans le sang. Ce mouvement avait forcé le président prorusse Viktor Ianoukovitch à quitter le pouvoir pour fuir vers la Russie en 2014.- “Acte de terreur” -Andriï Paroubiy était placé sur la liste des personnes recherchées par les autorités russes. Celle-ci comprend des dizaines de milliers de noms, dont ceux de nombreux responsables ukrainiens mais aussi des personnalités russes ou occidentales.En 2014, Andriï Paroubiy avait survécu à une tentative d’assassinat perpétrée à l’aide d’une grenade de combat, selon les médias ukrainiens.En plus de trois ans de guerre, Ukrainiens et Russes se sont régulièrement accusés d’assassinats, notamment de responsables politiques et militaires.Samedi, le groupe audiovisuel public Suspilné avait affirmé que le tireur était habillé en livreur et conduisait un vélo électrique, en citant des sources anonymes.L’annonce de la mort d’Andriï Paroubiy a suscité une pluie d’hommages de responsables ukrainiens.La Première ministre Ioulia Svyrydenko a rendu hommage à “un patriote” qui a “apporté une grande contribution à la formation de notre Etat”.Une autre figure du Maïdan, Moustafa Naïem, a salué auprès de l’AFP “l’humanisme” d’un responsable qui s’est battu pour “des questions importantes”.L’ancien président Petro Porochenko a lui affirmé que le décès d’Andriï Paroubiy était un “tir en plein cœur de l’Ukraine”, dénonçant “un acte de terreur”.

Présidentielle au Guyana: trois favoris pour gérer la manne pétrolière

Le Guyana élit lundi son nouveau président appelé à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays pauvre d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.L’armée et la police du Guyana ont dénoncé des “coups de feu” tirés dimanche depuis le Venezuela sur un bateau transportant du matériel électoral dans la région de l’Essequibo que convoite Caracas. Aucun blessé n’est à déplorer, de même source.Les bureaux de vote seront ouverts de 06H00 à 18H00 (10H00 à 22H00 GMT). Les résultats de ces scrutins législatifs et présidentiel, auxquels 750.000 électeurs sont convoqués, sont attendus au mieux jeudi, d’après la Commission électorale. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants.Selon la plupart des observateurs, le vote se joue entre trois prétendants: le président sortant Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C), et celles afro-guyaniennes (APNU). Avec cette fois-ci, l’émergence de l’acteur surprise Azruddin Mohamed.Les candidats à la présidentielle – six au total – sont présentés par un parti qui propose aussi des candidats à la députation. Est élu président le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix.Le vainqueur aura en charge la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025). Le pays, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030. Le Guyana a la plus forte croissance d’Amérique latine (43,6% en 2024).Le président devra aussi gérer l’épineux dossier de l’Essequibo (ouest), riche en pétrole et minerais, qui représente deux tiers du territoire guyanien et fait l’objet d’un différend avec le Venezuela, les deux pays s’opposant sur le tracé de leur frontière.- “Plus d’argent dans les poches” -Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays avec l’argent du pétrole, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.Le sortant Irfaan Ali vise un deuxième mandat de cinq ans. Il a fait campagne sur ses réalisations financés par les nouveaux revenus pétroliers et affirme qu'”il y a plus à faire”.Halim Khan, homme d’affaires indo-guyanien, 63 ans, vante “un président brillant”: “la richesse pétrolière est bien dépensée. Infrastructure, nouveaux hôpitaux, nouvelles routes”.L’opposant Aubrey Norton accuse, lui, le gouvernement de corruption et de racisme et promet de débarrasser la société “de tous (ses) ennemis”, à savoir “le Venezuela”, “le PPP” et “la pauvreté”.”Trente-huit ans à travailler. Je gagne 87.000 dollars guyaniens (350 euros) par mois. Après une semaine, il ne reste plus rien. Le PPP doit partir”, dit Leon Schwartz, ex-policier afro-guyanien de 68 ans.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’extraction aurifère et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.”Il sait ce dont les jeunes ont besoin. (…) J’ai besoin de changement pour l’avenir de mes enfants”, affirme Andrea Cumberbutch, auto-entrepreneuse.

Présidentielle au Guyana: trois favoris pour gérer la manne pétrolière

Le Guyana élit lundi son nouveau président appelé à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays pauvre d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.L’armée et la police du Guyana ont dénoncé des “coups de feu” tirés dimanche depuis le Venezuela sur un bateau transportant du matériel électoral dans la région de l’Essequibo que convoite Caracas. Aucun blessé n’est à déplorer, de même source.Les bureaux de vote seront ouverts de 06H00 à 18H00 (10H00 à 22H00 GMT). Les résultats de ces scrutins législatifs et présidentiel, auxquels 750.000 électeurs sont convoqués, sont attendus au mieux jeudi, d’après la Commission électorale. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants.Selon la plupart des observateurs, le vote se joue entre trois prétendants: le président sortant Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C), et celles afro-guyaniennes (APNU). Avec cette fois-ci, l’émergence de l’acteur surprise Azruddin Mohamed.Les candidats à la présidentielle – six au total – sont présentés par un parti qui propose aussi des candidats à la députation. Est élu président le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix.Le vainqueur aura en charge la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025). Le pays, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030. Le Guyana a la plus forte croissance d’Amérique latine (43,6% en 2024).Le président devra aussi gérer l’épineux dossier de l’Essequibo (ouest), riche en pétrole et minerais, qui représente deux tiers du territoire guyanien et fait l’objet d’un différend avec le Venezuela, les deux pays s’opposant sur le tracé de leur frontière.- “Plus d’argent dans les poches” -Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays avec l’argent du pétrole, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.Le sortant Irfaan Ali vise un deuxième mandat de cinq ans. Il a fait campagne sur ses réalisations financés par les nouveaux revenus pétroliers et affirme qu'”il y a plus à faire”.Halim Khan, homme d’affaires indo-guyanien, 63 ans, vante “un président brillant”: “la richesse pétrolière est bien dépensée. Infrastructure, nouveaux hôpitaux, nouvelles routes”.L’opposant Aubrey Norton accuse, lui, le gouvernement de corruption et de racisme et promet de débarrasser la société “de tous (ses) ennemis”, à savoir “le Venezuela”, “le PPP” et “la pauvreté”.”Trente-huit ans à travailler. Je gagne 87.000 dollars guyaniens (350 euros) par mois. Après une semaine, il ne reste plus rien. Le PPP doit partir”, dit Leon Schwartz, ex-policier afro-guyanien de 68 ans.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’extraction aurifère et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.”Il sait ce dont les jeunes ont besoin. (…) J’ai besoin de changement pour l’avenir de mes enfants”, affirme Andrea Cumberbutch, auto-entrepreneuse.

A une semaine du vote de confiance, Bayrou entame des consultations politiques

François Bayrou entame lundi après-midi une série de consultations des partis politiques, à une semaine du vote de confiance qu’il sollicite de l’Assemblée nationale autour de la question budgétaire, qui pourrait sceller le sort de son gouvernement.Le Premier ministre recevra lundi à 17h00 les représentants du Parti communiste (PCF), son secrétaire national Fabien Roussel et le président du groupe à l’Assemblée, Stéphane Peu.Suivront mardi et mercredi les représentants des partis soutenant la coalition présidentielle, mais aussi ceux de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, du Rassemblement national, de l’UDR, le parti d’Eric Ciotti, puis du groupe centriste de l’Assemblée Liot.Le Parti socialiste se rendra à Matignon jeudi matin, suivi de l’UDI, présidé par Hervé Marseille.La France insoumise et les Ecologistes ont pour leur part refusé d’honorer cette invitation.Après avoir créé la surprise en annonçant engager la responsabilité de son gouvernement le 8 septembre, avant même le début des discussions budgétaires, François Bayrou apparaît plus qu’en sursis à Matignon.Dimanche, il a de nouveau défendu sa position lors d’un entretien accordé aux quatre chaînes d’information en continu, estimant notamment que la question en jeu lors de ce vote n’était pas “le sort du Premier ministre” mais celui de la France.Il n’y a “aucune politique courageuse possible” sans “accord minimal” sur le “diagnostic”, a également répété dimanche le Premier ministre.Les chances de compromis paraissent minces, M. Bayrou ayant considéré que les propositions budgétaires du PS signifiaient qu'”on ne fait rien” pour réduire l’endettement.Le PS, qui se dit volontaire pour prendre la suite de M. Bayrou à Matignon après sa chute probable, propose notamment de réduire le déficit de 21,7 milliards d’euros en 2026, environ deux fois moins que les 44 milliards visés par le gouvernement.Au programme: 14 milliards d’économies “sans mettre à contribution les travailleurs et les services publics”, et 26,9 milliards de recettes nouvelles, pesant “d’abord sur les grandes fortunes”.”Le plan qu’ils ont sorti cette semaine fait la démonstration qu’ils ne veulent pas gouverner”, a estimé dimanche un ancien ministre macroniste.François Bayrou a présenté le 15 juillet les grandes lignes de son projet de budget comprenant 43,8 milliards d’euros d’effort financier via un certain nombre de mesures –“année blanche fiscale”, gel des prestations sociales– dont la plus commentée est la suppression de deux jours fériés sans contrepartie rémunératrice.Le chef du gouvernement devra, en cas de vote négatif le 8 septembre, présenter la démission de son gouvernement, moins d’un an après avoir succédé à Michel Barnier, renversé par une motion de censure sur les textes budgétaires.

Ligue 1: l’OM craque à dix à Lyon, Monaco s’impose dans la douleur

Rapidement réduit à dix, l’OM a fini par craquer dans les dernières minutes au Groupama Stadium et a été battu par Lyon (1-0), dimanche lors du choc de la 3e journée de Ligue 1, alors que Monaco a souffert à domicile pour s’imposer face à Strasbourg (3-2).Les Marseillais ont vécu une soirée très compliquée et ne sont pas loin de la crise avec ce deuxième revers concédé en infériorité numérique. Le match a en effet basculé à la 29e minute avec l’exclusion du défenseur anglais CJ Egan-Riley pour une grosse faute sur Malick Fofana. Les hommes de Roberto De Zerbi ont dès lors subi les assauts continus de leurs adversaires avant de céder à la 88e sur un but contre son camp de Leonardo Balerdi.  Déjà secoué en coulisses par l’affaire Rabiot, l’OM sombre également sur le plan sportif, en attendant l’issue du feuilleton autour de l’international français. Celui-ci est  toujours en quête d’un point de chute après avoir été placé sur la liste des transferts en raison d’une altercation avec l’un de ses coéquipiers, Jonathan Rowe, à l’issue de la défaite à Rennes (1-0), le 15 août. Lyon, qui fait pourtant un sans-faute avec trois victoires en L1, a eu de son côté un premier aperçu des difficultés qui l’attendent avec le départ de son attaquant Georges Mikautadze, contraint de quitter l’OL pour soulager les finances du club et attendu lundi à Villarreal.  – Strasbourg fatigué -Monaco a lui enregistré un deuxième succès en disposant de Strasbourg (3-2) grâce à un but inscrit dans les arrêts de jeu par Takumi Minamino sur un service en or de la pépite Maghnes Akliouche, appelé pour la première fois de sa carrière en équipe de France pour le début des qualifications du Mondial-2026 contre l’Ukraine, vendredi à Wroclaw (Pologne), et l’Islande, le 9 septembre au Parc des Princes. Strasbourg, qui a obtenu son billet pour la Ligue Conference jeudi en barrages à Brondby, a peut-être payé sa fatigue en fin de match. La journée a aussi souri au Paris FC, qui a décroché sa première victoire face à Metz (3-2) et a fêté de la plus belle des manières ses grands débuts sur sa nouvelle pelouse de Jean-Bouin. Dans ce duel de promus, l’ambitieuse formation de la famille Arnault, aidée par une enceinte à guichets fermés et sous les yeux de Jürgen Klopp et Mario Gomez, les têtes pensantes de Red Bull qui détient 15% du club, est venue à bout des Messins en s’appuyant sur la redoutable efficacité d’Ilan Kebbal, auteur d’un doublé.Rien ne va plus en revanche pour Nice, dominé pour la deuxième fois en championnat au Havre (3-1) et clairement dans le dur. Rennes, incapable de gagner à Angers (1-1), une semaine après avoir été humilié à Lorient (4-0), n’est pas mieux loti.

A huit jours de sa probable chute, Bayrou refuse de faire ses adieux et creuse son sillon sur la dette

“Continuons le combat”, a-t-il dit, en béarnais, en conclusion: François Bayrou a une nouvelle fois défendu ses choix budgétaires dimanche, n’entendant pas dire “au revoir” aux Français, comme l’y invitent la gauche et le RN, pressés de tourner la page de son gouvernement à la faveur du vote de confiance du 8 septembre.”Les jours qui vont venir sont cruciaux. Si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez”, a-t-il lancé lors d’une interview assez décousue de près d’une heure et demi, depuis son bureau à Matignon, et retransmise sur les quatre chaînes d’information en continu. Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée sur la question budgétaire et multiplie les interventions depuis pour prendre à témoin les Français, a estimé que la “question” en jeu n’était pas “le destin du Premier ministre” mais celle du “destin de la France”.”Il n’y a aucune politique courageuse possible” sans “l’assentiment minimal des Français et de ceux qui les représentent” sur la dette, a-t-il plaidé, pour justifier le vote de confiance, se réjouissant “qu’on n’ait jamais parlé de ce sujet comme on en parle depuis huit jours”.”Si le gouvernement tombe, ça veut dire qu’on abandonnera la politique pour moi vitale pour le pays” pour une “autre” politique “plus laxiste”, “plus à la dérive”, a-t-il mis en garde.- “Bagarre” -Alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti qui le souhaitent, il s’est dit une nouvelle fois ouvert à la négociation “s’ils le veulent” sur les mesures les plus impopulaires de son plan d’économies de 44 milliards, comme la suppression de deux jours fériés.”Je pense que ça pourrait être un (jour) sans difficulté si on veut discuter”, a-t-il glissé.Mais il a écarté d’un revers de main les pistes mises sur la table par le Parti socialiste, “volontaire” pour lui succéder à Matignon, et qui a proposé un effort budgétaire deux fois moins important en 2026, passant par une hausse des recettes et une taxation des hauts patrimoines.”Les propositions du PS, ça veut dire qu’on ne fait rien” pour réduire la dette, a-t-il balayé.L’annonce par le Premier ministre d’un vote de confiance a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d’une censure de son budget à l’automne et de choisir sa sortie. Le RN et la gauche ont immédiatement répondu qu’ils voteraient contre.”Le 8 septembre il devra partir. (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir”, a martelé dimanche le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.”Olivier Faure qu’est-ce qu’il veut ? il veut être à Matignon”, a rétorqué M. Bayrou, disant que son entretien n’est “sûrement pas un au revoir”.S’il est renversé, le maire de Pau, âgé de 74 ans, n’a pas l’intention de disparaître du paysage. “Quand vous êtes renversé (…) commence le militantisme, commence la bagarre (…) commence la rencontre avec les Français”, a-t-il déclaré en refusant d’exclure une nouvelle candidature à la présidentielle. Au sein de la classe politique, peu de réactions à l’interview de M. Bayrou dimanche soir. “La tournée d’adieu de François Bayrou s’éternise et devient pire à chacune de ses représentations”, a cinglé le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI). M. Faure a évoqué un entretien “pathétique et crépusculaire”, tandis que le vice-président du RN Sébastien Chenu a vu un “Premier ministre naufragé, au bout du rouleau”.- “Suicide collectif” -La chute probable de M. Bayrou lundi prochain ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.Le chef de l’Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.Plusieurs ténors du gouvernement se sont alarmés de la situation politique dimanche. “Voulons-nous d’un suicide collectif, pas pour le gouvernement, mais pour le pays?”, a ainsi demandé l’ancien Premier ministre Manuel Valls, invitant chacun à “trouver la voie du dialogue et du compromis”.Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a de son côté appelé les partis de gouvernement à la responsabilité, à l’heure où la “stabilité” des institutions est en jeu, citant LR et le PS, “un grand parti de gouvernement”. “La France a besoin d’un budget dans les temps”, face à une situation financière qui n’est “pas critique, mais tout de même préoccupante”, a de son côté mis en garde le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici.

Israël annonce avoir tué le porte-parole de la branche armée du Hamas

Israël a annoncé dimanche avoir tué le porte-parole de la branche armée du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza, à l’heure où son armée poursuit son offensive dans le territoire palestinien affamé et ravagé par la guerre.”Nous avons désormais peur de la nuit et de dormir dans nos tentes”, affirme Iman Rajab, une habitante de Gaza, après des raids israéliens intenses ayant fait au moins 63 morts dimanche selon la Défense civile.”Le porte-parole terroriste du Hamas, Abou Obeida, a été éliminé à Gaza et a rejoint les autres (personnes) éliminées de l’axe du mal d’Iran, du Liban et du Yémen au fond de l’enfer”, a affirmé le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, sur son compte X.L’armée israélienne a également fait état de la mort de “Houdhayfa al-Kahlout, alias Abou Obeida”. Le Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre à Gaza, n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce.”Ce n’est pas fini, la plupart des dirigeants du Hamas se trouvent à l’étranger, et nous les atteindrons également”, a déclaré le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir.Porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam depuis 2002, Abou Obeida avait été l’un des chefs du Hamas à annoncer dans une vidéo l’attaque du 7-Octobre.Depuis le début de la guerre, il a fait des dizaines de discours télévisés et publié des messages audio, ainsi que des communiqués de presse et des tweets sur les réseaux sociaux du mouvement. Il apparaît toujours en uniforme militaire et son visage couvert d’un keffieh. Une nouvelle vague de bombardements israéliens nocturnes a ciblé plusieurs secteurs de la bande de Gaza, dont la ville éponyme contre laquelle l’armée s’apprête à lancer une offensive d’envergure pour en finir avec le Hamas.Au lever du jour dimanche, de la fumée s’élevait dans le ciel au-dessus de Gaza-ville, dans le nord du territoire, selon des images de l’AFP. Devant une tente détruite, des couvertures tâchées de sang se mêlent aux décombres.- “Horreur” -“Nous prions Dieu pour que la guerre cesse car nous sommes fatigués des déplacements, nous avons peur et nous avons faim”, affirme à l’AFP Iman Rajab, qui vit dans un camp de déplacés ciblé par une frappe dans le quartier de Maqousi.”Horreur, peur et destruction. Le feu s’est déclaré dans toutes les tentes, seul Dieu nous a protégés du feu”, indique Achraf Abou Amsha, habitant dans une tente plus loin.Dans la morgue de l’hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, des proches pleurent près de corps alignés par terre.Dimanche, la Défense civile de Gaza a fait état de 63 personnes tuées au cours d’opérations militaires israéliennes dans le territoire palestinien, dont 24 près de sites de distribution d’aide.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle se renseignait tout en rappelant qu’il lui était très difficile de réunir des informations sans l’horaire et les coordonnées précises des faits rapportés.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et les informations des différentes parties.Selon l’ONU, l’immense majorité des habitants ont été déplacés plusieurs fois par la guerre à Gaza, où les quelque deux millions d’habitants sont assiégés par Israël depuis près de 23 mois.L’ONU a déclaré la famine dans ce petit territoire pauvre, mais Israël dément.- Fuite des habitants -Samedi, la Croix-Rouge internationale a mis en garde contre une évacuation massive de la population de Gaza-ville, après que l’armée a jugé “inévitable” une telle évacuation en prévision de son offensive.Des milliers d’habitants ont déjà fui la ville. Selon l’ONU, près d’un million de personnes vivent dans le gouvernorat de Gaza, incluant la ville et ses environs.Avec l’offensive annoncée sur Gaza-ville, M. Netanyahu et ses alliés d’extrême droite disent vouloir en finir avec le Hamas et ramener les otages toujours retenus à Gaza. Le Hamas a confirmé dimanche la mort de l’un de ses chefs, Mohammed Sinouar, trois mois après que l’armée israélienne a annoncé l’avoir tué dans une frappe à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza.Cette attaque a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent retenues à Gaza dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 63.459 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.