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Brésil: le destin de Bolsonaro entre les mains de la Cour suprême

La Cour suprême du Brésil décide à partir de mardi de l’avenir de l’ex-président Jair Bolsonaro, qui risque plus de 40 ans de prison pour une présumée tentative de coup d’Etat, malgré les intenses pressions de Donald Trump.L’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) dans le plus grand pays d’Amérique latine doit être fixé sur son sort d’ici au 12 septembre, avec sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires haut gradés.Le parquet l’accuse d’être le chef d’une “organisation criminelle” ayant conspiré pour assurer son “maintien autoritaire au pouvoir”, en dépit de sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva lors du scrutin de 2022.Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, il clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2026.Son procès est au cœur d’une crise sans précédent entre le Brésil et les Etats-Unis.Invoquant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- Sécurité renforcée -Jair Bolsonaro, 70 ans, sera absent des audiences finales, qui doivent s’étaler sur cinq jours, a indiqué sa défense à l’AFP.C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien doit répondre de telles accusations.Un rendez-vous historique, quarante ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.Présence policière, barrières de sécurité: à Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême, a constaté un photographe de l’AFP.Les autorités ont annoncé “une surveillance continue avec des équipements de dernière génération, y compris des drones dotés de caméras thermiques”.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.Alors aux Etats-Unis, M. Bolsonaro est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula, son vice-président élu Geraldo Alckmin et le juge Alexandre de Moraes.Rapporteur du procès Bolsonaro, ce juge puissant et clivant est visé par des sanctions américaines, qui l’accusent de violation des droits humains.- Amnistie -L’audience de mardi doit débuter par la lecture par ce magistrat d’un rapport résumant les principaux points du dossier. Le procureur prendra ensuite la parole, suivi des avocats de chacun des huit accusés.Le juge Moraes et quatre de ses collègues voteront ensuite pour aboutir au verdict d’ici la semaine prochaine.L’ancien chef de l’Etat est notamment accusé de tentative de coup d’Etat et d’abolition violente de l’Etat démocratique de droit. Il risque jusqu’à 43 ans de prison.En cas de condamnation, qu’il pourra contester en appel, il “est possible” qu’il soit envoyé aussitôt en prison, selon une source de la Cour suprême.Pour la base bolsonariste, l’appui de Donald Trump, qui a mis en place une surtaxe sur une part des exportations brésiliennes, est précieux.”Grâce à ces mesures, (les accusés) voient qu’ils ne sont pas seuls, qu’il y a quelqu’un au-dessus d’eux qui peut faire la différence”, dit à l’AFP Carlos Sergio Alcantara. Cet entrepreneur a manifesté dimanche avec d’autres sympathisants devant le lotissement de luxe où l’ex-président est confiné chez lui à Brasilia.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Une condamnation devrait cependant relancer la course à sa succession à droite.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche déjà son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.

Les Guyaniens ont voté pour élire leur président, appelé à gérer la manne pétrolière

Les Guyaniens ont voté lundi pour élire leurs députés et leur président, appelés à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de brut de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.”Les bureaux ont probablement tous fermé et procèdent au dépouillement”, a affirmé vers 20h (00H00 GMT) Yolanda Ward, la porte-parole de la commission électorale (Gecom), soulignant que les bureaux sont tenus de rester ouverts là où il y a une queue. “La journée s’est bien passée” malgré quelques petits incidents, a-t-elle ajouté.Les résultats sont attendus au mieux jeudi, avait annoncé Gecom dimanche. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants. “Jusqu’ici tout va bien”, a estimé Mike Singh, observateur de Transparency International, estimant toutefois que l’attente jusqu’à jeudi des résultats était une “recette pour un désastre”.  Les relations avec le voisin vénézuélien et le thème de l’Essequibo, région riche en pétrole revendiquée par Caracas, ont fait irruption dans la journée de vote. Le président sortant et candidat à sa succession Irfaan Ali a notamment apporté lundi son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes. “Nous soutiendrons tout ce qui permettra d’éliminer toute menace à notre sécurité (…) Nous devons tous nous unir pour combattre la criminalité transnationale, lutter contre le trafic de drogue”, a-t-il affirmé à des journalistes juste après avoir voté à Leonora.Dimanche soir, le Guyana avait dénoncé des coups de feu tirés depuis le Venezuela sur un de ses bateaux. “Les forces de sécurité sont en état d’alerte maximale. Elles sont prêtes. Nous en avons parlé tout au long de la campagne: le Venezuela est une menace”, a insisté le président.Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé “un fake” et accusé le Guyana de vouloir ouvrir un “front de guerre”.Interrogé sur la possibilité d’évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro du pouvoir, M. Ali a dit ne pas vouloir “aborder ce sujet aujourd’hui”, jour de “vote pour la victoire”.Selon la plupart des observateurs, trois favoris se détachent: Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, un milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.- “Plus d’argent” -Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C) et celles afro-guyaniennes (APNU).”A moins d’irrégularités, je pense que je serai” le prochain président, a affirmé lundi à l’AFP Aubrey Norton, en sortant du bureau de vote de Plaisance, bastion de son mouvement. “Nous avons travaillé dur pour mobiliser les gens”, a poursuivi le candidat, qui, pendant la campagne électorale, a promis “de débarrasser la société du PPP et de la pauvreté”.”C’est la première fois (que je vote). J’ai voté pour Norton. Parce qu’il est l’un des meilleurs responsables politiques. J’attends avec impatience le meilleur pour le Guyana”, a dit Grace Miller, 21 ans, qui a déposé son bulletin de vote avec son bébé dans les bras.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’or et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet de donner un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.Le scrutin est à un tour. Est élu chef de l’Etat le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix. Il peut en théorie donc être en minorité au Parlement. Le vainqueur gérera la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025) avec la plus forte croissance économique d’Amérique latine (43,6% en 2024). Le Guyana, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030.Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.

Les Guyaniens ont voté pour élire leur président, appelé à gérer la manne pétrolière

Les Guyaniens ont voté lundi pour élire leurs députés et leur président, appelés à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de brut de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.”Les bureaux ont probablement tous fermé et procèdent au dépouillement”, a affirmé vers 20h (00H00 GMT) Yolanda Ward, la porte-parole de la commission électorale (Gecom), soulignant que les bureaux sont tenus de rester ouverts là où il y a une queue. “La journée s’est bien passée” malgré quelques petits incidents, a-t-elle ajouté.Les résultats sont attendus au mieux jeudi, avait annoncé Gecom dimanche. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants. “Jusqu’ici tout va bien”, a estimé Mike Singh, observateur de Transparency International, estimant toutefois que l’attente jusqu’à jeudi des résultats était une “recette pour un désastre”.  Les relations avec le voisin vénézuélien et le thème de l’Essequibo, région riche en pétrole revendiquée par Caracas, ont fait irruption dans la journée de vote. Le président sortant et candidat à sa succession Irfaan Ali a notamment apporté lundi son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes. “Nous soutiendrons tout ce qui permettra d’éliminer toute menace à notre sécurité (…) Nous devons tous nous unir pour combattre la criminalité transnationale, lutter contre le trafic de drogue”, a-t-il affirmé à des journalistes juste après avoir voté à Leonora.Dimanche soir, le Guyana avait dénoncé des coups de feu tirés depuis le Venezuela sur un de ses bateaux. “Les forces de sécurité sont en état d’alerte maximale. Elles sont prêtes. Nous en avons parlé tout au long de la campagne: le Venezuela est une menace”, a insisté le président.Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé “un fake” et accusé le Guyana de vouloir ouvrir un “front de guerre”.Interrogé sur la possibilité d’évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro du pouvoir, M. Ali a dit ne pas vouloir “aborder ce sujet aujourd’hui”, jour de “vote pour la victoire”.Selon la plupart des observateurs, trois favoris se détachent: Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, un milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.- “Plus d’argent” -Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C) et celles afro-guyaniennes (APNU).”A moins d’irrégularités, je pense que je serai” le prochain président, a affirmé lundi à l’AFP Aubrey Norton, en sortant du bureau de vote de Plaisance, bastion de son mouvement. “Nous avons travaillé dur pour mobiliser les gens”, a poursuivi le candidat, qui, pendant la campagne électorale, a promis “de débarrasser la société du PPP et de la pauvreté”.”C’est la première fois (que je vote). J’ai voté pour Norton. Parce qu’il est l’un des meilleurs responsables politiques. J’attends avec impatience le meilleur pour le Guyana”, a dit Grace Miller, 21 ans, qui a déposé son bulletin de vote avec son bébé dans les bras.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’or et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet de donner un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.Le scrutin est à un tour. Est élu chef de l’Etat le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix. Il peut en théorie donc être en minorité au Parlement. Le vainqueur gérera la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025) avec la plus forte croissance économique d’Amérique latine (43,6% en 2024). Le Guyana, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030.Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.

Plus de 800 morts et 2.700 blessés dans un séisme en Afghanistan

Des milliers de familles entament lundi soir leur première nuit sans toit dans l’est de l’Afghanistan, après qu’un séisme de magnitude 6 a fait plus de 800 morts et de 2.700 blessés dans des villages escarpés, où de nombreux habitants restent prisonniers des décombres.La terre a tremblé aux alentours de minuit dimanche, sortant précipitamment de leur sommeil des centaines de milliers de personnes, de Kaboul jusqu’à Islamabad au Pakistan, à des centaines de kilomètres de là. Au moins cinq répliques, dont une de magnitude 5,2, ont suivi.L’épicentre de ce tremblement de terre a été localisé à 27 km de Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar, à seulement huit kilomètres de profondeur, ce qui explique le lourd bilan et l’étendue des dégâts dans les provinces montagneuses de Nangarhar, Kounar et Laghman.Dans le district de Nourgal, probablement l’un des plus touchés de la province de Kounar, les longues secondes d’épouvante restent gravées dans la population.”Les pièces et les murs se sont effondrés sur les femmes et les enfants, certains ont été tués sur le coup, d’autres blessés”, raconte à l’AFP Zafar Khan Gojar, 22 ans, tout juste transféré en hélicoptère avec son frère blessé, à Jalalabad.Dans le village de Wadir, des dizaines d’habitants des environs tentent toujours, malgré la nuit tombée depuis plusieurs heures, de déblayer les maisons écroulées pour retrouver les disparus.A Mazar Dara, une autre petite localité, des familles mettent en terre des corps, parfois d’enfants, enveloppés dans un linceul blanc conformément au rite musulman.- Ballet d’hélicoptères -Dès l’aube et jusqu’à la tombée de la nuit lundi, des dizaines de fois des hélicoptères ont décollé de Jalalabad pour acheminer de l’aide et évacuer des dizaines de morts et des blessés, selon le ministère de la Défense.Certains des villages les plus durement touchés restent inaccessibles en raison des blocages de routes, a déclaré à l’AFP l’agence de l’ONU pour les migrations. “Les Nations unies et nos partenaires en Afghanistan se coordonnent avec les autorités pour évaluer rapidement les besoins, fournir une aide d’urgence et se tenir prêts à mobiliser un soutien supplémentaire”, a réagi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué. Un montant initial de 5 millions de dollars a été débloqué du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU, a-t-il précisé.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés à un autre séisme d’ampleur : en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, à la frontière avec l’Iran, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites. Ce tremblement de terre de magnitude 6,3 avait été le plus meurtrier dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde, en plus de 25 ans.Cette fois-ci, un bilan encore provisoire fait état de 800 morts et 2.500 blessés dans la province de Kounar ainsi que de 12 morts et 255 blessés dans celle de Nangarhar, a annoncé le porte-parole du gouvernement Zabihullah Mujahid, pendant une conférence de presse à Kaboul. La province de Laghman compte aussi des dizaines de blessés, de même source.Le patron de l’Autorité de gestion des catastrophes de la province de Kounar, Ehsanullah Ehsan, prévient l’AFP : “les recherches se poursuivent, beaucoup de gens sont coincés sous les décombres de leur maison donc nous ne pouvons pas donner de chiffre exact”.- “Terrifiant” -“C’était terrifiant, les enfants et les femmes hurlaient”, a dit à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire de Nourgal joint au téléphone, une connexion qui tenait encore lundi soir.La plupart de ces familles, a-t-il poursuivi, venaient de rentrer en Afghanistan, chassées de leur exil pakistanais ou iranien par les récentes vagues d’expulsions des deux pays voisins, qui ont ensemble renvoyé près de quatre millions d’Afghans.”Il y avait environ 2.000 familles de réfugiés qui étaient revenues et comptaient reconstruire leur foyer” dans cette région agricole, a-t-il expliqué. Par peur des répliques, “tout le monde reste dehors”, a-t-il dit.Par ailleurs, les autorités, les secouristes et les médias ont beaucoup de difficultés à accéder aux villages et aux hameaux, des glissements de terrain ayant coupé des routes.- Zone sismique historique -L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne – qui concentre 15% de l’énergie sismique du monde.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey. Celui-ci provoque toutefois un émoi particulier en Afghanistan et l’équipe nationale de cricket qui rencontrait en soirée les Emirats arabes unis sur leur sol a d’ailleurs observé une minute de silence.

Plus de 800 morts et 2.700 blessés dans un séisme en Afghanistan

Des milliers de familles entament lundi soir leur première nuit sans toit dans l’est de l’Afghanistan, après qu’un séisme de magnitude 6 a fait plus de 800 morts et de 2.700 blessés dans des villages escarpés, où de nombreux habitants restent prisonniers des décombres.La terre a tremblé aux alentours de minuit dimanche, sortant précipitamment de leur sommeil des centaines de milliers de personnes, de Kaboul jusqu’à Islamabad au Pakistan, à des centaines de kilomètres de là. Au moins cinq répliques, dont une de magnitude 5,2, ont suivi.L’épicentre de ce tremblement de terre a été localisé à 27 km de Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar, à seulement huit kilomètres de profondeur, ce qui explique le lourd bilan et l’étendue des dégâts dans les provinces montagneuses de Nangarhar, Kounar et Laghman.Dans le district de Nourgal, probablement l’un des plus touchés de la province de Kounar, les longues secondes d’épouvante restent gravées dans la population.”Les pièces et les murs se sont effondrés sur les femmes et les enfants, certains ont été tués sur le coup, d’autres blessés”, raconte à l’AFP Zafar Khan Gojar, 22 ans, tout juste transféré en hélicoptère avec son frère blessé, à Jalalabad.Dans le village de Wadir, des dizaines d’habitants des environs tentent toujours, malgré la nuit tombée depuis plusieurs heures, de déblayer les maisons écroulées pour retrouver les disparus.A Mazar Dara, une autre petite localité, des familles mettent en terre des corps, parfois d’enfants, enveloppés dans un linceul blanc conformément au rite musulman.- Ballet d’hélicoptères -Dès l’aube et jusqu’à la tombée de la nuit lundi, des dizaines de fois des hélicoptères ont décollé de Jalalabad pour acheminer de l’aide et évacuer des dizaines de morts et des blessés, selon le ministère de la Défense.Certains des villages les plus durement touchés restent inaccessibles en raison des blocages de routes, a déclaré à l’AFP l’agence de l’ONU pour les migrations. “Les Nations unies et nos partenaires en Afghanistan se coordonnent avec les autorités pour évaluer rapidement les besoins, fournir une aide d’urgence et se tenir prêts à mobiliser un soutien supplémentaire”, a réagi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué. Un montant initial de 5 millions de dollars a été débloqué du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU, a-t-il précisé.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés à un autre séisme d’ampleur : en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, à la frontière avec l’Iran, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites. Ce tremblement de terre de magnitude 6,3 avait été le plus meurtrier dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde, en plus de 25 ans.Cette fois-ci, un bilan encore provisoire fait état de 800 morts et 2.500 blessés dans la province de Kounar ainsi que de 12 morts et 255 blessés dans celle de Nangarhar, a annoncé le porte-parole du gouvernement Zabihullah Mujahid, pendant une conférence de presse à Kaboul. La province de Laghman compte aussi des dizaines de blessés, de même source.Le patron de l’Autorité de gestion des catastrophes de la province de Kounar, Ehsanullah Ehsan, prévient l’AFP : “les recherches se poursuivent, beaucoup de gens sont coincés sous les décombres de leur maison donc nous ne pouvons pas donner de chiffre exact”.- “Terrifiant” -“C’était terrifiant, les enfants et les femmes hurlaient”, a dit à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire de Nourgal joint au téléphone, une connexion qui tenait encore lundi soir.La plupart de ces familles, a-t-il poursuivi, venaient de rentrer en Afghanistan, chassées de leur exil pakistanais ou iranien par les récentes vagues d’expulsions des deux pays voisins, qui ont ensemble renvoyé près de quatre millions d’Afghans.”Il y avait environ 2.000 familles de réfugiés qui étaient revenues et comptaient reconstruire leur foyer” dans cette région agricole, a-t-il expliqué. Par peur des répliques, “tout le monde reste dehors”, a-t-il dit.Par ailleurs, les autorités, les secouristes et les médias ont beaucoup de difficultés à accéder aux villages et aux hameaux, des glissements de terrain ayant coupé des routes.- Zone sismique historique -L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne – qui concentre 15% de l’énergie sismique du monde.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey. Celui-ci provoque toutefois un émoi particulier en Afghanistan et l’équipe nationale de cricket qui rencontrait en soirée les Emirats arabes unis sur leur sol a d’ailleurs observé une minute de silence.

Plus de 800 morts et 2.700 blessés dans un séisme en Afghanistan

Des milliers de familles entament lundi soir leur première nuit sans toit dans l’est de l’Afghanistan, après qu’un séisme de magnitude 6 a fait plus de 800 morts et de 2.700 blessés dans des villages escarpés, où de nombreux habitants restent prisonniers des décombres.La terre a tremblé aux alentours de minuit dimanche, sortant précipitamment de …

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Salamé, Hanouna, NOVO19: rentrée chargée sur les chaînes de télé

Léa Salamé sur le trône du JT de France 2, l’arrivée en fanfare de Cyril Hanouna sur W9 et la nouvelle chaîne NOVO19 sur les rails : la rentrée télé lundi a rempli sa promesse de surprises et coups d’éclat, avec de forts enjeux à la clé.. La “nouvelle page” de Léa Salamé au 20H”Madame, monsieur, bonsoir, bienvenue dans le 20H”: la journaliste Léa Salamé a présenté lundi soir son tout premier journal télévisé sur France 2, se disant “très heureuse d’écrire cette nouvelle page”. Dans une brève adresse aux téléspectateurs, l’ex-star de France Inter s’est également engagée à “décrypter l’actualité” et à “essayer (…) de comprendre le monde tel qu’il va” avant de décliner les titres, visiblement à l’aise.Pilier de la matinale de France Inter, Léa Salamé avait annoncé mi-juin son départ surprise de la radio publique pour prendre les manettes du 20H de France 2, en remplacement d’Anne-Sophie Lapix. “Merci à vous d’avoir suivi cette première pour moi”, a-t-elle lancé à la fin du JT. La journaliste de 45 ans, dont l’arrivée aux manettes du 20H a électrisé la rentrée télé, devra tenter de combler l’écart d’audience qui s’est creusé avec le JT de TF1 présenté par Gilles Bouleau. Elle conserve par ailleurs son talk-show hebdomadaire du samedi soir “Quelle époque!”. Compagne d’un des leaders de la gauche Raphaël Glucksmann, Léa Salamé a promis de se retirer de l’antenne si son conjoint se lançait dans la course à l’Elysée. . Cyril Hanouna en “folie” et en direct”On est chauds” et “ça va être la folie”: l’animateur Cyril Hanouna a fait son retour télévisé en fin d’après-midi, dans “Tout beau tout 9” sur W9. Applaudi par des spectateurs massés derrière des grilles, la star du PAF a d’abord foulé un tapis rouge à l’extérieur des studios. “Les chéris, vous m’avez manqué”, a lancé l’ex-vedette de la galaxie Bolloré, après plusieurs mois de relative diète médiatique.  Le groupe M6 auquel appartient W9 a demandé au roi du clash de privilégier le divertissement et d’éviter les sujets politiques et polémiques qu’il abordait dans son ancienne émission “TPMP” sur la chaîne C8.Promettant au début de ces trois heures d’émission, dans un sourire, “sobriété” et “humilité”, Cyril Hanouna a, sur un plateau flambant neuf, charrié ses chroniqueurs et déployé humour potache et vocabulaire fleuri, en retenant parfois ses coups.”Ne me demandez pas mon avis, je ne suis pas là pour ça”, a-t-il notamment lâché devant sa vingtaine de chroniqueurs dont nombre d’anciens de C8 et des nouveaux venu comme l’ex-ministre Marlène Schiappa.Le patron de M6, David Larramendy, qui a frappé fort avec ce recrutement, espère retrouver les audiences de TPMP qui rassemblait quelque 2 millions de téléspectateurs.    Dès mardi, le trublion du PAF aura un autre pied dans le groupe, avec “Tout beau tout fun”, sur Fun Radio de 15H00 à 18H00, et cumulera au total près de six heures d’antenne chaque jour.. Premiers pas de NOVO19, “la chaîne des territoires” “Bienvenue chez vous !”: avec un JT de 15 minutes en direct de Rennes et un talk-show animé depuis à Paris, NOVO19, la nouvelle chaîne du groupe Ouest-France, a été lancée à 18H avec l’ambition de donner la parole aux “territoires”.Après un décompte égrené au siège du journal à Rennes, la présentatrice vedette de la chaîne Claire Arnoux, “très émue”, a pris la parole pour vanter cette nouvelle chaîne “qui partage les vraies histoires” et “s’intéresse à votre quotidien”.Dix minutes plus tard s’ouvrait le JT quotidien de 15 min présenté depuis le studio flambant neuf de Rennes par Martin Cangelosi, ancien journaliste de BFMTV et i-Télé.Lancée par le groupe Ouest-France, la nouvelle chaîne généraliste espère prendre sa part des audiences, avec un objectif de 2% des 25-49 ans.   La naissance de NOVO19, comme celle de la chaîne T18 en juin, découle de l’arrêt début 2025 de C8 et NRJ 12, non-reconduites par l’Arcom, régulateur de l’audiovisuel. bur-reb-et-jt/jlo/dsa

Indonésie: des milliers de manifestants à travers le pays, l’armée déployée

Des milliers de personnes ont manifesté lundi dans plusieurs villes d’Indonésie et l’armée s’est déployée dans la capitale Jakarta après de violents troubles qui ont fait six morts ces derniers jours.Quelque 500 manifestants se sont rassemblés en début d’après-midi devant le Parlement national à Jakarta, sous la surveillance de dizaines de soldats et des policiers avant de se disperser en début de soirée sans incident. Le président Prabowo Subianto avait averti peu avant que les manifestations devraient se terminer avant le coucher du soleil.À Gorontalo, sur l’île des Célèbes, des affrontements ont opposé des manifestants à la police, qui a riposté à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau, selon un journaliste de l’AFP. À Bandung, sur l’île de Java, des manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pétards sur le bâtiment du conseil provincial.A Palembang, sur l’île de Sumatra, une manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes. Des centaines d’autres se sont rassemblées à Banjarmasin sur l’île de Bornéo et à Yogyakarta, dans le centre du pays, selon des journalistes de l’AFP.”Notre objectif principal est de réformer le Parlement. Nous espérons que (les députés) viendront nous rencontrer. Nous voulons leur parler directement”, a témoigné à l’AFP Nafta Keisya Kemalia, étudiante, s’interrogeant: “Veulent-ils attendre que la loi martiale soit instaurée ?”.-L’ONU veut une enquête -Les manifestations ont débuté lundi dernier pour protester contre des indemnités de logement attribuées aux députés et considérées comme trop élevées.Les protestations visant également à dénoncer les difficultés économiques ont dégénéré après la mort jeudi d’un chauffeur de moto-taxi écrasé par un véhicule de police à Jakarta et dont une vidéo est devenue virale.Les Nations Unies ont réclamé lundi l’ouverture d’enquêtes rapides, approfondies et transparentes sur la mort des six manifestants au cours de rassemblements violemment réprimés par les forces de l’ordre.”Nous suivons de près la vague de violences en Indonésie dans le contexte des manifestations au sujet des allocations parlementaires, des mesures d’austérité et de l’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre”, a déclaré Ravina Shamdasani, du bureau des droits de l’homme de l’ONU.Dimanche, le président a tenté de répondre aux revendications des manifestants, en annonçant la suppression d’une indemnité très décriée qui devait être versée aux députés.Lundi, Prabowo a rendu visite à des policiers blessés dans un hôpital où il a stigmatisé les manifestants.”La loi prévoit que si vous voulez manifester, vous devez demander la permission, et la permission doit être accordée, et cela doit se terminer à 18 heures”, a-t-il martelé.Lundi, Agus Wijayanto, en charge de la “responsabilité” au sein de la police nationale, a indiqué qu’une enquête avait révélé des actes criminels commis par deux officiers, dont le conducteur de la camionnette qui a percuté de moto-taxi. Au total, sept officiers ont été arrêtés.Les deux officiers qui comparaîtront mercredi devant un tribunal d’éthique “pourraient être révoqués”, a indiqué M. Agus. Lundi, la police a installé des points de contrôle dans toute la capitale tandis que des militaires ont effectué des patrouilles dans toute la ville et déployé des tireurs d’élite.Les rues de la métropole, habituellement encombrées, étaient plus calmes que d’habitude, de nombreuses entreprises et administrations ayant prié leurs employés de travailler à domicile.- Pillages -“Le gouvernement indonésien est un désastre. Le cabinet et le Parlement n’écoutent pas les appels du peuple”, a témoigné à l’AFP Suwardi, 60 ans, vendeur de snacks, près du Parlement, et qui comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom.Aux incidents lors de manifestations se sont ajoutés ces derniers jours des pillages de maisons de plusieurs députés et de la ministre des Finances, Sri Mulyani Indrawati.Ces manifestations sont les plus massives et violentes depuis l’arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto en octobre dernier.Les tensions l’ont forcé à annuler un déplacement officiel prévu cette semaine en Chine pour un défilé militaire commémorant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Samedi, la plateforme de réseaux sociaux TikTok a annoncé suspendre pour “quelques jours” sa fonctionnalité “live” (direct) en Indonésie, “en raison de l’escalade de la violence lors des manifestations”.

Indonésie: des milliers de manifestants à travers le pays, l’armée déployée

Des milliers de personnes ont manifesté lundi dans plusieurs villes d’Indonésie et l’armée s’est déployée dans la capitale Jakarta après de violents troubles qui ont fait six morts ces derniers jours.Quelque 500 manifestants se sont rassemblés en début d’après-midi devant le Parlement national à Jakarta, sous la surveillance de dizaines de soldats et des policiers …

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Xi et Poutine s’en prennent à l’Occident devant les grands d’Eurasie

Les présidents chinois et russe Xi Jinping et Vladimir Poutine s’en sont pris durement aux Etats-Unis et à l’Occident lundi lors d’un sommet réunissant une kyrielle de dirigeants eurasiatiques et censé promouvoir une autre gouvernance mondiale dans une époque troublée.M. Xi a pourfendu une “mentalité de guerre froide” et “les actes d’intimidation” à l’œuvre actuellement selon lui, dans une référence à peine voilée à Washington. M. Poutine a une nouvelle fois accusé l’Occident d’avoir provoqué le conflit en Ukraine.M. Xi a présidé lundi le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin (nord). Les chefs d’Etat et de gouvernement de 10 Etats membres et de 16 pays partenaires et observateurs se sont retrouvés dans la mégapole portuaire. Parmi eux, les présidents iranien Massoud Pezeshkian, turc Recep Tayyip Erdogan et biélorusse Alexandre Loukachenko ainsi que les Premiers ministres indien et pakistanais Narendra Modi et Shehbaz Sharif.Le sommet, le premier depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, s’est tenu dans un contexte de crises multiples impliquant plusieurs de ses membres: guerre en Ukraine, droits de douanes américains sur les produits chinois et indiens ou querelle nucléaire iranienne.Pékin a trouvé dans le sommet, décrit comme le plus important par sa participation depuis la création de l’OCS en 2001, “l’occasion de structurer davantage une diplomatie tournée vers les puissances non-occidentales, au service de son ambition de leadership et de sa rivalité avec Washington”, dit à l’AFP Mathieu Duchâtel, directeur du programme Asie à l’Institut Montaigne.Pour Moscou, le sommet représentait “un moyen d’afficher à l’international que son isolement par les États-Unis, l’Europe et le Japon reste relatif malgré l’invasion de l’Ukraine”, poursuit l’expert.M. Xi a plaidé lundi pour une “gouvernance (mondiale) plus juste et raisonnable”, a contrario de l’actuelle “mentalité de guerre froide et de confrontation de blocs (et des) actes d’intimidation”. M. Poutine a défendu l’offensive russe en Ukraine, justifiée par “un coup d’Etat en Ukraine, qui a été soutenu et provoqué par l’Occident”, et par les “efforts constants de l’Occident pour entraîner l’Ukraine dans l’Otan”.A l’occasion de cette visite de Vladimir Poutine en Chine, Kiev a exhorté Pékin à être plus actif en faveur de la paix en Ukraine.”Compte tenu du rôle géopolitique important de la République populaire de Chine, nous serions heureux que Pékin joue un rôle plus actif dans le rétablissement de la paix en Ukraine”, a déclaré le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué. – Nucléaire iranien -M. Poutine s’est entretenu plus tard avec son homologue turc et avec son collègue iranien lors d’une réunion bilatérale.La présidence russe avait précédemment affirmé que cette rencontre porterait notamment sur le programme nucléaire de Téhéran.L’Iran est soupçonné par les pays occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique et fait face à la menace de la part de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni d’un rétablissement des sanctions qui avaient été suspendues il y a dix ans.Téhéran dément de son côté vouloir se doter de l’arme atomique et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.La Russie, alliée de l’Iran, a apporté son soutien à Téhéran sur ce dossier tout comme les autres membres de l’OCS, qui ont mis en garde contre toute “réinterprétation” d’une résolution de l’ONU sur le nucléaire iranien, au moment où les Européens s’apprêtent à rétablir des sanctions contre Téhéran.-“Relation spéciale”-M. Poutine s’est également entretenu en “face à face” dans sa voiture blindée avec le Premier ministre indien, avant leur rencontre officielle, ont rapporté les médias d’Etat russes. M. Poutine a évoqué “une relation spéciale, amicale” avec l’Inde, tandis que M. Modi a salué au début de la rencontre “un partenariat stratégique spécial et privilégié”. Les pays de l’OCS, souvent présentée comme un contrepoids à l’Otan, représentent presque la moitié de la population mondiale et 23,5% du PIB de la planète.L’organisation a décidé lundi d’associer le Laos en tant que partenaire.L’OCS a aussi dit “condamner fermement les actes causant des victimes civiles” dans la bande de Gaza ainsi que les frappes menées par Israël et les Etats-Unis en Iran en juin, dans une déclaration publiée par l’agence Chine nouvelle. L’OCS a réclamé un “cessez-le-feu complet et durable et un accès sans entrave pour l’aide humanitaire” à Gaza.M. Poutine et plusieurs autres participants au sommet assisteront mercredi à un grand défilé à Pékin célébrant les 80 ans de la fin de la Deuxième guerre mondiale.Le leader nord-coréen Kim Jong Un, l’un des principaux alliés de M. Poutine dans la guerre contre l’Ukraine, a quitté lundi Pyongyang par train spécial pour la Chine, où il assistera au défilé militaire.De nombreux alliés de Kiev accusent Pékin de soutenir Moscou dans le conflit. La Chine invoque la neutralité et estime que les pays occidentaux prolongent les hostilités en armant l’Ukraine.