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Le Bélarus ciblé à l’ONU pour sa “répression systémique”

Le Bélarus a essuyé lundi de vives critiques devant l’ONU de la part de nombreux pays déplorant son bilan en matière de droits humains et l’accusant de répression systémique, de poursuites à caractère politique et de tortures généralisées.Au cours d’un examen de la situation des droits humains au Bélarus au siège des Nations unies à …

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En Guinée, le chef de la junte officiellement candidat à la présidentielle de décembre

Le chef de la junte en Guinée, le général Mamadi Doumbouya, est officiellement entré dans la course à la présidentielle du 28 décembre après avoir déposé lundi auprès de la Cour suprême son dossier de candidature à ce scrutin qui doit permettre de rétablir l’ordre constitutionnel après un coup d’Etat en 2021.Mamadi Doumbouya, 40 ans, …

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Menacé d’interdiction en France, Shein interdit la vente des “poupées sexuelles” sur son site

A deux jours de son implantation au sein du BHV, grand magasin historique de Paris, le géant asiatique de la vente en ligne Shein a dit lundi avoir mis en place une “interdiction totale des produits de type poupée sexuelle” à travers le monde, après que la Répression des Fraudes française a signalé à la …

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Soudan: possibles crimes de guerre et contre l’humanité à El-Facher, avertit la CPI

Les atrocités commises dans la ville d’El-Facher au Soudan pourraient constituer des crimes de guerre et contre l’humanité, a averti lundi le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), alors que les civils fuient par milliers leurs foyers dans la région voisine du Kordofan, selon l’ONU.Après 18 mois de siège, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont pris le 26 octobre El-Facher, dernier verrou stratégique qui échappait à leur contrôle au Darfour, vaste région de l’ouest du Soudan.Depuis, les informations et les témoignages se multiplient sur les exécutions, les pillages, les viols, les attaques contre des humanitaires, documentés par des images satellites et par des vidéos d’exactions publiées par les combattants eux-mêmes.”De tels actes, s’ils sont avérés, pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité”, a déclaré dans un communiqué le bureau de la procureur de la CPI, qui siège à la Haye, exprimant sa “profonde inquiétude et sa très vive préoccupation”.Le conflit opposant l’armée aux paramilitaires des FSR, qui dure depuis deux ans, se concentre désormais sur le Kordofan, région stratégique car elle se trouve entre le Darfour à l’ouest, et la capitale Khartoum à l’est.Les forces paramilitaires ont averti dimanche y avoir regroupé leurs troupes, le long d’une nouvelle ligne de front. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 36.000 civils soudanais ont fui leurs foyers dans le Kordofan-Nord en une semaine.Un rapport mandaté par les Nations Unies et publié lundi avertit que la famine s’étend à la ville assiégée de Kadugli, dans l’Etat du Kordofan-Sud, et à la ville d’El-Facher.Vingt autres zones du Darfour et du Kordofan sont également menacées selon ce rapport du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).Dans le Kordofan-Nord, des habitants ont décrit lundi à l’AFP comment des villes entières étaient devenues des cibles militaires, l’armée et les FSR s’affrontant notamment pour le contrôle d’El-Obeid, la capitale régionale. Souleiman Babiker, habitant de la région, a déclaré à l’AFP qu’après la prise d’El-Facher par les paramilitaires, “le nombre de véhicules des FSR a augmenté”. “Nous avons cessé d’aller dans nos champs, de peur des affrontements”, a-t-il ajouté. Un autre habitant, ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, a également fait état d'”une forte augmentation des véhicules et du matériel militaire à l’ouest et au sud d’El-Obeid” au cours des deux dernières semaines. – “Prochain théâtre” -La région du Kordofan, administrativement divisée en Kordofan-Nord, Sud et Ouest, “sera probablement le prochain théâtre des opérations militaires des deux camps”, a averti la semaine dernière Martha Pobee, secrétaire générale adjointe de l’ONU pour l’Afrique. Elle a alerté sur de “vastes atrocités” et des “représailles à motivation ethnique” commises par les FSR dans la localité de Bara (au nord de d’El-Obeid), évoquant des schémas similaires à ceux observés au Darfour, où les combattants paramilitaires sont accusés de massacres, violences sexuelles et enlèvements visant des communautés non arabes depuis la chute d’El-Facher. Le Darfour comme le Kordofan comptent de nombreuses ethnies africaines, contrairement au reste du Soudan.Les paramilitaires ont déjà revendiqué la semaine dernière la prise de Bara, une ville carrefour stratégique du Kordofan-Nord. “Aujourd’hui, toutes nos forces ont convergé sur le front de Bara”, a affirmé un membre des FSR dans une vidéo diffusée dimanche soir par les paramilitaires.Au moins 50 civils, dont cinq volontaires du Croissant-Rouge, ont été tués lors de récentes violences au Kordofan-Nord, selon l’ONU. Les FSR, issues des milices Janjawid accusées par la Cour pénale internationales de génocide il y a vingt ans au Darfour, et l’armée font toutes deux face à des accusations de crimes de guerre. La guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé près de 12 millions de personnes et provoqué la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU. Les pourparlers en vue d’une trêve, menés depuis plusieurs mois par un groupe réunissant les Etats-Unis, l’Egypte, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, ont jusque là toujours échoué, et sont actuellement dans l’impasse, selon un responsable proche des négociations. 

Assassinat de l’avocat Sollacaro: le cas du cerveau présumé renvoyé dès l’ouverture du procès

Le procès de l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro en 2012 à Ajaccio s’est ouvert lundi à Aix-en-Provence, mais le cas de Jacques Santoni, instigateur présumé de ce crime retentissant, a été aussitôt renvoyé à plus tard pour raisons de santé.Comme prévu, Jacques Santoni, commanditaire et “cerveau” du crime selon l’accusation, qui s’appuie principalement sur les déclarations d’un repenti, était absent à l’ouverture.Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, il n’avait déjà pas comparu à ses derniers procès et n’est pas incarcéré malgré une peine de 13 ans de prison pour blanchiment prononcée en juin à Marseille.Une expertise médicale avait conclu la semaine dernière à l’incompatibilité de son état de santé avec sa comparution. Le débat s’est rapidement porté sur la “disjonction” de son cas, en clair son renvoi à une autre audience.L’accusation s’y était opposée, pointant un complément de l’expertise médicale qui précisait qu’avec des aménagements importants – comparution un jour sur deux avec des audiences de quatre heures maximum -, l’accusé pouvait comparaître, notamment alité. “Nous pouvons décider de tenir un procès respectueux des droits de Jacques Santoni si tant est qu’il ait le courage de venir”, avait assuré l’avocat général.Les avocats des parties civiles, notamment de la veuve et des enfants d’Antoine Sollacaro, s’étaient également prononcés contre, estimant que Jacques Santoni cherchait à “organiser son immunité judiciaire” de façon “absolument scandaleuse”.Mais la cour a suivi les premières conclusions des experts et a prononcé le renvoi de l’affaire “au cours d’une autre audience” pour le seul Jacques Santoni, selon les mots de la présidente.Les avocats de la défense d’André Bacchiolelli, présent dans le box et accusé d’être le tireur ayant abattu le ténor du barreau, ont ensuite plaidé le renvoi du procès pour leur client, assurant qu'”on ne peut pas partir pour six semaines de débat sans la présence de M. Santoni”.La cour a cependant refusé cette demande et maintenu le procès de cet assassinat rarissime d’un avocat, prévu jusque mi-décembre, pour deux membres présumés de la bande criminelle corse du Petit Bar.L’assassinat le 16 octobre 2012 d’Antoine Sollacaro, ancien bâtonnier d’Ajaccio, défenseur d’Yvan Colonna ou de l’ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni, avait été qualifié “d’onde de choc” pour le monde judiciaire tout entier par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice.Il avait été abattu de cinq balles dans la tête par des assaillants à moto alors qu’il venait d’acheter son journal comme tous les matins dans la même station-service d’Ajaccio.Outre Jacques Santoni et André Bacchiolelli, un troisième homme, Mickaël Ettori, présenté par l’accusation comme un “proche lieutenant de Jacques Santoni”, en fuite depuis 2020, sera “jugé par défaut” pendant ce procès, a indiqué la présidente. Les trois accusés nient les faits.- Repenti masqué -L’arme du crime n’ayant jamais été retrouvée et aucun ADN n’ayant permis de confondre les auteurs, la juge d’instruction s’est notamment appuyée dans son ordonnance de mise en accusation sur les déclarations d’un repenti, Patrick Giovannoni.”Petite main” et gestionnaire du stock d’armes de la bande du Petit Bar selon les enquêteurs, il a obtenu en 2015 le statut de repenti, le premier en France, et a affirmé avoir reçu les confidences de Jacques Santoni, qui aurait déclaré après la mort de l’avocat: “C’est nous qui avons tapé.”Tout en soutenant l’accusation, Patrick Giovannoni est également poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une autre tentative d’assassinat, jointe à l’affaire. Présent au tribunal, il est installé dos à la salle et comparaît avec “un masque”, a indiqué la présidente. Son avocat, Me Laurent-Franck Liénard, a “demandé le huis clos” pour protéger son client.La cour a écouté cette demande soutenue par le ministère public, mais rejetée par les avocats des parties civiles et de la défense. Elle a suspendu l’audience, renvoyant sa décision à mardi 9H30.La veuve de la victime, Jeannine Farioli-Sollacaro, qui avait dit à l’avance craindre une “mascarade” de procès, et les deux enfants de l’avocat étaient présents dans la salle d’audience.Son fils Paul Sollacaro, également avocat, avait mis “au défi” vendredi Jacques Santoni de venir en personne réitérer devant la cour ses protestations d’innocence.

Aide alimentaire réduite pour des dizaines de millions d’Américains en novembre

L’administration Trump a déclaré lundi que l’aide alimentaire dont bénéficient quelque 42 millions d’Américains sera réduite en novembre en raison de la paralysie budgétaire qui dure depuis un mois.Le gouvernement va utiliser 4,65 milliards de dollars d’un fonds d’urgence pour financer les versements liés au programme Snap, principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis, ce qui couvrira environ “50% des aides des foyers éligibles”, a affirmé un responsable du ministère de l’Agriculture dans des documents judiciaires.Cette annonce fait suite à une décision d’un juge fédéral de Providence (nord-est), l’un des deux à avoir ordonné la semaine dernière à l’exécutif d’utiliser des fonds d’urgence pour assurer la continuité du programme Snap.L’administration Trump affirme que le programme est à court de fonds après un mois de “shutdown”, démocrates et républicains ne parvenant pas à s’entendre pour adopter un nouveau budget et s’en rejetant mutuellement la faute.Le président Donald Trump a assuré vendredi qu’il était prêt à débloquer les fonds nécessaires si la justice le décidait, disant “ne pas vouloir que les Américains aient faim”.Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, a accusé dimanche Donald Trump et son parti républicain “d’instrumentaliser la faim” des 42 millions bénéficiaires de ce programme.

Tanzanie : la présidente investie malgré les violences électorales

Samia Suluhu Hassan a été investie lundi présidente de la Tanzanie, après des manifestations réprimées dans le sang contre son élection, l’opposition évoquant au moins 800 morts. Mme Hassan, 65 ans, avait été promue à la tête de la Tanzanie à la mort de John Magufuli en 2021. Saluée au début pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle a été accusée ensuite de réprimer ses détracteurs, notamment en amont du scrutin.”Moi, Samia Suluhu Hassan, jure que je remplirai mes fonctions de présidente de la République (…) avec diligence et un cœur sincère”, a-t-elle affirmé. La cheffe de l’Etat, qui portait un voile rouge et un long vêtement noir, a également prôné dans un discours “l’unité et la solidarité”.Lors de son investiture, elle a regretté “les actes de violence qui ont entraîné des pertes de vies humaines”, reconnaissant pour la première fois des décès, sans donner de bilan.La cérémonie, qui n’était pas ouverte au public, contrairement aux précédentes, s’est tenue dans un espace ressemblant à un terrain de parade militaire de la capitale Dodoma, où quelques podiums dressés ne réussissaient pas à masquer un grand vide.”Mama Samia”, son surnom parmi ses soutiens, a été investie devant un parterre de dignitaires et de militaires. Parmi les invités étaient présents les présidents de la Zambie, de la Somalie et du Burundi.La présidente sortante a selon la commission électorale, obtenu 97,66% des suffrages. L’élection a été qualifiée de “parodie de démocratie” par l’opposition, les deux principaux opposants ayant été soit emprisonné, soit disqualifié. L’opposition a dénoncé d’importantes irrégularités le jour de l’élection, critiquant un gonflement du taux de participation, établi à 87% selon la commission électorale.Le scrutin a surtout été marqué par un fort niveau de violence, des manifestations contre le régime ayant été réprimées dans le sang et la Tanzanie mise sous cloche: l’internet a été coupé pendant cinq jours, ralentissant considérablement la sortie d’informations.l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks a indiqué sur X lundi soir que le pays était à nouveau en partie connecté, mais avec d’importantes restrictions sur les réseaux sociaux. Un journaliste de l’AFP a constaté un retour intermittent de la connexion internet, avec un accès très limité aux réseaux sociaux.Des photos et vidéos de cadavres, parfois empilés les uns sur les autres, mais aussi d’hommes en uniforme usant de leur arme à feu, ont commencé à circuler, en dépit d’un SMS de la police avertissant que la diffusion d’images en ligne “qui peuvent créer la panique ou humilier les gens” serait punie.- Cadavres -Le service de fact-checking de l’AFP a pu vérifier que certaines d’entre elles n’avaient jamais été postées auparavant. Plusieurs éléments montrent qu’elles ont été prises en Tanzanie.Un porte-parole du principal parti d’opposition, Chadema, avait estimé vendredi qu’au moins 700 manifestants hostiles au régime ont été tués en Tanzanie en trois jours. Un chiffre estimé crédible par une source sécurité.Le lendemain, ce porte-parole, John Kitoka, a fait état d’au moins 800 tués.Des informations crédibles corroborent l’idée que des centaines, et peut-être même des milliers de personnes, ont été tuées lors des violences électorales, a de son côté estimé une source diplomatique interrogée par l’AFP.D’après des “rapports préoccupants”, la police utilise également le blocage d’internet pour “traquer les membres de l’opposition et les manifestants qui pourraient avoir des vidéos” de ses atrocités, a poursuivi cette source.La Mission d’observation électorale de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont la Tanzanie fait partie, a pointé lundi dans un rapport préliminaire la faible affluence dans les bureaux de vote, des irrégularités et des incidents violents “au cours desquels des membres de la police ont fait usage d’armes à feu”. Les écoles sont restées fermées lundi et les transports publics à l’arrêt. Le gouvernement a annoncé une reprise des activités mardi.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réclamé vendredi une “enquête minutieuse et impartiale sur les accusations d’utilisation excessive de la force”.

Menacé d’interdiction en France, Shein interdit la vente des “poupées sexuelles” sur son site

A deux jours de son implantation au sein du BHV, grand magasin historique de Paris, le géant asiatique de la vente en ligne Shein a dit lundi avoir mis en place une “interdiction totale des produits de type poupée sexuelle” à travers le monde, après que la Répression des Fraudes française a signalé à la justice la vente de “poupées sexuelles d’apparence enfantine”.Dans un communiqué diffusé lundi soir, la plateforme, qui risque d’être interdite en France, a affirmé avoir supprimé l’intégralité des annonces et visuels associés aux “poupées sexuelles”, et avoir temporairement déréférencé sa catégorie “produits pour adultes”.Samedi, la direction générale de la Répression des fraudes française avait annoncé avoir signalé à la justice la vente de “poupées sexuelles d’apparence enfantine” après avoir constaté leur présence sur le site de Shein.Le spécialiste de la mode jetable ultra-éphémère avait affirmé dimanche que les produits avaient été “immédiatement retirés” de la plateforme.- “Inacceptable” -“Si ces comportements sont répétés, nous serons en droit, et je le demanderai, qu’on interdise l’accès de la plateforme Shein au marché français”, avait tonné lundi le ministre français de l’Économie Roland Lescure, sur la chaîne BFMTV et la radio RMC.L’État peut interdire une plateforme en cas de récidive ou de non-retrait rapide des contenus illégaux “pour des actes terroristes, pour le trafic de stupéfiants et pour des objets pédopornographiques”, avait-il prévenu.”C’est tout à fait inacceptable et soulève la question, plus généralement, de la manière dont le marché unique européen, dont notre marché intérieur, est envahi par des produits contrefaits”, avait renchéri le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.Shein sera convoquée devant les députés sous “quinze jours” pour être auditionnée par la mission d’information sur les contrôles des produits importés en France, qui cherche à “obtenir des réponses précises sur la transparence des chaînes d’approvisionnement de SHEIN, ses procédures de contrôle interne et les mesures correctrices mises en œuvre”, a déclaré lundi dans un communiqué le rapporteur de cette mission.La Répression des fraudes a par ailleurs annoncé lundi avoir saisi la justice après avoir “constaté la commercialisation de poupées à caractère pédopornographique par AliExpress”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.La “description” et la “catégorisation” de ces poupées sur le site “permettent difficilement de douter du caractère pédopornographique des contenus”, écrit-elle encore, précisant avoir “élargi ses investigations à d’autres plateformes de e-commerce largement fréquentées par les consommateurs français”, sans donner d’autres noms.”Les annonces concernées ont été retirées dès que nous en avons eu connaissance”, avait auparavant réagi AliExpress, autre géant chinois de la vente en ligne, dans un communiqué transmis à l’AFP.Pour Arnaud Gallais, fondateur de Mouv’Enfants, collectif qui lutte contre les violences sexuelles sur les mineurs et dont plusieurs militants étaient devant le BHV lundi pour dénoncer le partenariat avec Shein, le géant de l’e-commerce “ment”: “les poupées sont toujours en vente sur la plateforme, sur Shein en Grande-Bretagne, Espagne, Chili, vous les trouvez, et avec un VPN vous pouvez les faire livrer en France”, s’inquiète-t-il auprès de l’AFP.- “Indécent” -Entreprise aux racines chinoises qui a conquis le marché mondial de l’ultra fast-fashion, Shein s’est implantée progressivement dans le paysage du commerce en ligne depuis son arrivée en France en 2015. Elle est régulièrement accusée de concurrence déloyale, de pollution environnementale et de conditions de travail indignes.Suscitant un tollé, Shein a prévu d’ouvrir mercredi son tout premier magasin physique pérenne au sixième étage du Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), créé en 1856 au cœur de la capitale française.Sur une immense affiche disposée sur la devanture, le patron de Shein, Donald Tang, et celui de la société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV, Frédéric Merlin, s’affichent tout sourire.S’il juge “indécent” et “inacceptable” la vente de ces poupées, M. Merlin a défendu lundi le partenariat avec Shein.”Le principe même de notre partenariat est clair: seuls les vêtements et articles conçus et produits directement par SHEIN pour le BHV seront vendus en magasin”, assure-t-il. “Aucun produit issu de la marketplace internationale de SHEIN n’est concerné.”