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Gérard Depardieu, déjà condamné pour agressions sexuelles, sera jugé pour viols

Déjà condamné pour agressions sexuelles, l’acteur français Gérard Depardieu, 76 ans, devrait être traduit en justice au cours d’un nouveau procès, cette fois devant la cour criminelle départementale de Paris, pour viols sur la comédienne Charlotte Arnould.M. Depardieu pourrait comparaître prochainement lors d’un retentissant procès dans la capitale, sous réserve d’une décision différente de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.L’avocat de l’acteur, Jérémie Assous, a en effet annoncé sur BFMTV qu’il allait faire appel, possible en matière criminelle, de l’ordonnance de renvoi, rendue le 28 août.”Le magistrat instructeur a œuvré depuis 2020, date de la mise en examen, à ce que Gérard Depardieu soit renvoyé devant une juridiction de jugement. Elle n’a jamais pensé un instant (qu’il) pouvait bénéficier comme tout à chacun d’une instruction à charge et à décharge”, a-t-il dénoncé.La comédienne, née en 1995, a de son côté salué le renvoi, sur Instagram : “Sept ans après, sept ans d’horreur et d’enfer… (…). L’ordonnance vient rétablir une forme de vérité judiciaire. Je crois que j’ai du mal a réaliser tant c’est énorme. Je suis soulagée”.Comme requis par le parquet de Paris, la juge d’instruction “ordonne le renvoi de Gérard Depardieu devant la cour criminelle pour des agressions sexuelles et viols par pénétration digitale à deux dates, les 7 et 13 août 2018” au domicile parisien de l’acteur, a déclaré à l’AFP son avocate Me Carine Durrieu Diebolt.Et d’ajouter: “Nous sommes soulagées et confiantes, ma cliente et moi (…). Cette ordonnance est également une réponse aux allégations mensongères portées à son encontre dans certains médias”.- “Je survis” -La comédienne avait déposé plainte en août 2018 dans les Bouches-du-Rhône, quelques jours après les faits. Ses accusations avaient fuité dans la presse.Le parquet de Paris avait récupéré l’enquête puis l’avait classée en juin 2019 pour “infraction insuffisamment caractérisée”. Charlotte Arnould a obtenu ensuite par une nouvelle plainte la désignation à l’été 2020 d’une juge d’instruction, qui a mis en examen l’acteur le 16 décembre suivant.Un an plus tard, choquée de voir que “rien ne se passe” et que Gérard Depardieu continuait sa carrière “alors que je survis”, Charlotte Arnould avait révélé son identité sur Twitter (devenu X). Puis en avril 2023, deux semaines après un article de Mediapart annonçant que treize femmes accusaient l’acteur de violences sexuelles, la plaignante avait raconté au magazine Elle sa version.Cet été 2018, la jeune femme alors âgée de 22 ans, sur les rails d’une carrière de danseuse mais souffrant d’anorexie, change de voie et est retenue pour une pièce mise en scène par Fanny Ardant. A son invitation, elle se rend chez l’acteur, un “ami de la famille”, au courant de sa “maladie”, qu’elle considérait comme son “petit père du cinéma” et en qui elle avait “forcément confiance”. – “Non-consentement” -“Au bout de 10 minutes”, celui qui “pourrait être (son) grand-père” a mis “sa main dans (sa) culotte”, a-t-elle également affirmé. Viol, d’après elle. Relation consentie, selon lui.”Jamais au grand jamais, je n’ai abusé d’une femme”, avait répliqué l’acteur dans une lettre publiée dans Le Figaro en octobre 2023, soutenant que Charlotte Arnould serait venue “de son plein gré dans (sa) chambre”.Selon des éléments de l’ordonnance de mise en accusation obtenus par l’AFP, la magistrate instructrice a souligné les “déclarations claires et précises” de Charlotte Arnould dès sa plainte puis au cours de l’instruction, corroborées ensuite par la vidéosurveillance du domicile de l’acteur qui a eu lui au contraire des “déclarations fluctuantes”.La magistrate a estimé que l’acteur “a commis les faits en toute connaissance du non-consentement de Charlotte Arnould”, ajoutant qu’il avait “admis en confrontation que Charlotte Arnould n’était pas consentante mais qu’il (ne l’)avait pas perçu” alors.Multiprimé du “Dernier métro” à “Cyrano de Bergerac”, Gérard Depardieu a été pendant plusieurs décennies considéré comme un géant du cinéma français, connu dans le monde entier, avant d’être rattrapé par ses outrances verbales et des accusations de violences sexuelles. Mi-mai, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour les agressions sexuelles de deux femmes sur le tournage en 2021 des “Volets verts” de Jean Becker. Il a fait appel.

Procès Bolsonaro: face aux Etats-Unis, la justice brésilienne rejette les “pressions”

Le juge chargé du procès historique de l’ancien président Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’Etat au Brésil a rejeté mardi les “pressions externes”, face à l’offensive lancée par l’administration Trump à l’approche du verdict.Dans l’enceinte solennelle de la Cour suprême à Brasilia s’est tenue la première de cinq journées d’audience cruciales.Jair Bolsonaro, 70 ans, …

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Procès Bolsonaro: face aux Etats-Unis, la justice brésilienne rejette les “pressions”

Le juge chargé du procès historique de l’ancien président Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’Etat au Brésil a rejeté mardi les “pressions externes”, face à l’offensive lancée par l’administration Trump à l’approche du verdict.Dans l’enceinte solennelle de la Cour suprême à Brasilia s’est tenue la première de cinq journées d’audience cruciales.Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d’Amérique latine de 2019 à 2022, joue son avenir.Le leader d’extrême droite risque jusqu’à 43 ans de prison pour avoir, selon l’accusation, cherché son “maintien autoritaire au pouvoir” après sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin de 2022.Visé par de lourdes sanctions financières américaines, le rapporteur du procès, Alexandre de Moraes, a d’emblée défendu le travail de la justice.La Cour suprême “sera absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale” et elle va ignorer “les pressions internes ou externes”, a lancé ce magistrat aussi puissant que clivant.Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- “Dictature” -Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, M. Bolsonaro clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026.Avec ses sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires hauts gradés, l’ex-président connaîtra le verdict d’ici au 12 septembre.Absent mardi, il n’assistera pas à la phase finale du procès car “il est affaibli”, a dit devant des journalistes son avocat Paulo Costa Cunha, évoquant une “conséquence du coup de couteau” qu’il a reçu en 2018. Cette attaque en pleine campagne électorale lui vaut des problèmes de santé récurrents.C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien est jugé pour un projet présumé de coup d’Etat.Un moment historique, 40 ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.”Nous déplorons que l’histoire républicaine brésilienne ait été à nouveau marquée par une tentative de coup d’Etat, portant atteinte aux institutions et à la démocratie, cherchant à installer un Etat d’exception et une véritable dictature”, a dit le juge Moraes.Barrières, agents armés, chiens renifleurs: à Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.M. Bolsonaro, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula avant son installation, ainsi que le juge Moraes.- Amnistie -Le fait que M. Bolsonaro ait discuté avec les chefs de l’armée d’un “document formalisant un coup d’Etat” prouve le “processus criminel”, a estimé le procureur général Paulo Gonet.Selon l’accusation, c’est précisément faute de soutien dans la hiérarchie militaire que le supposé plan a échoué.La défense de l’ex-président doit délivrer sa plaidoirie mercredi matin. Les cinq juges devraient voter pour décider du verdict la semaine prochaine.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Des parlementaires se sont réunis mardi pour tenter de mettre à l’agenda de façon “immédiate” un projet de loi en ce sens, a dit Luciano Zucco, un député bolsonariste.Devant l’entrée de la résidence de luxe à Brasilia où l’ancien chef d’Etat est confiné, une altercation a brièvement opposé quelques-uns de ses sympathisants à des partisans de Lula, quand les premiers ont voulu casser une pancarte sur laquelle était écrit “Bolsonaro en prison”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.A l’époque “je n’ai pas pleuré, je suis allé au combat”, a-t-il dit mardi, souhaitant que “justice soit faite”.

Procès Bolsonaro: face aux Etats-Unis, la justice brésilienne rejette les “pressions”

Le juge chargé du procès historique de l’ancien président Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’Etat au Brésil a rejeté mardi les “pressions externes”, face à l’offensive lancée par l’administration Trump à l’approche du verdict.Dans l’enceinte solennelle de la Cour suprême à Brasilia s’est tenue la première de cinq journées d’audience cruciales.Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d’Amérique latine de 2019 à 2022, joue son avenir.Le leader d’extrême droite risque jusqu’à 43 ans de prison pour avoir, selon l’accusation, cherché son “maintien autoritaire au pouvoir” après sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin de 2022.Visé par de lourdes sanctions financières américaines, le rapporteur du procès, Alexandre de Moraes, a d’emblée défendu le travail de la justice.La Cour suprême “sera absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale” et elle va ignorer “les pressions internes ou externes”, a lancé ce magistrat aussi puissant que clivant.Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- “Dictature” -Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, M. Bolsonaro clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026.Avec ses sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires hauts gradés, l’ex-président connaîtra le verdict d’ici au 12 septembre.Absent mardi, il n’assistera pas à la phase finale du procès car “il est affaibli”, a dit devant des journalistes son avocat Paulo Costa Cunha, évoquant une “conséquence du coup de couteau” qu’il a reçu en 2018. Cette attaque en pleine campagne électorale lui vaut des problèmes de santé récurrents.C’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien est jugé pour un projet présumé de coup d’Etat.Un moment historique, 40 ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.”Nous déplorons que l’histoire républicaine brésilienne ait été à nouveau marquée par une tentative de coup d’Etat, portant atteinte aux institutions et à la démocratie, cherchant à installer un Etat d’exception et une véritable dictature”, a dit le juge Moraes.Barrières, agents armés, chiens renifleurs: à Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.M. Bolsonaro, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula avant son installation, ainsi que le juge Moraes.- Amnistie -Le fait que M. Bolsonaro ait discuté avec les chefs de l’armée d’un “document formalisant un coup d’Etat” prouve le “processus criminel”, a estimé le procureur général Paulo Gonet.Selon l’accusation, c’est précisément faute de soutien dans la hiérarchie militaire que le supposé plan a échoué.La défense de l’ex-président doit délivrer sa plaidoirie mercredi matin. Les cinq juges devraient voter pour décider du verdict la semaine prochaine.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Des parlementaires se sont réunis mardi pour tenter de mettre à l’agenda de façon “immédiate” un projet de loi en ce sens, a dit Luciano Zucco, un député bolsonariste.Devant l’entrée de la résidence de luxe à Brasilia où l’ancien chef d’Etat est confiné, une altercation a brièvement opposé quelques-uns de ses sympathisants à des partisans de Lula, quand les premiers ont voulu casser une pancarte sur laquelle était écrit “Bolsonaro en prison”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.A l’époque “je n’ai pas pleuré, je suis allé au combat”, a-t-il dit mardi, souhaitant que “justice soit faite”.

Euro de basket: les Bleus, portés par Yabusele, rebondissent contre la Pologne

Portés par un grand Guerschon Yabusele, les Bleus ont effacé la déception d’une défaite contre Israël en faisant tomber le pays hôte polonais (83-76) mardi dans la bouillante ambiance de la Spodek Arena de Katowice.Qualifiés quelques heures plus tôt grâce aux victoires des Israéliens et de la Slovénie, les vice-champions olympiques restent pour le moment troisièmes et connaîtront désormais leur place dans le groupe D jeudi, après un ultime match contre l’Islande.En bon capitaine, Guerschon Yabusele avait exigé “une réaction” deux jours après le revers infligé par Israël. Il en a été une des têtes de file, au point même d’en entendre quelques “MVP” s’échapper de tribunes pourtant totalement et logiquement acquises à la cause des basketteurs polonais, qui évoluaient devant le footballeur Robert Lewandowski.”Il a assumé son rôle de la plus belle des manières”, a salué le sélectionneur Frédéric Fauthoux, heureux de l'”orgueil” montré par ses joueurs.Avec 36 points – son record en Bleu – “l’Ours dansant” a montré la voie, alors qu’il peinait lui-même à exceller offensivement depuis le début de l’Euro.”Il était frustré oui (…) je me dis que ce rôle de capitaine peut parfois faire en sorte qu’on fait plus attention aux autres, qu’on essaie d’être plus collectif, et il a peut-être un peu oublié qu’il pouvait être entre guillemets plus joueur. Mais ce qui est sûr est qu’il a fait une très grosse performance”, a ajouté Fauthoux.Son capitaine a semblé en pleine confiance, comme a pu le prouver sa réussite à trois points (6/12), domaine dans lequel les Bleus ont encore peiné mardi (9/32).- Okobo se distingue aussi -Car tout n’a pas été parfait, notamment en première période.A de très bonnes phases, sont venus se greffer des passages à vide et erreurs défensives alors que les Français ont mené de jusqu’à neuf points dans le premier acte.Les Polonais en ont profité, infligeant un 6-0 dans les dernières minutes précédant la mi-temps pour virer en tête (44-41).Mais qui était encore là ? Yabusele, évidemment. C’est lui qui a enchaîné les bons tirs pour permettre aux siens de répondre avec un 10-0 après la pause. Lui encore qui, à l’entrée du dernier quart-temps, a harangué ses coéquipiers et marqué deux nouveaux tirs primés coup sur coup pour porter l’écart à 11 points (66-55).”Il a pu montrer de quoi il était capable, il +lead+ (il est le patron de, NDLR) cette équipe aujourd’hui”, a déclaré son coéquipier Elie Okobo, lui même excellent avec un double-double (14 points, 10 passses).C’est d’ailleurs le Monégasque qui a définitivement enteriné le succès tricolore en s’offrant un dernier shoot à trois points alors que les Polonais de Jordan Loyd (18 pts, 5 rebonds) s’étaient rebiffés une dernière fois. Pour Yabusele et les siens, il n’y a cette fois pas eu de mauvaise surprise.

Pakistan: 25 morts en une journée, dont 14 dans un attentat-suicide contre un meeting politique baloutche

Au moins 14 personnes ont été tuées mardi soir quand un kamikaze s’est fait exploser lors d’un meeting politique baloutche au Pakistan, où 11 soldats et paramilitaires ont également péri dans d’autres attaques à travers le pays.Deux responsables des autorités de la turbulente province du Baloutchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, ont ajouté que plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées dans l’attentat-suicide à Quetta.Sept d’entre eux se trouvent dans un état critique, ont-ils précisé, sous le couvert de l’anonymat car ils n’étaient pas autorisés à parler à la presse.  Le kamikaze, ont-ils poursuivi, a déclenché le détonateur sur le parking d’un stade où s’étaient réunis des centaines de membres du Balochistan National Party (BNP).Son leader, Akhtar Mengal, qui repartait du meeting après avoir délivré un discours au moment de l’attaque, s’est dit sur X “sain et sauf” mais “dévasté par la perte de partisans”.  A ce stade, l’attentat n’a pas été revendiqué.  Le BNP se veut le défenseur de la minorité baloutche, qui se dit lésée dans cette province aux confins de l’Iran et de l’Afghanistan riche en minerais et en hydrocarbures et pourtant la plus pauvre du Pakistan.Au Baloutchistan, officiellement, 70% des habitants sont pauvres, alors que le sous-sol renferme parmi les plus grands gisements de minerais non exploités au monde et que de méga-projets notamment chinois dégagent d’importants revenus.- “Douze heures” de tirs -Une insurrection armée prospère sur ce terreau et le Baloutchistan a connu en 2024 la plus forte hausse de violences au Pakistan: de 90%, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad, avec 782 morts.Un groupe séparatiste y avait mené en mars une spectaculaire prise d’otages dans un train. Depuis le 1er janvier, selon un décompte de l’AFP, plus de 430 personnes, en majorité membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences menées par des groupes armés en lutte contre l’Etat, au Baloutchistan comme dans la province voisine du Khyber-Pakhtunkhwa.De nouveau mardi, au Baloutchistan, cinq paramilitaires ont été tués et quatre blessés lors de l’explosion d’une bombe artisanale au passage de leur convoi dans un district proche de la frontière iranienne, a rapporté à l’AFP un haut fonctionnaire local. En outre, six soldats ont été tués dans une attaque sur un QG de troupes paramilitaires au Khyber-Pakhtunkhwa, a rapporté l’armée. Dix-sept personnes, dont des civils, ont été blessés, a ajouté un responsable local, dans cette attaque revendiquée par un groupuscule lié aux talibans pakistanais.Les échanges de tirs entre les forces de sécurité et des hommes armés ayant lancé l’assaut sur la caserne avec “une voiture bélier puis cinq kamikazes”, selon ce responsable de l’administration locale, ont duré “douze heures” avant que les “six terroristes (soient) tués”.L’année 2024 a été la plus meurtrière en près d’une décennie au Pakistan, avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad.

Pakistan: 25 morts en une journée, dont 14 dans un attentat-suicide contre un meeting politique baloutche

Au moins 14 personnes ont été tuées mardi soir quand un kamikaze s’est fait exploser lors d’un meeting politique baloutche au Pakistan, où 11 soldats et paramilitaires ont également péri dans d’autres attaques à travers le pays.Deux responsables des autorités de la turbulente province du Baloutchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, ont ajouté que plusieurs …

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Macron demande au camp gouvernemental de “travailler” avec le PS

Le président Emmanuel Macron a réuni mardi les chefs de la coalition gouvernementale pour leur enjoindre de “travailler avec les socialistes”, à six jours du vote de confiance au Parlement qui semble perdu d’avance pour le Premier ministre François Bayrou. A l’occasion d’un déjeuner à l’Elysée, le chef de l’Etat a réuni le Premier ministre, Gabriel Attal (Renaissance), Edouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains), soit les chefs des partis qui soutiennent le gouvernement.Il les a invités à “travailler avec les socialistes” et d’autres partis à l’exclusion de LFI et du RN, “pour élargir” son assise dans la perspective du vote de confiance demandé par François Bayrou “et le cas échéant après”, a rapporté un participant à l’AFP.Les socialistes se retrouvent ainsi au centre du jeu, même s’ils ont réitéré à plusieurs reprises qu’ils ne voteraient pas la confiance. Comme l’ensemble de la classe politique, ils se projettent déjà dans l’après-Bayrou. Après avoir offert samedi les services du PS pour prendre la relève à Matignon, son premier secrétaire Olivier Faure a redit sur LCI “être à la disposition évidemment du chef de l’Etat à tout moment pour discuter des conditions dans lesquelles nous pourrions effectivement occuper les places gouvernementales”.De l’autre côté de l’échiquier, l’idée d’ouvrir la coalition gouvernementale au PS passe mal: “Non, on ne peut pas avoir d’accord de gouvernement avec le PS”, a affirmé le président LR du Sénat Gérard Larcher au Parisien.- “Pas de miracle” -En attendant, François Bayrou a repris mardi ses rencontres avec les partis politiques pour tenter d’arracher la confiance lundi. Place publique, le petit parti de gauche de Raphaël Glucksmann puis le Rassemblement national ont été reçus mais “le miracle n’a pas eu lieu”, a résumé le patron du parti à la flamme Jordan Bardella, rendant la chute du gouvernement quasi-inéluctable.Dans l’esprit de beaucoup au sein du camp présidentiel, des discussions avec les socialistes doivent surtout permettre l’élaboration d’un budget pour 2026.A sa sortie de Matignon, Edouard Philippe (Horizons) a appelé les responsables politiques à essayer “ensemble de construire la solution qui leur permettra de construire un budget qui, à défaut d’être parfait (…)permettra d’éviter que la situation financière de la France ne se dégrade”.La gauche et l’extrême droite, voire certains LR, rejettent en bloc le plan budgétaire avancé mi-juillet par François Bayrou qui prévoit un effort de 44 milliards d’euros en 2026.Cette nouvelle situation de crise politique a poussé à la hausse le taux d’intérêt de la dette française à 30 ans, qui a dépassé 4,5% pour la première fois depuis 2011.- Cacophonie -A gauche, si La France insoumise plaide sans relâche pour le départ d’Emmanuel Macron, Ecologistes et socialistes tentent d’organiser une nouvelle alliance.Lors du déjeuner à l’Elysée, tous les participants du bloc central se sont prononcés “contre la dissolution” si le gouvernement venait à tomber lundi prochain à l’issue du vote de confiance. Le président de la République l’a répété à plusieurs reprises: législatives ou présidentielle anticipées ne sont pas à son ordre du jour. Mais plus l’échéance approche, plus la question est sur toutes les lèvres.L’ancien président Nicolas Sarkozy a appelé à une nouvelle “dissolution”, dans un entretien au Figaro, où il a révélé avoir rencontré cet été Emmanuel Macron et lui avoir dit être “persuadé qu’il n’y aura pas d’autre solution” pour sortir la France de la crise politique. Qualifiant de “suicide politique” la décision de François Bayrou de se soumettre à un vote de confiance du Parlement, Nicolas Sarkozy n’a pas appelé son parti à la voter, prenant ses distances avec le patron de LR Bruno Retailleau qui demande le contraire à ses députés, très divisés. Le ministre de l’Intérieur avance donc sur une ligne de crête et met en garde contre “les incendiaires qui voudraient allumer la mèche de ce qui pourrait être demain une explosion financière et budgétaire”. Reçus dans l’après-midi à Matignon, les dirigeants LR ont laissé entendre que François Bayrou était prêt à revenir sur la suppression très impopulaire de deux jours fériés, prévue dans son plan de redressement des finances publiques. Dans cette cacophonie semblant précéder un épilogue aux airs de déjà-vu lors de la chute du gouvernement de Michel Barnier en décembre, le Premier ministre doit de nouveau s’exprimer mercredi matin sur BFMTV.- “Petits arrangements” -Pour sa part, le RN met en scène ses préparatifs pour des législatives anticipées. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réclamé mardi une “dissolution ultra-rapide”. “Plus tôt on retournera aux urnes, plus tôt la France aura un budget”, a déclaré le président du RN. Comme LFI, le RN appelle aussi de ses voeux une démission du chef de l’Etat pour débloquer la crise.L’idée trouve un certain écho chez LR, où elle est soutenue par l’ex-ministre Jean-François Copé ou la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse. Mais pour Bruno Retailleau et Nicolas Sarkozy, le président de la République doit aller au bout de son mandat.bur-lum-fff-arz/hr/vk

Attaque au couteau à Marseille: cinq blessés dont un dans un état “critique”, l’assaillant tué

Cinq personnes ont été blessées dont une gravement en plein centre de Marseille mardi par un homme muni de deux couteaux et d’une matraque, qui venait d’être expulsé de son hôtel et a été tué par des policiers.”Un homme de nationalité tunisienne, en situation régulière, s’était fait expulser de l’hôtel dans lequel il logeait dans le quartier de Belsunce, parce qu’il ne payait pas son loyer”, a expliqué le procureur Nicolas Bessone, lors d’un point presse.”Il aurait, selon des témoins, prononcé diverses paroles religieuses et confuses lors de son périple”, selon une source judiciaire. “Les éléments recueillis lors des premiers éléments de l’enquête ne sont pas de nature à fonder la compétence du parquet national antiterroriste (Pnat)”, a ajouté cette source.A 14H45, ce Tunisien de 35 ans en situation régulière, revient dans cet hôtel, monte au premier étage dans la chambre qu’il a occupée et porte alors un coup de couteau au flanc d’un occupant. Touchée au thorax, il se trouvait en fin d’après-midi “dans un état critique”, selon le procureur.Il porte ensuite plusieurs coups de couteau au gérant de l’hôtel, avant de le poursuivre dans la rue où il s’enfuyait avec son fils. Il poignarde alors ce dernier “au niveau du dos”. Le gérant de l’hôtel et son fils, “en urgence relative” selon le procureur, sont très certainement “définitivement sauvés”, a assuré dans la soirée le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, venu sur place.L’homme se rend ensuite cours Belsunce, une artère très fréquentée et commerçante du centre-ville, “dans un snack situé à proximité où il y a le patron et un certain nombre d’employés” de l’hôtel, situé quelques rues plus loin. Dans ce restaurant, il essaie alors de blesser d’autres personnes. Chassé du snack, il va ensuite poursuivre son “périple criminel” et “il semblerait qu’à l’aveugle, gratuitement il tente de porter des coups à des personnes présentes et notamment deux personnes vont être blessées au niveau facial en recevant des coups de matraque puisqu’il était porteur de deux couteaux mais également d’une matraque”, détaille Nicolas Bessone.- “patrouille au bon endroit” -Une patrouille de police circulant à Belsunce intervient ensuite : les policiers “vont lui demander de jeter ses armes, il n’obtempère pas et ils vont faire usage de leurs armes, que ce soit du taser ou de leur pistolet automatique et ils vont le neutraliser”, détaille le procureur. Selon Bruno Retailleau, il s’agissait précisément d’une patrouille de la police aux frontières (Paf) qui était “là dans le cadre de patrouille pour lutter contre l’immigration irrégulière, ça fait partie des consignes que j’ai donné aux préfets (…) et sans eux je peux vous assurer qu’il y aurait eu d’autres victimes”. “C’était la bonne patrouille au bon moment et au bon endroit”, a salué le ministre.L’homme décèdera avant 15H30 malgré les tentatives de réanimation.L’enquête est en cours et la police des polices, l’IGPN, a aussi été saisie.L’assaillant, porteur d’une carte de séjour expirant en 2032, avait des antécédents judiciaires et fin août il avait été visé par un article 40 du préfet de l’Hérault pour des propos antisémites, selon le ministre.Dans une vidéo publiée sur TikTok par une utilisatrice anonyme, on peut voir un individu muni de deux couteaux qui recule, tenu en joue par quatre policiers en civil avec des pistolets. Après une vingtaine de secondes, il saute dans la direction des forces de l’ordre et est alors neutralisé par les tirs des policiers. On entend sept coups de feu.Un habitant du quartier a raconté aux journalistes de l’AFP que la police était arrivée “très vite”. “Ils ont essayé de l’arrêter devant un fast food et là l’homme a essayé d’attaquer un policier au couteau. Le policier a crié +arrête-toi, arrête-toi+”, a-t-il ajouté. “Quand parfois j’ai créé la polémique, pour indiquer que parfois l’immigration n’était pas dans toutes les conditions nécessairement une chance, il y a des parcours qui sont des bons parcours, mais on doit faire très attention à ceux et celles qu’on accueille”, a ajouté Bruno Retailleau (LR), fidèle à sa ligne.Le maire divers gauche Benoît Payan a de son côté redit qu’il “manque toujours des effectifs de police” dans la 2e ville de France.   alc-pca-jp-mca-sm/san/vk

Israël intensifie ses préparatifs en vue d’une offensive sur Gaza-ville

Israël intensifie mardi ses préparatifs militaires en réintégrant dans ses rangs des milliers de réservistes en vue d’une offensive annoncée sur la ville de Gaza après près de deux années de guerre contre le Hamas palestinien.Un groupe de réservistes a appelé mardi à Tel-Aviv leurs camarades à ne pas répondre à ces appels car “tout acte visant à légitimer la poursuite des hostilités au détriment d’un accord pour les otages (retenus à Gaza, ndlr) est une trahison envers eux et envers le peuple israélien”, selon Max Kresch, un de ces réservistes.Nombre de ces réservistes quittent leur vie, leur famille et leur travail pour la quatrième ou cinquième fois depuis le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste sur le sol israélien.Dans le territoire palestinien ravagé par le conflit, 85 personnes ont été tuées mardi dans des bombardements israéliens, selon la Défense civile, l’organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas.- “Vers une victoire écrasante” -Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante ce bilan.Malgré une pression croissante, à l’étranger comme en Israël, pour mettre fin à la guerre, le gouvernement israélien a ordonné à l’armée de lancer une offensive sur Gaza-ville, dans le but affiché d’y anéantir le Hamas et de récupérer les personnes enlevées le 7 octobre 2023 et encore retenues à Gaza.L’armée israélienne se prépare “sur le plan logistique et opérationnel à des opérations de combat étendues et à la mobilisation massive de réservistes”, indique un communiqué militaire. En approuvant fin août les plans militaires pour la conquête de Gaza, le ministre de la Défense Israël Katz avait autorisé la mobilisation d’environ 60.000 réservistes.”Chers soldats, réguliers et réservistes, tout au long de cette guerre, nous avons pris des décisions très difficiles (…) Mais nous les avons mises en œuvre parce que vous nous avez donnés, à moi et au pays, la force de faire avancer Israël vers une victoire écrasante” contre le Hamas, a dit mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans une vidéo. Dans une publication sur X mardi, le porte-parole de l’armée israélienne en arabe, Avichay Adraee, a averti les habitants de Gaza de “l’élargissement des opérations de combat vers la ville de Gaza”.L’armée avait affirmé fin août que l’évacuation de Gaza-ville était “inévitable” en vue de l’offensive. La majorité des plus de deux millions d’habitants de la bande de Gaza assiégée a déjà été déplacée au moins une fois depuis le début de la guerre.Khalil al-Madhoun, 37 ans, qui vit dans un appartement partiellement détruit dans l’ouest de Gaza-ville, a expliqué avoir tenté deux fois de se rendre dans le sud, mais sans succès. “Le centre et le sud sont complètement surpeuplés”, a-t-il dit à l’AFP par téléphone.- Appel à Trump -Les Nations unies estiment qu’environ un million de personnes vivent dans la ville de Gaza et ses environs, où une famine a été déclarée.Mardi, des images tournées par une journaliste de l’AFP à Tel el-Hawa, quartier du sud de Gaza-ville montrent des secouristes du Croissant-Rouge sortir des décombres le corps sans vie d’une petite fille, entièrement recouvert de poussière.”Nous dormions dans nos maisons et soudain nous nous sommes réveillés au bruit des bombardements (…) et avons trouvé la plupart de nos voisins assassinés et blessés”, a déclaré à l’AFP Sanaa al-Dreimli, une voisine.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 47 restent retenues à Gaza dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Des proches d’otages ont imploré mardi le président américain Donald Trump de “conclure un accord” pour ramener leurs proches, dans une conférence de presse à Tel-Aviv.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 63.633 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, ne précise pas le nombre de combattants tués.