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A Pékin, faste et patriotisme pour un défilé militaire historique

Chants patriotiques, hourras et acclamations de la foule: Pékin a baigné mercredi dans une atmosphère solennelle et fervente à l’occasion d’un gigantesque défilé militaire organisé sur la place Tiananmen.Dès l’aube, des spectateurs soigneusement sélectionnés se sont massés sur la place pour assister à cette démonstration de force organisée pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. “ C’est la première fois que j’assiste à un défilé militaire. C’est impressionnant d’être ici”, a confié à l’AFP Jenny Wang, fonctionnaire de 24 ans.”C’est important de commémorer la fin de cette guerre et de mieux faire connaître au monde les souffrances subies par les Chinois à cette époque”.Dans le public, des invités se sont pris en photo avec leur carton d’invitation devant l’imposante tribune officielle ornée de drapeaux rouges. Sur la place, de grands chiffres dorés “1945” et “2025” évoquaient les 80 ans écoulés depuis la fin de la guerre.Agitant des petits drapeaux chinois rouges et jaunes, le public a accompagné en choeur les chorales entonnant des chants patriotiques et symboles de la résistance contre le Japon.Devant l’estrade garnie de dirigeants étrangers, des fanfares militaires ont fait résonner leurs clairons au passage de soldats défilant au pas avec une synchronisation millimétrée.- Missile nucléaire -Dans une image historique, le président chinois Xi Jinping a été photographié serrant la main et discutant avec les leaders russe et nord-coréen Vladimir Poutine et Kim Jong Un, avant de poser pour une photo de groupe avec les autres dignitaires étrangers invités.Il était vêtu d’une tunique traditionnelle grise à col droit, évoquant la tenue historique de Mao Zedong.Il a ensuite passé en revue les troupes au garde-à-vous sur l’avenue Chang’an (“paix éternelle” en chinois), depuis le toit ouvrant d’une limousine de fabrication chinoise.”Camarades, merci pour vos efforts!”, a-t-il lancé à plusieurs reprises devant quatre microphones, avant de rejoindre ses hôtes sur le balcon de la place Tiananmen, au-dessus du portrait géant de Mao Zedong.La chaleur a mis à rude épreuve les spectateurs, dont certains, épuisés, ont été contraints de quitter les gradins avec l’aide du personnel. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, fidèle allié de Moscou, s’était muni d’une casquette et d’un ventilateur électrique portable.Des “oh” et des “ah” admiratifs ont parcouru la foule lorsqu’est apparu le gigantesque missile balistique intercontinental DF-5C, capable de transporter plusieurs ogives nucléaires.La même ferveur a gagné le public lorsque des hélicoptères ont dessiné dans le ciel le chiffre “80”, puis lorsque des dizaines de milliers de colombes ont été lachées dans le ciel de Pékin.- Fierté nationale -A distance de la place Tiananmen, dans les rues de la capitale placée sous très haute protection et décorée depuis plusieurs jours d’innombrables drapeaux chinois, un sentiment d’excitation restait palpable après la fin du défilé. Les habitants se disaient fiers de cette démonstration de puissance.Sun Jianhua, 54 ans, a expliqué à l’AFP avoir regardé le défilé chez elle du début à la fin.”La fierté et l’honneur que je ressens sont indescriptibles”, s’est-elle extasiée.”Nous avons fait tellement de sacrifices, nous avons payé un prix tellement lourd (pendant la guerre). Maintenant qu’il y a la paix, nous devrions tous chérir cette époque”, a-t-elle dit.D’autres habitants ont toutefois regretté que la Chine se soit “isolée” sur la scène internationale, puisque seuls 26 dirigeants de pays étrangers ont assisté à l’évènement, avec l’absence notable de tout dirigeant occidental de premier plan.Les pays dont les leaders ont assisté au défilé “sont tous des pays pauvres, des pays actuellement harcelés par les puissances occidentales”, a déclaré à l’AFP Hu Daxian, un autre résident. “S’ils se lient d’amitié avec la Chine, pour être franc, c’est aussi par manque d’alternatives”, a ajouté le quinquagénaire.De nombreux dirigeants européens et américains ne sont pas venus par “jalousie”, a-t-il ajouté. “J’espère que la Chine pourra devenir amie avec d’autres pays et qu’ils ne seront plus jaloux”.

Qui est Kim Ju Ae, la fille de Kim Jong Un pressentie pour lui succéder ?

Visites d’usines ou cérémonie d’hommage aux soldats: Ju Ae, la discrète fille de Kim Jong Un pressentie pour sa succession, accompagne son père dans tous ses déplacements, y compris à Pékin où il assistait mercredi à un défilé militaire.L’AFP dresse le portrait de l’adolescente dont on sait peu de choses mais qui pourrait devenir la prochaine dirigeante de la Corée du Nord.- Qui est-elle ?Ju Ae a été aperçue pour la première fois en 2022, accompagnant son père à un lancement de missile.Mais c’est l’ancienne star de la NBA Dennis Rodman qui a révélé que Kim Jong Un avait une fille.Kim Jong Un lui a présenté sa femme et une enfant, en lui disant “voici ma fille”, lors d’une visite à Pyongyang en 2013.Les médias d’Etat nord-coréens n’ont jamais révélé son nom, mais l’ont qualifiée d'”enfant bien-aimée” et “estimée”.Les services de renseignement sud-coréens affirment qu’il s’agit de Ju Ae, la fille de Kim Jong Un et de son épouse, l’ancienne chanteuse vedette et première dame Ri Sol Ju, avec qui il s’est marié en 2009.- Comment apparaît-elle en public ?Les médias d’Etat nord-coréens ont publié des images montrant des adultes s’inclinant profondément lors de son passage.Lors de ses récentes apparitions, on la voit marcher au bras de son père, devant sa tante, Kim Yo Jong, et sa mère.Ju Ae attire l’attention par son style: elle arbore des lunettes de soleil Gucci, s’affiche avec des montres Cartier, tout en imitant le look de son père avec des vestes en cuir.- Un premier déplacement à l’étranger ?En accompagnant son père à Pékin, Ju Ae “fait en quelque sorte ses débuts officiels à l’étranger”, souligne Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes de Séoul.Mais l’universitaire rappelle qu’elle a déjà “participé à plusieurs événements militaires et diplomatiques, notamment une réception à l’ambassade de Russie”.Cette transition de la scène nationale à la scène internationale, pourrait marquer “la dernière étape vers la succession”, a-t-il ajouté.Si Ju Ae succédait à Kim Jung Un, elle serait la première femme à diriger le pays reclus depuis sa fondation, en 1948.Les experts considèrent qu’il s’agit d’une manœuvre calculée de la famille Kim, principalement dans le but de mettre Ju Ae en avant.”Il ne s’agit pas d’un simple voyage en famille, mais en réalité d’une +entrée en scène en tant que successeure+”, selon Lim Eul-chul, professeur à l’Institut d’études extrême-orientales de l’université Kyungnam.Par le passé, a-t-il indiqué à l’AFP, “on a pu voir que les héritiers consolident généralement leur statut en se rendant en Chine, ou en participant à des événements internationaux afin d’obtenir la légitimité des puissances socialistes”.Le professeur prend comme exemple la rencontre entre Kim Jong Il, successeur désigné de Kim Il Sung, et Xi Zhongxun, père de Xi Jinping, en 1983 à Pékin.”Le cas de Ju Ae s’inscrit dans cette trajectoire”, ajoute-t-il.- Peut-elle vraiment succéder à son père ?Le Service de Renseignement National sud-coréen (NIS) a reconnu en 2024 pour la première fois que Ju Ae pouvait être l’héritière du régime.”D’après une analyse des apparitions publiques de Kim Ju Ae et du niveau de protocole qui lui est accordé, elle semble actuellement être la successeure la plus probable”, avait déclaré Cho Tae-yong, alors à la tête du service.Cheong Seong-chang, de l’Institut Sejong de Séoul, raconte que “lors d’un défilé militaire, le cheval blanc de Ju Ae est apparu en deuxième position après celui de Kim Jong Un”.”Une preuve” qu’elle lui succédera, selon lui, tout comme le fait que Pyongyang ait “émis des timbres à l’effigie du couple” père-fille.

En Afghanistan, l’espoir de trouver des rescapés du séisme s’amenuise

Au troisième jour de difficiles opérations de secours, l’espoir de trouver des rescapés d’un des séismes les plus meurtriers en Afghanistan s’amenuise mercredi, les survivants se demandant de quoi demain sera fait.Après un tremblement de terre de magnitude 6 dans la nuit de dimanche à lundi, la terre a de nouveau tremblé mardi soir dans les provinces orientales frontalières du Pakistan, replongeant des milliers de familles dans l’horreur.La quasi-totalité des victimes (1.411 morts, 3.124 blessés) de ce séisme, l’un des plus meurtriers de l’histoire du pays, ont été recensées dans la province de Kounar, mais celles voisines de Laghman et de Nangarhar ont également été frappées.Dans le district de Nourgal, dans la province de Kounar, des habitants encore pris sous les décombres sont difficiles à secourir, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire local.Les glissements de terrain rendent très difficile l’accès aux hameaux de montagne et “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, ajoute-t-il.L’ONG Save The Children a rapporté qu’une de ses équipes avait marché 20 km pour “atteindre un village coupé du monde par des éboulements, transportant de l’équipement médical sur leurs dos”.- “Course contre la montre” -L’ONG ActionAid, elle, se dit “engagée dans une course contre la montre”.”Les services publics sont déjà à bout” dans le pays, l’un des plus pauvres au monde qui subit de plein fouet les récentes coupes drastiques de l’aide internationale, explique Srikanta Misra, son directeur national. Et le séisme a frappé des villages reculés “où les gens souffraient déjà de pénuries alimentaires, avec un habitant sur cinq souffrant de la faim”.En deux jours, le ministère de la Défense a organisé 155 vols d’hélicoptères pour évacuer quelque 2.000 blessés et leurs proches vers des hôpitaux de la région.A Mazar Dara, un village de la province de Kounar, une petite clinique mobile a été déployée pour apporter des soins d’urgences à des blessés, mais aucune tente n’a été montée pour abriter les rescapés, a constaté un correspondant de l’AFP.Depuis dimanche, les autorités talibanes n’ont pas fait état de plan pour l’après-séisme, que ce soit en termes d’aide financière aux sinistrés, de stratégie de relogement et, à plus long terme, de reconstruction. Elles se contentent d’affirmer qu’elles ne pourront pas faire face seules.Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement, a indiqué qu’un camp avait été établi dans le district de Khas Kounar pour stocker les fournitures d’urgence, tandis que deux autres centres ont été ouverts près de l’épicentre pour “gérer le transfert des blessés, l’enterrement des martyrs et les opérations de secours pour les rescapés”.- Risque d’épidémies -L’ONU, qui estime que des centaines de milliers de personnes pourraient être touchées, a déjà débloqué cinq millions de dollars de son fonds mondial d’intervention d’urgence.Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà dit manquer de trois millions de dollars pour mettre en œuvre sa réponse d’urgence.”Sans fonds d’urgence pour combler ce déficit, la capacité à déployer des opérations pour sauver des vies au lendemain du séisme sera gravement compromise”, prévient l’agence onusienne, soulignant notamment le risque d’apparition d’épidémies “au sein de populations déplacées déjà vulnérables”.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans avaient déjà été confrontés au séisme le plus meurtrier en 25 ans: en 2023, dans la région d’Hérat (ouest), à l’autre extrémité de l’Afghanistan, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

En Afghanistan, l’espoir de trouver des rescapés du séisme s’amenuise

Au troisième jour de difficiles opérations de secours, l’espoir de trouver des rescapés d’un des séismes les plus meurtriers en Afghanistan s’amenuise mercredi, les survivants se demandant de quoi demain sera fait.Après un tremblement de terre de magnitude 6 dans la nuit de dimanche à lundi, la terre a de nouveau tremblé mardi soir dans les provinces orientales frontalières du Pakistan, replongeant des milliers de familles dans l’horreur.La quasi-totalité des victimes (1.411 morts, 3.124 blessés) de ce séisme, l’un des plus meurtriers de l’histoire du pays, ont été recensées dans la province de Kounar, mais celles voisines de Laghman et de Nangarhar ont également été frappées.Dans le district de Nourgal, dans la province de Kounar, des habitants encore pris sous les décombres sont difficiles à secourir, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire local.Les glissements de terrain rendent très difficile l’accès aux hameaux de montagne et “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, ajoute-t-il.L’ONG Save The Children a rapporté qu’une de ses équipes avait marché 20 km pour “atteindre un village coupé du monde par des éboulements, transportant de l’équipement médical sur leurs dos”.- “Course contre la montre” -L’ONG ActionAid, elle, se dit “engagée dans une course contre la montre”.”Les services publics sont déjà à bout” dans le pays, l’un des plus pauvres au monde qui subit de plein fouet les récentes coupes drastiques de l’aide internationale, explique Srikanta Misra, son directeur national. Et le séisme a frappé des villages reculés “où les gens souffraient déjà de pénuries alimentaires, avec un habitant sur cinq souffrant de la faim”.En deux jours, le ministère de la Défense a organisé 155 vols d’hélicoptères pour évacuer quelque 2.000 blessés et leurs proches vers des hôpitaux de la région.A Mazar Dara, un village de la province de Kounar, une petite clinique mobile a été déployée pour apporter des soins d’urgences à des blessés, mais aucune tente n’a été montée pour abriter les rescapés, a constaté un correspondant de l’AFP.Depuis dimanche, les autorités talibanes n’ont pas fait état de plan pour l’après-séisme, que ce soit en termes d’aide financière aux sinistrés, de stratégie de relogement et, à plus long terme, de reconstruction. Elles se contentent d’affirmer qu’elles ne pourront pas faire face seules.Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement, a indiqué qu’un camp avait été établi dans le district de Khas Kounar pour stocker les fournitures d’urgence, tandis que deux autres centres ont été ouverts près de l’épicentre pour “gérer le transfert des blessés, l’enterrement des martyrs et les opérations de secours pour les rescapés”.- Risque d’épidémies -L’ONU, qui estime que des centaines de milliers de personnes pourraient être touchées, a déjà débloqué cinq millions de dollars de son fonds mondial d’intervention d’urgence.Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà dit manquer de trois millions de dollars pour mettre en œuvre sa réponse d’urgence.”Sans fonds d’urgence pour combler ce déficit, la capacité à déployer des opérations pour sauver des vies au lendemain du séisme sera gravement compromise”, prévient l’agence onusienne, soulignant notamment le risque d’apparition d’épidémies “au sein de populations déplacées déjà vulnérables”.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans avaient déjà été confrontés au séisme le plus meurtrier en 25 ans: en 2023, dans la région d’Hérat (ouest), à l’autre extrémité de l’Afghanistan, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

Singulières, les dernières “maisons-bulles” de Dakar résistent à l’urbanisation galopante

Marième Ndiaye émerge de sa maison à Dakar, un bâtiment en forme d’igloo à l’esthétique rétrofuturiste des années 1950. Dans ce quartier central de la capitale sénégalaise, la singularité de l’édifice contraste avec les immeubles rectangulaires voisins en construction.La petite “maison-bulle” – ou “maison-ballon” – en béton captive les regards et semble sortie d’un film de science-fiction.Dans les années 1950, quelque 1.200 de ces petites habitations ont été construites dans plusieurs quartiers de Dakar pour contrer une pénurie de logements après la Seconde Guerre mondiale. Elles ont été bâties en aspergeant de béton projeté un ballon géant, ensuite dégonflé.Rangée après rangée, ces dômes de couleur claire qui pouvaient être construits en 48 heures, ont rapidement émergé du sol sahélien brunâtre.Imaginées par un architecte américain, puis lancées par les autorités coloniales françaises, ces constructions destinées aux populations sénégalaises de Dakar ont reçu un accueil mitigé: les familles sénégalaises, traditionnellement nombreuses et multigénérationnelles, s’y sont rapidement senties à l’étroit.Mais les terrains sur lesquelles elles ont été construites ont rapidement pris de la valeur, suscitant une grande convoitise. Aujourd’hui, seule une centaine de ces habitations a survécu, les autres ayant succombé à l’urbanisation galopante de Dakar.- “c’est sentimental” -Sans sociétés historiques ou architecturales pour les préserver, les petits igloos n’ont pour principaux protecteurs que leurs derniers habitants.”Quand j’étais petite, nous n’avions que les (maisons-)ballons” dans ce quartier Zone B, raconte Marième Ndiaye, qui y a grandi et y vit toujours.”Nous sommes en train de détruire les ballons, de les transformer”, déplore cette retraitée de 65 ans, dont la maison-bulle est restée intacte, alors que ses jeunes frères voulaient la raser et construire autre chose. “Pour moi, c’est sentimental”, confie-t-elle.Les raisons poussant leur habitants à préserver les maisons-bulles sont variées, explique l’architecte dakaroise Carole Diop à l’AFP. Mais “malheureusement, de nombreuses familles qui en avaient les moyens ont fini par démolir leur ballon pour construire un immeuble”.Beaucoup des maisons-ballons survivantes ont été modifiées afin de mieux correspondre aux besoins des foyers sénégalais.Avec un diamètre moyen de seulement six mètres, une maison-bulle standard comme celle de Mme Ndiaye comprenait une chambre, un salon et une salle de bain, selon Carole Diop.En les construisant, les autorités coloniales françaises n’ont pas tenu compte de la taille d’une famille sénégalaise traditionnelle, souligne l’architecte, et “de nombreuses familles se sont adaptées et ont trouvé des moyens de répondre à leur besoin d’espace”, notamment en bâtissant des extensions.La maison-bulle de Marième Ndiaye, achetée par son père dans les années 1950, est aujourd’hui incorporée dans un grand complexe familial où elle vit avec une demi-douzaines de proches couvrant plusieurs générations. La maison-bulle se trouve au milieu de la cour carrée du complexe, où d’autres pièces ont été aménagées le long des murs d’enceinte.- “quelque chose d’extraordinaire” -Même si les maisons-ballons peuvent devenir chaudes lorsqu’elles sont exposées directement au soleil, malgré la présence d’un évent sur le toit pour évacuer l’air chaud, Mme Ndiaye assure, elle, que la sienne est confortable.A 10 minutes de marche de là, Sekouna Yansane a récemment construit une grande maison à côté de la maison-bulle achetée par son père dans les années 1950. Il a incorporé le dôme au vaste bâtiment, en faisant une pièce qui forme une protubérance sur un côté.En tant qu’artiste, il répugnait à laisser la petite construction aux mains des promoteurs immobiliers.”Je trouve ça très atypique, je l’adore”, s’exclame l’homme de 65 ans, “ça me rappelle quand je suis allé en Mongolie, les yourtes”.Ses voisins immédiats, par contre, ont rasé leur ballon. “Pourquoi les détruire? Ce sont des choses que nous devrions garder”, estime M. Yansane, pour qui une bonne maison a toujours “du caractère”.L’architecte américain Wallace Neff, qui a inventé les maisons-bulles, est surtout connu pour ses constructions de style colonial espagnol et les résidences qu’il a conçues pour des stars hollywoodiennes comme Judy Garland et Groucho Marx. Mais il estimait que la maison-bulle était sa plus grande contribution à l’architecture.”Au rythme auquel la ville se densifie et évolue, je pense que malheureusement dans 100 ans, il n’y aura plus de ballons”, estime Carole Diop lorsqu’on l’interroge à ce sujet. Sekouna Yansane, lui, espère qu’elles survivront: auquel cas, “ce sera quelque chose d’extraordinaire”.

US Open: choc Djokovic-Alcaraz en demi-finales, Sabalenka qualifiée sur forfait

En gémissant puis en dansant, Novak Djokovic a rejoint mardi Carlos Alcaraz en demi-finales de l’US Open, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka se qualifiant elle sans jouer pour le dernier carré, où elle retrouvera Jessica Pegula, sa victime en finale de l’édition 2024.- Djokovic serre les dents -Malmené physiquement par le finaliste sortant à New York Taylor Fritz (4e au classement ATP), Novak Djokovic s’est montré plus réaliste que l’Américain pour s’imposer en quatre sets mardi en quarts de finale: 6-3, 7-5, 3-6, 6-4.Il a célébré sa victoire en esquissant quelques pas de danse pour sa fille, qui vient de fêter son anniversaire loin de son père.”C’était un match incroyablement serré, j’ai eu de la chance d’écarter plusieurs balles de break à des moments importants dans le deuxième set”, a soufflé le vainqueur.”Durant l’essentiel des deuxième et troisième sets, il (Fritz, NDLR) était le meilleur joueur sur le court”, a jugé un Djokovic soulagé d’avoir maintenu en vie son rêve d’un 25e titre record en Grand Chelem.Dans les deux premiers sets, a jugé Fritz, “je trouve qu’il a commis beaucoup plus d’erreurs que d’habitude (…) et j’ai eu tellement de balles de break. Donc normalement, je ne peux pas ressortir de ces deux premiers sets mené deux manches à rien. Je dois mieux jouer”.Son tombeur retrouvera vendredi dans le dernier carré le N.2 mondial Carlos Alcaraz, qu’il avait dominé en quarts de finale de l’Open d’Australie en janvier lors de leur dernière confrontation.”Les deux jours à venir vont être vraiment cruciaux pour mettre mon corps en condition, le préparer à se battre durant cinq sets si nécessaire” contre l’Espagnol, a affirmé Djokovic.”Je ne vais en tout cas pas hisser le drapeau blanc en entrant sur le court”, a promis le Serbe.Eliminé l’an dernier au deuxième tour, Alcaraz est revenu à New York le couteau entre les dents et s’est imposé mardi 6-4, 6-2, 6-4 contre le Tchèque Jiri Lehecka (21e).Souvent dépeint comme un joueur inconstant, coupable de relâchements soudains en plein match, Alcaraz a tenu la barre trois sets durant, comme aux tours précédents, et n’a concédé aucune balle de break.En quête de la place de numéro un mondial, Alcaraz est certain de détrôner Jannik Sinner s’il remporte le titre à New York.”C’est vraiment dur de ne pas penser” à la place de N.1, a admis Alcaraz après sa victoire. “Mais à chaque fois que je pénètre sur le court, j’essaye de ne pas l’avoir en tête. Si j’y songeais trop, je me mettrais beaucoup de pression”, a-t-il ajouté.Mercredi, les deux derniers quarts de finale opposeront Jannik Sinner à Lorenzo Musetti (10e) et Alex De Minaur (8e) à Felix Auger-Aliassime (27e).- Sabalenka retrouve Pegula -Dans le tableau féminin, Aryna Sabalenka a bénéficié mardi du forfait sur blessure de la Tchèque Marketa Vondrousova (60e), qu’elle devait affronter en quarts de finale.”Durant un entraînement aujourd’hui, j’ai senti mon genou de nouveau et après consultation avec le médecin du tournoi, j’ai décidé de ne pas risquer d’aggraver la blessure”, a écrit dans un communiqué la lauréate de Wimbledon en 2023, précisant que la lésion datait de son match précédent.Ce retrait a planté le décor des retrouvailles entre Sabalenka et Pegula, après une finale serrée à New York l’an passé, remportée par la N.1 mondiale, 7-5, 7-5.Plus tôt mardi, l’Américaine s’était promptement extraite de son quart de finale face à la Tchèque Barbora Krejcikova (62e), 6-3, 6-3, émoussée par un marathon de trois heures en huitièmes de finale face à l’Américaine Taylor Townsend.En cinq matches, Pegula n’a toujours pas abandonné le moindre set.”J’ai eu un tableau assez dégagé jusqu’ici”, a reconnu l’Américaine, “mais j’ai aussi fait le boulot, ce qui m’a permis d’emmagasiner de la confiance.”Les deux derniers quarts de finale du tableau féminin opposeront mercredi Iga Swiatek (2e) à Amanda Anisimova (9e) et Naomi Osaka (24e) à Karolina Muchova (13e).

En Afghanistan, l’espoir de trouver des rescapés du séisme se réduit

Au troisième jour d’opérations de secours en Afghanistan, l’espoir de trouver des rescapés du séisme meurtrier s’amenuise mercredi, tandis que les survivants vivent dans des conditions précaires, sans savoir de quoi demain sera fait.Après un séisme de magnitude 6 survenu dans la nuit de dimanche à lundi, la terre a de nouveau tremblé mardi soir dans des provinces frontalières du Pakistan, replongeant des milliers de familles dans l’horreur.La quasi-totalité des victimes (1.411 morts, 3.124 blessés) de ce tremblement de terre, l’un des plus meurtriers de l’histoire du pays, ont été recensées par les autorités talibanes dans la province de Kounar, mais celles de Laghman et de Nangarhar ont également été frappées.Dans le district de Nourgal, à Kounar, des habitants sont encore sous les décombres et sont difficiles à secourir, a rapporté à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire local.Les glissements de terrain rendent très difficile l’accès à certains villages et hameaux.L’ONG Save the children a rapporté qu’une de ses équipes avait marché 20 km pour “atteindre un village coupé du monde par des éboulements, transportant de l’équipement médical sur leurs dos”.- “Normaliser” -En deux jours, le ministère de la Défense a organisé 155 vols d’hélicoptère pour évacuer quelque 2.000 blessés et leurs proches vers des hôpitaux de la région.A Mazar Dara, un village de Kounar, une petite clinique mobile a été déployée pour apporter des soins d’urgences à des blessés, mais aucune tente n’a été montée pour abriter les rescapés, a constaté un correspondant de l’AFP.Ces deux derniers jours, les autorités talibanes n’ont pas fait état de plan pour l’après-séisme, que ce soit en termes d’aide financière aux sinistrés, de stratégie de relogement, et, à plus long terme, de reconstruction.Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement, a indiqué qu’un camp avait été établi dans le district de Khas Kunar pour stocker les fournitures d’urgence, tandis que deux autres centres ont été ouverts près de l’épicentre pour “gérer le transfert des blessés, l’enterrement des martyrs et les opérations de secours pour les rescapés”.D’après l’ONU, des centaines de milliers de personnes pourraient être touchées par le drame.- Risque d’épidémies -L’Afghanistan, dont les autorités talibanes ne sont reconnues que par Moscou, souffre des récentes coupes dans l’aide humanitaire internationale, américaine en tête.Face au désastre, les agences onusiennes ont toutes lancé des campagnes d’appel au don et ont déjà débloqué cinq millions de dollars du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU.Mais des ONG sur le terrain indiquent que leurs opérations sont touchées de plein fouet par les coupes budgétaires et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déjà dit, mardi soir, manquer de trois millions de dollars pour mettre en oeuvre sa réponse d’urgence.L’agence onusienne a par ailleurs souligné dans un communiqué, le risque d’apparition d’épidémies, “au sein de populations déplacées déjà vulnérables”.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés au séisme le plus meurtrier en 25 ans: en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

En Afghanistan, l’espoir de trouver des rescapés du séisme se réduit

Au troisième jour d’opérations de secours en Afghanistan, l’espoir de trouver des rescapés du séisme meurtrier s’amenuise mercredi, tandis que les survivants vivent dans des conditions précaires, sans savoir de quoi demain sera fait.Après un séisme de magnitude 6 survenu dans la nuit de dimanche à lundi, la terre a de nouveau tremblé mardi soir dans des provinces frontalières du Pakistan, replongeant des milliers de familles dans l’horreur.La quasi-totalité des victimes (1.411 morts, 3.124 blessés) de ce tremblement de terre, l’un des plus meurtriers de l’histoire du pays, ont été recensées par les autorités talibanes dans la province de Kounar, mais celles de Laghman et de Nangarhar ont également été frappées.Dans le district de Nourgal, à Kounar, des habitants sont encore sous les décombres et sont difficiles à secourir, a rapporté à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire local.Les glissements de terrain rendent très difficile l’accès à certains villages et hameaux.L’ONG Save the children a rapporté qu’une de ses équipes avait marché 20 km pour “atteindre un village coupé du monde par des éboulements, transportant de l’équipement médical sur leurs dos”.- “Normaliser” -En deux jours, le ministère de la Défense a organisé 155 vols d’hélicoptère pour évacuer quelque 2.000 blessés et leurs proches vers des hôpitaux de la région.A Mazar Dara, un village de Kounar, une petite clinique mobile a été déployée pour apporter des soins d’urgences à des blessés, mais aucune tente n’a été montée pour abriter les rescapés, a constaté un correspondant de l’AFP.Ces deux derniers jours, les autorités talibanes n’ont pas fait état de plan pour l’après-séisme, que ce soit en termes d’aide financière aux sinistrés, de stratégie de relogement, et, à plus long terme, de reconstruction.Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement, a indiqué qu’un camp avait été établi dans le district de Khas Kunar pour stocker les fournitures d’urgence, tandis que deux autres centres ont été ouverts près de l’épicentre pour “gérer le transfert des blessés, l’enterrement des martyrs et les opérations de secours pour les rescapés”.D’après l’ONU, des centaines de milliers de personnes pourraient être touchées par le drame.- Risque d’épidémies -L’Afghanistan, dont les autorités talibanes ne sont reconnues que par Moscou, souffre des récentes coupes dans l’aide humanitaire internationale, américaine en tête.Face au désastre, les agences onusiennes ont toutes lancé des campagnes d’appel au don et ont déjà débloqué cinq millions de dollars du fonds mondial d’intervention d’urgence de l’ONU.Mais des ONG sur le terrain indiquent que leurs opérations sont touchées de plein fouet par les coupes budgétaires et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déjà dit, mardi soir, manquer de trois millions de dollars pour mettre en oeuvre sa réponse d’urgence.L’agence onusienne a par ailleurs souligné dans un communiqué, le risque d’apparition d’épidémies, “au sein de populations déplacées déjà vulnérables”.Après leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont été confrontés au séisme le plus meurtrier en 25 ans: en 2023, dans la région d’Hérat, à l’autre extrémité de l’Afghanistan, plus de 1.500 personnes avaient été tuées et plus de 63.000 habitations détruites.L’Afghanistan est fréquemment frappé par des tremblements de terre, en particulier dans la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch, près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.Depuis 1900, le nord-est de ce pays a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

US Open: choc Djokovic-Alcaraz en demi-finale, Sabalenka qualifiée sur forfait

En gémissant puis en dansant, Novak Djokovic a rejoint mardi Carlos Alcaraz en demi-finales de l’US Open, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka se qualifiant elle sans jouer pour le dernier carré, où elle retrouvera Jessica Pegula, sa victime en finale de l’édition 2024.- Djokovic serre les dents -Malmené physiquement par le finaliste sortant à New York Taylor Fritz (4e au classement ATP), Novak Djokovic s’est montré plus réaliste que l’Américain pour s’imposer en quatre sets mardi en quarts de finale: 6-3, 7-5, 3-6, 6-4. Il a célébré sa victoire en esquissant quelques pas de danse pour sa fille, qui vient de fêter son anniversaire et dont il a raté l’anniversaire puisqu’il est toujours en lice à New York.”C’était un match incroyablement serré, j’ai eu de la chance d’écarter plusieurs balles de break à des moments importants dans le deuxième set”, a soufflé le vainqueur dans son interview d’après-match.”Durant l’essentiel des deuxième et troisième sets, il (Fritz, NDLR) était le meilleur joueur sur le court. Je n’ai pas senti que je dominais depuis le fond de court”, a ajouté un Djokovic soulagé d’avoir maintenu en vie son rêve d’un 25e titre record en Grand Chelem.Il retrouvera dans le dernier carré le N.2 mondial Carlos Alcaraz, qu’il avait dominé en quarts de finale de l’Open d’Australie en janvier lors de leur dernière confrontation.Eliminé l’an dernier au deuxième tour, l’Espagnol est revenu à New York le couteau entre les dents et s’est imposé mardi 6-4, 6-2, 6-4 contre le Tchèque Jiri Lehecka (21e).Souvent dépeint comme un joueur inconstant, coupable de relâchements soudains en plein match, Alcaraz a tenu la barre trois sets durant, comme aux tours précédents, et n’a concédé aucune balle de break.”Aujourd’hui, j’ai eu droit à la version Grand Chelem de Carlos”, a résumé Lehecka. “Ce n’est même pas que j’ai fait un mauvais match, (…) il avait réponse à tout.”En quête de la place de numéro un mondial, Alcaraz est certain de détrôner Jannik Sinner s’il remporte le titre à New York.”C’est vraiment dur de ne pas y penser (à la place de N.1)”, a admis Alcaraz après sa victoire, “mais à chaque fois que je pénètre sur le court, j’essaye de ne pas l’avoir en tête. Si j’y songeais trop, je me mettrais beaucoup de pression.”En attendant la demi-finale programmée vendredi, le N.2 mondial, amateur de golf, a prévu d’aller taper la petite balle blanche dans les prochains jours.Mercredi, les deux derniers quarts de finale opposeront Jannik Sinner à Lorenzo Musetti (10e) et Alex De Minaur (8e) à Felix Auger-Aliassime (27e).- Sabalenka retrouve Pegula -Dans le tableau féminin, Aryna Sabalenka a bénéficié mardi du forfait sur blessure de la Tchèque Marketa Vondrousova (60e), qu’elle devait affronter en quart de finale.”Durant un entraînement aujourd’hui, j’ai senti mon genou de nouveau et après consultation avec le médecin du tournoi, j’ai décidé de ne pas risquer d’aggraver la blessure”, a écrit dans un communiqué la lauréate de Wimbledon en 2023, précisant que la lésion datait de son match précédent.Ce retrait a planté le décor des retrouvailles entre Sabalenka et Pegula, après une finale serrée à New York l’an passé, remportée par la N.1 mondiale, 7-5, 7-5.”Ce serait cool de pouvoir prendre ma revanche”, a déclaré Pegula.Plus tôt mardi, l’Américaine s’était promptement extraite de son quart de finale face à la Tchèque Barbora Krejcikova (62e), 6-3, 6-3, émoussée par un marathon de trois heures en huitièmes de finale face à l’Américaine Taylor Townsend.L’ancienne numéro 2 mondiale a notamment été trahie par son service (40% de premières balles passées au premier set).En cinq matches, Pegula n’a toujours pas abandonné le moindre set.”J’ai eu un tableau assez dégagé jusqu’ici”, a reconnu l’Américaine, “mais j’ai aussi fait le boulot, ce qui m’a permis d’emmagasiner de la confiance.”Les deux derniers quarts de finale du tableau féminin opposeront mercredi Iga Swiatek (2e) à Amanda Anisimova (9e) et Naomi Osaka (24e) à Karolina Muchova (13e).

Une frappe américaine tue 11 “narcoterroristes” sur un bateau parti du Venezuela, affirme Trump

Les forces armées américaines ont frappé un “bateau transportant de la drogue” qui venait de quitter le Venezuela, tuant 11 “narcoterroristes, a affirmé mardi Donald Trump, alors que les Etats-Unis ont effectué un déploiement militaire dans les Caraïbes dénoncé par Caracas.Washington a déployé sept bâtiments de guerre dans les Caraïbes au motif de lutter contre le narcotrafic international, le président américain accusant son homologue vénézuélien Nicolas Maduro de diriger un réseau de trafic de drogue.”Sur mes ordres, les forces militaires américaines ont mené un bombardement cinétique contre des narcoterroristes clairement identifiés du Tren de Aragua”, a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social, en référence à un important gang originaire du Venezuela.La frappe a eu lieu alors que le bateau se trouvait “dans les eaux internationales, transportant des stupéfiants illégaux, à destination des Etats-Unis”, a-t-il ajouté. “La frappe a tué 11 terroristes.”- “Beaucoup de drogue” -Le président américain a accompagné son message d’une vidéo montrant une petite embarcation frappée par une forte explosion.Le Tren de Aragua est une organisation criminelle vénézuélienne présente dans plusieurs pays. Donald Trump l’a désignée en février, ainsi que d’autres groupes liés au narcotrafic, comme organisation terroriste.De son côté, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a précisé sur X que cette opération avait été effectuée “dans le sud des Caraïbes” et avait visé un navire “qui avait quitté le Venezuela”.Sept bâtiments américains, dont trois navires amphibies d’assaut, sont présents dans les Caraïbes, et un autre dans le Pacifique, dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, a précisé une responsable militaire américaine.Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a estimé mardi soir que ce déploiement américain était en réalité destiné “à intimider les gens et à tenter de renverser des gouvernements”. A Miami, avant de partir pour le Mexique, Marco Rubio a fait part à des journalistes de la détermination de Donald Trump à utiliser “toute la puissance” des Etats-Unis pour “éradiquer” les cartels de la drogue.- “Lutte armée” -“Le temps où l’on pouvait agir en toute impunité et se contenter de détruire un appareil ou de saisir un peu de drogue sur un bateau est révolu”, a insisté ce fervent détracteur de Nicolas Maduro, et plus généralement des dirigeants de gauche d’Amérique latine.Le secrétaire d’Etat s’est toutefois abstenu de menacer le président vénézuélien, dont Washington a mis la tête à prix, de nouvelles mesures le visant directement. Interrogé par les journalistes sur une éventuelle opération contre Nicolas Maduro sur le sol vénézuélien, Marco Rubio s’est contenté de répondre: “Il s’agit d’une opération de lutte contre le trafic de drogue”.Côté vénézuélien, le ministre de la Communication et de l’Information s’en est pris à la vidéo diffusée par Donald Trump, créée selon lui de toutes pièces.”Rubio continue de mentir à son président (…) il lui donne maintenant comme +preuve+ une vidéo générée par l’IA (intelligence artificielle, ndlr)”, il “doit cesser d’encourager la guerre”, a lancé Freddy Ñañez sur son compte Telegram.Nicolas Maduro avait dénoncé lundi la “menace” de “huit navires” et d’un sous-marin américains qui “visent le Venezuela”. Il a même fait planer la menace d’un débarquement américain et d’une volonté de “changement de régime”. Le Venezuela est prêt à la “lutte armée pour la défense du territoire national”, avait-il assuré, bien que les Etats-Unis n’aient jamais menacé publiquement d’envahir son pays.Le gouvernement Trump présente la lutte contre le trafic de drogue comme l’un de ses grands chevaux de bataille, accusant le pouvoir vénézuélien de diriger un grand réseau. Récemment, les autorités américaines ont même porté à 50 millions de dollars la prime pour tout élément permettant d’aboutir à l’arrestation de Nicolas Maduro.