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Lula ne veut pas d’une “invasion terrestre” américaine du Venezuela

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a rejeté mardi une éventuelle incursion terrestre des États-Unis au Venezuela, réitérant sa disposition à servir de médiateur entre les deux pays. “Je ne veux pas que nous en arrivions à une invasion terrestre” au Venezuela par les forces armées des États-Unis, a déclaré Lula à Belém lors …

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Sortie de prison des deux derniers Français détenus en Iran

Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis trois ans et demi, accusés d’espionnage au profit des renseignements français et israélien et qui ont toujours clamé leur innocence, sont sortis de prison mais restent pour l’instant en Iran.”Le dialogue se poursuit pour permettre leur retour en France le plus rapidement possible”, a écrit sur X Emmanuel Macron en annonçant leur sortie de prison, exprimant son “soulagement”.Condamnés mi-octobre à respectivement 20 et 17 ans d’emprisonnement, ils étaient les deux derniers Français officiellement détenus en Iran.Ils sont actuellement “en sécurité” à la résidence de l’ambassadeur de France, à Téhéran, “dans l’attente de leur libération définitive”, a déclaré sur X le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.Les deux ressortissants “vont bien, semblent en bonne santé”, a-t-il ensuite commenté sur la chaîne France 2, en précisant avoir “appelé (son) homologue ministre des Affaires étrangères de l’Iran pour saluer le geste qui a été fait”.Leur départ de l’Iran n’est pas encore à l’ordre du jour. La diplomatie iranienne a affirmé mardi qu’ils “ont été libérés sous caution” et “seront placés sous surveillance jusqu’à la prochaine étape judiciaire”, dans un communiqué intitulé “Libération conditionnelle de deux ressortissants français”.Tout en disant les “profond soulagement” après 1.277 jours de détention, les avocats des deux Français, maîtres Martin Pradel, Chirinne Ardakani, Emma Villard et Karine Rivoallan, ont déploré qu’ils “ne sont pas libres”. “Empêchés de regagner la France et de retrouver leurs familles, ils demeurent privés de liberté, désormais sous la forme d’une interdiction de quitter la République islamique d’Iran”, selon un communiqué..”Pour l’instant, la seule chose que l’on sait, c’est qu’ils sont sortis de la prison. Pour nous ça c’est un immense soulagement. On sait qu’ils ne sont plus soumis à ce traitement inhumain auquel ils avaient droit”, se sont réjouis auprès de l’AFP Pascal et Mireille Kohler, les parents de Cécile.”Nous nous autorisons enfin à entrevoir le bout du tunnel” ont réagi les familles des deux prisonniers dans un communiqué.Le 24 septembre, Emmanuel Macron a suscité l’espoir en évoquant une “perspective solide” vers la libération de ces citoyens français, que Paris considérait être des “otages d’Etat”.Quelques semaines plus tard, son chef de la diplomatie a réitéré ces mêmes propos. Mais c’est finalement un autre Français, Lennart Monterlos, également de nationalité allemande, qui a été libéré début octobre.Professeure de lettres de 41 ans, et enseignant retraité de 72 ans, Cécile Kohler et Jacques Paris ont été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.- Echange de prisonniers ? -Le ministère français des Affaires étrangères n’a eu de cesse de déplorer les conditions de détention “inhumaines”, estimant qu’elles relevaient de “la torture”. Pendant plus de trois ans, le renseignement extérieur français (DGSE) a également œuvré à leur libération.Les deux Français, qui avaient été contraints à des “aveux forcés” diffusés sur la télévision d’Etat iranienne quelques mois après leur arrestation, n’ont reçu que quelques visites consulaires.Depuis une dizaine d’années, l’Iran multiplie les arrestations de ressortissants occidentaux, notamment français, les accusant le plus souvent d’espionnage, afin de les utiliser comme monnaie d’échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou afin d’obtenir des gages politiques.Au moins une vingtaine d’Occidentaux seraient encore détenus, selon des sources diplomatiques.Dans le cas de Cécile Kohler et Jacques Paris, Téhéran a rendu publique le 11 septembre la possibilité d’un accord de libération des deux Français en échange de Mahdieh Esfandiari, une Iranienne arrêtée en France en février pour avoir fait la promotion du terrorisme sur les réseaux sociaux. Son avocat français, maître Nabil Boudi, s’est réjoui de la libération Cécile Kohler et Jacques Paris, assurant que sa cliente a été “détenue injustement”.Celle-ci a été libérée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès prévu en janvier.En mars, deux autres Français, Olivier Grondeau et un homme dont le nom n’a jamais été révélé, ont été libérés.Au plus fort de la crise des “otages d’Etat” avec Paris, Téhéran a détenu jusqu’à sept ressortissants français simultanément.Dt-fz-dab-caz/mm 

En plein scandale, Shein s’apprête à s’installer au BHV à Paris

Visé par une enquête après la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine, le géant de l’e-commerce asiatique Shein dit collaborer à 100% avec la justice et ouvrira bien mercredi à Paris, malgré tout, son grand espace au BHV.S’il dit avoir “réfléchi à arrêter” sa collaboration avec Shein, le patron du grand magasin BHV Frédéric Merlin persiste: le magasin ouvrira bien mercredi à 13h00.Le président exécutif de Shein Donald Tang affirme que les produits concernés ont été retirés de la plateforme et que le groupe remonte “à la source” pour prendre “des mesures rapides et décisives à l’encontre des responsables”.Le géant de la mode ultra-éphémère dit avoir mis en place une interdiction totale des produits de type “poupées sexuelles”, temporairement déréférencé la catégorie “produits pour adultes”, et “également étendu sa liste noire de mots-clés”.Régulièrement accusé de concurrence déloyale, de pollution environnementale et de conditions de travail indignes, Shein se défend sur ce nouveau front ouvert samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF), qui a signalé à la justice la commercialisation de ces poupées ressemblant à des fillettes – également retrouvées sur le site AliExpress.AliExpress a également affirmé les avoir retirées. – Enquêtes du parquet de Paris -Lundi, le parquet de Paris a annoncé avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs (Ofmin), sur quatre plateformes (Shein, AliExpress, Temu, Wish). Ces investigations portent sur la “diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur”, mais aussi, pour Shein et AliExpress, sur la “diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique”.Sur l’identité des acheteurs, “nous serons en totale transparence avec la justice”, a affirmé mardi le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat.”Remonter jusqu’aux acheteurs, c’est remonter à des pédocriminels potentiels”, a réagi auprès de l’AFP Solène Podevin Favre, présidente de l’association Face à l’inceste. “Cela pourrait permettre de détecter des victimes”.”Selon les premiers résultats de notre audit interne, ces poupées étaient présentes depuis le 16 octobre” sur Shein, a déclaré sur BFMTV Quentin Ruffat, invoquant un “dysfonctionnement interne”. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, s’est dit “scandalisé” et celui de l’Economie Roland Lescure avait menacé d’interdire l’accès à Shein en France en cas de récidive. – “Récupération” -En attendant, Shein ouvrira comme prévu sa première boutique physique pérenne, un espace de 1.200 m2, au BHV, où l’événement est sur toutes les lèvres.”Ce qui me rend triste, c’est que ça va marcher”, anticipe auprès de l’AFP Julie (le prénom a été changé), vendeuse d’une marque d’épicerie au BHV, souvent sollicitée par des clients à la recherche de produits Shein.  Katia, cliente parisienne de 45 ans, qualifie de “catastrophe” l’arrivée d’une marque d'”ultra fast-fashion” au BHV qu’elle envisage de boycotter. Déplorant qu’une telle “responsabilité retombe toujours sur le consommateur”, elle dénonce la “faillite de l’Etat, de la loi”.Salariée du BHV depuis plus de 20 ans, Mélissa (prénom d’emprunt) regrette la “récupération” de l’affaire Shein au détriment d'”autres revendications” du personnel, alors que de nombreux fournisseurs ont quitté le magasin en raison d’impayés. Allongeant la liste des mécontents, la maison de mode agnès b. a annoncé mardi son départ du BHV, déplorant l’implantation de Shein.En face du grand magasin, la mairie de Paris est “rentrée en guerre contre Shein et contre le BHV”, a assuré mardi à la presse Patrick Bloche, premier adjoint d’Anne Hidalgo.La mairie a notamment demandé au BHV le retrait de bannières publicitaires Shein non réglementaires et passibles d’une amende. Egalement opposé à l’arrivée de la marque dans des magasins portant son nom, le groupe Galeries Lafayette s’est lui mis d’accord avec la SGM pour rompre le partenariat concernant sept Galeries Lafayette de province exploitées par la SGM et qui seront rebaptisées BHV. Cinq de ces magasins doivent accueillir Shein. Après de premières actions d’associations lundi devant le BHV, Patrice Faure, le préfet de police de Paris, assure suivre l’inauguration avec une “attention toute particulière” afin d’assurer “la sécurité à la fois de nos concitoyens” mais aussi “des infrastructures”.jul-ac-cac-ole-mca-kap/alh/rl

Mamdani, nouvelle bête noire de Trump, aux portes de la mairie de New York

Un socialiste de 34 ans, Zohran Mamdani, est en position favorable pour remporter la mairie de New York, dans le plus suivi des scrutins locaux qui se tiennent mardi aux Etats-Unis et constituent un premier test électoral pour Donald Trump.Prenant de nouveau position dans la campagne contre le jeune élu du Queens, qu’il abhorre, le président américain a appelé les électeurs juifs à battre ce candidat musulman, ardent défenseur de la cause palestinienne.”Toute personne juive qui vote pour Zohran Mamdani (…) est une personne stupide !!!”, écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, jugeant que ce dernier “haïssait les juifs”.Régulièrement attaqué sur ses déclarations passées, très dures vis-à-vis de la politique israélienne, l’élu new-yorkais n’a jamais changé de position. Soucieux de rassurer la communauté juive, il s’est toutefois montré durant sa campagne très ferme contre l’antisémitisme.Les sondages donnent l’avantage à ce vainqueur surprise de la primaire démocrate en juin dernier, avec récemment de 4,5 à 16 points d’avance sur son principal adversaire Andrew Cuomo, ex-gouverneur de l’Etat de 67 ans. Ce dernier, qui se présente en indépendant après avoir été battu à la primaire, a reçu lundi un clair soutien de Donald Trump.Le troisième homme, le républicain Curtis Sliwa, 71 ans, a obstinément refusé de se désister en faveur d’Andrew Cuomo, aux positions pro-entreprises et sécuritaires pourtant proches des siennes.”J’espère vraiment que (ce vote) améliorera la ville”, a témoigné auprès de l’AFP Denise Gibbs, kinésithérapeute de 46 ans, qui a voté tôt dans la matinée à Bedford-Stuyvesant, quartier de Brooklyn. Son souhait : de meilleures “conditions de vie pour les familles des classes populaires” et de meilleurs “services pour les enfants”.Zohran Mamdani, accompagné de son épouse, l’illustratrice Rama Duwaji, a voté un peu plus tard dans une salle municipale de son fief, le quartier populaire d’Astoria, dans le Queens.”Nous sommes sur le point d’écrire l’histoire (…) de dire adieu à la politique du passé”, a-t-il lancé.- Spécificité new-yorkaise -Né en Ouganda dans une famille indienne, ce membre du mouvement des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), a fait de la lutte contre la vie chère le coeur de sa campagne. Caricaturé en “communiste” par Donald Trump, ses propositions (encadrement des loyers, bus et crèches gratuits) relèvent plutôt de la social-démocratie.Signe de l’engouement pour le scrutin dans ce bastion démocrate qu’est New York, à seulement midi près de 1,2 million d’électeurs avaient voté, soit presqu’autant que le total des personnes qui s’étaient déplacées lors de la dernière élection municipale en 2021.”S’il y a bien quelqu’un capable de protéger New York face au président Trump, c’est moi”, a estimé Andrew Cuomo juste après avoir voté, à Manhattan. “Si Zohran Mamdani devient maire, Trump n’en fera qu’une bouchée”.Tandis que le président républicain a déployé l’armée dans plusieurs bastions démocrates (Washington, Memphis et Los Angeles), Zohran Mamdani a promis de s’opposer “farouchement” à sa politique anti-immigration et à sa guerre judiciaire contre ses “ennemis politiques”.Au sein même de son parti, le candidat ne fait pas l’unanimité. Plusieurs figures, notamment le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, ne le soutiennent pas publiquement.Et s’il s’est pour sa part tardivement prononcé pour Zohran Mamdani, le leader des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, ne pense pas qu’il soit “l’avenir” de leur camp, malgré l’engouement qu’il génère à New York. Les experts interrogés par l’AFP le rejoignent, pointant la spécificité de la vie politique new-yorkaise par rapport au reste du pays. Le New Jersey voisin choisit également son prochain gouverneur, entre l’homme d’affaires républicain Jack Ciattarelli et la démocrate, considérée comme modérée, Mikie Sherrill.L’Etat a été considéré comme un bastion démocrate lors de la décennie passée. Mais à la dernière présidentielle, Donald Trump a considérablement réduit l’écart.La Virginie, elle, va élire la première femme à sa tête. Les sondages donnent une avance favorable à la démocrate Abigail Spanberger face à la républicaine Winsome Earle-Sears. Mais là aussi, l’écart et la participation seront scrutés.A l’autre bout du pays, les Californiens votent eux sur l’autorisation d’un redécoupage de la carte électorale de l’Etat qui favorisera le Parti démocrate, en réponse à une initiative trumpiste similaire au Texas.