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Assassinat de Samuel Paty: les quatre accusés contestent les faits à l’ouverture du procès en appel

Les quatre hommes condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, ont contesté lundi les faits qui leur sont reprochés, à l’ouverture de leur procès en appel.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.Quatre sont rejugés devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, jusqu’au 27 février.Parmi eux figurent d’un côté deux amis d’Anzorov, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat; et de l’autre, Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, accusés d’avoir participé à la campagne de haine ayant conduit à l’assassinat de l’enseignant.Les quatre autres personnes qui n’ont pas fait appel étaient en contact avec Anzorov sur les réseaux sociaux.- Mensonge -Tout est né du mensonge d’une élève de 13 ans, fille de Brahim Chnina, accusant le professeur d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté mais son mensonge avait été relayé massivement sur les réseaux sociaux par son père et Abdelhakim Sefrioui.Après plusieurs jours d’une campagne virulente ciblant l’enseignant de 47 ans, ce dernier avait été tué par Abdoullakh Anzorov, un islamiste radical tchétchène.En décembre 2024, les magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris ont admis que Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas l’assassin.Mais, selon les juges, “les deux accusés ont, en connaissance de cause, pris le risque, malgré le danger et les menaces visant Samuel Paty, qu’une atteinte volontaire à son intégrité physique soit portée par un tiers, violent et radicalisé qui devenait leur bras armé”. Et ils “ont contribué à créer un état d’esprit propre à susciter le crime”, “en attisant la colère et la haine d’un esprit radicalisé”.Concernant les proches de M. Anzorov, les magistrats de première instance ont retenu qu’ils étaient “parfaitement” conscients de la dangerosité de leur ami et qu’ils l’avaient pourtant aidé, dans sa recherche d’armes notamment.A l’issue de la première journée d’audience, largement consacrée à des questions d’organisation et à la lecture du rapport retraçant les faits et les investigations, la présidente a donné la parole aux quatre hommes assis dans le box des accusés.Tous ont contesté les faits qui leur étaient reprochés. “Je voulais présenter mes excuses, dire que je regrette infiniment et dire que je ne reconnais pas les faits”, a dit Brahim Chnina.”Je suis totalement innocent et je suis en réalité accablé chaque fois que j’entends l’acte d’accusation”, a déclaré de son côté Abdelhakim Sefrioui.Pour les conseils de Brahim Chnina, Mes Frank Berton et Louise Tort, dans ce dossier, “on a une extension de l’association de malfaiteurs terroriste” qui “n’est pas normale” ni “légitime”.La défense de M. Sefrioui attend de son côté que la cour d’assises d’appel reconnaisse “l’innocence” du prédicateur.”Il y a une évidence matérielle dans ce dossier, c’est qu’il ne connaissait pas l’auteur de l’attentat et que l’auteur de l’attentat n’a absolument pas vu la vidéo dans laquelle il apparaissait”, a déclaré avant le début du procès un de ses avocats, Me Vincent Brengarth.Les avocats ont demandé que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et l’ex-garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti soient cités comme témoins pour les entendre “sur les défaillances qui ont conduit à l’assassinat”.Des interrogations planent toutefois sur leur présence, prévue vendredi: la présidente de la cour d’assises d’appel a indiqué que M. Dupond-Moretti avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas se présenter à la barre; quant à M. Nuñez, sa présence ne peut être autorisée que par un décret présenté en conseil des ministres par le garde des Sceaux. Ces questions restent pour l’heure en suspens.

Minneapolis: face à une colère croissante, Trump dépêche le responsable de sa politique anti-immigration

Donald Trump a dépêché lundi le responsable de sa politique nationale d’expulsions massives de migrants, Tom Homan, dans le Minnesota, où l’indignation ne cesse de grandir contre la police de l’immigration, après la mort d’un deuxième Américain aux mains d’agents fédéraux.”J’envoie Tom Homan dans le Minnesota ce soir (…) il me rendra directement compte”, a posté le président sur son réseau Truth Social.D’après la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, M. Homan ne se penchera pas spécifiquement sur la mort par balles d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, lors d’une manifestation samedi dans la plus grande ville de l’Etat, Minneapolis.Il dirigera les opérations de la police de l’immigration (ICE) sur place et fera le lien avec les enquêteurs chargés d’une affaire de fraude aux aides publiques éclaboussant la communauté somalienne, a-t-elle précisé sur X.Confronté à des appels, y compris de son propre camp, en faveur d’une enquête indépendante sur la mort d’Alex Pretti, Donald Trump jouait l’apaisement lundi.Sur Truth Social, le président a expliqué avoir eu “une très bonne conversation” téléphonique avec le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris et une de ses bêtes noires. “Nous semblons en réalité être sur la même longueur d’ondes”, a écrit le milliardaire, précisant qu’il allait mettre son interlocuteur en relation avec Tom Homan.- La justice sollicitée -Parmi les républicains se désolidarisant de l’opération dans le Minnesota, le représentant James Comer a estimé dimanche que M. Trump devrait envisager de quitter l’Etat pour déployer ailleurs les agences fédérales chargées de l’immigration.Dans une interview dimanche avec le Wall Street Journal, le président a sous-entendu que ces policiers partiraient “à un moment donné”, sans donner de date.Dans une atmosphère tendue depuis la mort de Renee Good, Américaine de 37 ans tuée par balles par un agent fédéral dans la même ville le 7 janvier, deux audiences devant des tribunaux sont attendues lundi.La première examine une plainte pour empêcher les autorités fédérales de détruire les preuves dans l’affaire Alex Pretti.”Une enquête est en cours (…) et il est évident que nous ne détruisons pas les preuves”, a assuré le N.2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, sur Fox News lundi matin.Dans la seconde, le procureur général du Minnesota demande la fin de l’opération dans l’Etat, ce qui pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis, a indiqué à l’AFP David Schultz, professeur de sciences politiques et de droit à l’université Hamline. Du côté de l’opposition, les élus démocrates au Congrès menacent de bloquer le financement du gouvernement si les agences fédérales chargées de l’immigration ne sont pas réformées.-  “Mensonges écœurants” -Concernant la mort d’Alex Pretti, “je n’aime pas les tirs”, a commenté Donald Trump. “Mais je n’aime pas non plus quand quelqu’un se rend à une manifestation avec une arme très puissante, entièrement chargée, et deux chargeurs remplis de balles.”Comme pour Renee Good, son gouvernement a rejeté la faute sur la victime, lui reprochant de porter un pistolet — ce pour quoi l’homme disposait d’un permis, selon les autorités locales.Précédemment, le président avait fait peser la responsabilité de ces morts sur les élus démocrates du Minnesota, auxquels il reprochait d’encourager les manifestations depuis plusieurs semaines et de ne pas protéger les agents fédéraux.Une analyse par l’AFP de vidéos de la mort d’Alex Pretti semble contredire la version officielle. Les images montrent l’infirmier dans une rue enneigée, téléphone en main, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol et reçoit du gaz lacrymogène au visage. Un agent le plaque à terre et plusieurs de ses collègues interviennent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un policier vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti, agenouillé et penché en avant avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brusquement et tirent plusieurs fois à distance. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents de l’infirmier ont accusé l’administration de répandre “des mensonges écœurants” sur leur fils, “un être au grand cœur”.

À son procès pour avoir drogué Sandrine Josso, la complainte de Joël Guerriau

S’épanchant sur la phase “horrible”, “très difficile”, “très dure”, “stressante” qu’il traversait à l’époque, l’ex-sénateur Joël Guerriau a maintenu lundi à son procès avoir drogué par inadvertance la députée Sandrine Josso lors d’un tête-à-tête à son domicile parisien en novembre 2023.L’ancien élu centriste de Loire-Atlantique, qui a démissionné en octobre dernier, est jugé lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir lourdement drogué “Sandrine”, amie de dix ans, à l’ecstasy afin de la violer. Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, le prévenu de 68 ans nie toute motivation sexuelle.D’une voix posée, doucereuse, Joël Guerriau décrit en long et en large au tribunal son épisode dépressif à la période de sa réélection en septembre 2023 au Sénat, où il siégeait depuis 2011.”J’étais très angoissé, très stressé. C’était un moment très, très difficile. C’est difficile pour moi”, explique-t-il. “C’était ma dixième campagne électorale. J’étais vraiment épuisé. Je n’en pouvais plus de faire des allers-retours sur Paris. En plus mon épouse ne voulait plus que je me représente”.Constatant son mal-être, affirme-t-il, un collègue sénateur qu’il refuse de nommer – “ça relancerait le débat sur une institution à laquelle je suis très attaché” – lui fournit alors un sachet contenant une poudre indéterminée. De la drogue? Joël Guerriau affirme ne pas s’être posé la question, soutenant qu’il pensait simplement détenir un “phytomédicament”, un “euphorisant” pouvant l'”aider”.La veille de la venue de Sandrine Josso à son pied-à-terre, en proie à une “crise d’angoisse”, “pas bien du tout” après une “journée horrible”, Joël Guerriau dit avoir versé cette poudre dans une coupe pour la prendre. Mais il aurait finalement changé d’avis et rangé la coupe dans le placard, laissant la drogue au fond du verre, oubliant même sa présence.”Ça paraît incompréhensible”, fait remarquer, dubitatif, le président Thierry Donard.- Fajitas et tours de magie -Or le lendemain, “le temps passe vite”. Joël Guerriau est occupé à répéter des tours de magie pour “divertir” son amie, à préparer les fajitas pour le dîner. “D’un seul coup ça sonne, et vous vous dites +ah, déjà+”.Il est 20H00 et la députée de la 7e circonscription de Loire-Atlantique vient de débarquer dans le petit triplex du sénateur, étonnée d’être la seule invitée pour fêter sa réélection.Joël Guerriau lui demande ce qu’elle veut boire, elle choisit du champagne. Il prépare les verres sur le comptoir de sa kitchenette et les lui sert. En bouche, Sandrine Josso trouve un goût étrange au champagne, “un mélange de sucre et de gluant”.Ils trinquent, boivent une gorgée. Selon la plainte de la députée, Joël Guerriau veut alors à nouveau trinquer, ils boivent donc une nouvelle gorgée. Puis, à nouveau, il propose encore de trinquer.Associée à l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mémoire. Cette drogue n’est toutefois utilisée que dans 2% des cas avérés de soumission chimique en 2018, a relevé un expert au cours de l’instruction.Ce n’est qu’au cours de la soirée, déclare Joël Guerriau à ses juges, qu’il se rappelle soudain avoir oublié la drogue au fond d’un des deux verres qu’il a servis.La députée note le regard “insistant” de son ami. Lui assure qu’il l’observe pour voir si elle a des symptômes dont il devrait s’inquiéter. “Je ne vois aucun signe, rien, ça me rassure”, conclut-il.Au bout d’une vingtaine de minutes, Sandrine Josso commence à se sentir mal: palpitations cardiaques, bouffées de chaleur ou de froid, nausées, tremblements…Voyant Joël Guerriau manipuler un sachet transparent et le ranger dans un tiroir de la cuisine, Sandrine Josso panique et commande un taxi vers 22H00 pour quitter, en grande détresse, l’appartement de Joël Guerriau.Une fois transportée à l’hôpital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps à l’ecstasy, avec une présence de MDMA à hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supérieure à une prise récréative de cette drogue euphorisante.”J’aurais tellement aimé que Sandrine me dise (qu’elle se sentait mal). Je n’avais aucune intention sexuelle à son égard”, assène Joël Guerriau, se disant “vraiment désolé pour Sandrine”.Le procès se poursuit en fin de journée lundi.

Marchés financiers: l’or s’envole au-delà des 5.100 dollars, les Bourses calmes

L’or poursuit sa course aux records lundi, dépassant pour la première fois de son histoire les 5.100 dollars l’once, dans un contexte d’incertitude suscitée par la présidence Trump, pendant que les Bourses patientent avant une semaine riche en événements.Le métal jaune s’est hissé lundi à un nouveau record, à 5.111,07 dollars l’once (31,1 g). Vers 16H45 GMT, il valait 5.068,30 dollars (+1,62%).La faiblesse du dollar américain alimente “une perte plus large de confiance dans les monnaies fiduciaires, qui a longtemps soutenu l’attrait de l’or”, explique Fawad Razaqzada, analyste de marché chez Forex.com. “À cela s’ajoute une incertitude persistante sur les politiques mondiales, et il n’est guère surprenant de voir les capitaux continuer à affluer vers les actifs tangibles.”La récente envolée de l’or, valeur refuge par excellence,  a été soutenue par les tensions autour du Groenland, dont le président américain Donald Trump a dit vouloir s’emparer, promettant à ses alliés européens des taxes douanières en cas d’opposition, avant finalement de lever sa menace, assurant avoir “conçu le cadre d’un futur accord”.L’argent a lui aussi touché un nouveau record lundi à plus de 114,50 dollars l’once. Vers 16H45 GMT, il grimpait de 9,13% à 112,61 dollars.”Ce mouvement souligne un changement de comportement des investisseurs”, relève Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com. “Les métaux précieux ne sont plus considérés uniquement comme des instruments de couverture stratégique, mais de plus en plus comme des réserves de valeur alternatives dans un monde marqué par les fractures politiques, les tensions budgétaires et l’incertitude monétaire”, explique-t-elle.Côté marchés boursiers, la prudence reste de mise lundi, à l’orée d’une semaine chargée, avec une réunion de la Réserve fédérale américaine.Elle se tiendra dans un contexte tendu, le président de l’institution Jerome Powell ayant révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par l’exécutif.En Europe, la Bourse de Paris a terminé en petite baisse de 0,15%, Londres est restée à l’équilibre (+0,05%), quand Francfort (+0,13%) et Milan (+0,26%) ont terminé en timide hausse.”Ce climat de prudence fait suite aux turbulences de la semaine dernière, déclenchées par les menaces douanières surprises du président américain Donald Trump liées au Groenland, visant” des pays européens, relève Patrick Munnelly, de Tickmill Group.”Bien que cette menace ait depuis été retirée, les investisseurs restent méfiants quant aux conséquences potentielles à long terme sur le commerce mondial si les droits de douane devenaient un outil de négociation récurrent”, poursuit-il.A Wall Street, les indices restaient plus optimistes, le Dow Jones s’octroyant 0,30%, le S&P 500 0,59% et le Nasdaq 0,74%, avant la publication des résultats des grands noms du secteur technologique.Microsoft, Meta et Tesla publieront leurs résultats après la clôture mercredi. Apple fera de même jeudi.Le prix du gaz s’envoleLe gaz naturel américain a atteint lundi un nouveau sommet depuis 2022, à 6,293 dollars par million de British thermal unit (BTU, une unité de mesure anglo-saxonne).”Cette hausse intervient alors qu’une tempête hivernale frappe les États-Unis, près de la moitié des États ayant déclaré l’état d’urgence”, relèvent les analystes d’ING. “Ces conditions extrêmes vont stimuler la demande de chauffage et mettre les infrastructures énergétiques sous pression.”Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, a lui touché un plus haut depuis mars 2025, à 43,38 euros le mégawattheure (MWh). Son cours était de 39,18 euros vers 16h45 GMT.Le yen bonditLe yen flambe, prenant 1,14% par rapport au billet vert à 153,93 yens pour un dollar vers 16H45 GMT.La monnaie nippone a été portée lundi par des informations relayées par l’agence de presse Bloomberg, selon lesquelles la Réserve fédérale américaine pourrait soutenir une intervention de Tokyo pour faire remonter son cours, en chute libre ces dernières semaines.Cela “a renforcé les anticipations selon lesquelles toute mesure visant à soutenir le yen pourrait être coordonnée entre le Japon et les États-Unis”, relève Kat Hudson, de Hargreaves Lansdown.

JO-2026: la neige tombe à point nommé sur les Alpes italiennes

La neige est tombée sur les Alpes italiennes juste à temps pour le coup d’envoi des Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina (6-22 février), dissipant les craintes de voir des pistes artificiellement enneigées serpenter au milieu de versants verdoyants.De Bormio, qui accueillera les épreuves de ski alpinisme, à la vallée d’Antholz, où les biathlètes tireront à la carabine, les sites ont connu d’intenses chutes de neige moins de deux semaines avant la cérémonie d’ouverture du 6 février, a rapporté lundi un expert.”La neige est arrivée”, a déclaré à l’AFP le météorologue italien Mattia Gussoni, tandis que des photos de la région montraient des sommets enneigés, des nuages bas et laiteux ainsi que des champs recouverts de neige.Les Jeux olympiques de Milan Cortina se dérouleront sur plusieurs sites situés dans les montagnes du nord de l’Italie, avec notamment le ski alpin féminin à Cortina d’Ampezzo et le ski freestyle à Livigno.Ces stations, dont la plupart sont nichées au coeur des majestueuses Dolomites, sont situées entre 1.200 et 1.800 mètres d’altitude, une hauteur qui garantit traditionnellement la présence de neige.Mais avec la diminution de moitié de la couverture neigeuse dans les Alpes italiennes au cours des 100 dernières années en raison du réchauffement climatique, les organisateurs des JO craignaient des conditions printanières.- “Chutes de neige abondantes” -“Dans les prochains jours, et surtout à partir de demain (mardi) soir, de nouvelles chutes de neige abondantes sont attendues”, a déclaré M. Gussoni.”C’est une excellente nouvelle à l’approche de l’ouverture des Jeux olympiques. Au moins, il ne manquera pas de neige début février”, a-t-il ajouté.Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne sera pas nécessaire de recourir à la neige artificielle pour les JO, produite à l’aide de canons et de lanceurs qui pulvérisent de l’eau dans l’air froid pour la transformer en fine neige.Les fédérations internationales qui régissent le ski et le biathlon exigent toutes deux que les organisateurs disposent d’équipements de production de neige, au cas où cela s’avérerait nécessaire.Et le comité d’organisation des JO-2026 a déclaré qu’il prévoyait de produire 2,4 millions de mètres cubes de neige artificielle, ce qui nécessitera 948.000 mètres cubes d’eau.Une quantité d’eau toutefois bien moindre que celle requise lors des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022, où 890.000 mètres cubes ont été utilisés pour le site de ski alpin de Yanqing à lui tout seul. Auxquels s’est ajouté 1,9 million de mètres cubes supplémentaires pour l’ensemble des autres sports de neige, selon les statistiques olympiques.M. Gussoni a toutefois estimé qu’il était encore “un peu trop tôt pour dire” s’il y aurait de nouvelles chutes de neige garantissant un décor hivernal immaculé jusqu’au terme des Jeux, le 22 février.”Il reste encore trop de semaines” au cours desquelles “les conditions météorologiques devraient également être assez changeantes”, a-t-il noté. 

Israël rapatrie le corps de Ran Gvili, son dernier otage à Gaza

Israël a annoncé lundi avoir rapatrié le corps de Ran Gvili, son dernier otage à Gaza, ce qui devrait ouvrir la voie à la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte et à l’avancée du plan de Donald Trump. “A l’issue de la procédure d’identification menée par le Centre national de médecine légale, des représentants de Tsahal ont informé la famille de l’otage Ran Gvili, (…) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé”, a indiqué l’armée dans un communiqué.Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a salué “une réussite extraordinaire pour l’Etat d’Israël”. “Nous les avons tous ramenés, jusqu’au tout dernier captif”, a-t-il déclaré devant des journalistes au Parlement.Le 7 octobre 2023, au cours de l’attaque du Hamas sur le sol israélien ayant déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 déjà mortes, avaient été enlevées pour servir d’otages par le Hamas et des groupes alliés.Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.- Limitée aux piétons -Ran Gvili, policier tombé au combat en défendant le kibboutz Aloumim, était âgé de 24 ans.Seule sa dépouille n’avait jusque là pas été rendue à Israël dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur sous pression américaine le 10 octobre entre Israël et le Hamas. Ses parents avaient exprimé leur opposition à la poursuite de la mise en oeuvre du plan de Donald Trump pour mettre fin durablement à la guerre à Gaza tant que les restes de leur fils n’étaient pas revenus.Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza. La branche armée du Hamas avait auparavant affirmé avoir donné aux médiateurs dans le conflit “tous les détails et informations en (sa) possession” sur l’emplacement du corps du captif. Le retour de sa dépouille devrait permettre une réouverture du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte, seule porte de sortie du territoire palestinien sans passer par Israël et passage crucial pour l’acheminement de l’aide humanitaire. Sa réouverture est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu’elle serait partielle. Le passage ne sera ouvert que “pour les piétons et soumis à un mécanisme complet d’inspection israélien”, a annoncé dans la nuit le bureau de M. Netanyahu. La réouverture de Rafah devait au départ intervenir dans la première phase du plan Trump, qui a permis l’entrée en vigueur de la trêve. – “Voyager est un rêve” -Washington a annoncé mi-janvier le passage à la phase deux de ce plan, malgré le maintien de la fermeture, qu’Israël justifiait par la non remise du corps de Ran Gvili.  Sur le terrain, alors que les deux parties s’accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d’habitants palestiniens. “Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie”, témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée dans l’est de la ville de Gaza pendant la guerre.”Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l’école”, ajoute-t-elle.La deuxième étape du plan Trump, endossé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies en novembre, prévoit le désarmement du Hamas, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza, le retrait progressif de l’armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

JO-2026: triple médaillé olympique en ski, Pinturault grand absent de la sélection

Plus grand palmarès du ski alpin français, Alexis Pinturault doit faire le deuil d’une ultime participation aux JO: de retour après deux hivers plombés par les blessures, le triple médaillé olympique n’a pas été sélectionné pour les Jeux de Milan Cortina qui débutent dans 11 jours.Le skieur de Courchevel aux 34 victoires en Coupe du monde, trois podiums olympiques et trois titres mondiaux, en manque de gros résultats cet hiver, n’a pas été retenu parmi les sept hommes sélectionnés en ski alpin, dont le champion olympique du slalom Clément Noël et la révélation de l’hiver Paco Rassat.En raison d’une règle complexe d’allocation des quotas olympiques entre les pays par la Fédération internationale de ski, le clan français avait déchanté il y a dix jours en comprenant qu’au lieu des 11 places escomptées pour les hommes, il n’en obtiendrait que sept (huit pour les femmes).”Ça va être assez difficile”, anticipait mi-janvier Xavier Fournier-Bidoz, entraîneur du groupe vitesse de l’équipe de France.Pour quelques skieurs (Noël et Rassat en slalom, Nils Allègre en vitesse), la sélection ne faisait aucun doute mais pour d’autres cas les sélectionneurs avaient de quoi s’arracher les cheveux.En slalom, qui de Steven Amiez ou de Victor Muffat-Jeandet, tous les deux dans le top 15 mondial? En vitesse, Maxence Muzaton a redistribué toutes les cartes samedi en arrachant à 35 ans et à la surprise générale la 3e place de la mythique descente de Kitzbühel. Et en géant, comment décider de se priver d’Alexis Pinturault, immense nom du ski français, quand bien même il n’est pas le plus performant cet hiver?Face à ce casse-tête, les sélectionneurs ont tranché. Ce sera Nils Alphand et Maxence Muzaton en vitesse, Steven Amiez en slalom et Léo Anguenot en géant. En renonçant donc à Pinturault, cadre des Bleus depuis plus de douze ans.”Alexis a accepté la décision comme le grand champion qu’il est”, a affirmé en conférence de presse David Chastan, responsable du ski alpin au sein de la Fédération française de ski. “Il a tout fait pour essayer de faire les Jeux mais c’est aussi quelqu’un qui respecte le choix de cette sélection (…). Il y des athlètes qui ont fait des meilleurs résultats que lui.”- “Je n’estime pas avoir un passe-droit” -A 34 ans, le skieur de Courchevel avait fait des JO de Milan Cortina une des ses principales sources de motivation pour ne pas arrêter sa carrière après deux graves blessures aux genoux (janvier 2024, janvier 2025).Triple médaillé olympique, la première fois en 2014, il avait décidé cette saison d’abandonner les épreuves de vitesse auxquelles il s’était consacré depuis deux ans pour se concentrer uniquement sur le géant. Mais les résultats cet hiver (trois top 15, cinq top 20 en six courses de Coupe du monde) n’auront pas été suffisants.”J’avais utilisé les mots +course contre la montre+, je n’ai pas parlé de +préparation+ dans l’objectif des Jeux olympiques. J’étais lucide sur le fait qu’il y a énormément de choses à reconstruire dans un temps très court”, affirmait-il début janvier.”Je n’estime pas avoir un passe-droit, je pense que, comme tout le monde, je dois montrer des résultats”, ajoutait alors le vainqueur du classement général de la Coupe du monde en 2021.Le skieur doit s’aligner mardi au géant de Coupe du monde à Schladming (Autriche). Il a plusieurs fois répété qu’il voulait se laisser le temps de la réflexion avant de décider de prendre sa retraite, évoquant la possibilité de continuer jusqu’aux Mondiaux-2027.Chez les femmes, la France disposait de huit quotas en ski alpin, pour à peine plus d’athlètes évoluant sur le circuit de la Coupe du monde. Cheffe de file des Bleues, Romane Miradoli a été sélectionnée avec Camille Cerutti et Laura Gauché, Marie Lamure, Marion Chevrier, Clara Direz, Caitlin McFarlane et Doriane Escané.Au total 160 athlètes français (158 + 2 remplaçants pour le bobsleigh) ont été sélectionnés pour Milan Cortina, un record pour des Jeux d’hiver. La France vise “un top 5 olympique”, avec l’ambition de faire “un peu plus de 50% de médailles par rapport aux Jeux de Pékin” en 2022 (14 médailles, dont 5 en or), avait indiqué en octobre Yann Cucherat, manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport.

Appels croissants à une enquête indépendante sur les événements de Minneapolis

Donald Trump faisait face lundi à des appels croissants, y compris de son propre camp, en faveur d’une enquête indépendante sur l’homicide d’un deuxième citoyen américain, tué par la police fédérale de l’immigration à Minneapolis.”Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision”, a déclaré le président Donald Trump dans …

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Philippines : au moins 18 morts et 10 disparus dans le naufrage d’un ferry

Le naufrage d’un ferry aux Philippines, où ce transport est très emprunté malgré un entretien des bateaux laissant à désirer, a fait au moins 18 morts lundi et 10 disparus, un rescapé mettant en cause l’équipage et les secours.Un précédent bilan faisait état de 24 disparus parmi plus de 350 personnes à bord. Mais la …

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Royaume-Uni: retard dans l’ouverture du procès pour corruption d’une ex-présidente de l’Opep

L’ouverture à Londres du procès pour corruption de Diezani Alison-Madueke, ancienne figure politique du Nigeria et première femme présidente de l’Opep, va être retardée à cause de problèmes juridiques et techniques non résolus lundi.Selon l’avocate de l’accusation et ceux de la défense, le procès ne pourra pas commencer avant mardi, au plus tôt.Les parties doivent …

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