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La défense de l’ex-président brésilien Bolsonaro réclame son acquittement

La défense de Jair Bolsonaro a réclamé mercredi devant la Cour suprême du Brésil l’acquittement de l’ex-président, qui encourt jusqu’à 43 ans de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, une affaire au coeur d’une crise avec les Etats-Unis.”L’acquittement est absolument indispensable pour que nous n’ayons pas notre version de l’affaire Dreyfus”, a déclaré l’avocat Paulo Cunha Bueno.Il faisait référence à la retentissante erreur judiciaire qui a marqué l’histoire de France, dressant un parallèle entre son client, capitaine de l’armée brésilienne à la retraite, et le capitaine juif de l’armée française qui avait été accusé à tort de haute trahison au profit de l’Allemagne.La “crédibilité” de la Cour suprême est en jeu, a affirmé l’avocat.Le verdict de ce procès historique est attendu la semaine prochaine pour l’ancien chef de l’Etat de 70 ans, au pouvoir de 2019 à 2022, et ses sept co-accusés, parmi lesquels d’anciens ministres et militaires haut gradés.Lors de la prochaine audience, prévue mardi 9 septembre, les cinq juges vont commencer à voter pour décider de condamner ou d’acquitter les accusés d’ici au vendredi 12.Le parquet accuse l’ex-président d’extrême droite d’être le chef d’une “organisation criminelle armée” ayant conspiré pour son “maintien autoritaire au pouvoir” quel que soit le résultat de l’élection de 2022, qu’il a finalement perdue face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.- “Exécution publique” -Déjà inéligible jusqu’en 2030, Jair Bolsonaro clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026. Il n’a pas assisté aux audiences cette semaine, car il est “affaibli” en raison des séquelles d’un attentat à l’arme blanche subi en pleine campagne électorale en 2018, selon ses avocats.Assigné à résidence depuis début août, il porte un bracelet électronique et se voit interdit d’utiliser les réseaux sociaux en raison de soupçons d’entrave à son procès.Des soupçons liés notamment au lobbying de son fils Eduardo, depuis les Etats-Unis. Ce dernier a mis entre parenthèses son mandat de député pour faire campagne en faveur de son père auprès des autorités américaines.Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.Eduardo Bolsonaro a qualifié, mercredi sur la plateforme X, le procès de son père d'”exécution publique” ayant pour but d'”exterminer un adversaire politique”.- “Aucune preuve” -Selon le parquet, le supposé projet putschiste, qui incluait un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula avant son installation, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.M. Bolsonaro “n’a jamais porté atteinte à l’état démocratique de droit”, a rétorqué l’avocat Paulo Cunha Bueno.Pour Celso Vilardi, autre membre de sa défense, “il n’y a aucune preuve qui relie” l’ex-président à ce projet d’assassinat. Pas plus, selon lui, qu’aux émeutes du 8 janvier 2023, quand des milliers de ses sympathisants ont pris d’assaut les lieux de pouvoir à Brasilia, une semaine après l’investiture de Lula.Dans leur plaidoirie, les avocats ont fustigé les “innombrables contradictions” des témoignages de son ancien aide de camp, Mauro Cid, qui a noué un accord de collaboration avec la justice, dans l’espoir d’une remise de peine.En cas de condamnation, la défense aura cinq jours pour présenter un recours, a expliqué à l’AFP Thiago Bottino, professeur de droit pénal à la Fondation Getulio Vargas, un pôle universitaire.Il ne pourra pas être incarcéré avant épuisement des recours.Mais ses alliés misent surtout sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.”Forts de plus en plus de soutien, nous allons oeuvrer pour une amnistie générale et sans restriction”, a déclaré mardi le sénateur Flavio Bolsonaro, un autre fils de l’ex-président.”Si cette loi est approuvée, elle sera censurée par Lula ou annulée par la Cour suprême”, a affirmé mercredi à l’AFP le député de gauche Lindbergh Farias.

Cookies publicitaires: la Cnil sanctionne Google et Shein d’amendes colossales

L’autorité française de protection de la vie privée en ligne, la Cnil, a frappé mercredi les groupes américain Google et asiatique Shein de deux amendes colossales, dont une record, pour non-respect de la législation sur les cookies.Ces traceurs, essentiels au secteur de la publicité en ligne et intégrés au modèle économique de nombreuses plateformes, font l’objet depuis plusieurs années d’un contrôle renforcé mené par l’autorité française.Les deux groupes, dont les services sont utilisés par plusieurs dizaines de millions de Français, ont écopé des deux sanctions les plus importantes jamais prononcées par la Cnil – à l’exception d’une amende de 150 millions visant Google en 2022, déjà au sujet des cookies.Google, également sanctionné pour des manquements en matière de publicité, s’est vu infliger une amende de 325 millions d’euros. Le groupe Shein devra s’acquitter d’un paiement de 150 millions d’euros. Le géant asiatique du prêt-à-porter discount a annoncé à l’AFP qu’il allait former un recours devant le Conseil d’État et la Cour de justice de l’Union européenne, jugeant l’amende “totalement disproportionnée compte tenu de la nature des griefs allégués” et de sa “conformité actuelle” à la législation, une sévérité qu’il impute à “des considérations politiques”.”Nous étudions le contenu de la décision”, a réagi de son côté un porte-parole de Google, soutenant que “les utilisateurs ont toujours eu la possibilité de contrôler les annonces qu’ils voient dans nos produits” et que des mises à jour ont été effectuées “afin de répondre aux préoccupations de la Cnil”.Les deux entreprises ont manqué à leurs obligations de recueillir le consentement libre et éclairé des internautes avant de collecter les cookies publicitaires. Car ces dispositifs, qui suivent l’activité en ligne des internautes pour effectuer du ciblage publicitaire, sont strictement encadrés par la loi.Les deux amendes annoncées mercredi s’inscrivent “dans la stratégie globale de mise en conformité initiée par la Cnil depuis plus de 5 ans en matière de traceurs, qui vise notamment les acteurs des sites et services à forte fréquentation”, a souligné la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).Dans le cas de Shein, l’autorité pointe le “caractère massif” des données concernées, avec 12 millions d’utilisateurs mensuels du site en France. La Cnil reproche à l’entreprise l’absence de consentement des utilisateurs s’agissant de certains cookies, mais également un manque d’information des internautes, ainsi qu’un mécanisme de retrait du consentement défaillant. Shein s’est néanmoins mis en conformité avec les exigences de la Cnil depuis les contrôles.- “Négligence” – Google est quant à lui visé pour la troisième fois par une sanction de la Cnil en matière de cookies. Dans l’un de ses communiqués publiés mercredi, l’autorité souligne la “négligence” du groupe, frappé en 2020 par une amende de 100 millions d’euros, puis en 2021 par une nouvelle contravention de 150 millions d’euros.Mais le montant de la nouvelle sanction décidée contre le mastodonte américain – toutefois inférieur à l’amende de 525 millions d’euros requise – est aussi justifiée par le nombre d’utilisateurs concernés, et la pluralité des manquements. L’autorité s’est ainsi penchée sur la mise en place par l’entreprise d’un “mur de traceurs” (“cookie wall”) lors de la création d’un compte Google.Cette pratique, qui conditionne l’accès des internautes à l’acceptation des cookies, n’est pas illégale dans le cas de l’entreprise, a jugé la Cnil, mais elle est soumise au consentement éclairé des utilisateurs. Une condition non remplie en raison de l’absence d’information des internautes.En parallèle, Google est aussi visé pour avoir inséré des bannières publicitaires entre les courriers de sa messagerie Gmail pour certains utilisateurs qui ont opté pour les “fonctionnalités intelligentes”. La pratique a touché 53 millions de Français, précise la Cnil. Ces publicités, qui “constituent de la prospection directe” selon une jurisprudence européenne, auraient dû faire l’objet d’un consentement préalable des utilisateurs, ce qui n’a pas été le cas.L’amende infligée a été associée à une injonction de faire cesser les manquements dans un délai de six mois. Au-delà, Google et sa filiale irlandaise devront chacune s’acquitter de pénalités de 100.000 euros par jour. Shein et Google disposent d’un délai de quatre mois pour faire appel de la décision de sanction devant la justice administrative. 

Israël dit s’attendre à la fuite d’un million d’habitants de Gaza-ville

Israël a affirmé mercredi s’attendre à ce qu’un million de Palestiniens fuient Gaza-ville, menacée d’une opération militaire d’envergure, à l’heure où des milliers d’Israéliens manifestent à Jérusalem pour la fin de la guerre et le retour des otages.Dans la bande de Gaza dévastée, assiégée et en proie à la famine selon l’ONU, la Défense civile …

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Israël dit s’attendre à la fuite d’un million d’habitants de Gaza-ville

Israël a affirmé mercredi s’attendre à ce qu’un million de Palestiniens fuient Gaza-ville, menacée d’une opération militaire d’envergure, à l’heure où des milliers d’Israéliens manifestent à Jérusalem pour la fin de la guerre et le retour des otages.Dans la bande de Gaza dévastée, assiégée et en proie à la famine selon l’ONU, la Défense civile locale a fait état de 62 morts mercredi dans l’offensive israélienne, lancée en riposte à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël.Mais après près de 23 mois de guerre, il est confronté à une très forte pression, en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre et retenus à Gaza.L’armée israélienne, qui contrôle aujourd’hui environ 75% de la bande de Gaza, dit préparer une offensive pour s’emparer de Gaza-ville, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.Selon un haut responsable militaire israélien, “un million” de personnes pourraient quitter Gaza-ville dans le nord en direction du sud du territoire.”Nous souhaitons identifier une zone humanitaire” pour ces déplacés, qui serait comprise dans un périmètre allant des camps du centre jusqu’à al-Mawassi (sud) et incluant l’est du territoire, a-t-il ajouté.”Nous intensifions nos opérations sur le front principal”, a lancé le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lors d’une visite mercredi auprès des soldats déployés à un poste d’observation donnant sur Gaza-ville, selon un communiqué.- “Milices fascistes” -Brandissant des pancartes sur lesquelles est écrit, “Arrêter la guerre” et “Ne les sacrifiez pas”, les manifestants sont descendus de nouveau dans la rue en soirée à Jérusalem à l’appel des familles d’otages.Celles-ci et des militants ont appelé à un mouvement de protestation de trois jours à Jérusalem à l’approche du 700e jour du début de la guerre, vendredi.”Cela fait 700 jours que j’attends que vous fassiez sortir mon enfant de l’enfer. Je pourrais revoir Matan dès demain, par une seule décision de votre part”, a lancé Anat Angrest, mère de Matan, un soldat retenu en otage, à l’occasion d’un autre rassemblement plus tôt à Jérusalem. Nira Sharabi, dont le mari Yossi est mort en captivité, a estimé que “la pression militaire met en danger la vie des otages, qui endurent les conditions physiques et psychologiques les plus horribles. Elle compromet également la possibilité de ramener les (otages) morts”.Dans un quartier résidentiel proche de la résidence de M. Netanyahu, des manifestants ont incendié une poubelle dans la matinée et le feu s’est propagé, détruisant la voiture d’un réserviste. Le ministre de la Justice Yariv Levin a condamné un “acte de terreur”.”Dans une démocratie, manifester est quelque chose de légitime. Mais ce qui se passe dans ces manifestations (…) contre le gouvernement a dépassé toutes les limites”, a affirmé M. Netanyahu dans une vidéo, diffusée par son bureau.”Ils menacent quotidiennement de me tuer, moi, le Premier ministre, ainsi que ma famille. Ils mettent aussi le feu (…) exactement comme des milices fascistes”, a-t-il ajouté.”Honte à toi”, lui a rétorqué au micro lors de la manifestation, Ofir Braslavski, dont le fils Rom, otage à Gaza, a été vu amaigri et faible dans une vidéo de propagande diffusée début août par le Jihad islamique, un allié du Hamas.- 62 morts à Gaza selon les secours -Dans le territoire palestinien, la Défense civile a fait état de 62 Palestiniens tués dans les bombardements israéliens.Des images de l’AFP ont montré des Palestiniens pleurant la mort de proches au milieu des décombres à Gaza-ville.”Nous avons trouvé les corps de ma fille, de son mari et de leurs filles déchiquetés”, a dit Oum Abd Abou al-Jubain, son petit-fils dans ses bras.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza, dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La campagne de représailles israélienne a fait au moins 63.746 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

Israël dit s’attendre à la fuite d’un million d’habitants de Gaza-ville

Israël a affirmé mercredi s’attendre à ce qu’un million de Palestiniens fuient Gaza-ville, menacée d’une opération militaire d’envergure, à l’heure où des milliers d’Israéliens manifestent à Jérusalem pour la fin de la guerre et le retour des otages.Dans la bande de Gaza dévastée, assiégée et en proie à la famine selon l’ONU, la Défense civile locale a fait état de 62 morts mercredi dans l’offensive israélienne, lancée en riposte à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël.Mais après près de 23 mois de guerre, il est confronté à une très forte pression, en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre et retenus à Gaza.L’armée israélienne, qui contrôle aujourd’hui environ 75% de la bande de Gaza, dit préparer une offensive pour s’emparer de Gaza-ville, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.Selon un haut responsable militaire israélien, “un million” de personnes pourraient quitter Gaza-ville dans le nord en direction du sud du territoire.”Nous souhaitons identifier une zone humanitaire” pour ces déplacés, qui serait comprise dans un périmètre allant des camps du centre jusqu’à al-Mawassi (sud) et incluant l’est du territoire, a-t-il ajouté.”Nous intensifions nos opérations sur le front principal”, a lancé le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lors d’une visite mercredi auprès des soldats déployés à un poste d’observation donnant sur Gaza-ville, selon un communiqué.- “Milices fascistes” -Brandissant des pancartes sur lesquelles est écrit, “Arrêter la guerre” et “Ne les sacrifiez pas”, les manifestants sont descendus de nouveau dans la rue en soirée à Jérusalem à l’appel des familles d’otages.Celles-ci et des militants ont appelé à un mouvement de protestation de trois jours à Jérusalem à l’approche du 700e jour du début de la guerre, vendredi.”Cela fait 700 jours que j’attends que vous fassiez sortir mon enfant de l’enfer. Je pourrais revoir Matan dès demain, par une seule décision de votre part”, a lancé Anat Angrest, mère de Matan, un soldat retenu en otage, à l’occasion d’un autre rassemblement plus tôt à Jérusalem. Nira Sharabi, dont le mari Yossi est mort en captivité, a estimé que “la pression militaire met en danger la vie des otages, qui endurent les conditions physiques et psychologiques les plus horribles. Elle compromet également la possibilité de ramener les (otages) morts”.Dans un quartier résidentiel proche de la résidence de M. Netanyahu, des manifestants ont incendié une poubelle dans la matinée et le feu s’est propagé, détruisant la voiture d’un réserviste. Le ministre de la Justice Yariv Levin a condamné un “acte de terreur”.”Dans une démocratie, manifester est quelque chose de légitime. Mais ce qui se passe dans ces manifestations (…) contre le gouvernement a dépassé toutes les limites”, a affirmé M. Netanyahu dans une vidéo, diffusée par son bureau.”Ils menacent quotidiennement de me tuer, moi, le Premier ministre, ainsi que ma famille. Ils mettent aussi le feu (…) exactement comme des milices fascistes”, a-t-il ajouté.”Honte à toi”, lui a rétorqué au micro lors de la manifestation, Ofir Braslavski, dont le fils Rom, otage à Gaza, a été vu amaigri et faible dans une vidéo de propagande diffusée début août par le Jihad islamique, un allié du Hamas.- 62 morts à Gaza selon les secours -Dans le territoire palestinien, la Défense civile a fait état de 62 Palestiniens tués dans les bombardements israéliens.Des images de l’AFP ont montré des Palestiniens pleurant la mort de proches au milieu des décombres à Gaza-ville.”Nous avons trouvé les corps de ma fille, de son mari et de leurs filles déchiquetés”, a dit Oum Abd Abou al-Jubain, son petit-fils dans ses bras.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza, dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La campagne de représailles israélienne a fait au moins 63.746 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

Plusieurs morts et des blessés graves dans l’accident d’un funiculaire à Lisbonne

Un accident impliquant un funiculaire d’un des quartiers les plus touristiques de Lisbonne a fait plusieurs morts et des blessés graves, a déploré le président portugais dans un communiqué publié mercredi soir.Marcelo Rebelo de Sousa a déploré “profondément” l’accident qui a fait des “victimes mortelles” et des “blessés graves”, sans indiquer précisément le nombre de victimes.D’après des médias locaux, citant les services d’urgence, le wagon du célèbre funiculaire de la Gloria, qui relie la place du Rossio aux quartiers du Bairro Alto et du Principe Real, a déraillé, provoquant au moins trois morts.Les images diffusées en boucle sur les télévisions locales montraient l’important dispositif monté par les pompiers, la police et le service d’urgences médicales au milieu de la rue très inclinée où se trouvait le véhicule, tombé sur le flanc et très endommagé.Cet ascenseur, d’une capacité d’une quarantaine de passagers, est un moyen de transport très apprécié des nombreux touristes qui visitent la capitale portugaise.L’accident s’est produit à 18H05 (heure locale) près de l’avenue de la Liberté et les pompiers s’affairaient encore au sauvetage des personnes.Des sources de la Protection Civile ont indiqué au journal Público qu’une vingtaine de personnes avaient été blessées, dont cinq dans un état critique, mais aucun bilan officiel n’a été diffusé à ce stade.Selon les témoignages recueillis par les médias locaux, le funiculaire aurait été détruit après avoir percuté un bâtiment.Un témoin de l’accident a déclaré à la chaîne SIC qu’elle avait vu le transport descendre “à toute vitesse” sur la pente abrupte où il circule quotidiennement avant de heurter un immeuble.”Il a percuté un bâtiment avec une force brutale et s’est effondré comme une boîte en carton, il n’avait aucun frein”, a raconté cette femme.Le maire de Lisbonne devait s’exprimer devant les médias dans la soirée.

Plusieurs morts et des blessés graves dans l’accident d’un funiculaire à Lisbonne

Un accident impliquant un funiculaire d’un des quartiers les plus touristiques de Lisbonne a fait plusieurs morts et des blessés graves, a déploré le président portugais dans un communiqué publié mercredi soir.Marcelo Rebelo de Sousa a déploré “profondément” l’accident qui a fait des “victimes mortelles” et des “blessés graves”, sans indiquer précisément le nombre de victimes.D’après des médias locaux, citant les services d’urgence, le wagon du célèbre funiculaire de la Gloria, qui relie la place du Rossio aux quartiers du Bairro Alto et du Principe Real, a déraillé, provoquant au moins trois morts.Les images diffusées en boucle sur les télévisions locales montraient l’important dispositif monté par les pompiers, la police et le service d’urgences médicales au milieu de la rue très inclinée où se trouvait le véhicule, tombé sur le flanc et très endommagé.Cet ascenseur, d’une capacité d’une quarantaine de passagers, est un moyen de transport très apprécié des nombreux touristes qui visitent la capitale portugaise.L’accident s’est produit à 18H05 (heure locale) près de l’avenue de la Liberté et les pompiers s’affairaient encore au sauvetage des personnes.Des sources de la Protection Civile ont indiqué au journal Público qu’une vingtaine de personnes avaient été blessées, dont cinq dans un état critique, mais aucun bilan officiel n’a été diffusé à ce stade.Selon les témoignages recueillis par les médias locaux, le funiculaire aurait été détruit après avoir percuté un bâtiment.Un témoin de l’accident a déclaré à la chaîne SIC qu’elle avait vu le transport descendre “à toute vitesse” sur la pente abrupte où il circule quotidiennement avant de heurter un immeuble.”Il a percuté un bâtiment avec une force brutale et s’est effondré comme une boîte en carton, il n’avait aucun frein”, a raconté cette femme.Le maire de Lisbonne devait s’exprimer devant les médias dans la soirée.

A Venise, un film choc pour “donner une voix” aux victimes de Gaza

Avec “The Voice of Hind Rajab”, film ovationné mercredi à Venise sur une fillette palestinienne tuée à Gaza en janvier 2024 par l’armée israélienne, la Mostra tient son film-événement.La projection officielle a été suivie d’une ovation de 23 minutes, des spectateurs ont brandi des drapeaux palestiniens et des slogans ont retenti dans la salle du palais des festivals, a constaté un journaliste de l’AFP.L’équipe du film composée d’acteurs palestiniens a terminé en larmes. Deux heures plus tôt, vêtus de noir et brandissant une photo d’Hind Rajab, les acteurs et la réalisatrice avaient foulé le tapis rouge, accompagnés du couple hollywoodien formé par Rooney Mara et Joaquin Phoenix, producteurs exécutifs.”Ils sont là pour soutenir le film. Je suis très heureuse, je n’aurais jamais pensé que cela serait possible”, a affirmé la réalisatrice à la presse.Au coeur de son film: les enregistrements de l’appel aux secours d’Hind Rajab qui ont été enregistrés et ont suscité une vive émotion internationale.”Lorsque j’ai entendu pour la première fois la voix d’Hind Rajab, il y avait quelque chose de plus que sa voix. C’était la voix de Gaza qui appelait à l’aide et personne ne pouvait entrer”, a affirmé Kaouther Ben Hania.En lice pour le Lion d’or, le film confirme la dimension politique de la 82e Mostra, marquée par une manifestation de plusieurs milliers de personnes samedi pour exhorter le festival à prendre clairement position contre les actions d’Israël dans la bande de Gaza, dévastée par la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.- “Fort impact” -“Nous voyons que, partout dans le monde, les médias présentent les morts à Gaza comme des dommages collatéraux. Je trouve cela si déshumanisant et c’est pourquoi le cinéma, l’art et toutes les formes d’expression sont si importants pour donner une voix et un visage à ces personnes”, a ajouté Mme Ben Hania.Le directeur de la Mostra, Alberto Barbera, avait prévenu en juillet que le film aurait “un fort impact sur le public”.Agée de 5 ans, Hind Rajab a été retrouvée morte à l’intérieur d’une voiture criblée de balles dans la ville de Gaza, plusieurs jours après avoir passé des heures au téléphone, le 29 janvier 2024, avec le Croissant-Rouge palestinien, alors que le véhicule dans lequel elle voyageait avec des membres de sa famille avait été visé par des soldats israéliens.La réalisatrice a raconté sur Instagram qu’elle avait entendu presque par hasard les extraits des appels à l’aide d’Hind Rajab et contacté le Croissant-Rouge.”J’ai longuement parlé avec la mère de Hind, avec les personnes qui étaient [avec elle] à l’autre bout du fil, ceux qui ont essayé de l’aider. J’ai écouté, j’ai pleuré, j’ai écrit”, a ajouté la Franco-Tunisienne de 48 ans, qui a obtenu le consentement de la famille.- En route pour les Oscars ? -Le film de 1H30 se déroule dans le centre d’appel du Croissant-Rouge, sous tension entre volonté de secourir la fillette et nécessité de respecter les protocoles d’urgence et ne pas mettre en danger les sauveteurs. “Des larmes ont été versées chaque jour” du tournage, a relaté l’acteur Amer Hlehel tandis que Motaz Malhees a confié que tourner ce film l’avait ramené à son enfance à Jénine (nord de la Cisjordanie).Outre le couple Phoenix/Mara, “The Voice of Hind Rajab” bénéficie du soutien de Brad Pitt et des réalisateurs Alfonso Cuaron et Jonathan Glazer (“La Zone d’intérêt”), eux aussi producteurs exécutifs. Jointe par téléphone à Gaza-ville, la mère d’Hind Rajab, Wissam Hamada, espère de son côté que “ce film contribuera à arrêter cette guerre destructrice et à sauver les autres enfants de Gaza”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne, qui n’a jamais annoncé d’enquête formelle, a indiqué que les circonstances de la mort de la fillette étaient encore “en train d’être examinées”.”L’incident est à un stade d’examen avancé du Mécanisme d’évaluation et de détermination des faits de l’état-major général, un organisme professionnel et indépendant chargé d’examiner les incidents exceptionnels survenus pendant la guerre”, a précisé l’armée.Après Venise, le film ira aux festivals de Toronto, Londres, Saint-Sébastien et Busan. Il a aussi été choisi par la Tunisie pour la représenter aux Oscars.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent retenues à Gaza dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 63.633 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, ne précise pas le nombre de combattants tués.

Des victimes d’Epstein vont assembler leur “propre liste de noms” liés à l’affaire

Des victimes du délinquant sexuel Jeffrey Epstein ont déclaré mercredi devant le Capitole de Washington qu’elles compileraient confidentiellement leur “propre liste de noms” de personnes liées à son réseau d’exploitation sexuelle, exhortant Donald Trump et le Congrès à agir pour plus de transparence.L’affaire Epstein, du nom du financier new-yorkais mort en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels, enflamme de nouveau les Etats-Unis depuis que le gouvernement de Donald Trump a annoncé début juillet n’avoir découvert aucun élément nouveau qui justifierait la publication de documents supplémentaires ou le lancement d’une nouvelle enquête dans ce dossier.La mort, par suicide selon les autorités, de Jeffrey Epstein a alimenté d’innombrables théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher d’impliquer des personnalités de premier plan.Après avoir promis à ses partisans pendant sa campagne présidentielle des révélations fracassantes sur cette affaire, Donald Trump tente aujourd’hui d’éteindre la polémique, qu’il a de nouveau qualifiée mercredi de “canular” monté par l’opposition démocrate.”Ils essaient de faire en sorte que les gens parlent de quelque chose qui est totalement négligeable au regard du succès que nous avons eu dans ce pays depuis que je suis président”, a déclaré le républicain dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, où il recevait le président polonais Karol Nawrocki.- “Vérité” -Ses commentaires sont intervenus au même moment qu’une conférence de presse organisée à l’extérieur du Capitole de Washington en présence de près d’une dizaine de victimes de Jeffrey Epstein, de proches de victimes, et d’avocats les représentant.Plusieurs ont témoigné à tour de rôle sur leur histoire, appelant les autorités américaines à faire la lumière sur le réseau d’exploitation sexuelle du financier.”Il n’y a pas de canular. Les agressions étaient réelles”, a déclaré Haley Robson, qui avait été recrutée pour prodiguer des massages à Jeffrey Epstein quand elle avait 16 ans, et qui dit avoir été agressée sexuellement au début des années 2000 dans sa résidence de Floride.”Le gouvernement connaît la vérité”, a-t-elle affirmé lors de la conférence de presse.”Nous savons qui était impliqué (…) et nous sommes là 20 ans plus tard à attendre que vous vous bougiez et que vous fassiez quelque chose”, a-t-elle ajouté, apportant son soutien à l’initiative de Lisa Phillips, une autre victime présente à la conférence de presse.Celle-ci a déclaré vouloir lancer une opération pour contacter les victimes de Jeffrey Epstein et assembler de manière confidentielle une liste des personnes liées à son réseau d’exploitation sexuelle.Mais la publication des noms devra revenir au gouvernement, a-t-elle précisé, car les victimes ont pour beaucoup peur de représailles.- Pétition -Une seconde conférence de presse a été tenue peu après, organisée par deux députés, le républicain Thomas Massie et le démocrate Ro Khanna, en présence également de victimes de Jeffrey Epstein.Les deux élus, opposés sur de nombreux sujets, ont lancé conjointement une procédure au Congrès pour forcer l’administration Trump à publier quasiment l’ensemble des documents en sa possession sur l’affaire Epstein.Mais le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, s’oppose à leur initiative, et ils ont donc besoin des signatures de 218 députés pour forcer un vote sur la question.Si l’ensemble des 212 élus démocrates ont signé cette pétition, seules trois élues républicaines, outre Thomas Massie, ont fait de même, en raison de l’opposition de Mike Johnson à cette initiative.Thomas Massie, réputé être l’un des seuls élus républicains à oser s’opposer à Donald Trump, a exhorté mercredi ses collègues “à trouver leur courage”.La veille, une commission de la Chambre des représentants avait publié plus de 33.000 pages de documents liés à l’affaire Epstein dans une volonté de “transparence complète”, selon le chef de cette commission, James Comer.Mais Thomas Massie a dénoncé mercredi le fait que de nombreuses pages aient été “caviardées”, tandis que, selon lui, 97% du contenu était déjà public.

Des victimes d’Epstein vont assembler leur “propre liste de noms” liés à l’affaire

Des victimes du délinquant sexuel Jeffrey Epstein ont déclaré mercredi devant le Capitole de Washington qu’elles compileraient confidentiellement leur “propre liste de noms” de personnes liées à son réseau d’exploitation sexuelle, exhortant Donald Trump et le Congrès à agir pour plus de transparence.L’affaire Epstein, du nom du financier new-yorkais mort en prison en 2019 avant …

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