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Plus de 2.200 morts dans le pire séisme de l’histoire récente en Afghanistan

Quatre jours après que la terre a tremblé dans l’est de l’Afghanistan, des centaines de corps ont encore été sortis jeudi des décombres, portant à plus de 2.200 morts le bilan du séisme, devenu le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Les rescapés des villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, passent une nouvelle nuit dehors, sous des abris de fortune ou sans abri du tout.Eboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès aux zones les plus reculées, parfois déjà non desservies par des routes avant le séisme de magnitude 6, survenu dimanche vers minuit.Dans ces provinces orientales, à la lisière du Pakistan, la terre continue de bouger: une réplique de magnitude 5,6 et d’une profondeur d’à peine 10 km, avec pour épicentre la même région de Jalalabad, a été ressentie à des centaines de kilomètres à la ronde, jusqu’à Kaboul et Islamabad, ont constaté des journalistes de l’AFP.Il s’agit de la septième forte réplique depuis dimanche soir, qui fait replonger les sinistrés dans la peur.”Une vague continue de répliques dans l’est de l’Afghanistan terrifient des enfants qui ont perdu leur famille et leur maison”, a alerté l’ONG Save the children.- “En urgence” -Ces dernières 24 heures, les autorités talibanes ont recensé plus de 700 nouveaux décès.Ce bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.Le séisme a détruit environ 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara, à Kounar.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Plusieurs ONG ont indiqué à l’AFP avoir des tentes prêtes à être distribuées mais attendre de sécuriser un accès vers les zones sinistrées.Dans ces régions verdoyantes et agricoles, les habitants craignent la pluie et continuent de chercher leurs proches dans les gravats, comme à Shelt, dans la province de Kounar, rapporte un habitant, Khan Zaman Hanafi.Ici, dit-il à l’AFP, “on n’a pas seulement perdu sa maison, mais aussi le bétail et les fermes”.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7.- Afghans expulsés du Pakistan -A la tête d’un des pays les plus pauvres au monde, les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, ont mobilisé des hélicoptères militaires pour évacuer des blessés et acheminer des vivres, mais assurent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Mais l’ONU et les ONG ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale, alors que le pays est confronté à une grave sécheresse et au retour de millions d’Afghans, chassés ou expulsés de pays voisins.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.La Chine a annoncé jeudi débloquer six millions d’euros.Malgré le drame, le Pakistan a poussé au départ depuis lundi des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions, ce à quoi Islamabad n’a pas réagi dans l’immédiat.

Plus de 2.200 morts dans le pire séisme de l’histoire récente en Afghanistan

Quatre jours après que la terre a tremblé dans l’est de l’Afghanistan, des centaines de corps ont encore été sortis jeudi des décombres, portant à plus de 2.200 morts le bilan du séisme, devenu le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Les rescapés des villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, passent une nouvelle nuit dehors, sous des abris de fortune ou sans abri du tout.Eboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès aux zones les plus reculées, parfois déjà non desservies par des routes avant le séisme de magnitude 6, survenu dimanche vers minuit.Dans ces provinces orientales, à la lisière du Pakistan, la terre continue de bouger: une réplique de magnitude 5,6 et d’une profondeur d’à peine 10 km, avec pour épicentre la même région de Jalalabad, a été ressentie à des centaines de kilomètres à la ronde, jusqu’à Kaboul et Islamabad, ont constaté des journalistes de l’AFP.Il s’agit de la septième forte réplique depuis dimanche soir, qui fait replonger les sinistrés dans la peur.”Une vague continue de répliques dans l’est de l’Afghanistan terrifient des enfants qui ont perdu leur famille et leur maison”, a alerté l’ONG Save the children.- “En urgence” -Ces dernières 24 heures, les autorités talibanes ont recensé plus de 700 nouveaux décès.Ce bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.Le séisme a détruit environ 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara, à Kounar.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Plusieurs ONG ont indiqué à l’AFP avoir des tentes prêtes à être distribuées mais attendre de sécuriser un accès vers les zones sinistrées.Dans ces régions verdoyantes et agricoles, les habitants craignent la pluie et continuent de chercher leurs proches dans les gravats, comme à Shelt, dans la province de Kounar, rapporte un habitant, Khan Zaman Hanafi.Ici, dit-il à l’AFP, “on n’a pas seulement perdu sa maison, mais aussi le bétail et les fermes”.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7.- Afghans expulsés du Pakistan -A la tête d’un des pays les plus pauvres au monde, les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, ont mobilisé des hélicoptères militaires pour évacuer des blessés et acheminer des vivres, mais assurent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Mais l’ONU et les ONG ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale, alors que le pays est confronté à une grave sécheresse et au retour de millions d’Afghans, chassés ou expulsés de pays voisins.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.La Chine a annoncé jeudi débloquer six millions d’euros.Malgré le drame, le Pakistan a poussé au départ depuis lundi des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions, ce à quoi Islamabad n’a pas réagi dans l’immédiat.

Euro de basket: la France écrase l’Islande en attendant les 8es

Une dernière large victoire pour la route: avant de faire leurs valises pour Riga et les 8es de finale, les Bleus ont infligé une leçon à l’Islande (114-74) jeudi à Katowice pour la dernière journée de phase de groupes de l’Euro de basket.Dans quelques heures, les vice-champions olympiques quitteront la Pologne pour rejoindre la Lettonie où ils entameront les matches couperets de la compétition, et connaîtront alors leur adversaire pour les huitièmes de finale.Il faudra encore un peu patienter, tant les positions étaient instables au moment d’aborder cette dernière journée pour les groupes C (Grèce, Italie, Espagne, Géorgie, Bosnie) et D, qui se croiseront lors de la suite de la compétition.Après la victoire de la Slovénie sur Israël dans l’après-midi (106-96), les Bleus sont désormais certains qu’ils termineront premiers de leur groupe, avec quatre succès en cinq rencontres et défieront soit la Grèce (opposée à l’Espagne dans la soirée) soit la Géorgie.Si la plupart d’entre eux avaient déclaré ne pas faire de grands calculs au moment d’imaginer les multiples scénarios envisageables ce jeudi, les Bleus n’en ont pas fait non plus sur le terrain.Ainsi, le suspense a été éteint dès un premier quart-temps efficace (36-9), lancé par l’apport du pivot Mam Jaiteh (13 points, 6 rebonds).”Dès le début il fallait donner le bon ton, avoir la bonne intensité, a insisté Jaiteh, on était concentrés sur l’idée de +tuer+ le match car même dans ceux qu’on avait gagnés on avait eu du mal à maintenir ces écarts. On a réussi à conserver de la rigueur”.- Huit joueurs à 10 points ou plus -Sans forcer leur talent, les hommes de Frédéric Fauthoux y ont tous mis du leur, à l’image des bonnes rentrées d’Elie Okobo, Jaylen Hoard et Zaccharie Risacher, qui a encore battu son record de points en Bleu (15 points) quelques jours après Israël.Cerise sur le gâteau, les Français ont retrouvé pour l’occasion une adresse à trois points qui avait jusqu’ici laissé à désirer : 8/13 à la pause (12/31 au total) avec déjà 66-34 à la pause.”J’espère que cela rassure les joueurs, même si quatre, cinq tirs ne me plaisent pas car ils ne sont pas en rythme , pour le reste ce sont de bons tirs”, a apprécié Frédéric Fauthoux, “si ça peut servir de déclic pour continuer sur cette lancée, ce serait top”.Seul Nadir Hifi n’avait d’ailleurs pas marqué à la mi-temps. Alors le Parisien a été lancé d’entrée en seconde période pour également prendre part au festival, en marquant mais aussi en livrant une délicieuse passe pour Bilal Coulibaly au moment d’atteindre la barre des 90 points en fin de troisième quart-temps (90-46).”C’est à moi d’aller chercher de l’efficacité avec peu de minutes, ça fait du bien à tout le monde un match comme celui là”, a répondu le joueur de 23 ans.Coulibaly qui s’est encore occupé d’inscrire le panier de la barre des 100 points dans une fin de match tranquille ou huit joueurs ont marqué au minimum 10 points. Le tout devant son capitaine Guerschon Yabusele, qui a pu bénéficier d’un temps de jeu moindre jeudi (21 minutes). Pour rappel, qu’importe son adversaire en huitièmes, la France devra faire sans Alexandre Sarr blessé, et avec seulement trois intérieurs de métiers pour la suite.

Seize morts et beaucoup de questions après le spectaculaire déraillement d’un funiculaire à Lisbonne

Les enquêteurs cherchent à déterminer jeudi les causes précises du spectaculaire déraillement d’un funiculaire de Lisbonne emprunté par de nombreux touristes, qui a endeuillé la ville, faisant 16 morts, dont au moins cinq Portugais, deux Coréens et un Suisse.- Que s’est-il passé? – “Je peux garantir que la sécurité est une priorité absolue de la Carris depuis 152 ans et que nous serons intraitables dans la recherche des causes et des responsabilités de cet accident”, a promis lors d’une conférence de presse Pedro de Brito Boga, le patron de Carris, gestionnaire des transports de la capitale portugaise.Quelques heures avant lui, le Premier ministre Luis Montenegro avait lui aussi promis lors d’une allocution télévisée que les autorités allaient “établir toutes les responsabilités” dans le drame survenu peu après 18H00 locale mercredi (17H00 GMT).D’après le témoignage d’une femme relayé par les médias locaux, l’un des deux wagons jaunes du célèbre ascenseur de la Gloria, qui montent et descendent ce dénivelé de 48 mètres alternativement, en système de contrepoids, est arrivé brutalement au bout de son parcours de 265 mètres, dépassant légèrement sa station d’arrêt habituelle au pied de la chaussée.Cette femme et d’autres personnes ont alors aperçu l’autre véhicule dévaler la rue pentue à toute allure, avant de dérailler au niveau d’un léger virage et de se fracasser contre un immeuble.- Qui sont les victimes? – Jeudi en début d’après-midi, le bilan a été établi à 16 morts et cinq blessés graves selon le Premier ministre, qui a évoqué “une des plus grandes tragédies humaines de notre histoire récente” et qui avait décrété une journée de deuil national dans la foulée du drame.Le service municipal de protection civile avait précédemment évoqué par erreur un bilan de 17 morts.Parmi les personnes mortes dans l’accident se trouvent cinq Portugais, deux Coréens et un Suisse, a précisé le parquet en fin de journée jeudi, précisant travailler à l’identification des autres victimes et sans préciser si les victimes asiatiques étaient originaires de Corée du Nord ou Corée du Sud.Les secours avaient aussi évoqué une vingtaine de blessés, dont un enfant de trois ans et au moins 11 étrangers: deux Allemands, deux Espagnols, une Française, un Italien, un Suisse, un Canadien, un Sud-coréen, un Marocain et un Cap-verdien.Le nombre total de ces victimes, décédées ou blessées, correspond presque exactement à la capacité maximale du funiculaire, qui peut transporter une quarantaine de personnes.- Quel était l’état du funiculaire? – Plusieurs médias ont rapidement évoqué l’éventuelle rupture d’un câble de sécurité, une hypothèse que le patron de Carris n’a pas confirmée en fin d’après-midi jeudi, laissant le soin à l’enquête en cours de le déterminer.Par souci de prévention, la mairie a suspendu le fonctionnement des trois autres funiculaires de la ville, “pour vérification de leurs conditions de fonctionnement et de leur sécurité”, a précisé Margarida Castro, responsable de la protection civile municipale de la capitale portugaise.La question de l’entretien du funiculaire, confié à un sous-traitant par Carris, est aussi sur toutes les lèvres.”La maintenance de cet équipement (…) est externalisée depuis au moins 2007. Actuellement, elle est effectuée dans le cadre d’un contrat conclu le 20 août, entré en vigueur le 31 août”, a précisé M. de Brito Bogas jeudi.”Les inspections périodiques se sont déroulées sans aucune faille (…) Le plan de maintenance de cet équipement a été scrupuleusement respecté”, a aussi insisté le patron du gestionnaire des transports lisboètes. – Lisbonne sous le choc- Après cet “accident sans précédent”, “la ville a besoin de réponses”, a déclaré jeudi le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, soulignant que les hypothèses avancées jusqu’ici pour expliquer le drame n’étaient que “simple spéculation”.Dans les rues de Lisbonne, l’accident a choqué touristes et habitants.”Je n’arrive même pas à croire qu’une chose pareille ait pu arriver, et pourtant c’est vrai… C’est un désastre, une catastrophe”,  témoigne Eduardo Carrilho, qui tient un kiosque à journaux à quelques centaines de mètres.Jeudi, la rue du funiculaire était toujours fermée à ses deux extrémités, où ont été déposés quelques bouquets de fleurs en hommage aux victimes.Autour de la carcasse disloquée du véhicule, des enquêteurs équipés de gants bleus et de gilets fluorescents ont recueilli des indices puis, en fin de journée, les travaux de déblayage ont commencé et une grue a été positionnée au pied de la chaussée.

Seize morts et beaucoup de questions après le spectaculaire déraillement d’un funiculaire à Lisbonne

Les enquêteurs cherchent à déterminer jeudi les causes précises du spectaculaire déraillement d’un funiculaire de Lisbonne emprunté par de nombreux touristes, qui a endeuillé la ville, faisant 16 morts, dont au moins cinq Portugais, deux Coréens et un Suisse.- Que s’est-il passé? – “Je peux garantir que la sécurité est une priorité absolue de la Carris depuis 152 ans et que nous serons intraitables dans la recherche des causes et des responsabilités de cet accident”, a promis lors d’une conférence de presse Pedro de Brito Boga, le patron de Carris, gestionnaire des transports de la capitale portugaise.Quelques heures avant lui, le Premier ministre Luis Montenegro avait lui aussi promis lors d’une allocution télévisée que les autorités allaient “établir toutes les responsabilités” dans le drame survenu peu après 18H00 locale mercredi (17H00 GMT).D’après le témoignage d’une femme relayé par les médias locaux, l’un des deux wagons jaunes du célèbre ascenseur de la Gloria, qui montent et descendent ce dénivelé de 48 mètres alternativement, en système de contrepoids, est arrivé brutalement au bout de son parcours de 265 mètres, dépassant légèrement sa station d’arrêt habituelle au pied de la chaussée.Cette femme et d’autres personnes ont alors aperçu l’autre véhicule dévaler la rue pentue à toute allure, avant de dérailler au niveau d’un léger virage et de se fracasser contre un immeuble.- Qui sont les victimes? – Jeudi en début d’après-midi, le bilan a été établi à 16 morts et cinq blessés graves selon le Premier ministre, qui a évoqué “une des plus grandes tragédies humaines de notre histoire récente” et qui avait décrété une journée de deuil national dans la foulée du drame.Le service municipal de protection civile avait précédemment évoqué par erreur un bilan de 17 morts.Parmi les personnes mortes dans l’accident se trouvent cinq Portugais, deux Coréens et un Suisse, a précisé le parquet en fin de journée jeudi, précisant travailler à l’identification des autres victimes et sans préciser si les victimes asiatiques étaient originaires de Corée du Nord ou Corée du Sud.Les secours avaient aussi évoqué une vingtaine de blessés, dont un enfant de trois ans et au moins 11 étrangers: deux Allemands, deux Espagnols, une Française, un Italien, un Suisse, un Canadien, un Sud-coréen, un Marocain et un Cap-verdien.Le nombre total de ces victimes, décédées ou blessées, correspond presque exactement à la capacité maximale du funiculaire, qui peut transporter une quarantaine de personnes.- Quel était l’état du funiculaire? – Plusieurs médias ont rapidement évoqué l’éventuelle rupture d’un câble de sécurité, une hypothèse que le patron de Carris n’a pas confirmée en fin d’après-midi jeudi, laissant le soin à l’enquête en cours de le déterminer.Par souci de prévention, la mairie a suspendu le fonctionnement des trois autres funiculaires de la ville, “pour vérification de leurs conditions de fonctionnement et de leur sécurité”, a précisé Margarida Castro, responsable de la protection civile municipale de la capitale portugaise.La question de l’entretien du funiculaire, confié à un sous-traitant par Carris, est aussi sur toutes les lèvres.”La maintenance de cet équipement (…) est externalisée depuis au moins 2007. Actuellement, elle est effectuée dans le cadre d’un contrat conclu le 20 août, entré en vigueur le 31 août”, a précisé M. de Brito Bogas jeudi.”Les inspections périodiques se sont déroulées sans aucune faille (…) Le plan de maintenance de cet équipement a été scrupuleusement respecté”, a aussi insisté le patron du gestionnaire des transports lisboètes. – Lisbonne sous le choc- Après cet “accident sans précédent”, “la ville a besoin de réponses”, a déclaré jeudi le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, soulignant que les hypothèses avancées jusqu’ici pour expliquer le drame n’étaient que “simple spéculation”.Dans les rues de Lisbonne, l’accident a choqué touristes et habitants.”Je n’arrive même pas à croire qu’une chose pareille ait pu arriver, et pourtant c’est vrai… C’est un désastre, une catastrophe”,  témoigne Eduardo Carrilho, qui tient un kiosque à journaux à quelques centaines de mètres.Jeudi, la rue du funiculaire était toujours fermée à ses deux extrémités, où ont été déposés quelques bouquets de fleurs en hommage aux victimes.Autour de la carcasse disloquée du véhicule, des enquêteurs équipés de gants bleus et de gilets fluorescents ont recueilli des indices puis, en fin de journée, les travaux de déblayage ont commencé et une grue a été positionnée au pied de la chaussée.

Le Parti socialiste se place un peu plus au centre du jeu de l’après-Bayrou

Reçu à Matignon jeudi, le PS s’est placé un peu plus au centre des discussions pour l’après-Bayrou, encouragé par les assurances de Laurent Wauquiez de ne pas censurer d’emblée un gouvernement socialiste.Renouvelant son offre de “discuter” sur la “base de travail” des propositions budgétaires des partis de gauche hors LFI, avec “toutes les forces du front républicain”, le PS a poursuivi son offensive pour décrocher Matignon après la chute quasi certaine de François Bayrou lundi lors du vote de confiance.C’est d’ailleurs rue de Varenne, après avoir rencontré François Bayrou, que le premier secrétaire Olivier Faure a répété que le prochain Premier ministre choisi par Emmanuel Macron devrait gouverner “sur la base que nous avons définie”.Le PS a proposé un effort budgétaire deux fois moindre que les 44 milliards d’euros de François Bayrou. “C’est un projet juste, qui permet de remettre de la couleur dans nos vies”, a plaidé M. Faure, l’opposant au plan “dépressif” du Premier ministre.Le chef de l’État avait enjoint mardi aux chefs de l’actuelle coalition gouvernementale (Renaissance, MoDem, Horizons, LR) de “travailler avec les socialistes”. Il a de nouveau appelé jeudi les forces politiques à faire preuve de “responsabilité” et à assurer la “stabilité”.Le chef des députés LR Laurent Wauquiez a assuré jeudi que son groupe ne censurerait a priori “ni un gouvernement PS ni un gouvernement RN” pour éviter “une instabilité catastrophique” après l’échec des gouvernements Barnier et Bayrou en moins d’un an.Depuis la dissolution de 2024, l’Assemblée nationale est fracturée en trois pôles, gauche, centre-droit et extrême droite, aucun ne disposant d’une majorité absolue.Le PS “a le mérite de présenter une offre”, a insisté Olivier Faure. Il a rappelé son engagement à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, ce qui obligera à trouver des compromis avec a minima le bloc central pour faire passer des textes, et en premier lieu le budget.- “Travail ingrat” -L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a lui souhaité que le nouveau Premier ministre “annonce d’emblée une méthode (…), celle du compromis”. Mais, a-t-il prévenu, il s’agira surtout de “tenir” sur la base de quelques points d’accord jusqu’en 2027.Un “travail très ingrat” réservé à une personnalité dépourvue d'”ambitions pour la suite”, sinon “les forces politiques refuseront de lui faire des cadeaux”. Manière de faire comprendre que lui-même n’est pas candidat. Mais la démarche des socialistes est accueillie avec méfiance par Stéphane Peu, président du groupe communiste: “Si c’est pour à tout prix créer une stabilité politique en renonçant à tous ses principes, (…) à ce moment-là on n’en sera pas”, a-t-il déclaré aux journées parlementaires du parti au Touquet.Et le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a lui exprimé sur X son dédain: “Heure après heure, se fait un glissement politicien vers une grande coalition de Glucksmann à Wauquiez avec le PS et la macronie. Les insoumis n’ont rien à voir avec cette tambouille”.LFI a donc décliné l’invitation des Ecologistes, qui ont réuni jeudi après-midi les autres représentants de gauche pour préparer l’après Bayrou. “Il est important que tout le monde ait reçu le message que oui, la gauche et les écologistes se préparent à gouverner”, a déclaré la cheffe écologiste Marine Tondelier.Dans l’immédiat, François Bayrou est presque arrivé au terme de ses rencontres avec les partis politiques. Il doit encore recevoir le parti radical vendredi.Le Premier ministre doit s’exprimer jeudi soir au journal de 20H de France 2.Lundi, la gauche, l’extrême droite, la majorité du petit groupe indépendant Liot et quelques députés LR ont promis de ne pas voter la confiance. S’ouvrira ensuite une période d’incertitudes. Emmanuel Macron n’ayant a priori ni l’intention de dissoudre l’Assemblée -comme le réclame le RN- ni de démissionner -comme le voudrait LFI et près de deux tiers des Français selon un sondage publié jeudi-, il devra nommer un nouveau Premier ministre. Mais de quel bord et dans quel délai?Choisira-t-il un nouveau Premier ministre issu du socle commun qui négocierait un accord de non censure avec le PS, ou une personnalité de gauche capable de faire des compromis? “Le sujet, c’était quand même la personnalité de Bayrou qui a braqué tout le monde”, souffle une source ministérielle, laissant entendre que son départ faciliterait les discussions. 

Xi promet à Kim une amitié “immuable” entre Chine et Corée du Nord

Xi Jinping a affirmé jeudi, lors d’une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pékin, que la détermination chinoise à renforcer les relations avec Pyongyang restera “immuable, quelle que soit” la situation internationale.La Corée du Nord, sous le coup de sanctions imposées par l’ONU en raison de son programme nucléaire, est également critiquée par les alliés de Kiev car elle fournit des armes et des troupes pour soutenir l’assaut russe contre l’Ukraine.MM. Xi et Kim ont assisté mercredi à Pékin à un grand défilé militaire pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale, en compagnie notamment du président russe Vladimir Poutine. C’est la première fois que les trois hommes se retrouvaient ensemble.”Le Parti (communiste) et le gouvernement chinois attachent une grande importance à l’amitié traditionnelle” bilatérale “et sont disposés à maintenir, consolider et développer les relations”, a souligné jeudi Xi Jinping à Kim Jong Un, selon l’agence de presse officielle Chine nouvelle.”Cette position restera immuable, quelle que soit l’évolution de la situation internationale”, a-t-il ajouté lors de leur rencontre au Palais du Peuple, imposant bâtiment officiel situé au bord de la célèbre place Tiananmen.Kim Jong Un est arrivé mardi à Pékin pour une rare visite hors de son pays. Il s’agit de son premier déplacement en Chine depuis 2019 et de son premier séjour à l’étranger depuis 2023.- Départ -Le train blindé du dirigeant nord-coréen a été vu quittant la capitale chinoise jeudi soir, peu après la fin de l’entretien avec Xi Jinping, a rapporté l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.Malgré des périodes d’agacement de Pékin face à la course à l’armement atomique et balistique de Pyongyang, les deux pays entretiennent d’étroites relations depuis leur front commun durant la Guerre de Corée (1950-1953). Le soutien diplomatique, politique et économique de la Chine est crucial pour la Corée du Nord.”La Chine est disposée à renforcer les échanges de haut niveau et sa communication stratégique” avec sa voisine, ainsi qu’à “intensifier les interactions à tous les niveaux”, a ainsi déclaré jeudi Xi Jinping à son hôte.Le président chinois a également déclaré que les deux pays devaient renforcer leur coordination dans les affaires internationales et “sauvegarder leurs intérêts communs”.Xi Jinping a par ailleurs invité son hôte à prendre le thé et à dîner, a précisé Chine nouvelle.Kim Jong Un s’est entretenu mercredi avec Vladimir Poutine, qui l’a remercié pour l’envoi de troupes nord-coréennes face aux soldats ukrainiens.”Les relations entre nos pays sont devenues particulièrement amicales, basées sur la confiance entre alliés”, a affirmé à cette occasion le président russe.- “Irresponsables” -La rencontre entre les dirigeants chinois, russe et nord-coréen durant le défilé militaire a piqué au vif le président américain Donald Trump.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social à l’adresse de Xi Jinping.”La Chine développe ses relations diplomatiques avec tous les pays, sans jamais cibler un tiers”, lui a répondu jeudi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d’un point-presse régulier.M. Guo a aussi qualifié d'”irresponsables” les propos de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui a décrit cette rencontre entre les trois dirigeants comme un “défi direct au système international basé sur des règles”.Les propos de la responsable européenne “sont empreints de préjugés idéologiques, dépourvus des connaissances historiques de base et incitent ouvertement à la confrontation”, a-t-il souligné.

Xi promet à Kim une amitié “immuable” entre Chine et Corée du Nord

Xi Jinping a affirmé jeudi, lors d’une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pékin, que la détermination chinoise à renforcer les relations avec Pyongyang restera “immuable, quelle que soit” la situation internationale.La Corée du Nord, sous le coup de sanctions imposées par l’ONU en raison de son programme nucléaire, est également critiquée …

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La Défense civile à Gaza annonce 44 morts dans de nouveaux bombardements israéliens

La Défense civile dans la bande de Gaza a annoncé la mort de 44 Palestiniens jeudi dans de nouveaux bombardements israéliens, dont 25 à Gaza-ville, menacée d’une offensive d’envergure.Près de deux ans après le début de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’armée israélienne a intensifié les bombardements sur Gaza-ville et mené des opérations en périphérie ces derniers jours.Des images de l’AFP montrent dans le quartier de Tel al-Hawa à Gaza-ville, des Palestiniens récupérant des affaires éparpillées près de tentes de déplacés endommagées après une frappe ayant fait cinq morts, dont trois enfants, selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Mes enfants et moi dormions dans la tente quand nous avons entendu le bruit d’une explosion. Des éclats nous sont tombés dessus, et mes quatre enfants ont commencé à crier”, a raconté Israa al-Basous, qui a vu la tente voisine s’embraser.À l’hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, des corps enveloppés dans des linceuls blancs sont placés au sol à la morgue. Une femme en deuil caresse doucement la tête de son fils mort, allongé sur un brancard à l’extérieur.”Pourquoi m’as tu quitté mon fils? Pourquoi? Pourquoi?”, sanglote-t-elle.- “C’était terrifiant” -Quasiment tous les jours, la Défense civile rapporte des dizaines de morts dans les opérations israéliennes dans le petit territoire en proie à la famine selon l’ONU et où l’armée assiège depuis 23 mois les quelque deux millions d’habitants. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.Dans le secteur de Nousseirat (centre), M. Bassal a affirmé qu’une frappe israélienne avait tué sept personnes, dont trois enfants.Dans une tente touchée par le raid, un homme âgé et sa petite-fille inspectent les dégâts. Des morceaux de tissu pendent des piquets et des effets personnels détruits jonchent le sol.”Vers 04H00 du matin, ils ont bombardé la zone. Mon neveu, sa femme, et leurs deux enfants ont été tués. La tente entière a été détruite, avec tous ceux qui s’y trouvaient. C’était terrifiant”, a raconté Youssef Souleiman.”Ils nous affament, nous privent d’eau, nous déplacent et tuent nos enfants, tout cela sous les yeux du monde”, s’est exclamée Oum Nabil Al-Aish, une Gazaouie qui a elle aussi perdu des proches.Contactée par l’AFP au sujet des frappes meurtrières, l’armée israélienne a dit qu’elle examinerait les informations une fois des coordonnées précises lui auront été fournies.L’armée israélienne, qui contrôle aujourd’hui environ 75% de la bande de Gaza, dit préparer une offensive pour s’emparer de la ville située dans le nord, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.- Manifestations à Jérusalem -Selon les estimations de l’ONU, près d’un million de personnes vivent dans et autour de Gaza-ville. Des milliers de Palestiniens ont fui la ville ces dernières semaines selon des témoins.Mercredi, un haut responsable militaire a déclaré qu’Israël s’attendait à ce “qu’un million” de personnes fuient vers le sud. Et jeudi, un porte-parole de l’armée, a accusé le Hamas de menacer les civils pour “tenter de les empêcher de quitter la ville”. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël.Mais après près de 23 mois de guerre, il est confronté à une très forte pression, en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre et retenus à Gaza.La veille, plusieurs manifestations ont eu lieu à Jérusalem pour exiger du gouvernement Netanyahu un accord de cessez-le-feu à Gaza garantissant la libération des otages. Un nouveau rassemblement est attendu en soirée à Jérusalem.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza, dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La campagne de représailles israélienne a fait au moins 64.231 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

La Défense civile à Gaza annonce 44 morts dans de nouveaux bombardements israéliens

La Défense civile dans la bande de Gaza a annoncé la mort de 44 Palestiniens jeudi dans de nouveaux bombardements israéliens, dont 25 à Gaza-ville, menacée d’une offensive d’envergure.Près de deux ans après le début de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’armée israélienne a intensifié les bombardements sur Gaza-ville et mené des opérations en périphérie ces derniers jours.Des images de l’AFP montrent dans le quartier de Tel al-Hawa à Gaza-ville, des Palestiniens récupérant des affaires éparpillées près de tentes de déplacés endommagées après une frappe ayant fait cinq morts, dont trois enfants, selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Mes enfants et moi dormions dans la tente quand nous avons entendu le bruit d’une explosion. Des éclats nous sont tombés dessus, et mes quatre enfants ont commencé à crier”, a raconté Israa al-Basous, qui a vu la tente voisine s’embraser.À l’hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, des corps enveloppés dans des linceuls blancs sont placés au sol à la morgue. Une femme en deuil caresse doucement la tête de son fils mort, allongé sur un brancard à l’extérieur.”Pourquoi m’as tu quitté mon fils? Pourquoi? Pourquoi?”, sanglote-t-elle.- “C’était terrifiant” -Quasiment tous les jours, la Défense civile rapporte des dizaines de morts dans les opérations israéliennes dans le petit territoire en proie à la famine selon l’ONU et où l’armée assiège depuis 23 mois les quelque deux millions d’habitants. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.Dans le secteur de Nousseirat (centre), M. Bassal a affirmé qu’une frappe israélienne avait tué sept personnes, dont trois enfants.Dans une tente touchée par le raid, un homme âgé et sa petite-fille inspectent les dégâts. Des morceaux de tissu pendent des piquets et des effets personnels détruits jonchent le sol.”Vers 04H00 du matin, ils ont bombardé la zone. Mon neveu, sa femme, et leurs deux enfants ont été tués. La tente entière a été détruite, avec tous ceux qui s’y trouvaient. C’était terrifiant”, a raconté Youssef Souleiman.”Ils nous affament, nous privent d’eau, nous déplacent et tuent nos enfants, tout cela sous les yeux du monde”, s’est exclamée Oum Nabil Al-Aish, une Gazaouie qui a elle aussi perdu des proches.Contactée par l’AFP au sujet des frappes meurtrières, l’armée israélienne a dit qu’elle examinerait les informations une fois des coordonnées précises lui auront été fournies.L’armée israélienne, qui contrôle aujourd’hui environ 75% de la bande de Gaza, dit préparer une offensive pour s’emparer de la ville située dans le nord, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.- Manifestations à Jérusalem -Selon les estimations de l’ONU, près d’un million de personnes vivent dans et autour de Gaza-ville. Des milliers de Palestiniens ont fui la ville ces dernières semaines selon des témoins.Mercredi, un haut responsable militaire a déclaré qu’Israël s’attendait à ce “qu’un million” de personnes fuient vers le sud. Et jeudi, un porte-parole de l’armée, a accusé le Hamas de menacer les civils pour “tenter de les empêcher de quitter la ville”. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël.Mais après près de 23 mois de guerre, il est confronté à une très forte pression, en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre et retenus à Gaza.La veille, plusieurs manifestations ont eu lieu à Jérusalem pour exiger du gouvernement Netanyahu un accord de cessez-le-feu à Gaza garantissant la libération des otages. Un nouveau rassemblement est attendu en soirée à Jérusalem.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza, dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.La campagne de représailles israélienne a fait au moins 64.231 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.