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“Racines du ciel” dans les savanes ivoiriennes: les éco-guerriers de la Comoé

Dans la savane ivoirienne le nom de Raphaël Matta sonne encore comme une légende. Plus de 60 ans après la mort de l’éco-guerrier français sous les flèches de braconniers, les gardes ivoiriens, aidés par un ancien soldat d’élite belge poursuivent son oeuvre dans le parc de la Comoé, un oeil sur les trafiquants, l’autre sur les jihadistes.”Matta fut le plus grand garde de la Comoé, un peu son père fondateur”, raconte Daouda Bamba, lieutenant de l’OIPR (Office ivoirien des Parcs et Réserves).A la tête de son “unité mobile” d’une dizaine d’hommes, il patrouille au quotidien, dans la broussaille, pour défendre le parc de ses multiples prédateurs, braconniers et autres orpailleurs.- “Cancer humain” -Eléphants, lions, léopards, buffles, antilopes par milliers… la Comoé, d’abord connue comme la “Réserve de faune de Bouna”, fut un éden pour les animaux et les touristes en safari. Jusqu’au saccage des années 2000 lors de la crise politico-militaire ivoirienne, désastre écologique dont le parc commence à peine à se relever.Redoutables chasseurs et souvent braconniers, les Lobis, communauté vivant aux abords de la réserve, l’appellent encore parfois “le parc Matta”, relève le lieutenant Bamba, en souvenir du contractuel français qui y travailla pendant cinq ans jusqu’à sa mort en 1959, un an avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire.Une biographie, écrite par l’un de ses proches, décrit le Français comme “un maître de la brousse”, un homme qui “s’est battu avec le courage et l’abnégation des guerriers antiques” et a “donné sa vie pour préserver du carnage quelques centaines d’éléphants”.L’ouvrage est préfacé par l’écrivain Romain Gary. “Je ne connaissais pas l’existence de Matta lorsque j’écrivais +Les Racines du Ciel+”, y assure celui-ci à propos de son célébrissime roman, prix Goncourt 1956, qui raconte le combat d’un homme pour la nature sauvage africaine. “Je ne savais pas que mon Morel, le défenseur des éléphants et de l’Homme, existait vraiment”.”Matta est tombé en Afrique parce qu’il essayait de donner un coup d’arrêt à la monstrueuse destruction par le cancer humain des beautés terrestres”, loue Gary dans sa préface.- “La mare à Matta” -Guidée par les gardes de l’OIPR, l’équipe de l’AFP, au terme d’une longue marche dans les hautes herbes sous une chaleur accablante, s’est rendue sur la tombe de Matta: perdue sous un arbre au coeur du parc, une grosse roche plantée vers le ciel et marquée d’une inscription noire “Matta Raphaël 1924-1959″.”C’est comme notre premier patron qui est couché là. Quand on passe à chaque fois, on lui rend hommage. On nettoie sa tombe”, commente le lieutenant de l’OIPR.A quelques pas, mangé par la brousse, un échafaudage de métal tient encore sur une dizaine de mètres de hauteur, dominant cette partie de la savane clairsemée.Autrefois mare sacrée, “la mare à Matta”, “sorte de plaine entre deux cordons boisés” où ce dernier venait, selon sa biographie, observer du haut de son mirador les bêtes qui venaient s’abreuver.Le journal Le Monde évoque, en 1960, à l’occasion du jugement de ses meurtriers à Abidjan, les “circonstances mal connues” de l’assassinat du Français.Il fut “assommé à coups de casse-tête par des guerriers lobis”, son corps “ensuite criblé de flèches”, alors qu’il était venu régler une querelle entre communautés dans un village.”Ses ennemis étaient nombreux”, rappelle sa biographie : “les braconniers lobis, chasseurs infatigables, pisteurs étonnants qui déciment des troupeaux entiers d’animaux sauvages (…)”, mais aussi “chefs coutumiers, hauts fonctionnaires, agents électoraux, hommes politiques”…”On a entendu à l’oreille cette histoire”, confie Lazare Lanta, 50 ans, l’un des anciens de ce village où s’est rendu l’AFP, bled perdu dans la brousse et toujours sans électricité.”On ne sait pas exactement comment il est mort… Dans nos traditions, les parents ne racontent pas aux enfants les choses mauvaises”, élude ce paysan, dans la courette de sa masure, envahie par les poules picorant les détritus. – “L’autre Blanc du parc” -Les années ont passé et un autre nom est désormais sur toutes les lèvres: tout juste retraité des para-commandos belges, Raynald Gilon a débarqué dans le coin en 1975 après avoir bourlingué dans tous les coins chauds de l’Afrique coloniale.”L’autre Blanc du parc, c’est moi!”, rigole le pimpant quasi-octogénaire. “Cinquante ans en Côte d’Ivoire! On était toujours fourré dans le parc; parfois des semaines, à marcher 30 à 40 km par jour et à courir après les braconniers”, se souvient ce petit homme sec au verbe haut et bien tranché.”Mon boulot, c’était défendre le parc, former les gardes gendarmes et chasser les braconniers. J’ai formé au moins 1.000 gardes, peut-être plus. A l’époque, il y avait plein de touristes. Les animaux pullulaient, c’était magnifique”, se souvient avec nostalgie M. Gilon.”Monsieur Raynald tendait des pièges aux braconniers, ils avaient trop peur de lui. Avec ses pisteurs, il tenait tout le parc”, raconte Abdulaï Diomande, un ancien du village de Kafolo, jadis point d’attraction des touristes avec son “Safari Lodge” aujourd’hui délabré.”Raynald, il a fait comme Matta”, confirme Bakary, l’un de ses anciens pisteurs à fière allure et aux yeux gris. “A l’époque, pas de GPS. Quand Raynald allait dans le parc, ça chauffait”.”Les embuscades, les flèches empoisonnées… C’était un métier dangereux”, confirme le vieux Belge. “Les braconniers étaient prêts à tout pour nous échapper, ils étaient très malins”.- Lion domestique -A Kafolo, son lion domestique nommé Masaï, castré pour brider son agressivité, faisait sensation chez les clients du “Safari Lodge” au bord de la piscine.Raynald a été décoré en 2001 comme Chevalier de l’ordre du mérite ivoirien, pour “30 ans de service dans la Comoé. Pas mal, hein?”, lance le broussard avec un clin d’oeil.A la retraite depuis 2019, après avoir formé un ultime contingent de gardes, il dirige désormais à la baguette le nouvel hôtel de Kafolo. Une troupe de corniauds a remplacé le lion domestique à ses côtés.”On est soit-disant dans une zone rouge, ça freine l’arrivée des touristes”, grogne-t-il. “Moi je n’ai jamais vu la trace d’un jihadiste dans le parc”. “Ils sont de l’autre côté du fleuve”, au Burkina, mais “on les a à l’oeil ici”. “Qu’ils viennent, je les attends moi!”, menace-t-il, mi-rigolard, faisant mine de braquer un fusil.A 79 ans, celui qui se dit “toujours en grande forme”, dit avoir eu “la belle vie dans la Comoé”.”On m’appelle encore la terreur des braconniers. Ils ne m’ont pas oublié les salopards. C’est vrai que je les ai secoués, moi, là-dedans”, s’esclaffe l’éternel ranger.

Transat Café L’Or: Tom Laperche et Franck Cammas, paire gagnante à Fort-de-France

A la barre de l’Ultim SVR-Lazartigue, les deux navigateurs français Tom Laperche et Franck Cammas ont remporté dans la nuit de mercredi à jeudi la Transat Café L’Or en Martinique, après une course maîtrisée de bout en bout.Parti du Havre le 26 octobre à la conquête de la “Route du Café”, le maxi-trimaran bleu a passé la ligne d’arrivée à 22H13 heure locale (02H13 GMT), après 10 jours 13 heures et 3 minutes de course. Le multicoque de 32 mètres de long conçu chez MerConcept à Concarneau, l’écurie de voile du marin François Gabart, a parcours 6 490,10 milles à la vitesse moyenne de 25,65 noeuds pour succéder au Banque Populaire, vainqueur en 2023.En entrant en vainqueur dans la baie à Fort de France, où une foule dense rassemblée sur les pontons l’a acclamée de longues minutes, Laperche a signé son premier succès majeur en multicoque, après deux 2e places en 2021 et 2023, comme co-skipper de Gabart.”Cette histoire a commencé il y a quatre ans avec François. L’objectif c’était de gagner. On peut être fier de tout ce qu’on a fait, nous deux en mer et toute l’équipe autour car le résultat est là”, a déclaré ému Laperche, 28 ans, une fois à terre.Cammas, lui, obtient un 5e titre sur la Transat Café L’Or (2001, 2003, 2007, 2021 et désormais 2025), nouveau record à ajouter au palmarès impressionnant du navigateur aixois, élu marin de la décennie (2010-2020).- “Intense” -“C’est la première victoire de Tom mais je pense qu’il pourrait en gagner cinq facilement dans sa carrière, il a la vie devant lui et tout le talent nécessaire”, a jugé Cammas, 52 ans.”Cette transat a été compliquée, intense. On est partis du Havre face au vent dans des conditions difficiles. Nos adversaires n’étaient pas loins et ils allaient vite. Cela n’a jamais été facile”, a-t-il ajouté.Le Sodebo de Thomas Coville et Benjamin Schwartz a passé la ligne 4 heures, 26 minutes et 11 secondes plus tard et ainsi pris la deuxième place.”Ils ont fait la course parfaite. C’étaient les meilleurs aujourd’hui, et se bagarrer contre des gens comme ça, c’est toujours un privilège”, a concédé Coville à l’issue de sa 9e participation à la célèbre transatlantique en double.Actual (Anthony Marchand/Julien Villion) est attendu à la mi-journée pour compléter le podium de la catégorie.Le SVR Lazartigue a pris l’avantage sur le reste de flotte huit heures après le coup de canon au Havre, quand les tenants du titre Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse sur Banque Populaire ont dû se dérouter à Lorient pour réparer une avarie de Safran.Jusqu’alors au coude-à-coude avec Banque Populaire, le duo Cammas/Laperche s’est échappé seul aux avant-postes, avant de négocier parfaitement les différentes difficultés du parcours: le passage des Canaries, du Cap-Vert et enfin la traversée du redoutable pot-au-noir.”C’était une belle trajectoire, la gestion de la prise de risque a été très propre, quand la seule chose qui pouvait nous empêcher de briller était un souci technique”, a apprécié le directeur technique de l’équipe Antoine Gauthier.- Record pour Cammas -Très à l’aise dans les transitions, le SVR Lazartigue a conservé son avance au large du Brésil en atteignant des vitesses impressionnantes.Laperche, de loin le plus jeune barreur d’Ultim de la flotte, a été formé au multicoque par François Gabart à Concarneau, après sa victoire sur l’éprouvante Solitaire du Figaro en 2022.Le marin charentais lui a ensuite confié la barre du navire à partir de 2024, à l’occasion du premier tour du monde entre Ultim que Laperche a longtemps animé en tête avant de percuter un ofni (objet flottant non identifié) à l’entrée de l’océan Indien.L’expérimenté Cammas a été intégré à l’équipe du SVR Lazartigue en avril dernier. Ensemble, les deux hommes ont enchainé les succès cet été sur la Fastnet Race, puis sur les 24 H Ultim. Ils partaient favoris de cette 17e Café L’Or, nouveau nom de Transat Jacques Vabre, créée en 1993.”A partir du moment où Franck est présent dans ton équipe, la deuxième place n’est plus une option”, a lancé Antoine Gauthier.Après les Ultim, les vainqueurs des catégories Ocean Fifty et Imoca devraient arriver entre le milieu de journée jeudi et vendredi en Martinique.

Première COP en Amazonie, les dirigeants à Belem pour sauver la lutte climatique

Les dirigeants d’une partie du monde se retrouvent jeudi à Belem, au Brésil, pour tenter de sauver la lutte en faveur du climat, menacée par les divisions, les tensions internationales et le retrait américain.Une cinquantaine de chefs d’Etats et de gouvernements ont répondu à l’invitation du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva de se rendre dans cette ville fluviale de l’Amazonie en prélude à la 30e conférence sur le climat de l’ONU, la COP30 (10-21 novembre).Le choix de Belem, capitale de l’Etat du Para, a fait polémique en raison de ses infrastructures limitées qui ont renchéri la venue des petites délégations et des ONG. Au point que le Brésil a dû trouver des fonds pour loger gratuitement des délégués des pays les plus pauvres dans deux navires de croisière affrétés.Jamais la ville de quelque 1,4 million d’habitants, dont la moitié vivent dans des favelas, n’avait accueilli un tel événement international, et les autorités fédérales et du Para ont investi pour rénover ou construire des infrastructures.”La COP apporte à Belem la notoriété qu’elle mérite. C’est important que les regards soient tournés sur notre région, sur l’Amazonie”, dit à l’AFP Karol Farias, 34 ans, maquilleuse venue faire ses achats au marché Ver-o-Peso, l’un des lieux emblématiques, entièrement rénové.Mais le site du sommet, le Parque da Cidade, était encore un grand chantier mercredi, rempli d’ouvriers sciant, vissant, montant des cloisons…Et les embouteillages de Belem empirent avec la fermeture de certains axes. “Je n’ai rien contre la COP en soi, mais Belem n’a pas les infrastructures nécessaires pour recevoir un tel événement”, proteste Agildo Cardoso, chauffeur de VTC.Environ 10.000 agents des forces de l’ordre ont été mobilisés, auxquels s’ajoutent 7.500 militaires déployés spécialement.- “Assez parlé” -Pour la présidence brésilienne, l’objectif est de sauver la coopération internationale dix ans après l’accord de Paris, dont l’ONU admet désormais officiellement que l’objectif de réchauffement de 1,5°C par rapport à la période préindustrielle sera franchi ces prochaines années.Le Brésil ne cherchera pas de nouvelles décisions emblématiques à Belem, mais veut que la COP30 inscrive dans le marbre des engagements concrets et organise un suivi des promesses du passé, par exemple sur le développement des renouvelables.”Assez parlé, il est maintenant temps de mettre en œuvre ce dont nous sommes convenus”, a lancé Lula, dans un entretien à des agences de presse dont l’AFP.Le Brésil lancera jeudi un fonds dédié à la protection des forêts (TFFF) ainsi qu’un engagement à quadrupler la production de carburants “durables”. Plusieurs pays veulent aussi élargir les engagements à baisser les émissions de méthane, un gaz très réchauffant.- Prince William -Cent soixante-dix pays participent à la COP30, mais les Etats-Unis, deuxième pollueur mondial, n’enverront pas de délégation, au soulagement de ceux qui craignaient que l’administration Trump vienne faire de l’obstruction, comme récemment pour couler un plan mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime.Côté européen, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le prince William s’exprimeront jeudi et vendredi.Mais le président autrichien a renoncé à cause du prix des hôtels. La plupart des dirigeants du G20, dont Chine et Inde, seront absents.- “Pas de la charité” -Une partie du monde en développement reste sur sa faim après l’accord arraché dans la douleur l’an dernier à Bakou sur la finance climatique et veut remettre le sujet sur la table.”Ce n’est pas de la charité mais une nécessité”, déclare à l’AFP Evans Njewa, le diplomate du Malawi qui préside le groupe des pays les moins développés.L’Union européenne ou les petits Etats insulaires (Aosis) veulent surtout aller plus loin dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en s’attaquant aux énergies fossiles.”Nombreux parmi nos pays n’arriveront pas à s’adapter à un réchauffement qui dépasserait les 2°C”, a confié à l’AFP Ilana Seid, diplomate de l’archipel pacifique des Palaos et présidente d’Aosis. “Certains de nos pays en atoll n’existeraient plus vraiment”.Le Brésil, qui se veut un pont entre Nord et Sud, n’est pas exempt de paradoxes, après un feu vert donné à l’exploration pétrolière au large de l’Amazonie.”C’est très contradictoire”, assène Angela Kaxuyana, de la Coordination des organisations indigènes d’Amazonie brésilienne.”Les mêmes gouvernements” qui s’engagent pour le climat “négocient l’exploration pétrolière” de la plus grande forêt tropicale de la planète, a-t-elle déploré à Belem.

Le typhon Kalmaegi se dirige vers le Vietnam après avoir fait 140 morts aux Philippines

Le typhon Kalmaegi, le plus meurtrier cette année aux Philippines, a fait au moins 140 morts à la suite de violentes inondations, ont indiqué les autorités jeudi, et menace à présent le Vietnam qu’il devrait atteindre dans la nuit.Le président philippin Ferdinand Marcos a décrété “l’état de catastrophe nationale” jeudi, autorisant le gouvernement à débloquer des fonds pour l’aide humanitaire et à imposer des prix plafonnés sur les produits de première nécessité, après que des villes entières de la province centrale de Cebu, la plus durement frappée, ont été submergées. Le bureau national de la défense civile a confirmé jeudi 114 décès, auxquels s’ajoutent 28 morts enregistrés par les autorités de cette province.A Liloan, une ville proche de Cebu City où 35 corps ont été retrouvés dans des zones inondées, des journalistes de l’AFP ont vu des voitures empilées les unes sur les autres par les crues et des toits arrachés, tandis que les habitants tentaient de dégager la boue. “Nous avons essayé d’appeler les secours, mais personne n’est venu. On nous a dit que les sauveteurs avaient été emportés par le courant”, raconte Chyros Roa, 42 ans, qui s’est réfugié avec ses enfants, comme beaucoup d’autres, sur son toit lorsque l’eau s’est engouffrée chez lui. Christine Aton, une femme handicapée, a perdu la vie, piégée dans sa chambre alors que les eaux montaient à l’intérieur de sa maison.”Nous avons essayé de forcer (la porte de sa chambre) avec un couteau de cuisine et un pied-de-biche, mais elle ne bougeait pas… Puis le réfrigérateur a commencé à flotter,” a déclaré sa sœur, Michelle Aton, 29 ans, à l’AFP.”J’ai ouvert une fenêtre et mon père et moi avons nagé dehors. Nous pleurions parce que nous voulions sauver ma sœur aînée.” “Mais mon père m’a dit que nous ne pouvions rien faire pour elle, que nous risquions tous les trois de mourir.”- “Une fois tous les 20 ans” -Sur l’île voisine de Negros, où au moins 30 personnes ont été tuées, les pluies torrentielles déclenchées par le typhon ont provoqué une coulée de boue volcanique qui a enseveli des maisons dans la ville de Canlaon, a déclaré le lieutenant de police Stephen Polinar à l’AFP mercredi.Six membres d’équipage d’un hélicoptère militaire qui s’est écrasé lors d’une mission de secours sont au nombre des victimes.Benison Estareja, du service météorologique national, a déclaré à l’AFP que les précipitations dans le sillage de Kalmaegi étaient 1,5 fois supérieures à la quantité qui tombe habituellement à Cebu pendant tout le mois de novembre: un phénomène qui se produit “une fois tous les 20 ans.”La “forte urbanisation” des zones les plus touchées a rendu l’épisode encore plus meurtrier, a-t-il ajouté. A Talisay, où un quartier d’habitat informel le long d’une rive a été emporté, Regie Mallorca, 26 ans, est déjà en train de reconstruire sa maison. “Cela prendra des mois (…) car je n’ai pas encore l’argent” a-t-il déclaré en mélangeant du ciment et du sable sur les décombres. Selon les scientifiques, le réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Le typhon Kalmaegi, qui s’est renforcé, se dirige à présent vers le Vietnam qu’il devrait atteindre dans la soirée de jeudi en provoquant des vagues pouvant atteindre huit mètres de haut, selon le service de météorologie national.Le vice-Premier ministre vietnamien Tran Hong Ha a averti mercredi que le typhon Kalmaegi était “dangereux et “très anormal”, et a demandé aux autorités locales de s’y préparer.Les Philippines ont déjà subi 20 tempêtes tropicales cette année avec Kalmaegi. La 21e, Fung-wong, se trouve à 1.500km à l’est du pays et gagne lentement en puissance en se dirigeant vers l’île principale de Luçon. Elle pourrait atteindre le statut de typhon avant de toucher terre lundi.Le typhon Kalmaegi est le plus meurtrier de cette année aux Philippines, selon EM-DAT, une base de données mondiale sur les catastrophes naturelles. L’an dernier, le typhon Trami avait fait 191 morts dans l’archipel.

Trump brandit la menace du “communisme” après de cuisants revers électoraux

C’est lui ou le “communisme”: Donald Trump est resté fidèle à sa stratégie de polarisation après avoir subi de cuisants revers lors d’élections locales, qui mettent son parti dans une posture délicate pour les législatives de l’automne 2026.Il y a un an jour pour jour, il était réélu après avoir assuré qu’il doperait le pouvoir …

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Louvre: la Cour des comptes présente jeudi un rapport très attendu

Trois semaines après le retentissant vol de joyaux nationaux au Louvre, la Cour des comptes publie jeudi un rapport prévu de longue date sur le plus célèbre musée du monde, dont les premières conclusions déjà dévoilées critiquent la protection des oeuvres.Dans un prérapport, consulté par l’AFP au lendemain du cambriolage, la Cour a pointé “le retard persistant” pris par le musée le plus visité du monde dans le déploiement d’équipements de sécurité pour protéger ses œuvres.Le 22 octobre sur RTL,  son président Pierre Moscovici a précisé que les informations révélées dans cette première étude “ne datent pas d’hier” et sont connues de l’administration du musée, qui a accueilli neuf millions de visiteurs en 2024, dont 80% d’étrangers.”On n’est peut-être pas totalement conscient de ce qui se passait, de l’ampleur du problème, mais oui, on savait ce qui se passait”, a-t-il assuré, excluant tout lien entre les problèmes de sécurité du grand musée et les restrictions budgétaires.Le rapport définitif dévoilé jeudi ne sera pas uniquement consacré à la sécurité du Louvre, a toutefois indiqué M. Moscovici, précisant qu’il se trouvait alors “en pleine phase de contradiction (c’est-à-dire de réponse aux observations formulées par la Cour, NDLR) avec les ministères concernés”, une étape préalable à toute présentation publique.- Conseil d’administration vendredi -Les recommandations qui seront formulées par les Sages pourraient faire écho aux premières conclusions de l’enquête administrative confiée à l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac) après le vol.Dévoilées la semaine passée par la ministre de la Culture Rachida Dati, ces conclusions ont mis en évidence une “sous-estimation chronique, structurelle, du risque intrusion et vol” par le musée et “un sous-équipement des dispositifs de sécurité”.La ministre a annoncé des mesures pour répondre à une “faille sécuritaire majeure” à l’extérieur du musée, notamment la mise en place “avant la fin de l’année” de “dispositifs anti-voiture-bélier, anti-intrusion”.Elle a en outre demandé à la présidente-directrice du Louvre, Laurence des Cars, qui dirige le musée depuis septembre 2021, de “revoir la gouvernance” de l’établissement et de créer “une nouvelle direction de la sûreté et de la sécurité au niveau de la présidence” du musée.Un conseil d’administration du Louvre doit se réunir “en urgence” vendredi. Sous pression depuis le cambriolage à la portée planétaire, Mme des Cars a reconnu des failles dans le dispositif de sécurité du musée devant la commission des Affaires culturelles du Sénat qui l’auditionnait, il y a deux semaines.Elle a toutefois réfuté les conclusions du prérapport de la Cour des comptes, déclarant qu’il n’y avait “pas de retard” dans la mise en place du plan de sécurisation du Louvre ou “schéma directeur” des équipements de sûreté.Le jour du casse, quatre malfaiteurs ont pu garer un camion-élévateur au pied du musée, permettant à deux d’entre eux de se hisser avec une nacelle jusqu’à la galerie d’Apollon. Ils ont fracturé une porte-fenêtre et dérobé des joyaux royaux et impériaux d’une valeur de 88 millions d’euros, et d’une valeur patrimoniale inestimable, en ouvrant les vitrines qui les protégeaient à l’aide de disqueuses avant de s’enfuir via le même chemin.Quatre personnes dont trois soupçonnées d’avoir directement participé au casse ont été mises en examen et écrouées à ce stade. Les bijoux restent introuvables.

La Cour suprême se montre sceptique face aux droits de douane de Trump

Une majorité de la Cour suprême paraissait douter mercredi de la légalité d’une bonne partie des droits de douane imposés par Donald Trump, instrument majeur de la politique économique et diplomatique du président américain.L’audience de près de trois heures s’est tenue tout juste un an après l’élection qui a ramené Donald Trump à la Maison …

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Accident d’un avion-cargo aux Etats-Unis: un moteur s’est détaché au décollage, 11 morts

Au moins onze personnes sont mortes dans l’écrasement d’un avion-cargo dont un moteur s’est détaché au décollage de l’aéroport de Louisville (centre-est des Etats-Unis), selon les autorités.Le bilan “est maintenant de 11 morts, mais devrait atteindre 12 d’ici la fin de journée”, a affirmé le gouverneur de l’Etat, Andy Beshear.L’appareil, un McDonnell Douglas MD-11 du …

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