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Entre l’Ethiopie et l’Egypte, le mĂ©gabarrage de la discorde

Une “menace existentielle” s’alarme l’Egypte, une “opportunitĂ©” rĂ©gionale, assure l’Ethiopie: le mĂ©gabarrage sur le Nil construit par Addis Abeba, qui doit ĂŞtre inaugurĂ© le 9 septembre, est source de tensions entre les deux pays depuis plus d’une dĂ©cennie.Le Grand barrage de la Renaissance (GERD), source de fiertĂ© en Ethiopie, est l’un des rares sujets faisant l’unanimitĂ© dans ce pays dĂ©chirĂ© par plusieurs conflits armĂ©s, encore actifs dans les deux rĂ©gions les plus peuplĂ©es du pays, l’Amhara et l’Oromia.Celle du TigrĂ© est sortie en 2022 d’une guerre civile qui a fait au moins 600.000 morts, selon une estimation de l’Union africaine.”Il n’y a que deux sujets consensuels en Ethiopie: un accès Ă  la mer (le pays est enclavĂ© depuis l’indĂ©pendance de l’ErythrĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1990, NDLR) et le barrage”, affirme Ă  l’AFP un diplomate Ă©tranger basĂ© Ă  Addis Abeba, sous couvert d’anonymat.Sur les rĂ©seaux sociaux, les images du barrage, ornĂ©es du drapeau Ă©thiopien, sont lĂ©gion Ă  l’approche de l’inauguration. Tant le TPLF -le parti tigrĂ©en, au pouvoir jusqu’en 2018- que le parti d’Abiy qui lui a succĂ©dĂ© s’en attribuent le mĂ©rite.Dans une “rĂ©gion difficile” et au vu d’une “fragilitĂ© politique intĂ©rieure croissante”, le gouvernement Ă©thiopien “cherche Ă  utiliser le barrage et la confrontation avec ses voisins comme stratĂ©gie d’unitĂ©”, explique Ă  l’AFP Alex Vines, du Conseil europĂ©en pour les relations internationales (ECFR).- “Grand jeu” -La première pierre du GERD, immense ouvrage de 1,8 kilomètre de large pour 145 mètres de haut, d’une contenance totale de 74 milliards de mètres cubes d’eau, a Ă©tĂ© posĂ©e en avril 2011.Depuis, le projet est au coeur d’un Grand jeu gĂ©opolitique rĂ©gional. Il est vertement critiqué par Le Caire qui, craignant un tarissement de sa principale source d’approvisionnement en eau, martèle qu’il constitue une “menace existentielle”.L’Egypte, pays d’environ 110 millions d’habitants, dĂ©pend du Nil pour 97% de ses besoins hydriques, notamment pour l’agriculture. D’après son ministère des Ressources en eau, le pays aride dispose aujourd’hui de 59,6 milliards de mètres cubes du prĂ©cieux liquide, quand 114 milliards seraient nĂ©cessaires.”Quiconque imagine que l’Egypte fermera les yeux sur sa sĂ©curitĂ© hydrique se trompe”, a lancĂ© en aoĂ»t son prĂ©sident Abdel Fattah al-Sissi, menaçant de prendre “toutes les mesures prĂ©vues par le droit international pour protĂ©ger les ressources existentielles de notre peuple”.L’exĂ©cutif Ă©gyptien s’est rĂ©cemment rapprochĂ© des deux pays frontaliers de l’Ethiopie: l’ErythrĂ©e, qui entretient aujourd’hui des relations tendues avec Addis Abeba, et la Somalie.Le Soudan a Ă©galement fait part de son inquiĂ©tude. Avec le Caire, ils ont rĂ©itĂ©rĂ© fin juin “leur rejet de toute mesure unilatĂ©rale dans le bassin du Nil Bleu”.DiffĂ©rentes tentatives de mĂ©diation depuis une dĂ©cennie entre les trois pays – sous l’Ă©gide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l’Union africaine – ont toutes Ă©chouĂ©.- “Pas un litre de perdu” -L’Ethiopie, qui devrait voir sa production Ă©lectrique doubler grâce au GERD, se veut rassurante. “L’Ă©nergie et le dĂ©veloppement qu’il gĂ©nĂ©rera contribueront non seulement Ă  l’essor de l’Éthiopie, mais aussi de toute la rĂ©gion. Le barrage d’Assouan, en Égypte, n’a jamais perdu un seul litre d’eau Ă  cause du GERD”, a affirmĂ© son Premier ministre Abiy Ahmed en juillet.Un discours rĂ©pĂ©tĂ© lundi lors d’un entretien tĂ©lĂ©visĂ©. “Leurs barrages (soudanais et Ă©gyptiens, NDLR) doivent ĂŞtre pleins. Nous ne voulons pas que (le GERD) gĂ©nère des craintes pour eux”, a-t-il affirmĂ©.Une cohabitation pacifique des voisins du Nil est tout Ă  fait possible, remarquent des experts. “Le Nil suffit Ă  tous les pays en amont et en aval s’il est gĂ©rĂ© correctement”, assure Abel Abate Demissie, chercheur du groupe de rĂ©flexion Chatham House.Un conflit ouvert entre l’Ethiopie et l’Egypte est de fait “peu probable”, selon les diffĂ©rents chercheurs interrogĂ©s par l’AFP.”Je ne pense pas qu’il y aura une escalade des tensions massive entre les deux pays. L’Égypte ne bombardera pas le barrage”, souligne Magnus Taylor directeur adjoint du projet Corne de l’Afrique Ă  l’International Crisis Group.Quand bien mĂŞme le sujet a un impact sur la “stabilitĂ© interne” de l’Egypte, car une diminution importante de l’approvisionnement en eau aurait un impact sur la stabilitĂ© du pays, tant politique qu’Ă©conomique et sociale, note l’expert en eau Mohamed Mohey el-Deen, ex-membre du comitĂ© Ă©gyptien d’Ă©valuation du GERD.Mais avec l’inauguration la semaine prochaine de l’ouvrage, “la seule option rĂ©aliste pour l’Egypte est de s’adapter”, affirme-t-il. “Il n’y a pas d’autre alternative”.

Poutine menace de cibler toute force occidentale déployée en Ukraine

Le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a menacĂ© vendredi les alliĂ©s de Kiev de cibler toute force occidentale dĂ©ployĂ©e en Ukraine, au lendemain d’une rĂ©union Ă  Paris consacrĂ©e aux garanties de sĂ©curitĂ© dans le cadre d’un hypothĂ©tique cessez-le-feu.Vingt-six pays, essentiellement europĂ©ens, se sont engagĂ©s jeudi Ă  Paris Ă  soutenir militairement l’Ukraine au sol, en mer ou dans les airs dans cette perspective, une avancĂ©e “concrète” saluĂ©e par le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky après plus de trois ans d’un conflit qui a fait a minima des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de morts.”Le jour oĂą le conflit s’arrĂŞte, les garanties de sĂ©curitĂ© se dĂ©ploient”, a expliquĂ© le prĂ©sident français Emmanuel Macron, que ce soit via un “cessez-le-feu”, un “armistice” ou un “traitĂ© de paix”. Il ne s’agit donc pas “de mener quelque guerre contre la Russie”, mais de la dissuader d’attaquer Ă  nouveau l’Ukraine Ă  l’avenir, a insistĂ© M. Macron, sans fournir de prĂ©cision ni de dĂ©tail sur les contributions pays par pays.Mais Moscou a aussitĂ´t mis son veto Ă  toute garantie militaire occidentale Ă  l’Ukraine.- “Coalition des volontaires” -“Les Ă©trangers, en particulier les contingents militaires europĂ©ens et amĂ©ricains, peuvent-ils fournir et garantir la sĂ©curitĂ© de l’Ukraine? Absolument pas, ils ne le peuvent pas”, a dĂ©clarĂ© vendredi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, Ă  l’agence Ria Novosti, soulignant que la Russie devait aussi bĂ©nĂ©ficier de garanties pour sa sĂ©curitĂ©. Il a Ă©galement accusĂ© les EuropĂ©ens d'”entraver” le règlement du conflit Ă  grande Ă©chelle dĂ©clenchĂ© par la dĂ©cision de la Russie d’envahir l’Ukraine en fĂ©vrier 2022.Se faisant plus explicite, Vladimir Poutine a prĂ©venu vendredi que n’importe quelle force occidentale en Ukraine sera une “cible lĂ©gitime” pour l’armĂ©e russe.”Si des forces, quelles qu’elles soient, apparaissent sur place, surtout maintenant, au moment oĂą des combats sont en cours, nous partirons du principe qu’elles seront des cibles lĂ©gitimes” pour l’armĂ©e russe, a dĂ©clarĂ© M. Poutine lors d’un Forum Ă©conomique de l’Est Ă  Vladivostok (ExtrĂŞme-Orient russe).”Et si des dĂ©cisions sont obtenues pour aboutir Ă  la paix, Ă  une paix durable, je ne vois tout simplement pas de sens Ă  leur prĂ©sence” sur le territoire ukrainien, a ajoutĂ© M. Poutine, en appelant Ă  ce que “personne ne doute que la Russie respecte pleinement” de futures garanties de sĂ©curitĂ© pour l’Ukraine.Le soutien amĂ©ricain, ou “backstop”, Ă©tait l’enjeu d’une visioconfĂ©rence avec le prĂ©sident Donald Trump dans la foulĂ©e du sommet de jeudi Ă  Paris, auquel a aussi en partie pris part son Ă©missaire spĂ©cial Steve Witkoff, prĂ©sent au palais de l’ÉlysĂ©e, la prĂ©sidence française.Aucune annonce n’a Ă©tĂ© faite Ă  cet Ă©gard.”Nous comptons sur le +backstop+ des États-Unis”, a indiquĂ© M. Zelensky jeudi.Depuis mi-fĂ©vrier, Paris et Londres, Ă  la tĂŞte d’une “coalition des volontaires”, multiplient les rĂ©unions de planification au niveau des chefs d’Ă©tat-major, des ministres et des chefs d’État.Les garanties de sĂ©curitĂ©, inexistantes dans les accords de Minsk conclus en 2014 et 2015 pour mettre un terme aux combats entre l’armĂ©e ukrainienne et des sĂ©paratistes prorusses pilotĂ©s par Moscou, sont prĂ©sentĂ©es comme un moyen d’empĂŞcher une reprise du conflit.

Poutine menace de cibler toute force occidentale déployée en Ukraine

Le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a menacĂ© vendredi les alliĂ©s de Kiev de cibler toute force occidentale dĂ©ployĂ©e en Ukraine, au lendemain d’une rĂ©union Ă  Paris consacrĂ©e aux garanties de sĂ©curitĂ© dans le cadre d’un hypothĂ©tique cessez-le-feu.Vingt-six pays, essentiellement europĂ©ens, se sont engagĂ©s jeudi Ă  Paris Ă  soutenir militairement l’Ukraine au sol, en mer ou dans les airs dans cette perspective, une avancĂ©e “concrète” saluĂ©e par le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky après plus de trois ans d’un conflit qui a fait a minima des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de morts.”Le jour oĂą le conflit s’arrĂŞte, les garanties de sĂ©curitĂ© se dĂ©ploient”, a expliquĂ© le prĂ©sident français Emmanuel Macron, que ce soit via un “cessez-le-feu”, un “armistice” ou un “traitĂ© de paix”. Il ne s’agit donc pas “de mener quelque guerre contre la Russie”, mais de la dissuader d’attaquer Ă  nouveau l’Ukraine Ă  l’avenir, a insistĂ© M. Macron, sans fournir de prĂ©cision ni de dĂ©tail sur les contributions pays par pays.Mais Moscou a aussitĂ´t mis son veto Ă  toute garantie militaire occidentale Ă  l’Ukraine.- “Coalition des volontaires” -“Les Ă©trangers, en particulier les contingents militaires europĂ©ens et amĂ©ricains, peuvent-ils fournir et garantir la sĂ©curitĂ© de l’Ukraine? Absolument pas, ils ne le peuvent pas”, a dĂ©clarĂ© vendredi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, Ă  l’agence Ria Novosti, soulignant que la Russie devait aussi bĂ©nĂ©ficier de garanties pour sa sĂ©curitĂ©. Il a Ă©galement accusĂ© les EuropĂ©ens d'”entraver” le règlement du conflit Ă  grande Ă©chelle dĂ©clenchĂ© par la dĂ©cision de la Russie d’envahir l’Ukraine en fĂ©vrier 2022.Se faisant plus explicite, Vladimir Poutine a prĂ©venu vendredi que n’importe quelle force occidentale en Ukraine sera une “cible lĂ©gitime” pour l’armĂ©e russe.”Si des forces, quelles qu’elles soient, apparaissent sur place, surtout maintenant, au moment oĂą des combats sont en cours, nous partirons du principe qu’elles seront des cibles lĂ©gitimes” pour l’armĂ©e russe, a dĂ©clarĂ© M. Poutine lors d’un Forum Ă©conomique de l’Est Ă  Vladivostok (ExtrĂŞme-Orient russe).”Et si des dĂ©cisions sont obtenues pour aboutir Ă  la paix, Ă  une paix durable, je ne vois tout simplement pas de sens Ă  leur prĂ©sence” sur le territoire ukrainien, a ajoutĂ© M. Poutine, en appelant Ă  ce que “personne ne doute que la Russie respecte pleinement” de futures garanties de sĂ©curitĂ© pour l’Ukraine.Le soutien amĂ©ricain, ou “backstop”, Ă©tait l’enjeu d’une visioconfĂ©rence avec le prĂ©sident Donald Trump dans la foulĂ©e du sommet de jeudi Ă  Paris, auquel a aussi en partie pris part son Ă©missaire spĂ©cial Steve Witkoff, prĂ©sent au palais de l’ÉlysĂ©e, la prĂ©sidence française.Aucune annonce n’a Ă©tĂ© faite Ă  cet Ă©gard.”Nous comptons sur le +backstop+ des États-Unis”, a indiquĂ© M. Zelensky jeudi.Depuis mi-fĂ©vrier, Paris et Londres, Ă  la tĂŞte d’une “coalition des volontaires”, multiplient les rĂ©unions de planification au niveau des chefs d’Ă©tat-major, des ministres et des chefs d’État.Les garanties de sĂ©curitĂ©, inexistantes dans les accords de Minsk conclus en 2014 et 2015 pour mettre un terme aux combats entre l’armĂ©e ukrainienne et des sĂ©paratistes prorusses pilotĂ©s par Moscou, sont prĂ©sentĂ©es comme un moyen d’empĂŞcher une reprise du conflit.

Anutin Charnvirakul, un riche conservateur pour sortir la ThaĂŻlande de la crise politique

Saxophoniste, pilote amateur et riche hĂ©ritier, Anutin Charnvirakul a su manoeuvrer pour s’imposer comme une personnalitĂ© clĂ© des gouvernements successifs en ThaĂŻlande au fil des tumultueuses dernières annĂ©es, jusqu’Ă  ĂŞtre dĂ©signĂ© vendredi Premier ministre.Il a Ă©tĂ© un temps banni de toute activitĂ© politique par la justice et son parti ne reprĂ©sente que la troisième force …

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Anutin Charnvirakul, un riche conservateur pour sortir la ThaĂŻlande de la crise politique

Saxophoniste, pilote amateur et riche hĂ©ritier, Anutin Charnvirakul a su manoeuvrer pour s’imposer comme une personnalitĂ© clĂ© des gouvernements successifs en ThaĂŻlande au fil des tumultueuses dernières annĂ©es, jusqu’Ă  ĂŞtre dĂ©signĂ© vendredi Premier ministre.Il a Ă©tĂ© un temps banni de toute activitĂ© politique par la justice et son parti ne reprĂ©sente que la troisième force du Parlement du royaume mais c’est pourtant sur cet ancien ministre de centre-droit de 58 ans que l’opposition parie pour tenter de sortir de la crise politique actuelle.Le soutien du Parti du peuple, jusqu’alors le principal parti d’opposition, lui permet de succĂ©der Ă  Paetongtarn Shinawatra, destituĂ©e la semaine dernière.Comme cette dernière, fille de l’ex-Premier ministre milliardaire Thaksin Shinawatra et membre d’une famille Ă  l’influence considĂ©rable en ThaĂŻlande depuis deux dĂ©cennies, Anutin Charnvirakul s’inscrit lui aussi dans une dynastie d’Ă©lites politiques et Ă©conomiques.Son père a Ă©tĂ© Premier ministre par intĂ©rim lors de la crise politique de 2008, puis ministre de l’IntĂ©rieur pendant trois ans.Sa famille a fait fortune dans une entreprise de construction qui s’est assurĂ©e de juteux contrats publics pendant des dĂ©cennies. La sociĂ©tĂ© a construit par exemple le principal aĂ©roport de Bangkok et le bâtiment du Parlement, oĂą il a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© vendredi Ă  la tĂŞte du gouvernement.- RĂ©seaux sociaux -Après des Ă©tudes d’ingĂ©nieur industriel Ă  New York, Anutin est entrĂ© en politique alors qu’il avait une trentaine d’annĂ©es comme conseiller du ministère des Affaires Ă©trangères.VĂ©ritable camĂ©lĂ©on politique, il est ensuite devenu ministre de la SantĂ©, ministre de l’IntĂ©rieur, puis vice-Premier ministre de trois chefs de gouvernements entre 2019 et 2025 – une stabilitĂ© rare dans le royaume Ă  la vie politique mouvementĂ©e.SurnommĂ© “Noo”, qui signifie “souris” en thaĂŻlandais, il cherche Ă  se construire une image d’homme du peuple malgrĂ© sa fortune.Sur les rĂ©seaux sociaux, il se montre ainsi en train de cuisiner vĂŞtu d’un short et d’un T-shirt, ou interprĂ©tant des tubes de pop thaĂŻlandaise au saxophone et au piano.Anutin est un ancien membre du parti de l’ex-Premier ministre Thaksin, dont le camp a longtemps incarnĂ© le mouvement rĂ©formateur, par opposition aux conservateurs alignĂ©s avec le roi et l’armĂ©e.Il avait Ă©tĂ© interdit d’activitĂ© politique pendant cinq ans Ă  la suite de la dissolution, en 2007, de la formation pour fraude Ă©lectorale. Il a alors appris Ă  piloter et s’est constituĂ© une petite flotte d’avions privĂ©s pour transporter des malades Ă  l’hĂ´pital et livrer des organes.- Cannabis -Une fois sa peine purgĂ©e, il est revenu en politique en 2012 comme chef du parti de centre-droit Bhumjaithai, qui s’est hissĂ© Ă  la troisième place lors des Ă©lections lĂ©gislatives de 2023.Alignant les portefeuilles ministĂ©riels au sein des diverses coalitions gouvernementales, il s’est fait connaĂ®tre Ă  l’international en tant que ministre de la SantĂ© d’un gouvernement menĂ© par les militaires, lorsqu’il a gĂ©rĂ© la crise du Covid-19.Il avait dĂ» prĂ©senter ses excuses après avoir accusĂ© les Occidentaux de propager le virus, dans ce royaume dĂ©pendant du tourisme.A ce mĂŞme poste, Anutin a surtout fait les gros titres lorsqu’il a soutenu la dĂ©pĂ©nalisation du cannabis en 2022.Après les Ă©lections de 2023, son parti avait rejoint une coalition avec le parti de Thaksin en refusant de s’allier avec les mĂŞmes progressistes qui l’ont finalement soutenu cette semaine pour Ă©vincer le clan du patriarche de la politique thaĂŻlandaise.Mais en juin, le Bhumjaithai avait rompu cette alliance en raison de la gestion par le pouvoir du conflit frontalier avec le Cambodge.

De premiers Ă©lĂ©ments sur l’accident de funiculaire de Lisbonne attendus vendredi

L’agence portugaise enquĂŞtant sur les accidents aĂ©riens et ferroviaires a annoncĂ© qu’elle publiera vendredi une note prĂ©sentant les “premières constatations confirmĂ©es” sur l’accident de funiculaire qui a fait 16 morts Ă  Lisbonne mercredi, dont les causes prĂ©cises restent inconnues.Cette agence devrait publier un rapport prĂ©liminaire “sans doute dans un dĂ©lai de 45 jours”, a dĂ©clarĂ© jeudi soir son patron, Nelson Oliveira, ajoutant qu’une première note sera publiĂ©e vendredi en fin de journĂ©e.InterrogĂ© lors d’une confĂ©rence de presse aux cĂ´tĂ©s de M. Oliveira sur les causes de l’accident, le directeur de la police judiciaire Luis Neves a affirmĂ© qu’aucune piste n’Ă©tait Ă©cartĂ©e pour le moment.”Rien n’est exclu. Nous ne pourrons prendre position que quand nous serons sĂ»rs. A ce stade, il faut garder l’esprit ouvert”, a-t-il dĂ©clarĂ©.Parmi les hypothèses Ă©voquĂ©es par les mĂ©dias locaux figure la rupture d’un câble de sĂ©curitĂ©, ou encore une nĂ©gligence dans les travaux de maintenance du funiculaire, qui Ă©taient assurĂ©s par un sous-traitant du gestionnaire des transports lisboètes, Carris.”Le plan de maintenance de cet Ă©quipement a Ă©tĂ© scrupuleusement respectĂ©”, a assurĂ© le patron de Carris, Pedro Bogas. Les mĂ©dias locaux ont publiĂ© le rapport de l’inspection quotidienne rĂ©alisĂ©e le matin du jour du drame, qui indique que l’ascenseur avait “toutes les conditions” pour opĂ©rer.Le spectaculaire dĂ©raillement de ce funiculaire, prisĂ© des Lisboètes et des touristes, en plein centre-ville de la capitale portugaise a fait au moins 16 morts, dont plusieurs Ă©trangers, selon les autoritĂ©s.D’après des tĂ©moins, le wagon jaune a dĂ©valĂ© la rue très pentue Ă  toute allure, avant de dĂ©railler au niveau d’un lĂ©ger virage et de se fracasser contre un immeuble, mercredi vers 18H00 (17H00 GMT).Parmi les 16 tuĂ©s dans l’accident se trouvent cinq Portugais, deux Sud-CorĂ©ens et un Suisse, selon le parquet portugais.La police affirme “avec un haut degrĂ© de probabilitĂ©” qu’il y a aussi parmi les victimes dĂ©cĂ©dĂ©es deux Canadiens, un AmĂ©ricain, un Allemand et un Ukrainien, portant Ă  huit le nombre d’Ă©trangers tuĂ©s dans la catastrophe.Vendredi matin, le ministre français des Affaires Ă©trangères Jean-NoĂ«l Barrot a annoncĂ© le dĂ©cès d’une ressortissante franco-canadienne, sans qu’il soit possible dans l’immĂ©diat de savoir si cette victime est l’une des deux victimes identifiĂ©es comme canadiennes par la police portugaise ou s’il s’agit d’une des trois personnes dont la nationalitĂ© est encore inconnue.Sur place, le wagon accidentĂ© disloquĂ© avait Ă©tĂ© dĂ©blayĂ© vendredi matin, rendant un semblant de normalitĂ© Ă  la rue oĂą la catastrophe a eu lieu.

De premiers Ă©lĂ©ments sur l’accident de funiculaire de Lisbonne attendus vendredi

L’agence portugaise enquĂŞtant sur les accidents aĂ©riens et ferroviaires a annoncĂ© qu’elle publiera vendredi une note prĂ©sentant les “premières constatations confirmĂ©es” sur l’accident de funiculaire qui a fait 16 morts Ă  Lisbonne mercredi, dont les causes prĂ©cises restent inconnues.Cette agence devrait publier un rapport prĂ©liminaire “sans doute dans un dĂ©lai de 45 jours”, a dĂ©clarĂ© jeudi soir son patron, Nelson Oliveira, ajoutant qu’une première note sera publiĂ©e vendredi en fin de journĂ©e.InterrogĂ© lors d’une confĂ©rence de presse aux cĂ´tĂ©s de M. Oliveira sur les causes de l’accident, le directeur de la police judiciaire Luis Neves a affirmĂ© qu’aucune piste n’Ă©tait Ă©cartĂ©e pour le moment.”Rien n’est exclu. Nous ne pourrons prendre position que quand nous serons sĂ»rs. A ce stade, il faut garder l’esprit ouvert”, a-t-il dĂ©clarĂ©.Parmi les hypothèses Ă©voquĂ©es par les mĂ©dias locaux figure la rupture d’un câble de sĂ©curitĂ©, ou encore une nĂ©gligence dans les travaux de maintenance du funiculaire, qui Ă©taient assurĂ©s par un sous-traitant du gestionnaire des transports lisboètes, Carris.”Le plan de maintenance de cet Ă©quipement a Ă©tĂ© scrupuleusement respectĂ©”, a assurĂ© le patron de Carris, Pedro Bogas. Les mĂ©dias locaux ont publiĂ© le rapport de l’inspection quotidienne rĂ©alisĂ©e le matin du jour du drame, qui indique que l’ascenseur avait “toutes les conditions” pour opĂ©rer.Le spectaculaire dĂ©raillement de ce funiculaire, prisĂ© des Lisboètes et des touristes, en plein centre-ville de la capitale portugaise a fait au moins 16 morts, dont plusieurs Ă©trangers, selon les autoritĂ©s.D’après des tĂ©moins, le wagon jaune a dĂ©valĂ© la rue très pentue Ă  toute allure, avant de dĂ©railler au niveau d’un lĂ©ger virage et de se fracasser contre un immeuble, mercredi vers 18H00 (17H00 GMT).Parmi les 16 tuĂ©s dans l’accident se trouvent cinq Portugais, deux Sud-CorĂ©ens et un Suisse, selon le parquet portugais.La police affirme “avec un haut degrĂ© de probabilitĂ©” qu’il y a aussi parmi les victimes dĂ©cĂ©dĂ©es deux Canadiens, un AmĂ©ricain, un Allemand et un Ukrainien, portant Ă  huit le nombre d’Ă©trangers tuĂ©s dans la catastrophe.Vendredi matin, le ministre français des Affaires Ă©trangères Jean-NoĂ«l Barrot a annoncĂ© le dĂ©cès d’une ressortissante franco-canadienne, sans qu’il soit possible dans l’immĂ©diat de savoir si cette victime est l’une des deux victimes identifiĂ©es comme canadiennes par la police portugaise ou s’il s’agit d’une des trois personnes dont la nationalitĂ© est encore inconnue.Sur place, le wagon accidentĂ© disloquĂ© avait Ă©tĂ© dĂ©blayĂ© vendredi matin, rendant un semblant de normalitĂ© Ă  la rue oĂą la catastrophe a eu lieu.

Moins d’huile et plus de protĂ©ines, la recette pour sauver les enfants du sud du Pakistan

Devant des mères serrant leurs bĂ©bĂ©s famĂ©liques, Asma cuisine son “pudding de semoule”: avec ses recettes locales et abordables, cette Pakistanaise tente d’enrayer la malnutrition qui frappe près d’un enfant sur deux dans le Sud rural.Aujourd’hui, cette travailleuse sociale de 37 ans propose deux versions: semoule frite pour les moins aisĂ©es ou agrĂ©mentĂ©e d’un Ĺ“uf ou de lait, faciles Ă  trouver au village et très nutritifs.”Le paquet de semoule coĂ»te moins de 50 roupies (15 centimes d’euros) et si vous utilisez une Ă  deux cuillères Ă  soupe par jour pour vos recettes, il tient facilement une semaine”, assure-t-elle.Car si le Sindh, province cĂ´tière de 55 millions d’habitants, abrite Karachi, le coeur Ă©conomique du pays, Ă  quelques heures Ă  peine de la mĂ©galopole, des villages entiers sont durement frappĂ©s par la malnutrition.Dans ces zones rurales, où la contraception reste un tabou et oĂą les familles nombreuses sont la norme, 3.500 mères ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de cours de cuisine imaginĂ©s par l’Unicef.Après un an de leçons, Shahnaz, 25 ans, a radicalement changĂ© l’alimentation de ses six enfants.”Ici, j’ai appris Ă  faire le khichdi”, un mĂ©lange de lentilles et de riz, “des pudding et des gâteaux de semoule”, dit-elle, assise sur une natte colorĂ©e près du rĂ©chaud. “Alors qu’avant je ne donnais que des pommes de terre Ă  mes enfants parce qu’il y en avait toujours Ă  la maison”.”La santĂ© de mes enfants s’est amĂ©liorĂ©e et on m’a dit rĂ©cemment que ma fille ne souffrait plus de malnutrition,”se fĂ©licite-t-elle.Comme elle, Koulsoum, 23 ans, espère sauver ses cinq enfants, tous nĂ©s prĂ©maturĂ©s. “L’un de mes enfants est mort et ma plus jeune est extrĂŞmement faible alors on m’a conseillĂ© de suivre ces cours”, dit celle qui n’a qu’un nom, comme la plupart des femmes de son district.A Sujawal, de nombreuses mères racontent ne donner Ă  leurs enfants, parfois âgĂ©s de quelques semaines, que des morceaux de galettes frites en guise de repas.RĂ©sultat, dans le Sindh, 48% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et 20% d’Ă©maciation, sa forme la plus mortelle, selon la dernière enquĂŞte nationale menĂ©e en 2018. Plus vulnĂ©rables au manque d’eau potable et d’hygiène, ils ont souvent aussi la dengue ou le paludisme, souffrent de vomissements, diarrhĂ©es ou difficultĂ©s Ă  uriner et ont le ventre anormalement enflĂ©.- Pas d’Ă©pices -Dans le Sindh rural, souvent, les enfants ne mangent toujours pas de nourriture solide Ă  six mois, et, pour ceux qui en ingèrent, ce sont les restes du repas des parents, trop Ă©picĂ©s pour les estomacs de bĂ©bĂ©s.Et mĂŞme ainsi, “le principal problème est le manque de diversitĂ© alimentaire”, affirme Mazhar Iqbal, nutritionniste pour l’Unicef.Au Pakistan, 38% des enfants ne mangent que deux ou moins des huit catĂ©gories d’aliments recommandĂ©es par l’Unicef, – Ĺ“ufs, viande, poisson, produits laitiers…Pourtant des alternatives peu coĂ»teuses existent: si poisson, boeuf et dinde restent extrĂŞmement chers et utilisĂ©s pour les grandes occasions, les abats de poulet, les os bouillis ou les lĂ©gumineuses sont de bonnes sources de protĂ©ines.Quant aux rares fruits et lĂ©gumes, s’ils sont frits, comme c’est gĂ©nĂ©ralement le cas, ils perdent leurs nutriments.C’est ce genre de conseils que Bakhtawar Kareem est venue chercher, après avoir perdu un enfant anĂ©mique.Comme 72% des enfants de Sujawal, sa fille d’un an, lĂ©thargique, prĂ©sente un retard de croissance et risque le retard cognitif, prĂ©vient l’Unicef.- “Les femmes mangent les restes” -Mais le cercle vicieux de la malnutrition commence chez les mères. “Avec mariages prĂ©coces et grossesses rĂ©pĂ©tĂ©es, plus de 45% des femmes du Sindh sont anĂ©miques”, affirme le nutritionniste Mazhar Iqbal. “Cela augmente les risques d’avoir des bĂ©bĂ©s de faible poids Ă  la naissance, plus susceptibles de souffrir de malnutrition”.A Sujawal, oĂą seuls un quart des habitants savent lire et Ă©crire, les idĂ©es reçues privent aussi les femmes de nutriments vitaux.RĂ©gulièrement, Farrah Naz doit rĂ©pĂ©ter que, non, les oeufs ou les fruits secs ne font pas saigner plus les femmes pendant leurs règles –et qu’ils ne doivent donc pas leur ĂŞtre interdits.Au-delĂ , ajoute la patronne de la branche pakistanaise de l’Alliance mondiale pour l’amĂ©lioration de la nutrition (GAIN), “dans la plupart des familles, les filles et les femmes cuisinent et servent leurs proches. Ce n’est qu’ensuite qu’elles peuvent manger les restes”.Et quand la nourriture vient Ă  manquer, ce sont leurs rations qui sont supprimĂ©es en premier, poursuit-elle.Et ce, “alors mĂŞme que les femmes Ă©copent des tâches les plus physiques dans les champs”.

Moins d’huile et plus de protĂ©ines, la recette pour sauver les enfants du sud du Pakistan

Devant des mères serrant leurs bĂ©bĂ©s famĂ©liques, Asma cuisine son “pudding de semoule”: avec ses recettes locales et abordables, cette Pakistanaise tente d’enrayer la malnutrition qui frappe près d’un enfant sur deux dans le Sud rural.Aujourd’hui, cette travailleuse sociale de 37 ans propose deux versions: semoule frite pour les moins aisĂ©es ou agrĂ©mentĂ©e d’un Ĺ“uf ou de lait, faciles Ă  trouver au village et très nutritifs.”Le paquet de semoule coĂ»te moins de 50 roupies (15 centimes d’euros) et si vous utilisez une Ă  deux cuillères Ă  soupe par jour pour vos recettes, il tient facilement une semaine”, assure-t-elle.Car si le Sindh, province cĂ´tière de 55 millions d’habitants, abrite Karachi, le coeur Ă©conomique du pays, Ă  quelques heures Ă  peine de la mĂ©galopole, des villages entiers sont durement frappĂ©s par la malnutrition.Dans ces zones rurales, où la contraception reste un tabou et oĂą les familles nombreuses sont la norme, 3.500 mères ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de cours de cuisine imaginĂ©s par l’Unicef.Après un an de leçons, Shahnaz, 25 ans, a radicalement changĂ© l’alimentation de ses six enfants.”Ici, j’ai appris Ă  faire le khichdi”, un mĂ©lange de lentilles et de riz, “des pudding et des gâteaux de semoule”, dit-elle, assise sur une natte colorĂ©e près du rĂ©chaud. “Alors qu’avant je ne donnais que des pommes de terre Ă  mes enfants parce qu’il y en avait toujours Ă  la maison”.”La santĂ© de mes enfants s’est amĂ©liorĂ©e et on m’a dit rĂ©cemment que ma fille ne souffrait plus de malnutrition,”se fĂ©licite-t-elle.Comme elle, Koulsoum, 23 ans, espère sauver ses cinq enfants, tous nĂ©s prĂ©maturĂ©s. “L’un de mes enfants est mort et ma plus jeune est extrĂŞmement faible alors on m’a conseillĂ© de suivre ces cours”, dit celle qui n’a qu’un nom, comme la plupart des femmes de son district.A Sujawal, de nombreuses mères racontent ne donner Ă  leurs enfants, parfois âgĂ©s de quelques semaines, que des morceaux de galettes frites en guise de repas.RĂ©sultat, dans le Sindh, 48% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et 20% d’Ă©maciation, sa forme la plus mortelle, selon la dernière enquĂŞte nationale menĂ©e en 2018. Plus vulnĂ©rables au manque d’eau potable et d’hygiène, ils ont souvent aussi la dengue ou le paludisme, souffrent de vomissements, diarrhĂ©es ou difficultĂ©s Ă  uriner et ont le ventre anormalement enflĂ©.- Pas d’Ă©pices -Dans le Sindh rural, souvent, les enfants ne mangent toujours pas de nourriture solide Ă  six mois, et, pour ceux qui en ingèrent, ce sont les restes du repas des parents, trop Ă©picĂ©s pour les estomacs de bĂ©bĂ©s.Et mĂŞme ainsi, “le principal problème est le manque de diversitĂ© alimentaire”, affirme Mazhar Iqbal, nutritionniste pour l’Unicef.Au Pakistan, 38% des enfants ne mangent que deux ou moins des huit catĂ©gories d’aliments recommandĂ©es par l’Unicef, – Ĺ“ufs, viande, poisson, produits laitiers…Pourtant des alternatives peu coĂ»teuses existent: si poisson, boeuf et dinde restent extrĂŞmement chers et utilisĂ©s pour les grandes occasions, les abats de poulet, les os bouillis ou les lĂ©gumineuses sont de bonnes sources de protĂ©ines.Quant aux rares fruits et lĂ©gumes, s’ils sont frits, comme c’est gĂ©nĂ©ralement le cas, ils perdent leurs nutriments.C’est ce genre de conseils que Bakhtawar Kareem est venue chercher, après avoir perdu un enfant anĂ©mique.Comme 72% des enfants de Sujawal, sa fille d’un an, lĂ©thargique, prĂ©sente un retard de croissance et risque le retard cognitif, prĂ©vient l’Unicef.- “Les femmes mangent les restes” -Mais le cercle vicieux de la malnutrition commence chez les mères. “Avec mariages prĂ©coces et grossesses rĂ©pĂ©tĂ©es, plus de 45% des femmes du Sindh sont anĂ©miques”, affirme le nutritionniste Mazhar Iqbal. “Cela augmente les risques d’avoir des bĂ©bĂ©s de faible poids Ă  la naissance, plus susceptibles de souffrir de malnutrition”.A Sujawal, oĂą seuls un quart des habitants savent lire et Ă©crire, les idĂ©es reçues privent aussi les femmes de nutriments vitaux.RĂ©gulièrement, Farrah Naz doit rĂ©pĂ©ter que, non, les oeufs ou les fruits secs ne font pas saigner plus les femmes pendant leurs règles –et qu’ils ne doivent donc pas leur ĂŞtre interdits.Au-delĂ , ajoute la patronne de la branche pakistanaise de l’Alliance mondiale pour l’amĂ©lioration de la nutrition (GAIN), “dans la plupart des familles, les filles et les femmes cuisinent et servent leurs proches. Ce n’est qu’ensuite qu’elles peuvent manger les restes”.Et quand la nourriture vient Ă  manquer, ce sont leurs rations qui sont supprimĂ©es en premier, poursuit-elle.Et ce, “alors mĂŞme que les femmes Ă©copent des tâches les plus physiques dans les champs”.

Vote de confiance: Bayrou martèle son message et Ă©voque l’après-8 septembre

François Bayrou s’est projetĂ© vendredi dans l’après vote de confiance du 8-septembre, assurant que son objectif “aujourd’hui” n’Ă©tait pas de mettre en scène sa sortie dans la perspective de 2027, tout en martelant son message sur l’Ă©tat catastrophique des finances publiques.  Après RMC et BFMTV jeudi matin, France 2 jeudi soir, le locataire de Matignon s’est exprimĂ© vendredi matin sur RTL. “La politique, ce n’est pas du spectacle, Ce n’est pas une tournĂ©e d’adieu, comme vous dites. Je suis un responsable politique. Je l’Ă©tais avant d’ĂŞtre Premier ministre et je le resterai après”, a-t-il dĂ©clarĂ© d’emblĂ©e Ă  trois jours de la chute probable de son gouvernement.”La question est beaucoup plus simple. Est-ce que notre pays a mesurĂ© la gravitĂ© de la situation devant laquelle il se trouve ? Et la situation, elle est de deux piliers, si j’ose dire. Premier pilier: la France est un pays qui ne produit pas assez. (…) La deuxième question, c’est l’endettement du pays”, a martelĂ© le prĂ©sident du Mouvement dĂ©mocrate (MoDem).Lundi après-midi, M. Bayrou engagera la responsabilitĂ© de son gouvernement sur une dĂ©claration de politique gĂ©nĂ©rale portant sur le “constat” de l’endettement et l’ampleur du remède Ă  administrer dans les budgets 2026.Sa chute semble inĂ©luctable: la gauche, l’extrĂŞme droite, la majoritĂ© du petit groupe indĂ©pendant Liot et quelques dĂ©putĂ©s LR ont promis de ne pas voter la confiance. Cette sortie quasi-programmĂ©e de Matignon, un premier acte vers l’ÉlysĂ©e ? “Je serai lĂ  en 2027 mais ça ne veut pas dire candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle. Ca n’est pas dans mon objectif aujourd’hui”, a assurĂ© François Bayrou.”C’est toujours possible”, a-t-il cependant ajoutĂ©. Mais “ça n’est pas mon plan”. “Je ne fais pas ça pour obtenir quelque chose qui serait une manière de prĂ©parer un autre acte”.”Ce que j’ai fait, en prenant ce risque, en effet inĂ©dit, c’est de montrer que c’est tellement important que je n’hĂ©site pas Ă  mettre en jeu les responsabilitĂ©s qui sont les miennes”, a-t-il ajoutĂ©.Sans parvenir Ă  convaincre les oppositions, M. Bayrou poursuit son offensive mĂ©diatique: il sera l’invitĂ© de France 5 samedi Ă  19h00, puis du mĂ©dia en ligne Brut dimanche Ă  12h00. Il achève ses consultations des chefs de partis politique vendredi après-midi par la rĂ©ception de la prĂ©sidente par intĂ©rim du Parti radical, Nathalie Delattre.-Le RN prompt Ă  censurer-Dès jeudi soir, François Bayrou a commencĂ© Ă  Ă©voquer le scĂ©nario du renversement de son gouvernement. Qui pour lui succĂ©der Ă  Matignon en cas de chute ? “Je pense que c’est extrĂŞmement difficile”, a-t-il rĂ©pondu vendredi.Le Premier ministre a laissĂ© entendre qu’il pourrait rester quelques temps Ă  Matignon pour expĂ©dier les affaires courantes. “Il n’y a jamais d’interruption du gouvernement en France. Et donc oui, je remplirai ma mission avec tout ce que j’ai de conscience et de volontĂ© de prĂ©server les choses, et je serai lĂ  pour aider mon pays”, a-t-il dit.InterrogĂ© sur l’hypothèse d’une dĂ©mission d’Emmanuel Macron, rĂ©clamĂ©e par le Rassemblement national, LFI et mĂŞme par certains responsables de la droite -Jean-François CopĂ©, ValĂ©rie PĂ©cresse, David Lisnard-, François Bayrou estime que “quand quelqu’un est Ă©lu, son devoir, sa mission et son honneur est d’aller au bout de son mandat”.Mais le RN promet d’ores et dĂ©jĂ  de maintenir la pression sur l’exĂ©cutif.”Tout gouvernement qui continue la politique de M. Macron ou celle de M. Bayrou, c’est la mĂŞme, ou celle (du premier secrĂ©taire du PS, Olivier) Faure, parce qu’elle y ressemblera beaucoup, sera censurĂ© par le Rassemblement national”, qui souhaite une nouvelle dissolution de l’AssemblĂ©e, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© du groupe RN, Jean-Philippe Tanguy, vendredi sur TF1.Reçus jeudi par François Bayrou, les socialistes poursuivent leur campagne pour Matignon, encouragĂ©s par le souhait d’Emmanuel Macron que le “socle commun” (Renaissance, MoDem, Horizons, LR) travaille Ă  un compromis avec le parti Ă  la rose.”Ce serait Ă©ventuellement envisageable si le PS disait +je renverse l’alliance et je gouverne avec le bloc central+”, avance un proche de Macron, qui reconnaĂ®t toutefois que le prĂ©sident reste muet sur ses intentions.Les socialistes ont reçu les assurances de Laurent Wauquiez, prĂ©sident du groupe Les RĂ©publicains (LR) Ă  l’AssemblĂ©e, qui n’entend censurer a priori ni un gouvernement PS, ni un gouvernement RN. Une dĂ©claration qui a suscitĂ© un certain Ă©moi Ă  droite.Â