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“La fin d’une époque”: Milan rend hommage au “roi” Armani

Des milliers de personnes ont rendu hommage samedi au “roi” Giorgio Armani, dont le corps est exposé en chapelle ardente dans l’Armani Teatro, lieu emblématique de l’étroite relation entre le couturier et la capitale lombarde.Le cercueil en bois clair du styliste, décédé jeudi à l’âge de 91 ans, est exposé sous un bouquet de roses blanches, avant les funérailles prévues lundi. Parmi les centaines de personnes à défiler au siège de son entreprise de plusieurs milliards d’euros, qui célèbre cette année son 50e anniversaire, figuraient l’icône de la mode italienne Donatella Versace et le président de Ferrari, John Elkann.D’imposantes couronnes de roses ont été déposées à l’entrée de la salle où repose le cercueil, au bout d’un couloir aux colonnes de béton brut.Collaborateurs et anonymes se sont pressés dans la matinée pour lui rendre un dernier hommage, près du siège d’Armani, dans un ancien quartier industriel de Milan, avant de serrer la main de son compagnon Leo dell’Orco.Selon le quotidien italien Corriere della Sera, Armani est décédé d’une insuffisance hépatique soudaine, à la suite d’une pneumonie qui l’avait contraint à être hospitalisé en juin.- Un exemple sévère -En première ligne, en costumes sombres et lunettes noires, des centaines de salariés du groupe sont venus signer les livres de condoléances. “C’était un homme incroyable, il nous a beaucoup marqués. C’était un exemple, sévère, parfois rude, mais très humain”, a commenté, éprouvée, Silvia Albonetti, vendeuse dans le showroom voisin d’Emporio Armani homme. La chapelle ardente est ouverte de 9H à 18H (07H à 16H GMT) samedi et dimanche dans le Teatro, une ancienne usine de chocolat Nestlé transformée en 2001 par l’architecte japonais Tadao Ando pour en faire le siège du groupe Armani et le lieu de ses défilés. Minimaliste et élégant, le bâtiment est un des lieux emblématiques de Milan, “la capitale du style”.Armani, à la tête d’un empire du luxe de plusieurs milliards d’euros, comptant plus de 600 boutiques dans le monde et plus de 9.000 employés fin 2023, entretenait une “histoire d’amour” avec la ville, soulignent tous les titres de la presse italienne, en rappelant en boucle une de ses déclarations: “Milan est le centre de mon monde, il m’a toujours inspiré”.”Je viens rendre hommage à un homme qui représentait notre ville, c’est la fin d’une époque”, a confié à l’AFP devant l’entrée Fanny Bucci, une Milanaise de 55 ans venue avec sa mère. Elle aimait ses vêtements pour elle comme pour ses enfants. “Il a démontré à de nombreuses reprises qu’il était présent, tout en restant réservé”. – “Transformer l’élégance” -“Il a renforcé l’image du design italien. Et je voyais des photos de lui dans mon enfance en Chine, c’est le premier Italien que j’ai connu”, a témoigné Jonah Liu, 29 ans, T-shirt Armani à son effigie. “L’économie italienne était très forte à l’époque de sa gloire. Cette ère nous dit au revoir”.Cet étudiant en ingénierie à Milan a préparé une lettre (en mandarin) pour M. Armani: “Vous avez transformé l’élégance italienne en une grammaire générale pour la mode. Vous nous avez enseigné que la simplicité peut être riche et la gentillesse peut être forte”, lui a-t-il écrit. Giorgio Armani, né à Piacenza (nord de l’Italie) en 1934 dans une famille modeste d’origine arménienne, était venu étudier la médecine avant de travailler comme étalagiste-décorateur à Milan pour les grands magasins La Rinascente.C’est dans cette ville qu’il a créé en 1975 la maison Giorgio Armani, et avait depuis toujours voulu rester indépendant, refusant d’être coté en bourse.Giorgio Armani, affaibli depuis plusieurs mois, avait été contraint de renoncer à ses défilés masculins à Milan mi-juin pour raisons de santé. Dans une interview au Financial Times publiée quelques jours avant sa mort, le créateur, qui n’avait pas d’enfants, déclarait que les plans pour sa succession consistaient “en une transition progressive des responsabilités” vers ses “plus proches collaborateurs tels que Leo Dell’Orco”, le responsable du design des collections homme, “les membres de (sa) famille et toute l’équipe de travail”.

Serbie: 42 personnes en détention après une manifestation anti-gouvernement

Quarante-deux personnes ont été placées en détention en Serbie après une manifestation pour des élections anticipées vendredi soir à Novi Sad (nord), dispersée par la police à coups de gaz lacrymogènes, a indiqué samedi le ministre de l’Intérieur.Cette manifestation, qui a rassemblé des milliers de personnes contre le président nationaliste Aleksandar Vucic, s’inscrit dans une série de protestations organisées à travers le pays depuis l’effondrement meurtrier de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui avait fait 16 morts en novembre dernier.Les manifestants, menés par les étudiants, dénoncent des malfaçons liées à la corruption et exigent une enquête transparente.Depuis mai, ils réclament aussi des élections anticipées, ce que M. Vucic, au pouvoir depuis 2014 et réélu en 2022 pour un mandat de cinq ans, refuse, dénonçant régulièrement un complot étranger visant à le renverser.Vendredi soir, treize policiers ont été blessés dans une “attaque massive et brutale” de la part des manifestants et 42 personnes ont été placées en détention, a déclaré le ministre de l’Intérieur Ivica Dacic à la télévision publique RTS.Les manifestants ont attaqué la police devant la faculté de philosophie à l’aide des pierres, de fusées éclairantes et de barres, a-t-il ajouté, dénonçant une violence “choquante et apparemment planifiée” pour être utilisée comme un “carburant politique pour accroître les tensions”.Longtemps pacifiques, les manifestations ont dégénéré ces dernières semaines en violences, en raison, selon les protestataires, de la répression musclée de la police et de partisans du gouvernement.Lors du rassemblement vendredi à Novi Sad, les manifestants ont lancé des projectiles sur la police qui a répondu par des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes pour les disperser, selon un journaliste de l’AFP.Vendredi soir, le président Vucic a reproché aux manifestants d’essayer d'”occuper les locaux de l’université de Novi Sad”, les accusant de “menacer la stabilité et la sécurité de Serbie”.Des manifestations pro-gouvernement sont attendues dimanche dans le pays.Sous la pression de la rue ces derniers mois, le gouvernement a été remanié, le Premier ministre remplacé et plusieurs anciens ministres ont été arrêtés et inculpés.

Serbie: 42 personnes en détention après une manifestation anti-gouvernement

Quarante-deux personnes ont été placées en détention en Serbie après une manifestation pour des élections anticipées vendredi soir à Novi Sad (nord), dispersée par la police à coups de gaz lacrymogènes, a indiqué samedi le ministre de l’Intérieur.Cette manifestation, qui a rassemblé des milliers de personnes contre le président nationaliste Aleksandar Vucic, s’inscrit dans une …

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Serbie: 42 personnes en détention après une manifestation anti-gouvernement

Quarante-deux personnes ont été placées en détention en Serbie après une manifestation pour des élections anticipées vendredi soir à Novi Sad (nord), dispersée par la police à coups de gaz lacrymogènes, a indiqué samedi le ministre de l’Intérieur.Cette manifestation, qui a rassemblé des milliers de personnes contre le président nationaliste Aleksandar Vucic, s’inscrit dans une série de protestations organisées à travers le pays depuis l’effondrement meurtrier de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui avait fait 16 morts en novembre dernier.Les manifestants, menés par les étudiants, dénoncent des malfaçons liées à la corruption et exigent une enquête transparente.Depuis mai, ils réclament aussi des élections anticipées, ce que M. Vucic, au pouvoir depuis 2014 et réélu en 2022 pour un mandat de cinq ans, refuse, dénonçant régulièrement un complot étranger visant à le renverser.Vendredi soir, treize policiers ont été blessés dans une “attaque massive et brutale” de la part des manifestants et 42 personnes ont été placées en détention, a déclaré le ministre de l’Intérieur Ivica Dacic à la télévision publique RTS.Les manifestants ont attaqué la police devant la faculté de philosophie à l’aide des pierres, de fusées éclairantes et de barres, a-t-il ajouté, dénonçant une violence “choquante et apparemment planifiée” pour être utilisée comme un “carburant politique pour accroître les tensions”.Longtemps pacifiques, les manifestations ont dégénéré ces dernières semaines en violences, en raison, selon les protestataires, de la répression musclée de la police et de partisans du gouvernement.Lors du rassemblement vendredi à Novi Sad, les manifestants ont lancé des projectiles sur la police qui a répondu par des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes pour les disperser, selon un journaliste de l’AFP.Vendredi soir, le président Vucic a reproché aux manifestants d’essayer d'”occuper les locaux de l’université de Novi Sad”, les accusant de “menacer la stabilité et la sécurité de Serbie”.Des manifestations pro-gouvernement sont attendues dimanche dans le pays.Sous la pression de la rue ces derniers mois, le gouvernement a été remanié, le Premier ministre remplacé et plusieurs anciens ministres ont été arrêtés et inculpés.

Raid dans une usine américaine: plus de 300 Sud-Coréens concernés, selon Séoul

Plus de 300 des 475 personnes arrêtées jeudi aux Etats-Unis dans une usine de batteries pour automobiles sont de nationalité sud-coréenne, a estimé samedi le gouvernement de Séoul, exprimant sa “profonde préoccupation”.”Plus de 300 seraient nos ressortissants”, a déclaré le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun lors d’une réunion d’urgence sur le sujet.”Nous sommes …

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Raid dans une usine américaine: plus de 300 Sud-Coréens concernés, selon Séoul

Plus de 300 des 475 personnes arrêtées jeudi aux Etats-Unis dans une usine de batteries pour automobiles sont de nationalité sud-coréenne, a estimé samedi le gouvernement de Séoul, exprimant sa “profonde préoccupation”.”Plus de 300 seraient nos ressortissants”, a déclaré le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun lors d’une réunion d’urgence sur le sujet.”Nous sommes profondément préoccupés et ressentons une lourde responsabilité sur ce sujet”, a poursuivi le ministre. Cho Hyun s’est dit prêt à se rendre à Washington si nécessaire pour y rencontrer les autorités.La police de l’immigration américaine a annoncé vendredi avoir mené jeudi un raid dans une usine de fabrication de batteries pour automobiles des groupes sud-coréens Hyundai et LG Energy Solution à Ellabell, dans l’Etat de Géorgie (sud-est). Les personnes interpellées sont soupçonnées de travailler illégalement aux Etats-Unis.Selon Steven Schrank, un agent du service d’enquêtes du ministère américain de l’Intérieur, l’arrestation de ces 475 personnes constitue “la plus importante opération des forces de l’ordre sur un même site de toute l’histoire du service des Enquêtes sur la sécurité intérieure”.Vendredi, les autorités sud-coréennes avaient fait part à l’ambassade des Etats-Unis à Séoul de leur “inquiétude” et de leurs “regrets” concernant cette affaire.”Les activités économiques de nos investisseurs et les droits et intérêts légitimes de nos ressortissants ne doivent pas être injustement lésés dans le cadre de l’application de la loi américaine”, avait déclaré vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lee Jae-woong.Séoul n’avait pas chiffré le nombre de ressortissants concernés.Mais du personnel diplomatique a été envoyé sur place, avec notamment pour mission de créer un groupe de travail afin de faire face à la situation.Environ 250 des 475 personnes arrêtées seraient des employés de sous-traitants de LG Energy Solution, et Sud-Coréens pour la plupart, a indiqué samedi l’entreprise.Et 47 (46 Sud-Coréens et un Indonésien), sont des salariés directs de LG, selon l’entreprise.Les voyages des collaborateurs aux Etats-Unis “seront suspendus pour le moment, sauf nécessité absolue”, a précisé une porte-parole de l’entreprise à l’AFP.Vendredi Hyundai avait dit penser qu’aucune des personnes arrêtées n’était “directement employée” par le groupe.La Corée du Sud, la quatrième économie d’Asie, est un important constructeur automobile et producteur de matériel électronique avec de nombreuses usines aux Etats-Unis.En juillet, Séoul s’était engagé à investir 350 milliards de dollars sur le territoire américain à la suite des menaces sur les droits de douane de Donald Trump.Celui-ci a été élu pour un second mandat en novembre 2024, en particulier sur la promesse de mettre en oeuvre le plus important programme d’expulsion d’immigrés de l’histoire de son pays.Depuis, son gouvernement cible avec la plus grande fermeté les quelque onze millions de migrants sans papiers présents aux Etats-Unis. Au prix, selon des ONG, des membres de la société civile et jusqu’aux Nations unies, de fréquentes violations des droits humains.

L’armée israélienne appelle à l’évacuation de la ville de Gaza avant un assaut annoncé

L’armée israélienne a appelé samedi matin les habitants de la ville de Gaza à l’évacuer vers une zone déclarée “humanitaire” plus au sud, en prévision d’un assaut au sol sur cette agglomération, la plus grande du territoire palestinien dévasté par 23 mois de guerre.Le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, a lancé cet appel sur les réseaux sociaux alors que l’ONU, qui estime à environ un million les résidents de la région, a averti d’un “désastre” en cas d’expansion de l’offensive sur la ville de Gaza. En fin de matinée, il a aussi averti les habitants d’un secteur du sud ouest de la ville de fuir la tour Al-Rouya du quartier Al-Rimal avant une frappe à venir, au lendemain du bombardement d’un bâtiment similaire. L’armée, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville affirme vouloir s’en emparer pour venir à bout du Hamas et libérer les otages qu’il retient encore.L’appel à évacuer intervient après que le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient “en négociation approfondie avec le Hamas”, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre. “Nous leur disons: +Libérez-les (otages NDLR) tous immédiatement”, sinon “ça va être terrible”, a-t-il dit. M. Trump a également avancé que certains des otages pourraient être “morts récemment”. L’armée israélienne estime à ce stade que 25 des 47 captifs restants à Gaza – sur 251 enlevés le 7-Octobre –  sont morts.Le mouvement islamiste palestinien a donné son accord en août à une proposition de trêve et libération des otages présentée par les médiateurs (Egypte, Etats-Unis et Qatar). Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu exige qu’il rende les armes et dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire de la bande de Gaza. – “L’armée ment” -Dans son message, le colonel Adraee précise que pour “faciliter le départ des habitants” de la ville de Gaza, le secteur côtier d’Al-Mawasi, dans le sud du territoire, est déclaré “zone humanitaire”. Selon l’armée, cette zone comprend des “infrastructures humanitaires essentielles”, et est approvisionnée “en nourriture, tentes, médicaments et équipements médicaux”. Depuis le début de la guerre, qui a ravagé la bande de Gaza, désormais en proie à la famine sur 20% du territoire selon l’ONU, l’armée a souvent bombardé des zones déclarées “humanitaires” et “sûres”, affirmant y viser des combattants du Hamas. “L’armée ment aux gens, quand nous allons chercher de l’aide (…) ils ouvrent le feu”, s’indigne Abdelnasser Muchtaha, 48 ans, déplacé à l’ouest de la ville de Gaza après avoir quitté son quartier pilonné de Zeitoun. Il affirme vouloir “pour l’instant” rester sur place. Déja déplacé à Al-Mawasi, avec sa famille, Bassam al-Astal, 52 ans, assène que la zone n’est “ni humanitaire ni sûre”. “C’est là qu’il y a chaque jour le plus de martyrs, il n’y a pas de place pour les tentes, pas de services humanitaires, pas d’eau, pas d’assainissement, pas d’aide alimentaire”, dit-il. Vendredi, l’armée israélienne a bombardé après un appel à évacuer, une tour d’immeuble dans le centre, qui s’est écroulée comme un château de cartes. Selon l’armée, tout comme la tour Al-Rouya, le Hamas l’utilisait pour opérer. Elle avait auparavant prévenu qu’elle ciblerait les “infrastructures terroristes”, en particulier dans des tours d’immeubles. Le Hamas a fustigé “des mensonges éhontés”.  – “Propagande diabolique” -La Défense civile du territoire palestinien, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, a fait état de 42 personnes tuées vendredi par des tirs ou bombardements israéliens, dont la moitié dans la ville de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile. Le Hamas a dans le même temps diffusé une vidéo montrant deux otages – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel – au moment où les proches et soutiens de ces captifs se mobilisaient à travers Israël pour marquer leurs 700 jours de détention et réclamer leur retour.  La séquence montre M. Gilboa-Dalal demandant à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive dans la ville de Gaza. “Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination”, a réagi le Premier ministre israélien, après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Les représailles israéliennes ont fait au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

L’armée israélienne appelle à l’évacuation de la ville de Gaza avant un assaut annoncé

L’armée israélienne a appelé samedi matin les habitants de la ville de Gaza à l’évacuer vers une zone déclarée “humanitaire” plus au sud, en prévision d’un assaut au sol sur cette agglomération, la plus grande du territoire palestinien dévasté par 23 mois de guerre.Le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, a lancé cet appel sur les réseaux sociaux alors que l’ONU, qui estime à environ un million les résidents de la région, a averti d’un “désastre” en cas d’expansion de l’offensive sur la ville de Gaza. En fin de matinée, il a aussi averti les habitants d’un secteur du sud ouest de la ville de fuir la tour Al-Rouya du quartier Al-Rimal avant une frappe à venir, au lendemain du bombardement d’un bâtiment similaire. L’armée, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville affirme vouloir s’en emparer pour venir à bout du Hamas et libérer les otages qu’il retient encore.L’appel à évacuer intervient après que le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient “en négociation approfondie avec le Hamas”, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre. “Nous leur disons: +Libérez-les (otages NDLR) tous immédiatement”, sinon “ça va être terrible”, a-t-il dit. M. Trump a également avancé que certains des otages pourraient être “morts récemment”. L’armée israélienne estime à ce stade que 25 des 47 captifs restants à Gaza – sur 251 enlevés le 7-Octobre –  sont morts.Le mouvement islamiste palestinien a donné son accord en août à une proposition de trêve et libération des otages présentée par les médiateurs (Egypte, Etats-Unis et Qatar). Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu exige qu’il rende les armes et dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire de la bande de Gaza. – “L’armée ment” -Dans son message, le colonel Adraee précise que pour “faciliter le départ des habitants” de la ville de Gaza, le secteur côtier d’Al-Mawasi, dans le sud du territoire, est déclaré “zone humanitaire”. Selon l’armée, cette zone comprend des “infrastructures humanitaires essentielles”, et est approvisionnée “en nourriture, tentes, médicaments et équipements médicaux”. Depuis le début de la guerre, qui a ravagé la bande de Gaza, désormais en proie à la famine sur 20% du territoire selon l’ONU, l’armée a souvent bombardé des zones déclarées “humanitaires” et “sûres”, affirmant y viser des combattants du Hamas. “L’armée ment aux gens, quand nous allons chercher de l’aide (…) ils ouvrent le feu”, s’indigne Abdelnasser Muchtaha, 48 ans, déplacé à l’ouest de la ville de Gaza après avoir quitté son quartier pilonné de Zeitoun. Il affirme vouloir “pour l’instant” rester sur place. Déja déplacé à Al-Mawasi, avec sa famille, Bassam al-Astal, 52 ans, assène que la zone n’est “ni humanitaire ni sûre”. “C’est là qu’il y a chaque jour le plus de martyrs, il n’y a pas de place pour les tentes, pas de services humanitaires, pas d’eau, pas d’assainissement, pas d’aide alimentaire”, dit-il. Vendredi, l’armée israélienne a bombardé après un appel à évacuer, une tour d’immeuble dans le centre, qui s’est écroulée comme un château de cartes. Selon l’armée, tout comme la tour Al-Rouya, le Hamas l’utilisait pour opérer. Elle avait auparavant prévenu qu’elle ciblerait les “infrastructures terroristes”, en particulier dans des tours d’immeubles. Le Hamas a fustigé “des mensonges éhontés”.  – “Propagande diabolique” -La Défense civile du territoire palestinien, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, a fait état de 42 personnes tuées vendredi par des tirs ou bombardements israéliens, dont la moitié dans la ville de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile. Le Hamas a dans le même temps diffusé une vidéo montrant deux otages – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel – au moment où les proches et soutiens de ces captifs se mobilisaient à travers Israël pour marquer leurs 700 jours de détention et réclamer leur retour.  La séquence montre M. Gilboa-Dalal demandant à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive dans la ville de Gaza. “Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination”, a réagi le Premier ministre israélien, après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Les représailles israéliennes ont fait au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. 

Thaïlande: le Premier ministre élu s’engage à organiser de nouvelles élections

Le Premier ministre élu thaïlandais Anutin Charnvirakul a assuré samedi vouloir organiser, comme il s’y est engagé, des législatives dans un délai de quatre mois.”Je pense que nous sommes clairs sur le plan politique : nous allons dissoudre le parlement dans quatre mois”, a-t-il lancé lors d’une réunion à son siège de son parti, le Bhumjaithai,  retransmise …

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Thaïlande: le Premier ministre élu s’engage à organiser de nouvelles élections

Le Premier ministre élu thaïlandais Anutin Charnvirakul a assuré samedi vouloir organiser, comme il s’y est engagé, des législatives dans un délai de quatre mois.”Je pense que nous sommes clairs sur le plan politique : nous allons dissoudre le parlement dans quatre mois”, a-t-il lancé lors d’une réunion à son siège de son parti, le Bhumjaithai,  retransmise par les médias thaïlandais.”Je vais essayer de former mon cabinet le plus rapidement possible”, a-t-il souligné, au lendemain de son élection comme Premier ministre par le Parlement, à la suite de la destitution de Paetongtarn Shinawatra.Le magnat conservateur a obtenu le soutien du Parti du Peuple, jusque-là principal parti d’opposition, qui a exigé une dissolution du Parlement et l’organisation de nouvelles élections dans un délai de quatre mois.Le pouvoir de dissoudre le Parlement relève cependant du roi. Il revient également au souverain d’approuver formellement la nomination d’Anutin Charnvirakul comme Premier ministre.Anutin Charnvirakul, dont le parti avait lâché Paetongtarn Shinawatra en juin en raison de sa gestion du conflit frontalier avec le Cambodge, avait assuré vendredi, après son élection, qu’il respecterait “tous les accords”. Il avait par ailleurs assuré qu’il n’y aurait “ni favoritisme, ni persécution, ni vengeance” à l’encontre du père de celle-ci, l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra (2001-2006), qui a annoncé vendredi avoir quitté le pays.La Cour suprême doit se prononcer mardi sur la libération anticipée dont a bénéficié Thaksin peu après qu’il fut rentré d’exil en août 2023. L’ancien dirigeant, qui avait été condamné à huit ans de prison pour corruption, risque une réincarcération, selon certains analystes.Thaksin, qui a indiqué vendredi s’être rendu à Dubaï, a assuré qu’il entendait revenir au pays d’ici mardi.”Je prévois de retourner en Thaïlande au plus tard le 8 (septembre, ndlr) afin de me rendre personnellement au tribunal”, a-t-il affirmé sur X.Dans un autre dossier, il avait été acquitté le 22 août du crime de lèse-majesté.