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Le Conseil de sécurité de l’ONU lève ses sanctions contre le président syrien

Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé les sanctions jeudi contre le président syrien par intérim Ahmad al-Chareh, un geste symbolique salué par la Syrie à quelques jours d’une visite historique de l’ancien djihadiste à la Maison blanche.La résolution préparée par les Etats-Unis, adoptée par 14 voix pour et une abstention (Chine), enlève Ahmad …

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Chine: les exportations en baisse pour la première fois en huit mois

Les exportations chinoises ont reculé de 1,1% sur un an en octobre, baissant pour la première fois depuis février, dans une période de regain des tensions commerciales avec les États-Unis, ont indiqué les douanes chinoises vendredi.Ces chiffres sont plus défavorables que les prévisions d’économistes interrogés par l’agence Bloomberg, qui tablaient sur une augmentation de 2,9% …

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En Chine, des mini-séries créées avec l’intelligence artificielle

Des dragons, des héros charismatiques et des intrigues larmoyantes: les épisodes de “L’étrange miroir des montagnes et des mers” ont tout d’une vraie série… sauf qu’ils ont été générés par intelligence artificielle (IA).Avec plus de 50 millions de vues en ligne, le succès de ce feuilleton s’inscrit dans un engouement plus large en Chine pour …

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Caraïbes: trois morts dans une nouvelle frappe américaine contre un bateau

Trois hommes sont morts jeudi dans une nouvelle frappe américaine en mer des Caraïbes contre un bateau accusé d’appartenir à des narcotrafiquants selon le Pentagone, portant à au moins 70 morts le bilan de l’offensive menée au nom de la lutte contre l’afflux de drogue aux Etats-Unis.  Le pays procède depuis début septembre à des frappes aériennes régulières dans le Pacifique et surtout dans les Caraïbes contre des bateaux qu’il présente comme appartenant à des trafiquants de drogue.Des experts ont mis en garde qu’elles s’apparentent à des “exécutions extrajudiciaires”, même lorsqu’elles visent des trafiquants avérés.La frappe de jeudi a été menée dans les eaux internationales et a ciblé “un navire exploité par une organisation terroriste”, a assuré le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, qui a diffusé sur X une vidéo aérienne de l’attaque.”Trois narcoterroristes de sexe masculin – qui se trouvaient à bord de l’embarcation – sont morts”, a ajouté M. Hegseth, sans donner plus de détails. Au total, le gouvernement de Donald Trump a revendiqué la destruction de 18 embarcations – 17 navires et un semi-submersible – sans apporter la preuve des liens entre leurs équipages et le narcotrafic, ou qu’elles présentaient une menace pour les Etats-Unis.”A tous les narcoterroristes qui menacent notre pays: si vous voulez rester en vie, arrêtez de vous livrer au trafic de drogues. Si vous continuez le trafic de drogues mortelles, nous vous tuerons”, a ajouté M. Hegseth sur X.- “Conflit armé” -Des experts mettent en question la légalité de ces opérations contre des personnes n’ayant été ni interpellés ni interrogés.Le président américain se justifie en qualifiant ces gangs de “terroristes”.Selon une notice envoyée par le Pentagone au Congrès, les Etats-Unis mènent un “conflit armé” contre les cartels de la drogue latino-américains, désignés comme groupes terroristes et dont les membres présumés sont qualifiés de “combattants illégaux”.Les Etats-Unis ont déployé une armada de six navires de guerre dans les Caraïbes et des avions de chasse F-35 à Porto Rico. Un porte-avions américain, le plus gros au monde, a également été dépêché vers la zone.Donald Trump accuse notamment le président vénézuélien Nicolas Maduro d’appartenir à un cartel. Le dirigeant de gauche, que les Etats-Unis considèrent comme illégitime et qui a été inculpé aux Etats-Unis pour narcotrafic, dément et accuse Washington de prendre prétexte du trafic de drogue “pour imposer un changement de régime” à Caracas et s’emparer du pétrole vénézuélien.Les États-Unis ont effectué des démonstrations de force près du Venezuela, des bombardiers américains ayant survolé la mer des Caraïbes au large du pays à au moins quatre reprises depuis la mi-octobre. Les gouvernements et les familles des victimes des attaques américaines affirment que de nombreuses personnes tuées étaient des civils, principalement des pêcheurs.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a appelé fin octobre les Etats-Unis à cesser ces opérations, dénonçant des “exécutions extrajudiciaires” et réclamant des enquêtes “rapides, indépendantes et transparentes”.

Nouveau report pour le jeu vidéo GTA VI, désormais attendu pour novembre 2026

La sortie du très attendu “Grand Theft Auto VI” (GTA VI), nouvel opus de la série de jeux vidéo populaire et sulfureuse à la fois, a de nouveau été repoussée par son éditeur Rockstar Games jusqu’au 19 novembre 2026.Le jeu de gangsters, dont le célèbre épisode précédent date de 2013, avait déjà été repoussé de l’automne 2025 à mai 2026.”Nous sommes désolés d’ajouter encore un peu plus de temps à ce qui a déjà été une longue attente, mais ces mois supplémentaires nous permettront de terminer le jeu avec le niveau de finition que vous attendez et méritez”, a déclaré Rockstar Games dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.L’enjeu est majeur pour l’avenir financier de l’entreprise, dont l’épisode précédent, GTA V, reste l’un des titres les plus vendus au monde, douze ans après sa commercialisation.Dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street vers 11H30 GMT, le cours chutait de 6,66% pour le groupe américain Take-Two Interactive, la maison mère de Rockstar Games, malgré des résultats meilleurs que prévus publiés jeudi.Quelques heures plus tôt, une manifestation devant les locaux de Rockstar Games à Edimbourg avait réuni des dizaines de personnes dénonçant le licenciement d’une trentaine de salariés. L’entreprise les accuse d’avoir partagé des “informations confidentielles” tandis que le syndicat IWGB (Independent Workers’ Union of Great Britain) y voit “l’acte d’entrave syndicale (…) le plus impitoyable de l’industrie du jeu vidéo”.- Promesses aux investisseurs -L’annonce du report de GTA VI a eu lieu au moment de la publication, jeudi, des résultats trimestriels de Take-Two, qui a légèrement relevé ses prévisions, grâce notamment aux résultats de sa simulation de basket “NBA 2K”.Le groupe prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires annuel entre 6,38 et 6,48 milliards de dollars au terme de son exercice décalé qui se termine le 31 mars 2026. Là où les analystes s’attendaient à environ 9 milliards de dollars avant l’annonce du report.Le PDG de Take-Two, Strauss Zelnick, a promis aux investisseurs, jeudi, que l’exercice fiscal 2027 atteindra des “niveaux records” grâce à GTA VI, et “établira une nouvelle base de référence” pour l’entreprise, sans toutefois avancer de chiffre.Le groupe prévoit tout de même de réduire un peu ses pertes pour l’exercice 2026, à un niveau compris entre 349 et 414 millions de dollars.Outre la franchise du basket, dont le dernier épisode vient de sortir, l’entreprise a mis en avant la progression de “plus de 20% sur un an” de son abonnement en ligne GTA+ et un accueil meilleur que prévu de son nouveau jeu “Mafia: The Old Country”.- Protagoniste féminin -Peu de détails ont filtré sur GTA VI, dont la première bande-annonce, dévoilée en décembre 2023, a été visionnée près de 270 millions de fois sur la page YouTube de Rockstar Games. Elle montrait le retour du jeu dans les rues de Vice City, ville fictive inspirée de Miami et déjà utilisée dans un épisode précédent, promettant d’incarner un gangster dans des courses-poursuites, des fêtes sur des yachts et révélant, pour la première fois, un protagoniste féminin.La deuxième bande-annonce, publiée en mai après l’annonce du premier report, a totalisé 138 millions de vues à ce jour. Elle montre les premières scènes des aventures d’un couple de repris de justice, armes ou cocktails au poing, sur un jet-ski ou poursuivis par la police.Sorti en 2013, GTA V continue de se vendre et a atteint plus de 220 millions d’exemplaires dans le monde, selon les chiffres actualisés donnés jeudi par Take-Two.Le succès de la saga, débutée en 1997, a été émaillé de polémiques pour sa possibilité offerte de simuler des activités criminelles qui inciterait les joueurs, selon ses détracteurs, à les reproduire dans la vie réelle. Des accusations rejetées par ses créateurs, soutenus par une large communauté de fans.

Emmanuel Macron arrivé au Mexique pour “resserrer les liens”

Emmanuel Macron conclut vendredi sa tournée en Amérique latine par une visite à Mexico, où il entend “resserrer les liens” politiques et économiques entre la France et le Mexique, un an après l’entrée en fonctions de la présidente de gauche Claudia Sheinbaum.Le président français est arrivé dans la nuit de jeudi dans la capitale mexicaine en provenance du Brésil, ont constaté des journalistes de l’AFP.Il veut “resserrer les liens politiques et stratégiques” avec ce pays membre du G20 avec lequel “on partage beaucoup de valeurs” sur “le respect des règles fondant l’ordre international, le respect du multilatéralisme”, a dit l’Elysée aux journalistes.”La visite a aussi pour vocation d’approfondir nos liens économiques avec le Mexique”, a ajouté un conseiller du chef de l’Etat.”Ce sera l’occasion d’annoncer une accélération de notre coopération dans tous les domaines : économique, universitaire, scientifique, culturel, mais aussi en matière d’environnement, de santé, et de sécurité”, a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.Le dernier déplacement sur place d’un président français, François Hollande, remonte à onze ans.Emmanuel Macron doit s’entretenir vendredi dans la matinée avec son homologue mexicaine. Les deux présidents réuniront ensuite des dirigeants d’entreprises françaises et mexicaines.Le Mexique est le premier pays latino-américain investisseur en France, tandis que la France se classe comme le 11e investisseur étranger au Mexique.Au-delà de cet aspect économique, Claudia Sheinbaum a clairement fait savoir que pour Mexico, la priorité de cette visite était la demande de retour d’œuvres illustrant la vie et les croyances de la civilisation Mexica, anciennement appelée aztèque, conservées aujourd’hui en France.”Nous sommes très intéressés par certains +codex+”, “que nous souhaitons voir arriver au Mexique. C’est notre principal intérêt”, a dit la présidente la semaine dernière à la presse. Ils “sont très importants pour le Mexique”.Il s’agit notamment du “Codex Borbonicus”, conservé à l’Assemblée nationale française, composé de 36 feuilles en écorce de ficus, et long de 14 mètres.”C’est un dossier important sur lequel nous avons un dialogue qui est très ouvert avec les Mexicains”, a assuré l’Elysée avant le déplacement, soulignant la mise en place depuis septembre “d’un groupe de travail franco-mexicain qui rassemble nos meilleurs experts sur ces sujets”.”Toutes ces initiatives conjointes, on espère pouvoir en parler à Mexico”, a assuré la présidence française.

Pour les glaciologues, la joie de toucher le fond et ses mystères

La main sur le câble qui file dans les profondeurs du glacier du Pamir, Stanislav Koutouzov sent immédiatement lorsque sa tête de carottage, 105 mètres plus bas, se fracasse sur la roche. Il s’apprête à remonter l’une des plus anciennes glaces au monde, aux mystères climatiques jusque-là insondés.”C’est le meilleur sentiment au monde”, s’exclame dans un souffle le glaciologue russe dans les montagnes reculées de l’extrême est du Tadjikistan à la frontière avec la Chine, où un photographe de l’AFP a suivi en exclusivité l’expédition de 15 scientifiques en septembre.La mission, à 5.810 mètres de haut, est historique: récupérer les carottes de glace les plus profondes jamais prélevées dans le massif du Pamir, l’un des plus hauts et des moins étudiés au monde, et mettre à disposition de la science l’une des archives les plus anciennes du climat.Ces couches de glaces compactées pendant des siècles, peut-être des millénaires, peuvent renseigner sur les chutes de neige, les températures, l’atmosphère et les poussières du passé.L’espoir inavoué est que ce soit la glace la plus âgée jamais prélevée dans toute la zone dite de l’anomalie de Pamir-Karakoram, qui intrigue les climatologues car elle est la seule région montagneuse où les glaciers semblent encore résister au réchauffement. – A dos de sherpas  -L’expédition, financée par l’Institut polaire suisse et la fondation Ice Memory, visait initialement le glacier légendaire Fedtchenko mais a dû renoncer face à un accès trop difficile, trop haut pour être survolé en hélicoptère.L’équipe, composée de scientifiques suisses, japonais, russes et tadjiks, s’est rabattue sur une calotte qui s’avère finalement plus fertile, Kon Tchoukourbachi. Une ascension par étapes à grimper à pied sur la terre brune rocailleuse puis sur la neige puis sur un parterre de glace en épines, jusqu’au dôme d’où la vue est époustouflante. Et sept jours à forer par températures négatives pour prélever deux profondes carottes.Concrètement, il s’agit de dizaines de cylindres de glace d’environ 50 cm de long, précautionneusement remontés à la surface, numérotés et emballés avant d’être immédiatement redescendus à dos de sherpas vers les camions frigorifiques plus bas.”On a fait les 50 premiers mètres en un jour”, raconte Stanislav Koutouzov, paléoclimatologue expert en carottage de l’Ohio State University aux Etats-Unis. “C’est à partir de 70 ou 80 mètres que la qualité de la glace a commencé à être un problème.”- 20, 25 ou 30.000 ans -Soudain, elle s’est révélée plus friable, plus difficile à manipuler mais prometteuse: peut-être le signe d’une période de transition, espère le chef d’expédition Evan Miles.L’équipe n’avait jamais vu autant de particules de poussières dans la glace, ce qui a ralenti le forage. Stanislav Koutouzov a usé 15 têtes de carottage. Et puis, “dans les trois ou cinq derniers mètres, c’est devenu très foncé, jaunâtre, ce qui témoigne de conditions très différentes”, dit-il.”Lorsqu’on a remonté la dernière carotte, c’était spectaculaire. Une glace très jaune, parce que bourrée de sédiments. Ce qui est un très, très bon signe pour nous”, poursuit Evan Miles, glaciologue des universités suisses de Fribourg et Zurich.Des glaces très anciennes ont déjà été prélevées dans la région: à Grigoriev, au Kirghizstan, une datation à 17.000 ans. Une autre carotte à Guliya, sur le plateau tibétain, a été estimée encore plus vieille mais la datation est contestée.”Notre glace est beaucoup plus froide et probablement plus vieille que Grigoriev, ce qui nous donne de l’espoir”, confie le chef d’expédition, de retour à Douchanbé en octobre.”Seule l’analyse en laboratoire le confirmera, mais nous espérons que la carotte sera exceptionnelle non seulement pour la zone, mais pour toute la région, probablement 20, 25 ou 30.000 ans.”- Cave de glace -La glace, parce qu’elle gobe des bulles d’air anciennes, est la seule archive climatique de la composition atmosphérique passée et donc de la concentration des gaz à effet de serre avant que l’humanité ne se mette à brûler charbon, pétrole et gaz industriellement.C’est grâce à des kilomètres de carottes au Groenland et en Antarctique que l’on sait que le climat n’a jamais été aussi chaud depuis 800.000 ans.Mais entre les deux pôles, il y en a eu très peu “proches d’endroits où les gens vivent et où nous voulons vraiment comprendre comment le système climatique varie naturellement”, fait valoir le président d’Ice Memory Thomas Stocker. Le Pamir, “un endroit très spécial sur la planète, le toit du monde” selon lui, fascine les chercheurs car il joue le rôle de carrefour climatique: il redirige l’humidité qui arrive d’Europe par les vents d’ouest vers le sous-continent indien.Ce que les chercheurs découvriront dans la vieille glace de Kon Tchoukourbachi – des informations sur les neiges, vents et poussières d’antan – aidera donc à comprendre… les moussons d’aujourd’hui. Et peut-être à anticiper leurs changements futurs, pour des centaines de millions de gens, sous l’effet du dérèglement climatique.Voilà pourquoi, en plus d’une première carotte qui sera examinée dans quelques semaines par des chercheurs japonais, Ice Memory en a financé une seconde pour la stocker avec d’autres provenant des Alpes, des Andes, du Groenland et d’ailleurs, dans une cave de glace en Antarctique, à la station Concordia par -50°C.Elle pourra être étudiée par les scientifiques du futur, avec des méthodes plus sophistiquées qu’aujourd’hui. Une “course contre la montre” avant que ces annales climatiques ne fondent.Les deux carottes, conservées dans une chaîne du froid à -20°C, sont arrivées à Tokyo par avion. L’une d’elle atteindra bientôt sa destination finale, l’université Hokkaido.Dans ce laboratoire, pour les besoins de l’analyse moléculaire, les flocons de neige tombés sur le Pamir il y a des siècles ou des millénaires pourront enfin fondre et révéler leurs secrets.

Le Conseil de sécurité de l’ONU lève ses sanctions contre le président syrien

Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé les sanctions jeudi contre le président syrien par intérim Ahmad al-Chareh, un geste symbolique salué par la Syrie à quelques jours d’une visite historique de l’ancien djihadiste à la Maison blanche.La résolution préparée par les Etats-Unis, adoptée par 14 voix pour et une abstention (Chine), enlève Ahmad al-Chareh et son ministre de l’Intérieur Anas Khattab de la liste des sanctions visant individus et groupes liés aux groupe Etat islamique et Al-Qaïda, soumis à une interdiction de voyage, un gel des avoirs et un embargo sur les armes.Elle salue notamment les engagements des nouvelles autorités syriennes arrivées au pouvoir après le renversement de Bachar al-Assad à “lutter contre le terrorisme, y compris les combattants terroristes étrangers”, al-Qaïda, EI et groupes affiliés.”Avec l’adoption de ce texte, le Conseil envoie un message politique fort reconnaissant que la Syrie est dans une nouvelle ère”, a salué l’ambassadeur américain Mike Waltz.”Le nouveau gouvernement syrien travaille dur pour remplir ses engagements dans la lutte contre le terrorisme et la drogue, dans l’élimination des restes d’armes chimiques et pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionale”, a-t-il assuré.Le ministre syrien des Affaires étrangères Assad al-Chaibani a exprimé sur X sa “reconnaissance” envers les Etats-Unis et les autres “pays amis” pour ce vote qui “reflète la confiance croissante dans le leadership du président Chareh”. “Cette résolution reflète la volonté des Syriens et des Syriennes (…) de faire revenir notre pays à sa place légitime parmi les Nations” et l’espoir de “construire une nouvelle Syrie”, a de son côté commenté l’ambassadeur syrien à l’ONU Ibrahim Olabi.- “Situation sécuritaire fragile” -Pendant les années ayant suivi la guerre civile en Syrie en 2011, le Conseil avait été largement paralysé sur le dossier syrien, la Russie utilisant régulièrement son droit de veto pour protéger le régime d’Assad. La Russie a voté pour la résolution jeudi. Mais la Chine s’est abstenue. Son ambassadeur Fu Cong s’est notamment inquiété de la présence en Syrie de “combattants terroristes étrangers” capables d'”exploiter” la “situation sécuritaire fragile”, déplorant que le Conseil n’ait pas pleinement évalué la situation. Les forces d’Ahmad al-Chareh, dont le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qu’il dirigeait et a depuis dissout, ont renversé en décembre 2024 l’ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad.C’est au titre de leader du HTS que l’ancien jihadiste était inscrit depuis 2013 sur la liste des sanctions de l’ONU.Le HTS était auparavant connu sous le nom de Front al-Nusra, ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, mais il avait rompu ses liens avec le groupe jihadiste en 2016 et avait cherché à adoucir son image. Malgré son inscription sur la liste des sanctions de l’ONU, le président par intérim a multiplié depuis son arrivée au pouvoir les déplacements internationaux, bénéficiant à chaque fois d’une exemption du comité de sanctions de l’ONU.Il était venu pour la première fois aux Etats-Unis en septembre pour s’adresser à l’Assemblée générale de l’ONU.Il sera lundi le premier chef d’Etat syrien à être reçu la Maison blanche, avait annoncé il y a quelques jours la porte-parole du président américain Karoline Leavitt.Elle a rappelé que Donald Trump, pendant un voyage dans le Golfe en mai, avait annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie, un sujet qui figurera très haut sur l’ordre du jour de la réunion lundi.