AFP World

Abigail Spanberger et Mikie Sherrill, nouveaux visages des démocrates modérés aux Etats-Unis

Deux démocrates modérées, l’une passée par la CIA, l’autre ex-pilote d’hélicoptère dans la marine. Amies depuis presque 10 ans et fraîchement élues gouverneures, Abigail Spanberger et Mikie Sherrill font figure de modèle pour un parti qui cherche encore un cap face à Donald Trump.Abigail Spanberger, 46 ans, était la grande favorite des sondages pour devenir …

Abigail Spanberger et Mikie Sherrill, nouveaux visages des démocrates modérés aux Etats-Unis Read More »

Mercosur: Macron affirme être vigilant après le tollé provoqué par ses propos

Emmanuel Macron a réaffirmé vendredi qu’il restait “vigilant” et attendait encore des “réponses claires” sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le bloc latino-américain du Mercosur, après le tollé causé en France par ses propos “positifs” quant à un possible feu vert.”Nous avons commencé à être entendus par la Commission” européenne, “c’est ce qui fait que j’ai pu dire que j’étais plus positif quand elle a présenté un élément nouveau par rapport à l’accord initial avec une clause de sauvegarde agricole robuste”, a dit le président français lors d’une conférence de presse à Mexico.Il a toutefois tenté de rassurer: “je reste vigilant, (…) car je défends les intérêts de la France et nous continuons à nous battre”, “la France continue d’attendre des réponses claires”, a-t-il martelé.Tard jeudi soir, le président français avait mis le feu aux poudres en se disant “plutôt positif” quant à la possibilité d’accepter ce traité de libre-échange, alors qu’il s’exprimait devant la presse en marge du sommet des chefs d’Etats précédant la COP30 à Belem au Brésil. Quelques heures plus tard, la ministre française de l’Agriculture (issue de LR) Annie Genevard, avait au contraire estimé que les garanties obtenues par la France pour protéger ses cultivateurs et éleveurs ne sont pas encore suffisantes: “aujourd’hui, même s’il y a des avancées, le compte n’y est pas”, avait-elle dit dans un message sur X.- “Trahison” -A gauche comme à droite, une grande partie de la classe politique a martelé vendredi que cet accord devait être “rejeté”, s’indignant des propos d’Emmanuel Macron.Quant au puissant syndicat agricole FNSEA, il a dénoncé “un reniement total”, déplorant les propos du président de la république qui avait pourtant affirmé “sa ferme opposition” à cet accord, a réagi Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, dans un message sur X. “En choisissant ce moment et ce lieu pour tendre la main au Mercosur, le Président de la République signe sa rupture avec l’agriculture française”, a-t-il prévenu.Pour Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination rurale, “le Mercosur, c’est la mort de l’agriculture”. Historiquement opposée aux accords de libre-échange, la Confédération paysanne dénonce “une trahison”.”Il nous avait dit, la main sur le coeur, au Salon de l’agriculture, qu’il s’opposerait à cet accord. (…) On est plus qu’en colère”, a déclaré à l’AFP un de ses porte-parole, Stéphane Galais.Cet accord, sur la table depuis des décennies mais signé fin 2024, doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins… en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay. Mais il facilitera aussi l’entrée de bœuf, volaille, sucre, miel… via des droits de douane réduits.- “Plan social” -Emmanuel Macron a cité jeudi l’obtention par la France de clauses de sauvegarde renforcées censées préserver les produits agricoles européens en cas de brusque hausse des importations ou baisse des prix liées à l’importation de produits latino-américains.Mais pour tous les syndicats sectoriels français, ces clauses ne protègent en rien d’une distorsion de concurrence liée à des normes environnementales et sanitaires moins exigeantes en Amérique du Sud.Cet accord, décrié aussi par une majorité de la classe politique française, intervient alors que de nombreuses filières agricoles sont en souffrance, comme l’élevage bovin: aujourd’hui, les importations d’aloyaux venues du Mercosur arrivent déjà à des coûts inférieurs de 18% à 32%, selon l’Institut de l’élevage.Le patron de la FNSEA appelle vendredi “les eurodéputés français à faire bloc pour s’opposer à cet accord”, dont la Commission européenne a lancé le processus de ratification.”Ces clauses de sauvegarde, on n’en veut pas. Il faut sortir de l’agriculture de ces accords de libre-échange. C’est tout”, a dit Véronique Le Floch vendredi à l’AFP.Parmi les “lignes rouges” citées par la ministre française de l’Agriculture, figurent l’obtention de clauses de sauvegarde “opérationnelles”, mais aussi des “mesures miroirs” garantissant que les produits respectent les mêmes normes, avec des “contrôles renforcés” sur les produits importés.A l’issue d’une rencontre entre le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la présidence brésilienne a indiqué mercredi qu’ils étaient “disposés à signer” l’accord lors du sommet du Mercosur, le 20 décembre à Rio de Janeiro.sb-cho-fff-jul/jbo/nth

Paralysie budgétaire: des centaines de vols annulés dans les aéroports américains

Des centaines de vols ont été annulés vendredi dans les aéroports américains en raison du blocage budgétaire qui se prolonge et a conduit les autorités à alléger le trafic aérien face à la pénurie d’aiguilleurs du ciel.Par mesure de sécurité, l’administration Trump a imposé mercredi une réduction du trafic dans quarante des aéroports américains les plus fréquentés face au manque de personnel dans les tours de contrôle, auquel il est demandé depuis plus de cinq semaines de travailler sans être payé du fait du “shutdown”.”On a des amis qui viennent d’Europe à la maison, qui partent (samedi) et ils ont un peu peur”, raconte à l’AFP Elvira Buchi, venue chercher sa fille à l’aéroport de La Guardia à New York. “Réduire les vols, si c’est une question de sécurité, absolument, mais on n’aurait jamais dû en arriver là”.Plus de 800 vols ont été annulés vendredi, selon le site de suivi FlightAware, qui identifie Chicago O’Hare, Atlanta et Denver comme les aéroports les plus touchés.D’après le ministère des Transports, le trafic aérien est réduit de 4% vendredi, le sera de 6% mardi et jusqu’à 10% dans une semaine.”Je pense qu’il y aura beaucoup de problèmes à partir de ce week-end, et je ne sais pas pourquoi le gouvernement laisse durer le blocage, surtout pour des choses aussi essentielles que la sécurité et le confort des passagers”, dit Jose Rincon, 78 ans, à l’aéroport de Miami.- Vols intérieurs et régionaux -Arrivé à New York du Canada vendredi, Ravi, un homme d’affaires qui ne souhaite pas donner son nom de famille, doit repartir pour Miami dimanche. “Nous espérons ne pas être affectés. Je reprends donc un autre vol. Je n’ai pas envie mais c’est déjà réservé”, dit-il à l’AFP.La paralysie budgétaire en cours est la plus longue de l’histoire américaine, républicains et démocrates étant incapables de s’entendre au Congrès sur un nouveau budget.Les annulations s’ajoutent aux longues files d’attente qui s’étirent aux points de contrôles gérés par des agents de sécurité également privés de salaire depuis plus d’un mois.Les perturbations débutent à la veille d’un week-end que nombre d’Américains prolongeront jusqu’au mardi 11 novembre,  férié aux Etats-Unis. Et elles surviennent à l’approche de Thanksgiving, la grande fête familiale pour laquelle des millions d’Américains prennent l’avion chaque année, le 27 novembre.”Si vous devez aller à un mariage, des obsèques ou autre chose d’important dans les prochains jours, compte tenu du risque d’annulation de vols, je conseillerais d’acheter un billet de secours sur une autre compagnie”, suggère le patron de la compagnie à bas coût Frontier, Barry Biffle, sur les réseaux sociaux.Les vols internationaux ne sont pour l’heure pas concernés, ont précisé United et Delta.United indique que les annulations se concentrent sur “les vols intérieurs et régionaux qui ne relient pas nos hubs” aéroportuaires.- Zéro dollar -“Avec Thanksgiving qui arrive, si on est toujours dans cette situation, ça va être rude. On agira sur ce qui concerne la sécurité. Mais votre vol décollera-t-il à l’heure ? Décollera-t-il tout court ? Ca reste à voir, mais il y aura davantage de perturbations”, a averti le ministre des Transports Sean Duffy sur Fox News jeudi.A titre d’illustration, le régulateur aérien américain (FAA) expliquait le 31 octobre que la moitié des 30 aéroports principaux “connaissent des pénuries de personnel” et que près de 80% des contrôleurs aériens étaient absents dans les aéroports new-yorkais”. “Après 31 jours sans salaire, les contrôleurs aériens sont soumis à un stress et une fatigue immenses”.”C’est beaucoup demander que de travailler sous pression sans être payé”, souligne Kathleen, retraitée de 81 ans arrivée à New York de Saint Louis, dans le Missouri.Autour de 14.000 contrôleurs aériens surveillent le ciel américain. Chaque jour plus de trois millions de passagers prennent l’avion aux Etats-Unis, à raison de plus de 44.000 vols en moyenne, selon la FAA.

Contestation en Tanzanie: plus de 100 personnes inculpées pour “trahison”, des civils tués en “représailles” selon des ONG

Plus de 100 personnes ont été inculpées vendredi de “trahison” pour avoir voulu “entraver les élections” en Tanzanie, nouvel épisode de répression des autorités tanzaniennes, accusées d’avoir tué des civils chez eux en “représailles” des manifestations anti-pouvoir matées dans le sang la semaine dernière.Le pays d’Afrique de l’Est peine à se remettre du mouvement de …

Contestation en Tanzanie: plus de 100 personnes inculpées pour “trahison”, des civils tués en “représailles” selon des ONG Read More »