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Saint-Tropez dit adieu à BB, qui repose face à la mer

Saint-Tropez a dit adieu mercredi à Brigitte Bardot, sex-symbol du cinéma mondial devenue passionaria de la cause animale, qui repose désormais au cimetière marin du petit port dont elle a fait la renommée, face à la Méditerranée, non loin de la maison de pêcheur où elle a vécu et est morte fin décembre.Sous un soleil radieux dans un ciel clair et un froid mordant, le corbillard blanc transportant le cercueil recouvert de rotin de BB est arrivé dans la matinée devant la petite église Notre-Dame de l’Assomption, accueilli par son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, qui a porté le cercueil en pleurs.La présence de ce fils, qui vit en Norvège, était un des points d’interrogation de la cérémonie, tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre. Il avait fait déposer une gerbe de mimosas, petits pompons jaunes typiques de la Riviera, orné d’un simple “A maman”.Avant de commencer la messe, devant le cercueil flanqué de deux photos de BB, le curé de Saint-Tropez, le père Jean-Paul Gouarin, a demandé à l’assistance de couper les portables, comme un symbole de la vie de celle qui fut traquée par les paparazzis.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des obsèques “sans chichi”, avec des fleurs champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Moments forts de la cérémonie, le Panis Angelicus chanté a capella par Mireille Mathieu et la sortie au son des guitares de Chico and the Gypsies, qui la qualifie de “grande soeur d’âme”.”Toutes ces fleurs, cette générosité, je pleurais C’était magnifique. Brigitte Bardot, c’est la France, c’est le monde entier, c’est Saint-Tropez”, a confié Mireille Mathieu à l’AFP.La soeur de BB, Mijanou, 87 ans, qui n’a pu faire le déplacement depuis Los Angeles, a fait lire un message: “je sens ta présence joyeuse et heureuse. S’il te plait, reste avec moi jusqu’à ce que je te rejoigne”.Egalement présents, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, le directeur de la SPA Guillaume Sanchez ou le défenseur des baleines Paul Watson. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement était représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.”Chacun connaît mes engagements et positions face aux discriminations, au racisme, à l’antisémitisme et mes combats politiques face au RN. Mais le temps des obsèques de Brigitte Bardot n’est pas un temps politique”, a estimé Aurore Bergé auprès de l’AFP.Sur le port, un millier de personnes étaient rassemblées pour suivre la retransmission de la cérémonie, loin des foules des jours d’été du Saint-Trop’ que la célébrité de BB a propulsé comme étape sur le circuit de la jet-set, à son grand dam.Des sexagénaires de Montpellier brandissaient des drapeaux français. “Elle a été Marianne dans toutes les mairies de France, nous sommes venus rendre hommage à une Française qui aimait la France. C’était une gloire nationale, c’est étonnant qu’il n’y ait pas plus de drapeaux”, estime Laurence, 60 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.Après l’église, le corbillard est reparti en procession vers le cimetière marin, pour l’inhumation strictement privée. Deux cents personnes triées sur le volet ont pu l’accompagner là aussi au son des guitares jusqu’à la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celle de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale en 1956 avec “Et Dieu… créa la femme”.Passant devant le  “Brigitte Bardot – 28 septembre 1934 – 28 décembre 2025” gravé sur la tombe épurée blanche, ces proches ont pu chacun y jeter un tournesol.fcc-jfg-san-jmt/so/cbr

Neige : transports toujours perturbés dans plusieurs pays d’Europe

Des centaines de vols annulés aux Pays-Bas, en France, en Belgique, des écoles fermées en Ecosse, une quadragénaire morte dans un accident de la route en Hongrie : la neige continue de semer le chaos mercredi dans les transports dans plusieurs pays d’Europe.Aux Pays-Bas, l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, l’un des plus grands d’Europe, a annoncé la suppression …

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Aide à mourir: le débat sur la fin de vie reprend enfin, le Sénat dévoile ses réticences

Longtemps repoussé en raison de l’instabilité politique, le sensible débat parlementaire sur la fin de vie a repris mercredi en commission au Sénat, où des réticences persistent sur la création d’un dispositif d’aide à mourir, souhaité par l’exécutif mais profondément remanié par les sénateurs.Erigée par Emmanuel Macron comme priorité sociétale du second quinquennat, la loi sur la fin de vie verra-t-elle le jour avant 2027? C’est l’objectif du président de la République et du gouvernement.”Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité”, a assuré le chef de l’Etat lors de ses vœux aux Français.Les soubresauts politiques – dissolution, chute des gouvernements Barnier et Bayrou, étirement des débats budgétaires – ont déjà causé plusieurs reports. Le Sénat attend le texte depuis mai, date de son adoption par l’Assemblée nationale en première lecture.La chambre haute en débattra dans l’hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l’Assemblée nationale devrait s’en saisir à nouveau en février.- “Assistance médicale à mourir” -Le débat prend la forme de deux propositions de loi examinées en parallèle: une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d’une aide à mourir.C’est autour de ce texte que les débats s’annoncent les plus complexes, surtout dans un Sénat qui penche à droite et est jugé bien plus conservateur que l’Assemblée nationale, particulièrement sur les sujets sociétaux.Dans une tribune publiée dans Le Figaro, 53 personnalités dont de nombreux praticiens et deux anciens ministres, Jean Leonetti et François Braun, ont appelé les sénateurs à un “sursaut” pour s’opposer au texte, dénonçant un “basculement éthique majeur”.La commission des Affaires sociales du Sénat, chargée du travail préliminaire sur ce texte, n’a pas fait ce choix, optant pour une adoption dans une version largement remaniée sous l’impulsion des rapporteurs issus de la droite sénatoriale, majoritaire dans l’hémicycle aux côtés de ses alliés centristes.”Si on rejette le texte au Sénat, on n’existe plus. Or nous avons des choses à dire”, a expliqué à l’AFP le rapporteur Alain Milon (Les Républicains), attaché à “protéger le patient et protéger le professionnel de santé” appelé à pratiquer le futur acte médical.Il a ainsi prôné une transformation du “droit à l’aide à mourir”, dispositif initial, en une “assistance médicale à mourir” encadrée bien plus strictement.Le dispositif prévoirait donc toujours une légalisation très encadrée du suicide assisté et de l’euthanasie – sans que ces mots ne figurent dans le texte -, avec la possibilité pour un malade de recourir à une substance létale, ou de se la faire administrer par un médecin ou un infirmier dans certains cas.- “Le dernier recours” -Mais le périmètre du dispositif est considérablement restreint dans la version sénatoriale: cette “assistance médicale” serait ainsi réservée aux patients dont le “pronostic vital” est “engagé à court terme”, soit une espérance de vie de quelques jours seulement.”Cela doit être le dernier recours”, développe Alain Milon, qui craint des “dérapages considérables” si la formulation de l’Assemblée était maintenue. Les députés vont en effet beaucoup plus loin car ils ouvrent le dispositif aux patients atteints d’une “affection grave et incurable” non seulement en “phase terminale” mais aussi “en phase avancée”, avec potentiellement plusieurs semaines ou mois à vivre.Principal artisan du texte à l’Assemblée, le député MoDem Olivier Falorni s’est réjoui auprès de l’AFP de voir les rapporteurs du Sénat “accepter le principe d’une assistance à mourir”: “Ce n’est pas un tir de barrage comme certains pouvaient le craindre”, a-t-il souligné, regrettant néanmoins une proposition sénatoriale qui rendrait le dispositif “quasiment ineffectif”.Les socialistes ont aussi regretté de voir “dénaturé” le compromis trouvé à l’Assemblée, tandis que les centristes se sont montrés partagés. Certains, comme Olivier Henno (UDI), proposent “un autre chemin” en focalisant le texte sur “l’assistance au suicide” et non l’euthanasie, ce qui laisse présager d’intenses débats à venir dans l’hémicycle.

Le lancement des soldes refroidi par la météo hivernale

Mises à mal par un calendrier commercial saturé de promotions, les soldes d’hiver ont débuté mercredi dans une France perturbée par la neige et le froid, un contexte météo qui menace la fréquentation pour de nombreux commerçants déjà à la peine.Après un début de saison très doux et un mois de décembre décevant, les commerçants comptent sur cette période de promos qui court jusqu’au 3 février pour limiter la casse.”Il ne faut pas que la première semaine soit trop perturbée, mais dès qu’il y a un peu de neige, plus personne ne sort pour faire du shopping”, relève pour l’AFP Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes.Vingt-et-un départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas par Météo-France mercredi, contre 32 lors du précédent point, et les transports sont fortement perturbés.A Paris, l’observatoire de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Île-de-France a “observé des commerces vides, même dans les artères les plus commerçantes du 15e et du 6e arrondissement” et rencontré des commerçants “inquiets” par cette météo, qui risque de “pousser les consommateurs à privilégier le commerce en ligne”.Les commerces d’habillement sortent déjà d’un mois de décembre morose en raison notamment de températures clémentes et du Black Friday, qui siphonne une bonne partie des achats de Noël.- Consommateurs déjà “gavés” -“On a des attentes assez fortes sur le mois de janvier, d’autant plus qu’il y a du stock, donc on espère terminer mieux la saison qu’elle n’a commencé”, souligne Yohann Petiot. Les soldes “ne représentent plus l’événement commercial d’il y a 10 ou 20 ans quand les gens attendaient le matin devant la porte”, mais ça reste tout de même un “événement important inscrit dans le calendrier des Français”.Sous un soleil radieux mercredi matin à Strasbourg, loin de la pagaille des zones les plus perturbées par la neige, Frédéric Marchand, étudiant de 22 ans, sort avec un gros sac d’une grande enseigne dans le centre commercial Place des Halles: “Je fais rarement les soldes, je préfère acheter sur internet où il y a souvent des promos, mais comme je n’ai pas cours ce matin, qu’il fait beau et que j’ai besoin d’un nouveau manteau d’hiver, je me suis dit allons voir ! Et j’ai trouvé !”Comme Frédéric, 67% des Français n’attendent pas spécifiquement les soldes, mais restent avant tout opportunistes face à une bonne affaire, selon un sondage de l’application de shopping Joko. Selon ce sondage, 64% comptent profiter des soldes, autant en ligne qu’en boutique.Rencontrée aux Galeries Lafayette de Strasbourg, Ghyslaine, retraitée, fait les soldes “tous les ans” malgré la multiplication des promos toute l’année: “je trouve qu’on peut vraiment faire de bonnes affaires pendant la période officielle des soldes, surtout en hiver”, dit-elle.Si des fidèles restent au rendez-vous, pour les commerçants indépendants, “les soldes ont perdu leur force et leur signification” depuis des années, résume auprès de l’AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH).Après les fêtes, les consommateurs arrivent début janvier déjà “gavés par le Black Friday et par des ventes privées”. Ajoutez à cela “les petits prix des plateformes” en ligne et vous avez “beaucoup de commerçants pris dans un étau”, regrette-t-il.Lors du cru 2025, les commerçants indépendants ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 5,5% par rapport à janvier 2024 (en comparaison, les grandes enseignes de l’Alliance du commerce ont stagné à -0,2% sur la période). Alors que 2026 devrait suivre cette tendance, la FNH demande au gouvernement de repousser les soldes de trois semaines. Les soldes “peuvent être un levier de croissance” mais il faut les “reconnecter à la réalité des saisons” et leur “redonner du sens en les positionnant en fin de saison”, selon M. Talamon.La Confédération des commerçants de France (CDF) défend elle aussi, dans un communiqué mercredi, un décalage du calendrier, qui ne correspond plus “au rythme réel de la consommation ni aux contraintes économiques des commerçants indépendants”, explique Pierre Bosche, son président.