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Trump reçoit le président syrien, une rencontre historique pour consacrer leur alliance

Donald Trump reçoit Ahmad al-Chareh lundi à la Maison Blanche, une première pour un chef d’Etat syrien depuis l’indépendance du pays en 1946 et une consécration pour l’ancien jihadiste qui, en moins d’un an au pouvoir, a sorti son pays de l’isolement.Le président intérimaire syrien, dont la coalition islamiste a renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en décembre 2024, est arrivé à Washington samedi avec son ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.Dimanche, il a rencontré la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, et discuté “des potentiels domaines de coopération entre la Syrie et le FMI afin de soutenir le développement et la croissance économique dans le pays”, selon la présidence syrienne.Après de 13 ans de guerre civile, la Syrie cherche en effet à garantir des fonds pour sa reconstruction, dont le coût pourrait dépasser 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale.Lors de cette visite historique, Damas devrait signer un accord pour rejoindre la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, selon l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack. Cette question figure “en tête de l’agenda”, a confirmé à l’AFP une source diplomatique syrienne.Les Etats-Unis, eux, prévoient d’établir une base militaire près de Damas, “pour coordonner l’aide humanitaire et observer les développements entre la Syrie et Israël”, selon une autre source diplomatique en Syrie.- “Nouveau chapitre” -La rencontre entre M. Trump et M. Chareh “ouvre un nouveau chapitre dans la politique américaine au Moyen-Orient”, estime l’analyste Nick Heras, du New Lines Institute for Strategy and Policy.Vendredi, les Etats-Unis ont retiré le dirigeant syrien de la liste noire des terroristes. Depuis 2017 et jusqu’à décembre dernier, le FBI offrait une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation du leader de l’ancienne branche locale d’Al-Qaïda, le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS).Jeudi, c’est le Conseil de sécurité de l’ONU qui avait levé les sanctions contre M. Chareh, à l’initiative des Etats-Unis, saluant l’engagement des autorités syriennes à “lutter contre le terrorisme”.Dès sa prise de pouvoir, M. Chareh a rompu avec son passé, multipliant les ouvertures vers l’Occident et les Etats de la région, dont Israël avec lequel son pays est théoriquement en guerre.Donald Trump avait déjà rencontré le dirigeant syrien lors d’un voyage dans le Golfe en mai. “Trump amène Chareh à la Maison Blanche pour dire qu’il n’est plus un terroriste (…) mais un dirigeant pragmatique et, surtout, flexible qui, sous la direction américaine et saoudienne, fera de la Syrie un pilier régional stratégique”, explique Nick Heras.M. Chareh, qui s’est rendu à l’ONU à New York en septembre, veut lui “la bénédiction de Trump pour débloquer des milliards de dollars (…) pour reconstruire la Syrie et consolider son contrôle sur le pays”.- Liens avec Israël -“Au niveau national, cette coopération risque d’accentuer le déséquilibre croissant entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes dans le nord-est du pays”, analyse de son côté Nanar Hawach, spécialiste de la Syrie à l’International Crisis Group (ICG).La majorité des troupes américaines sont basées dans les zones sous contrôle kurde. L’ouverture d’une base à l’aéroport militaire de Mazzeh, près de la capitale, changerait la donne.Le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) a été défait en 2019 en Syrie par la coalition internationale et les FDS, qui négocient les conditions de leur intégration dans l’armée.Mais ces pourparlers “n’ont pas pas beaucoup avancé, ce qui complique les plans des Etats-Unis concernant le maintien de leurs troupes dans le nord-est du pays”, ajoute Michael Hanna, directeur du programme américain de l’ICG.M. Trump et M. Chareh devraient également évoquer les négociations entamées par les autorités syriennes avec Israël pour un accord de sécurité en vertu duquel l’Etat hébreu se retirerait des zones du sud du pays occupées après la chute de Bachar al-Assad.En mai, le dirigeant américain a pressé son homologue syrien de rejoindre les accords d’Abraham, qui ont vu plusieurs pays arabes reconnaître Israël en 2020.

Démissions à la tête de la BBC, après un montage contesté d’un discours de Trump

Coup de tonnerre à la BBC: le directeur général Tim Davie et la patronne de l’information du groupe audiovisuel public britannique Deborah Turness ont annoncé dimanche soir leur démission, après le montage contesté d’un discours du président américain Donald Trump.Après cette annonce, M. Trump a dénoncé les “journalistes corrompus” de la BBC, sur son réseau …

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Budget de la Sécu: reprise des débats mercredi, dans des délais très difficiles à tenir

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu? Les débats se sont interrompus dimanche à minuit avec plusieurs centaines d’amendements encore à étudier. Ils reprendront mercredi pour une ultime journée, en commençant par la suspension de la réforme des retraites, mais parvenir à un vote sur l’ensemble du texte dans les délais semble désormais extrêmement difficile. Les députés auront en effet peu de temps pour arriver au bout des amendements avant d’atteindre la fin du délai constitutionnel réservé à l’Assemblée en première lecture, qui expire mercredi à minuit.Le gouvernement s’est toutefois engagé à transmettre le texte au Sénat avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite, après plusieurs jours de débats. Ils ont ensuite débuté l’examen du volet sur les “dépenses”, lors de discussions souvent très approfondies et menées dans le calme.Mais le calendrier est très contraint: quelque 380 amendements étaient encore au menu dimanche à minuit, avant deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée en priorité, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein, en permettant aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, alors qu’elle est normalement située en fin de texte. – “Lisible” ? -“Nous nous opposons à l’idée que la discussion puisse se terminer à l’Assemblée nationale sans vote”, a déclaré dimanche soir dans l’hémicycle le coordinateur de LFI, Manuel Bompard.”Il est possible de terminer l’examen du texte dans les 7H30 qui nous restent, à partir du moment où nous diminuons par deux le nombre d’amendements déposés”, a-t-il ajouté, disant son groupe prêt à le faire.Des demandes, notamment de LFI et des Ecologistes, pour prolonger la séance dans la nuit de dimanche à lundi ou pour l’ouvrir lundi n’ont pas recueilli de majorité.”On ne sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a par ailleurs jugé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée a lui aussi estimé que le gouvernement pouvait avoir envie que les débats ne se terminent pas, afin d’éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et selon lui, le Parti socialiste peut avoir la même tentation. “Ce n’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais ce n’est pas si grave si on y va aussi”, a estimé dimanche après-midi un député socialiste, soulignant que l’important serait surtout le “vote final en deuxième lecture”. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- Équation difficile -Le scrutin très serré de samedi sur la partie “recettes”, avec 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile en cas de vote sur l’ensemble du projet de loi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats. Un rejet aurait en effet immédiatement interrompu les discussions, sans aborder les dépenses. Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter les dépassements d’honoraires des médecins.L’Assemblée a enfin adopté une limitation de la durée des arrêts de travail, à un mois pour une première prescription et deux mois pour un renouvellement. Les médecins pourront toutefois déroger au plafond prévu.

Ligue 1: le PSG souffre avant de faire plier Lyon

Le PSG a repris la tête de la Ligue 1 après avoir battu Lyon à domicile sur le fil (3-2), grâce à un but inscrit par le Portugais Joao Neves dans le temps additionnel, dimanche en clôture de la 12e journée.Neves a repris de la tête (90+5) un corner joué de la gauche par Kang In-Lee alors que l’OL venait d’être réduit à dix par l’exclusion de Nicolas Tagliafico (90+3). Au classement, le PSG compte deux longueurs d’avance sur Marseille et Lens alors que l’OL, qui n’a gagné aucun de ses trois derniers matches de championnat, descend du 6e au 7e rang à égalité de points avec Lille et Monaco. Battus mardi en Ligue des champions par le Bayern Munich (2-1), les hommes de Luis Enrique ont vite réagi alors qu’ils semblent peiner en championnat avec trois résultats nuls et trois victoires sur leurs six dernières rencontres de Ligue 1.Diminuées par l’absence de plusieurs titulaires (Hakimi, Nuno Mendes, Dembélé pour le PSG, Sulc, Fofana pour l’OL), les deux formations ont livré un début de match assez terne avant que la partie ne s’emballe.Mais dans l’ensemble, la rencontre a été assez pauvre en occasions (2 tirs cadrés à 4 pour le PSG) malgré la nette domination des Parisiens avec 72% de possession la plupart du temps dans le camp adverse.Titularisé à la place d’Achraf Hakimi, Warren Zaïre-Emery a ouvert logiquement la marque d’un tir puissant sous la barre après avoir bénéficié d’une belle ouverture de Vitinha (26e), lequel a ensuite été à l’origine du deuxième but parisien inscrit par Khvicha Kvaratskhelia (33e). Le Géorgien a été servi par le Portugais après que celui-ci a récupéré le ballon à une vingtaine de mètres du but lyonnais dans les pieds de l’Américain Tanner Tessmann, coupable de négligence sur l’action (33).- Lyon égalise deux fois -Entre-temps, Afonso Moreira avait pourtant égalisé pour l’OL après avoir gagné son duel avec Lucas Chevalier à la suite d’une ouverture de Moussa Niakhaté (30e). Le jeune Portugais, impliqué sur cinq des sept derniers buts lyonnais (3 buts, 2 passes), profite pleinement du temps de jeu qu’il obtient après la blessure de Malick Fofana indisponible plusieurs mois. Deux minutes plus tôt, la vidéo-assistance avait refusé un penalty à Lyon pour une suspicion de main de Illya Zabarnyi (28).Mais Lyon, qui a aussi trouvé le poteau sur un tir de Tagliafico (42), fait preuve de résilience depuis cet été. Délesté de ses individualités offensives en raison de la cure d’austérité imposée par la DNCG, les Lyonnais semblent n’être jamais à cours de ressources, même en attaque où ils sont privés de plusieurs titulaires alors qu’ils peinent à marquer. Ils ont réussi à égaliser une seconde fois par Ainsley Maitland-Niles qui a inscrit son premier but de la saison en lobant magnifiquement Lucas Chevalier après avoir été alerté dans l’axe par l’Anglais Tyler Morton (2-2, 50e). Un petit bijou qui n’a pas suffi au bonheur des Lyonnais.

Ukraine: situation “difficile” pour le réseau électrique au lendemain de frappes russes

Les techniciens ukrainiens s’efforçaient dimanche de réparer les dégâts causés la veille par l’une des pires attaques russes contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, une situation qualifiée de “difficile” par le président Volodymyr Zelensky.Des dizaines de milliers de personnes restent privées de courant au lendemain de frappes russes massives sur le réseau électrique et gazier …

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