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Israël: le chef d’état-major demande une “enquête systémique” sur le 7-Octobre

Le chef d’état-major israélien a appelé lundi à une “enquête systémique” sur le 7-Octobre à l’heure où le gouvernement refuse l’établissement d’une commission nationale d’enquête permettant d’établir les responsabilités dans l’échec des autorités à prévenir l’attaque la plus meurtrière qu’ait connue Israël.Le lieutenant-général Eyal Zamir a formulé cette demande après la publication du rapport d’un …

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Trump instaure une “semaine de l’anti-communisme”

Donald Trump a publié une proclamation établissant une semaine de “l’anti-communisme” aux Etats-Unis, un texte attaquant au passage ses adversaires progressistes.Ces proclamations, par lesquelles les présidents américains mettent en valeur des thématiques qui leur sont chères pour une journée ou une semaine, ont surtout une valeur de signal politique.La “semaine de l’anti-communisme” a ainsi eu …

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Colombie: le fils du président Petro inculpé pour corruption

Le fils aîné du président colombien Gustavo Petro a été inculpé lundi de six chefs d’accusation portant sur des soupçons de corruption alors qu’il était député. Nicolas Petro, 39 ans, était déjà poursuivi pour enrichissement illicite et blanchiment d’argent. Il est soupçonné d’avoir reçu des fonds d’un ancien narcotrafiquant quand il faisait campagne pour son père …

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L’ex-compagne de Salah Abdeslam mise en examen pour une clé USB illégale et un projet d’attentat

A trois jours des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, l’ex-compagne de Salah Abdeslam, Maëva B., a été doublement mise en examen lundi dans des enquêtes puis incarcérée, pour une clé USB remise à son ex-compagnon et surtout pour un projet d’attentat jihadiste déjoué.Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert deux informations judiciaires distinctes, d’une part sur cette clé USB qui aurait été illégalement connectée à l’ordinateur de Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible pour les attentats du 13 novembre 2015 et incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), et d’autre part sur un projet d’attentat de son ex-campagne.Dans ce dernier dossier, trois protagonistes dont Maëva B. ont été mis en examen lundi en début de soirée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et incarcérés, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.Maëva B., teint pâle, yeux clairs, tenue noire ample et longs cheveux bruns, est apparue brièvement en présence de quelques journalistes avant le prononcé d’un huis clos lors d’une audience devant une juge des libertés et de la détention (JLD) qui a prononcé son placement en détention provisoire.Son avocate n’a pas souhaité commenter.Plus tôt lundi, le Pnat a indiqué dans un communiqué avoir découvert “plusieurs discussions ou recherches relatives à l’élaboration d’un projet distinct d’action violente, sans lien avec Salah Abdeslam”, sur “les supports numériques saisis au cours de la perquisition réalisée au domicile de Maëva B.” dans le cadre d’une enquête ouverte dès janvier sur cette clé USB illicite qui aurait été remise au seul membre vivant des commandos meurtriers.Le Pnat a précisé que cette femme, placée en garde à vue pendant six jours, une durée exceptionnelle possible seulement en cas de péril d’attentat imminent ou pour les nécessités de la coopération internationale, présenterait une “radicalisation certaine et une fascination pour le jihad”. Elle “était séparée” d’Abdeslam et “n’entretenait plus de relations depuis avril” avec lui.Elle a “reconnu avoir acquis une clé USB, l’avoir chargée de propagande djihadiste et fait remettre à Salah Abdeslam au cours d’un parloir”, a souligné le parquet.- “Propagande” -A la suite de ces découvertes, “une mineure de 17 ans” et “un homme de 20 ans, nouvel époux religieux (de Maëva B.)”, interpellés dans l’Hérault et en Isère, ont été placés à leur tour en garde à vue vendredi.L’homme de 20 ans, cheveux ras, barbe mi-longue et veste de survêtement bleue, est apparu le regard fermé lundi devant une JLD, qui a également prononcé son incarcération.”Notre client conteste intégralement les faits reprochés”, ont indiqué ses avocates Me Noémie Gorin et Helin Köse, d’après qui la divulgation de détails de l’affaire dans la presse “porte une atteinte grave à la présomption d’innocence et menace la sérénité des investigations”.S’agissant du volet clé USB, Maëva B. a également été mise en examen pour recel d’objet illicite remis à détenu et placée sous contrôle judiciaire, selon la source judiciaire.L’administration pénitentiaire avait signalé le 17 janvier au Pnat la découverte, deux jours plus tôt, “de traces de connexions de quatre clés USB entre décembre 2024 et janvier 2025 sur l’ordinateur légalement détenu par Salah Abdeslam” en détention.Les analyses ont révélé des documents numériques qui pour “la plupart ont trait à la propagande officielle d’organisations terroristes, État islamique ou Al-Qaïda”, a souligné le Pnat.Les investigations ont conduit “à plusieurs auditions réalisées en Belgique (…) et à l’identification” de Maëva B., “bénéficiant à l’époque des faits d’un permis de visite” de Salah Abdeslam, a encore informé ce parquet spécialisé.- “Radicalisé” -Salah Abdeslam a lui été placé deux fois en garde à vue puis relâché et réintégré en détention, mardi et vendredi. Le Pnat a requis sa “mise en examen ultérieure”.Lundi, la directrice générale de la sécurité intérieure Céline Berthon a affirmé que Salah Abdeslam, toujours “radicalisé”, “n’était pas mis en cause dans un projet d’attentat”.Il “n’est en aucune manière soupçonné par la justice d’être impliqué de près ou de loin dans un quelconque projet criminel”, ont aussi abondé ses avocats.La France va commémorer jeudi, au cours d’une journée d’hommage aux victimes, les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 132 morts – dont deux suicides de rescapés du Bataclan emportés par de profondes blessures psychiques.

Trump a reçu le président syrien pour une rencontre historique

De la liste noire du FBI à la Maison Blanche: Donald Trump a reçu lundi Ahmad al-Chareh, une première pour un chef d’Etat syrien et une consécration pour l’ancien jihadiste.”Je l’aime bien”, a réagi le président américain après la rencontre, qui s’est déroulée loin des caméras, en ajoutant: “Nous ferons tout ce que nous pouvons pour que la Syrie réussisse.””Il a un passé brutal, et je pense, franchement, que sans passé brutal vous n’avez aucune chance”, a encore dit le milliardaire de 79 ans.Il avait déjà exprimé sa sympathie pour le président intérimaire, dont la coalition islamiste a renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en décembre 2024, pendant leur toute première rencontre, en mai dans le Golfe.Le département d’Etat a annoncé à l’occasion de cette visite historique une nouvelle pause des sanctions américaines de la loi César, en attendant que le Congrès ne les lève éventuellement pour de bon.Le président syrien est arrivé discrètement à 11h37 locale (16h37 GMT) à la Maison Blanche.Il est passé par une entrée latérale, sans le protocole habituellement réservé aux chefs d’Etat et de gouvernement étrangers, que le président américain vient presque toujours accueillir sur le perron.- Partisans -Les journalistes n’ont pas non plus été conviés dans le Bureau ovale en présence des deux dirigeants, comme c’est généralement le cas lors de visites officielles.Ahmad al-Chareh a quitté les lieux aux alentours de 13h20 locales (18h20 GMT), et s’est arrêté quelques instants pour saluer des partisans qui l’acclamaient devant la Maison Blanche.La présidence syrienne a publié un communiqué laconique, accompagné de quelques photos, indiquant que les deux dirigeants avaient évoqué “les manières de développer et renforcer” la relation bilatérale, ainsi que “plusieurs sujets régionaux et internationaux”.Ahmad al-Chareh a obtenu une nouvelle pause pour 180 jours de la loi César qui imposait des sanctions américaines drastiques contre le gouvernement de Bachar-al-Assad, et qui avait déjà été suspendue en mai.Le département d’Etat américain est favorable à une levée complète de cette loi adoptée en 2019, qui bannissait la Syrie du système bancaire international et des transactions financières en dollars, mais cela passe par un vote du Congrès.Ni Washington ni Damas n’ont communiqué dans l’immédiat sur une autre annonce qui était attendue lundi.Pendant la visite, la Syrie devait en effet signer un accord pour rejoindre la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, selon l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack. – Base militaire -Les Etats-Unis, eux, prévoient d’établir une base militaire près de Damas, “pour coordonner l’aide humanitaire et observer les développements entre la Syrie et Israël”, selon une autre source diplomatique en Syrie.Vendredi, Washington avait retiré le dirigeant syrien de la liste noire des terroristes. Depuis 2017 et jusqu’à décembre dernier, le FBI offrait une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation du leader de l’ancienne branche locale d’Al-Qaïda, le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS).Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU avait aussi levé les sanctions contre Ahmad al-Chareh, à l’initiative des Etats-Unis.Dès sa prise de pouvoir, le dirigeant syrien a rompu avec son passé, multipliant les ouvertures vers l’Occident et les Etats de la région, dont Israël avec lequel son pays est théoriquement en guerre.Il a toutefois aussi promis de “redéfinir” la relation de son pays avec la Russie de Vladimir Poutine, allié-clé de Bachar al-Assad, qu’il a rencontré à Moscou il y a moins d’un mois. “Trump amène Chareh à la Maison Blanche pour dire qu’il n’est plus un terroriste (…) mais un dirigeant pragmatique et, surtout, flexible qui, sous la direction américaine et saoudienne, fera de la Syrie un pilier régional stratégique”, explique l’analyste Nick Heras.En mai, Donald Trump avait pressé son homologue syrien de rejoindre les accords d’Abraham, qui ont vu plusieurs pays arabes reconnaître Israël en 2020.

COP30: Lula reçoit le monde en Amazonie, bataille en vue entre pays

La 30e conférence sur le climat de l’ONU s’est ouverte lundi à Belém en Amazonie brésilienne, avec déjà une bataille en vue entre pays sur l’urgence et les moyens de contenir le réchauffement climatique.”Il est temps d’infliger une nouvelle défaite aux négationnistes”, a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva en entamant deux semaines de conférence, sans les Etats-Unis, par une vigoureuse défense de l’action multilatérale.Le président brésilien a répété qu’investir pour le climat – point éternel de dispute dans cette enceinte – coûtait “beaucoup moins cher” que les guerres. Avec une volonté d’éviter le fatalisme: “Nous allons dans la bonne direction, mais à la mauvaise vitesse.”Les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole et deuxième émetteur de gaz à effet de serre, sont absents pour la première fois de l’histoire de ces réunions.”C’est mieux que d’envoyer des gens tout bloquer, non?”, dit à l’AFP la cheffe de Greenpeace au Brésil, Carolina Pasquali.Cette COP, la première en Amazonie, rassemble moins que lors des éditions précédentes, avec 42.000 personnes accréditées. Au premier jour, les délégués présents ont pu entendre la pluie tropicale cogner violemment contre le toit du centre de conventions, et même sentir des gouttes s’infiltrer dans l’enceinte.”Se lamenter n’est pas une stratégie, nous avons besoin de solutions”, a lancé Simon Stiell, chef de l’ONU Climat, qui coorganise la COP30 avec le pays hôte. Il s’est félicité d’une petite avancée: en incluant les toutes dernières feuilles de route climatiques déposées par certains pays, la baisse des émissions d’ici 2035 sera de 12%. Toujours loin du compte mais un peu mieux que les 10% annoncés dernièrement sur une base plus limitée. “Chaque fraction de degré de réchauffement évitée sauvera des millions de vies et évitera des milliards de dollars en dommages climatiques”, a souligné Simon Stiell. Mais il demande que les tractations produisent plus de concret: davantage d’engagements pour sortir des énergies fossiles, pour développer les renouvelables, et pour envoyer l’argent promis aux pays pauvres pour les aider dans un climat plus violent.Le temps presse, rappellent les scientifiques. Jim Skea, président du Giec, le groupe de chercheurs qui travaille sur le climat sous l’égide de l’ONU, a jugé “presque inévitable” de dépasser à court terme le seuil de 1,5°C de réchauffement, l’objectif le plus ambitieux fixé par l’accord de Paris en 2015.- “Question de survie” -Un groupe de petites îles bataille pour que soit inscrit à l’ordre du jour le besoin de formuler une réponse à cet échec, mais le groupe des pays arabes et d’autres refusent, craignant une nouvelle attaque contre pétrole. La position de l’Arabie saoudite est “toxique”, déplore un diplomate occidental.Un échec à maintenir la limite de 1,5°C “scelle notre perte”, a dit à l’AFP Maina Vakafua Talia, ministre du Tuvalu, petit archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux.”Je garde espoir. On doit garder un certain optimisme”, a-t-il toutefois dit.”1,5°C n’est pas qu’un chiffre ou un objectif, c’est une question de survie”, abonde auprès de l’AFP Manjeet Dhakal, conseiller du groupe des pays les moins développés à la COP. “Nous ne pourrons cautionner aucune décision qui n’inclue pas de discussion sur notre échec à éviter 1,5°C.”Mais il n’y aura pas de bras de fer d’emblée sur l’ordre du jour officiel de la conférence: les discussions les plus tendues sur ce sujet ainsi que la taxe carbone européenne et les mesures commerciales unilatérales ont été reportées à mercredi.- “Sujet sensible” -D’ici là, la présidence brésilienne organise des consultations entre pays, après de premiers échanges “assez tendus”, selon un participant. “Personne ne veut bouger de ses positions”, regrette un représentant d’un pays d’Amérique latine.L’un des mystères de ces deux semaines de négociation concerne la “feuille de route” sur les énergies fossiles mise sur la table par Lula lors du sommet de chefs d’Etat, la semaine dernière à Belem.La sortie du pétrole, du gaz et du charbon fera-t-elle l’objet d’une nouvelle décision négociée et contraignante – après une première étape il y a deux ans à Dubaï – ou, plus probablement, d’engagements volontaires de certains pays?”On sait que c’est un sujet sensible pour un certain nombre de nos partenaires, que pour certains, c’est plus simple d’en discuter, pas sous un format de négociation, mais sous un format de coalition”, reconnaît-on dans la délégation française.ffb-lg-app-ico-jmi/liu

Turquie: des arbitres de foot en prison, le scandale des paris s’élargit

Un tribunal d’Istanbul a ordonné lundi le placement en détention provisoire de six arbitres turcs soupçonnés d’être impliqués dans une vaste affaire de paris, au moment où la Fédération turque de football élargissait ses investigations à plus de 1.000 joueurs.Un juge a également décidé de l’incarcération du président d’Eyüpspor, un club de première division turque, …

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