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En Moselle, recherches et espoirs après la découverte “unique au monde” d’hydrogène naturel

Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d’hydrogène naturel, possible source d’énergie décarbonée? Les recherches s’intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d’Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants.La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l’objectif est de creuser encore, jusqu’à 4.000 mètres courant février, à la recherche d’hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.Ces travaux doivent permettre de poursuivre les investigations après la découverte “unique” de ce qui pourrait être “la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde”, rappelle Yann Fouant, responsable des relations publiques de La Française de l’Energie (FDE). Cette entreprise mène le projet avec l’appui scientifique du laboratoire GeoRessources du CNRS et de l’Université de Lorraine, dans le cadre d’un programme de recherches baptisé Regalor II (pour Ressources en gaz et en lithium en Lorraine).Selon les estimations du CNRS à l’issue du précédent programme de recherches, Regalor, le gisement lorrain (qui s’étend aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand) pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d’hydrogène. – “Petites bulles en surface” -Le but de ce nouveau programme de recherches est de descendre bien plus bas que le précédent (qui s’était arrêté à 1.300 m de profondeur) pour “se rapprocher peut-être de la source, de la cuisine de l’hydrogène” et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, explique Jacques Pironon, directeur de recherches du CNRS au laboratoire GeoRessources.L’hydrogène natif se forme naturellement dans le sous-sol, via des réactions chimiques, entre l’eau et des minéraux par exemple. En Lorraine, où l’extraction minière a jadis fait fleurir l’économie, les veines de charbon, en se transformant en gaz “avec le temps (et) la température”, sont peut-être à l’origine de la création de l’hydrogène, détaille M. Pironon.Cela peut aussi provenir d’une réaction entre des molécules de fer et d’eau: le fer va créer “de la rouille en quelque sorte” pour ainsi produire de l’hydrogène. Les études actuellement menées doivent permettre de déterminer quelle hypothèse est la bonne. Cette phase de recherches permet aussi d’anticiper l’exploitation future, espérée, de cette ressource. Dans le cadre de ce forage, “on a déjà produit l’hydrogène, on l’a remonté, on a eu des petites bulles en surface”, détaille M. Fouant.- “Promesse” -“C’est vraiment une promesse (…) pour l’instant, tous les feux clignotent au vert en termes de décarbonation”, de “source d’énergie” et “d’indépendance énergétique”, s’enthousiasme Philippe de Donato, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur le projet.Il se félicite également de “l’avance” française en matière de recherche sur l’exploitation du gaz dissout dans l’eau, grâce notamment à une sonde brevetée “que nous sommes les seuls à utiliser”. “On a continué de travailler, d’améliorer cette sonde-là, à la fois en système de mesure et maintenant en système d’extraction à dimension industrielle”.Pour le président de la Région Grand Est Franck Leroy, “ici, en Moselle, le sous-sol fait partie de notre histoire”. “Demain, il peut devenir un atout stratégique pour notre souveraineté énergétique et industrielle”, se félicite-t-il. Deux associations locales de défense de l’environnement, l’APEL57 et le Collectif de défense des bassins miniers lorrains, appellent cependant à la vigilance quant à l’impact futur de ce projet sur les nappes d’eau souterraine.Un précédent projet de la Française de l’Energie, qui visait à exploiter les gaz de couche, autrement dit le méthane piégé dans les veines de charbon du sous-sol lorrain, a d’ailleurs été enterré en décembre par le Conseil d’Etat, justement à cause du risque jugé trop élevé d’atteinte aux ressources en eau.

Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président

Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le prescrivent les saints commandements. Honduras, nous sommes là pour te servir”, a déclaré le nouveau chef de l’Etat, 67 ans, lors de la cérémonie d’investiture au Parlement.Son arrivée au pouvoir tourne la page de quatre années de gouvernement de gauche et assure au président républicain d’un allié de plus en Amérique latine, après l’avènement de la droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Argentine.Son élection, dont les résultats ont été retardés de près de trois semaines, entraînant des suspicions de fraude, a été dénoncée par la présidente sortante Xiomara Castro fustigeant “l’ingérence” du président américain qui avait notamment menacé de réduire l’aide au Honduras si son favori ne l’emportait pas.Reconnaissant de ce soutien, l’ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa s’est déjà rendu aux Etats-Unis pour rencontrer le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Il est revenu annonçant un projet d’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, destination de 60% des exportations du Honduras, et une promesse de renforcement de la coopération en matière de sécurité.Disposant du premier groupe parlementaire à l’Assemblée, sans la majorité, le nouveau chef de l’Etat a appelé les législateurs à soutenir son programme, sans toutefois en détailler les contours.”Pour moi (…) il n’existe ni différences, ni couleurs politiques, il n’existe pas d’idéologies qui vont nous diviser”, a affirmé M. Asfura, qui a remporté la présidence d’une infime marge avec son principal rival également de droite.- Chine, insécurité -Derrière le soutien américain à M. Asfura se dessine la rivalité entre Washington et Pékin.Sous le gouvernement de la présidente Castro, Tegucigalpa avait rompu ses relations avec Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire. M. Asfura n’exclut pas de les rétablir.”Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c’est là que nous prendrons les meilleures décisions”, a-t-il déclaré à CNN.Selon l’économiste Liliana Castillo à l’AFP, “en 2024 (…) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars”, alors que le Honduras n’arrive même pas à lui vendre “40 millions”.La question migratoire sera au menu des relations avec l’administration Trump.Quelque deux millions de Honduriens vivent aux Etats-Unis, beaucoup sans papiers. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB du Honduras, où la pauvreté frappe 60% des 11 millions d’habitants.M. Asfura souhaite que le président républicain rétablisse un dispositif spécial, dit TPS, qui protégeait de l’expulsion quelque 60.000 Honduriens sur le sol américain.Nasry Asfura devra parvenir à un difficile équilibre : attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures, tout en réduisant les dépenses du pays où la dette publique représente 45% du PIB, selon des chiffres officiels.Tout cela dans un contexte sécuritaire périlleux dans un pays gangréné par le narcotrafic et où prospèrent les gangs de la Mara Salvatrucha et du Barrio 18, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis.”Si l’on ne paie pas, on se fait tuer”, a déclaré à l’AFP Daniel Santos, un chauffeur de taxi de la capitale âgé de 64 ans, dénonçant l’extorsion omniprésente.Le nouveau chef de l’Etat a assuré que son gouvernement va “lutter de front contre l’insécurité, n’ayez aucun doute là-dessus”, annonçant un plan anti-extorsion et des renforts de sécurité dans les zones conflictuelles pour assurer un contrôle territorial.Bien qu’il n’ait pas expliqué comment il s’attaquera à la criminalité organisée, Nasry Asfura avait promis de ne “pas reconduire l’état d’exception” décrété par sa prédécesseuse. Il se démarque donc d’emblée de la manière forte contre les gangs opérée au Salvador voisin, dont disent s’inspirer les nouveaux gouvernements de droite en Amérique latine.Si les homicides ont diminué, le Honduras demeure un des pays les plus violents de la région, avec un taux de mort violente de 23 pour 100.000 habitants.

Minneapolis: sous la pression, Trump lâche du lest

Des agents fédéraux devaient commencer à quitter Minneapolis mardi, dans le cadre de la reprise en main de l’opération anti-immigration sur place par un proche conseiller de Donald Trump, contraint à l’apaisement après la mort d’un deuxième manifestant américain.L’annonce du départ de “certains” des 3.000 agents fédéraux déployés dans le Minnesota depuis plusieurs semaines — sans plus de précisions — est venue du maire de la plus grande ville de l’Etat, le démocrate Jacob Frey, lundi.L’édile, qui a promis sur X de “continuer à lutter pour que le reste (des agents) s’en aille”, devait rencontrer mardi Tom Homan, le nouveau responsable de l’opération, dépêché par M. Trump la veille.M. Homan est le principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants menée par le gouvernement à travers les Etats-Unis. Il prend le relais dans le Minnesota du chef de la police aux frontières, Greg Bovino.Le gouvernement américain a en revanche démenti lundi des informations de presse selon lesquelles M. Bovino avait été démis de ses fonctions. Il reste “un membre clé de l’équipe du président”, a posté sur X la porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure, Tricia McLaughlin.Selon le New York Times, Donald Trump a également reçu la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, pendant deux heures lundi soir.Ces signes d’apaisement interviennent après une nouvelle flambée des tensions suite au décès samedi à Minneapolis d’un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans tué par des tirs d’agents fédéraux.- “Violence et terreur” -Confronté à des critiques y compris au sein de son camp, Donald Trump s’est aussi entretenu par téléphone lundi avec Jacob Frey et avec le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris.Le président “ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues”, a souligné la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, devant la presse. Il continue néanmoins d’exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l’immigration, une ligne rouge pour les élus démocrates.La mort d’Alex Pretti intervient après celle de Renee Good, une Américaine de 37 ans elle aussi, tuée par balles par un agent de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis le 7 janvier.Le malaise atteint jusqu’au camp républicain. Lundi, Chris Madel, un des avocats qui a assisté cet agent, a renoncé à briguer l’investiture du parti pour le poste de gouverneur du Minnesota.”Je ne peux pas soutenir les représailles lancées par les républicains à l’échelle nationale contre les citoyens de notre Etat, ni me compter comme membre d’un parti qui le ferait”, a souligné ce juriste connu pour défendre les forces de l’ordre.Quelques jours après ses prédécesseurs Bill Clinton et Barack Obama, l’ex-président démocrate Joe Biden a, à son tour, condamné mardi les événements des dernières semaines.”La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains”, a fustigé le prédécesseur de Donald Trump, affirmant que ces faits “violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains”.- “Diffamer et mentir” -Plusieurs procédures judiciaires sont par ailleurs en cours concernant la validité de l’action des agences fédérales de l’immigration dans le Minnesota et l’enquête sur la mort d’Alex Pretti. Dans l’une d’elle, un juge fédéral a appelé le directeur d’ICE, Todd Lyons, à comparaître “en personne” vendredi.Une juge fédérale a pour sa part promis lundi de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota de suspendre l’opération anti-immigration dans l’Etat. A Minneapolis, les habitants continuent de rendre hommage aux deux manifestants tués.”C’est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu’un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s’est passé”, s’est indigné Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans, auprès de l’AFP lundi.Comme pour Renee Good, accusée d’avoir mis en danger les agents fédéraux avec sa voiture, le gouvernement a rejeté la faute sur Alex Pretti, lui reprochant de porter un pistolet, ce pour quoi il disposait d’un permis, selon les autorités locales.Les analyses des vidéos par l’AFP et d’autres médias contredisent toutefois les versions officielles. 

Honduras: Nasry Asfura, le candidat de Trump, investi nouveau président

Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le prescrivent les saints commandements. Honduras, nous sommes là pour te servir”, a déclaré le nouveau chef de l’Etat, 67 ans, lors de la cérémonie d’investiture au Parlement.Son arrivée au pouvoir tourne la page de quatre années de gouvernement de gauche et assure au président républicain un allié de plus en Amérique latine, après l’avènement de la droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Argentine.Son élection, dont les résultats ont été retardés de près de trois semaines, entraînant des suspicions de fraude, a été dénoncée par la présidente sortante Xiomara Castro fustigeant “l’ingérence” du président américain qui avait notamment menacé de réduire l’aide au Honduras si son favori ne l’emportait pas.Reconnaissant de ce soutien, l’ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa s’est déjà rendu aux Etats-Unis pour rencontrer le secrétaire d’Etat Marco Rubio, puis en Israël auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu.”Nous devons resserrer nos relations avec notre partenaire commercial le plus important”, a affirmé M. Asfura, 67 ans, qui après sa rencontre avec Rubio a dit envisager un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, destination de 60% des exportations du Honduras.Derrière le soutien américain à M. Asfura se dessine la rivalité entre Washington et Pékin.Sous le gouvernement de la présidente Castro, Tegucigalpa avait rompu ses relations avec Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire. M. Asfura n’exclut pas de les rétablir.”Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c’est là que nous prendrons les meilleures décisions”, a-t-il déclaré à CNN.Selon l’économiste Liliana Castillo à l’AFP, “en 2024 (…) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars”, alors que le Honduras n’arrive même pas à lui vendre “40 millions”.- Migration, économie et sécurité -La question migratoire sera au menu des relations avec l’administration Trump.Quelque deux millions de Honduriens vivent aux Etats-Unis, beaucoup sans papiers. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB du Honduras, où la pauvreté frappe 60% des 11 millions d’habitants.M. Asfura souhaite que le président républicain rétablisse un dispositif spécial, dit TPS, qui protégeait de l’expulsion quelque 60.000 Honduriens sur le sol américain.Selon Karim Qubain, président d’une Chambre de commerce et d’industrie regroupant quelque 4.000 entreprises, “une bonne relation avec les Etats-Unis (…) c’est supprimer les taxes douanières” et “élargir le TPS”.Nasry Asfura devra parvenir à un difficile équilibre: attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures, tout en réduisant les dépenses du pays où la dette publique représente 45% du PIB, selon des chiffres officiels.Tout cela dans un contexte sécuritaire périlleux dans un pays gangéné par le narcotrafic et où prospèrent les gangs de la Mara Salvatrucha et du Barrio 18, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis.En 2024, l’ex-président Juan Orlando Hernandez (2014-2022), du même parti que M. Asfura, avait été condamné aux Etats-Unis à 45 ans de réclusion pour trafic de drogue. Mais il a été gracié en novembre par Trump.”L’extorsion (des gangs) met au pied du mur tous ceux qui ont un commerce ou travaillent à leur compte, et si l’on ne paie pas, on se fait tuer. +Papi+ (surnom d’Asfura) doit s’attaquer à cela de front”, a déclaré à l’AFP Daniel Santos, un chauffeur de taxi de la capitale âgé de 64 ans.Si les homicides ont diminué, le Honduras demeure un des pays les plus violents de la région, avec un taux de mort violente de 23 pour 100.000 habitants.Washington a indiqué vouloir renforcer la coopération en matière de sécurité.

Commerce: l’Inde et l’UE concluent “l’accord de tous les accords”

L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi la conclusion d’un ambitieux accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer “une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes”.Dans un contexte géopolitique mondial incertain, ce pacte doit permettre aux deux parties de mieux se protéger de la concurrence chinoise …

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Minneapolis: Donald Trump tente l’apaisement tandis que des agents fédéraux vont quitter la ville

Des agents des services fédéraux déployés à Minneapolis vont commencer à quitter la ville mardi, a assuré la municipalité, alors que Donald Trump joue l’apaisement face à la vague d’indignation suscitée par la mort d’un deuxième manifestant américain tué par des agents fédéraux.Des agents envoyés par le président américain pour lutter contre l’immigration dans cette …

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L’Allemagne promet un million d’euros à qui identifiera les responsables du blackout de Berlin

Le gouvernement allemand a promis mardi une récompense d’un million d’euros à qui “mènera aux auteurs” du sabotage ayant provoqué un vaste blackout à Berlin début janvier, une mesure exceptionnelle alors que l’enquête visant un mystérieux groupe d’extrême-gauche s’est enlisée.Cette attaque, revendiquée par la Vulkangruppe (groupe Volcan), groupuscule dont on ne sait rien ou presque …

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“Juste un spectacle”: des Ukrainiens sans illusion sur les négociations aux Emirats

A Abou Dhabi: des négociations entre Kiev, Moscou et Washington. Au même moment, en Ukraine: des bombardements russes massifs. Pour de nombreux Ukrainiens, le Kremlin montre, une nouvelle fois, qu’il ne veut pas la paix.”Des efforts de paix? Une rencontre trilatérale aux Emirats? La diplomatie? Pour les Ukrainiens, c’était juste une nouvelle nuit de terreur …

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Immigration: plus de titres de séjour et moins de régularisations en France en 2025

Plus de titres de séjour, moins de régularisations et une petite diminution des demandes d’asile: Beauvau a dévoilé mardi les chiffres 2025 de l’immigration, qui alimenteront un débat public toujours plus polarisé sur le sujet dans la perspective de la présidentielle.La France a délivré 384.230 premiers titres de séjour l’an dernier (376.364 hors Britanniques), en hausse de 11% sur un an, avec comme l’année précédente une prédominance des motifs étudiants (118.00), suivis des titres humanitaires qui ont bondi de 65% (à 92.600), selon les chiffres rendus publics par la Direction générale des étrangers en France (DGEF).Mais les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13% à 51.190.”On a un marché de l’emploi qui peut-être attire un peu moins la population étrangère” en termes d’embauches, mais aussi de salaires où “la dynamique a disparu en 2025″, a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.Pour ces premiers titres de séjour, les premières nationalités des demandeurs sont le Maroc (36.100) et l’Algérie (28.000).Et il y avait au total 4,47 millions de titres de séjour valides au 31 décembre 2025, soit une hausse de 3,2% sur un an.Le nombre de régularisations a lui baissé de 10%, avec 28.610 étrangers régularisés l’an dernier; la baisse est due aux motifs économiques (-11,5%) et familiaux (-6,4%).”Il y a l’impact de la circulaire Retailleau qui visait à rappeler le caractère exceptionnel” de ces régularisations et à en “durcir les conditions”, a expliqué M. Mordant.La durée recommandée pour délivrer une carte de séjour à un travailleur sans-papiers a ainsi été allongée à sept ans de présence en France contre cinq auparavant, voire parfois trois ans.Interrogé sur des chiffres précédemment publiés par le ministère de l’Intérieur, qui faisaient état d’une baisse de 42% des régularisations sur la période janvier-septembre, M. Mordant a expliqué qu’il y avait “peut-être eu une évolution de la dynamique en cours d’année” et que les chiffres de la DGEF comprenaient aussi “les régularisations de plein droit”.Ces chiffres sont publiés alors que le gouvernement espagnol de gauche s’apprête à adopter un plan de régularisation de sans-papiers qui pourrait bénéficier à 500.000 personnes, afin de soutenir la croissance économique du pays.Après la publication de la circulaire Retailleau en janvier 2025, le monde économique avait appelé à ne pas durcir outre mesure les conditions de régularisation, sous peine de voir certains secteurs péricliter.- “Dynamique” -Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a augmenté de 30% l’an dernier, concernant notamment des Algériens (+52%), des Tunisiens (+33%) et des Marocains (+19%).Les éloignements ont eux augmenté de 15,7% avec 24.985 étrangers renvoyés. Les seuls éloignements forcés ont eux progressé de 21% à 15.569.Du côté de l’asile, une baisse de 3,7% a été enregistrée en 2025 avec 151.665 demandes, qui sont ainsi “orientées à la baisse pour la deuxième année consécutive”, a noté M. Mordant.Les premiers pays d’origine des demandeurs ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11.500 demandes), suivis d’Haïti, du Soudan et de la Guinée.Le taux d’accord a atteint 52% l’an dernier. “Plus d’une demande sur deux s’est vu attribuer l’asile”, ce qui marque une forte hausse : “on était plutôt autour de 40% il y a cinq ou six ans”, a rappelé M. Mordant.En ce qui concerne les visas, la DGEF a fait état d’une “hausse plus atténuée” que les années précédentes, (+1,1% demandés, +3,5% délivrés). Ainsi pour les courts séjours, la croissance est portée par les visas de tourisme (+6%), “témoignant de l’attractivité de la France”, tandis que les visas économiques baissent de 4,4%.Enfin 62.235 personnes ont acquis la nationalité française (-6,8% après une année “assez élevée”): cela s’explique par une baisse de 13,5% des acquisitions par décret, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.Six sur dix de ces nouveaux Français étaient originaires d’Afrique, notamment des trois pays du Maghreb, “mais aussi dans une moindre mesure l’Afrique subsaharienne”, a expliqué le responsable des statistiques.

Iran: un porte-avion américain dans le Golfe, la répression se poursuit

Le flou persistait mardi sur les intentions de Donald Trump, qui a envoyé une flotte militaire au large de l’Iran, laissant planer la menace d’une intervention face à la poursuite de la répression, tout en affirmant que Téhéran est prêt au dialogue.Les arrestations continuent à travers la République islamique malgré l’arrêt des manifestations ayant défié le pouvoir au début du mois, avec au moins 41.880 personnes arrêtées d’après les derniers chiffres de l’ONG basée aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Cette ONG, et d’autres de défense des droits humains, continuent leur travail de documentation de la répression, compliqué par la coupure générale d’internet imposée depuis le 8 janvier.HRANA a annoncé mardi avoir désormais vérifié la mort de 6.126 personnes, dont 5.777 manifestants, mais enquête toujours sur quelque 17.000 autres décès potentiels. Et accuse à nouveau les autorités d’aller chercher les blessés jusqu’à l’intérieur des hôpitaux pour les placer en détention, malgré les dénégations du ministère de la Santé iranien.Le président américain continue lui à souffler le chaud et le froid: lundi, le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé dans le Golfe.Donald Trump a prévenu que les Etats-Unis avaient “une grande armada près de l’Iran. Plus grande qu’au Venezuela”, dans une allusion aux opérations américaines ayant conduit à la capture du chef d’Etat vénézuélien Nicolas Maduro début janvier. Mais il a ensuite ajouté, dans cet entretien avec le média américain Axios: “Ils veulent passer un accord. Je le sais. Ils ont appelé à de nombreuses reprises. Ils veulent parler”.Axios précise que Donald Trump n’a pas voulu détailler les options envisagées ni dire laquelle avait sa préférence.Les analystes estiment que ces options incluent des bombardements de sites militaires, ou des frappes ciblées contre des dirigeants clés, dans le but de faire tomber le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, et la République islamique en place depuis 1979 dans son ensemble.- “Riposte majeure” -Selon le New York Times, les services de renseignement américains ont assuré à plusieurs reprises à Donald Trump que le pouvoir iranien “s’affaiblissait”, voire était “au plus faible” depuis la chute du chah en 1979.Le sénateur américain Lindsey Graham a dit au journal avoir parlé au président ces derniers jours: “L’objectif est de mettre fin au régime”, a-t-il assuré.Côté iranien, où la diplomatie a déjà laissé entendre qu’un canal de communication était ouvert avec les Etats-Unis, le ton était plutôt modéré ces derniers jours. Mais mardi, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a soutenu selon le journal conservateur Hamshahri que “si leur porte-avions commettait une erreur et entrait dans les eaux territoriales iraniennes, il serait pris pour cible”.Le journal Javan, conservateur également, a lui affirmé que l’Iran était prêt pour une “riposte majeure” et pourrait prendre le contrôle du très stratégique détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.Dans les rues de Téhéran, un grand panneau a été installé, semblant montrer un porte-avions américain détruit.Et la télévision d’Etat continue à diffuser des interrogatoires de manifestants, dans des “aveux” mis en scène pour mater l’opposition, selon les groupe de défense des droits humains. La semaine dernière, les autorités iraniennes ont donné leur premier bilan total, de 3.117 morts, dont 2.427 sont selon elles des membres des forces de sécurité ou des passants. La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, a recensé pour sa part plus de 36.500 personnes tuées, citant notamment des documents classifiés et des sources sécuritaires.Une autre ONG, Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a évoqué un chiffre de 3.428 manifestants tués, mais dit craindre un bilan total dépassant les 25.000 morts.