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A Cuba, la résignation en attendant le rétablissement du courant

Les autorités s’efforcent mercredi soir de relancer le réseau électrique à Cuba, où les habitants se résignent à passer la nuit sans courant après une nouvelle panne totale, la cinquième en moins d’un an. Comme à chaque coupure électrique générale sur l’île de 9,7 millions d’habitants, la compagnie électrique nationale (UNE) tente d’abord d’établir des circuits électriques parallèles pour alimenter les secteurs prioritaires tels que les hôpitaux. Ces “microsystèmes” servent par la suite au redémarrage des centrales thermoélectriques du pays. “Nous avons un microsystème dans pratiquement toutes (les provinces) du pays”, a précisé mercredi soir à la télévision d’Etat, Lazaro Guerra, directeur de l’électricité au ministère de l’Energie et des mines, sans pour autant faire de pronostic sur la rapidité du rétablissement total du courant.Selon les autorités, dans la soirée, environ 17% des 1,7 million d’habitants de La Havane, avaient de l’électricité grâce à ces circuits parallèles.Pour Mercedes Blanco, une Havanaise de 59 ans, ces coupures générales sont synonymes d'”une tristesse et d’une angoisse énormes” pour la vie quotidienne car “on ne peut pratiquement rien faire”. Et puis “on aime regarder la télévision, voir la série télévisée, (…) surtout le journal télévisé, et avec la coupure de courant, on ne peut rien voir à la télévision”, déplore cette femme au foyer.Mercredi matin, un arrêt de la centrale électrique Antonio Guiteras, située au centre de l’île, a provoqué la déconnexion du système électrique sur l’ensemble du pays. Les autorités ont précisé par la suite que la coupure, qui s’est produite aux alentours de 09H15 locales (13H15 GMT), était due à un signal erroné de surchauffe dans la chaudière de la centrale électrique la plus importante du pays. Depuis octobre 2024, l’île communiste a déjà subi quatre pannes généralisées, dont certaines ont duré plusieurs jours.A la tombée de la nuit, peu de véhicules circulaient dans les rues de la capitale, où de rares feux de signalisation fonctionnent, récemment équipés de panneaux solaires.”A nouveau, une journée de perdue !”, déplore auprès de l’AFP Alina Gutiérrez, 62 ans, qui a appris la nouvelle de la panne alors qu’elle faisait des courses dans un quartier central de La Havane. – “Dépense plus importante” -Dimanche, cinq des quinze provinces de l’île avaient déjà été plongées plusieurs heures dans l’obscurité en raison d’une panne sur une ligne du réseau électrique.Outre les grands hôtels et certains hôpitaux, dotés de groupes électrogènes, de plus en plus de familles et de propriétaires de petits commerces privés ont acquis des générateurs électriques ou des panneaux solaires pour pallier les pannes et délestages toujours plus fréquents. Dans les quartiers les plus aisés de La Havane, le ronronnement de générateurs est continu depuis le début de la panne. Mais les coupures fragilisent toutefois ces petits commerces privés, qui ont fleuri depuis leur autorisation en 2021.”Cela nous affecte beaucoup”, explique à l’AFP Odette Leon, 34 ans, propriétaire d’une pâtisserie dans l’ouest de la capitale. “Nous avons un générateur, mais cela entraîne une dépense plus importante parce qu’il faut du carburant, qui en ce moment n’est pas très facile à trouver”, explique-t-elle.Cuba est en proie depuis cinq ans à une profonde crise économique, avec un manque cruel de devises, et le système électrique vétuste souffre d’avaries fréquentes et de pénuries de combustible. Les huit centrales électriques du pays ont presque toutes été inaugurées dans les années 1980 et 1990. Elles tombent régulièrement en panne ou doivent être arrêtées pour de longues semaines de maintenance.L’installation récente de trente parcs photovoltaïques, soutenue par la Chine, sur les 52 prévus pour cette année, n’a pas permis pour l’heure de faire diminuer les coupures. Pendant l’été, lorsque la consommation atteint des pics en raison des températures élevées, les délestages se sont multipliés. Selon les autorités, ces coupures programmées ont duré en moyenne près de quinze heures par jour en août et seize heures en juillet, dans tout le pays. Cuba traverse sa pire crise économique depuis trois décennies. Aux faiblesses structurelles de son économie planifiée et centralisée s’ajoutent l’échec d’une réforme monétaire récente et un renforcement de l’embargo américain, en vigueur depuis 1962.

Trump accuse la “gauche radicale” d’avoir contribué au meurtre de son allié Charlie Kirk

Donald Trump a accusé les discours de la “gauche radicale” d’avoir contribué au meurtre par balle mercredi d’un de ses fidèles alliés politiques, l’influenceur Charlie Kirk, le qualifiant de “martyr de la vérité et de la liberté”.Le podcasteur conservateur, porte-drapeau de la jeunesse pro-Trump, a été tué lors d’une réunion publique dans une université de l’Utah (ouest). Les recherches sont toujours en cours pour trouver le tireur, dont les motivations restent pour l’heure inconnues.”Depuis des années, la gauche radicale compare des Américains formidables comme Charlie aux nazis et aux pires criminels et meurtriers de masse du monde. Ce genre de rhétorique est directement responsable du terrorisme que nous connaissons aujourd’hui dans notre pays, et cela doit cesser immédiatement”, a accusé le président américain dans une vidéo publiée sur son réseau Truth Social.”Mon administration retrouvera tous ceux qui ont contribué à cette atrocité et à toute autre violence politique, y compris les organisations qui les financent et les soutiennent”, a-t-il lancé.Avant lui, plusieurs figures trumpistes avaient qualifié Charlie Kirk de “martyr” tombé pour la défense des valeurs conservatrices et chrétiennes.Un suspect a été arrêté, avant d’être relâché plus tard dans la journée, selon le patron de la police fédérale (FBI). La mort de Charlie Kirk a été annoncée par Donald Trump quelques heures après que l’homme de 31 ans a été touché. Le drame a été capté par des vidéos qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.Le président a ordonné la mise en berne des drapeaux américains en hommage à celui qui avait été un rouage important de sa dernière campagne présidentielle. L’immense étendard de la Maison Blanche a été abaissé.- “Violence politique” -Friand de joutes oratoires avec les étudiants, Charlie Kirk participait à un événement en plein air sur le campus de l’Utah Valley University.Vers midi heure locale, “on a tiré un coup de feu sur Charlie Kirk” qui a été “évacué des lieux par ses gardes du corps”, a écrit l’université sur X.Des vidéos le montrent, touché au cou, s’effondrant sur sa chaise, des cris de panique se faisant entendre dans le public.”Je veux être bien clair, il s’agit d’un assassinat politique”, a souligné le gouverneur républicain de l’Utah Spencer Cox lors d’une conférence de presse.Selon les enquêteurs, la seule balle tirée l’a été depuis le toit d’un bâtiment du campus, par un homme habillé de noir, dans ce qui semble être un assassinat ciblé.A gauche, l’ancienne candidate démocrate malheureuse à l’élection de 2024, Kamala Harris, a estimé que “la violence politique n’a(vait) pas de place en Amérique”. L’ancien président Joe Biden a aussi appelé à ce que ce type de violence “cesse immédiatement”, à l’unisson d’autres figures de la gauche: Barack Obama, Bernie Sanders ou encore le gouverneur de Californie Gavin Newsom.L’ex-parlementaire de l’Utah Jason Chaffetz, qui était sur place, a expliqué à la chaîne Fox News que Charlie Kirk répondait à une question du public quand il a été touché par un tir d’arme à feu: “Pendant sa réponse, le tir a éclaté”.- “Fontaine de sang” -Sophie Anderson, 45 ans, a raconté au Daily Mail qu’elle se trouvait à 30 mètres de la scène: “Il a été touché au cou et s’est effondré, il n’était plus qu’une fontaine de sang.”Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d’armes à feu, ce père de deux enfants avait abandonné ses études pour se dévouer au militantisme.Il était à la tête d’un mouvement de jeunesse: Turning Point USA. Cofondée en 2012 par l’influenceur, alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux Etats-Unis.Elle comprend une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en bus à Washington à la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l’invasion du Capitole.Avec ses 6,9 millions d’abonnés sur Instagram et 3,8 millions sur YouTube, son influence avait largement servi Donald Trump pour séduire les jeunes hommes américains en promouvant une conception ultratraditionnelle de la famille.

Trump accuse la “gauche radicale” d’avoir contribué au meurtre de son allié Charlie Kirk

Donald Trump a accusé les discours de la “gauche radicale” d’avoir contribué au meurtre par balle mercredi d’un de ses fidèles alliés politiques, l’influenceur Charlie Kirk, le qualifiant de “martyr de la vérité et de la liberté”.Le podcasteur conservateur, porte-drapeau de la jeunesse pro-Trump, a été tué lors d’une réunion publique dans une université de l’Utah (ouest). Les recherches sont toujours en cours pour trouver le tireur, dont les motivations restent pour l’heure inconnues.”Depuis des années, la gauche radicale compare des Américains formidables comme Charlie aux nazis et aux pires criminels et meurtriers de masse du monde. Ce genre de rhétorique est directement responsable du terrorisme que nous connaissons aujourd’hui dans notre pays, et cela doit cesser immédiatement”, a accusé le président américain dans une vidéo publiée sur son réseau Truth Social.”Mon administration retrouvera tous ceux qui ont contribué à cette atrocité et à toute autre violence politique, y compris les organisations qui les financent et les soutiennent”, a-t-il lancé.Avant lui, plusieurs figures trumpistes avaient qualifié Charlie Kirk de “martyr” tombé pour la défense des valeurs conservatrices et chrétiennes.Un suspect a été arrêté, avant d’être relâché plus tard dans la journée, selon le patron de la police fédérale (FBI). La mort de Charlie Kirk a été annoncée par Donald Trump quelques heures après que l’homme de 31 ans a été touché. Le drame a été capté par des vidéos qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.Le président a ordonné la mise en berne des drapeaux américains en hommage à celui qui avait été un rouage important de sa dernière campagne présidentielle. L’immense étendard de la Maison Blanche a été abaissé.- “Violence politique” -Friand de joutes oratoires avec les étudiants, Charlie Kirk participait à un événement en plein air sur le campus de l’Utah Valley University.Vers midi heure locale, “on a tiré un coup de feu sur Charlie Kirk” qui a été “évacué des lieux par ses gardes du corps”, a écrit l’université sur X.Des vidéos le montrent, touché au cou, s’effondrant sur sa chaise, des cris de panique se faisant entendre dans le public.”Je veux être bien clair, il s’agit d’un assassinat politique”, a souligné le gouverneur républicain de l’Utah Spencer Cox lors d’une conférence de presse.Selon les enquêteurs, la seule balle tirée l’a été depuis le toit d’un bâtiment du campus, par un homme habillé de noir, dans ce qui semble être un assassinat ciblé.A gauche, l’ancienne candidate démocrate malheureuse à l’élection de 2024, Kamala Harris, a estimé que “la violence politique n’a(vait) pas de place en Amérique”. L’ancien président Joe Biden a aussi appelé à ce que ce type de violence “cesse immédiatement”, à l’unisson d’autres figures de la gauche: Barack Obama, Bernie Sanders ou encore le gouverneur de Californie Gavin Newsom.L’ex-parlementaire de l’Utah Jason Chaffetz, qui était sur place, a expliqué à la chaîne Fox News que Charlie Kirk répondait à une question du public quand il a été touché par un tir d’arme à feu: “Pendant sa réponse, le tir a éclaté”.- “Fontaine de sang” -Sophie Anderson, 45 ans, a raconté au Daily Mail qu’elle se trouvait à 30 mètres de la scène: “Il a été touché au cou et s’est effondré, il n’était plus qu’une fontaine de sang.”Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d’armes à feu, ce père de deux enfants avait abandonné ses études pour se dévouer au militantisme.Il était à la tête d’un mouvement de jeunesse: Turning Point USA. Cofondée en 2012 par l’influenceur, alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux Etats-Unis.Elle comprend une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en bus à Washington à la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l’invasion du Capitole.Avec ses 6,9 millions d’abonnés sur Instagram et 3,8 millions sur YouTube, son influence avait largement servi Donald Trump pour séduire les jeunes hommes américains en promouvant une conception ultratraditionnelle de la famille.

Procès Bolsonaro: un juge démonte le dossier et vote pour l’acquittement

Un juge de la Cour suprême du Brésil a voté mercredi pour l’acquittement de Jair Bolsonaro et critiqué sévèrement le procès historique de l’ex-président pour tentative présumée de coup d’Etat, appelant à ne pas rendre un “jugement politique”.Avec un score de 2 à 1 en faveur d’une condamnation, le couperet menace toutefois de près l’ancien chef d’Etat d’extrême droite (2019-2022), une voix supplémentaire suffisant à sceller son sort. Les deux derniers juges voteront d’ici vendredi.Accusé d’avoir été le chef d’une “organisation criminelle” ayant œuvré pour son “maintien autoritaire au pouvoir” malgré sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva lors de l’élection de 2022, Jair Bolsonaro, 70 ans, risque jusqu’à 43 ans de prison.Le juge Luiz Fux s’est prononcé mercredi pour un acquittement à l’issue d’une démonstration longue – plus de dix heures – et technique.”Il n’appartient pas à la Cour suprême de faire un jugement politique sur ce qui est bon ou mauvais”, a-t-il lancé en préambule.Estimant que le procès devrait être annulé, il a réfuté l’existence d’une “organisation criminelle armée”, faute d’armes utilisées, et a rejeté les accusations portées contre M. Bolsonaro, faute de “preuves suffisantes”.Selon lui, le supposé complot n’a jamais dépassé la “phase préparatoire”.Il a aussi affirmé que la haute juridiction n’avait aucune compétence pour juger M. Bolsonaro et ses sept co-accusés, dont d’anciens ministres et des militaires haut gradés. Ayant quitté leurs fonctions, ils devraient selon lui être jugés dans des instances inférieures.- “Persécution” -Inéligible jusqu’en 2030 et assigné à résidence depuis début août, M. Bolsonaro est absent des audiences, pour raisons de santé selon ses avocats. Il a obtenu mercredi un feu vert pour quitter brièvement son domicile dimanche afin de subir une intervention médicale.Si le camp conservateur tient depuis des semaines pour acquise une condamnation de son champion, il a pavoisé en suivant le vote du juge Fux, retransmis en direct à la télévision, comme pour ses collègues. Fils de l’ancien président, Flavio Bolsonaro a appelé à une “annulation totale de la procédure”, estimant sur le réseau social X que le magistrat avait démontré une “persécution politique”.Celso Vilardi, avocat du principal accusé, a déclaré à la presse que l’argumentation du juge “peut être utile à l’avenir”, pour des recours contre une possible condamnation.Pour que M. Bolsonaro soit condamné ou acquitté, une majorité simple de trois juges sur cinq est nécessaire, mais le verdict et une éventuelle peine ne seront formellement prononcés qu’une fois que tous les juges auront voté.- “Menaces” -Le procès divise fortement ce pays ultra-polarisé, une partie de l’opinion saluant une application de la loi quand une autre y voit des motivations politiques.Second à voter mardi pour une condamnation de l’ancien chef de l’Etat, Flavio Dino a dit avoir reçu de “graves menaces” sur les réseaux sociaux, dans la foulée de son vote. Dans un courrier, ce magistrat, ancien ministre de la Justice de Lula, a demandé mercredi à la police d’ouvrir une enquête. “Il y a des milliers de posts sur les réseaux sociaux, appelant à des attaques mortelles contre les juges et leurs familles”, ont fait savoir ses services.La principale cible du discours du juge Fux a sans conteste été Alexandre de Moraes, rapporteur du procès, même si l’orateur du jour a pris soin de préciser qu’ils étaient “amis”.Honni des bolsonaristes, ce puissant juge est au cœur de la crise actuelle entre Etats-Unis et Brésil.Le président américain Donald Trump a invoqué une “chasse aux sorcières” contre son allié d’extrême droite Jair Bolsonaro pour justifier une surtaxe punitive de 50% sur une partie des exportations brésiliennes.Son administration a en outre pris des sanctions individuelles contre le juge Moraes et plusieurs magistrats de la Cour suprême.

Procès Bolsonaro: un juge démonte le dossier et vote pour l’acquittement

Un juge de la Cour suprême du Brésil a voté mercredi pour l’acquittement de Jair Bolsonaro et critiqué sévèrement le procès historique de l’ex-président pour tentative présumée de coup d’Etat, appelant à ne pas rendre un “jugement politique”.Avec un score de 2 à 1 en faveur d’une condamnation, le couperet menace toutefois de près l’ancien chef d’Etat d’extrême droite (2019-2022), une voix supplémentaire suffisant à sceller son sort. Les deux derniers juges voteront d’ici vendredi.Accusé d’avoir été le chef d’une “organisation criminelle” ayant œuvré pour son “maintien autoritaire au pouvoir” malgré sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva lors de l’élection de 2022, Jair Bolsonaro, 70 ans, risque jusqu’à 43 ans de prison.Le juge Luiz Fux s’est prononcé mercredi pour un acquittement à l’issue d’une démonstration longue – plus de dix heures – et technique.”Il n’appartient pas à la Cour suprême de faire un jugement politique sur ce qui est bon ou mauvais”, a-t-il lancé en préambule.Estimant que le procès devrait être annulé, il a réfuté l’existence d’une “organisation criminelle armée”, faute d’armes utilisées, et a rejeté les accusations portées contre M. Bolsonaro, faute de “preuves suffisantes”.Selon lui, le supposé complot n’a jamais dépassé la “phase préparatoire”.Il a aussi affirmé que la haute juridiction n’avait aucune compétence pour juger M. Bolsonaro et ses sept co-accusés, dont d’anciens ministres et des militaires haut gradés. Ayant quitté leurs fonctions, ils devraient selon lui être jugés dans des instances inférieures.- “Persécution” -Inéligible jusqu’en 2030 et assigné à résidence depuis début août, M. Bolsonaro est absent des audiences, pour raisons de santé selon ses avocats. Il a obtenu mercredi un feu vert pour quitter brièvement son domicile dimanche afin de subir une intervention médicale.Si le camp conservateur tient depuis des semaines pour acquise une condamnation de son champion, il a pavoisé en suivant le vote du juge Fux, retransmis en direct à la télévision, comme pour ses collègues. Fils de l’ancien président, Flavio Bolsonaro a appelé à une “annulation totale de la procédure”, estimant sur le réseau social X que le magistrat avait démontré une “persécution politique”.Celso Vilardi, avocat du principal accusé, a déclaré à la presse que l’argumentation du juge “peut être utile à l’avenir”, pour des recours contre une possible condamnation.Pour que M. Bolsonaro soit condamné ou acquitté, une majorité simple de trois juges sur cinq est nécessaire, mais le verdict et une éventuelle peine ne seront formellement prononcés qu’une fois que tous les juges auront voté.- “Menaces” -Le procès divise fortement ce pays ultra-polarisé, une partie de l’opinion saluant une application de la loi quand une autre y voit des motivations politiques.Second à voter mardi pour une condamnation de l’ancien chef de l’Etat, Flavio Dino a dit avoir reçu de “graves menaces” sur les réseaux sociaux, dans la foulée de son vote. Dans un courrier, ce magistrat, ancien ministre de la Justice de Lula, a demandé mercredi à la police d’ouvrir une enquête. “Il y a des milliers de posts sur les réseaux sociaux, appelant à des attaques mortelles contre les juges et leurs familles”, ont fait savoir ses services.La principale cible du discours du juge Fux a sans conteste été Alexandre de Moraes, rapporteur du procès, même si l’orateur du jour a pris soin de préciser qu’ils étaient “amis”.Honni des bolsonaristes, ce puissant juge est au cœur de la crise actuelle entre Etats-Unis et Brésil.Le président américain Donald Trump a invoqué une “chasse aux sorcières” contre son allié d’extrême droite Jair Bolsonaro pour justifier une surtaxe punitive de 50% sur une partie des exportations brésiliennes.Son administration a en outre pris des sanctions individuelles contre le juge Moraes et plusieurs magistrats de la Cour suprême.

L’explosion d’un camion-citerne à Mexico fait 57 blessés, dont 19 graves

L’explosion mercredi d’un camion transportant du gaz dans l’est de Mexico a fait 57 blessés, dont 19 blessés graves, ont annoncé les autorités locales.Dans un premier bilan, elles avaient fait état d’au moins 18 blessés graves et de nombreux dégâts matériels.Le véhicule a explosé alors qu’il circulait sur un pont d’Iztapalapa, un district très peuplé de la mégalopole, provoquant des brûlures au deuxième et troisième degrés chez 19 personnes, a indiqué la mairie.”Aucun décès n’a été signalé jusqu’à présent”, a précisé Myriam Urzua, secrétaire à la gestion des risques et à la protection civile locale. Les blessés ont été pris en charge dans les hôpitaux publics les plus proches. Des images diffusées par la télévision et sur les réseaux sociaux montrent le moment de l’explosion. Puissante, elle a produit d’énormes flammes visibles de loin. Sur ces images, on peut voir une femme tenant un bébé dans les bras, des blessures apparentes aux bras et au visage. On aperçoit également deux hommes aux vêtements en partie brûlés, la peau également atteinte. Une autre vidéo montre des dizaines de personnes fuyant le lieu de l’accident, l’air terrifiées, les flammes en toile de fond. “Nous savons grâce à des images de caméras de vidéosurveillance que des personnes étaient en feu en quittant leur véhicule”, a déclaré à la presse Pablo Vazquez, secrétaire à la sécurité de la capitale. Environ 18 véhicules ont également été endommagés par l’explosion, dont l’origine fait l’objet d’une enquête du parquet. Le camion-citerne, qui transportait près de 50.000 litres de gaz s’est apparemment “renversé”, a indiqué la maire de Mexico, Clara Brugada.Le véhicule s’est retrouvé renversé sur la chaussée et les pompiers ont réussi à maîtriser les flammes, selon des images provenant du site.Sur place, on pouvait également observer plusieurs voitures brûlées, dont un camion de transport, tandis que d’autres véhicules se retrouvaient sans pneus et avec les vitres brisées. La fumée a atteint une station de trolleybus, l’un des principaux moyens de transport de cette ville de 9,2 millions d’habitants. Quelque 1,8 million de personnes vivent à Iztapalapa, l’une des zones les plus peuplées du pays. L’explosion de mercredi a ravivé le souvenir d’accidents impliquant des véhicules de transport de combustibles et des infrastructures d’hydrocarbures. Comme quand, en janvier 2019, l’incendie puis l’explosion d’un pipeline avait fait 137 morts à Tlahuelilpan, dans l’État central d’Hidalgo.

Le Qatar veut que Netanyahu soit “traduit en justice” et reconsidère sa médiation

Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a affirmé mercredi que son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, devait être traduit en justice après l’attaque israélienne contre des chefs du Hamas à Doha mardi, estimant que celle-ci avait “tué tout espoir” de libérer les otages à Gaza.M. Al-Thani a également indiqué que le Qatar “réévalue …

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Le Qatar veut que Netanyahu soit “traduit en justice” et reconsidère sa médiation

Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a affirmé mercredi que son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, devait être traduit en justice après l’attaque israélienne contre des chefs du Hamas à Doha mardi, estimant que celle-ci avait “tué tout espoir” de libérer les otages à Gaza.M. Al-Thani a également indiqué que le Qatar “réévalue tout” concernant son rôle de médiateur dans les pourparlers – jusqu’à présent infructueux – en vue d’un cessez-le-feu dans le conflit provoqué par l’attaque du Hamas le 7-Octobre.”J’ai réfléchi à l’ensemble du processus ces dernières semaines, et je me suis dit que Netanyahu ne fait que nous faire perdre notre temps”, a-t-il déclaré selon le blog en direct de CNN, après une interview avec la chaîne américaine.L’armée de l’air israélienne a visé mardi des dirigeants du Hamas réunis dans un complexe à Doha, la capitale de ce pays pays allié des Etats-Unis et abritant régulièrement des pourparlers.”Je pense que ce qu’a fait Netanyahu hier (mardi, ndlr), c’est d’avoir tué tout espoir pour les otages”, a indiqué M. Al-Thani dans une déclaration à CNN, jugeant qu'”il doit être traduit en justice”.Cette attaque sans précédent a aussi suscité une rare réprimande du président américain Donald Trump, grand allié d’Israël, qui a dit en être “très mécontent”.  M. Netanyahu avait a mis en garde les autorités qataries: “je dis au Qatar et à toutes les nations qui hébergent des terroristes: vous devez soit les expulser, soit les traduire en justice. Parce que si vous ne le faites pas, nous le ferons”.Le Hamas, en guerre contre Israël dans la bande de Gaza, a affirmé que ses hauts responsables visés avaient survécu mais que les raids israéliens avaient fait six morts.Israël, qui a juré de détruire le mouvement islamiste et de le chasser du territoire palestinien d’où il a lancé son attaque sans précédent le 7 octobre 2023, a décimé sa direction depuis le début de la guerre.- “Bras long” -En riposte à l’attaque du 7-Octobre,  l’armée israélienne a lancé une offensive dévastatrice dans la bande de Gaza, faisant des dizaines de milliers de morts et provoquant une catastrophe humanitaire.Mercredi, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a prévenu que son pays frapperait ses ennemis partout. “La politique sécuritaire d’Israël est claire: son bras long agira contre ses ennemis, où qu’ils soient. Ils n’ont nulle part où se cacher.””Si les meurtriers et les violeurs du Hamas n’acceptent pas les conditions posées par Israël pour mettre fin à la guerre, en premier lieu la libération de tous les otages, et leur désarmement, ils seront détruits et Gaza sera détruite”, a-t-il ajouté.Selon des sources du Hamas, six dirigeants dont Khalil al-Hayya, Khaled Mechaal, ancien numéro un, et Zaher Jabarine, responsable du mouvement en Cisjordanie, étaient dans le bâtiment au moment de l’attaque. L’AFP n’est parvenu à joindre aucun d’eux depuis.Toujours selon le Hamas, les six morts sont le fils du négociateur en chef Khalil al-Hayya, le chef du bureau de M. Hayya, trois gardes du corps et un policier qatari.Le représentant d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a déclaré qu’il était “trop tôt pour se prononcer sur le résultat” de la frappe.- 48 morts à Gaza selon les secours -En dépit des pressions internationales pour un arrêt de la guerre dans la bande de Gaza, l’armée israélienne y a poursuivi son offensive faisant au moins 48 morts selon la Défense civile locale.L’armée a affirmé qu’elle intensifierait “dans les prochains jours ses frappes à Gaza-ville”, considérée comme l’un des derniers bastions du Hamas dans le territoire, “dans le but de démanteler l’infrastructure terroriste du Hamas, d’entraver sa capacité opérationnelle et de réduire la menace qui pèse sur les troupes”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont encore retenues à Gaza dont 25 décédées selon l’armée.L’offensive de représailles israélienne a fait au moins 64.656 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’ONU  a déclaré la famine à Gaza, ce que Israël dément.

Le Qatar veut que Netanyahu soit “traduit en justice” et reconsidère sa médiation

Le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a affirmé mercredi que son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, devait être traduit en justice après l’attaque israélienne contre des chefs du Hamas à Doha mardi, estimant que celle-ci avait “tué tout espoir” de libérer les otages à Gaza.M. Al-Thani a également indiqué que le Qatar “réévalue tout” concernant son rôle de médiateur dans les pourparlers – jusqu’à présent infructueux – en vue d’un cessez-le-feu dans le conflit provoqué par l’attaque du Hamas le 7-Octobre.”J’ai réfléchi à l’ensemble du processus ces dernières semaines, et je me suis dit que Netanyahu ne fait que nous faire perdre notre temps”, a-t-il déclaré selon le blog en direct de CNN, après une interview avec la chaîne américaine.L’armée de l’air israélienne a visé mardi des dirigeants du Hamas réunis dans un complexe à Doha, la capitale de ce pays pays allié des Etats-Unis et abritant régulièrement des pourparlers.”Je pense que ce qu’a fait Netanyahu hier (mardi, ndlr), c’est d’avoir tué tout espoir pour les otages”, a indiqué M. Al-Thani dans une déclaration à CNN, jugeant qu'”il doit être traduit en justice”.Cette attaque sans précédent a aussi suscité une rare réprimande du président américain Donald Trump, grand allié d’Israël, qui a dit en être “très mécontent”.  M. Netanyahu avait a mis en garde les autorités qataries: “je dis au Qatar et à toutes les nations qui hébergent des terroristes: vous devez soit les expulser, soit les traduire en justice. Parce que si vous ne le faites pas, nous le ferons”.Le Hamas, en guerre contre Israël dans la bande de Gaza, a affirmé que ses hauts responsables visés avaient survécu mais que les raids israéliens avaient fait six morts.Israël, qui a juré de détruire le mouvement islamiste et de le chasser du territoire palestinien d’où il a lancé son attaque sans précédent le 7 octobre 2023, a décimé sa direction depuis le début de la guerre.- “Bras long” -En riposte à l’attaque du 7-Octobre,  l’armée israélienne a lancé une offensive dévastatrice dans la bande de Gaza, faisant des dizaines de milliers de morts et provoquant une catastrophe humanitaire.Mercredi, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a prévenu que son pays frapperait ses ennemis partout. “La politique sécuritaire d’Israël est claire: son bras long agira contre ses ennemis, où qu’ils soient. Ils n’ont nulle part où se cacher.””Si les meurtriers et les violeurs du Hamas n’acceptent pas les conditions posées par Israël pour mettre fin à la guerre, en premier lieu la libération de tous les otages, et leur désarmement, ils seront détruits et Gaza sera détruite”, a-t-il ajouté.Selon des sources du Hamas, six dirigeants dont Khalil al-Hayya, Khaled Mechaal, ancien numéro un, et Zaher Jabarine, responsable du mouvement en Cisjordanie, étaient dans le bâtiment au moment de l’attaque. L’AFP n’est parvenu à joindre aucun d’eux depuis.Toujours selon le Hamas, les six morts sont le fils du négociateur en chef Khalil al-Hayya, le chef du bureau de M. Hayya, trois gardes du corps et un policier qatari.Le représentant d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a déclaré qu’il était “trop tôt pour se prononcer sur le résultat” de la frappe.- 48 morts à Gaza selon les secours -En dépit des pressions internationales pour un arrêt de la guerre dans la bande de Gaza, l’armée israélienne y a poursuivi son offensive faisant au moins 48 morts selon la Défense civile locale.L’armée a affirmé qu’elle intensifierait “dans les prochains jours ses frappes à Gaza-ville”, considérée comme l’un des derniers bastions du Hamas dans le territoire, “dans le but de démanteler l’infrastructure terroriste du Hamas, d’entraver sa capacité opérationnelle et de réduire la menace qui pèse sur les troupes”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont encore retenues à Gaza dont 25 décédées selon l’armée.L’offensive de représailles israélienne a fait au moins 64.656 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’ONU  a déclaré la famine à Gaza, ce que Israël dément.

“Bloquons tout”: des dizaines de milliers de manifestants, des tensions mais pas de paralysie

Contre l’austérité, les “inégalités” et le “déni” démocratique : la France a connu un 10 septembre sous tensions, avec des centaines d’actions et d’interpellations lors d’une mobilisation née sur les réseaux sociaux, dont l’ampleur a dépassé celle du 1er mai avec quasiment 200.000 participants.Le ministère de l’Intérieur a fait état de “596 rassemblements” et “253 blocages” réunissant “197.000 participants”, selon le bilan établi en soirée de cette journée “Bloquons tout” relayée depuis plusieurs semaines sur des messageries et soutenue par la gauche, la CGT et Solidaires.De Toulouse à Lille, en passant par Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes, Paris: de nombreuses métropoles ont vu défiler des cortèges fournis, encadrés par des forces de l’ordre en grand nombre (80.000 policiers et gendarmes mobilisés), avec une participation dépassant largement celle recensée par les autorités lors du 1er mai 2025 (157.000 manifestants). Plusieurs milliers de manifestants ont bravé la pluie jusqu’en soirée à Paris, dans une ambiance festive place des Fêtes, plus tendue place de la République. “On veut des services publics qui fonctionnent, plus d’impôts sur les riches moins d’impôts sur les pauvres, une plus juste répartition des richesses”, a clamé à Paris Jean-Baptiste, 30 ans et salarié dans le social, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, comme plusieurs autres manifestants.- “Déni” démocratique -“Je voudrais qu’il y ait une meilleure répartition de l’argent et aussi que les politiques donnent une meilleure image, surtout sur leurs dépenses”, a expliqué à La Rochelle Christian, 59 ans, travailleur dans le service enfance-jeunesse d’une collectivité locale.D’autres manifestants pointaient un “déni” démocratique, visant notamment Emmanuel Macron: “Les politiques n’écoutent pas les urnes”, selon Bastien, étudiant de 23 ans, qui a défilé à Rennes avec 10.400 personnes, selon la préfecture qui a fait état de 36 interpellations.Cette mobilisation nourrie de revendications très diverses, dont certains aspects ont résonné avec les Gilets jaunes d’il y a sept ans, survient au lendemain de la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon.”La nomination de Sébastien Lecornu est un mauvais signal qui risque, les mêmes causes produisant les mêmes effets, de conduire à une nouvelle dissolution”, selon la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian, qui a manifesté. Depuis le perron de l’Elysée, M. Lecornu a promis “des ruptures”, sur le fond comme sur la forme.- Rendez-vous le 18 –   Plusieurs rassemblements ont été émaillés d’incidents, de gaz lacrymogènes et d’arrestations. Selon un point établi à 23h00, le ministère de l’Intérieur a recensé 540 interpellations en France, dont 211 à Paris, et 415 gardes à vue, dont 110 à Paris. A Nantes, où 34 personnes ont été interpellées, un manifestant a été hospitalisé “après avoir été incommodé” par des gaz lacrymogènes et 16 policiers ont été légèrement blessés, selon la préfecture.A Toulouse, des confrontations musclées ont marqué la fin des rassemblements.Dans le centre de la capitale, un incendie a endommagé la façade d’un immeuble, peut-être provoqué involontairement par une intervention policière, selon le parquet. A Rennes, un bus a été saccagé et incendié par des manifestants, a rapporté Star, le réseau de transports en commun. Le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin, a regretté “d’apparents actes de brutalité des forces de l’ordre commis contre les journalistes qui couvrent les mouvements sociaux”.Le ministre démissionnaire de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est félicité de “la mise en échec de celles et ceux qui voulaient bloquer le pays” quand le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a qualifié de “succès” cette “manifestation auto-organisée”. Quelques blocages ont été recensés sur les routes. Sur les rails, pas de très grosses perturbations, mais des “actes de malveillance”, selon la SNCF. La station Châtelet-Les Halles à Paris, noeud majeur en Ile-de-France, a été fermée à la demande des forces de l’ordre. Idem pour son centre commercial. Interrogés par l’AFP, les réseaux bancaires n’ont pas constaté de baisses notables des transactions par carte bancaire, ce qui était l’une des modalités préconisées par certains initiateurs du mouvement.Après cette journée, soutenue seulement par la CGT et Solidaires du côté des syndicats, l’intersyndicale appelle à son tour les salariés à la grève le 18 septembre.”Cette mobilisation est un succès”, a salué la CGT dans un communiqué. Sa leader, Sophie Binet, a souhaité sur RTL que celle “du 18 le soit encore plus”.