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Les travailleurs sud-coréens arrêtés aux Etats-Unis en route vers leur pays

Des centaines de Sud-Coréens employés dans une usine de batteries Hyundai-LG, qui avaient été arrêtés par la police américaine de l’immigration, sont repartis jeudi vers leur pays, Séoul ayant prévenu que cet épisode “déstabilisant” et pourrait avoir un impact sur les futurs investissements aux Etats-Unis.Le Boeing 747-8I de Korean Air envoyé mercredi par la Corée du Sud pour les rapatrier a décollé en fin de matinée d’Atlanta, capitale de l’Etat américain de Géorgie (sud-est), a constaté un correspondant de l’AFP.Le 4 septembre, 475 personnes, essentiellement des Sud-Coréens, avaient été arrêtées par la police de l’immigration (ICE) sur le chantier de construction d’une usine de batteries Hyundai-LG en Géorgie.S’exprimant lors d’une conférence de presse jeudi, le président sud-coréen Lee Jae Myung s’est dit “perplexe” face à ces arrestations. Il les a attribuées à des “différences culturelles”, expliquant qu’en Corée du Sud, les infractions mineures semblables touchant des ressortissants américains ne sont pas considérées comme “un problème sérieux”.Cette affaire pourrait avoir un “impact significatif sur les décisions d’investissement futures, en particulier lors de l’évaluation de la faisabilité d’opérations directes aux Etats-Unis”, a-t-il prévenu.M. Lee a expliqué que pour les entreprises sud-coréennes, les techniciens qualifiés étaient “essentiels”, lors de l’installation des infrastructures, des équipements et des usines.”Quelqu’un doit installer les machines, et la main-d’oeuvre nécessaire n’existe tout simplement pas localement aux Etats-Unis,” a-t-il souligné.Le président américain Donald Trump a finalement renoncé jeudi à expulser ces professionnels mais Séoul a décidé de les rapatrier car ils sont “en état de choc”, a précisé le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun.”Le président Trump a demandé si les travailleurs sud-coréens détenus, tous des professionnels qualifiés, devaient rester aux Etats-Unis pour continuer à travailler et à former le personnel américain, ou s’ils devaient rentrer chez eux”, a détaillé le ministère des Affaires étrangères sud-coréen dans un communiqué à l’AFP.Mais Séoul a répondu que “compte tenu de l’état de choc et de l’épuisement des travailleurs, il serait préférable qu’ils rentrent d’abord chez eux, puis qu’ils reviennent aux Etats-Unis pour travailler plus tard. La partie américaine a accepté cette position”, a-t-il été ajouté.- Enchaînés et menottés -La descente de la police de l’immigration, au cours de laquelle ces employés sud-coréens avaient été enchaînés et menottés, est “déstabilisante”, a souligné le président sud-coréen.Elle a fait la Une des médias en Corée du Sud, un pays qui a promis d’investir 350 milliards de dollars aux Etats-Unis, après des menaces américaines sur les droits de douane. Séoul a indiqué avoir obtenu que ses ressortissants ne soient plus menottés lors de leur rapatriement.Ces arrestations mettent en évidence les contradictions de l’administration Trump, qui “fait venir des usines de production à grande échelle tout en négligeant de former les travailleurs locaux”, estime Kim Dae-jong, professeur de commerce à l’université de Sejong.”En conséquence, les Sud-Coréens doivent former la main-d’œuvre locale”. Sud-Coréens et Américains devraient “travailler ensemble, et être non entravés dans leurs efforts”, a-t-il déclaré à l’AFP.Ces problèmes liés à la politique migratoire américaine “auraient dû être traités plus rapidement”, estime à l’inverse Cho Dong-geun, professeur émérite d’économie à l’université de Myongji, soulignant que les entreprises sud-coréennes étaient depuis longtemps conscientes des problèmes liés aux visas. Allié clé des Etats-Unis pour la sécurité dans le Pacifique, la Corée du Sud est aussi la quatrième économie asiatique, un acteur majeur de la construction automobile et de l’électronique. Plusieurs usines sud-coréennes sont implantées aux Etats-Unis. Les salariés arrêtés ne disposaient probablement pas d’un visa les autorisant à effectuer des travaux de construction, ont relevé des experts.burs-str/sst/ev

La mort de Charlie Kirk s’invite aux commémorations du 11-Septembre

Les commémorations du 11-Septembre 2001, un anniversaire traditionnellement très consensuel et transpartisan, ont servi de cadre jeudi à un hommage appuyé de Donald Trump et de ses ministres à l’influenceur de la droite radicale Charlie Kirk, assassiné la veille.Le porte-drapeau de la jeunesse trumpiste était un “géant de sa génération” et un “champion de la liberté”, a dit Donald Trump pendant une cérémonie au Pentagone, l’un des lieux frappés il y a 24 ans dans ces attaques qui ont changé la face des Etats-Unis et du monde.Le président américain a annoncé qu’il remettrait “bientôt” à Charlie Kirk, à titre posthume, la plus haute distinction civile américaine, la médaille présidentielle de la Liberté.”La vie, l’exemple et même la mort de Charlie Kirk, un fidèle du Christ et un patriote américain, me donnent de l’espoir”, a dit le ministre de la Défense Pete Hegseth, pendant la cérémonie au Pentagone.Attendu initialement à New York, le vice-président JD Vance a décidé d’annuler son voyage pour se rendre dans l’Utah (ouest) auprès de la famille endeuillée du jeune influenceur. Donald Trump sera lui dans la ville de la côte est dans la soirée, pour un match de baseball.Pendant ce temps à Ground Zero, là où se dressaient autrefois les tours jumelles du World Trade Center, des proches des quelque 3.000 victimes du drame ont procédé comme chaque année à la longue lecture des noms de tous les morts.Plusieurs candidats à la mairie de New York ont pris place parmi les responsables aux côtés notamment de Rudy Giuliani, qui dirigeait la ville pendant les attentats, le torse ceint d’un corset – il a récemment été blessé dans un grave accident de la circulation.La cérémonie est l’occasion d’une courte trêve dans l’âpre bataille en cours pour la mairie. Il y a deux jours, l’ex-gouverneur démocrate Andrew Cuomo, qui concourt en indépendant, a reproché à son principal rival Zohran Mamdani – également démocrate, mais investi par leur parti – d’avoir accordé une interview à un streamer star de la gauche radicale, Hasan Piker, lequel avait déclaré en 2019 que “les Etats-Unis ont mérité le 11-Septembre”.Pour l’équipe Cuomo, cette proximité est une “honte” et constitue la preuve que “Mamdani ne mérite pas d’être maire”.- Le maire en difficulté -“Suggérer que Zohran Mamdani – qui est sur le point de devenir le premier maire musulman de New York – a d’une manière ou d’une autre soutenu le 11-Septembre” est “infâme” et “dangereux”, a réagi l’équipe de campagne du jeune candidat.Zohran Mamadani, élu de 33 ans au conseil municipal de New York et “socialiste” revendiqué, fait toujours la course largement tête dans les sondages. Une récente enquête de l’université Siena pour le New York Times lui attribue 46% d’intentions de vote, contre 24% pour Andrew Cuomo et 15% pour le républicain Curtis Sliwa. Le maire sortant Eric Adams, un démocrate aux prises avec des accusations de corruption, est désormais dans les limbes, crédité de moins de 10% des votes.Plusieurs médias ont fait état de tractations entre lui et l’administration Trump pour un éventuel poste en échange d’un retrait de la course. Ce que l’intéressé a jusqu’à présent démenti, mais qui rebattrait singulièrement les cartes.Eric Adams a lui aussi fait le lien jeudi entre le 11-Septembre et l’assassinat du jeune influenceur trumpiste: “C’est la même haine qui a poussé deux avions à percuter le World Trade Center et qui a transpercé Charlie Kirk d’une balle dans le cou (…) C’était un acte terroriste”.Le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont été la cible de quatre attentats-suicides coordonnés, perpétrés par 19 membres du groupe islamiste Al-Qaïda, dirigé par Oussama ben Laden.A New York, deux avions de ligne détournés se sont écrasés volontairement contre les tours jumelles du World Trade Center, provoquant leur effondrement en moins de deux heures et la mort de milliers de personnes.Dans la soirée de jeudi, deux faisceaux de lumière s’élèveront dans le ciel pour symboliser les tours jumelles, illuminant le sud de Manhattan jusqu’à l’aube.

La mort de Charlie Kirk s’invite aux commémorations du 11-Septembre

Les commémorations du 11-Septembre 2001, un anniversaire traditionnellement très consensuel et transpartisan, ont servi de cadre jeudi à un hommage appuyé de Donald Trump et de ses ministres à l’influenceur de la droite radicale Charlie Kirk, assassiné la veille.Le porte-drapeau de la jeunesse trumpiste était un “géant de sa génération” et un “champion de la liberté”, a dit Donald Trump pendant une cérémonie au Pentagone, l’un des lieux frappés il y a 24 ans dans ces attaques qui ont changé la face des Etats-Unis et du monde.Le président américain a annoncé qu’il remettrait “bientôt” à Charlie Kirk, à titre posthume, la plus haute distinction civile américaine, la médaille présidentielle de la Liberté.”La vie, l’exemple et même la mort de Charlie Kirk, un fidèle du Christ et un patriote américain, me donnent de l’espoir”, a dit le ministre de la Défense Pete Hegseth, pendant la cérémonie au Pentagone.Attendu initialement à New York, le vice-président JD Vance a décidé d’annuler son voyage pour se rendre dans l’Utah (ouest) auprès de la famille endeuillée du jeune influenceur. Donald Trump sera lui dans la ville de la côte est dans la soirée, pour un match de baseball.Pendant ce temps à Ground Zero, là où se dressaient autrefois les tours jumelles du World Trade Center, des proches des quelque 3.000 victimes du drame ont procédé comme chaque année à la longue lecture des noms de tous les morts.Plusieurs candidats à la mairie de New York ont pris place parmi les responsables aux côtés notamment de Rudy Giuliani, qui dirigeait la ville pendant les attentats, le torse ceint d’un corset – il a récemment été blessé dans un grave accident de la circulation.La cérémonie est l’occasion d’une courte trêve dans l’âpre bataille en cours pour la mairie. Il y a deux jours, l’ex-gouverneur démocrate Andrew Cuomo, qui concourt en indépendant, a reproché à son principal rival Zohran Mamdani – également démocrate, mais investi par leur parti – d’avoir accordé une interview à un streamer star de la gauche radicale, Hasan Piker, lequel avait déclaré en 2019 que “les Etats-Unis ont mérité le 11-Septembre”.Pour l’équipe Cuomo, cette proximité est une “honte” et constitue la preuve que “Mamdani ne mérite pas d’être maire”.- Le maire en difficulté -“Suggérer que Zohran Mamdani – qui est sur le point de devenir le premier maire musulman de New York – a d’une manière ou d’une autre soutenu le 11-Septembre” est “infâme” et “dangereux”, a réagi l’équipe de campagne du jeune candidat.Zohran Mamadani, élu de 33 ans au conseil municipal de New York et “socialiste” revendiqué, fait toujours la course largement tête dans les sondages. Une récente enquête de l’université Siena pour le New York Times lui attribue 46% d’intentions de vote, contre 24% pour Andrew Cuomo et 15% pour le républicain Curtis Sliwa. Le maire sortant Eric Adams, un démocrate aux prises avec des accusations de corruption, est désormais dans les limbes, crédité de moins de 10% des votes.Plusieurs médias ont fait état de tractations entre lui et l’administration Trump pour un éventuel poste en échange d’un retrait de la course. Ce que l’intéressé a jusqu’à présent démenti, mais qui rebattrait singulièrement les cartes.Eric Adams a lui aussi fait le lien jeudi entre le 11-Septembre et l’assassinat du jeune influenceur trumpiste: “C’est la même haine qui a poussé deux avions à percuter le World Trade Center et qui a transpercé Charlie Kirk d’une balle dans le cou (…) C’était un acte terroriste”.Le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont été la cible de quatre attentats-suicides coordonnés, perpétrés par 19 membres du groupe islamiste Al-Qaïda, dirigé par Oussama ben Laden.A New York, deux avions de ligne détournés se sont écrasés volontairement contre les tours jumelles du World Trade Center, provoquant leur effondrement en moins de deux heures et la mort de milliers de personnes.Dans la soirée de jeudi, deux faisceaux de lumière s’élèveront dans le ciel pour symboliser les tours jumelles, illuminant le sud de Manhattan jusqu’à l’aube.

Israël: un nouveau missile houthi intercepté après les frappes sur Sanaa

L’armée israélienne a dit jeudi avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen, au lendemain de bombardements israéliens contre les Houthis, qui ont fait 35 morts et 131 blessés selon les rebelles yéménites. “Un missile tiré depuis le Yémen a été intercepté par les forces aériennes israéliennes”, a indiqué l’armée israélienne sur Telegram.Les rebelles houthis du …

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Israël: un nouveau missile houthi intercepté après les frappes sur Sanaa

L’armée israélienne a dit jeudi avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen, au lendemain de bombardements israéliens contre les Houthis, qui ont fait 35 morts et 131 blessés selon les rebelles yéménites. “Un missile tiré depuis le Yémen a été intercepté par les forces aériennes israéliennes”, a indiqué l’armée israélienne sur Telegram.Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, tirent régulièrement des missiles ou des drones en direction d’Israël, où ils sont pour la plupart interceptés.Cette nouvelle attaque intervient après qu’Israël a affirmé mercredi avoir attaqué des “cibles militaires” houthies dans la capitale yéménite Sanaa et dans la province de Jawf (nord).Les bombardements ont fait 35 morts et 131 blessés, selon le porte-parole du ministère de la Santé houthi, Anees Alasbahi, précisant mercredi soir que ce décompte n’était pas définitif. “Nous continuerons à frapper. Quiconque nous attaque, nous l’atteindrons”, avait déclaré après ces raids le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.La télévision Al-Massirah, organe des Houthis, a fait état mercredi de “martyrs, blessés et plusieurs maisons endommagées dans l’attaque israélienne contre le quartier général de l’Orientation morale”, le nom donné aux services de communication des forces rebelles dans la capitale. Selon le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, ces frappes israéliennes ont été effectuées par avion.- Sanctions américaines -Selon deux journalistes de l’AFP à Sanaa, un bâtiment utilisé par les forces armées houthies a été touché. Al-Massirah a également fait état de frappes israéliennes contre des bâtiments gouvernementaux à Jawf. L’armée israélienne, qui avait déjà annoncé la veille avoir intercepté un missile tiré du Yémen, a dit avoir frappé des “camps militaires où des membres du régime terroriste avaient été identifiés, le siège des relations publiques militaires des Houthis et un site de stockage de carburant”.Cette nouvelle attaque était survenue après qu’un tir de drone, revendiqué par les Houthis depuis le Yémen, a blessé le 7 septembre un homme en tombant sur l’aéroport de Ramon, dans le sud d’Israël. Le mois dernier, des bombardements israéliens avaient tué le Premier ministre et 11 responsables houthis, dans la plus importante opération israélienne contre les rebelles au Yémen.Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, les Houthis ont multiplié les tirs contre Israël et les attaques de navires marchands qui lui sont liés au large du Yémen, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.En réponse, Israël a mené plusieurs séries de frappes meurtrières au Yémen, visant des ports, des centrales électriques et l’aéroport international de Sanaa.Jeudi, le gouvernement américain, soutien d’Israël, a annoncé des sanctions économiques contre 32 personnes et organisations liées aux Houthis.Washington leur reproche de “financer et faciliter l’acquisition par les Houthis de matériel militaire de pointe, notamment des composants de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones, utilisés pour attaquer les forces américaines et nos alliés, ainsi que les navires commerciaux en mer Rouge”.

Israël: un nouveau missile houthi intercepté après les frappes sur Sanaa

L’armée israélienne a dit jeudi avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen, au lendemain de bombardements israéliens contre les Houthis, qui ont fait 35 morts et 131 blessés selon les rebelles yéménites. “Un missile tiré depuis le Yémen a été intercepté par les forces aériennes israéliennes”, a indiqué l’armée israélienne sur Telegram.Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, tirent régulièrement des missiles ou des drones en direction d’Israël, où ils sont pour la plupart interceptés.Cette nouvelle attaque intervient après qu’Israël a affirmé mercredi avoir attaqué des “cibles militaires” houthies dans la capitale yéménite Sanaa et dans la province de Jawf (nord).Les bombardements ont fait 35 morts et 131 blessés, selon le porte-parole du ministère de la Santé houthi, Anees Alasbahi, précisant mercredi soir que ce décompte n’était pas définitif. “Nous continuerons à frapper. Quiconque nous attaque, nous l’atteindrons”, avait déclaré après ces raids le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.La télévision Al-Massirah, organe des Houthis, a fait état mercredi de “martyrs, blessés et plusieurs maisons endommagées dans l’attaque israélienne contre le quartier général de l’Orientation morale”, le nom donné aux services de communication des forces rebelles dans la capitale. Selon le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, ces frappes israéliennes ont été effectuées par avion.- Sanctions américaines -Selon deux journalistes de l’AFP à Sanaa, un bâtiment utilisé par les forces armées houthies a été touché. Al-Massirah a également fait état de frappes israéliennes contre des bâtiments gouvernementaux à Jawf. L’armée israélienne, qui avait déjà annoncé la veille avoir intercepté un missile tiré du Yémen, a dit avoir frappé des “camps militaires où des membres du régime terroriste avaient été identifiés, le siège des relations publiques militaires des Houthis et un site de stockage de carburant”.Cette nouvelle attaque était survenue après qu’un tir de drone, revendiqué par les Houthis depuis le Yémen, a blessé le 7 septembre un homme en tombant sur l’aéroport de Ramon, dans le sud d’Israël. Le mois dernier, des bombardements israéliens avaient tué le Premier ministre et 11 responsables houthis, dans la plus importante opération israélienne contre les rebelles au Yémen.Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, les Houthis ont multiplié les tirs contre Israël et les attaques de navires marchands qui lui sont liés au large du Yémen, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.En réponse, Israël a mené plusieurs séries de frappes meurtrières au Yémen, visant des ports, des centrales électriques et l’aéroport international de Sanaa.Jeudi, le gouvernement américain, soutien d’Israël, a annoncé des sanctions économiques contre 32 personnes et organisations liées aux Houthis.Washington leur reproche de “financer et faciliter l’acquisition par les Houthis de matériel militaire de pointe, notamment des composants de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones, utilisés pour attaquer les forces américaines et nos alliés, ainsi que les navires commerciaux en mer Rouge”.

Explosion d’un camion-citerne à Mexico: le bilan grimpe à six morts, 23 personnes dans un état critique

Le bilan humain de l’explosion mercredi d’un camion transportant du gaz dans un quartier très peuplé de Mexico s’est alourdi, passant à six morts et une vingtaine de personnes dans un état critique, ont indiqué jeudi les autorités locales.Un précédent bilan faisait état de quatre personnes décédées et 90 blessés.”Nous avons deux personnes décédées en plus des quatre mentionnées hier soir”, a déclaré à la radio Enfoque Noticias Myriam Urzua, secrétaire de la gestion des risques et de la protection civile de la capitale. Parmi les 90 blessés causés par l’accident, dix ont pu quitter l’hôpital mais 23 sont dans un “état critique” avec des brûlures, certaines au deuxième et troisième degré, sur plus de 70% de leur corps, a-t-elle ajouté. Trois autres personnes sont “dans un état grave”, a-t-elle précisé, en appelant à un renforcement de la réglementations du transport de substances inflammables.L’impressionnante explosion, survenue à Iztapalapa, une zone très peuplée de l’est de la capitale, a également provoqué d’importants dégâts matériels.Des centaines de secouristes et de militaires ont participé mercredi aux secours d’urgence.Des proches de victimes se sont rassemblés devant les hôpitaux de la ville, pour tenter d’obtenir des nouvelles des leurs, dont certains présentent des brûlures sur presque tout le corps.”Qu’on nous donne des informations, car ce qui s’est passé est très grave”, a déclaré aux journalistes un jeune homme qui cherchait à obtenir des nouvelles de sa mère dans l’un des hôpitaux de la région. Devant les centres médicaux, des riverains sont venus apporter du café et du pain aux familles des victimes, âgées de un à 60 ans, en geste de solidarité.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a exprimé sur X sa “solidarité” et son “soutien” aux proches des victimes. Lors de son habituelle conférence de presse matinale jeudi, elle a évoqué un accident “tragique” qui ne doit pas se reproduire.- “Vêtements en feu” -Le parquet a ouvert une enquête sur les causes de l’accident. Selon les premiers éléments de l’enquête, le camion-citerne, qui transportait 50.000 litres de gaz, n’était pas assuré pour ce genre de transport.Des images diffusées par la télévision et sur les réseaux sociaux ont montré le moment de l’explosion. Puissante, elle a produit d’énormes flammes visibles de loin. Sur ces images, on peut voir une femme tenant un bébé dans les bras, des blessures apparentes aux bras et au visage. On aperçoit également deux hommes aux vêtements en partie brûlés. Une autre vidéo montre des dizaines de personnes fuyant le lieu de l’accident, terrifiées, les flammes derrière elles. “Les caméras de vidéosurveillance ont montré des personnes dont les vêtements étaient en feu sortant de leur véhicule”, a déclaré à la presse Pablo Vazquez, secrétaire à la sécurité de la capitale. Le camion-citerne s'”est renversé” sur la chaussée, a indiqué la maire de Mexico, Clara Brugada. Les pompiers ont réussi à maîtriser les flammes, qui ont dévoré plusieurs véhicules. La fumée provoquée par l’incendie a atteint une station de trolleybus, l’un des principaux moyens de transport de cette mégapole de 9,2 millions d’habitants. Quelque 1,8 million de personnes vivent à Iztapalapa, l’une des zones les plus peuplées du pays. Les accidents sont fréquents au Mexique, pays de quelque 130 millions d’habitants aux normes de sécurité parfois mal respectées.Lundi, dix personnes avaient été tuées et 41 blessées dans une collision entre un train et un bus sur un passage à niveau à Atlacomulco, à une soixantaine de kilomètres du centre de Mexico.L’explosion de mercredi a ravivé le souvenir d’accidents impliquant des véhicules de transport de combustibles et des infrastructures d’hydrocarbures. En janvier 2019, l’incendie puis l’explosion d’un pipeline avait fait 137 morts à Tlahuelilpan, dans l’Etat central d’Hidalgo.

Chasse à l’homme aux Etats-Unis pour retrouver le meurtrier de Charlie Kirk, allié de Trump

Une chasse à l’homme est en cours jeudi pour retrouver le meurtrier du militant conservateur américain Charlie Kirk, fidèle allié du président Donald Trump tué par balle en plein débat public dans un pays qui déplore un regain de la violence politique.Le porte-drapeau de la jeunesse trumpiste, âgé de 31 ans, a été tué d’une balle dans le cou alors qu’il participait à une réunion devant environ 3.000 personnes dans une université de l’Utah, dans l’ouest des Etats-Unis. Si les motivations du meurtrier sont pour l’heure inconnues, il s’agit d’un acte “ciblé” qui a choqué des Etats-Unis déjà déchirés par les crispations politiques, a dit le FBI, la police fédérale.Les autorités ont annoncé jeudi avoir retrouvé l’arme du crime et disposer de “bonnes images vidéo” du tireur.”Je peux vous dire que nous avons retrouvé ce que nous considérons comme l’arme utilisée hier. C’est un fusil puissant”, a précisé Robert Bohls, le directeur de l’antenne locale du FBI, la police fédérale, assurant que les autorités “faisaient tout pour retrouver” le meurtrier.Deux personnes ont été interpellées avant d’être relâchées, selon la même source.Le président Trump a mis en cause mercredi “la gauche radicale” pour le meurtre de celui qu’il a qualifié de “martyr de la vérité et de la liberté”. “C’est un moment sombre pour l’Amérique”, a-t-il estimé, avant d’annoncer qu’il remettrait “bientôt” à la victime la médaille présidentielle de la Liberté à titre posthume.Le vice-président JD Vance, attendu dans l’Utah jeudi pour rencontrer la famille de l’influenceur conservateur, a lui rendu hommage à “un véritable ami”.- Drapeaux mis en berne-La violence politique semble s’intensifier aux Etats-Unis ces dernières années. Donald Trump a lui-même été victime de deux tentatives d’assassinat lors de la campagne électorale de 2024. Cette année, Melissa Hortman, élue démocrate au parlement du Minnesota et son époux ont été tués par un auteur qui a aussi grièvement blessé un autre élu local. La maison du gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro, élu de confession juive, a été la cible d’un incendie.Le gouverneur républicain de l’Utah, Spencer Cox, a qualifié le meurtre d'”assassinat politique”, rappelant que “la peine de mort (était) toujours en vigueur ici, dans l’État de l’Utah”.Plusieurs figures trumpistes ont décrit Charlie Kirk en “martyr” tombé pour la défense des valeurs conservatrices et chrétiennes. Des dirigeants étrangers de tous bords ont également condamné ce meurtre, plusieurs le qualifiant de “politique”.”C’est très effrayant”, a confié à l’AFP près du campus Samuel Kimball, un étudiant en ingénierie informatique de 18 ans qui n’a pas assisté à l’intervention de Charlie Kirk mais se sent “aligné avec ses valeurs”.”Cela me donne l’impression que je devrais faire très attention lorsque j’exprime mes opinions politiques”, a-t-il ajouté. “Si j’étais quelqu’un qui songeait à faire de la politique, j’aurais peur de me faire tirer dessus”.Le président Trump a ordonné la mise en berne des drapeaux américains en hommage à celui qui avait été un rouage important de sa dernière campagne présidentielle.- “Pas sa place”-A gauche, la candidate malheureuse à l’élection de 2024, Kamala Harris, a estimé que “la violence politique n’a(vait) pas de place en Amérique”. L’ancien président Joe Biden a lui appelé à ce que ce type de violence “cesse immédiatement”, à l’unisson d’autres figures de la gauche: Barack Obama, Bernie Sanders ou encore le gouverneur de Californie Gavin Newsom.Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d’armes à feu, Charlie Kirk, père de deux enfants avait abandonné ses études pour se consacrer au militantisme.Il était à la tête d’un mouvement de jeunesse, Turning Point USA. Cofondée en 2012 par l’influenceur alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux Etats-Unis.Elle comprend une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en bus à Washington à la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l’invasion du Capitole.

New York commémore le 11-Septembre, sur fond de joute électorale

New York commémore jeudi les attentats du 11-Septembre 2001, un anniversaire grave et habituellement consensuel marqué cette année par la fratricide campagne qui oppose plusieurs démocrates pour la mairie.A Ground Zero, là où se dressaient autrefois les tours jumelles du World Trade Center, des proches des quelque 3.000 victimes du drame ont commencé à participer à la longue cérémonie de lecture des noms de tous les morts, comme désormais à chaque anniversaire.Dès le crépuscule, deux faisceaux de lumière s’élèveront dans le ciel pour symboliser les tours jumelles, illuminant le sud de Manhattan jusqu’à l’aube. Des concerts gratuits se tiendront dans divers espaces publics, des cérémonies dans les casernes de pompiers – 39 d’entre eux ont encore perdu la vie en un an des suites de maladies liées au drame.Donald Trump n’a pas prévu de participer aux cérémonies à New York mais sera présent le soir à un match de baseball au Yankee Stadium. Son vice-président JD Vance a annulé sa venue à Ground Zero pour se rendre dans l’Utah, afin d’y rencontrer la famille de Charlie Kirk, influenceur conservateur assassiné mercredi.En début de matinée, plusieurs candidats à la mairie de New York ont pris place parmi les officiels présents au premières célébrations aux côtés notamment de Rudy Giuliani, qui dirigeait la ville pendant les attentats, le torse ceint d’un corset – il a récemment été blessé dans un grave accident de la circulation.La cérémonie est l’occasion d’une courte trêve dans l’âpre bataille en cours pour la mairie. Dernier coup en date : lors d’un évènement organisé près du site des attentats, l’ex-gouverneur démocrate Andrew Cuomo, qui concourt en indépendant, a associé son principal rival Zohran Mamdani – qui lui est investi par leur parti – à un streamer star de la gauche radicale, Hasan Piker, lequel avait déclaré en 2019 que “les Etats-Unis ont mérité le 11-Septembre”.- Le maire Adams en grande difficulté -Donné largement en tête par les sondages, élu au conseil municipal de New York, musulman de 33 ans issu d’une famille indo-américaine et “socialiste” revendiqué, avait passé en avril trois heures à discuter en direct avec l’influenceur aux 3 millions de followers sur Twitch, échangeant beignets et accolades.Peu importe qu’Hasan Piker soit revenu sur son affirmation de 2019 et ait regretté ses propos : pour l’équipe Cuomo cette proximité est une “honte” et constitue  la preuve que “Mamdani ne mérite pas d’être maire”, selon les mots d’une partisane de l’ancien gouverneur de 67 ans présente à ses côtés lors de l’évènement.”Andrew Cuomo sait exactement ce qu’il fait. Il tient une conférence de presse pour suggérer que Zohran Mamdani – qui est sur le point de devenir le premier maire musulman de New York – a d’une manière ou d’une autre soutenu le 11-Septembre. C’est infâme, c’est dangereux, et c’est délibéré”, a réagi l’équipe de campagne du jeune candidat.Jusqu’à présent, les attaques contre Zohran Mamdani n’ont pas érodé sa position dans les sondages : 46% d’intentions de vote, contre 24% pour Andrew Cuomo et 15% pour le Républicain Curtis Silwa, selon une récente enquête de l’université Siena pour le New York Times.Le maire sortant Eric Adams, un démocrate aux prises avec des accusations de corruption, est désormais dans les limbes, crédité de moins de 10% des votes.Plusieurs médias ont fait état de tractations entre lui et l’administration Trump pour un éventuel poste en échange d’un retrait de la course. Ce que l’intéressé a jusqu’à présent démenti, mais qui rebattrait singulièrement les cartes.Le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont été la cible de quatre attentats-suicides coordonnés, perpétrés par 19 membres du groupe islamiste Al-Qaïda, dirigé par Oussama ben Laden.A New-York, deux avions de ligne détournés se sont écrasés volontairement contre les tours jumelles du World Trade Center, provoquant leur effondrement en moins de deux heures et la mort de milliers de personnes.