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Trump affirme que l’Iran veut négocier, après l’arrivée d’une “armada” dans le Golfe

Donald Trump a affirmé mardi que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d’une action militaire contre le pays avec le déploiement d’une force navale américaine dans le Golfe. Dans le même temps, les arrestations continuent mardi en Iran, après les manifestations ayant défié la République islamique début janvier. Au moins 41.880 personnes ont été interpellées, et des milliers de protestataires tués, d’après les derniers chiffres de l’ONG basée aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Cette ONG, et d’autres de défense des droits humains, poursuivent leur travail de documentation de la répression, entravé par la coupure générale d’internet imposée depuis le 8 janvier.Le président américain lui souffle le chaud et le froid: lundi, le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé dans le Golfe.Donald Trump a prévenu que les Etats-Unis avaient “une grande armada près de l’Iran. Plus grande qu’au Venezuela”, en référence à l’opération américaine de capture du chef d’Etat vénézuélien Nicolas Maduro début janvier. Mais a-t-il ajouté, dans cet entretien avec le média américain Axios, “ils veulent passer un accord. Je le sais. Ils ont appelé à de nombreuses reprises. Ils veulent parler”.”S’ils veulent nous contacter, et ils connaissent les conditions, alors nous discuterons”, a ensuite affirmé un haut responsable américain à des journalistes, selon Axios. Les analystes estiment que les options envisagées – que Donald Trump n’a pas voulu détailler à Axios – incluent des bombardements de sites militaires, ou des frappes ciblées contre des dirigeants.- Risque “d’instabilité” – Selon le New York Times, les renseignements américains ont assuré à Donald Trump que le pouvoir iranien “s’affaiblissait”, voire était “au plus faible” depuis la fondation de la République islamique en 1979.L’influent sénateur républicain, Lindsey Graham, a dit au quotidien américain avoir parlé au président ces derniers jours: “l’objectif est de mettre fin au régime”, a-t-il assuré.Côté iranien, Téhéran a déjà signalé qu’un canal de communication était ouvert avec Washington.  Mais dans un appel mardi avec le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, allié des Etats-Unis, le président Massoud Pezeshkian a averti que les “menaces des Américains (…)  n’aboutiraient à rien d’autre qu’à de l’instabilité pour eux”. Le prince héritier “a indiqué que le Royaume ne permettrait pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour des actions militaires contre l’Iran”, a insisté le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué.Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, a menacé d’un blocage par l’Iran du stratégique détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et gaz naturel liquéfié.L’Iran considérera les pays voisins comme “hostiles” si leur territoire est utilisé pour le frapper, a-t-il aussi averti, alors que Ryad et Abou Dhabi ont déjà assuré qu’ils n’autoriseraient pas un tel usage de leurs territoires. Donald Trump “décidera ce qu’il décide” mais dans tous les cas “si l’Iran commet une erreur et nous attaque, il y aura une riposte qu’il ne peut même pas imaginer”, a de son côté affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. – “Aveux” et chasse aux blessés -Si le mouvement de contestation s’est essoufflé, le bilan de la répression lui n’est toujours pas connu. HRANA a annoncé mardi avoir vérifié la mort de 6.126 personnes, dont 5.777 manifestants, mais enquête toujours sur quelque 17.000 autres décès potentiels. Et accuse à nouveau les autorités de pourchasser les blessés jusque dans les hôpitaux, malgré les dénégations du ministère de la Santé.Le bilan total jusque là annoncé par les autorités iraniennes est de 3.117 morts, dont 2.427 sont, selon elles, des membres des forces de sécurité ou des passants. La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, a recensé pour sa part plus de 36.500 personnes tuées, citant notamment des documents classifiés et des sources sécuritaires.L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, affirme avoir vérifié la mort de 3.428 manifestants, mais dit craindre un bilan dépassant les 25.000 morts.En France, le nom de domaine du site de l’association Iran Justice, qui documente l’état des droits humains en Iran, a été racheté et diffuse désormais du “contenu pro-régime” de Téhéran, a dénoncé mardi à l’AFP sa présidente Chirinne Ardakani. Elle a pointé une opération de “propagande orchestrée selon toute vraisemblance par des agents iraniens”.

Mexique : indignation après la fusillade mortelle sur un terrain de foot

“On ne sait plus où trouver la paix, pas même lors d’un événement sportif”, déplore mardi Norma Barron, dont l’association de recherche de personnes disparues est promotrice d’un tournoi de football au Mexique, cible d’une attaque armée dimanche.Selon les premières investigations, un règlement de comptes entre deux bandes criminelles pourrait avoir été le mobile de …

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Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, “porte vers la vie” des Gazaouis

Coupés du monde par la guerre, les Palestiniens de Gaza attendent avec impatience la réouverture imminente du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, seule porte de sortie du territoire sans passer par Israël. “C’est comme si s’ouvrait une porte vers la vie”, confie Mahmoud al-Natour, 48 ans, originaire de la ville de Gaza, “empêché de voyager” et …

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Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président

Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le …

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Minneapolis: délicate reprise en main de l’opération anti-immigration par un conseiller de Trump

Le conseiller envoyé par Donald Trump à Minneapolis dans le but de calmer les tensions autour de l’opération anti-immigration ayant conduit à la mort par balles de deux manifestants américains a rencontré mardi les deux grandes figures démocrates du Minnesota.Principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants voulu par le président américain, Tom Homan a échangé avec le gouverneur de cet Etat, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey.MM. Walz et Homan sont tombés d’accord sur la nécessité d’un “dialogue régulier”, selon un communiqué du bureau du gouverneur, colistier de Kamala Harris à la présidentielle de 2024.”J’entends dire que tout se passe très bien”, a assuré Donald Trump.Moins agressif dans son style et sa communication, Tom Homan prend le relais du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui doit quitter Minneapolis aux côtés d’une partie des 3.000 agents fédéraux déployés depuis plusieurs semaines.Le gouvernement a toutefois démenti des informations de presse selon lesquelles M. Bovino avait été démis de ses fonctions.De la même manière, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, dont l’opposition appelle à la démission, reste en place car elle fait “un très bon travail”, a expliqué Donald Trump.- “Très triste” -C’est le signe que, même contraint de lâcher du lest, le président américain n’entend pas revoir sa politique en matière d’immigration.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a d’ailleurs rappelé lundi qu’il continuait d’exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l’immigration, une ligne rouge pour les élus locaux démocrates.Cette inflexion intervient à la suite du décès samedi à Minneapolis d’un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, tué par des tirs d’agents fédéraux comme Renee Good le 7 janvier.Confronté à des critiques jusque dans son camp sur la position de son gouvernement qui a rejeté la faute sur les deux victimes, leur reprochant d’avoir mis en danger les policiers, Donald Trump a jugé mardi “très triste” la mort de M. Pretti.Il a refusé de qualifier l’infirmier de 37 ans d'”assassin”, comme l’a fait son conseiller Stephen Miller parce que la victime portait -légalement- une arme au moment des faits.”Ceci étant dit, il ne faut pas avoir d’armes, arriver avec une arme” dans une manifestation, a réitéré le milliardaire républicain de 79 ans.Quelques jours après ses prédécesseurs Bill Clinton et Barack Obama, l’ex-président démocrate Joe Biden a, à son tour, condamné ces événements.”La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains”, a fustigé le prédécesseur de Donald Trump, affirmant que ces faits “violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains”.- “Profondément ignoble” -Plusieurs procédures judiciaires sont en cours concernant la validité de l’action des agences fédérales de l’immigration dans le Minnesota et l’enquête sur la mort d’Alex Pretti. Dans l’une d’elles, un juge a appelé le directeur de la police fédérale de l’immigration (ICE), Todd Lyons, à comparaître “en personne” vendredi.Une juge a par ailleurs promis lundi de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota d’y suspendre l’opération anti-immigration. Au-delà de ce seul Etat, le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossof a publié mardi un rapport recensant “plus de 1000 (cas) crédibles” de violations des droits humains (négligence médicale, violences physiques et sexuelles, privation de nourriture et d’eau, mauvais traitements d’enfants et de femmes enceintes, séparations de familles) au sein du système de détention des migrants depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.A Minneapolis, les habitants rendent hommage aux deux manifestants tués.”C’est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu’un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s’est passé”, s’est indigné Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans, auprès de l’AFP lundi.Les analyses par l’AFP et d’autres médias des vidéos des deux décès contredisent en effet les versions officielles. 

L’Assemblée adopte le budget de l’Etat, qui va être transmis au Sénat

L’Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l’adoption en nouvelle lecture du budget de l’Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine.Le débat a été l’occasion pour le Premier ministre, disant engager sa responsabilité “devant l’Histoire”, de défendre un budget de “sursaut”, qui permettra d’augmenter les crédits de la défense de 6,5 milliards d’euros – occasion aussi pour lui de distribuer quelques coups de griffe et d’inviter à regarder “plus loin” que 2026.La motion de censure commune des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 267 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement.Celle du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a recueilli seulement 140 voix.Les uns et les autres ont une nouvelle fois dénoncé sur le plan de la méthode le choix du Premier ministre de recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans vote, en rupture avec la promesse faite en octobre devant le Parlement d’y renoncer.Sur le fond, l’oratrice écologiste Christine Arrighi a fustigé un budget qui relègue l’écologie “au tout dernier rang”, pointant notamment l'”effondrement” du budget alloué au Fonds vert: dédié à accompagner localement la transition écologique, celui-ci a, selon elle, vu ses crédits fondre de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 850 millions d’euros en 2026.Pour le RN, Jean-Philippe Tanguy a critiqué un budget qui va alourdir les impôts “d’au moins 9 milliards d’euros”, tout en creusant la dette.Comme déjà vendredi, le PS et LR ont refusé de s’associer à ces motions, au nom de la “stabilité” et de la nécessité de doter la France d’un budget.- Impôts et économies “imaginaires” -Le député LR Corentin Le Fur, saluant l'”humilité” et l'”écoute” de Sébastien Lecornu durant les débats, n’a cependant pas manqué d’égratigner un budget qui reste “largement imparfait”, dans la mesure où il évite de s’attaquer suffisamment “au chantier fondamental de la réduction de notre dépense publique”.Prenant la parole après tous les orateurs, le Premier ministre a répondu sur un ton particulièrement offensif.S’en prenant à tous ceux, à droite comme à gauche, qui “parlent d’un autre budget, mais sans jamais dire lequel”, et font surgir des impôts ou des économies “imaginaires”, l’ancien élu de la chambre haute n’a pas épargné la droite sénatoriale, qui se prétend “plus rigoureuse”, mais in fine a voté “un budget à 5,3% de déficit”. “Pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose claire: la dépense ralentit réellement”, a-t-il défendu, tout en affirmant la nécessité dans le futur de mener des “réformes de structures profondes” et de recentrer l’Etat sur “l’essentiel”.Invitant à “regard(er) plus loin”, il a souhaité que les crédits militaires puissent atteindre “des niveaux proches de 90 à 100 milliards d’euros par an”, contre 57 en 2026, alors que “nous changeons de monde”.Le Sénat, qui examinera le texte jeudi, devrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.Le Premier ministre pourrait ainsi engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi, s’exposant à deux dernières motions de censure, qui pourraient être rejetées le 2 ou le 3 février, fermant quatre mois de débats parlementaires sur le budget.

Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, “porte vers la vie” des Gazaouis

Coupés du monde par la guerre, les Palestiniens de Gaza attendent avec impatience la réouverture imminente du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, seule porte de sortie du territoire sans passer par Israël. “C’est comme si s’ouvrait une porte vers la vie”, confie Mahmoud al-Natour, 48 ans, originaire de la ville de Gaza, “empêché de voyager” et qui n’a pas vu sa famille depuis le début du conflit entre le Hamas palestinien et Israël en octobre 2023.”Mes enfants grandissent loin de moi, et les années passent comme si nous étions coupés du monde”, insiste-t-il auprès de l’AFP.Sans en préciser la date, Israël a annoncé lundi “une réouverture limitée” du point de passage de Rafah, en bordure du désert du Sinaï, essentiel aussi pour acheminer de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien. Pour Randa Samih, ce passage constitue la “bouée de sauvetage de Gaza”, même si elle craint que sa blessure au dos ne soit pas suffisamment sérieuse pour obtenir un précieux sésame de sortie. “Il y a des dizaines de milliers de blessures à Gaza, la plupart plus graves que la mienne”, dit cette quadragénaire. “Nous mourrons ou notre santé se détériorera avant que nous puissions voyager”.- Réservé aux piétons -Le passage frontalier sera dans un premier temps “réservé aux piétons et soumis à un mécanisme d’inspection israélien complet”, a précisé le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Sa réouverture, réclamée de longue date par les Nations Unies et les ONG, fait partie du plan de trêve pour Gaza annoncé par le président américain Donald Trump en octobre. La situation s’est débloquée avec le rapatriement lundi en Israël du corps de Ran Gvili, dernier otage israélien à Gaza.”Le poste-frontière de Rafah pourrait être ouvert dans les deux sens d’ici la fin de cette semaine ou le début de la semaine prochaine”, estime un responsable palestinien s’exprimant sous couvert d’anonymat.Le comité palestinien récemment formé pour administrer temporairement la bande de Gaza sera chargé d’envoyer les listes de noms des voyageurs aux autorités israéliennes pour approbation, précise l’un de ses membres à l’AFP. Dans un premier temps, les sorties seront limitées aux malades, aux blessés, aux étudiants admis à l’université et titulaires d’un visa, ainsi qu’aux personnes de nationalité égyptienne ou d’autres nationalités et titulaires d’un permis de séjour, selon cette même source.- Etudier en Turquie – “Mes rêves se trouvent au-delà du passage de Rafah”, raconte à l’AFP Gharam al-Jamla, Palestinienne de 18 ans vivant sous une tente dans le sud de Gaza.”J’ai postulé à plusieurs bourses pour étudier le journalisme en anglais dans des universités en Turquie. J’ai reçu une première réponse positive de deux universités là-bas”, ajoute-t-elle, promettant de revenir un jour “pour porter la voix de Gaza”.Mohammed Khaled, 18 ans, veut juste tourner la page de la guerre et “brûle d’impatience” de revoir les siens. “Je n’ai pas vu ma mère et mes sœurs depuis deux ans”, dit-il.Il espère aussi voyager pour soigner une blessure causée par un éclat d’obus.L’armée israélienne avait pris le contrôle du poste-frontière côté palestinien en mai 2024, arguant qu’il était “utilisé à des fins terroristes”. La Défense civile de Gaza – organisme de premiers secours qui fonctionne sous l’autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas – a réclamé lundi la réouverture totale de Rafah afin de permettre l’entrée sans restriction de l’aide et du matériel nécessaires à la reconstruction. “Des milliers de corps, dont ceux d’enfants, de femmes et de personnes handicapées, gisent sous les décombres”, a plaidé son porte-parole Mahmoud Bassal.

Immigration: plus de titres de séjour, moins de régularisations en France en 2025

Plus de titres de séjour, moins de régularisations et une petite baisse des demandes d’asile: Beauvau a dévoilé mardi les chiffres 2025 de l’immigration, appelés à alimenter un débat toujours plus polarisé sur ce thème en vue de la présidentielle.La passe d’armes n’a d’ailleurs pas tardé entre le RN et Bruno Retailleau: le parti de Jordan Bardella a tenu l’ancien ministre de l’Intérieur pour responsable de la hausse de 11% des titres de séjour, le patron de LR chargeant pour sa part le Quai d’Orsay et le gouvernement actuel qu’il a accusé de ne pas vouloir “reprendre le contrôle de l’immigration”. La France a délivré 384.230 premiers titres de séjour l’an dernier (+11%), avec comme l’année précédente une prédominance des motifs étudiants (118.000), suivis des titres humanitaires qui ont bondi de 65%, selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF).Mais les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13% à 51.190. “On a un marché de l’emploi qui peut-être attire un peu moins la population étrangère” en termes d’embauches, mais aussi de salaires, a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.Pour ces premiers titres de séjour, les premières nationalités des demandeurs sont le Maroc (36.100) et l’Algérie (28.000). Et il y avait au total 4,47 millions de titres de séjour valides au 31 décembre 2025, soit une hausse de 3,2% sur un an.Sur X, le RN a dénoncé le “record absolu atteint sous Bruno Retailleau et la Macronie…” en termes de titres de séjours accordés.- “Impact” de la circulaire Retailleau -Sur le même réseau, Bruno Retailleau a défendu son bilan à Beauvau en évoquant la baisse des “admissions exceptionnelles au séjour” et une hausse des “éloignements des étrangers en situation irrégulière”. Mais a estimé que ses “efforts ont été contournés par la politique menée par le ministère des Affaires étrangères, combinée à des règles d’accueil automatique qui ont conduit à une augmentation sans précédent du nombre de titres de séjour”. Le sujet “sera au cœur de la prochaine” présidentielle, estime le patron des LR.Selon le bilan annuel communiqué mardi, le nombre de régularisations a baissé de 10%, avec 28.610 étrangers régularisés l’an dernier; la baisse est due aux motifs économiques (-11,5%) et familiaux (-6,4%). “Il y a l’impact de la circulaire Retailleau qui visait à rappeler le caractère exceptionnel” de ces régularisations et à en “durcir les conditions”, a expliqué M. Mordant. La durée recommandée pour délivrer une carte de séjour à un travailleur sans-papiers avait été allongée à sept ans de présence en France contre cinq auparavant, voire parfois trois.Ces chiffres sont publiés alors que le gouvernement espagnol de gauche entend adopter un plan de régularisation de sans-papiers qui pourrait bénéficier à 500.000 personnes, pour soutenir la croissance économique.Après la publication de la circulaire Retailleau en janvier 2025, le monde économique français avait appelé à ne pas durcir outre mesure les conditions de régularisation, sous peine de voir certains secteurs péricliter.- Asile en baisse -Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a par ailleurs augmenté de 30% l’an dernier, concernant notamment des Algériens (+52%), Tunisiens (+33%) et Marocains (+19%). Les éloignements ont eux augmenté de 15,7% avec 24.985 étrangers renvoyés. Les seuls éloignements forcés ont progressé de 21%.Du côté de l’asile, la baisse est de 3,7% en 2025 avec 151.665 demandes, ainsi “orientées à la baisse pour la deuxième année consécutive”, selon M. Mordant.Les premiers pays d’origine des demandeurs ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11.500 demandes). Le taux d’accord a atteint 52% l’an dernier. “Plus d’une demande sur deux s’est vu attribuer l’asile”, ce qui marque une forte hausse : “on était plutôt autour de 40% il y a cinq ou six ans”, a rappelé M. Mordant.Enfin 62.235 personnes ont acquis la nationalité française (-6,8% après une année “assez élevée”): cela s’explique par une baisse de 13,5% des acquisitions par décret, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.Six sur dix de ces nouveaux Français étaient originaires d’Afrique, notamment des trois pays du Maghreb, a expliqué le responsable des statistiques.

Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset “pour Marine Le Pen”

“Je travaillais pour Marine Le Pen, pas pour un parti”: Catherine Griset a soutenu mardi devant la cour d’appel de Paris n’avoir jamais été qu’au service de la leader d’extrême droite lorsque celle-ci était eurodéputée… mais aussi, malgré tout, patronne du RN.En 1995, dans l’un de ses “albums”, le mouvement de jeunesse du Front national, le FNJ, consacre un encadré à “Catherine” titré “Je bosse grâce à Le Pen”: “Mes camarades (du FNJ) m’ont trouvé un poste de secrétaire chez un avocat proche du Front”, témoigne la brune de 23 ans à côté de son portrait en gros plan.Son employeur était en fait la fille du président du FN, une robe noire nommée Marine Le Pen, rencontrée trois ans plus tôt. Depuis, les deux ont toujours lié leur destin amical, professionnel et même familial – Mme Griset fut la compagne du frère du second mari de sa patronne, les deux se sont depuis séparées.Est-ce l’intensité d’une telle proximité qui a conduit Catherine Griset à ne pas s’embarrasser de séparer la personne de ses fonctions ?Au neuvième jour du procès en appel du RN, celle qui est elle-même devenue eurodéputée RN, en convient: elle a pu, à hauteur de “20%”, travailler pour Marine Le Pen présidente du FN lorsqu’elle était officiellement à 100% au service de Le Pen Marine députée européenne et, à ce titre, payée par des enveloppes du Parlement de Strasbourg.Là réside l’accusation de détournement de fonds pour laquelle les deux, ainsi que le parti et neuf autres cadres sont poursuivis.En première instance, Catherine Griset avait notamment été condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis.- “C’est bien le problème” -A la barre, l’assistante s’attarde sur son travail, tenue de l’agenda et organisation de déplacements. “On ne peut pas dire que tout le travail de Marine Le Pen se résumait à son activité de députée européenne: à cette époque, elle est cheffe du parti”, fonction dont “on imagine bien qu’elle a dû générer une activité importante”, lui fait observer la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi.D’autant, appuie la magistrate, qu’elle apparaît dans un organigramme – public – du parti FN comme “l’assistante de Marine Le Pen”, sous-entendu la présidente de la formation – le même document mentionne au passage un “assistant parlementaire” de l’eurodéputée Le Pen. “Ça ne m’a pas choquée parce que je travaillais pour Marine Le Pen”, élude Catherine Griset. “C’est bien le problème: vous travailliez pour Marine Le Pen mais ça n’est plus elle qui vous embauche: c’est le Parlement européen qui vous paie”, la coupe la présidente. Catherine Griset, sans vaciller: “Moi, mon travail, je l’ai fait, je l’ai bien fait. J’étais la seule à gérer l’agenda”. “Donc, forcément, vous gérez aussi l’agenda de Marine Le Pen présidente du parti”, enfonce la magistrate.Catherine Griset, en reprenant à la volée: “Vous avez raison. C’est la partie où j’ai travaillé pour elle en tant que présidente”.- “Un militant politique” -Le demi-aveu passé, l’interrogatoire se resserre. Car la prévenue n’a pas respecté son obligation de résidence à Bruxelles – inhérente à l'”assistante accréditée” qu’elle était, entre décembre 2010 et 2016 -, ce qui ne constitue pas stricto sensu un élément de l’infraction reprochée mais tout de même “un élément dans le débat”, relève la magistrate.Plus ennuyeuse, cette fonction de “cheffe de cabinet” de la présidente du FN à partir de février 2015. “Ça n’a absolument rien changé à mon travail”, jure l’intéressée, “Marine Le Pen n’a plus de chef de cabinet, il faut faire un organigramme, c’est juste honorifique”.Michèle Agi hausse la voix: “Là, je ne vous suis plus du tout: vous disiez que vous pouviez être assistante parlementaire parce qu’il y avait un chef de cabinet (qui s’occupait du reste), et vous dites que lorsque vous le devenez, ça ne change rien!”C’est encore un ton haut dessus que, mardi après-midi, la présidente a rudoyé Guillaume L’Huillier, officiellement l’assistant de Bruno Gollnisch, puis de Marine Le Pen, puis à nouveau de Bruno Gollnisch, tout en étant le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.”Moi, je suis un militant politique. Que je fasse mon travail” pour l’un ou l’autre des trois, “c’est pareil: je ne suis pas fonctionnaire européen !”, s’est-il agacé.”Je ne me suis pas posé la question”, insiste-t-il, “à raison”. La présidente, sèchement: “Ça, vous laisserez la cour l’apprécier”.

Minuit plus proche que jamais pour l’horloge de l’apocalypse

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise depuis 1947 l’imminence d’un cataclysme planétaire, s’est rapprochée mardi plus que jamais de minuit, alors que les inquiétudes grandissent concernant les armes nucléaires, le changement climatique et la désinformation.Le Bulletin of the Atomic Scientists l’a réglée à 85 secondes avant minuit, soit quatre secondes de moins qu’il y a un …

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