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Au Népal, la Première ministre au chevet des victimes des émeutes, lent retour à la normale

La Première ministre du Népal Sushila Karki a réservé samedi sa première sortie aux blessés des émeutes meurtrières du début de semaine, au lendemain de sa nomination à la tête d’un gouvernement chargé d’organiser des élections en mars prochain.Dans une capitale Katmandou où la vie revient lentement à la normale, Mme Karki a visité plusieurs hôpitaux, au chevet des victimes de la répression ordonnée par son prédécesseur KP Sharma Oli, contraint à la démission.Au moins 51 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessés lors de ses troubles, les plus graves depuis l’abolition de la monarchie en 2008.Nommée vendredi soir après trois journées de tractations, l’ex-cheffe de la Cour suprême a entamé au pas de charge son mandat à la tête d’un gouvernement provisoire.Sitôt investie, le président Ramchandra Paudrel a ordonné la dissolution du Parlement et convoqué le 5 mars 2026 des élections législatives, une des revendications des jeunes contestataires réunis sous la bannière de la “Génération Z”.L’agenda de la première femme chargée de diriger le Népal s’annonce chargé et sa mission difficile, tant sont nombreuses les revendications des jeunes qui ont mis à bas l’ancien régime.Sa nomination a été accueillie comme un soulagement par de nombreux Népalais.”Ce gouvernement provisoire est une bonne chose”, s’est réjouie Durga Magar, une commerçante de 23 ans. “On ne sait pas ce qu’il va se passer à l’avenir mais on est satisfaits (…) et on espère que la situation va maintenant se calmer”.”La priorité, c’est de s’attaquer à la corruption”, a poursuivi la jeune femme. “On se moque de savoir si c’est la Génération Z ou des politiciens plus âgés qui s’en occupent, il faut juste que ça cesse”.”Je pense que cette femme Première ministre va (…) faire avancer la bonne gouvernance”, a pour sa part estimé Suraj Bhattarai, un travailleur social de 51 ans.Partie lundi de la colère suscitée par le blocage des réseaux sociaux, la fronde a débordé en révolte politique contre un gouvernement jugé corrompu et incapable de répondre à ses aspirations, notamment en matière d’emploi et de niveau de vie.- Couvre-feu allégé -Plus de 20% des jeunes népalais de 15 à 24 ans sont au chômage, selon les estimations de la Banque mondiale, et le produit intérieur brut (PIB) annuel par habitant frôle les 1.450 dollars.La répression meurtrière des cortèges de protestataires a précipité les événements.Mardi, les manifestants ont déferlé dans les rues de Katmandou et systématiquement incendié ou mis à sac tous les symboles du pouvoir: Parlement, bâtiments ministériels, résidences d’élus…Incarnation des élites, le Premier ministre KP Sharma Oli, 73 ans, quatre fois Premier ministre depuis 2015, n’a eu d’autre choix que de démissionner.Le chef du Parti communiste (maoïste) menait depuis 2024 une coalition avec un parti de centre gauche.Quelques heures après la prestation de serment de la nouvelle Première ministre, l’armée a allégé samedi matin le couvre-feu en vigueur dans la capitale et les autres villes du pays.A Katmandou, chars et blindés se sont faits plus discrets, les commerces et marchés ont retrouvé leurs clients et les temples leurs fidèles.Sushila Karki a travaillé samedi à la composition de son gouvernement, selon son entourage.Plusieurs ONG de défense des droits humains, dont Amnesty International ou Human Rights Watch, l’ont appelée samedi à mettre un terme à la culture de “l’impunité du passé”.L’une de ses tâches immédiates sera aussi d’assurer le retour à l’ordre dans tout le pays.A commencer par remettre la main sur 12.500 détenus qui ont profité des troubles pour s’évader de leurs prisons et étaient toujours en cavale samedi.

Ce que l’on sait de Tyler Robinson, l’assassin présumé de Charlie Kirk

Tyler Robinson, assassin présumé du militant conservateur américain Charlie Kirk, a été arrêté jeudi soir et identifié publiquement vendredi par les autorités américaines.Voici ce que l’on sait de lui.Tyler Robinson, 22 ans, vivait “depuis longtemps avec sa famille dans le comté de Washington”, à l’extrémité sud-ouest de l’Utah, près de la frontière avec le Nevada et l’Arizona, a indiqué le gouverneur de l’Etat, Spencer Cox.Il a fait ses études primaires et secondaires dans la ville de St George et n’a pas de casier judiciaire dans l’Etat, selon les médias américains.”Pendant 33 heures, j’ai prié pour que (…) ce ne soit pas l’un d’entre nous, mais quelqu’un venu d’un autre Etat ou d’un autre pays”, a confié vendredi le gouverneur au sujet du meurtrier présumé de Charlie Kirk, tué d’une balle dans le cou mercredi lors d’un débat public sur un campus universitaire.”Mais cela s’est passé ici, et c’était l’un d’entre nous”, a-t-il reconnu.Des photos publiées sur les réseaux sociaux de sa mère, Amber, semblent montrer une famille unie. Tyler Robinson était l’aîné de trois garçons.Après sa sortie du lycée en 2021, il a “brièvement étudié à l’Université d’Etat de l’Utah pendant un semestre en 2021”, selon cet établissement.Tyler Robinson est un électeur enregistré dans cet Etat majoritairement républicain mais il n’a aucune affiliation politique connue.Un membre de sa famille a néanmoins témoigné que “Robinson était devenu plus politisé ces dernières années”, a souligné le gouverneur Cox. Ce membre de la famille a fait état d’une récente conversation avec un parent au cours de laquelle Tyler Robinson avait mentionné la prochaine venue de Charlie Kirk dans l’Utah et partagé son hostilité à sa personne et à ses opinions, très conservatrices.Des messages à tonalité antifasciste ont été retrouvés sur les munitions découvertes après l’assassinat, a indiqué Spencer Cox.”Sur des inscriptions sur les trois munitions non utilisées on pouvait lire +Eh fasciste! Attrape ça!”, a expliqué le gouverneur. Une deuxième douille était gravée du refrain de la célèbre chanson antifaciste “Bella ciao” mais d’autres inscriptions paraissaient plus difficiles à interpréter, dont des symboles inspirés de l’univers des jeux vidéo.Tyler Robinson a été signalé aux autorités par des membres de sa famille.Jeudi soir, selon le gouverneur “un membre de la famille” du suspect a joint un ami, lequel a ensuite contacté les autorités pour les informer que “Robinson leur avait avoué ou laissé entendre son implication” dans l’assassinat.”C’est là qu’il vivait et c’est là qu’ils l’ont remis aux autorités”, a indiqué M. Cox.Il a été appréhendé jeudi soir vers 22H00 locales (04H00 GMT vendredi) après 33 heures de traque, selon le directeur de la police fédérale (FBI), Kash Patel.

Népal: l’ex-cheffe de la Cour suprême à la tête du gouvernement de transition

L’ancienne cheffe de la Cour suprême du Népal, Sushila Karki, 73 ans, est devenue  vendredi Première ministre d’un gouvernement provisoire, avec la lourde tâche de sortir le pays de la crise ouverte par les plus graves émeutes de son histoire récente, qui ont fait au moins 51 morts.Première femme à prendre les rênes du Népal, l’ex-plus haute magistrate du pays a prêté serment en soirée devant le président Ramchandra Paudel et quelques dizaines d’invités triés sur le volet.”Félicitations! Je vous souhaite le succès, ainsi qu’au pays”, lui a lancé le chef de l’Etat à l’issue d’une courte cérémonie diffusée par la télévision nationale.”Un conseil de ministres sera formé ultérieurement”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du président, Kiran Pokharel.Présent à la prestation de serment, une des figures de la contestation, Sudan Gurung, a félicité Mme Kurka, dont le nom ne faisait pas l’unanimité dans les rangs des jeunes contestataires, qui exigent la dissolution du Parlement.”On a réussi”, s’est réjoui le mouvement de jeunes Hami Nepal, à la pointe de la contestation, dans un message publié sur Instagram. “Honneur à ceux qui ont sacrifié leur vie pour permettre ce moment”.La nomination de cette magistrate réputée pour son indépendance intervient après deux jours de tractations intenses organisées autour du chef d’état-major de l’armée, le général Ashok Raj Sigdel.- “Très tendu” -La crise – la plus meurtrière survenue au Népal depuis l’abolition de la monarchie en 2008 – a débuté lundi, lorsque la police a ouvert le feu sur des jeunes manifestants qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites.Une vingtaine de manifestants ont été tués, des centaines d’autres blessés, nourrissant l’indignation et la colère de la population.Le lendemain, le chef du gouvernement a tenté de reprendre la main en ordonnant le rétablissement de Facebook, Youtube et X et promis une enquête “indépendante” sur les violences policières.Mais rien n’y a fait: des jeunes réunis sous une bannière “Génération Z” ont investi les rues de la capitale Katmandou et mis à sac de nombreux bâtiments publics, résidences de dirigeants politique et autres symboles du pouvoir.Le Parlement a été incendié, comme la résidence du Premier ministre, qui n’a eu d’autre choix que de présenter sa démission.Agé de 73 ans, le chef du Parti communiste (maoïste) népalais, qui a dirigé quatre fois le gouvernement depuis 2015, menait depuis 2024 une coalition avec un parti de centre gauche.Il incarnait l’élite dont la jeunesse du pays, largement privée d’emploi et lassée de la corruption, exigeait le départ.Les troubles ont fait “au moins 51 morts (…) dont 21 manifestants et 3 policiers”, a déclaré vendredi à l’AFP un porte-parole de la police, Binod Ghimire.- Exigences -L’armée a repris le contrôle de la capitale. Ses soldats en armes, accompagnés de véhicules blindés et de chars, continuaient vendredi à patrouiller dans les rues désertes de Katmandou sous couvre-feu.Ses habitants ont été autorisés à sortir vendredi matin quelques heures pour se ravitailler, alors que se poursuivait le grand nettoyage engagé pour effacer les traces des destructions de mardi, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Notre priorité, c’est de faire le plein de carburant parce qu’on a besoin de notre moto pour aller travailler”, a déclaré à l’AFP Laxmi Thapa, 32 ans, ravie de pouvoir mettre le nez dehors.”On est sorti aujourd’hui car la situation s’améliore”, s’est-elle réjoui aux côtés de son mari. “C’était très tendu, on est resté à l’abri chez nous”.La gigantesque chasse à l’homme lancée pour retrouver les quelque 13.500 détenus qui ont profité des troubles pour s’évader de leur prison continuait à battre son plein dans tout le pays. Moins d’un millier ont été rattrapés à ce jour, certains sur le sol de l’Inde voisine, a précisé vendredi le porte-parole de la police: “12.533 sont toujours en cavale”.Les discussions ont été animées dans les rangs des représentants de la “Génération Z”, qui souhaitent une transition radicale avec les gouvernements précédents.”Nous voulons la transparence du gouvernement, une éducation de qualité, des opportunités d’emploi et une vie digne”, a énuméré un autre, James Karki, 24 ans, devant la presse. “Je veux croire que l’armée va nous entendre”.

Népal: l’ex-cheffe de la Cour suprême à la tête du gouvernement de transition

L’ancienne cheffe de la Cour suprême du Népal, Sushila Karki, 73 ans, est devenue  vendredi Première ministre d’un gouvernement provisoire, avec la lourde tâche de sortir le pays de la crise ouverte par les plus graves émeutes de son histoire récente, qui ont fait au moins 51 morts.Première femme à prendre les rênes du Népal, l’ex-plus haute magistrate du pays a prêté serment en soirée devant le président Ramchandra Paudel et quelques dizaines d’invités triés sur le volet.”Félicitations! Je vous souhaite le succès, ainsi qu’au pays”, lui a lancé le chef de l’Etat à l’issue d’une courte cérémonie diffusée par la télévision nationale.”Un conseil de ministres sera formé ultérieurement”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du président, Kiran Pokharel.Présent à la prestation de serment, une des figures de la contestation, Sudan Gurung, a félicité Mme Kurka, dont le nom ne faisait pas l’unanimité dans les rangs des jeunes contestataires, qui exigent la dissolution du Parlement.”On a réussi”, s’est réjoui le mouvement de jeunes Hami Nepal, à la pointe de la contestation, dans un message publié sur Instagram. “Honneur à ceux qui ont sacrifié leur vie pour permettre ce moment”.La nomination de cette magistrate réputée pour son indépendance intervient après deux jours de tractations intenses organisées autour du chef d’état-major de l’armée, le général Ashok Raj Sigdel.- “Très tendu” -La crise – la plus meurtrière survenue au Népal depuis l’abolition de la monarchie en 2008 – a débuté lundi, lorsque la police a ouvert le feu sur des jeunes manifestants qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites.Une vingtaine de manifestants ont été tués, des centaines d’autres blessés, nourrissant l’indignation et la colère de la population.Le lendemain, le chef du gouvernement a tenté de reprendre la main en ordonnant le rétablissement de Facebook, Youtube et X et promis une enquête “indépendante” sur les violences policières.Mais rien n’y a fait: des jeunes réunis sous une bannière “Génération Z” ont investi les rues de la capitale Katmandou et mis à sac de nombreux bâtiments publics, résidences de dirigeants politique et autres symboles du pouvoir.Le Parlement a été incendié, comme la résidence du Premier ministre, qui n’a eu d’autre choix que de présenter sa démission.Agé de 73 ans, le chef du Parti communiste (maoïste) népalais, qui a dirigé quatre fois le gouvernement depuis 2015, menait depuis 2024 une coalition avec un parti de centre gauche.Il incarnait l’élite dont la jeunesse du pays, largement privée d’emploi et lassée de la corruption, exigeait le départ.Les troubles ont fait “au moins 51 morts (…) dont 21 manifestants et 3 policiers”, a déclaré vendredi à l’AFP un porte-parole de la police, Binod Ghimire.- Exigences -L’armée a repris le contrôle de la capitale. Ses soldats en armes, accompagnés de véhicules blindés et de chars, continuaient vendredi à patrouiller dans les rues désertes de Katmandou sous couvre-feu.Ses habitants ont été autorisés à sortir vendredi matin quelques heures pour se ravitailler, alors que se poursuivait le grand nettoyage engagé pour effacer les traces des destructions de mardi, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Notre priorité, c’est de faire le plein de carburant parce qu’on a besoin de notre moto pour aller travailler”, a déclaré à l’AFP Laxmi Thapa, 32 ans, ravie de pouvoir mettre le nez dehors.”On est sorti aujourd’hui car la situation s’améliore”, s’est-elle réjoui aux côtés de son mari. “C’était très tendu, on est resté à l’abri chez nous”.La gigantesque chasse à l’homme lancée pour retrouver les quelque 13.500 détenus qui ont profité des troubles pour s’évader de leur prison continuait à battre son plein dans tout le pays. Moins d’un millier ont été rattrapés à ce jour, certains sur le sol de l’Inde voisine, a précisé vendredi le porte-parole de la police: “12.533 sont toujours en cavale”.Les discussions ont été animées dans les rangs des représentants de la “Génération Z”, qui souhaitent une transition radicale avec les gouvernements précédents.”Nous voulons la transparence du gouvernement, une éducation de qualité, des opportunités d’emploi et une vie digne”, a énuméré un autre, James Karki, 24 ans, devant la presse. “Je veux croire que l’armée va nous entendre”.

L’Assemblée générale de l’ONU soutient un futur Etat palestinien, sans le Hamas

Au grand dam d’Israël et des Etats-Unis, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté vendredi à une large majorité la “déclaration de New York” visant à donner un nouveau souffle à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, qui exclut pour la première fois sans équivoque le Hamas.Alors qu’Israël fustige depuis près de deux ans l’incapacité de l’Assemblée — et du Conseil de sécurité — à condamner les attaques sans précédent du mouvement palestinien du 7 octobre 2023, le texte préparé par la France et l’Arabie saoudite, adopté par 142 voix pour, 10 contre (dont Israël et les Etats-Unis) et 12 abstentions, est clair.”Nous condamnons les attaques perpétrées le 7 octobre par le Hamas contre des civils”, dit-il.La déclaration, déjà co-signée en juillet par 17 Etats dont plusieurs pays arabes, va plus loin.”Dans le contexte de l’achèvement de la guerre à Gaza, le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un Etat de Palestine souverain et indépendant”.L’ambassadeur palestinien Riyad Mansour a réagi en appelant Israël à “écouter la voix de la raison” et “le message qui a résonné de façon irrésistible dans cette Assemblée”.”Ensemble, c’est un chemin irréversible vers la paix que nous traçons”, s’est lui félicité le président français Emmanuel Macron sur X.Un message qui n’a convaincu ni Israël ni les Etats-Unis. “On ne se souviendra pas de cette déclaration partiale comme un pas vers la paix mais comme un nouveau geste creux qui affaiblit la crédibilité de l’Assemblée”, a déclaré l’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon juste avant le vote.”C’est à nous que revient le vrai travail d’éliminer le Hamas”, a-t-il ajouté, dénonçant que le mouvement palestinien ne soit pas désigné comme “organisation territoriste”.Cette déclaration est un “cadeau pour le Hamas” et “un nouveau coup de pub” qui “sape les efforts sérieux pour mettre un terme au conflit”, a renchéri la diplomate américaine Morgan Ortagus.Le vote survient à quelques jours du sommet sur la question palestinienne que Paris et Ryad co-présideront le 22 septembre à l’ONU, où Emmanuel Macron a promis de reconnaître l’Etat palestinien.- “Bouclier” contre les critiques -“Le fait que l’Assemblée générale soutienne enfin un texte qui condamne le Hamas directement est important”, a estimé Richard Gowan, de l’International Crisis Group.Les pays qui soutiennent les Palestiniens pourront ainsi “rejeter les accusations israéliennes selon lesquelles ils cautionnent implicitement le Hamas”, a-t-il déclaré à l’AFP. Cela “offre un bouclier contre les critiques d’Israël” à ceux qui s’apprêtent à reconnaître l’Etat palestinien.A la suite de Paris, plusieurs pays ont annoncé leur intention de le faire lors de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, un processus vu comme un moyen de pression supplémentaire sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée après les attaques d’octobre 2023.La “déclaration de New York” plaide aussi pour la “fin de la guerre à Gaza” et un “règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, reposant sur une mise en oeuvre véritable de la solution à deux Etats”. Une position habituelle de l’Assemblée.Dans la perspective d’un cessez-le-feu, elle soutient le déploiement d’une “mission internationale temporaire de stabilisation” à Gaza, pour apporter des “garanties de sécurité à la Palestine et à Israël”.Environ trois-quarts des 193 Etats membres de l’ONU reconnaissent l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988. Mais avec la guerre qui a ravagé la bande de Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, certains craignent que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui été très clair jeudi: “Il n’y aura pas d’Etat palestinien”. Son allié américain a déjà annoncé que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne serait pas autorisé à venir à New York.

L’Assemblée générale de l’ONU soutient un futur Etat palestinien, sans le Hamas

Au grand dam d’Israël et des Etats-Unis, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté vendredi à une large majorité la “déclaration de New York” visant à donner un nouveau souffle à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, qui exclut pour la première fois sans équivoque le Hamas.Alors qu’Israël fustige depuis près de deux ans l’incapacité de l’Assemblée — et du Conseil de sécurité — à condamner les attaques sans précédent du mouvement palestinien du 7 octobre 2023, le texte préparé par la France et l’Arabie saoudite, adopté par 142 voix pour, 10 contre (dont Israël et les Etats-Unis) et 12 abstentions, est clair.”Nous condamnons les attaques perpétrées le 7 octobre par le Hamas contre des civils”, dit-il.La déclaration, déjà co-signée en juillet par 17 Etats dont plusieurs pays arabes, va plus loin.”Dans le contexte de l’achèvement de la guerre à Gaza, le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un Etat de Palestine souverain et indépendant”.L’ambassadeur palestinien Riyad Mansour a réagi en appelant Israël à “écouter la voix de la raison” et “le message qui a résonné de façon irrésistible dans cette Assemblée”.”Ensemble, c’est un chemin irréversible vers la paix que nous traçons”, s’est lui félicité le président français Emmanuel Macron sur X.Un message qui n’a convaincu ni Israël ni les Etats-Unis. “On ne se souviendra pas de cette déclaration partiale comme un pas vers la paix mais comme un nouveau geste creux qui affaiblit la crédibilité de l’Assemblée”, a déclaré l’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon juste avant le vote.”C’est à nous que revient le vrai travail d’éliminer le Hamas”, a-t-il ajouté, dénonçant que le mouvement palestinien ne soit pas désigné comme “organisation territoriste”.Cette déclaration est un “cadeau pour le Hamas” et “un nouveau coup de pub” qui “sape les efforts sérieux pour mettre un terme au conflit”, a renchéri la diplomate américaine Morgan Ortagus.Le vote survient à quelques jours du sommet sur la question palestinienne que Paris et Ryad co-présideront le 22 septembre à l’ONU, où Emmanuel Macron a promis de reconnaître l’Etat palestinien.- “Bouclier” contre les critiques -“Le fait que l’Assemblée générale soutienne enfin un texte qui condamne le Hamas directement est important”, a estimé Richard Gowan, de l’International Crisis Group.Les pays qui soutiennent les Palestiniens pourront ainsi “rejeter les accusations israéliennes selon lesquelles ils cautionnent implicitement le Hamas”, a-t-il déclaré à l’AFP. Cela “offre un bouclier contre les critiques d’Israël” à ceux qui s’apprêtent à reconnaître l’Etat palestinien.A la suite de Paris, plusieurs pays ont annoncé leur intention de le faire lors de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, un processus vu comme un moyen de pression supplémentaire sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée après les attaques d’octobre 2023.La “déclaration de New York” plaide aussi pour la “fin de la guerre à Gaza” et un “règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, reposant sur une mise en oeuvre véritable de la solution à deux Etats”. Une position habituelle de l’Assemblée.Dans la perspective d’un cessez-le-feu, elle soutient le déploiement d’une “mission internationale temporaire de stabilisation” à Gaza, pour apporter des “garanties de sécurité à la Palestine et à Israël”.Environ trois-quarts des 193 Etats membres de l’ONU reconnaissent l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988. Mais avec la guerre qui a ravagé la bande de Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, certains craignent que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui été très clair jeudi: “Il n’y aura pas d’Etat palestinien”. Son allié américain a déjà annoncé que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne serait pas autorisé à venir à New York.

Le Kremlin estime que les négociations de paix avec l’Ukraine sont en “pause”

Le Kremlin a estimé vendredi que les négociations de paix avec Kiev étaient en “pause”, le président ukrainien assurant pour sa part que l’objectif de son homologue russe restait d'”occuper toute l’Ukraine”.En quête depuis des mois d’une issue rapide au plus grave conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le président américain Donald Trump a lui prévenu que sa patience à l’égard de Vladimir Poutine s’épuisait “rapidement”.Parallèlement, la Russie et le Bélarus, son allié fidèle, ont entamé vendredi des exercices militaires conjoints qui suscitent l’inquiétude de leurs voisins membres de l’Otan, quelques jours après l’intrusion sans précédent de drones russes sur le territoire polonais.Trois ans et demi après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes, les combats et les frappes se poursuivent sans relâche.Les tentatives de trouver une issue diplomatique au conflit ont pour l’heure échoué, tant les positions de Moscou et de Kiev sur la fin de la guerre, les modalités d’un cessez-le-feu ou d’une rencontre entre leurs deux dirigeants sont diamétralement opposées.Face à ce constat, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé vendredi qu'”on peut plutôt parler d’une pause” dans les négociations, même si une reprise est possible.”On ne peut pas voir la vie en rose et s’attendre à ce que le processus de négociation donne des résultats immédiats”, a-t-il ajouté lors d’un briefing auquel participait l’AFP.- “Deux pour danser” -Pour Volodymyr Zelensky, Vladimir Poutine veut “occuper toute l’Ukraine” et ne s’arrêtera pas tant que son but ne sera pas atteint, même si Kiev acceptait de céder certains de ses territoires dans le cadre d’un accord de paix.Il a appelé les Occidentaux à faire pression sur la Chine pour qu’elle use de son influence auprès de la Russie afin de mettre fin à la guerre. Il a aussi jugé que les offensives de l’armée sur le front au cours de l’été “ont échoué”, lors d’une conférence à Kiev.Donald Trump a lui évoqué la possibilité de sanctions à l’égard de la Russie, faute d’avancée, sans une nouvelle fois s’y engager fermement. Il n’a pas non plus épargné Volodymyr Zelensky, l’appelant à faire davantage en glissant qu'”il faut être deux pour danser le tango”.Volodymyr Zelensky demande à rencontrer son homologue russe pour débloquer la situation, ce que le Kremlin a pour l’heure rejeté.La Russie, qui occupe environ 20% de l’Ukraine, réclame que celle-ci lui cède cinq régions et renonce à intégrer l’Otan. Kiev refuse et réclame le déploiement de troupes occidentales pour se protéger d’une future attaque, idée que la Russie juge inacceptable.Nouvelle source d’escalade, l’intrusion d’une vingtaine de drones dans la nuit de mardi à mercredi dans l’espace aérien polonais a suscité une vive émotion en Pologne et été qualifiée de provocation par les pays occidentaux.La Russie a démenti avoir visé la Pologne et accusé Varsovie, qui a dû mobiliser ses avions et ceux de ses alliés de l’Otan pour abattre certains des drones, de n’avoir pas présenté d’éléments prouvant que les engins étaient bien russes.- Manoeuvres près de l’UE -Dans ce contexte de tensions, Moscou et Minsk ont lancé vendredi leurs grandes manoeuvres militaires baptisées Zapad-2025 (“Ouest-2025”, en référence au fait qu’elles se déroulent dans l’ouest de l’alliance russo-bélarusse).Elles se tiennent jusqu’à mardi au Bélarus et en Russie ainsi qu’en mer de Barents et mer Baltique. Une partie a lieu dans la région bélarusse de Grodno, proche de la Pologne et de la Lituanie, selon Minsk.Moscou et Minsk ont nié tout but offensif, mais la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, pays membres de l’Otan et voisins du Bélarus, ont restreint le trafic aérien.La Pologne a aussi fermé sa frontière avec le Bélarus et affirmé que quelque 40.000 soldats devraient être présents près de cette zone pendant les manoeuvres.L’Otan a en revanche dit ne voir aucune “menace militaire immédiate” posée par ces exercices.Les exercices Zapad sont habituellement organisés tous les quatre ans, et cette édition est la première depuis le début du conflit. Celle de 2021 avait mobilisé environ 200.000 militaires russes, quelques mois avant le lancement de leur assaut contre l’Ukraine.Cette fois, l’ampleur des exercices devrait être bien plus réduite, des centaines de milliers de soldats russes étant déployés en Ukraine.

Le Kremlin estime que les négociations de paix avec l’Ukraine sont en “pause”

Le Kremlin a estimé vendredi que les négociations de paix avec Kiev étaient en “pause”, le président ukrainien assurant pour sa part que l’objectif de son homologue russe restait d'”occuper toute l’Ukraine”.En quête depuis des mois d’une issue rapide au plus grave conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le président américain Donald Trump a lui prévenu que sa patience à l’égard de Vladimir Poutine s’épuisait “rapidement”.Parallèlement, la Russie et le Bélarus, son allié fidèle, ont entamé vendredi des exercices militaires conjoints qui suscitent l’inquiétude de leurs voisins membres de l’Otan, quelques jours après l’intrusion sans précédent de drones russes sur le territoire polonais.Trois ans et demi après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes, les combats et les frappes se poursuivent sans relâche.Les tentatives de trouver une issue diplomatique au conflit ont pour l’heure échoué, tant les positions de Moscou et de Kiev sur la fin de la guerre, les modalités d’un cessez-le-feu ou d’une rencontre entre leurs deux dirigeants sont diamétralement opposées.Face à ce constat, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé vendredi qu'”on peut plutôt parler d’une pause” dans les négociations, même si une reprise est possible.”On ne peut pas voir la vie en rose et s’attendre à ce que le processus de négociation donne des résultats immédiats”, a-t-il ajouté lors d’un briefing auquel participait l’AFP.- “Deux pour danser” -Pour Volodymyr Zelensky, Vladimir Poutine veut “occuper toute l’Ukraine” et ne s’arrêtera pas tant que son but ne sera pas atteint, même si Kiev acceptait de céder certains de ses territoires dans le cadre d’un accord de paix.Il a appelé les Occidentaux à faire pression sur la Chine pour qu’elle use de son influence auprès de la Russie afin de mettre fin à la guerre. Il a aussi jugé que les offensives de l’armée sur le front au cours de l’été “ont échoué”, lors d’une conférence à Kiev.Donald Trump a lui évoqué la possibilité de sanctions à l’égard de la Russie, faute d’avancée, sans une nouvelle fois s’y engager fermement. Il n’a pas non plus épargné Volodymyr Zelensky, l’appelant à faire davantage en glissant qu'”il faut être deux pour danser le tango”.Volodymyr Zelensky demande à rencontrer son homologue russe pour débloquer la situation, ce que le Kremlin a pour l’heure rejeté.La Russie, qui occupe environ 20% de l’Ukraine, réclame que celle-ci lui cède cinq régions et renonce à intégrer l’Otan. Kiev refuse et réclame le déploiement de troupes occidentales pour se protéger d’une future attaque, idée que la Russie juge inacceptable.Nouvelle source d’escalade, l’intrusion d’une vingtaine de drones dans la nuit de mardi à mercredi dans l’espace aérien polonais a suscité une vive émotion en Pologne et été qualifiée de provocation par les pays occidentaux.La Russie a démenti avoir visé la Pologne et accusé Varsovie, qui a dû mobiliser ses avions et ceux de ses alliés de l’Otan pour abattre certains des drones, de n’avoir pas présenté d’éléments prouvant que les engins étaient bien russes.- Manoeuvres près de l’UE -Dans ce contexte de tensions, Moscou et Minsk ont lancé vendredi leurs grandes manoeuvres militaires baptisées Zapad-2025 (“Ouest-2025”, en référence au fait qu’elles se déroulent dans l’ouest de l’alliance russo-bélarusse).Elles se tiennent jusqu’à mardi au Bélarus et en Russie ainsi qu’en mer de Barents et mer Baltique. Une partie a lieu dans la région bélarusse de Grodno, proche de la Pologne et de la Lituanie, selon Minsk.Moscou et Minsk ont nié tout but offensif, mais la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, pays membres de l’Otan et voisins du Bélarus, ont restreint le trafic aérien.La Pologne a aussi fermé sa frontière avec le Bélarus et affirmé que quelque 40.000 soldats devraient être présents près de cette zone pendant les manoeuvres.L’Otan a en revanche dit ne voir aucune “menace militaire immédiate” posée par ces exercices.Les exercices Zapad sont habituellement organisés tous les quatre ans, et cette édition est la première depuis le début du conflit. Celle de 2021 avait mobilisé environ 200.000 militaires russes, quelques mois avant le lancement de leur assaut contre l’Ukraine.Cette fois, l’ampleur des exercices devrait être bien plus réduite, des centaines de milliers de soldats russes étant déployés en Ukraine.

Malgré sa mort, les partisans de Charlie Kirk restent attachés aux armes à feu

Boeden Seitzinger est encore “traumatisé” par la mort de Charlie Kirk. Cet électricien américain était dans les tous premiers rangs du rassemblement où l’influenceur pro-Trump a été tué d’une balle dans le cou. “J’ai vu le sang jaillir de son artère carotide”, raconte à l’AFP le jeune homme, coiffé d’une casquette rouge “Make America Great Again”. “Il était évident qu’il n’allait pas s’en sortir. C’était terrifiant.”Malgré la mort de cette figure de la droite américaine, il rejette en bloc l’idée d’instaurer des contrôles plus stricts pour obtenir des armes à feu aux Etats-Unis.”Ça n’aurait rien changé. Quand on veut, on peut, les gens se procurent des armes, quoi qu’il arrive”, souffle-t-il, lors d’une veillée à la mémoire du militant conservateur à Orem, dans l’Utah (ouest).Un suspect est actuellement en garde à vue pour le meurtre de M. Kirk. Les autorités n’ont pas encore expliqué dans quelles conditions le fusil à lunette, retrouvé dans des bosquets près de la scène de crime, a été acquis.Mais une chose est sûre : l’Utah, où l’influenceur a trouvé la mort, est un des Etats les plus permissifs en matière d’armes à feu. Dans cette région très conservatrice, les adultes peuvent porter des armes à feu sans permis, sauf pour les jeunes âgés de 18 à 20 ans.Sur les campus, comme celui de l’université Utah Valley, où M. Kirk a été tué, avoir une arme est possible à condition d’avoir un permis.- Défenseur du deuxième amendement -Âgé de 18 ans, M. Seitzinger a grandi en chassant avec sa famille et s’est procuré il y a quelques mois son premier fusil. L’achat a pris trente minutes, temps nécessaire pour que la boutique vérifie ses antécédents. Il refuse toute règle qui l’aurait obligé à attendre plusieurs jours.”Ce n’est pas ce que Charlie aurait voulu”, estime-t-il.”Charlie disait souvent que le danger d’une arme à feu vient uniquement de son propriétaire. Il ne faut pas blâmer l’arme à feu, mais plutôt la personne qui la brandit”, reprend-il. “Le fait qu’il soit mort ne m’inspire pas une peur des armes à feu, cela me rend méfiant envers les gens.”Le militant, qui a été abattu alors qu’il répondait à une question sur les tueries par armes à feu, était un ardent défenseur du deuxième amendement de la Constitution américaine.Il avait par exemple estimé que “cela vaut la peine, hélas, de déplorer chaque année un certain nombre de morts par arme à feu afin de pouvoir jouir du deuxième amendement, qui protège nos autres droits offerts par Dieu”. Avec plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, les Etats-Unis affichent le taux de mortalité par arme à feu le plus élevé de tous les pays développés. En 2024, plus de 16.000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon l’ONG Gun Violence Archive.- “Dissonance” -Les gouvernements successifs n’ont jusqu’à présent pas réussi à endiguer les tueries, fléau de la vie quotidienne systématiquement suivi des traditionnelles “prières” envoyées par la classe politique.    A 73 ans Reed Fansworth, a lui aussi prié pour M. Kirk avec des centaines de personnes lors de la veillée. Dans la foule, ce manager d’une entreprise d’informatique a aperçu quelques personnes porter des armes, et s’est senti rassuré.”L’Utah, c’est un peu le Far West”, sourit-il, grand drapeau étoilé en main. “Quand tout le monde porte une arme, vous faites attention à votre comportement.””La mort de Charlie ne change pas grand-chose”, poursuit-il. “Nous devons nous préoccuper des personnes qui ressentent cette colère, mais nous ne devons pas retirer les armes de tout le monde.”De son côté, Leah Marett avoue ressentir une “dissonance”, face à l’assassinat de M. Kirk. Mais pour cette étudiante de 25 ans, le débat reste “insoluble”.”Il y a tellement d’armes à feu en circulation, même si nous essayions de les retirer, tout le monde ne les rendrait pas”, pressent-elle. “Nous laisserions beaucoup de personnes en possession d’armes à feu, et les innocents se retrouveraient sans défense.”

“On l’a eu”: l’assassin présumé de Charlie Kirk arrêté

Un homme soupçonné d’avoir assassiné l’influenceur conservateur Charlie Kirk a été arrêté après une chasse à l’homme effrénée, ont annoncé vendredi les autorités, deux jours après le meurtre du porte-drapeau de la jeunesse trumpiste qui a choqué des Etats-Unis profondément polarisés.L’arrestation a été annoncée vendredi matin par Donald Trump et confirmée par les autorités lors d’une conférence de presse à Orem, la ville de l’Utah où Charlie Kirk, 31 ans, a été assassiné d’une balle dans le cou mercredi lors d’un débat public sur un campus universitaire.”On l’a eu”, a lancé le gouverneur républicain de l’Utah, Spencer Cox, identifiant le suspect comme étant Tyler Robinson.Le directeur de la police fédérale (FBI) Kash Patel a expliqué que l’assassin présumé, âgé de 22 ans, avait été appréhendé jeudi soir vers 22h00 locales (04H00 GMT vendredi) après 33 heures de traque.Donald Trump a déclaré sur la chaîne Fox News que “quelqu’un de très proche” du tueur présumé “l’avait dénoncé”, ajoutant que le père du suspect lui-même ainsi qu’un pasteur avaient joué un rôle.Selon le gouverneur de l’Utah, un membre de la famille de Tyler Robinson a contacté une connaissance qui a démarché un membre des forces de l’ordre, pour dire que Robinson “s’était confié à eux ou avait laissé entendre qu’il était l’auteur du tir”.Les autorités, qui évoquaient un acte “ciblé” depuis le jour du drame, n’ont pas fourni de mobile à l’assassinat.Mais elles ont dit que des messages, parfois confus, avaient été écrits sur des munitions retrouvées, comme “Eh fasciste! Attrape ça!” ou “Oh Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao”, du nom de la célèbre chanson antifasciste italienne. Un autre dit: “Si tu lis ça, tu es gay LMAO (mort de rire en anglais, ndlr)”.La veille, le FBI avait publié plusieurs photos et vidéos du suspect montrant un jeune homme svelte, habillé d’un tee-shirt sombre orné d’un drapeau américain.Sur une vidéo, on voit une personne identifiée comme le suspect courant sur un toit après le tir et sautant avec adresse jusqu’au sol. On le voit ensuite disparaître dans une zone boisée, où les enquêteurs ont trouvé un fusil de chasse 30-06 Mauser.Les autorités avaient annoncé une récompense allant jusqu’à 100.000 dollars pour toute information utile. Jeudi soir, plus de 7.000 signalements avaient été reçus par la police.- “Martyr” -La dépouille de Charlie Kirk a été transporté jeudi dans l’avion du vice-président JD Vance vers Phoenix, dans l’Arizona, le siège de son association Turning point USA qu’il avait cofondée en 2012, à l’âge de 18 ans, et qui est devenue en une décennie le plus important groupe de jeunes conservateurs aux Etats-Unis.Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d’armes à feu, ce père de deux enfants avait abandonné ses études très tôt pour se consacrer au militantisme.Depuis l’assassinat, l’influenceur et podcasteur trentenaire, très présent sur les réseaux sociaux avec des millions d’abonnés sur plusieurs plateformes, est qualifié de “martyr” par la droite américaine.Donald Trump, qui a prévu d’assister à ses funérailles, avait dès le jour du drame mis en cause la responsabilité de la “gauche radicale” avant d’appeler à la retenue.Mais vendredi sur Fox News, le président américain, lui-même visé par deux tentatives d’assassinat lors de la dernière campagne électorale, a lancé une attaque en règle contre les “extrémistes” de gauche et ses cibles de prédilection, dont l’ancien président Joe Biden et le milliardaire George Soros.Les Etats-Unis, un pays où il y a plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, ont connu une recrudescence de la violence politique ces dernières années.Cette année déjà, Melissa Hortman, élue démocrate au Parlement du Minnesota, et son époux ont été tués et un autre élu local a été grièvement blessé.Sur le campus d’Orem, des centaines de personnes portant des casquettes rouges MAGA (“Make America great Again”, le slogan de Donald Trump) et tenant des drapeaux américains avaient priées jeudi soir en mémoire de Charlie Kirk.”Cela semble toujours insensé que cela soit arrivé”, a dit à l’AFP Jonathan Silva, 35 ans. “C’est totalement surréaliste”.