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Présidentielle au Chili : insécurité et migrants sans papiers au coeur du scrutin

Les Chiliens ont voté dimanche pour élire leur président entre deux favoris, la communiste modérée Jeannette Jara et l’ultraconservateur José Antonio Kast, lors d’un scrutin dominé par les inquiétudes liées à la criminalité et à la migration irrégulière. Pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet en 1990, la droite radicale pourrait revenir au pouvoir.Les bureaux de vote ont commencé à fermer à 18H00 locales (21H00 GMT), ouvrant la voie au dépouillement, au terme d’une journée marquée par de longues files d’attente pour ce scrutin obligatoire. Plus de 15,6 millions d’électeurs étaient appelés à départager huit candidats.”Il faut améliorer la question de la délinquance. Tout est horrible (…) Un changement est nécessaire”, a déclaré à l’AFP Joaquin Castillo, un étudiant de 23 ans en votant à Santiago.Jeannette Jara, candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir, arrive en tête des sondages, devant son rival d’extrême droite José Antonio Kast. Mais lors d’un probable second tour, elle serait battue par un candidat de droite ou d’extrême droite, du fait du report des voix.L’extrême droite est aussi portée par Johannes Kaiser, député libertarien en forte progression dans les sondages, souvent présenté comme la version chilienne du président argentin Javier Milei.Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs du continent, la criminalité y a sensiblement augmenté. Le taux d’homicides a augmenté de 2,5 à 6 pour 100.000 habitants en une décennie et 868 enlèvements ont été recensés l’an dernier, en hausse de 76% par rapport à 2021, selon les autorités.- “reculer sur tant d’avancées ” -Cette violence inédite a éclipsé les aspirations de changement qui avaient porté au pouvoir en 2022 le président de gauche Gabriel Boric et sa promesse, finalement avortée, d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de Pinochet.”Il manque de la poigne au Chili, on est trop laxistes (…) Il faut fermer la frontière et renvoyer tous les sans-papiers”, a déclaré à l’AFP Raul Lueiza, un ouvrier du bâtiment de 64 ans, après avoir voté dans un quartier populaire de Santiago.”Si l’extrême droite gagne, nous allons reculer sur tant d’avancées obtenues pour les femmes”, estime pour sa part Patricia Orellana, une vendeuse de 56 ans, disant avoir voté pour Mme Jara.La campagne a été dominée par les discours sécuritaires, auxquels Jeannette Jara elle-même s’est ralliée. Membre du Parti communiste depuis l’adolescence, l’ancienne ministre du Travail de 51 ans assure n’avoir “aucun complexe en matière de sécurité”, défendant notamment un contrôle migratoire renforcé.  “Exacerber la peur ne suffit pas pour gouverner un pays”, a-t-elle cependant déclaré après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Santiago.José Antonio Kast, 59 ans, fils d’un ancien soldat allemand qui a servi pendant la Seconde Guerre mondiale puis a émigré au Chili, brigue la présidence pour la troisième fois. Son discours cible les 337.000 étrangers en situation irrégulière, en majorité des Vénézuéliens, dans un contexte d’inquiétude face à l’arrivée de groupes criminels étrangers. Une majorité de Chiliens associe la montée de la criminalité à l’immigration irrégulière.”Nous avons besoin d’unité pour affronter les problèmes (…) liés à la sécurité”, a déclaré le dirigeant du Parti républicain, père de neuf enfants, en votant dans la capitale. Il promet des expulsions massives, la construction d’un mur à la frontière, le renforcement de l’armement de la police et le déploiement de l’armée dans les zones critiques.Johannes Kaiser, lui, porte des propositions encore plus radicales. Le député libertarien de 49 ans promet lui aussi des expulsions massives, mais veut en outre envoyer les migrants ayant un casier judiciaire dans la mégaprison construite par le président Nayib Bukele au Salvador.”Ce qui se joue ici, c’est de savoir si la déconnexion de l’Amérique latine avec les États-Unis et le monde libre va continuer de s’accentuer”, a-t-il déclaré en réponse à une question de l’AFP après avoir voté à Santiago. Le scrutin fait figure de test pour la gauche sud-américaine, battue récemment en Argentine et en Bolivie, et confrontée à des élections décisives en Colombie et au Brésil en 2026.Les Chiliens renouvellent également la Chambre des députés et la moitié du Sénat.

Mondial-2026: Mission remplie sans saveur en Azerbaïdjan pour la bleusaille

L’équipe des remplaçants français s’est logiquement imposée en Azerbaïdjan (3-1), après un début de match raté, mais peu de joueurs ont marqué des points, dimanche à Bakou pour la fin des qualifications du Mondial-2026.Les places sont chères pour compléter la liste du mois de mai. Certains jeunes internationaux ont su saisir l’aubaine, avec un onze de départ entièrement renouvelé après la victoire contre l’Ukraine (4-0) qui a composté le billet pour la Coupe du monde.Maghnès Akliouche (30) a ouvert son compteur en sélection et Malo Gusto a signé deux passes décisives, une pour le Monégasque, une pour Jean-Philippe Mateta (17).L’attaquant de Crystal Palace est très loin de la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada (11 juin-19 juillet), il a profité des nombreuses absences pour découvrir la sélection (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram…) mais il a signé son deuxième but en trois sélections.Sa réalisation, d’une puissante tête en extension sur un centre de Gusto, illustre bien son profil d’avant-centre de pointe qui a conduit Didier Deschamps à l’appeler.- “Semaine positive” pour Akliouche -Le capitaine Kylian Mbappé rentré à Madrid pour ménager sa cheville droite, après avoir qualifié les Bleus d’un doublé contre l’Ukraine jeudi (4-0), “pour les joueurs à vocation offensive, ce sera un match pour pouvoir marquer des points et faire des stats”, avait prévenu le capitaine d’un soir Ibrahima Konaté.Dans ce match sans enjeu, Akliouche a essayé d’éclairer le jeu avant d’être relayé par Rayan Cherki (62), qui avait déçu contre l’Ukraine dans un rôle de meneur axial.”C’est important d’être décisif pour un joueur offensif comme moi, je suis content, a réagi le jeune Monégasque (23 ans) qui vivait sa première titularisation en cinq sélections. La semaine a été positive.”Hugo Ekitike, après une entrée “tonitruante” selon le sélectionneur contre l’Ukraine, où il a marqué son premier but, a été moins en vue.Enfin Christopher Nkunku a produit un match trop neutre, avec tête non cadrée (27), contre un adversaire nettement inférieur, mais qui ne s’est jamais découragé dans son stade Tofiq Bahramov où le public enthousiaste a même fait la “ola” à 3-1.- Khéphren Thuram a cru marquer -“Il y a beaucoup de joueurs offensifs” qui aspirent à une place dans la liste pour le Mondial, “en comptant les nombreux absents sur ce rassemblement”, a prévenu Deschamps, qui dévoilera sa liste “mi-mai”.Autre aspirant au grand voyage américain cet été, mais au milieu de terrain, Khéphren Thuram a vraiment cru marquer lui aussi son premier but en Bleu, mais il a vu l’arbitrage vidéo lui refuser ce plaisir une fois (41), puis il a été frustré une seconde fois quand le but du 3-1 sur une de ses frappes a finalement été attribué au gardien Shakhrudin Magomedaliyev (45).Mais son duo avec Warren Zaïre-Emery a globalement contrôlé les Azerbaïdjanais.En revanche, Lucas Chevalier n’a pas pu marquer les esprits pour sa première sélection, lui qui rencontre quelques difficultés pour totalement convaincre au Paris Saint-Germain.Il n’est pas resté invaincu plus de trois minutes car les Bleus ont complètement raté leur début de match, comme s’ils étaient déjà en vacances, et encaissé dès la 4e minute le premier but de l’histoire de l’Azerbaïdjan contre la France.Renat Dadashov a trop facilement marqué au coeur d’une défense passive, après un débordement de Rahman Dashdamirov pas contenu par Malo Gusto.Le latéral droit de Chelsea s’est racheté en adressant un bon centre pour Mateta qui a vite égalisé, et les Tricolores se sont ressaisi.Mais Chevalier comme Gusto ont une place bien assurée dans la hiérarchie Bleue, comme doublures de Mike Maignan et Jules Koundé.La relève Bleue n’a plus montré grand-chose dans une seconde période éteinte. Pas sûr que ça suffise pour gagner une place dans la liste.

Les Chiliens aux urnes sur fond d’insécurité et de poussée de l’extrême droite

Les Chiliens votent dimanche pour élire leur président, au terme d’une campagne centrée sur le crime organisé et les promesses de l’extrême droite d’expulsions de migrants sans-papiers, qui ont mis la gauche sur la défensive.”Il faut améliorer la question de la délinquance. Tout est horrible (…) Un changement est nécessaire”, déclaré à l’AFP Joaquin Castillo, un étudiant de 23 ans en votant à Santiago.Pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet en 1990, la droite radicale pourrait revenir au pouvoir.La communiste Jeannette Jara, candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir, arrive en tête des sondages, devant son rival d’extrême droite José Antonio Kast. Mais lors d’un probable second tour, elle est donnée battue par un candidat de droite ou d’extrême droite, du fait du report des voix.L’extrême droite est aussi portée par Johannes Kaiser, député libertarien en forte progression dans les sondages, souvent présenté comme la version chilienne du président argentin Javier Milei.Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs du continent, la criminalité y a sensiblement augmenté. Le taux d’homicides a augmenté de 2,5 à 6 pour 100.000 habitants en une décennie et 868 enlèvements ont été recensés l’an dernier, en hausse de 76% par rapport à 2021, selon les autorités.- “Besoin d’unité” -Cette violence inédite a éclipsé les aspirations de changement qui avaient porté au pouvoir en 2022 le président de gauche Gabriel Boric et sa promesse, finalement avortée, d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de Pinochet.”Il manque de la poigne au Chili, on est trop laxistes (…) Il faut fermer la frontière et renvoyer tous les sans-papiers”, a déclaré à l’AFP Raul Lueiza, un ouvrier du bâtiment de 64 ans, après avoir voté dans un quartier populaire de Santiago.La campagne a ainsi été dominée par les discours sécuritaires, auxquels Jeannette Jara elle-même s’est ralliée. Membre du Parti communiste depuis l’adolescence, l’ancienne ministre du Travail de 51 ans assure n’avoir “aucun complexe en matière de sécurité”, défendant notamment un contrôle migratoire renforcé.  “Exacerber la peur ne suffit pas pour gouverner un pays”, a-t-elle cependant déclaré après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Santiago.”Si je suis élue présidente, j’espère qu’au Chili la sécurité de pouvoir finir le mois deviendra une réalité, ainsi que la sécurité de vivre dans un quartier plus tranquille”, a-t-elle ajouté.José Antonio Kast, 59 ans, fils d’un ancien soldat allemand ayant servi dans l’armée d’Hitler et émigré au Chili après la Seconde Guerre mondiale, brigue la présidence pour la troisième fois. Son discours cible les 337.000 étrangers en situation irrégulière, en majorité des Vénézuéliens, dans un contexte d’inquiétude face à l’arrivée de groupes criminels étrangers. Une majorité de Chiliens associe la montée de la criminalité à l’immigration irrégulière.”Nous avons besoin d’unité pour affronter les problèmes (…) liés à la sécurité”, a déclaré le dirigeant du Parti républicain, père de neuf enfants, en votant dans la capitale. Il promet des expulsions massives, la construction d’un mur à la frontière, le renforcement de l’armement de la police et le déploiement de l’armée dans les zones critiques.Johannes Kaiser, lui, porte des propositions encore plus radicales. Le député libertarien de 49 ans promet lui aussi des expulsions massives, mais veut en outre envoyer les migrants ayant un casier judiciaire dans la mégaprison construite par le président Nayib Bukele au Salvador.”Ce qui se joue ici, c’est de savoir si la déconnexion de l’Amérique latine avec les États-Unis et le monde libre va continuer de s’accentuer”, a-t-il déclaré en réponse à une question de l’AFP après avoir voté à Santiago. Le scrutin fait figure de test pour la gauche sud-américaine, battue récemment en Argentine et en Bolivie, et confrontée à des élections décisives en Colombie et au Brésil en 2026.Le vote étant obligatoire (au risque d’une amende), une forte participation est attendue. De longues files étaient visibles à la mi-journée dans de nombreux bureaux de vote. Les premiers résultats sont attendus environ deux heures après la fermeture des bureaux, prévue à 16H00 (19H00 GMT).Les quelque 15,6 millions d’électeurs renouvellent également la Chambre des députés et la moitié du Sénat.

Le pape appelle les dirigeants mondiaux à tendre la main aux pauvres

Le pape Léon XIV a dénoncé la pauvreté dimanche à Rome, exhortant les dirigeants mondiaux et les catholiques à tendre la main aux personnes marginalisées à l’occasion d’un “Jubilé des pauvres”.Le pape américain a fait de la justice sociale un thème central de son pontificat, qui en est à son sixième mois depuis sa nomination …

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Libéré par le Venezuela, le Français Camilo Castro est arrivé en France

Le Français Camilo Castro, libéré par le Venezuela après y avoir été détenu depuis fin juin, a atterri dimanche à l’aéroport d’Orly, près de Paris, a-t-on appris de source proche du dossier.A sa descente d’avion vers 16H20, il a demandé à bénéficier d’un moment d’intimité avec sa famille, a ajouté cette source. Ce professeur de yoga …

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A Berlin, une chaîne de cafés bon marché goûte au succès et au vandalisme

Bon marché et service automatisé: la start-up allemande LAP Coffee, soutenue par de gros investisseurs, s’impose avec ses devantures bleu électrique dans Berlin. Un modèle qui inquiète les cafés indépendants et a fait naître un mouvement de contestation teinté de vandalisme.Dans le quartier bobo huppé de Prenzlauer Berg, le menu affiché à l’extérieur est sans …

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“Vive la liberté”: Camilo Castro de retour en France après cinq mois de détention au Venezuela

“Vive la liberté”: Camilo Castro, un Français détenu au Venezuela depuis juin, est rentré dimanche en France, au lendemain de sa libération, visiblement ému et éprouvé.Ce professeur de yoga de 41 ans a atterri dans l’après-midi à l’aéroport parisien d’Orly.”Vive la liberté, vive l’égalité et vive la fraternité. Puissent tous les êtres sur cette terre vivre libre de toute souffrance”, a-t-il déclaré, des sanglots dans la voix, au côté de sa famille et du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot venus l’accueillir.”On ne peut pas se représenter (l’émotion que cela représente, NDLR) par rapport à toutes les joies qu’on a dans la vie, toutes les bonnes surprises, tous les soulagements”, avait réagi plus tôt à l’AFP la mère de M. Castro, Hélène Boursier.Sa libération a été annoncée au petit matin par le président Emmanuel Macron, qui a remercié sur X “tous ceux qui ont œuvré à sa libération” et assuré que “la France avance parfois sans bruit, mais toujours avec détermination et sang-froid”.Camilo Castro avait disparu le 26 juin au poste-frontière de Paraguachon, séparant le Venezuela de la Colombie, où il réside. Il s’y était rendu pour renouveler son visa de séjour colombien, selon sa famille, avant de disparaître.Les autorités vénézuéliennes ont tardé à reconnaître qu’elles le détenaient et n’ont jamais communiqué le motif de son arrestation.Elles l’accusaient d’entrée illégale sur le territoire, ont indiqué les autorités françaises, qui jugent cette accusation “sans fondement”.Selon son beau-père, Yves Guibert, “il a été arrêté parce qu’il était Français, essentiellement pour ça, et accusé injustement d’être un agent de la CIA, ce qu’il n’était absolument pas”.Ses conditions de détention ont été “extrêmement difficiles”, a-t-il ajouté, disant avoir “une pensée particulière pour tous les otages français qui sont enfermés à l’étranger”.- “Aucune contrepartie” -Il n’y a eu “aucune contrepartie” pour sa libération, a pour sa part assuré Jean-Noël Barrot.”Je salue le geste des autorités vénézuéliennes. Je remercie tout particulièrement mes homologues brésiliens et mexicains qui ont passé un certain nombre de messages en lien étroit avec moi”, a-t-il ajouté.Ce succès pour la diplomatie française survient après la sortie de prison, le 4 novembre, de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français détenus en Iran depuis trois ans et désormais hébergés à l’ambassade de France à Iran, et la grâce obtenue le 12 novembre par l’Allemagne de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré pendant un an par l’Algérie et désormais soigné en Allemagne.”Le Quai d’Orsay, au-delà de négocier la libération de nos ressortissants lorsqu’ils sont retenus en otages ou en détention arbitraire, suit la situation de plus de 2.000 Français qui sont en détention ou en rétention à l’étranger”, a rappelé le ministre.Camilo Castro a indiqué à ses proches vouloir que “la lutte continue pour ses codétenus, parce qu’il y a des personnes de toutes nationalités qui sont encore là-bas”, selon Thierry Galvez, coresponsable d’Amnesty International Midi-Pyrénées où est installé sa famille.”Ce n’est pas parce que pour nous ça se termine bien qu’on va s’arrêter là. On pense aux autres, on ne va pas les oublier”, a martelé sa mère, militante de longue date d’Amnesty International.- “Diplomatie des otages” -Le Venezuela est considéré comme un pays ayant recours à la pratique de la “diplomatie des otages”, à l’instar notamment de l’Iran, arrêtant des ressortissants étrangers utilisés ensuite comme levier de négociation.Selon l’ONG vénézuélienne Provea, 85 ressortissants étrangers étaient détenus début novembre au Venezuela. Parmi eux, une vingtaine de Colombiens, autant d’Espagnols et deux Français (dont Camilo Castro).Cette libération intervient dans un contexte de vives tensions entre le Venezuela et les Etats-Unis.Washington mène depuis septembre des frappes aériennes au large de l’Amérique latine contre des navires présentés, sans preuve, comme appartenant à des trafiquants de drogue et ont promis une récompense pour la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.Les frappes américaines, critiquées par Paris, ont coulé au moins 21 navires dans les eaux internationales et fait au moins 80 morts.Selon Caracas, Washington utilise la lutte antidrogue comme prétexte pour imposer un changement de gouvernement à la tête du Venezuela et s’emparer du pétrole du pays.burs-mra/sva/clr