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Les métallos de Novasco fixés lundi sur leur sort

Le tribunal de Strasbourg scelle lundi matin le sort de l’aciériste en déroute Novasco (ex-Ascometal) et ses 700 salariés, avec comme plus probable scénario une reprise à minima accompagnée d’une lourde casse sociale dans un secteur sinistré.Le jugement doit être annoncé lors d’une audience de la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg qui s’ouvre à 09h00.A la même heure, une assemblée générale est prévue à l’aciérie mosellane d’Hagondange, plus grand site du groupe avec 434 salariés, “pour discuter et voter des actions”, affirme Yann Amadoro, délégué syndical CGT, à l’AFP.Car depuis mercredi, ils savent que c’est fini: l’offre favorisée, déposée par un consortium d’investisseurs réunis autour de Julien Baillon, à la tête de la PME ardennaise Métal Blanc, ne porte que sur l’acquisition de l’usine de Lefrinckoucke, près de Dunkerque, avait indiqué mercredi l’un des avocats du Comité central d’entreprise, Laurent Paté à l’issue d’une audience à huis clos du tribunal.Les trois autres sites à Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle) et Hagondange (Moselle) seraient ainsi promis à la liquidation. Sur un effectif total actuel de 696 salariés, seuls 144 salariés à Lefrinckoucke conserveraient leur emploi, selon M. Amadoro.L’autre candidat, l’industriel français Europlasma, proposait de reprendre tous les sites de Novasco, mais au prix de licenciements massifs à Hagondange où seuls 75 emplois auraient été sauvés sur 450. Son dossier a toutefois “présenté des faiblesses”, selon Me Paté. Quelques heures avant l’annonce de la décision de justice, le gouvernement a annoncé qu’il allait poursuivre en justice le britannique Greybull, un repreneur “voyou” tenu pour responsable de la situation critique de l’aciérie Novasco.Dans une interview exclusive à l’AFP, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a déclaré qu’il allait “saisir les tribunaux” contre le fonds d’investissement Greybull qui avait repris le métallurgiste en 2024 et n’a pas tenu ses engagements. – “Voleurs” -Novasco, qui fabrique des aciers spéciaux, notamment pour le secteur automobile, en est à son quatrième redressement judiciaire depuis 2014.Ses déboires ne sont pas uniques en Europe, où l’industrie sidérurgique multiplie les plans de licenciements, souffrant entre autres de la concurrence chinoise, des coûts élevés de l’énergie, ainsi que des difficultés des constructeurs automobiles, gros consommateurs d’acier.L’épilogue est particulièrement douloureux pour les métallos de l’usine de Moselle et tout le département déjà durement éprouvé par la désindustrialisation.Vendredi déjà, près de 200 d’entre eux se sont mobilisés sur place, brûlant des pneus avant de lancer une opération escargot sur l’A31 entre Metz et le Luxembourg. Des croix jaunes et rouges étaient posées contre le mur de Novasco à Hagondange, avec des pancartes où on pouvait lire “Voleurs”, “Menteurs” ou “Que fait l’État”.Les salariés se battent désormais afin obtenir des conditions de départ améliorées.L’espoir – ténu – d’une nationalisation s’est envolé après une rencontre jeudi des syndicats avec le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin qui s’est selon eux montré peu encourageant sur ce point. – Non-sens – “Le ministre a rappelé qu’il était en contact avec l’actionnaire”, Greybull, “et réitéré son souhait que le site ne soit pas démantelé et, s’il venait à être liquidé, reste prêt à accueillir un site industriel rapidement”, a déclaré son entourage. Mais les représentants du personnel ne se font aucune illusion sur une éventuelle contribution financière de ce fonds d’investissement qui n’a déjà pas tenu ses engagements pris lors de la reprise du groupe en 2024.Greybull n’avait injecté que 1,5 million sur les 90 millions d’euros promis, tandis que l’Etat avait rempli globalement son engagement d’investir 85 millions, selon les syndicats.”J’estime qu’il doit aux salariés, aux habitants d’Hagondange et à tout ce territoire 88,5 millions d’euros”, a souligné lundi Sébastien Martin, annonçant qu’il allait “engager toute action utile sur le plan tant civil que pénal afin de mettre en cause la responsabilité” de Greybull.

Le gouvernement britannique défend sa réforme contre l’immigration irrégulière

Le gouvernement travailliste au Royaume-Uni a défendu dimanche sa vaste réforme qui restreint la protection accordée aux demandeurs d’asile, assurant que le sujet ultra-sensible de l’immigration irrégulière “déchire” le pays.Deux mesures phares de ce plan, dont la présentation détaillée doit se tenir lundi au Parlement, ont été dévoilées samedi soir par le ministère de l’Intérieur.Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront “forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr” et la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile. Interrogée dimanche sur la BBC et Sky news, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a défendu en bloc ces premières mesures.Née dans une famille originaire du Pakistan, elle a déclaré à la BBC que si “l’immigration fait absolument partie” de son expérience de vie, elle ressent “un devoir moral” de lutter contre l’immigration irrégulière qui “déchire notre pays”.Cette immigration “divise les communautés, les gens constatent une énorme pression dans leurs communautés et ils voient également un système qui est défaillant (…)”, a-t-elle assuré.L’association britannique Refugee Council a quant à elle qualifié ces mesures de “dures” et “inutiles”.Arrivé au pouvoir en juillet 2024, le gouvernement de Keir Starmer est sous pression quasi-quotidienne pour freiner les arrivées de migrants.- Plus de 39.000 arrivées -Depuis plusieurs mois, il est largement devancé dans les sondages par le parti Reform de Nigel Farage. Cet été, de nombreuses manifestations ont eu lieu devant des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile et une manifestation organisée par l’extrême droite à Londres mi-septembre a réuni jusqu’à 150.000 personnes.Dans ce contexte, le gouvernement a promis de faire baisser le nombre de migrants qui traversent la Manche à bord d’embarcations de fortune. Un accord a été conclu cet été avec Paris qui consiste à renvoyer en France des migrants arrivés au Royaume-Uni à bord de ces embarcations. Reste que depuis le 1er janvier, 39.292 personnes ont débarqué sur les côtes anglaises, un chiffre qui dépasse celui de l’année 2024 (36.816).Réagissant aux annonces britanniques, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a estimé dimanche sur les médias France Inter, franceinfo TV et Le Monde que celles-ci répondent “aux attentes” de ses voisins européens.- “Superficielles” -Au Royaume-Uni, la restriction de la protection des réfugiés était une mesure jusqu’ici défendue par Nigel Farage, qui avait annoncé qu’en cas d’arrivée au pouvoir, il obligerait les migrants – y compris ceux déjà régularisés – à demander un visa tous les cinq ans.Le nouveau système, largement inspiré du modèle restrictif danois, réduira la durée de leur séjour de cinq ans à 30 mois, et multipliera par quatre, de cinq à 20 ans, le délai nécessaire pour demander à devenir résident permanent.Les réfugiés qui souhaitent devenir résidents permanents plus vite “devront travailler ou étudier”, selon le ministère.Quant aux aides sociales, le gouvernement veut les supprimer  “pour ceux qui ont le droit de travailler et qui peuvent subvenir à leurs besoins”.Le gouvernement entend également accélérer les expulsions avec le passage d’une loi qui encadrerait les recours à la Convention européenne des droits de l’homme, a indiqué le ministère dimanche.In fine, ces réformes permettront de “bloquer les recours interminables, empêcher les demandes de dernière minute et augmenter les expulsions de ceux qui n’ont aucun droit d’être ici”, a réagi Keir Starmer, cité dans le communiqué.L’opposition conservatrice a elle dénoncé des mesures “superficielles” qui “ne feront pas une grande différence”. Sur la BBC, la ministre s’est dit consciente qu’elle allait devoir convaincre “les gens dans tout le pays, pas seulement au Parlement (…) que ces réformes peuvent fonctionner”.La première étape sera sans doute de convaincre l’aile gauche de son parti.Fin juin, le gouvernement avait été contraint de reculer sur son projet de loi visant à couper dans les allocations aux personnes handicapées à la suite de la mobilisation d’une centaine de députés de son camp.

L’Equateur se prononce contre le retour des bases militaires étrangères, selon des résultats partiels

Les Equatoriens ont rejeté dimanche le retour des bases militaires étrangères et l’élaboration d’une nouvelle Constitution, selon les premiers résultats d’un référendum, un revers pour le président allié des Etats-Unis Daniel Noboa, qui a promis de respecter l’issue du scrutin.Quelque 61% des votants refusent de lever l’interdiction des bases étrangères et 62% s’opposent à la …

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Présidentielle au Chili: la communiste Jara et l’ultraconservateur Kast au deuxième tour

La communiste Jeannette Jara et l’ultraconservateur José Antonio Kast s’affronteront au second tour de la présidentielle chilienne, finalistes d’un premier tour marqué par la crainte croissante de la criminalité, un thème qui joue en faveur du candidat d’extrême droite.Mme Jara, la candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir recueille 26,85% des suffrages, contre …

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Un sommet Choose France dédié aux entreprises tricolores

Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, ouvre lundi sa première “édition France”, pour mettre à l’honneur les entreprises tricolores qui investissent dans le pays, alors que l’incertitude politique continue de peser sur le monde économique.Lors de cette version franco-française de l’événement, plus de “30 milliards d’euros d’investissement français” seront annoncés dont 9,2 milliards d’euros de projets nouveaux, a annoncé le ministère de l’Economie dimanche soir.Ces 30 milliards d’investissements “concernent 151 projets répartis partout en France”, a ajouté le ministère.  Avant de prononcer le discours d’ouverture du sommet à la mi-journée, le ministre de l’Economie Roland Lescure se rendra lundi matin avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, sur un site du groupe L’Oréal à Gauchy, dans l’Aisne.Le leader mondial de la beauté a profité de la visite pour annoncer lundi un investissement de 60 millions d’euros dans son usine de parfum de luxe inaugurée en 1986. Ces trois dernières années, le groupe a investi 500 millions d’euros en France.Sur TF1 lundi matin, le ministre de l’Economie Roland Lescure a annoncé qu’Opella, qui produit le Doliprane “va augmenter de manière très importante la fabrication”. “On produit aujourd’hui 450 millions de boîtes de Doliprane en France. Demain, ce sera 600 millions de boîtes” grâce à “des extensions de production à Lisieux et à Compiègne”, a précisé le ministre.Il a également pris l’exemple de Thésée, un centre de données dans les Yvelines, “qui va rajouter 60 millions d’euros pour augmenter les capacités de production”.- Discussions sur le budget -Le sommet réunira, à la Maison de la Chimie à Paris, 200 acteurs économiques (grands groupes, PME, start-ups, ETI…) mais également des fédérations professionnelles et des organisations syndicales et patronales alors que le climat d’instabilité politique pèse sur les décisions des acteurs économiques. Selon le baromètre trimestriel Bpifrance Le Lab et Rexecode publié mercredi, 39% des dirigeants de PME et de très petites entreprises (TPE) prévoient d’investir cette année, alors qu’ils étaient 45% à en avoir l’intention en septembre. C’est le niveau le plus faible observé depuis la crise sanitaire.”L’évènement d’aujourd’hui a deux objectifs: dire merci à ceux qui ont le courage d’investir en France, mais aussi les écouter”, a affirmé Roland Lescure sur la chaîne TF1, reconnaissant qu'”il y a un certain nombre d’interrogations de la part des investisseurs, des industriels français, notamment face aux discussions budgétaires.”Tous les ministres de Bercy seront là, le Premier ministre sera là aussi pour échanger avec les entreprises sur le budget”, a-t-il ajouté, invitant les dirigeants a exprimer leurs “doutes et inquiétudes” vis-à-vis du budget.Ces derniers jours, des représentants du patronat se sont élevés contre la “surenchère fiscale” dont font preuve selon eux les députés, ou la suspension de la réforme des retraites, qualifiée d'”erreur fatale” par le président du Medef Patrick Martin.L’examen du projet de loi de finances 2026 reprend lundi à l’Assemblée, avec le risque d’être transmis au Sénat sans vote sur l’ensemble du texte, comme celui de la Sécurité sociale mercredi, faute de temps.Ce sort incertain des textes budgétaires au Parlement est en toile de fond de Choose France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin participeront ainsi en début d’après-midi à une table-ronde intitulée “Budget 2026: construire le compromis, pour la stabilité et l’investissement”.- Tous les secteurs concernés -Les secteurs représentés au sommet vont de l’énergie à l’agroalimentaire, en passant par la santé, la chimie ou le spatial. Des secteurs considérés comme “stratégiques” seront mis en avant: “la transition écologique et énergétique, l’intelligence artificielle, le numérique”, notamment.Sur les 30 milliards d’euros évoqués, il y a “21,2 milliards d’euros d’investissements déjà annoncés par les différentes entreprises ces 12 derniers mois”, et “9,2 milliards d’euros de projets totalement nouveaux”, selon Bercy.Sanofi annoncera une enveloppe de 700 millions d’euros d’investissements “sur une année glissante” en 2025-2026 concernant des projets “déjà engagés” mais aussi “d’autres à venir”.Sera aussi mise en avant la construction d’une usine de freins carbone par Safran dans l’Ain, un investissement de plus de 450 millions d’euros à terme.L’entreprise HoloSolis a, elle, annoncé dimanche avoir sécurisé “plus de 220 millions d’euros” d’investissements publics et privés sur les 850 millions d’euros nécessaires à son projet de “plus grande” usine de panneaux solaires d’Europe, en Moselle.Le lundi après-midi sera consacré à plusieurs tables rondes présidées par des ministres avec des entreprises. La journée sera clôturée par un dîner à l’Elysée, hors presse.kap-meh-tg-mpa-mvn/uh/vmt

Présidentielle au Chili: la communiste Jara et l’ultraconservateur Kast au deuxième tour

La communiste Jeannette Jara et l’ultraconservateur José Antonio Kast s’affronteront au second tour de la présidentielle chilienne, finalistes d’un premier tour marqué par la crainte croissante de la criminalité, un thème qui joue en faveur du candidat d’extrême droite.Mme Jara, la candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir recueille 26,85% des suffrages, contre 23,92% pour M. Kast, selon les résultats du Service électoral (Servel), portant sur plus de 99% des bulletins dépouillés. Ils s’affronteront le 14 décembre.Ces résultats “sont une très mauvaise nouvelle pour Jeannette Jara”, commente pour l’AFP Rodrigo Arellano, analyste à l’Université du Développement du Chili. “Toutes les projections de son équipe tablaient sur plus de 30%”, explique-t-il, soulignant que “l’ensemble des candidats de l’opposition la devancent de près du double”.Avant le premier tour, les sondages anticipaient déjà une défaite de Jeannette Jara au second tour face à un candidat de droite ou d’extrême droite, en raison du report des voix.Pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet en 1990, la droite radicale pourrait ainsi revenir au pouvoir au Chili.L’ancienne ministre du Travail a exhorté les électeurs à ne pas laisser la montée de la criminalité les pousser vers l’extrême droite. “Ne laissez pas la peur endurcir vos coeurs”, a-t-elle déclaré, affirmant que la réponse à la criminalité n’était pas de “proposer des idées de plus en plus radicales”.”Nous allons reconstruire” le pays, a lancé pour sa part José Antonio Kast. “L’opposition a vaincu aujourd’hui un gouvernement en échec, mais la seule véritable victoire sera celle où nous vaincrons la criminalité et le narcotrafic, et où nous fermerons nos frontières”, a-t-il ajouté devant ses partisans à Santiago.L’extrême droite était aussi représentée par le député libertarien Johannes Kaiser. Il recueille 13,94% des suffrages, et a immédiatement annoncé qu’il soutiendrait n’importe quel candidat de droite contre la gauche. En hausse dans les sondages ces dernières semaines, il s’est toutefois fait ravir la troisième place par l’économiste iconoclaste Franco Parisi, qui obtient 19,71%. Le candidat du Parti populaire, qui a suggéré de miner la frontière entre le Chili et la Bolivie pour lutter contre l’immigration clandestine, lors d’un entretien à l’AFP en septembre, s’est abstenu dimanche d’apporter son soutien à l’un ou l’autre des candidats au second tour. Face aux discours plus radicaux de la campagne, la candidate de la droite traditionnelle Evelyn Matthei a engrangé 12,46%.Bien que le pays demeure l’un des plus sûrs du continent, la criminalité y a sensiblement augmenté. Le taux d’homicides a augmenté de 2,5 à 6 pour 100.000 habitants en dix ans et 868 enlèvements ont été recensés l’an dernier, en hausse de 76% par rapport à 2021, selon les autorités.- “De la poigne” -Cette poussée de la violence a éclipsé les aspirations de changement qui avaient porté au pouvoir en 2022 le président de gauche Gabriel Boric et sa promesse, finalement avortée, d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de Pinochet.”Il manque de la poigne au Chili, on est trop laxistes (…) Il faut fermer la frontière et renvoyer tous les sans-papiers”, a déclaré à l’AFP Raul Lueiza, un ouvrier du bâtiment de 64 ans, après avoir voté dans un quartier populaire de Santiago.Face à l’inquiétude des Chiliens, Jeannette Jara, 51 ans, s’est elle-même ralliée aux discours sécuritaires, sans vraiment convaincre. Membre du Parti communiste depuis l’adolescence, elle a assuré n’avoir “aucun complexe en matière de sécurité”, défendant notamment un contrôle migratoire renforcé.José Antonio Kast, 59 ans, brigue la présidence pour la troisième fois. Son discours cible les 337.000 étrangers en situation irrégulière, en majorité des Vénézuéliens, dans un contexte d’inquiétude face à l’arrivée de groupes criminels étrangers. Une majorité de Chiliens associe la montée de la criminalité à l’immigration clandestine.Il promet des expulsions massives, la construction d’un mur à la frontière, d’armer davantage la police et de déployer l’armée dans les zones critiques.Plus de 15,6 millions d’électeurs étaient appelés à départager huit candidats, ainsi qu’à renouveler la Chambre des députés et la moitié du Sénat.