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Israël commémore le 7-Octobre, négociations pour mettre fin à la guerre à Gaza

Minute de silence et   recueillement: Israël a marqué mardi le 2e  anniversaire de l’attaque du 7-Octobre, la plus  meurtrière de son histoire, à l’heure où des pourparlers indirects entre émissaires israéliens et le Hamas font poindre l’espoir ténu d’une fin de la guerre à Gaza.A Réïm, sur le site du festival de musique Nova, où plus de 370 personnes ont été tuées par des commandos du Hamas, des dizaines de proches et d’amis des victimes ont observé une minute de silence à 06h29 (03h29 GMT), heure précise du début de l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sud d’Israël. “Je suis ici pour être avec elle, car c’est la dernière fois qu’elle était en vie, ici avec son fiancé, Moshé”, tué lui aussi ce jour-là, a déclaré à l’AFP Orit Baron, 57 ans, mère de Yuval Baron, une des victimes de la tuerie.”C’est comme si en ce moment elle était ici avec moi”, dit-elle, alors que l’écho de tirs d’artillerie et d’explosions se fait entendre dans la bande de Gaza voisine, où l’armée poursuit ses bombardements.Autre temps fort en Israël, une cérémonie organisée à l’initiative des familles des victimes est prévue à la nuit tombée sur l’emblématique “place des Otages” à Tel-Aviv, épicentre de la mobilisation pour la libération des personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre et encore retenues à Gaza. – Déluge de roquettes -Le 7 octobre 2023, couverts par un déluge de roquettes tirés de la bande de Gaza, des milliers de combattants du Hamas percent la barrière de sécurité réputée infranchissable érigée par Israël le long du territoire palestinien, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.Ils attaquent des bases militaires et tue à l’aveugle sur les routes, dans des kibboutz, des villes et des villages.Côté israélien, l’attaque a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une campagne militaire qui a dévasté le territoire palestinien, provoqué un désastre humanitaire et fait selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.160 morts, en majorité des civils. Les chiffres du ministère sont jugés fiables par l’ONU.Pendant ce temps, des pourparlers entre le Hamas et Israël, entamés lundi, se poursuivent via les médiateurs à Charm el-Cheikh en Egypte. Une délégation dirigée par Steve Witkoff, l’émissaire du président américain Donald Trump, doit y arriver mercredi selon le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty.- “Garant” -“A ce stade, le premier garant du succès (de ces pourparlers) est le président Trump qui fait preuve de leadership et de compétence afin de réaliser la stabilité et la paix dans la région”, a-t-il ajouté.Faisant pression à la fois sur le Hamas et sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Trump a annoncé le 29 septembre un plan pour mettre un terme à la guerre à Gaza, prévoyant un cessez-le-feu, la libération des otages, un retrait progressif de l’armée israélienne du territoire palestinien et le désarmement du Hamas.Les négociations en Egypte sont basées sur le plan Trump. Dans sa réponse au plan, le Hamas a accepté de libérer les otages mais réclamé la fin de l’offensive israélienne et le retrait total israélien de Gaza. Il n’a pas mentionné son désarmement. M. Netanyahu a dit soutenir la proposition américaine mais souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza. Le Hamas s’efforce de surmonter “tous les obstacles” susceptibles d’empêcher un accord, a soutenu mardi Faouzi Barhoum, cadre du mouvement, tout en qualifiant le 7-Octobre de “réponse historique” à l’occupation israélienne.- “Rêve” de cessez-le-feu -Dans la bande de Gaza, la population fait face à une situation catastrophique. Dans des paysages de ruines, des centaines de milliers de déplacés s’entassent dans des camps de toiles surpeuplés, manquant de tout à l’instar d’Abir Abou Saïd, un Palestinien de 21 ans qui a perdu sept membres de sa famille.”Je ne sais pas quand cette guerre va s’arrêter. Mon rêve est qu’elle cesse dès maintenant, pas demain”, dit-il à l’AFP. “Je ne fais plus confiance à personne. Les négociateurs israéliens comme le Hamas, ils nous ont tous menti. Nous mourrons à chaque minute.”Le Qatar, pays médiateur dans la guerre à Gaza, a affirmé mardi qu’Israël aurait déjà dû cesser ses opérations militaires conformément au plan Trump. Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a lui prévenu d’une reprise du “combat” dans la bande de Gaza en cas d’échec des pourparlers en Egypte.

Israël commémore le 7-Octobre, négociations pour mettre fin à la guerre à Gaza

Minute de silence et   recueillement: Israël a marqué mardi le 2e  anniversaire de l’attaque du 7-Octobre, la plus  meurtrière de son histoire, à l’heure où des pourparlers indirects entre émissaires israéliens et le Hamas font poindre l’espoir ténu d’une fin de la guerre à Gaza.A Réïm, sur le site du festival de musique Nova, où plus de 370 personnes ont été tuées par des commandos du Hamas, des dizaines de proches et d’amis des victimes ont observé une minute de silence à 06h29 (03h29 GMT), heure précise du début de l’attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sud d’Israël. “Je suis ici pour être avec elle, car c’est la dernière fois qu’elle était en vie, ici avec son fiancé, Moshé”, tué lui aussi ce jour-là, a déclaré à l’AFP Orit Baron, 57 ans, mère de Yuval Baron, une des victimes de la tuerie.”C’est comme si en ce moment elle était ici avec moi”, dit-elle, alors que l’écho de tirs d’artillerie et d’explosions se fait entendre dans la bande de Gaza voisine, où l’armée poursuit ses bombardements.Autre temps fort en Israël, une cérémonie organisée à l’initiative des familles des victimes est prévue à la nuit tombée sur l’emblématique “place des Otages” à Tel-Aviv, épicentre de la mobilisation pour la libération des personnes enlevées durant l’attaque du 7-Octobre et encore retenues à Gaza. – Déluge de roquettes -Le 7 octobre 2023, couverts par un déluge de roquettes tirés de la bande de Gaza, des milliers de combattants du Hamas percent la barrière de sécurité réputée infranchissable érigée par Israël le long du territoire palestinien, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.Ils attaquent des bases militaires et tue à l’aveugle sur les routes, dans des kibboutz, des villes et des villages.Côté israélien, l’attaque a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une campagne militaire qui a dévasté le territoire palestinien, provoqué un désastre humanitaire et fait selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.160 morts, en majorité des civils. Les chiffres du ministère sont jugés fiables par l’ONU.Pendant ce temps, des pourparlers entre le Hamas et Israël, entamés lundi, se poursuivent via les médiateurs à Charm el-Cheikh en Egypte. Une délégation dirigée par Steve Witkoff, l’émissaire du président américain Donald Trump, doit y arriver mercredi selon le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty.- “Garant” -“A ce stade, le premier garant du succès (de ces pourparlers) est le président Trump qui fait preuve de leadership et de compétence afin de réaliser la stabilité et la paix dans la région”, a-t-il ajouté.Faisant pression à la fois sur le Hamas et sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Trump a annoncé le 29 septembre un plan pour mettre un terme à la guerre à Gaza, prévoyant un cessez-le-feu, la libération des otages, un retrait progressif de l’armée israélienne du territoire palestinien et le désarmement du Hamas.Les négociations en Egypte sont basées sur le plan Trump. Dans sa réponse au plan, le Hamas a accepté de libérer les otages mais réclamé la fin de l’offensive israélienne et le retrait total israélien de Gaza. Il n’a pas mentionné son désarmement. M. Netanyahu a dit soutenir la proposition américaine mais souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza. Le Hamas s’efforce de surmonter “tous les obstacles” susceptibles d’empêcher un accord, a soutenu mardi Faouzi Barhoum, cadre du mouvement, tout en qualifiant le 7-Octobre de “réponse historique” à l’occupation israélienne.- “Rêve” de cessez-le-feu -Dans la bande de Gaza, la population fait face à une situation catastrophique. Dans des paysages de ruines, des centaines de milliers de déplacés s’entassent dans des camps de toiles surpeuplés, manquant de tout à l’instar d’Abir Abou Saïd, un Palestinien de 21 ans qui a perdu sept membres de sa famille.”Je ne sais pas quand cette guerre va s’arrêter. Mon rêve est qu’elle cesse dès maintenant, pas demain”, dit-il à l’AFP. “Je ne fais plus confiance à personne. Les négociateurs israéliens comme le Hamas, ils nous ont tous menti. Nous mourrons à chaque minute.”Le Qatar, pays médiateur dans la guerre à Gaza, a affirmé mardi qu’Israël aurait déjà dû cesser ses opérations militaires conformément au plan Trump. Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a lui prévenu d’une reprise du “combat” dans la bande de Gaza en cas d’échec des pourparlers en Egypte.

Lecornu tente d’ultimes négociations sur le budget, Macron lâché par les siens

Au lendemain de sa démission surprise, Sébastien Lecornu rencontre les forces politiques pour “d’ultimes négociations” éclair, comme le lui a demandé le président Emmanuel Macron, lâché jusque dans son propre camp et de plus en plus sous pression face aux appels à dissoudre l’Assemblée ou démissionner.A la tête d’un gouvernement zombie, le Premier ministre démissionnaire a d’abord réuni mardi les responsables de Renaissance, d’Horizons et du MoDem, ainsi que les présidents des deux chambres, Yäel Braun-Pivet et Gérard Larcher. Ils sont convenus de “concentrer” ces discussions de la dernière chance sur le budget et l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.Le chef de file des députés LR, Laurent Wauquiez, et le patron du parti Bruno Retailleau, sont eux reçus séparément à Matignon dans l’après-midi. Et ce alors que M. Wauquiez a regretté devant son groupe que l’échec du très éphémère gouvernement Lecornu ait “abîmé l’image” de son parti, visant en filigrane le ministre de l’Intérieur démissionnaire.Le groupe indépendant Liot doit, lui, être reçu en fin de journée mardi, avant Raphaël Glucksmann. Le Parti socialiste se rendra pour sa part à Matignon mercredi matin, et les Écologistes ont indiqué qu’ils iraient en milieu de journée pour demander “une cohabitation” avec un “Premier ministre de gauche”. Le Rassemblement national a aussitôt décliné l’invitation, réitérant sa demande de dissolution – tout comme La France insoumise.La France est plongée dans une grave crise politique depuis la démission lundi de Sébastien Lecornu, qui venait de nommer 14 heures plus tôt son gouvernement. Le chef de l’État, qui lui a donné jusqu’à mercredi soir pour chercher à aboutir à une “plateforme d’action” pour la “stabilité du pays”, est désormais lâché par les siens. Son ancien Premier ministre et patron d’Horizons, candidat déclaré à la présidentielle, Édouard Philippe, l’exhorte à partir avant la fin de son mandat. Il lui a demandé d’organiser “une élection présidentielle anticipée” après l’adoption d’un budget pour 2026, évoquant un État qui n’est selon lui “pas tenu”.La veille, un autre ex-chef du gouvernement, jadis proche d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal, avait sèchement pris ses distances avec le président dont il ne comprend “plus les décisions”. Mardi, le patron du parti présidentiel Renaissance a toutefois rejeté l’hypothèse d’un départ anticipé du président, arguant que “tout notre équilibre démocratique serait fragilisé”.- La gauche tente de s’unir -Face à la menace de dissolution, les Écologistes et La France insoumise ont appelé toute la gauche à s’unir pour porter un “programme de rupture au pouvoir”. Un message notamment en direction du Parti socialiste, peu enclin à renouer avec la gauche radicale.Le parti d’Olivier Faure a organisé une réunion distincte en visio, à laquelle toutes les organisations de gauche ont participé sauf LFI. Avec une revendication à l’issue: “Nommer à Matignon un Premier ministre qui composera un gouvernement de gauche et écologiste.”A droite, le président des Républicains, Bruno Retailleau, a semé la confusion dans sa propre famille, après avoir été l’un des détonateurs de la crise en menaçant de quitter le gouvernement pour protester contre sa composition.Mardi, il a tempéré sa position, proposant que son parti participe à un gouvernement de “cohabitation” avec la macronie à condition que LR “ne s(‘y) dilue pas”.Dans cette atmosphère, M. Retailleau pourrait-il être sensible aux appels du pied du RN ? Le patron du parti à la flamme Jordan Bardella s’est en tous cas dit “prêt à tendre la main” aux Républicains sur “un accord de gouvernement”, en cas de législatives anticipées.- Macron face à ses “responsabilités” -Quoiqu’il arrive, ces nouvelles tractations, si elles devaient aboutir à un compromis, ne se traduiront pas nécessairement par une reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon, selon l’entourage d’Emmanuel Macron.En cas d’échec, le président prendra ses “responsabilités” selon la même source, faisant planer la menace d’une nouvelle dissolution après celle de l’été 2024.”Il peut réussir”, considérait lundi un conseiller de l’exécutif, “s’il décroche la suspension de la réforme des retraites par exemple”, une exigence des socialistes. Face à l’incertitude politique, les milieux économiques s’inquiètent du décrochage. A l’image du président du Medef Patrick Martin qui a fait part mardi sur franceinfo de sa “colère”.Après la visite d’une exposition sur les victimes de l’attaque du 7-octobre en Israël, M. Lecornu a refusé de s’exprimer directement sur la situation. Mais y a vu un rappel “que de grands maux et de grands défis continuent de peser sur la nation française et sur le monde entier”.

Canada: pour Carney, un nouveau face-à-face à haut risque avec Trump

Le Premier ministre canadien Mark Carney se rend de nouveau à Washington mardi pour rencontrer Donald Trump et tenter d’assouplir certains des droits de douane imposés à son pays, où l’on attend désormais de lui des résultats.Ce sera sa seconde visite à la Maison Blanche depuis son élection en avril alors que la guerre commerciale menée par l’administration Trump a profondément perturbé les relations bilatérales et fragilisé l’économie canadienne.Il sera reçu par le président américain à 11h30 locale (15h30 GMT), avant une réunion dans le Bureau ovale, précédée d’un point presse. C’est un moment toujours délicat pour les dirigeants étrangers de passage à la Maison Blanche, face à un Donald Trump imprévisible, qui n’hésite pas à bousculer parfois ses invités.Les deux dirigeants déjeuneront ensuite ensemble.Selon Ottawa, il s’agit d’une “visite de travail” pour évoquer “les priorités communes dans le cadre d’une nouvelle relation économique et sécuritaire” entre les deux pays.”Le commerce sera l’un des sujets de discussion (mardi), ainsi que d’autres dossiers importants pour le Canada et les États-Unis”, a confirmé lundi Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche. Donald Trump “se réjouit à l’idée d’avoir cette discussion”. Contrairement à d’autres grands alliés des États-Unis, dont l’Union européenne, le Canada n’a pas encore conclu d’accord commercial global avec son voisin et principal partenaire économique. L’enjeu est de taille pour le Canada, dont 75% des exportations partent vers son voisin du sud, et qui a vu son PIB reculer d’environ 1,5% au deuxième trimestre.En face, le président américain s’estime en position de force. Il a déjà imposé des droits de douane aux secteurs canadiens du bois d’œuvre, de l’aluminium, de l’acier et de l’automobile. Il a ajouté lundi les poids lourds importés aux États-Unis, taxés à hauteur de 25% dès le 1er novembre. Et si la grande majorité des échanges reste protégée par l’ACEUM – accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique – celui-ci doit faire l’objet de nouvelles négociations prochainement et Donald Trump souhaite en revoir les termes pour favoriser davantage les industriels américains. – “La pression monte” -Dans ce contexte, l’ancien banquier central, Mark Carney, qui est entré en politique il y a moins d’un an, fait face à des critiques croissantes. Il a mené campagne en expliquant que sa grande expérience de gestion des crises faisait de lui le candidat idéal pour défendre le Canada.Six mois plus tard, “la pression monte pour au moins obtenir une baisse de certains droits de douane, comme ceux qui pèsent sur l’acier et l’aluminium”, explique Daniel Béland, politologue à l’Université McGill de Montréal.”Mark Carney n’a pas le choix, il doit revenir de Washington avec des progrès”, ajoute le professeur, rappelant que le Premier ministre a accepté plusieurs concessions sans rien obtenir en retour pour l’instant.Fin juin, M. Carney a en effet annulé une taxe ciblant les géants technologiques américains sous la pression de Donald Trump qui l’avait jugée “scandaleuse”. Il a également levé une grande partie des droits de douane instaurés par le précédent gouvernement.L’absence de réaction de Washington à ces gestes d’ouverture a suscité de vives critiques de l’opposition au Canada.”Si vous ne revenez qu’avec des excuses, des promesses brisées et des séances de photos, vous aurez laissé tomber nos travailleurs, nos entreprises et notre pays”, a écrit lundi Pierre Poilievre, le chef de l’opposition conservatrice, dans une lettre à Mark Carney.Mais si les Canadiens espèrent des annonces, “ils ont aussi conscience qu’il y a toujours un risque à aller discuter avec Donald Trump. Ces rencontres peuvent facilement dérailler et tout se fait en public”, estime Geneviève Tellier, politologue à l’université d’Ottawa.La semaine dernière, le président américain a de nouveau évoqué son désir de faire du Canada le 51e État américain lors d’un discours devant les généraux et amiraux américains, en parlant de la potentielle participation du pays à son bouclier antimissile “dôme d’or”.”Le Canada m’a appelé il y a quelques semaines, ils veulent en faire partie”, a affirmé Donald Trump. “Donc j’ai dit: pourquoi ne pas simplement nous rejoindre? Devenez le 51e État, et vous l’obtiendrez gratuitement.”

Le Nobel de physique à un trio britanno-franco-américain pour la mise en évidence macroscopique d’un mécanisme quantique

Le prix Nobel de physique 2025 a été décerné mardi à un trio britanno-franco-américain pour la découverte à l’échelle macroscopique de “l’effet tunnel” en mécanique quantique, une science qui décrit le monde de l’infiniment petit.Les trois physiciens ont été récompensés “pour la découverte de l’effet tunnel quantique macroscopique et de la quantification de l’énergie dans un circuit électrique”, a déclaré le comité Nobel.Une question majeure en physique est celle de la taille maximale d’un système pouvant démontrer des effets de mécanique quantique.Cette science contre-intuitive décrit la façon dont les choses fonctionnent à des échelles incroyablement petites – au niveau des particules – où les choses peuvent simultanément exister, ne pas exister et être quelque part entre les deux.Par exemple, lorsqu’une balle ordinaire frappe un mur, elle rebondit. Mais à l’échelle quantique, une particule peut en réalité traverser directement un mur comparable, un phénomène appelé “effet tunnel”.Le prix décerné mardi récompense des expériences menées dans les années 1980 qui ont montré que l’effet tunnel quantique peut également être observé à une échelle macroscopique, impliquant de multiples particules, grâce à l’utilisation de supraconducteurs.Ils ont réalisé une série d’expériences pour démontrer que “les propriétés étranges du monde quantique” peuvent être rendues concrètes dans un système assez grand pour être tenu dans la main, explique l’Académie des sciences de Suède.Leur système électrique supraconducteur pouvait passer d’un état à un autre comme s’il traversait directement un mur. Ils ont également montré que le système absorbait et émettait de l’énergie par quantités de tailles précises, exactement comme le prédit la mécanique quantique.”Ce prix récompense une expérience qui élève l’échelle à un niveau macroscopique, c’est-à-dire à une échelle que nous pouvons comprendre et mesurer selon les normes humaines”, a expliqué pour l’AFP Ulf Danielsson du comité Nobel de physique.- “Fondement de toute technologie numérique” -“C’est merveilleux de pouvoir célébrer la manière dont la mécanique quantique centenaire offre continuellement de nouvelles surprises. Elle est également extrêmement utile car la mécanique quantique est le fondement de toute technologie numérique”, a souligné Olle Eriksson, le président du Comité Nobel de physique.Ces découvertes jettent les bases “pour développer la prochaine génération de technologies quantiques, notamment la cryptographie quantique, les ordinateurs quantiques et les capteurs quantiques”, a ajouté le jury.”C’est la surprise de ma vie!”, a réagi le physicien John Clarke, 83 ans, joint par le comité Nobel lors de la conférence de presse.”Nous n’aurions jamais imaginé que cette découverte ait un tel impact”, a-t-il dit, soulignant que lui et les deux autres lauréats “étaient alors submergés par le poids de la compréhension de la physique et des calculs qui entraient en jeu”.L’exemple le plus probant de l’utilité de cette découverte est le téléphone mobile. “C’est notamment grâce à tous ces travaux que les téléphones portables fonctionnent”, a dit John Clarke.Lui et ses collègues Michel Devoret, 72 ans, et John M. Martinis, né en 1958, travaillent à l’Université de Californie.Pour Eleanor Crane, physicienne quantique au King’s College de Londres, le fait qu’il “soit parti aux Etats-Unis est un exemple de la fuite des cerveaux, un phénomène qui est en train de s’inverser avec la nouvelle administration” Trump, a-t-elle dit à l’AFP.”La coopération est essentielle aux progrès de la science — et en particulier la coopération internationale, sans laquelle une grande partie de ces recherches n’aurait pas pu être réalisée”, a-t-elle ajouté.Les coupes budgétaires décidées par Donald Trump alimentent le débat sur le risque d’affaiblissement de la recherche américaine à moyen terme.L’an dernier, le prix Nobel de physique avait distingué le Britanno-Canadien Geoffrey Hinton et l’Américain John Hopfield pour leurs recherches dès les années 1980 sur les réseaux de neurones artificiels, ouvrant la voie au développement de l’intelligence artificielle contemporaine.A la réception du prix, les deux scientifiques s’étaient dit très inquiets des récentes avancées technologiques de l’IA.Le Nobel consiste en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 11 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros) à partager entre les lauréats.

Le Nobel de physique à un trio britanno-franco-américain pour la mise en évidence macroscopique d’un mécanisme quantique

Le prix Nobel de physique 2025 a été décerné mardi à un trio britanno-franco-américain pour la découverte à l’échelle macroscopique de “l’effet tunnel” en mécanique quantique, une science qui décrit le monde de l’infiniment petit.Les trois physiciens ont été récompensés “pour la découverte de l’effet tunnel quantique macroscopique et de la quantification de l’énergie dans …

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Le Nobel de physique à un trio britanno-franco-américain pour la mise en évidence macroscopique d’un mécanisme quantique

Le prix Nobel de physique 2025 a été décerné mardi à un trio britanno-franco-américain pour la découverte à l’échelle macroscopique de “l’effet tunnel” en mécanique quantique, une science qui décrit le monde de l’infiniment petit.Les trois physiciens ont été récompensés “pour la découverte de l’effet tunnel quantique macroscopique et de la quantification de l’énergie dans un circuit électrique”, a déclaré le comité Nobel.Une question majeure en physique est celle de la taille maximale d’un système pouvant démontrer des effets de mécanique quantique.Cette science contre-intuitive décrit la façon dont les choses fonctionnent à des échelles incroyablement petites – au niveau des particules – où les choses peuvent simultanément exister, ne pas exister et être quelque part entre les deux.Par exemple, lorsqu’une balle ordinaire frappe un mur, elle rebondit. Mais à l’échelle quantique, une particule peut en réalité traverser directement un mur comparable, un phénomène appelé “effet tunnel”.Le prix décerné mardi récompense des expériences menées dans les années 1980 qui ont montré que l’effet tunnel quantique peut également être observé à une échelle macroscopique, impliquant de multiples particules, grâce à l’utilisation de supraconducteurs.Ils ont réalisé une série d’expériences pour démontrer que “les propriétés étranges du monde quantique” peuvent être rendues concrètes dans un système assez grand pour être tenu dans la main, explique l’Académie des sciences de Suède.Leur système électrique supraconducteur pouvait passer d’un état à un autre comme s’il traversait directement un mur. Ils ont également montré que le système absorbait et émettait de l’énergie par quantités de tailles précises, exactement comme le prédit la mécanique quantique.”Ce prix récompense une expérience qui élève l’échelle à un niveau macroscopique, c’est-à-dire à une échelle que nous pouvons comprendre et mesurer selon les normes humaines”, a expliqué pour l’AFP Ulf Danielsson du comité Nobel de physique.- “Fondement de toute technologie numérique” -“C’est merveilleux de pouvoir célébrer la manière dont la mécanique quantique centenaire offre continuellement de nouvelles surprises. Elle est également extrêmement utile car la mécanique quantique est le fondement de toute technologie numérique”, a souligné Olle Eriksson, le président du Comité Nobel de physique.Ces découvertes jettent les bases “pour développer la prochaine génération de technologies quantiques, notamment la cryptographie quantique, les ordinateurs quantiques et les capteurs quantiques”, a ajouté le jury.”C’est la surprise de ma vie!”, a réagi le physicien John Clarke, 83 ans, joint par le comité Nobel lors de la conférence de presse.”Nous n’aurions jamais imaginé que cette découverte ait un tel impact”, a-t-il dit, soulignant que lui et les deux autres lauréats “étaient alors submergés par le poids de la compréhension de la physique et des calculs qui entraient en jeu”.L’exemple le plus probant de l’utilité de cette découverte est le téléphone mobile. “C’est notamment grâce à tous ces travaux que les téléphones portables fonctionnent”, a dit John Clarke.Lui et ses collègues Michel Devoret, 72 ans, et John M. Martinis, né en 1958, travaillent à l’Université de Californie.Pour Eleanor Crane, physicienne quantique au King’s College de Londres, le fait qu’il “soit parti aux Etats-Unis est un exemple de la fuite des cerveaux, un phénomène qui est en train de s’inverser avec la nouvelle administration” Trump, a-t-elle dit à l’AFP.”La coopération est essentielle aux progrès de la science — et en particulier la coopération internationale, sans laquelle une grande partie de ces recherches n’aurait pas pu être réalisée”, a-t-elle ajouté.Les coupes budgétaires décidées par Donald Trump alimentent le débat sur le risque d’affaiblissement de la recherche américaine à moyen terme.L’an dernier, le prix Nobel de physique avait distingué le Britanno-Canadien Geoffrey Hinton et l’Américain John Hopfield pour leurs recherches dès les années 1980 sur les réseaux de neurones artificiels, ouvrant la voie au développement de l’intelligence artificielle contemporaine.A la réception du prix, les deux scientifiques s’étaient dit très inquiets des récentes avancées technologiques de l’IA.Le Nobel consiste en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 11 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros) à partager entre les lauréats.

A Ryad, des humoristes étrangers bousculent les tabous malgré les critiques

Insultes, blagues crues: des stars de la scène anglo-saxonne se sont produites ces derniers jours en Arabie saoudite devant un public parfois mal à l’aise mais souvent hilare, malgré une levée de boucliers à l’étranger autour de leur participation.  Organisé pour la première fois dans la capitale de la monarchie du Golfe, le Riyadh Comedy Festival a divisé le monde du stand-up, avec des humoristes, sensés défendre la liberté d’expression, accusés d’hypocrisie. L’évènement illustre le développement du secteur des divertissements dans le royaume  conservateur, qui cherche à réduire sa dépendance au pétrole, tout en redorant son image ternie par la répression des dissidents et son bilan en matière de droits humains.Mais à Ryad, le public s’est délecté de l’humour grivois de certains artistes, comme l’américain Jeff Ross, 60 ans, qui n’a pas lésiné sur les insultes devant les centaines de spectateurs venus le voir à Ryad.”Lâche-toi!”, lui lancent plusieurs personnes dans la salle, majoritairement composée de Saoudiens. “Je peux dire des choses obscènes? C’est autorisé ici?”, répond-il, visiblement plus amusé qu’inquiet de jouer pour la première fois dans le pays.”Il y a des stars du porno parmi vous?”, demande-t-il à la foule, d’abord gênée. Puis, désignant un spectateur du doigt: “expliquez-lui la blague, il ne peut pas accéder aux sites porno”, lance-t-il, déclenchant les rires d’un public qui s’amuse alors de la référence à l’interdiction des contenus pornographiques dans le pays. Au total, plus d’une cinquantaine d’artistes, majoritairement américains, ont été invités à se produire entre les 26 septembre le 9 octobre. Parmi eux, les superstars de la comédie Dave Chappelle, Pete Davidson, Kevin Hart et Russell Peters, ainsi que des comédiens ouvertement gays et des artistes juifs.  Succédant à Jeff Ross sur les planches d’un théâtre de Boulevard City, véritable temple du divertissement avec ses écrans géants dignes d’un Times Square saoudien, la jeune texane Cristina Mariani n’a pas hésité à faire rire en parlant de sa vie sexuelle. – “Aucun tabou” -“J’ai adoré le spectacle! Ils n’avaient aucun tabou, ils ont parlé de sexe et de sujets dont on n’a pas l’habitude d’entendre parler en public en Arabie saoudite, c’était très rafraîchissant”, témoigne auprès de l’AFP Abdelaziz Rahman, 24 ans, étudiant en médecine. La scène aurait été inimaginable dans le royaume il y a quelques années, quand la police religieuse quadrillait encore les rues pour veiller à la stricte application d’un islam austère. Depuis, des réformes menées sous l’impulsion du prince héritier et dirigeant de facto du royaume, Mohammed ben Salmane, ont transformé la vie dans le pays: la police religieuse a été muselée et des milliards de dollars ont été investis dans le sport et le divertissement.Certains des athlètes les plus célèbres au monde s’y produisent désormais tout comme des stars de la chanson comme Jennifer Lopez et Eminem. Sur scène, Jeff Ross a même ironisé sur les éventuelles limites à la liberté de ton: “qu’est-ce qu’ils vont faire? Me virer? Je ne suis là que pour un seul spectacle”, a-t-il lancé sous les rires. Le comédien s’est toutefois abstenu d’évoquer la famille royale saoudienne ou la religion.Le festival a suscité de vives critiques à l’étranger, où des militants ont dénoncé une tentative du royaume de détourner l’attention de ses violations des droits humains, de la condition des femmes et du nombre élevé d’exécutions.- “Ecoeuré” -Si de grands noms de la scène comique ont participé au festival, d’autres ont pris leurs distances, refusant de se produire à Ryad ou fustigeant leurs collègues qui l’ont fait.”Je suis écœuré et profondément déçu par toute cette affaire immonde. Que des personnes que j’admire, au talent indéniable, cautionnent cette seigneurie totalitaire pour (…) une quatrième maison? Un bateau?”, a écrit l’humoriste David Cross dans une lettre ouverte.Tim Dillon, humoriste et podcasteur populaire, a affirmé que sa participation avait été annulée après des commentaires sur les supposées pratiques de travail illégales dans le royaume. “Dans mon propre pays, où j’ai la liberté de dire ce que je veux, je continuerai à être drôle et à rester moi-même. Ca ne s’achète pas”, a-t-il déclaré dans un podcast. Mais pour les fans de comédie saoudiens, ces critiques relèvent d’un double standard.  “Est-ce qu’on demande aux artistes d’arrêter de se produire aux Etats-Unis parce qu’ils ont Guantánamo?”, s’agace Mohammed Shaalane, 31 ans, employé de banque.”Pourquoi on ne pourrait pas nous aussi voir notre comédien préféré sur scène?”, dit-il à l’AFP.

A Ryad, des humoristes étrangers bousculent les tabous malgré les critiques

Insultes, blagues crues: des stars de la scène anglo-saxonne se sont produites ces derniers jours en Arabie saoudite devant un public parfois mal à l’aise mais souvent hilare, malgré une levée de boucliers à l’étranger autour de leur participation.  Organisé pour la première fois dans la capitale de la monarchie du Golfe, le Riyadh Comedy …

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Syrie: cessez-le-feu entre les autorités et les Kurdes après des affrontements à Alep

Damas a annoncé mardi un cessez-le-feu “global” avec les Kurdes dans l’ensemble de la Syrie, après une rencontre entre le président intérimaire Ahmad al-Chareh et le chef kurde Mazloum Abdi, au lendemain d’affrontements à Alep, dans le nord du pays, qui ont fait deux morts.Depuis la prise de pouvoir par une coalition islamiste en décembre 2024, des affrontements ont opposé les deux parties dans le nord et le nord-est de la Syrie, tandis que l’application d’un accord pour intégrer les forces kurdes à l’armée piétine.L’annonce du cessez-le-feu est intervenue après une rencontre entre Ahmad al-Chareh et Mazloum Abdi à Damas, la première depuis juillet, en présence d’émissaires américains, a indiqué une source gouvernementale à l’AFP.Le ministre syrien de la Défense, Mourhaf Abou Qasra, a annoncé s’être réuni avec Mazloum Abdi et avoir convenu d’un “cessez-le-feu global sur l’ensemble des axes et points de déploiement militaires dans le nord et le nord-est de la Syrie”.Il a ajouté que la mise en œuvre de l’accord commencerait immédiatement.Des affrontements avaient éclaté lundi soir à Alep entre deux quartiers à majorité kurde et les zones tenues par les forces gouvernementales, auxquels un cessez-le-feu local a mis fin à l’aube.Au moins un membre des forces de la Sécurité intérieure et un civil ont été tués dans des bombardements attribués par les médias d’Etat aux forces kurdes présentes dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh.Ces deux quartiers sont contrôlés par des unités kurdes locales liées aux FDS et à leurs forces de sécurité, les Assayich.- Fuite de civils -“Nous avons eu peur et nous avons décidé ce matin de quitter notre maison à Cheikh Maqsoud”, a affirmé à l’AFP Sinan Rajab Bacha, un habitant de 67 ans joint au téléphone.”Nous avons vu un grand nombre de familles fuir Cheikh Maqsoud et Achrafieh”, a-t-il ajouté, précisant que les entrées des deux quartiers étaient bloquées et seule la sortie autorisée aux habitants.Les FDS ont nié toute attaque contre les forces gouvernementales, accusant au contraire des factions pro-Damas d’avoir imposé un siège aux quartiers kurdes et tenté d’y avancer “avec des chars”. Elles ont affirmé que des habitants avaient pris les armes “aux côtés” des forces kurdes pour se défendre.Les FDS s’étaient retirées des deux quartiers en avril dernier dans le cadre d’un accord de désengagement conclu avec le gouvernement. Des combats sporadiques ont opposé les forces kurdes et des forces gouvernementales ou des factions proturques qui leur sont affiliées dans d’autres régions du nord de la Syrie au cours des derniers mois.En mars, Damas et les Kurdes avaient signé un accord d’intégration des institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde dans les institutions nationales.Mais d’importantes divergences entre les deux parties ont retardé jusqu’ici la mise en œuvre de cet accord. Mardi, M. Abdi a évoqué à Damas avec le président intérimaire “les mécanismes d’intégration des FDS au sein de l’armée syrienne”, selon une source proche des participants.Le Commandant militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l’amiral Brad Cooper, et l’émissaire américain Tom Barrack, assistaient à la réunion en tant que médiateurs, selon cette source.Les puissantes FDS, qui contrôlent de vastes parties du nord-est syrien, ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie et sont soutenues par les Etats-Unis qui encouragent également le nouveau pouvoir islamiste à Damas.Les Kurdes réclament notamment un système de gouvernance décentralisé, ce que rejette le nouveau dirigeant islamiste, qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024.Deux provinces du nord-est de la Syrie, sous contrôle des Kurdes, avaient été exclues par le pouvoir central de la consultation qui s’est tenue dimanche pour désigner un Parlement transitoire.