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Viols de Mazan: l’heure du verdict pour l’unique accusé en appel

Husamettin Dogan est-il un violeur, comme le soutient Gisèle Pelicot ? Ou a-t-il été victime d’une machination de Dominique Pelicot ? La cour d’assises du Gard tranche jeudi sur le sort de l’unique accusé des viols de Mazan à avoir maintenu l’appel de sa condamnation.A l’issue de quatre jours d’audience à Nîmes, cet ancien ouvrier de 44 ans au parcours socioprofessionnel chaotique, condamné en première instance à neuf ans de prison pour “viols aggravés”, risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.Une peine cependant peu probable car elle le mettrait sur le même pied que Dominique Pelicot, chef d’orchestre d’une décennie de viols commis sur sa désormais ex-épouse Gisèle, qui avait reçu la peine maximale l’an dernier à Avignon.Les 49 autres condamnés avaient écopé de peines allant de trois ans de prison, dont deux avec sursis, à 15 ans pour un homme venu à six reprises au domicile du couple à Mazan (Vaucluse).C’est là que Dominique Pelicot droguait celle qui est devenue un symbole mondial des violences sexuelles faites aux femmes, avant de la livrer à des inconnus recrutés sur internet.”La peine est à revoir”, a plaidé mercredi Antoine Camus, l’un des avocats de Gisèle Pelicot. “Une victime endormie, on n’y touche pas.”Et d’ajouter: “Après le parcours du combattant mené par Gisèle Pelicot, on espère que ce jury dira haut et fort qu’en France, les droits de l’homme sont aussi ceux de la femme, que le consentement ne se recueille pas auprès du mari, qu’un acte sexuel imposé à un corps endormi est un viol”.- Testament pour les générations futures -Contrairement à la cour criminelle de Vaucluse, composée de cinq juges professionnels, c’est un jury populaire de cinq hommes et quatre femmes, épaulés par trois magistrats, qui rendra sa décision, attendue dans l’après-midi.Avant cela, ils auront écouté le réquisitoire de l’avocat général, Dominique Sié.A Avignon, l’accusation avait réclamé contre M. Dogan une peine de 12 ans de réclusion. Dans un réquisitoire remarqué, qui portait alors sur l’ensemble des accusés, une représentante du ministère public, Laure Chabaud, avait estimé que le verdict devait constituer un “testament pour les générations futures” et rendre “une part de son humanité volée à Gisèle Pelicot”.Un message qu’a fait sien Mme Pelicot, appelant à la barre mercredi à ce “que les victimes n’aient jamais honte de ce qu’on leur a imposé par la force”. – “Jamais eu l’intention” -La défense tentera ensuite de faire entendre les arguments de l’accusé, qui ressort fragilisé par la diffusion à l’audience de vidéos où on le voit se livrer à des pénétrations sexuelles sur une Gisèle Pelicot réduite à un état qu’elle a elle-même comparé à une “anesthésie générale”.Depuis son interpellation en 2021, deux ans après les faits, lors du procès d’Avignon comme devant la cour d’assises de Nîmes, Husamettin Dogan soutient qu’il n’a “jamais eu l’intention” de violer Mme Pelicot et pensait participer au jeu consenti d’un couple libertin.L’une de ses avocates, Sylvie Menvielle, l’a amené sur ce terrain: “Vous aviez conscience de commettre un viol ?””S’il m’avait dit +Viens, je vais te filmer, on va la violer+, je serais jamais allé là-bas !”, lui a-t-il répondu, répétant à l’envi être victime d’une manipulation “inimaginable”.Ses conseils ont fait diffuser à l’audience trois photos montrant une femme ressemblant à Gisèle Pelicot avoir des rapports sexuels avec trois hommes, dont Dominique Pelicot. Images, ont-ils suggéré, qui ont pu servir “d’appât” et contribuer à faire croire à M. Dogan qu’il allait participer à une soirée libertine.Une argumentation balayée l’an dernier par la cour criminelle dans son jugement condamnant tous les accusés, estimant que “chacun était en mesure d’appréhender à sa juste mesure la situation à laquelle il se trouvait confronté lorsqu’il abordait le corps inerte de Gisèle Pelicot”.Gisèle Pelicot l’a redit à sa manière mercredi à l’accusé: “A quel moment je vous ai donné le consentement ? Jamais !”.

Cédric Jubillar face aux accusations de ses anciennes compagnes

Soumis aux coups de boutoir des témoignages accablants de sa mère et d’anciens codétenus, Cédric Jubillar ne devrait pas avoir de répit jeudi à son procès pour meurtre, où seront entendues des ex-compagnes, auxquelles il aurait également confié avoir tué sa femme Delphine.En ce 12e jour d’audience devant la cour d’assises du Tarn, les deux ex-petites amies du peintre-plaquiste de 38 ans seront les derniers témoins, très attendus, de ce procès médiatique, avant l’interrogatoire récapitulatif de l’accusé, vendredi.A Jennifer, sa dernière petite amie, Cédric aurait confié “à plusieurs reprises” cette année avoir “étranglé” sa femme, une fois sur le canapé et une autre fois derrière, à l’intérieur de la maison du couple à Cagnac-les-Mines.Interrogée en juillet dernier par les enquêteurs, la jeune femme, qui avait rencontré l’accusé avant son incarcération et avait ensuite entretenu une relation amoureuse au parloir de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, a affirmé aux gendarmes que Cédric avait même mimé sur elle le geste de l’étranglement, en lui disant: “Si tu me trompes, tu vas finir à côté d’elle”.- Des confessions en question -L’ouvrier en bâtiment, accusé du meurtre de son épouse de 33 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, a toujours nié être responsable de la disparition mystérieuse de l’infirmière. Son corps n’a jamais été retrouvé. Selon l’un de ses avocats, Alexandre Martin, il a nié avoir “fait quelque aveu que ce soit” à Jennifer, qui sera entendue jeudi après-midi. Cédric Jubillar avait néanmoins tenté d’appeler la trentenaire plusieurs fois le 4 septembre en lui laissant un message “réponds quand je t’appelle, tu as peur de quoi?” selon l’avocat de Jennifer. Le parquet a classé sans suite une enquête pour subornation de témoin.Sa petite amie précédente sera également auditionnée sur des révélations que Cédric Jubillar lui aurait faites.  Séverine, avec laquelle il s’était affiché sur Facebook peu de temps après la disparition, secouant son entourage, sera entendue dans la matinée.Mercredi, la mère de Cédric, Nadine, s’est dite “choquée” lorsqu’elle avait appris que son fils vivait aussi rapidement une “aventure” avec une autre femme. Cette quadragénaire, rencontrée lors d’une battue destinée à retrouver des traces de Delphine en avril 2021, a été longuement évoquée mercredi, lors de l’audition devant la cour d’un ancien codétenu de Cédric Jubillar, surnommé “Marco”.Placé à l’isolement à la maison d’arrêt de Seysses en 2021 dans une cellule voisine de celle du peintre-plaquiste, l’ancien prisonnier, désormais en liberté et résidant au Portugal, a dit avoir rencontré à plusieurs reprises Séverine. Selon ses propos, l’accusé lui aurait confié s’être “débarrassé” du corps de Delphine “à la ferme qui a brûlé”, près du village de Cagnac-les-Mines où résidait le couple.A l’occasion de la sortie de prison de Marco, Cédric Jubillar lui aurait, toujours selon cet ancien codétenu, transmis des courriers, dont certains à destination de sa petite amie de l’époque. Il aurait demandé à Marco d’aller s’assurer que l’emplacement du corps de Delphine était sûr, mais également d’incriminer l’amant de son épouse pour faire réorienter l’enquête vers lui.Marco a également affirmé que Séverine, au cours de leurs échanges, lui aurait rapporté une menace proférée par Cédric: “Elle m’a dit qu’il lui avait dit une fois: +je me suis débarrassé de la première, ça ne me coûte rien de me débarrasser de la deuxième+”.- “Des blagues” -Questionné sur les propos souvent décousus de son ancien codétenu, le mis en cause a assuré que “95% de ce qu’il dit est faux”, concédant toutefois avoir dit à Marco ainsi qu’à Séverine qu’il avait placé le corps de Delphine près de la ferme brûlée évoquée dans leurs témoignages. Des “blagues” selon lui. Les fouilles entreprises autour de cette ferme n’ont rien donné.Un temps placée en garde à vue pour recel de cadavre avant d’être relâchée sans être inquiétée, Séverine a déclaré aux enquêteurs qu’il lui “avait dit plusieurs fois qu’il avait fait disparaître son épouse, mais toujours sur le ton de la rigolade”, selon un document judiciaire.

Accord de principe Israël-Hamas pour un cessez-le-feu à Gaza

Après deux ans de guerre, Israël et le Hamas palestinien se sont entendus tôt jeudi sur un cessez-le-feu à Gaza dans le cadre du plan de Donald Trump visant à établir une paix “durable” dans la région.Dans un message sur son réseau Truth Social, le président américain s’est dit “fier d’annoncer qu’Israël et le Hamas ont tous deux accepté la première phase” de son plan de paix pour Gaza, dans le cadre de pourparlers indirects en Egypte.”Cela veut dire que TOUS les otages seront libérés très prochainement et qu’Israël retirera ses troupes jusqu’à la ligne convenue, les premières étapes en vue d’une paix solide, durable et éternelle”, a indiqué le président américain.Le Qatar, pays médiateur, a confirmé “qu’un accord a été conclu ce soir sur toutes les dispositions et les mécanismes de mise en œuvre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui conduira à la fin de la guerre, à la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, et à l’entrée d’aide humanitaire”, par la voix du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari. De son côté, le Hamas a annoncé être parvenu à un accord “prévoyant la fin de la guerre à Gaza”.”C’est un grand jour pour Israël”, a commenté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a remercié Donald Trump et dit réunir dès jeudi son cabinet afin de “ratifier l’accord et rapatrier tous nos précieux otages”. Donald Trump, qui convoite le prix Nobel de la paix, qui doit être annoncé vendredi, avait un peu plus tôt annoncé une possible visite au Moyen-Orient en fin de semaine, jugeant qu’un accord était “très proche”, au quatrième jour de ces négociations à Charm el-Cheikh en Egypte pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu à Gaza.Des sources ayant connaissance du dossier ont indiqué à l’AFP que l’accord sur la première phase du plan serait signée dès jeudi en Egypte. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait auparavant indiqué avoir invité, en cas d’accord, le président américain pour “assister à sa signature”.- “Une fois pour toutes” -“Les combats doivent s’arrêter une fois pour toutes, a réagi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, appelant les parties à “respecter pleinement les termes” de l’accord. “La souffrance doit prendre fin”, a-t-il martelé.Signe des fortes pressions pour conclure un accord, des émissaires de M. Trump ainsi que le Premier ministre du Qatar Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani et le chef des services de renseignement turc Ibrahim Kalin avaient rejoint la station balnéaire de Charm el-Cheikh.Basés sur le plan Trump, les pourparlers, lancés lundi, ont lieu deux ans après le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023.Pendant les discussions, l’armée israélienne a poursuivi ses bombardements meurtriers à travers le territoire palestinien, affamé, assiégé et dévasté, selon la Défense civile locale.- Garanties -Le plan Trump annoncé le 29 septembre prévoit un cessez-le-feu, un échange des otages enlevés le 7 octobre 2023 contre des prisonniers palestiniens retenus par Israël, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas.Selon une source au sein du Hamas, les otages israéliens vivants, estimés à 20 sur les 47 détenus à Gaza, seront libérés contre près de 2.000 détenus palestiniens. Et d’après une source proche du Hamas, “de premières cartes ont été présentées par la partie israélienne concernant le retrait de ses troupes”.La veille, le négociateur en chef du Hamas Khalil al-Hayya avait réclamé des “garanties” de M. Trump que la guerre à Gaza finirait “une fois pour toutes”. Le Hamas a accepté de libérer les otages, mais a aussi réclamé le retrait total israélien de Gaza. Il n’a pas mentionné son propre désarmement, point clé de la proposition. M. Netanyahu a, lui, souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza et répété que le Hamas devait être désarmé.- “Détruire le Hamas” -Le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben Gvir s’est rendu avant l’annonce venue de la Maison Blanche sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, provoquant l’ire du Hamas et de plusieurs pays arabes.”Je prie seulement pour que notre Premier ministre permette une victoire totale à Gaza, afin de détruire le Hamas, avec l’aide de Dieu, et ramener les otages”, a dit M. Ben Gvir, hostile à tout accord.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens, sans toutefois déboucher sur un règlement du conflit.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire qui a dévasté le territoire palestinien, et fait selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.183 morts, en majorité des civils.L’ONU a déclaré l’état de famine dans une partie de Gaza et ses enquêteurs affirment qu’Israël y commet un génocide. Des affirmations rejetées par Israël.

Trump annonce une possible visite au Moyen-Orient et dit qu’un accord est “très proche”

Donald Trump a annoncé mercredi une possible visite au Moyen-Orient en fin de semaine, jugeant qu’un accord était “très proche”, au quatrième jour des négociations en Egypte pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu à Gaza.Son gouvernement semble en tout cas déjà préparer une annonce.Alors que le président américain participait à la Maison Blanche à une réunion retransmise en direct sur la sécurité intérieure, son chef de la diplomatie, Marco Rubio, arrivé de manière impromptue, lui a remis une note manuscrite vue par un photographe de l’AFP.”Il nous faut votre autorisation pour un message sur Truth Social bientôt pour que vous puissiez annoncer l’accord en premier”, peut-on y lire. Le chef de l’Etat américain a peu après mis fin à la réunion et a quitté la salle avec Marco Rubio.Donald Trump a cité l’Egypte comme probable destination, sans exclure une visite dans la bande de Gaza, et déclaré: “Nous partirons probablement dimanche, voire samedi”.- “Très encourageants” -Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a fait état d’indices “très encourageants” concernant les négociations indirectes entre le Hamas palestinien et Israël, et a dit avoir invité, en cas d’accord, le président américain pour “assister à sa signature”.Signe des fortes pressions pour conclure, des émissaires de M. Trump, le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, ainsi que le chef des services de renseignement turc, Ibrahim Kalin, ont été dépêchés dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh.Basés sur le plan Trump, les pourparlers, lancés lundi, se tiennent deux ans après le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Entretemps, l’armée israélienne a poursuivi ses bombardements meurtriers à travers le territoire palestinien, affamé, assiégé et dévasté, selon la Défense civile locale.  – Garanties -Des délégations du Jihad islamique et du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) devaient rejoindre mercredi soir la délégation du Hamas en Egypte, a indiqué un dirigeant du Jihad islamique.Le plan Trump annoncé le 29 septembre prévoit un cessez-le-feu, un échange des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre contre des prisonniers palestiniens retenus par Israël, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas.Le Hamas et M. Netanyahu ont dit soutenir le plan, mais plusieurs points restent en suspens.”Un esprit d’optimisme prévaut”, a déclaré à l’AFP Taher al-Nounou, un dirigeant du Hamas participant aux discussions.Il a ajouté que son mouvement avait échangé avec Israël “des listes de prisonniers (palestiniens) à libérer”. Et selon une source proche du Hamas, “de premières cartes ont été présentées par la partie israélienne concernant le retrait de ses troupes”.La veille, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, avait réclamé des “garanties” de M. Trump que la guerre à Gaza finirait “une fois pour toutes”. Le Hamas a accepté de libérer les otages, mais réclamé la fin de l’offensive israélienne et le retrait total israélien de Gaza. Il n’a pas mentionné son propre désarmement, point clé de la proposition. M. Netanyahu a lui souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza et répété que le Hamas devait être désarmé.- “Détruire le Hamas” -Dans ce contexte d’expectative, le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben Gvir s’est rendu sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, provoquant l’ire du Hamas et de plusieurs pays arabes.”Je prie seulement pour que notre Premier ministre permette une victoire totale à Gaza, afin de détruire le Hamas, avec l’aide de Dieu, et ramener les otages”, a dit M. Ben Gvir, qui est hostile à tout accord.Des mois d’efforts des médiateurs – Qatar, Egypte, Etats-Unis – ont jusqu’à présent échoué à aboutir à un cessez-le-feu durable.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire qui a dévasté le territoire palestinien, et fait selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.183 morts, en majorité des civils.L’ONU a déclaré l’état de famine dans une partie de Gaza et ses enquêteurs affirment qu’Israël y commet un génocide. Des affirmations rejetées par Israël.

Lecornu écarte la dissolution, Macron promet un Premier ministre d’ici vendredi soir

Après deux jours de nouvelles tractations avec les partis signant la fin de sa “mission”, Sébastien Lecornu a écarté mercredi l’hypothèse d’une dissolution et Emmanuel Macron a promis de nommer un Premier ministre d’ici vendredi soir.Encore 48 heures maximum de sursis pour Sébastien Lecornu, qui a démissionné lundi, plongeant un peu plus le pays dans la crise politique. Interrogé au journal de 20H00 de France 2, au sortir d’un entretien d’une heure à l’Elysée avec le chef de l’Etat, M. Lecornu a fait le compte-rendu de ses consultations avec les forces politiques.”J’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures”, a déclaré M. Lecornu sur la chaîne publique.Emmanuel Macron a confirmé ensuite qu’il nommerait un Premier ministre dans ce délai. Un de ses proches n’excluant pas que le gouvernement soit aussi connu d’ici vendredi soir, sans certitude.Interrogé sur la possibilité qu’il soit lui-même reconduit à Matignon, Sébastien Lecornu a dit qu’il ne courait “pas après le job” et que sa mission était mercredi soir “terminée”.”J’ai tout essayé”, a-t-il lâché en se présentant en “moine-soldat”, sans exclure totalement d’être renommé à son poste, dont il a démissionné lundi. Il a esquissé les contours d’une future équipe “complètement déconnectée des ambitions présidentielles”, comme lui-même, après avoir fustigé ces derniers jours “les appétits partisans” qui ont selon lui précipité sa chute.- “Trouver un chemin” -A propos de la réforme impopulaire des retraites, que même son auteure Elisabeth Borne a proposé de suspendre pour obtenir une non censure des socialistes, il a affirmé qu’il fallait “trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme”.Cette suspension coûterait en 2027 “pas moins de trois milliards d’euros”, a-t-il estimé, sans donner les chiffres pour la seule année 2026 qui sépare de l’élection présidentielle. Concernant cette ouverture sur ce totem macroniste, le camp présidentiel est loin d’être unanime. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé sa “gêne” de voir son camp “renoncer aux grandes réformes que nous avons faites”. Le parti Horizons d’Edouard Philippe – après avoir lancé une bombe mardi en réclamant une présidentielle anticipée – a manifesté une opposition catégorique à cette suspension.De son côté, la droite en fait une “ligne rouge”, selon l’entourage du patron des Républicains Bruno Retailleau.La balle est désormais dans le camp d’Emmanuel Macron, acculé de toutes parts depuis la démission précoce du gouvernement lundi, et dont une expression se fait toujours attendre. Jeudi soir, il présidera la cérémonie d’entrée au Panthéon de Robert Badinter, une parenthèse dans la crise actuelle.Interrogé sur les appels à la démission du président, y compris dans son propre camp, Sébastien Lecornu a estimé que ce n’était “pas le moment de changer”. “Cette institution présidentielle, elle doit être protégée, préservée”, a-t-il insisté.Il a promis qu’un projet de budget pour 2026 pourrait être présenté en Conseil des ministres lundi, date butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement. Mais il “ne sera pas parfait” et devra être débattu, a admis M. Lecornu, réitérant son renoncement à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote, pour redonner la main au Parlement.- “Plaisanterie” -Reçus dans la matinée à Matignon, les socialistes continuent de réclamer un Premier ministre de leur camp. Le PS a toutefois pris acte du renoncement au 49.3 et d’un “assouplissement de la trajectoire budgétaire”, avec un déficit 2026 pouvant aller jusqu’à 5% du PIB au lieu de 4,7%.Si le locataire de Matignon était de nouveau issu du camp présidentiel, il s’agirait d’une “ultime provocation”, a tonné la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.Evacuée par M. Lecornu, la dissolution est toujours réclamée à cor et à cri par le Rassemblement national, qui a décliné l’invitation à Matignon et se projette déjà vers des législatives anticipées. “Je censurerai tous les gouvernements jusqu’à obtenir la dissolution (…) La plaisanterie a assez duré”, a martelé Marine Le Pen depuis le Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme).De son côté, la France insoumise s’indigne: “Si on lit entre les lignes on comprend qu’il n’y aura pas de Premier ministre de gauche”, a estimé son coordinateur Manuel Bompard. Les insoumis continuent de réclamer le départ du chef de l’Etat. Mais la motion de destitution d’Emmanuel Macron, soumise au Bureau de l’Assemblée, a été jugée irrecevable. pol-far-lum-ama-are/jmt/ib/jpa

Trump annonce une possible visite au Moyen-Orient, négociations sur une trêve à Gaza

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi une possible visite au Moyen-Orient en fin de semaine, à l’heure où des négociations se tiennent pour le quatrième jour consécutif en Egypte pour tenter de parvenir à un accord de cessez-le-feu à Gaza.Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a fait état d’indices “très encourageants” concernant les négociations indirectes entre le Hamas palestinien et Israël, et dit avoir invité, en cas d’accord, le président américain pour “assister à sa signature”.Signe des fortes pressions pour conclure, des émissaires de M. Trump, le Premier ministre du Qatar Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani ainsi que le chef des services de renseignement turc Ibrahim Kalin ont été dépêchés dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, où les discussions ont repris en soirée.A Washington, M. Trump a indiqué qu’un accord de cessez-le-feu semblait “très proche”. Il a dit qu’il se rendrait au Moyen-Orient “peut-être vers la fin de la semaine, peut-être dimanche, en fait”.”Nous verrons bien, mais il y a de fortes chances que cela se fasse. Les négociations avancent très bien”, a-t-il affirmé. “Nous partirons probablement dimanche, voire samedi.”Basées sur le plan Trump, les pourparlers, lancés lundi, se tiennent deux ans après le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Entretemps, l’armée israélienne a poursuivi ses bombardements meurtriers à travers le territoire palestinien, affamé, assiégé et dévasté, selon la Défense civile locale.  L’émissaire de M. Trump, Steve Witkoff, et le gendre du président, Jared Kushner, sont à Charm el-Cheikh.Les émissaires américains sont venus “avec un mandat solide du président Trump pour mettre fin à la guerre”, selon M. Sissi.- “Pas confiance” -Des délégations du Jihad islamique et du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) devaient rejoindre mercredi soir la délégation du Hamas en Egypte, a indiqué un dirigeant du Jihad islamique.Le plan Trump annoncé le 29 septembre prévoit un cessez-le-feu, un échange des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre contre des prisonniers palestiniens retenus par Israël, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas.Le Hamas et M. Netanyahu ont dit soutenir le plan mais plusieurs points restent en suspens.”Les médiateurs font de grands efforts pour lever tous les obstacles à la mise en oeuvre des différentes étapes du cessez-le-feu, et un esprit d’optimisme prévaut”, a déclaré à l’AFP Taher al-Nounou, un dirigeant du Hamas participant aux discussions.Il a ajouté que son mouvement avait échangé avec Israël “des listes de prisonniers (palestiniens) à libérer”. Et selon une source proche du Hamas, “de premières cartes ont été présentées par la partie israélienne concernant le retrait de ses troupes”.La veille, le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré que le mouvement ne “faisait pas confiance” à Israël et réclamait des “garanties” de M. Trump que la guerre à Gaza “finira une fois pour toutes”. Dans sa réponse au plan Trump, le Hamas a accepté de libérer les otages mais réclamé la fin de l’offensive israélienne et le retrait total israélien de Gaza. Il n’a pas mentionné son propre désarmement, point clé de la proposition. M. Netanyahu a dit soutenir le plan mais a souligné que son armée resterait dans la majeure partie de Gaza et répété que le Hamas devait être désarmé.- “Détruire le Hamas” -Dans ce contexte d’expectative, le ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, s’est rendu sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, provoquant l’ire du Hamas et de plusieurs pays arabes.”Je prie seulement pour que notre Premier ministre permette une victoire totale à Gaza, afin de détruire le Hamas, avec l’aide de Dieu, et ramener les otages”, a dit M. Ben Gvir, qui est hostile à tout accord avec le mouvement palestinien.Des mois d’efforts des médiateurs -Qatar, Egypte, Etats-Unis- ont jusqu’à présent échoué à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza.Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens, avant de s’effondrer.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire qui a dévasté le territoire palestinien, et fait selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.183 morts, en majorité des civils.L’ONU a déclaré l’état de famine dans une partie de Gaza et ses enquêteurs affirment qu’Israël y commet un génocide. Des affirmations rejetées par Israël.

Lecornu écarte la dissolution, juge possible la nomination d’un Premier ministre d’ici vendredi soir

Après deux jours de nouvelles tractations avec les partis signant la fin de sa “mission”, Sébastien Lecornu a écarté l’hypothèse d’une dissolution, estimant que “la situation permet” à Emmanuel Macron de nommer un Premier ministre “dans les 48 prochaines heures”.Le chef du gouvernement démissionnaire, toujours en sursis, n’a pas annoncé de suspension de la réforme impopulaire des retraites, réclamée par la gauche et qui divise son camp, mais s’est dit favorable à un “débat” sur “la réforme” dont il reste cependant à trouver le “chemin”.Sébastien Lecornu s’exprimait au journal de 20H00 de France 2 après avoir rendu compte à Emmanuel Macron de ses consultations des forces politiques pour tenter de trouver une issue à la crise politique.”J’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures”, a déclaré M. Lecornu sur la chaîne publique.Interrogé sur la possibilité qu’il soit lui-même reconduit à Matignon, il a dit qu’il ne courait “pas après le job” et que sa mission était mercredi soir “terminée”. “J’ai tout essayé”, a-t-il lâché en se présentant en “moine-soldat”, sans exclure totalement d’être renommé à son poste, dont il a démissionné lundi.- “Trouver un chemin” -A propos de la réforme impopulaire des retraites, que même son auteure Elisabeth Borne a proposé de suspendre pour obtenir une non censure des socialistes, il a affirmé qu’il fallait “trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme”.Cette suspension coûterait en 2027 “pas moins de trois milliards d’euros”, a-t-il estimé, sans donner les chiffres pour la seule année 2026 qui sépare de l’élection présidentielle. Concernant cette ouverture sur ce totem macroniste, le camp présidentiel est loin d’être unanime. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé sa “gêne” de voir son camp “renoncer aux grandes réformes que nous avons faites”. Le parti Horizons d’Edouard Philippe – après avoir lancé une bombe mardi en réclamant une présidentielle anticipée – a manifesté une opposition catégorique à cette suspension.De son côté, la droite en fait une “ligne rouge”, selon l’entourage du patron des Républicains Bruno Retailleau… La balle est désormais dans le camp d’Emmanuel Macron, acculé de toutes parts depuis la démission précoce du gouvernement lundi, et dont une expression se fait toujours attendre.Interrogé sur les appels à la démission du président, y compris dans son propre camp, Sébastien Lecornu a estimé que ce n’était “pas le moment de changer”. “Cette institution présidentielle, elle doit être protégée, préservée”, a-t-il insisté.Il a promis qu’un projet de budget pour 2026 pourrait être présenté en Conseil des ministres lundi, date butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement. Mais il “ne sera pas parfait” et devra être débattu, a admis M. Lecornu, réitérant son renoncement à utiliser l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote, pour redonner la main au Parlement .- “Plaisanterie” -Reçus dans la matinée à Matignon, les socialistes continuent de réclamer un Premier ministre de leur camp. Si le locataire de Matignon était de nouveau issu du camp présidentiel, il s’agirait d’une “ultime provocation”, a tonné la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.Le PS a toutefois pris acte du renoncement au 49.3 et d’un “assouplissement de la trajectoire budgétaire”, avec un déficit 2026 pouvant aller jusqu’à 5% du PIB au lieu de 4,7%.Evacuée par M. Lecornu, la dissolution est toujours réclamée à cor et à cri par le Rassemblement national, qui a décliné l’invitation à Matignon et se projette déjà vers des législatives anticipées. “Je censurerai tous les gouvernements jusqu’à obtenir la dissolution (…). La plaisanterie a assez duré”, a martelé Marine Le Pen depuis le Sommet de l’élevage de Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme).De son côté, la France insoumise s’indige: “Si on lit entre les lignes on comprend qu’il n’y aura pas de Premier ministre de gauche”, a estimé son coordinateur Manuel Bompard. Les insoumis continuent de réclamer le départ du chef de l’Etat. Mais la motion de destitution d’Emmanuel Macron, soumise au Bureau de l’Assemblée, a été jugée irrecevable. pol-far-lum-ama-are/jmt/ib

“Ma mission est terminée”: ce qu’il faut retenir de l’interview de Lecornu

Le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu a déclaré mercredi soir que sa mission de négociateur était “terminée”, et que cela devrait permettre à Emmanuel Macron de nommer un chef de gouvernement d’ici vendredi soir.Ce qu’il faut retenir de son interview au 20H00 de France 2.- “Un Premier ministre dans les 48 prochaines heures” -A l’issue de deux jours d'”ultimes négociations” menées à la suite de sa démission, Sébastien Lecornu a jugé qu'”il y a une majorité absolue à l’Assemblée nationale qui refuse la dissolution”.”Je sens qu’un chemin est possible encore, il est difficile et j’ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s’éloignaient”, “je pense que la situation permet pour le président de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures.”- Vers un débat sur les retraites -Le Premier ministre démissionnaire n’a pas éclairci quelles avancées permettent de lui dire qu’un compromis est possible alors que les partis ont multiplié les lignes rouges contradictoires.”Je vois bien que, en tout cas je l’ai dit au président de la République, il faudra trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme des retraites”, a-t-il dit. Face à la demande de la gauche qui demande a minima la suspension de la retraite à 64 ans, “vous aurez du mal à siffler en disant +non, non, circulez, y a rien à voir+”.Une suspension coûterait aux finances publiques “pas moins de trois milliards d’euros en fonction du périmètre” en 2027.- Un budget prêt pour lundi -Un projet de budget pour 2026 pourra être présenté en conseil des ministres lundi, date-butoir pour qu’il soit adopté d’ici la fin de l’année par le Parlement, mais il “ne sera pas parfait”.”C’est un budget dans lequel même il y a beaucoup à débattre parce que c’est un budget qui avait été plutôt imaginé aussi pour que le débat ait lieu”, a expliqué Sébastien Lecornu qui, démissionnaire, n’a pas voulu en commenter le contenu.- “Je ne cours pas après le job” -Emmanuel Macron pourrait-il le renommer à Matignon ? “Je ne cours pas après le job”, a répondu ce fidèle soutien du président.”Je suis un moine soldat, ce soir ma mission est terminée”, a-t-il ajouté, en référence aux ultimes négociations que lui avait confié le chef de l’Etat lundi après sa démission. “J’ai tout essayé”, mais pas tout réussi “de toutes les évidences”, a-t-il lâché.Il n’a toutefois pas totalement exclu de se succéder à lui-même.Celui qui est tombé juste après la formation de ses ministres en raison de divisions internes a aussi dit: “Si j’ai un regret sur la composition du gouvernement, c’est que j’ai désormais l’intime conviction que l’équipe qui devra prendre les responsabilités dans les temps à venir, quelle qu’elle soit (…), devra être une équipe qui est complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027”.Et il a pris soin de préciser que lui n’était “pas” candidat à l’Elysée.

Inculpé sur instruction de Trump, l’ex-directeur du FBI Comey plaide non coupable

L’ancien directeur du FBI James Comey, désigné par Donald Trump à son ministère de la Justice comme une cible prioritaire, a plaidé non coupable mercredi devant un tribunal fédéral des charges retenues contre lui.Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne sa volonté, une fois revenu au pouvoir, de se venger de tous ceux qu’il considère comme des ennemis personnels. James Comey, 64 ans, est la première de ces personnalités à être inculpée depuis le début de son second mandat le 20 janvier.Poursuivi pour entrave à une commission d’enquête parlementaire et fausses déclarations au Congrès, il a comparu devant un tribunal fédéral à Alexandria, dans la banlieue de Washington, lors d’une audience d’une vingtaine de minutes.Il a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation, a déclaré son avocat Patrick Fitzgerald. “C’est l’honneur de ma vie de représenter James Comey dans ce dossier”, a déclaré cet ancien procureur chevronné, qui a travaillé sur de nombreuses affaires sensibles.Il a indiqué qu’il introduirait des recours en annulation des poursuites, faisant valoir qu’elles étaient motivées par une volonté de vengeance, ainsi que de la nomination “illégale” de la procureure désignée par Donald Trump, Lindsey Halligan, présente à l’audience.Le juge a fixé le procès au 5 janvier et programmé des audiences sur les recours de la défense pour le 19 novembre et le 9 décembre.Devant le tribunal, une poignée de manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “répression de l’opposition”, “accusations bidon” ou encore “procès spectacle”.James Comey avait été brutalement limogé de son poste de chef de la police fédérale lors du premier mandat de Donald Trump en 2017, alors que le FBI enquêtait sur d’éventuelles ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016.- “Il y en aura d’autres” -En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur sa ministre de la Justice, Pam Bondi, s’étonnant sur sa plateforme Truth Social que James Comey n’ait toujours pas été inculpé, de même que deux autres de ses bêtes noires, le sénateur démocrate Adam Schiff et la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James.Après avoir poussé à la démission le procureur du district est de Virginie, lui reprochant implicitement son manque de zèle pour engager ces poursuites, le président républicain l’avait aussitôt remplacé à ce poste stratégique par Lindsey Halligan, une conseillère de la Maison Blanche.C’est cette dernière qui a personnellement engagé les poursuites ayant conduit à l’inculpation le 25 septembre de James Comey, en relation avec son témoignage oral au Sénat en septembre 2020, quelques jours avant l’expiration du délai de prescription pour les faits qui lui sont reprochés.L’ancien directeur du FBI est accusé d’avoir menti sous serment en niant, en réponse à une question d’un sénateur, avoir autorisé son adjoint à être cité sous couvert d’anonymat dans les médias sur des enquêtes sensibles conduites par le FBI.”JUSTICE EN AMERIQUE!”, s’était félicité sur Truth Social Donald Trump après l’annonce de l’inculpation de James Comey.”Je pense qu’il y en aura d’autres”, avait-il dit le lendemain, espérant ouvertement des poursuites similaires contre d’autres personnes qu’il considère comme hostiles.”Je n’ai pas peur”, avait réagi James Comey après son inculpation.”Ma famille et moi savons depuis des années ce qu’il en coûte de s’opposer à Donald Trump”, avait-il assuré, appelant à ne pas vivre “à genoux” face au président.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, nombre de ses détracteurs ont été inquiétés ou font l’objet d’enquêtes, comme l’ancien directeur de la CIA John Brennan, ou encore son ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton, dont le domicile a été perquisitionné en août par le FBI.L’enquête sur les ingérences russes avait été confiée au procureur spécial Robert Mueller, son prédécesseur à la tête du FBI.Dans son rapport en 2019, M. Mueller avait conclu à l’insuffisance de preuves de collusion entre Moscou et l’équipe de Donald Trump, mais avait relevé une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête.

Inculpé sur instruction de Trump, l’ex-directeur du FBI Comey plaide non coupable

L’ancien directeur du FBI James Comey, désigné par Donald Trump à son ministère de la Justice comme une cible prioritaire, a plaidé non coupable mercredi devant un tribunal fédéral des charges retenues contre lui.Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne sa volonté, une fois revenu au pouvoir, de se venger de tous ceux qu’il considère comme des ennemis personnels. James Comey, 64 ans, est la première de ces personnalités à être inculpée depuis le début de son second mandat le 20 janvier.Poursuivi pour entrave à une commission d’enquête parlementaire et fausses déclarations au Congrès, il a comparu devant un tribunal fédéral à Alexandria, dans la banlieue de Washington, lors d’une audience d’une vingtaine de minutes.Il a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation, a déclaré son avocat Patrick Fitzgerald. “C’est l’honneur de ma vie de représenter James Comey dans ce dossier”, a déclaré cet ancien procureur chevronné, qui a travaillé sur de nombreuses affaires sensibles.Il a indiqué qu’il introduirait des recours en annulation des poursuites, faisant valoir qu’elles étaient motivées par une volonté de vengeance, ainsi que de la nomination “illégale” de la procureure désignée par Donald Trump, Lindsey Halligan, présente à l’audience.Le juge a fixé le procès au 5 janvier et programmé des audiences sur les recours de la défense pour le 19 novembre et le 9 décembre.Devant le tribunal, une poignée de manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “répression de l’opposition”, “accusations bidon” ou encore “procès spectacle”.James Comey avait été brutalement limogé de son poste de chef de la police fédérale lors du premier mandat de Donald Trump en 2017, alors que le FBI enquêtait sur d’éventuelles ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016.- “Il y en aura d’autres” -En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur sa ministre de la Justice, Pam Bondi, s’étonnant sur sa plateforme Truth Social que James Comey n’ait toujours pas été inculpé, de même que deux autres de ses bêtes noires, le sénateur démocrate Adam Schiff et la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James.Après avoir poussé à la démission le procureur du district est de Virginie, lui reprochant implicitement son manque de zèle pour engager ces poursuites, le président républicain l’avait aussitôt remplacé à ce poste stratégique par Lindsey Halligan, une conseillère de la Maison Blanche.C’est cette dernière qui a personnellement engagé les poursuites ayant conduit à l’inculpation le 25 septembre de James Comey, en relation avec son témoignage oral au Sénat en septembre 2020, quelques jours avant l’expiration du délai de prescription pour les faits qui lui sont reprochés.L’ancien directeur du FBI est accusé d’avoir menti sous serment en niant, en réponse à une question d’un sénateur, avoir autorisé son adjoint à être cité sous couvert d’anonymat dans les médias sur des enquêtes sensibles conduites par le FBI.”JUSTICE EN AMERIQUE!”, s’était félicité sur Truth Social Donald Trump après l’annonce de l’inculpation de James Comey.”Je pense qu’il y en aura d’autres”, avait-il dit le lendemain, espérant ouvertement des poursuites similaires contre d’autres personnes qu’il considère comme hostiles.”Je n’ai pas peur”, avait réagi James Comey après son inculpation.”Ma famille et moi savons depuis des années ce qu’il en coûte de s’opposer à Donald Trump”, avait-il assuré, appelant à ne pas vivre “à genoux” face au président.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, nombre de ses détracteurs ont été inquiétés ou font l’objet d’enquêtes, comme l’ancien directeur de la CIA John Brennan, ou encore son ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton, dont le domicile a été perquisitionné en août par le FBI.L’enquête sur les ingérences russes avait été confiée au procureur spécial Robert Mueller, son prédécesseur à la tête du FBI.Dans son rapport en 2019, M. Mueller avait conclu à l’insuffisance de preuves de collusion entre Moscou et l’équipe de Donald Trump, mais avait relevé une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête.