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F1: Norris encore en pole à Las Vegas, Piastri décevant

Les semaines se suivent et se ressemblent chez McLaren: Lando Norris a décroché vendredi la pole position du GP de Las Vegas de F1, alors que son coéquipier et adversaire pour le titre mondial, Oscar Piastri, a encore déçu avec le cinquième chrono.Le Britannique, qui compte 24 points d’avance sur l’Australien alors qu’il en reste 83 à engranger au maximum, a de grandes chances de creuser l’écart samedi à l’issue du Grand Prix et ainsi se rapprocher encore plus de son premier sacre planétaire.Dans des conditions difficiles avec une piste mouillée et très glissante, Norris a surclassé ses adversaires et a décroché sa troisième pole position consécutive. Selon les prévisions météo, il ne devrait toutefois pas pleuvoir samedi soir durant la course, ce qui pourrait rebattre un peu les cartes.”C’était très stressant… Le rythme a été bon tout le week-end donc ça devrait bien se passer sur une piste sèche lors de la course. Mais il y a beaucoup d’inconnues et avec Max (Verstappen) à côté de moi, ça ne sera pas facile”, a estimé l’Anglais.Le quadruple champion du monde en titre néerlandais, qui reste encore mathématiquement dans la course au titre avec 49 points de retard sur Norris, a décroché la deuxième place sur la grille et n’a pas dit son dernier mot.”C’est déjà glissant sur le sec, alors sur une piste mouillée… Cela a pris du temps pour mettre les pneus en température et j’ai eu beaucoup de mal à trouver de l’adhérence. Je suis content de partir en première ligne, c’est une bonne position”, a affirmé +Mad Max+.La bagarre au départ entre les deux hommes s’annonce intéressante et Norris a déjà prévenu qu’il ne se contenterait pas d’assurer: “Je suis là pour gagner, je ne suis pas là pour ne pas prendre de risques”, a-t-il affirmé en conférence de presse.- Ferrari dans le dur -La série noire se poursuit pour Piastri, qui n’a pas réussi à s’inviter en première ligne pour la septième fois consécutive. Relégué au cinquième rang derrière l’Espagnol Carlos Sainz (Williams) et le Britannique George Russell (Mercedes), le natif de Melbourne aura fort à faire pour effectuer une remontée et tenter de limiter la casse face à son coéquipier qui sera le grand favori samedi soir.”La fin de la session a été difficile avec un drapeau jaune lors de mon dernier tour. Je sentais qu’on avait un très bon rythme donc c’est décevant, mais au moins nous étions rapides. Il devrait y avoir des possibilités de dépassement et nous sommes à Las Vegas, tout peut se passer”, a réagi l’Australien.Dix jours après les critiques acerbes du président de Ferrari John Elkann envers ses pilotes, priés de “se concentrer sur leur pilotage et de parler moins”, la Scuderia, souvent en difficulté sous la pluie, a elle aussi connu une journée compliquée.Le Monégasque Charles Leclerc n’a pu faire mieux que le neuvième temps des qualifications, alors que le septuple champion du monde Lewis Hamilton a été piégé par les conditions météo et s’élancera en 20e et dernière position après n’avoir “pas pu mettre les pneus en température”, a-t-il expliqué à la radio.Les Français ne s’en sont pas trop mal tirés dans les conditions difficiles qui régnaient vendredi à Las Vegas. Isack Hadjar (Racing Bulls) a pris la huitième place, alors que Pierre Gasly (Alpine) et Esteban Ocon (Haas) partiront respectivement 10e et 13e.

La COP30 s’enfonce dans la nuit, l’ambition sur la sortie des fossiles en péril

Les négociations de la COP30 au Brésil se sont prolongées samedi dans une lutte nocturne acharnée pour finaliser un accord a minima, après deux semaines chaotiques de sommet en Amazonie, proche de se conclure sans engagement majeur pour accélérer la sortie des énergies fossiles.L’enjeu est de sceller un accord pour rattraper le retard pris par l’humanité dans sa lutte contre la pollution carbone, soutenir l’adaptation au changement climatique des pays pauvres et démontrer la viabilité du multilatéralisme dans un monde fracturé. Mais depuis vendredi à l’aube, les pays se disputent à Belem sur un texte de la présidence brésilienne qui ne contient plus le mot “fossiles”. Et encore moins la création d’une “feuille de route” sur la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires, et endossée par le président brésilien Lula lui-même.Au point que l’Union européenne a évoqué la perspective de partir “sans accord”, ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie, débutée le 10 novembre.Les Européens se retrouvent “isolés” dans leur refus du texte, certains pays souhaitant claquer la porte et d’autres ayant “peur (…) d’endosser la responsabilité” de l’échec du sommet, selon une délégation d’un des 27.Qui s’oppose à des efforts sur les fossiles? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique.”Je mets en garde les médias contre les narratifs simplistes sur les véritables bloqueurs”, a répondu Romain Ioualalen, de l’ONG Oil Change International, soulignant que les négociations portent aussi sur des aides aux pays pauvres “qui sont bloquées par les pays développés”.”Ne nous laissons pas distraire par tout ce bruit. Dans toute négociation climatique, il y aura toujours des accusations. Concentrons-nous sur l’essentiel: l’accès à l’énergie pour les plus pauvres, la sécurité énergétique pour tous et la durabilité énergétique pour la planète”, dit à l’AFP l’Indien Arunabha Ghosh, émissaire de la COP30 pour l’Asie du Sud.Le projet d’accord demande des “efforts” pour tripler les financements pour l’adaptation des pays pauvres au changement climatique. Mais les pays riches sont réticents à remettre la main au portefeuille après une COP29 qui les a engagés sur dix ans.Après l’échec d’une longue réunion à la mi-journée avec les près de 190 pays présents, la présidence brésilienne a changé de format. A partir de 17H00 (20H00 GMT), elle a mené sans quasi-interruption des discussions à huis clos avec un groupe restreint de pays, représentatifs des différents blocs.Très peu a filtré de ce long huis clos qui se poursuivait tard dans la nuit. Selon plusieurs observateurs et délégués interrogés par l’AFP, les débats se concentrent sur des modifications à la marge des trois principaux points de frictions : l’ambition de réduction des énergies fossiles, l’aide financière due par les pays développés, et les tensions commerciales sur les taxes carbone aux frontières.- Pression de Lula -“Ceux qui doutent que la coopération soit la meilleure chose à faire pour le climat seront absolument ravis de voir qu’on n’arrive pas à nous mettre d’accord”, a plaidé le président de la COP30, le diplomate André Correa do Lago.Il a la lourde tâche de mettre d’accord 194 pays et l’Union européenne, membres de l’accord de Paris, pour une adoption par consensus, comme c’est la règle aux COP.L’idée d’une “feuille de route” pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement climatique, est née de la frustration face au manque de concrétisation de l’engagement à leur abandon progressif pris à la COP28 il y a deux ans.Dans une année géopolitique mouvementée, avec de nombreux pays occidentaux se détournant politiquement du climat, peu comptaient sur le retour de cette question au menu, jusqu’à ce que le président Lula la remette au centre du jeu au début du sommet.Pour la ministre colombienne de l’Environnement Irene Velez Torres, dont le pays est devenu un chef de file anti-pétrole, la COP30 “ne peut se terminer sans feuille de route pour abandonner les énergies fossiles”.

Le sommet du G20 s’ouvre en Afrique du Sud, sans Trump

L’Ukraine et le climat devraient s’inviter au sommet des grandes économies du G20 qui s’ouvre samedi à Johannesburg, en l’absence de Donald Trump.Le président des Etats-Unis boycotte le sommet, organisé pour la première fois en Afrique, mais son plan pour mettre fin à la guerre en Ukraine s’est déjà imposé dans les débats en Afrique du Sud. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé que les dirigeants européens présents à Johannesburg se réuniraient samedi pour en discuter en marge du G20.Les discussions prévues dans l’après-midi sur le climat seront également suivies de près, à l’heure où les négociations climatiques de la COP30 au Brésil semblent dans l’impasse. Vendredi, au dernier jour officiel de la rencontre à Belém en Amazonie, les discussions ont achoppé sur la question d’une éventuelle feuille de route pour sortir des énergies fossiles, et l’UE n’excluait pas que cette COP30 se termine sans accord. – Quel résultat? -Le G20 regroupe 19 pays plus l’Union européenne et l’Union africaine, et représente 85% du PIB mondial et environ deux tiers de la population.Le sommet de Johannesburg s’annonce symbolique: organisé pour la première fois en Afrique, il marque aussi la fin d’un cycle de présidences du G20 par des pays du “Sud global”, après l’Indonésie (2022), l’Inde (2023) et le Brésil (2024).Mais le gouvernement sud-africain est pris pour cible par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche.Pour sa présidence du G20 cette année, Pretoria a affiché parmi ses priorités la création d’un panel international sur les inégalités économiques, à l’image du Giec pour le climat. L’allègement de la dette, les minerais de la transition énergétique, en abondance sur le continent, ou encore l’intelligence artificielle sont aussi au programme du sommet prévu jusqu’à dimanche.Le président sud-africain Cyril Ramaphosa arrivera-t-il à faire adopter une déclaration commune des dirigeants présents, et avec quelle ambition?”Nous espérons faire adopter la déclaration des dirigeants, qui fixera un programme nouveau et durable pour le monde, en particulier le G20″, a-t-il réaffirmé vendredi. Les Etats-Unis se sont opposés à la diffusion d’un communiqué final du G20, invoquant leur absence à un sommet dont “les priorités vont à l’encontre” des vues politiques de Washington.Un projet de déclaration a cependant été finalisé et sera transmis aux dirigeants, ont indiqué à l’AFP une source diplomatique et une source gouvernementale sud-africaine. L’intitulé habituel du document – “Déclaration des dirigeants du G20″ – a été modifié, ont ajouté ces deux sources, qui n’en ont pas divulgué le contenu.- Multilatéralisme -Les Sud-Africains se sont présentés tout au long de leur présidence en ardents défenseurs du multilatéralisme, dont le G20 est l’un des instruments.”Le multilatéralisme est notre meilleure, peut-être notre seule défense contre les bouleversements, la violence et le chaos. Et l’Afrique du Sud a mis le multilatéralisme en pratique”, a appuyé depuis Johannesburg le président du Conseil européen Antonio Costa.Donald Trump, lui, poursuit à marche forcée son offensive protectionniste et a sorti ces derniers mois les Etats-Unis de plusieurs instances internationales. Il a notamment initié le second retrait américain de l’accord de Paris sur le climat et n’a envoyé aucune délégation officielle à la COP30 au Brésil.Les Etats-Unis doivent malgré tout prendre le relais de la présidence tournante du G20 après l’Afrique du Sud. L’administration Trump a annoncé son intention de resserrer le sommet aux questions de coopération économique.

Des partisans de Franco défilent à Madrid après l’anniversaire de sa mort

Des centaines de nostalgiques du régime franquiste ont défilé vendredi à Madrid, au lendemain du 50e anniversaire de la mort de l’ancien dictateur Francisco Franco, dont l’héritage divise toujours l’Espagne.La Phalange, parti fasciste qui se réclame de l’héritage de la Phalange espagnole fondée en 1933 et pilier du régime franquiste (1939-1975), a manifesté contre ce …

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L’Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de l’Etat

Fait inédit dans la Ve République: la quasi totalité de l’Assemblée a rejeté dans la nuit de vendredi à samedi le budget de l’Etat, un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l’année.Après 125 heures de débats parfois houleux sur la fiscalité du patrimoine, ou celle des grandes entreprises, 404 députés ont rejeté la partie “recettes” du texte (un pour, 84 abstentions), emportant ainsi l’ensemble du projet de loi, sans même étudier la partie “dépenses”.Les groupes de gauche et le RN ont voté contre, ceux du camp gouvernemental se sont divisés entre votes contre et abstentions. Seul à voter pour, le député du groupe centriste Liot Harold Huwart.L’Assemblée avait déjà rejeté en 2024 le budget de l’État, de manière inédite sous la Ve République. Mais c’est une première qu’il le soit avec une telle ampleur.- “Travail utile” -Si elle a vu dans le “plus long débat budgétaire” de la Ve République, un “travail utile”, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi déploré un “certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables”.Sur X, elle a dénoncé l'”attitude cynique” des “extrêmes”, se disant cependant “convaincue” de la possibilité d’un compromis. Le camp gouvernemental a largement invoqué les mesures votées par les oppositions – “des horreurs économiques”, selon Paul Midy (Renaissance) – pour justifier son absence de soutien au texte de l’exécutif. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui pointé vendredi des “coups tactiques des extrêmes qui rendent la copie insincère”.Dans le viseur du camp gouvernemental, plusieurs hausses d’impôts, dont un “impôt universel” sur les multinationales censé rapporter 26 milliards d’euros, une hausse de taxe sur les rachats d’action, ou une contribution sur les dividendes.Avec elles, le déficit passerait à “4,1%” du PIB (contre un objectif à 4,7% dans le texte initial), sans elles il serait de “5,3%”, a estimé Amélie de Montchalin, les jugeant “fragiles”.Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances, a rejeté l’argument, estimant que le texte initial “présenté par un gouvernement comme s’il était majoritaire”, était condamné à “déplai(re) à tout le monde”. “Ce texte n’est le texte de personne en totalité, mais chacun doit prendre une part”, a rétorqué le président du groupe MoDem Marc Fesneau.Jean-Philippe Tanguy (RN) n’y a vu qu’une “diversion”, estimant que le gouvernement fera passer son texte initial, par ordonnances ou par un 49.3.- “Le compte n’y est pas” -Le PS, qui a accepté de ne pas censurer le Premier ministre en échange de la suspension de la réforme des retraites et d’un abandon du 49.3, espérait que les débats permettent d’arracher une mesure de justice fiscale, “taxe Zucman” ou succédané.Des propositions rejetées. Et la taxe sur les holdings proposée par le gouvernement a même été édulcorée à l’initiative de la droite. Au coeur de la nuit, les socialistes avaient obtenu le vote d’un Impôt sur la fortune improductive, à l’écriture bancale.Les députés ont aussi adopté une hausse de deux milliards d’euros de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, un doublement de la taxe sur les géants du numérique, ou encore le plafonnement de certaines niches fiscales comme le pacte Dutreil.Mais “le compte n’y est pas”, a lancé Boris Vallaud (PS), estimant les “recettes” insuffisantes pour “effacer” des économies irritantes sur les politiques publiques. Et le chef des députés socialistes de dénoncer “l’intransigeance d’une partie du bloc central” et d’appeler Sébastien Lecornu à “interroger l’autorité qui est la sienne” sur ses troupes.Le PS continuera toutefois à “chercher le compromis”, a-t-il assuré.Le budget va désormais être examiné par le Sénat, qui devrait en débattre dans l’hémicycle dès jeudi, en repartant du projet initial du gouvernement.Son adoption avant la fin de l’année apparaît comme une gageure, en terme de délais comme en terme de majorité pour le voter, mais le gouvernement espère : “il faut que cela fonctionne”, a martelé le Premier ministre.Le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR) suggère lui au gouvernement de recourir finalement à l’article 49.3 de la Constitution, pour faire passer un budget avant le 31 décembre. Le pari étant qu’il serait plus facile pour le PS de ne pas censurer le gouvernement que de voter pour un budget, traditionnel marqueur de l’appartenance à une majorité.Le gouvernement peut aussi faire adopter une “loi spéciale” pour percevoir les impôts existants, avant de reprendre les débats budgétaires en début d’année.Un scénario privilégié par plusieurs cadres du camp gouvernemental, mais M. Lecornu a estimé que ce n’était “pas la solution”. Le gouvernement écarte aussi a priori le scénario des ordonnances.

Brésil: la défense de Bolsonaro demande à ce qu’il purge chez lui ses 27 ans de prison

La défense de l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro a demandé vendredi à la justice qu’il purge chez lui la peine de 27 ans de prison à laquelle il a été condamné pour tentative de coup d’Etat, en invoquant ses problèmes de santé.M. Bolsonaro, 70 ans, est assigné à résidence depuis août et est menacé d’une incarcération …

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Ukraine: Zelensky repousse le plan américain, Poutine menace de poursuivre les conquêtes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a repoussé vendredi le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans d’invasion russe, salué au contraire par son homologue russe Vladimir Poutine qui a menacé de poursuivre les conquêtes en cas de refus.Donald Trump a estimé que le 27 novembre, jour de la fête de Thanksgiving, …

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Assaut d’amabilités pour Trump et Mamdani, qui promettent de travailler ensemble

Oubliés les échanges acerbes des derniers mois: Donald Trump et le prochain maire démocrate de New York Zohran Mamdani ont promis vendredi de travailler ensemble, en échangeant sourires et amabilités dans le Bureau ovale.”Je pense que vous allez avoir, je l’espère, un excellent maire. Plus il réussira, plus je serai content. (…) Nous allons l’aider …

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