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Espagne: 17 interpellations après des violences entre pro et anti-Franco

La police espagnole a annoncé dimanche avoir interpellé 17 personnes dans la ville de Vitoria (nord), après des violences entre partisans et opposants de l’ancien dictateur Franco, à l’occasion de la fête nationale.Ces violences surviennent à quelques semaines du 50e anniversaire du décès de celui qui a dirigé la pays d’une main de fer entre …

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Espagne: 17 interpellations après des violences entre pro et anti-Franco

La police espagnole a annoncé dimanche avoir interpellé 17 personnes dans la ville de Vitoria (nord), après des violences entre partisans et opposants de l’ancien dictateur Franco, à l’occasion de la fête nationale.Ces violences surviennent à quelques semaines du 50e anniversaire du décès de celui qui a dirigé la pays d’une main de fer entre 1939 et 1975.Les autorités ont annoncé avoir interpellé 17 personnes soupçonnées de “trouble à l’ordre public”.Une vingtaine de policiers ont subi de “légères contusions” et les manifestants blessés ont été pris en charge sur place par du personnel médical, indique la police dans un communiqué.La Phalange, parti fasciste qui se réclame de l’héritage de la Phalange espagnole fondée en 1933 et pilier du régime franquiste, a tenu dimanche un rassemblement dans le Pays basque, communauté autonome du nord du pays. Le parti est venu affirmer sa défense de “l’unité de l’Espagne” à l’occasion de la fête nationale, dans une région berceau historique d’un mouvement séparatiste.Des dizaines de militants se sont rassemblés sur une place centrale de Vitoria, faisant des saluts fascistes et brandissant des drapeaux espagnols, avant que des contre-manifestants encagoulés n’apparaissent, a constaté un journaliste de l’AFP.Les groupes rivaux se sont mutuellement jeté du mobilier urbain, des chaises, ont incendié des déchets et échangé des tirs de mortiers, avant de subir les charges de la police.

Pakistan et Afghanistan disent avoir tué des dizaines de soldats dans des affrontements frontaliers

Le Pakistan et l’Aghanistan ont affirmé avoir fait des dizaines de morts dans les rangs de l’armée adverse lors d’affrontements à leur frontière commune, qui ont débuté samedi soir avec une opération des forces talibanes, à laquelle Islamabad a promis dimanche une “réponse musclée”.Kaboul a dit avoir lancé “avec succès” cette opération armée contre les forces de sécurité pakistanaise “en réponse à des violations répétées et frappes aériennes sur le territoire afghan par l’armée pakistanaise”.Depuis le retour au pouvoir des talibans afghans à l’été 2021, les relations entre les deux voisins ne cessent de se détériorer, Islamabad accusant son voisin “d’abriter” des talibans pakistanais (TTP).Au total “58 soldats pakistanais ont été tués lors de cette opération et 9 talibans ont perdu la vie”, a assuré dimanche, lors d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.L’armée pakistanaise a, elle, fait état de 23 soldats tués dans ses rangs “en défendant l’intégrité territoriale de notre pays contre cette attaque scandaleuse”. Elle a ajouté, dans un communiqué, avoir “neutralisé plus de 200 talibans et terroristes affiliés au moyen de tirs, raids et frappes de précision”.Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a averti dimanche Kaboul, qu’il accuse d’abriter des “éléments terroristes”, du risque d’une escalade militaire.”Il n’y aura aucun compromis sur la défense du Pakistan, et chaque provocation sera suivie d’une réponse musclée et efficace”, a-t-il affirmé dans un communiqué.Le porte-parole du gouvernement taliban a de son côté fait état d’une attaque du Pakistan dimanche matin et s’est dit “prêt à riposter fermement” en cas d’escalade.Un journaliste de l’AFP présent dans la province afghane de Khost a confirmé des tirs nourris tôt dimanche matin depuis le Pakistan à la frontière.Les deux pays assurent avoir capturé des postes de sécurité ennemis.Islamabad, qui n’a pas confirmé être derrière les explosions sur le territoire afghan jeudi, à l’origine de ce regain de tension, a assuré avoir répliqué samedi à des confrontations menées dans au moins cinq provinces situées le long de la ligne Durand, qui divise les deux pays.Kaboul a finalement annoncé à l’AFP la fin de son opération autour de minuit heure locale.”Notre opération nocturne a rempli ses objectifs. Nos amis, comme le Qatar et l’Arabie saoudite, ont lancé un appel pour que le conflit cesse, et il est désormais terminé”, a déclaré le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, en visite en Inde.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi, a regretté dimanche “ces nouvelles tensions et affrontements le long d’une frontière déjà fragile, théâtre de conflits, de déplacements forcés et de crises humanitaires depuis des décennies”.- Rapprochement Kaboul-Delhi -Le TPP, formé au combat en Afghanistan et qui se revendique de la même idéologie que les talibans afghans, est accusé par Islamabad d’avoir tué des centaines de ses soldats depuis 2021.Kaboul dément fermement et renvoie l’accusation à Islamabad, assurant que le Pakistan soutient des groupes “terroristes”, notamment la branche régionale du groupe Etat islamique (EI).Samedi, le TTP a revendiqué des attaques sur le sol pakistanais ayant fait 23 morts, majoritairement des soldats.”Islamabad n’a cessé de mettre en garde Kaboul contre le nombre croissant d’attaques mortelles contre ses soldats fomentées depuis le sol afghan, assurant qu’il finirait par frapper les repaires des militants et c’est ce qu’il s’est passé”, commente pour l’AFP Maleeha Lhodi, ancienne haute diplomate pakistanaise.Jeudi, le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, avait martelé au Parlement que les multiples tentatives pour convaincre les talibans afghans de cesser de soutenir le TTP avaient échoué.Quelques heures plus tard, deux explosions secouaient Kaboul et une troisième le sud-est du pays, qui visaient probablement, selon les experts, des cibles du TTP. Le gouvernement taliban avait alors accusé Islamabad d’avoir “violé la souveraineté territoriale de Kaboul”.”Ces affrontements frontaliers ont plongé les relations entre les deux voisins à leur plus bas niveau historique, mais aucun des deux pays ne peut se permettre une rupture diplomatique”, assure Mme Lhodi.Wahid Faqiri, expert en relations internationale, estime que “le réchauffement sans précédent des relations entre les talibans et l’Inde” a “provoqué la colère du Pakistan et poussé Islamabad à l’agression”.New Delhi a reçu vendredi sur son sol le ministre taliban des Affaires étrangères pour la première fois depuis 2021 et annoncé que la mission diplomatique indienne à Kaboul allait redevenir une véritable ambassade.”Aujourd’hui, le conflit entre l’Afghanistan et le Pakistan s’aggrave rapidement et les talibans tentent désormais d’exploiter le sentiment patriotique actuel à leur avantage contre le Pakistan”, poursuit M. Faqiri.

Pakistan et Afghanistan disent avoir tué des dizaines de soldats dans des affrontements frontaliers

Le Pakistan et l’Aghanistan ont affirmé avoir fait des dizaines de morts dans les rangs de l’armée adverse lors d’affrontements à leur frontière commune, qui ont débuté samedi soir avec une opération des forces talibanes, à laquelle Islamabad a promis dimanche une “réponse musclée”.Kaboul a dit avoir lancé “avec succès” cette opération armée contre les forces de sécurité pakistanaise “en réponse à des violations répétées et frappes aériennes sur le territoire afghan par l’armée pakistanaise”.Depuis le retour au pouvoir des talibans afghans à l’été 2021, les relations entre les deux voisins ne cessent de se détériorer, Islamabad accusant son voisin “d’abriter” des talibans pakistanais (TTP).Au total “58 soldats pakistanais ont été tués lors de cette opération et 9 talibans ont perdu la vie”, a assuré dimanche, lors d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.L’armée pakistanaise a, elle, fait état de 23 soldats tués dans ses rangs “en défendant l’intégrité territoriale de notre pays contre cette attaque scandaleuse”. Elle a ajouté, dans un communiqué, avoir “neutralisé plus de 200 talibans et terroristes affiliés au moyen de tirs, raids et frappes de précision”.Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a averti dimanche Kaboul, qu’il accuse d’abriter des “éléments terroristes”, du risque d’une escalade militaire.”Il n’y aura aucun compromis sur la défense du Pakistan, et chaque provocation sera suivie d’une réponse musclée et efficace”, a-t-il affirmé dans un communiqué.Le porte-parole du gouvernement taliban a de son côté fait état d’une attaque du Pakistan dimanche matin et s’est dit “prêt à riposter fermement” en cas d’escalade.Un journaliste de l’AFP présent dans la province afghane de Khost a confirmé des tirs nourris tôt dimanche matin depuis le Pakistan à la frontière.Les deux pays assurent avoir capturé des postes de sécurité ennemis.Islamabad, qui n’a pas confirmé être derrière les explosions sur le territoire afghan jeudi, à l’origine de ce regain de tension, a assuré avoir répliqué samedi à des confrontations menées dans au moins cinq provinces situées le long de la ligne Durand, qui divise les deux pays.Kaboul a finalement annoncé à l’AFP la fin de son opération autour de minuit heure locale.”Notre opération nocturne a rempli ses objectifs. Nos amis, comme le Qatar et l’Arabie saoudite, ont lancé un appel pour que le conflit cesse, et il est désormais terminé”, a déclaré le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, en visite en Inde.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi, a regretté dimanche “ces nouvelles tensions et affrontements le long d’une frontière déjà fragile, théâtre de conflits, de déplacements forcés et de crises humanitaires depuis des décennies”.- Rapprochement Kaboul-Delhi -Le TPP, formé au combat en Afghanistan et qui se revendique de la même idéologie que les talibans afghans, est accusé par Islamabad d’avoir tué des centaines de ses soldats depuis 2021.Kaboul dément fermement et renvoie l’accusation à Islamabad, assurant que le Pakistan soutient des groupes “terroristes”, notamment la branche régionale du groupe Etat islamique (EI).Samedi, le TTP a revendiqué des attaques sur le sol pakistanais ayant fait 23 morts, majoritairement des soldats.”Islamabad n’a cessé de mettre en garde Kaboul contre le nombre croissant d’attaques mortelles contre ses soldats fomentées depuis le sol afghan, assurant qu’il finirait par frapper les repaires des militants et c’est ce qu’il s’est passé”, commente pour l’AFP Maleeha Lhodi, ancienne haute diplomate pakistanaise.Jeudi, le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, avait martelé au Parlement que les multiples tentatives pour convaincre les talibans afghans de cesser de soutenir le TTP avaient échoué.Quelques heures plus tard, deux explosions secouaient Kaboul et une troisième le sud-est du pays, qui visaient probablement, selon les experts, des cibles du TTP. Le gouvernement taliban avait alors accusé Islamabad d’avoir “violé la souveraineté territoriale de Kaboul”.”Ces affrontements frontaliers ont plongé les relations entre les deux voisins à leur plus bas niveau historique, mais aucun des deux pays ne peut se permettre une rupture diplomatique”, assure Mme Lhodi.Wahid Faqiri, expert en relations internationale, estime que “le réchauffement sans précédent des relations entre les talibans et l’Inde” a “provoqué la colère du Pakistan et poussé Islamabad à l’agression”.New Delhi a reçu vendredi sur son sol le ministre taliban des Affaires étrangères pour la première fois depuis 2021 et annoncé que la mission diplomatique indienne à Kaboul allait redevenir une véritable ambassade.”Aujourd’hui, le conflit entre l’Afghanistan et le Pakistan s’aggrave rapidement et les talibans tentent désormais d’exploiter le sentiment patriotique actuel à leur avantage contre le Pakistan”, poursuit M. Faqiri.

Pakistan et Afghanistan disent avoir tué des dizaines de soldats dans des affrontements frontaliers

Le Pakistan et l’Aghanistan ont affirmé avoir fait des dizaines de morts dans les rangs de l’armée adverse lors d’affrontements à leur frontière commune, qui ont débuté samedi soir avec une opération des forces talibanes, à laquelle Islamabad a promis dimanche une “réponse musclée”.Kaboul a dit avoir lancé “avec succès” cette opération armée contre les …

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Lecornu au défi de composer un gouvernement dans l’urgence

Fragilisé par les bisbilles chez LR et la tiédeur de ses alliés centristes, Sébastien Lecornu cherchait dimanche à composer dans l’urgence un gouvernement qui risque de ne durer que quelques jours mais aura pour objectif premier de déposer un projet de budget au Parlement.Le temps presse pour le Premier ministre tout juste renommé à Matignon qui est menacé de censure par un Parti socialiste échaudé par quatre semaines de négociations qui n’ont pas abouti à des concessions claires sur ses attentes. Mais qui, avec son exigence de suspension de la réforme des retraites pour prix d’une non-censure, est au centre de toutes les attentions.Les signes de nervosité se multiplient au sein du parti Les Républicains. Au moins une ministre sortante, Annie Genevard (Agriculture), serait tentée de rempiler dans le gouvernement Lecornu 2, et de braver ainsi la décision de non-participation de son parti prise samedi.”Annie, vous ne pouvez pas faire ça”, lui a intimé sur X le président des jeunes LR Théo Am’Saadi. “La décision du BP (Bureau politique) doit être respectée.”Le ministre LR sortant de la Santé Yannick Neuder a fait savoir de son côté qu’il avait décliné une proposition du Premier ministre de rester au gouvernement.Le Parlement doit disposer, selon la Constitution, de 70 jours pour examiner un projet de budget 2026 avant le 31 décembre. Il faudrait donc que le texte lui soit transmis lundi ou mardi, en principe après un passage en Conseil des ministres. Donc après la formation du gouvernement.Sébastien Lecornu, qui a démissionné lundi dernier parce que “les conditions n’étaient plus remplies”, a fait monter la pression dimanche en promettant dans la presse dominicale qu’il ferait de même si ces conditions “n’étaient plus remplies à nouveau”. “Je ne ferai pas n’importe quoi”, a-t-il assuré à La Tribune dimanche, selon laquelle la nomination d’un gouvernement pourrait intervenir lundi ou mardi. De fait, s’il devait démissionner à nouveau, la perspective d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, réclamée notamment par l’extrême droite, se rapprocherait davantage. Le président Emmanuel Macron, qui sera absent toute la journée de lundi, pour un voyage en Egypte de soutien au plan Trump sur Gaza, a d’ailleurs brandi cette menace aux différents partis qu’il a reçus vendredi, s’ils ne parvenaient pas à s’entendre. – “Partenaire obligé” -Pour résoudre son équation calendaire et politique alors que la plupart des partis composant le socle commun (LR, UDI, Horizons, MoDem, Renaissance) l’ont lâché, achoppant sur la question centrale de la suspension de la réforme des retraites, le Premier ministre pourrait décider de nommer un petit nombre de ministres régaliens, ainsi que les seuls titulaires des Finances et du Budget. Aucune prise de parole de M. Lecornu n’est prévue “à ce stade”, a assuré Matignon dimanche à l’AFP.Et si la question du casting et des délais était résolue, il faudrait passer à celle de se maintenir au pouvoir. A l’exception du PS, l’ensemble de la gauche a appelé à la censure immédiate du gouvernement Lecornu 2, de même que le Rassemblement national et l’UDR d’Eric Ciotti. Ce qui place le parti à la rose comme un “partenaire obligé” de la macronie finissante, a persifflé dimanche le patron des sénateurs centristes Hervé Marseille (Union des démocrates et indépendants, UDI), en prévenant qu’une censure est possible dès “cette semaine”.Car le groupe socialiste (69 députés) est le seul capable de sauver le futur gouvernement et a du coup placé la barre assez haut. Sans confirmation “de l’abandon du 49-3, des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, nous le censurerons”, a-t-il prévenu dès vendredi.Une telle suspension “n’épuiserait pas le débat sur le budget et l’avenir de la France, mais ce serait un gage de sa bonne foi et de sa volonté d’ouvrir une nouvelle période”, a précisé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, dans La Tribune Dimanche.- “Pas de deal caché” -“Il n’y a pas de deal caché (…) ce sera la censure et la dissolution ou pas”, prévient le Premier ministre dans la presse dominicale. La précédente dissolution “a coûté 15 milliards d’euros immédiatement à l’économie française et 0,5 point de croissance, sans compter un an d’inaction”, a rappelé Marine Tondelier dimanche à France Inter-franceinfo-Le Monde. Et politiquement, “ça ne résoudra pas grand chose”, a-t-elle estimé, comparant ce coût à celui, moins important en 2026, d’une suspension de la réforme des retraites. “La dissolution est possible, évidemment pas souhaitable et encore évitable”, a prévenu de son côté le député socialiste Jérôme Guedj sur LCI.La position de Sébastien Lecornu est d’autant plus délicate que les partis du bloc central, comme le MoDem de François Bayrou et Horizons d’Edouard Philippe, font planer la menace d’un soutien sans participation au gouvernement. Ce serait une première pour des formations qui ont soutenu sans ambiguïté tous les gouvernement d’Emmanuel Macron et réclament aujourd’hui des clarifications sur la feuille de route de Lecornu 2. 

Madagascar: une unité dit prendre le contrôle de l’armée, le président dénonce “une tentative de prise de pouvoir”

Une unité militaire malgache a déclaré dimanche prendre le contrôle de l’armée à Madagascar secouée par des manifestations antigouvernementales, le président Andry Rajoelina dénonçant une “tentative de prise de pouvoir illégale”.”Désormais, tous les ordres de l’armée malgache, terre, air, mer, émaneront du quartier général du CAPSAT” (Corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques), ont annoncé des officiers de cette unité dans une déclaration vidéo. Des soldats du CAPSAT ont également rejoint les milliers de personnes à nouveau rassemblées dimanche à Antananarivo, cette fois pour une cérémonie d’hommage aux vies perdues depuis le début des manifestations antigouvernementales le 25 septembre. Les militaires ont été accueillis avec enthousiasme.Il n’y a eu aucune réaction pour le moment du commandement militaire.Les officiers du CAPSAT ont ajouté avoir nommé le général Démosthène Pikulas à la tête de l’armée – un poste vacant depuis que l’ancien chef a été nommé ministre des Forces armées la semaine dernière – sans que l’on sache dans l’immédiat si cette nomination peut être considérée comme officielle.”On vaincra, car le mal ne vaincra pas à Madagascar”, a déclaré le colonel du CAPSAT Michael Randrianirina lors des prières organisées dans la capitale en hommage aux personnes tuées dans les troubles.Les officiers ont été rejoints sur scène lors de la commémoration par plusieurs personnalités de l’opposition, dont l’ancien président Marc Ravalomanana, renversé lors du soulèvement de 2009. Une gerbe portant le message “À toutes les victimes mortes pour la nation” a été déposée.En 2009, le CAPSAT, basé dans la périphérie de la capitale, avait déjà mené une mutinerie lors du soulèvement populaire ayant porté au pouvoir l’actuel président Andry Rajoelina.Cette même unité avait annoncé samedi qu’elle “refuserait d’obéir à l’ordre de tirer” sur les manifestants, condamnant la répression policière récente – un tournant majeur depuis le début de la contestation.Des soldats étaient ensuite entrés samedi dans la capitale à bord de véhicules militaires pour rejoindre les manifestants, qui les ont accueillis avec jubilation et ont appelé à la démission du président. Des soldats ont affronté des gendarmes devant une caserne.- “Fautes et excès” -“Une tentative de prise du pouvoir illégale et par la force, contraire à la constitution et aux principes démocratiques, est actuellement en cours sur le territoire national”, a dénoncé dimanche dans un communiqué le président Rajoelina.”Le dialogue est la seule voie à suivre et la seule solution à la crise à laquelle le pays est actuellement confronté”, a-t-il ajouté.Des officiers de la gendarmerie, accusés de violences contre les manifestants, ont publié dans la matinée une déclaration vidéo reconnaissant “des fautes et des excès lors de nos interventions” et appelant à la “fraternité” entre l’armée et les gendarmes.”Nous sommes là pour protéger, pas pour terroriser”, ont-ils assuré, ajoutant que “désormais, tous les ordres viendront uniquement” du quartier général de la gendarmerie.Répondant à l’une des revendications de la contestation, le Sénat a annoncé dimanche la destitution de son président, Richard Ravalomanana, ancien général de la gendarmerie.La manifestation de samedi à Antananarivo a été l’une des plus importantes depuis le début de la contestation lancée par Gen Z pour protester contre les coupures d’eau et d’électricité et qui s’est muée en une remise en cause des responsables politiques au pouvoir, à commencer par Andry Rajoelina.Samedi soir, le nouveau Premier ministre, le général Ruphin Zafisambo, a affirmé que le gouvernement, “qui se maintient fermement”, était “prêt à collaborer et à écouter toutes les forces: les jeunes, les syndicats et l’armée”.De son côté, la présidence a publié un communiqué assurant que le président “reste dans le pays” et “continue de gérer les affaires nationales”, sur fonds de rumeurs de fuite de l’intéressé à l’étranger.L’Union africaine a exhorté dimanche “toutes les parties prenantes malgaches, civiles et militaires, à faire preuve de calme et de retenue”. L’Afrique du Sud voisine a également appelé “à respecter le processus démocratique et l’ordre constitutionnel”.La compagnie aérienne Air France a suspendu ses vols vers l’île au moins jusqu’à mardi.Au moins 22 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies.Le président a démenti des “nombres erronés”, évoquant 12 morts, tous “des pilleurs, des casseurs”, selon lui.Selon des médias locaux, les services d’urgence ont signalé samedi deux nouveaux morts et 26 blessés supplémentaires. Le CAPSAT a indiqué qu’un soldat avait également été tué par balle par les gendarmes.Pays parmi les plus pauvres du monde, Madagascar, miné par la corruption, a connu de fréquents soulèvements populaires depuis son indépendance de la France en 1960.Bien que l’île soit riche en ressources naturelles, près des trois quarts de ses 32 millions d’habitants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2022, selon la Banque mondiale.strs-jcb-br/sba/clc/mba/ib

Le Cameroun aux urnes pour la présidentielle, Biya grand favori pour un 8e mandat

Les électeurs camerounais votaient dimanche pour l’élection présidentielle pour laquelle le président Paul Biya, 92 ans dont 43 au pouvoir, part grand favori. Avec face à lui 11 candidats, dont son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, qui suscite un certain engouement inattendu.Les huit millions de Camerounais appelés à voter jusqu’à 17H00 GMT pour ce scrutin à un tour, ont pour la plupart toujours vécu sous le règne de Biya, au pouvoir depuis 1982, et qui l’a toujours emporté avec un score de plus de 70% ces 20 dernières années. “Rien n’est acquis, attendons qu’on connaisse le nom de l’élu”, a-t-il déclaré à la presse, accompagné de son épouse Chantal, à la sortie d’un bureau de vote, près du palais présidentiel à Yaoundé. Vendredi, le gouvernement a fermement mis en garde contre toute tentative de proclamer les résultats du scrutin avant l’annonce officielle du Conseil constitutionnel, en ciblant Issa Tchiroma Bakary sans toutefois le citer nommément.A Garoua, dans l’Extrême-Nord les candidats Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary ont également voté dimanche, selon la télévision d’Etat CRTV.A la mi-journée, l’affluence a commencé à augmenter dans les bureaux de vote à Yaoundé.Afez Njoya un étudiant de 23 ans, attend déjà depuis plus d’une heure sous le soleil pour “exercer son devoir de citoyen”. Constatant que “les choses ne vont pas bien dans (son) pays”, il nourrit l’espoir que son premier vote “pourra changer les choses”.”Il ne faut pas être naïf, on sait bien que le système gouvernant a beaucoup de moyens pour obtenir les résultats qui l’avantage”, explique à l’AFP Stéphane Akoa, politologue camerounais.Il note toutefois que la campagne a été ces derniers jours “beaucoup plus animée” que d’ordinaire et que “cette élection est donc peut-être plus susceptible de nous surprendre”, dans un pays où 40% des habitants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2024, selon la Banque mondiale.Le Conseil constitutionnel a jusqu’au 26 octobre pour proclamer les résultats définitifs. En 2018, ils avaient été annoncés 15 jours après le scrutin.Paul Biya est comme à son habitude resté très discret pendant la campagne électorale. Il est finalement apparu en public mardi pour la première fois depuis le mois de mai, visiblement en forme, en tenant comme en 2018 un meeting de campagne à Maroua, dans la région de l’extrême-nord, stratégique avec son plus de 1,2 million d’électeurs, la deuxième plus grande réserve de voix du pays.- Contraste saisissant – Ses 11 rivaux ont quant à eux multiplié les apparitions publiques, promettant de tourner la page du long règne et de la main de fer du second président du Cameroun depuis son indépendance de la France en 1960.Jeudi soir, son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, 79 ans, qui a quitté en juin le gouvernement et rejoint l’opposition après 20 ans dans le giron présidentiel, a à son tour tenu un meeting à Maroua.Dans cette région dont il est originaire, il a semblé susciter un élan populaire inédit, accueilli dans les rues par des milliers de partisans brandissant des pancartes louant “Tchiroma le Sauveur”. Un contraste saisissant avec le meeting de Paul Biya, tenu devant un public clairsemé de quelques centaines de personnes, contre 25.000 annoncés par son entourage.Le principal opposant de Paul Biya, Maurice Kamto, deuxième à la présidentielle de 2018, a lui vu sa candidature rejetée par le Conseil constitutionnel. Plusieurs ONG comme Human Rights Watch (HRW) ont ensuite exprimé leurs inquiétudes sur la “crédibilité du processus électoral”.- “Protéger le vote” -Une partie des Camerounais se disent désabusés face à la perpétuation du “système Biya”, alors que le chômage atteint 35% dans les grandes villes.Mais dans ce pays où la moitié de la population a moins de 20 ans, “beaucoup de jeunes veulent aller voter et sont allés chercher leur carte d’électeur”, a constaté le politologue Stéphane Akoa. Il y voit “un signal positif de changement, mais peut-être pas suffisamment fort pour faire descendre les jeunes dans la rue, comme on l’a vu à Madagascar, en Tunisie ou ailleurs.”Les Camerounais se plaignent de la cherté de la vie, du manque d’eau potable, de soins de santé et d’éducation de qualité, mais ces frustrations restent à ce stade cantonnées aux réseaux sociaux.Le ministère de l’Administration territoriale a autorisé 55.000 observateurs électoraux locaux et internationaux, dont l’Union africaine. Plusieurs plateformes ont prévu de compiler les résultats de manière indépendante, pour “protéger le vote”, s’attirant les critiques du gouvernement qui dénonce des tentatives de “manipuler l’opinion publique” et de “proclamer des résultats tronqués.”Le scrutin se déroulera à l’ombre du conflit meurtrier opposant des groupes séparatistes aux forces du gouvernement dans les régions à majorité anglophones du nord-ouest et du sud-ouest. Lors de la précédente élection en 2018, l’abstention avait été particulièrement élevée dans ces régions.

Le Cameroun aux urnes pour la présidentielle, Biya grand favori pour un 8e mandat

Les électeurs camerounais votaient dimanche pour l’élection présidentielle pour laquelle le président Paul Biya, 92 ans dont 43 au pouvoir, part grand favori. Avec face à lui 11 candidats, dont son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, qui suscite un certain engouement inattendu.Les huit millions de Camerounais appelés à voter jusqu’à 17H00 GMT pour ce scrutin à un tour, ont pour la plupart toujours vécu sous le règne de Biya, au pouvoir depuis 1982, et qui l’a toujours emporté avec un score de plus de 70% ces 20 dernières années. “Rien n’est acquis, attendons qu’on connaisse le nom de l’élu”, a-t-il déclaré à la presse, accompagné de son épouse Chantal, à la sortie d’un bureau de vote, près du palais présidentiel à Yaoundé. Vendredi, le gouvernement a fermement mis en garde contre toute tentative de proclamer les résultats du scrutin avant l’annonce officielle du Conseil constitutionnel, en ciblant Issa Tchiroma Bakary sans toutefois le citer nommément.A Garoua, dans l’Extrême-Nord les candidats Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary ont également voté dimanche, selon la télévision d’Etat CRTV.A la mi-journée, l’affluence a commencé à augmenter dans les bureaux de vote à Yaoundé.Afez Njoya un étudiant de 23 ans, attend déjà depuis plus d’une heure sous le soleil pour “exercer son devoir de citoyen”. Constatant que “les choses ne vont pas bien dans (son) pays”, il nourrit l’espoir que son premier vote “pourra changer les choses”.”Il ne faut pas être naïf, on sait bien que le système gouvernant a beaucoup de moyens pour obtenir les résultats qui l’avantage”, explique à l’AFP Stéphane Akoa, politologue camerounais.Il note toutefois que la campagne a été ces derniers jours “beaucoup plus animée” que d’ordinaire et que “cette élection est donc peut-être plus susceptible de nous surprendre”, dans un pays où 40% des habitants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2024, selon la Banque mondiale.Le Conseil constitutionnel a jusqu’au 26 octobre pour proclamer les résultats définitifs. En 2018, ils avaient été annoncés 15 jours après le scrutin.Paul Biya est comme à son habitude resté très discret pendant la campagne électorale. Il est finalement apparu en public mardi pour la première fois depuis le mois de mai, visiblement en forme, en tenant comme en 2018 un meeting de campagne à Maroua, dans la région de l’extrême-nord, stratégique avec son plus de 1,2 million d’électeurs, la deuxième plus grande réserve de voix du pays.- Contraste saisissant – Ses 11 rivaux ont quant à eux multiplié les apparitions publiques, promettant de tourner la page du long règne et de la main de fer du second président du Cameroun depuis son indépendance de la France en 1960.Jeudi soir, son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, 79 ans, qui a quitté en juin le gouvernement et rejoint l’opposition après 20 ans dans le giron présidentiel, a à son tour tenu un meeting à Maroua.Dans cette région dont il est originaire, il a semblé susciter un élan populaire inédit, accueilli dans les rues par des milliers de partisans brandissant des pancartes louant “Tchiroma le Sauveur”. Un contraste saisissant avec le meeting de Paul Biya, tenu devant un public clairsemé de quelques centaines de personnes, contre 25.000 annoncés par son entourage.Le principal opposant de Paul Biya, Maurice Kamto, deuxième à la présidentielle de 2018, a lui vu sa candidature rejetée par le Conseil constitutionnel. Plusieurs ONG comme Human Rights Watch (HRW) ont ensuite exprimé leurs inquiétudes sur la “crédibilité du processus électoral”.- “Protéger le vote” -Une partie des Camerounais se disent désabusés face à la perpétuation du “système Biya”, alors que le chômage atteint 35% dans les grandes villes.Mais dans ce pays où la moitié de la population a moins de 20 ans, “beaucoup de jeunes veulent aller voter et sont allés chercher leur carte d’électeur”, a constaté le politologue Stéphane Akoa. Il y voit “un signal positif de changement, mais peut-être pas suffisamment fort pour faire descendre les jeunes dans la rue, comme on l’a vu à Madagascar, en Tunisie ou ailleurs.”Les Camerounais se plaignent de la cherté de la vie, du manque d’eau potable, de soins de santé et d’éducation de qualité, mais ces frustrations restent à ce stade cantonnées aux réseaux sociaux.Le ministère de l’Administration territoriale a autorisé 55.000 observateurs électoraux locaux et internationaux, dont l’Union africaine. Plusieurs plateformes ont prévu de compiler les résultats de manière indépendante, pour “protéger le vote”, s’attirant les critiques du gouvernement qui dénonce des tentatives de “manipuler l’opinion publique” et de “proclamer des résultats tronqués.”Le scrutin se déroulera à l’ombre du conflit meurtrier opposant des groupes séparatistes aux forces du gouvernement dans les régions à majorité anglophones du nord-ouest et du sud-ouest. Lors de la précédente élection en 2018, l’abstention avait été particulièrement élevée dans ces régions.

Les derniers développements depuis le cessez-le-feu à Gaza

Israël se préparait dimanche au retour des otages retenus dans la bande de Gaza, que le Hamas s’est engagé à commencer à libérer lundi matin, juste avant un sommet international sur l’avenir du territoire palestinien qui se réunira en Egypte autour de Donald Trump.Ces développements font suite à l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur vendredi, basé sur le plan en 20 points du président américain qui vise à mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien. – Echange d’otages contre prisonniers -En vertu de l’accord, doivent être rendus à Israël avant lundi 09H00 GMT les 48 otages ou dépouilles d’otages encore retenus dans la bande de Gaza, parmi lesquels 20 sont vivants.”L’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin comme convenu”, a déclaré à l’AFP Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas.En échange, Israël doit libérer 250 Palestiniens détenus pour des “raisons de sécurité”, dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis le début de la guerre.- “Sommet pour la paix” -Les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et américain Donald Trump présideront lundi après-midi à Charm el-Cheikh un “sommet pour la paix” à Gaza, en présence de dirigeants de plus de 20 pays et du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.”Le sommet vise à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, à renforcer les efforts pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et à ouvrir une nouvelle page de sécurité et de stabilité régionale”, selon la présidence égyptienne.Parmi les participants annoncés figurent le roi Abdallah II de Jordanie, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président du Conseil de l’Union européenne Antonio Costa. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas donné d’indication sur sa participation et le Hamas a annoncé qu’il ne serait pas présent.- Les points en suspens -Selon une source du Hamas, le mouvement islamiste palestinien a renoncé à participer à la gouvernance future de Gaza, où il s’était emparé du pouvoir en 2007. “Le Hamas ne participera pas du tout à la phase de transition, ce qui signifie qu’il a renoncé au contrôle de la bande de Gaza, mais il reste un élément fondamental de la société palestinienne”, a déclaré cette source à l’AFP.En revanche, la direction du Hamas semble unanime à rejeter le désarmement du mouvement, considéré comme terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne notamment, un autre point essentiel du plan américain. “La remise des armes proposée est hors de question”, a affirmé à l’AFP un responsable du Hamas sous couvert de l’anonymat.Un haut responsable du mouvement, Hosssam Badran, a mis en garde contre des négociations “difficiles” pour la prochaine phase du plan Trump, qui prévoit, outre le désarmement du Hamas, l’exil de ses combattants et la poursuite du retrait israélien de Gaza.- Retours massifs au milieu des ruines -Des centaines de milliers de déplacés se sont mis en route aux premières heures du cessez-le-feu vers le nord de la bande de Gaza, cible principale de la dernière phase de l’offensive israélienne, pour ne retrouver souvent que des ruines. Environ 500.000 personnes, selon la Défense civile, étaient rentrées samedi dans le nord.”J’étais debout devant ces ruines et je me suis mise à pleurer, tous les souvenirs ont été réduits en poussière”, a raconté à l’AFP Raja Salmi, une femme de retour à Gaza-ville qui a retrouvé son immeuble en ruines.Dans la nuit de samedi à dimanche, des dizaines de camions chargés de nourriture, de carburant et de fournitures médicales ont franchi le passage frontière de Rafah, du côté égyptien, dans l’attente de pouvoir pénétrer dans la bande de Gaza.- L’attente en Israël -En Israël, le compte à rebours se poursuit avant le retour des otages, entre euphorie et inquiétude. Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que le pays était prêt à accueillir “immédiatement” les otages.”Mon émotion est immense, il n’y a pas de mots pour la décrire, et avec moi, avec nous, avec tout Israël qui veut les otages à la maison et attend de les voir tous revenir”, a lancé samedi devant une foule réunie à Tel-Aviv Einav Zangauker, mère de l’otage Matan Zangauker, 25 ans.- Détruire les tunnels -Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a annoncé dimanche que l’armée israélienne allait détruire, après la libération des otages, tous les tunnels du Hamas à Gaza, dans le cadre du “mécanisme international (…) sous la supervision des Etats-Unis”.Le Hamas dispose d’un réseau de tunnels sous la bande de Gaza, notamment utilisé par sa branche armée. Israël a affirmé en avoir détruit de nombreux depuis le début de la guerre.