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Troisième procès pour les assassins présumés du journaliste slovaque Jan Kuciak

Les responsables présumés de l’assassinat du journaliste d’investigation Jan Kuciak et de sa fiancée Martina Kusnirova sont jugés pour la troisième fois à partir de lundi en Slovaquie, huit ans après ce crime qui avait bouleversé ce pays d’Europe centrale.Le procès s’est ouvert devant le tribunal pénal spécial de la ville de Pezinok, près de …

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Appels croissants à une enquête indépendante sur les événements de Minneapolis

Donald Trump faisait face lundi à des appels croissants, y compris de son propre camp, en faveur d’une enquête indépendante sur l’homicide d’un deuxième citoyen américain, tué par la police fédérale de l’immigration à Minneapolis.”Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision”, a déclaré le président Donald Trump dans une brève interview téléphonique dimanche soir avec le Wall Street Journal.”Je n’aime pas les tirs. Je n’aime pas ça”, a-t-il ajouté, plus prudent que plusieurs membres de son équipe depuis deux jours. “Mais je n’aime pas non plus quand quelqu’un se rend à une manifestation avec une arme très puissante, entièrement chargée, et deux chargeurs remplis de balles en plus”.Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué par balles samedi lors d’une manifestation contre des opérations de la police de l’immigration (ICE).Et les vidéos disponibles semblent démentir la version de l’administration, dans une atmosphère déjà tendue à l’extrême depuis la mort de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier dans la même ville par un agent de l’ICE.Selon le Washington Post, deux audiences sont prévues lundi devant un tribunal du Minnesota. Une plainte vise à empêcher les autorités fédérales de détruire des preuves de l’incident. Dans la seconde, le procureur général de l’État demande la fin du déploiement d’agents fédéraux de l’immigration dans l’État.Sur ce dernier point, Donald Trump a sous-entendu que les forces fédérales quitteraient Minneapolis “à un moment donné”. Mais il n’a donné aucune date et loué leur “travail phénoménal”.Les déclarations des hauts responsables américains ont été vivement critiquées par les démocrates, mais aussi par des sénateurs républicains. Et les ex-présidents démocrates Bill Clinton et Barack Obama ont appelé les Américains à défendre leurs valeurs.”Il appartient à tous ceux d’entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s’exprimer”, a déclaré Bill Clinton, estimant que l’administration Trump avait “menti” sur ces deux décès.- “Sursaut” -Barack Obama a pour sa part appelé à un “sursaut” alors que les valeurs américaines sont “attaquées”.Donald Trump, lui, a imputé ces deux morts aux élus démocrates de la ville et de l’État, les rendant responsables “de ce chaos” sur sa plateforme Truth Social.Minneapolis est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l’ICE.Dans le centre de cette ville d’un peu plus de 400.000 habitants, près d’un millier de personnes se sont rassemblées dimanche en hommage à Alex Pretti et contre les actions des forces de l’ordre fédérales malgré un froid glacial, selon un photographe de l’AFP.”Je suis triste et en colère”, a déclaré Lucy, une habitante de Minneapolis rencontrée par l’AFP. “Mais je n’ai pas peur d’être là et je n’ai pas peur de continuer le combat et de défendre ce qui est juste”.- “Mensonges écoeurants” -Comme il l’avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a rejeté la faute sur la victime, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem l’accusant notamment de “terrorisme”.Une analyse par l’AFP de plusieurs vidéos de l’événement semble pourtant contredire cette version. Les images montrent Alex Pretti, téléphone en main dans une rue enneigée, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol sur le trottoir et reçoit un jet de gaz lacrymogène au visage. Un agent le plaque ensuite à terre, et plusieurs de ses collègues interviennent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un agent vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti, agenouillé et penché en avant avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brusquement et tirent alors plusieurs fois à distance sur son corps inanimé. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents d’Alex Pretti ont accusé l’administration Trump de répandre “des mensonges écœurants” sur leur fils, “un être au grand cœur”.Les dirigeants de 60 entreprises basées dans le Minnesota ont signé une lettre ouverte “appelant à une désescalade immédiate des tensions et à la collaboration des autorités locales, régionales et fédérales pour trouver des solutions concrètes”.

Une tempête hivernale majeure fait au moins 11 morts aux Etats-Unis

Un froid polaire persistait lundi sur une large partie des Etats-Unis où une tempête hivernale majeure a causé la mort d’au moins onze personnes, privant également plus d’un million de foyers d’électricité et clouant au sol des milliers d’avions.Les autorités ont averti qu’une masse d’air arctique allait faire chuter les températures à des niveaux dangereusement bas pendant encore plusieurs jours.L’état d’urgence a été déclaré dans une vingtaine d’Etats ainsi que dans la capitale fédérale, Washington. Considérée par certains météorologues comme l’un des pires épisodes hivernaux de ces dernières décennies aux Etats-Unis, la tempête s’accompagne de températures glaciales, d’importantes chutes de neige et d’accumulations de glace aux conséquences potentiellement “catastrophiques”, selon le service météo national (NWS).Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré que cinq personnes avaient été retrouvées mortes à l’extérieur au cours du week-end dans des températures glaciales.”Alors que nous ne connaissons pas encore les causes de leur décès, rien ne rappelle plus fortement le danger du froid extrême et la vulnérabilité de nombreux habitants, en particulier des New-Yorkais sans abri”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dimanche.Au Texas, les autorités ont confirmé trois décès, dont celui d’une adolescente de 16 ans tuée dans un accident de luge. Deux personnes sont mortes d’hypothermie en Louisiane.Par ailleurs, une personne a été tuée et deux autres blessées samedi lors d’une collision liée aux conditions hivernales dans le sud-est de l’Iowa, selon la police d’État locale.Quelque 820.000 clients étaient toujours sans électricité lundi matin, principalement dans le Sud des États-Unis, selon le site spécialisé PowerOutage.com.Au Tennessee, où la glace a fait tomber des lignes électriques, plus de 250.000 clients restaient sans électricité lundi, tandis que 100.000 clients étaient privés de courant en Louisiane et dans le Mississippi.Les autorités, du Texas à la Caroline du Nord et à New York, ont exhorté les habitants à rester chez eux en raison des conditions périlleuses.”Évitez de prendre la route sauf en cas d’absolue nécessité”, a publié la Division de gestion des urgences du Texas sur X.- Vortex polaire -La tempête se déplaçait dimanche vers le nord-est, déversant de la neige sur les grandes villes densément peuplées dont Philadelphie, New York et Boston. “Nous continuerons à surveiller et à rester en contact avec tous les Etats qui se trouvent sur le trajet de cette tempête. Restez en sécurité et restez au chaud!”, a demandé le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.Plusieurs grands aéroports de la capitale Washington, de Philadelphie ou de New York étaient quasiment à l’arrêt, alors que plus de 19.000 vols à destination et en provenance des Etats-Unis ont été annulés depuis samedi et que des milliers d’autres ont été retardés, selon le site FlightAware.La FAA, l’autorité américaine de régulation de l’aviation, a indiqué sur son compte X qu’un petit avion transportant huit personnes s’était écrasé dimanche soir lors de son décollage dans un aéroport du Maine (nord-est) sans préciser si les conditions météo étaient liées à cet accident.La tempête est liée à une déformation du vortex polaire, une masse d’air circulant habituellement au-dessus du pôle nord, mais qui s’est étirée vers le sud.Les scientifiques estiment que la fréquence croissante de ces perturbations du vortex pourrait être liée au changement climatique, bien que le débat ne soit pas tranché et que la variabilité naturelle joue également un rôle.Climatosceptique assumé, Donald Trump a toutefois pris prétexte de la tempête pour exprimer de nouveau son scepticisme sur sa plateforme Truth Social: “Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît: QU’EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?”.Les autorités ont mis en garde contre un froid potentiellement mortel pouvant durer une semaine après la tempête, notamment dans les Grandes Plaines du Nord et d’autres régions du centre, où les températures ressenties pourraient atteindre -45°C.De telles températures peuvent provoquer des engelures en quelques minutes.

La France se rapproche d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La France est en passe de devenir le 2e pays au monde à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les députés devraient adopter lundi cette mesure cherchant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.La proposition de loi des députés du groupe présidentiel Renaissance sera examinée à partir de 16H00 et devrait, sauf surprise, recevoir le feu vert de l’Assemblée nationale. Le texte ira ensuite au Sénat à la “mi-février”, a annoncé lundi Gabriel Attal, pour une entrée en vigueur dès le “1er septembre”.Si elle était adoptée définitivement, la France deviendrait le 2e pays à se doter d’une législation restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.”La France peut être pionnière en Europe en un mois”, s’est félicité l’ancien Premier ministre Gabriel Attal.Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés: les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.”Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois”, a déclaré dans une vidéo diffusée samedi le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat.L’exécutif a d’ailleurs décidé d’engager la procédure accélérée sur le texte, qui permet une adoption plus rapide en cas de désaccord entre les deux chambres.Il s’agit d’aller vite, avec des mesures mises en œuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, les plateformes ayant jusqu’au 31 décembre pour désactiver ceux déjà existants et ne répondant pas aux critères d’âge, selon Gabriel Attal.- Reconnaissance faciale -L’article principal prévoit que “l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans”.Il exclut de l’interdiction les “encyclopédies en ligne” ou encore les “répertoires éducatifs”.L’interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges doit elle être étendue aux lycées, dont certains expérimentent déjà la mesure.Après un avis très critique sur la version initiale du texte émis par le Conseil d’Etat, qui s’était notamment inquiété d’une interdiction générale trop large, la rapporteure Laure Miller l’a fait réécrire en commission.La mouture arrivant dans l’hémicycle lundi établit donc pour l’instant un dispositif avec des réseaux sociaux interdits, listés par décret après avis de l’Arcom (le régulateur du numérique), et d’autres soumis à autorisation parentale.Mais cette solution a fait grincer des dents à l’Élysée, qui l’a jugée trop complexe et inapplicable.La principale difficulté réside dans l’obligation de conformité avec le droit européen – plus précisément avec son règlement sur les services numériques (DSA). Objectif: ne pas subir le même sort qu’une loi de 2023 instaurant une majorité numérique à 15 ans mais n’ayant jamais pu être appliquée.Depuis cet été, la publication par la Commission européenne de nouvelles lignes directrices a permis d’ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l’accès aux réseaux sociaux.Pour que l’interdiction devienne une réalité, un système de vérification d’âge efficace devra en tout cas être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.Mais déjà deux solutions sont avancées par les partisans du texte. Un “tiers de confiance”, qui ne sera “ni l’État ni les plateformes de réseaux sociaux” procèdera soit par reconnaissance faciale, soit par téléchargement de documents d’identité, a détaillé Gabriel Attal lundi. – “Solution simpliste” -Le texte fera l’objet d’une motion de rejet de La France insoumise. Lors de l’examen en commission, le député LFI Arnaud Saint-Martin a dénoncé un “paternalisme numérique”.Steevy Gustave (groupe écologiste) a lui critiqué une solution “simpliste”, tout en disant son groupe “pas unanime” sur sa position.L’interdiction des réseaux sociaux est en revanche soutenue par le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains notamment. Les socialistes réservent leur décision à des précisions sur les exceptions permises, selon le député Arthur Delaporte. 

Indonésie: le bilan d’un glissement de terrain près de Bandung monte à 17 morts

Le bilan d’un glissement de terrain survenu près de Bandung, sur la grande île de Java, est monté à 17 morts, a indiqué lundi un responsable des secours alors que 80 personnes étaient portées disparues dimanche.Provoqué par des pluies torrentielles, un énorme éboulement de terre a enseveli samedi vers 02H30 locales (19H30 GMT vendredi) des …

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Népal: quatre mois après les émeutes, la population au chevet de sa police

En septembre, le commissariat avait été incendié par les manifestants qui ont fait tomber le gouvernement. Quatre mois plus tard, les habitants du secteur de Janasewa, dans la capitale népalaise Katmandou, se sont cotisés pour remplacer le véhicule détruit de “leurs” policiers.Dûment sérigraphié et hérissé de ses gyrophares réglementaires, le fourgon bleu nuit flambant neuf …

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