AFP World

Tempête Goretti: la Manche en vigilance rouge vent pour la nuit de jeudi à vendredi

Météo-France a annoncé placer la Manche en vigilance rouge vent dans la nuit de jeudi à vendredi en raison du passage de la tempête Goretti, qui entraînera des rafales atteignant 160 km/h sur le littoral.Niveau d’alerte le plus élevé, la vigilance rouge correspond aux phénomènes dangereux d’intensité exceptionnelle, susceptibles de provoquer des dégâts importants avec des perturbations majeures et durables des fournitures de courant, des communications ou des transports.En plus de cette mesure appliquée de 21H00 à 03H00, 29 départements du nord-ouest incluant ceux de l’Ile-de-France entreront progressivement en vigilance orange à partir de 16H00, précise le prévisionniste dans son dernier bulletin.Le Calvados, la Seine-Maritime et la Somme seront en outre en vigilance orange vagues-submersion vendredi matin.La tempête Goretti va suivre, selon l’organisme, “une trajectoire un peu plus sud qu’envisagé hier, occasionnant donc des vents tempétueux sur une large partie nord-ouest du pays”.Dans la Manche, des rafales sont prévues jusqu’à 150 à 160 km/h sur la côte et 130 à 140 km/h dans l’intérieur.”Sur les départements en vigilance orange, les rafales attendues sont de l’ordre de 100 à 120 km/h dans l’intérieur des terres, et jusqu’à 130-140 km/h sur le littoral”, est-il ajouté.En région parisienne, “les rafales attendues sont de l’ordre de 90 à 100 km/h pour un épisode qui s’annonce durable, ces rafales pouvant se produire durant plusieurs heures”, précise l’organisme.Avant de frapper les côtes française, Goretti va traverser jeudi le Royaume-Uni, où les services météorologiques ont décrété des vigilances oranges vent pour la pointe sud-ouest en fin d’après-midi, avec des rafales pouvant atteindre localement 145 km/h, et neige dans le centre de l’Angleterre et le Pays-de-Galles, avec des chutes jusqu’à 30 cm attendues en certains endroits.Concernant l’épisode neigeux qui a perturbé une grande partie de la France depuis lundi, Météo-France ne maintient plus que trois départements en vigilance orange neige-verglas jeudi: le Vaucluse jusqu’à 10H00 ainsi que la Savoie et la Haute-Savoie jusqu’à 18H00.Dans les Alpes du Nord, l’organisme attend 10 à 20 cm en vallées intérieures.

Trump entend “dicter” les décisions du Venezuela jusqu’à nouvel ordre

Les Etats-Unis entendent “dicter” jusqu’à nouvel ordre les décisions des autorités du Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une durée “indéterminée”, a fait savoir mercredi l’administration Trump.Confirmant encore cette emprise américaine, Donald Trump a affirmé que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec les …

Trump entend “dicter” les décisions du Venezuela jusqu’à nouvel ordre Read More »

Les tracteurs de la Coordination rurale tentent de gagner Paris “coûte que coûte”

Faisant fi des intempéries, des interdictions préfectorales ou des derniers gestes gouvernementaux, les convois de tracteurs de la Coordination rurale tentent de rejoindre “coûte que coûte” le centre de Paris jeudi pour manifester la colère du monde agricole.”On viendra coûte que coûte crier nos revendications”, a déclaré à l’AFP Eloi Nespoulous, président de la Coordination rurale (CR) d’Occitanie, à la tête d’un cortège de 40 tracteurs.Le président du deuxième syndicat agricole, coutumier des actions musclées, Bertrand Venteau, entend porter “pacifiquement” ses demandes aux parlementaires et sur des lieux parisiens “symboliques”, quitte à voir la moitié de ses troupes “finir en garde à vue”.Selon un porte-parole de la CR, “plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de tracteurs” se trouvaient mercredi soir aux portes de Paris, tandis que les forces de l’ordre recensaient à la mi-journée au moins une centaine de tracteurs positionnés dans des départements aux alentours, en Seine-et-Marne, Essonne et Eure-et-Loir, selon une source policière.De fait, les tracteurs pourront s’élancer dans Paris, mais contrairement à ce que souhaitait la CR, en dehors des secteurs sensibles des lieux de pouvoir (Elysée, Matignon, Parlement, ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique), et des périmètres de l’Anses, de l’Inrae et du marché de Rungis, selon un arrêté de la Préfecture de police de Paris.Des heurts et interpellations ont émaillé certains déplacements, mais sans les arrêter.Le but pour la CR est de protester notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur mais aussi contre la gestion par l’Etat de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le Sud-Ouest, bastion historique de la CR.Une région aussi emblématique des difficultés qui pèsent sur les agriculteurs: précarité, changement climatique, surproduction de vin… La CR y a mené des actions d’ampleur mercredi autour de Toulouse.En Gironde, vers 22H00, des manifestants de la Coordination rurale occupaient les abords d’un dépôt pétrolier, à Bassens, au moyen d'”une quarantaine d’engins agricoles, camions et véhicules légers”, a annoncé le préfet du département dans un communiqué sur X.- Concurrence déloyale -Depuis l’hiver 2024, les agriculteurs demandent des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et propice à créer une concurrence déloyale.Ni la loi d’orientation agricole, adoptée début 2025, ni la loi dite Duplomb et encore moins les promesses de Paris et Bruxelles n’ont convaincu les syndicats, reçus plusieurs fois à Matignon mais aussi à l’Elysée depuis décembre.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé à la mobilisation nationale dimanche dernier mais pour des actions locales, en début de semaine et sans grands déplacements, contrairement à 2024, quand la puissante alliance syndicale avait lancé ses tracteurs sur Paris.Des actions locales, à l’initiative de la FNSEA mais aussi de ses adversaires de la Confédération paysanne, auront aussi lieu jeudi.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau présentera ses vœux à la presse à 10H00 à Paris.En attendant, le syndicat, accusé de cogestion avec l’Etat par les deux autres syndicats, a temporisé, annonçant mardi que le Premier ministre Sébastien Lecornu leur avait promis des mesures “concrètes” d’ici la fin de semaine.- Ligne rouge du Mercosur -Le “chiffon rouge” pour le syndicat dominant est l’accord commercial UE-Mercosur dont la probable signature lundi pourrait intensifier la mobilisation.La Commission européenne a tenté de répondre aux inquiétudes des agriculteurs en brandissant les clauses de sauvegarde à l’étude, puis une rallonge budgétaire anticipée pour la politique agricole commune 2028-2034, alors qu’elle prévoyait de l’amputer dans son projet initial.Les négociations pour la prochaine PAC ne font toutefois que commencer et la France se tourne plus vers le dossier de la taxe carbone européenne aux frontières pour arracher l’exclusion des engrais de ce mécanisme qui augmenterait drastiquement les coûts pour les agriculteurs.Si Bruxelles a ouvert la porte à une telle suspension, Emmanuel Macron s’est montré plus affirmatif: la taxe “sera révisée pour permettre la suspension de son application aux engrais, tandis que les droits de douane sur les engrais et intrants seront abaissés rapidement”, a-t-il assuré mercredi soir sur X, dans la foulée de la ministre Annie Genevard.”Ce ne sont pas des avancées, on repousse des choses”, s’est désolé mercredi soir Edouard Legras, vice-président de la CR sur RTL.

Trump entend “dicter” les décisions du Venezuela jusqu’à nouvel ordre

Les Etats-Unis entendent “dicter” jusqu’à nouvel ordre les décisions des autorités du Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une durée “indéterminée”, a fait savoir mercredi l’administration Trump.Confirmant encore cette emprise américaine, Donald Trump a affirmé que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec les recettes du pétrole commercialisé par Washington, aux termes d’un accord passé avec Caracas.”Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions”, a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. “Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal”, a-t-elle ajouté.Si la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a estimé que l’échange commercial avec les Etats-Unis n’avait “rien d’extraordinaire ni d’irrégulier”, elle a toutefois regretté “une tache” dans les relations entre Caracas et Washington depuis la capture de Nicolas Maduro.Selon le Wall Street Journal, l’arrivée au pouvoir de cette femme de 56 ans était le scénario favori de la CIA en cas de chute du président Maduro.Le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, s’est lui défendu de toute “improvisation” de la part des autorités américaines après l’opération militaire menée au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro, aujourd’hui détenu aux Etats-Unis.- Plan en trois étapes -Le chef de la diplomatie américaine a assuré à la presse que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela. “La première étape est la stabilisation du pays”, la deuxième, nommée “rétablissement”, consiste à “s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste”, tandis que la troisième serait “bien sûr, de transition”, a-t-il ajouté.Karoline Leavitt a pour sa part répété que du point de vue de Washington, il était “prématuré” d’évoquer l’organisation d’élections.La porte-parole de la Maison Blanche a également annoncé que Donald Trump verrait vendredi les patrons de grands groupes pétroliers américains pour “discuter des immenses possibilités qui s’offrent à ces sociétés” au Venezuela.Le ministre américain de l’Energie, Chris Wright, a affirmé mercredi que Washington contrôlerait “pour une période indéterminée” la commercialisation du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays.”Les ressources sont immenses”, s’est enthousiasmé le ministre, s’attendant à “obtenir plusieurs centaines de milliers de barils par jour de production supplémentaire à court et moyen terme, si les conditions sont réunies”.Après ces propos, la compagnie pétrolière publique du Venezuela, PDVSA, a annoncé négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis.”Je viens d’être informé que le Venezuela n’achètera(it) que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec l’argent de notre nouvel accord pétrolier. Ces achats concerneront, entre autres, des produits agricoles américains, et des médicaments américains, des équipements médicaux et du matériel pour améliorer le réseau électrique et les infrastructures énergétiques”, a écrit pour sa part le président américain sur son réseau Truth Social.- “Contrôlé par moi” -Dès mardi soir, il avait assuré que le Venezuela allait remettre aux Etats-Unis “entre 30 et 50 millions de barils de pétrole”, ajoutant: “Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi”.Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.La pression américaine, au travers de saisies répétées de navires transportant du pétrole vénézuélien, perturbe le secteur dans le pays, où de nombreuses compagnies maritimes ont restreint leurs activités.Conséquence, les capacités de stockage sont saturées.”Nous avons les réservoirs pleins de pétrole et c’est dangereux, on ne peut pas garder des tanks avec un risque de débordement”, ont déclaré à l’AFP des sources consultées dans l’Etat pétrolier du Zulia (ouest).