AFP World

Le Français Lucas Philippe élu président d’Interpol

Le Français Lucas Philippe a été élu président d’Interpol jeudi à Marrakech lors de la 93e assemblée générale de l’organisation, a-t-elle indiqué sur X. Organisation créée en 1923 pour faciliter la coopération entre les polices des pays-membre, Interpol désigne tous les quatre ans un président dont le rôle est essentiellement honorifique. M. Philippe, 53 ans, est contrôleur …

Le Français Lucas Philippe élu président d’Interpol Read More »

Deux militaires grièvement blessés à Washington par un Afghan, Trump dénonce un “acte de terrorisme”

Deux militaires américains de la Garde nationale se trouvaient jeudi dans un état critique après avoir été blessé par balles mercredi, à deux pas de la Maison Blanche, par un ressortissant afghan, arrivé sur le sol américain en 2021.Le président Donald Trump a dénoncé un “acte de terrorisme” et promis de renforcer ses politiques anti-immigration, …

Deux militaires grièvement blessés à Washington par un Afghan, Trump dénonce un “acte de terrorisme” Read More »

Guinée-Bissau: un général investi à la tête du pays pour une transition d’un an

Le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de Terre, a été investi nouvel homme fort de Guinée-Bissau et président d’une transition censée durer un an, ont annoncé jeudi à Bissau les militaires qui ont renversé la veille le président sortant et suspendu les élections en cours.La capitale était jeudi après-midi à l’arrêt avec les magasins, boutiques, marchés pour la plupart fermés, ont constaté des journalistes de l’AFP.Une forte présence des forces de l’ordre était visible dans les rues de Bissau quasi-désertées par la population et sous étroite surveillance. Des militaires en faction quadrillent toute la zone autour du palais présidentiel, où des tirs nourris avaient créé la panique parmi la population à la mi-journée la veille, au déclenchement du putsch.La Guinée-Bissau, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974. La proclamation des résultats électoraux a ainsi souvent donné lieu à des mouvements de contestation dans ce pays.”Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement” pour la restauration de l’ordre, a déclaré jeudi le général Horta N’Tam, après avoir prêté serment lors d’une courte cérémonie au siège de l’état-major, où la sécurité a été fortement renforcée, ont constaté des journalistes de l’AFP.  Jusqu’ici chef d’état-major de l’armée de Terre du pays, le général N’Tam est considéré à ce titre comme ayant été proche ces dernières années du président sortant Umaro Sissoco Embalo, qui a été renversé et est détenu depuis mercredi par les militaires.- “Période difficile” -“La Guinée-Bissau traverse une période très difficile de son histoire. Les mesures qui s’imposent sont urgentes et importantes et requièrent la participation de tout le monde”, a déclaré le général, devant des dizaines de militaires lourdement armés déployés pour l’occasion.Mercredi, les auteurs du putsch avait expliqué avoir été “poussés à le faire” pour garantir la “sécurité au niveau national et rétablir l’ordre”, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”.Signe d’une certaine stabilité malgré le coup d’Etat, les militaires ont annoncé la réouverture de “toutes les frontières”, fermées depuis mercredi après-midi. Pays très pauvre de 2,2 millions d’habitants, un peu plus grand que la Belgique, la Guinée-Bissau est affectée par des problèmes de corruption et est réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.Plusieurs analystes interrogés par l’AFP et des représentants de la diaspora émettent des doutes sur le scénario présenté par les auteurs du coup d’Etat, soulignant que l’arrêt du processus électoral profite au camp Embalo alors que le candidat de l’opposition à la présidentielle tenue dimanche, Fernando Dias, avait dès mardi revendiqué une large victoire.- Zones d’ombre –  “Je doute de la véracité des allégations qui sont mises de l’avant par le Haut commandement militaire pour la Restauration de l’ordre”, a affirmé jeudi à l’AFP un chercheur ouest-africain.Ce coup d’Etat est survenu la veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives du 23 novembre. Le camp du président Embalo et celui de Fernando Dias revendiquaient tous deux la victoire.”C’est un coup d’Etat qui vise à empêcher la prise de pouvoir par le candidat de l’opposition” Fernando Dias, estime ce chercheur. Selon lui, “c’est le scénario idéal pour M. Embalo qui pourrait suite à des négociations être libéré et éventuellement se repositionner pour les prochaines élections”.L’Union africaine (UA) a condamné jeudi “sans équivoque” le coup d’Etat et demandé la remise en liberté “immédiate et inconditionnelle” du président Embalo. Le principal opposant bissau-guinéen Domingos Simoes Pereira – dirigeant du puissant PAIGC, parti historique ayant mené la Guinée-Bissau à l’indépendance – qui avait été écarté de la présidentielle de dimanche, a été lui aussi arrêté mercredi, selon des proches et un collaborateur. Le sort de M. Dias restait inconnu jeudi.Le Portugal a à nouveau exhorté jeudi au retour “à la normalité constitutionnelle”, appelant les “autorités militaires qui détiennent de fait le contrôle de la situation politique et sociale” à “agir en vue de rendre le pouvoir aux institutions”. La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise postélectorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire. aye-sjd-burs-lp/ayv

Nathacha Appanah remporte le prix Goncourt des lycéens, coup double après le Femina

Nathacha Appanah a obtenu jeudi le prix Goncourt des lycéens, après avoir remporté début novembre le prix Femina, pour “La nuit au cœur” (Gallimard), qui raconte le destin de trois femmes prises dans la spirale des violences masculines, a annoncé le jury réuni à Rennes.Seule femme en lice dans la dernière sélection, l’autrice a notamment devancé le prix Goncourt Laurent Mauvignier et sa vaste fresque familiale “La maison vide” (Minuit).Nathacha Appanah, qui n’était pas présente à Rennes et a été jointe par téléphone, a remercié le jury pour “le grand cadeau que vous m’avez fait, à moi, à Chahinez, à Emma, à la littérature”.Son roman “La nuit au cœur” lie le destin de trois femmes prises dans la spirale des violences masculines: l’autrice elle-même, sa cousine Emma et Chahinez Daoud, mère de trois jeunes enfants, brûlée vive par son mari qu’elle avait quitté en 2021. “Nous avons été bouleversés par ces trois histoires de femmes et profondément touchés par sa plume alliant complexité, justesse et poésie”, a indiqué une lycéenne, porte-parole du jury, depuis l’Hôtel de ville de Rennes.L’autrice s’est déjà vu décerner le prix Femina, dont le jury est entièrement féminin, pour son roman qui décrit les rouages de l’emprise de la part d’hommes jaloux, brutaux et manipulateurs. Le féminicide de Chahinez Daoud à Mérignac, en banlieue bordelaise, avait fait grand bruit et relancé le débat sur la prise en charge par la police et la justice des femmes victimes de violence conjugale. En France, une femme meurt tous les trois jours de la violence d’un conjoint ou ex.La deuxième est Emma, une cousine de l’autrice, également mère de trois enfants, écrasée par son mari en 2000 à l’Ile Maurice.La troisième est l’autrice elle-même, qui a fui, pieds nus, le compagnon violent et paranoïaque avec lequel elle vivait, jusqu’à 25 ans, à l’île Maurice.- Littérature contemporaine -Les autres concurrents en lice pour ce prix très prescripteur en termes de ventes étaient David Deneufgermain (“L’adieu au visage”, Marchialy), David Thomas (“Un frère”, L’Olivier) et Paul Gasnier (“La collision”, Gallimard).Laurent Mauvignier a reçu la plus prestigieuse des récompenses de la littérature en France, le prix Goncourt, pour sa vaste fresque familiale.Les cinq finalistes de cette 38e édition ont été sélectionnés lundi par près de 2.000 lycéens, scolarisés dans l’ensemble des classes et des filières au sein de 57 établissements en France et à l’étranger.Ils ont lu et étudié depuis la rentrée les ouvrages de la sélection 2025, quasiment identique à celle du prix Goncourt. Seul David Diop, lauréat en 2018, en a été retiré, le règlement du Goncourt des lycéens n’autorisant pas, comme son aîné, un auteur à remporter deux fois le prix.Les lycéens ont également eu l’occasion le mois dernier de débattre avec les auteurs sélectionnés lors de rencontres dans plusieurs villes en France.Le prix sera remis à la lauréate en début de soirée à l’Elysée en présence d’Emmanuel Macron et du jury, composé de treize lycéens délégués, désignés lors des délibérations régionales lundi.Petit frère du Goncourt des adultes, le Goncourt des lycéens, créé dans la capitale bretonne en 1988 et organisé par la Fnac et le ministère de l’Education nationale, se déroule chaque année de septembre à novembre.Il permet à des jeunes lecteurs de découvrir la littérature contemporaine et de promouvoir le goût de la lecture dans leurs établissements.Le Goncourt des lycéens peut représenter certaines années plusieurs centaines de milliers d’exemplaires vendus.En 2024, il avait été attribué à Sandrine Collette pour son livre “Madelaine avant l’Aube”, publié chez JC Lattès.

Guinée-Bissau: un général investi à la tête du pays et d’une transition pour un an

Le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de Terre, a été investi nouvel homme fort de Guinée-Bissau et président d’une transition censée durer un an, ont annoncé jeudi à Bissau les militaires qui ont renversé le président sortant et suspendu les élections en cours.Les rues de la capitale de Guinée-Bissau étaient calmes et désertées jeudi et sous étroite surveillance militaire, ont constaté des journalistes de l’AFP. Des militaires en faction quadrillent toute la zone autour du palais présidentiel, où des tirs nourris avaient créé la panique parmi la population à la mi-journée la veille, au déclenchement du putsch.La Guinée-Bissau, pays côtier d’Afrique de l’Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974. La proclamation des résultats électoraux a ainsi souvent donné lieu à des mouvements de contestation dans ce pays.”Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement”, a déclaré le général Horta N’Tam, après avoir prêté serment lors d’une cérémonie au siège de l’état-major, où la sécurité a été fortement renforcée, ont constaté des journalistes de l’AFP.  Jusqu’ici chef d’état-major de l’armée de Terre du pays, le général N’Tam est considéré à ce titre comme ayant été proche ces dernières années du président sortant Umaro Sissoco Embalo. “La Guinée-Bissau traverse une période très difficile de son histoire. Les mesures qui s’imposent sont urgentes et importantes et requièrent la participation de tout le monde”, a déclaré le général. Des dizaines de militaires lourdement armés avaient été déployés sur place à l’occasion de cette cérémonie, qui s’est achevée à la mi-journée.- “rétablir l’ordre” “Toutes les frontières sont ouvertes dès maintenant”, a par ailleurs annoncé lors du point de presse le général Lassana Mansali, inspecteur général des forces armées, signe que la situation est, selon ces militaires, sous contrôle. Les frontières étaient fermées depuis mercredi après-midi et le déclenchement du putsch. Ce coup d’Etat est survenu la veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives tenues le 23 novembre. Le camp du président sortant Umaro Sissoco Embalo et celui du candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa revendiquaient tous deux la victoire.Les militaires ont érigé des check-points sur toutes les grandes artères de la ville et fouillent systématiquement les voitures jeudi. La circulation est au ralenti et la majorité des boutiques et enseignes sont fermées.Des patrouilles militaires ont surveillé la capitale dans la nuit de mercredi à jeudi, ont constaté des journalistes de l’AFP.Mercredi, des militaires ont annoncé avoir pris le “contrôle total du pays”, arrêté le président sortant et suspendu le processus électoral.Un “Haut commandement pour la Restauration de l’ordre” a pris “la direction du pays jusqu’à nouvel ordre”, a annoncé mercredi à la presse le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire (cabinet militaire, ndlr) de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés.”Ce qui nous a poussés à le faire (le putsch, ndlr), c’est pour garantir la sécurité au niveau national et également rétablir l’ordre”, a ajouté le général N’Canha, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”.- Condamnation de la Cedeao -Pays très pauvre de 2,2 millions d’habitants, un peu plus grand que la Belgique, la Guinée-Bissau est affectée par des problèmes de corruption et est réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.Le président sortant, qui était donné favori à la présidentielle de dimanche, est détenu depuis mercredi par des militaires.En outre, le principal opposant bissau-guinéen Domingos Simoes Pereira – dirigeant du puissant PAIGC, parti historique ayant mené la Guinée-Bissau à l’indépendance – qui avait été écarté de la présidentielle de dimanche, a été arrêté mercredi, selon des proches et un collaborateur. La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise postélectorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire.Il s’agit d’un nouveau coup d’Etat en Afrique de l’Ouest qui en a déjà connu une série depuis 2020 au Mali, Burkina, Niger et en Guinée-Conakry.La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a fermement condamné jeudi le coup d’Etat survenu, le qualifiant de “menace directe pour la stabilité du pays et de la région”, selon un communiqué publié avant l’annonce de l’investiture du général. Ce coup d’Etat militaire constitue “une grave violation de l’ordre constitutionnel”, fustige l’institution régionale.