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L’heure du verdict pour un soldat britannique jugé pour meurtres lors du “Bloody Sunday”

Un ex-soldat britannique saura jeudi s’il est reconnu coupable de deux meurtres et cinq tentatives de meurtres lors du “Bloody Sunday”, qui marqua en 1972 l’un des épisodes les plus sombres du conflit en Irlande du Nord.L’ancien parachutiste, connu uniquement comme le “soldat F” pour des raisons légales, est le premier militaire jugé pour ce “dimanche sanglant” d’il y a plus d’un demi-siècle. Le 30 janvier 1972 à Londonderry (également appelé Derry), des parachutistes britanniques ouvrent le feu sur une manifestation pacifique de militants catholiques, faisant treize morts et au moins quinze blessés.Le soldat F est accusé de deux meurtres, ceux de James Wray et William McKinney, et de cinq tentatives de meurtre. L’armée britannique a longtemps affirmé que les parachutistes avaient répondu aux tirs de “terroristes” de l’IRA (Armée républicaine irlandaise, paramilitaires opposés à toute présence britannique sur l’île d’Irlande), une version alors confortée par un rapport réalisé à la hâte.Malgré de nombreux témoignages contredisant ces affirmations, il a fallu attendre 2010 pour que soit officiellement reconnue l’innocence des victimes, atteintes pour certaines dans le dos ou même à terre, agitant un mouchoir blanc.Le procès, qui a démarré le 15 septembre à Belfast, était très attendu en Irlande du Nord, où des décennies de violences intercommunautaires ont laissé des blessures profondes.”Soldat F”, qui a plaidé non coupable, est resté pendant tout le procès dissimulé derrière un rideau bleu, pour préserver son anonymat. Ses avocats ont affirmé que sa sécurité était en danger. Il n’a pas témoigné.Des proches de James Wray et William McKinney ont assisté aux audiences.- “Ingrédients d’un meurtre” -Le représentant de l’accusation, Louis Mably, a décrit au procès les tirs de l’armée britannique alors que des civils non armés fuyaient. Ces actes ont été commis “sans justification” et “avec l’intention de tuer”, a-t-il déclaré, avant de trancher : “Ce sont les ingrédients d’un meurtre”.”La seule question dans cette affaire est de savoir si F faisait partie des soldats ayant participé à cette fusillade, soit en tant qu’auteur principal, soit en tant que participant secondaire”, a-t-il déclaré.Louis Mably a également mis en avant une volonté de “dissimulation” dans les déclarations des soldats. Ils ont inventé des histoires pour justifier leurs tirs, a-t-il accusé.Les principaux éléments de preuve étaient d’anciennes déclarations de deux parachutistes, soldats G et H, qui se trouvaient avec F à Glenfada Park North. Mais la défense a tout fait pour décrédibiliser ces deux soldats, soulignant qu’ils avaient fait des déclarations contradictoires ou contredisant les récits d’autres témoins cités au procès. L’avocat du soldat F, Mark Mulholland, les a qualifiés de “menteurs”.- Excuses officielles -Le parquet nord-irlandais a engagé des poursuites pénales contre soldat F en 2019. Elles ont ensuite été abandonnées, puis relancées en 2022.Le massacre du “Bloody Sunday” — immortalisé par le tube du groupe de rock irlandais U2 “Sunday Bloody Sunday” (1983) — a eu pour effet de précipiter de nombreux jeunes catholiques républicains dans les bras de l’IRA.C’est l’un des moments les plus sombres des trois décennies de “Troubles” qui ont opposé républicains, surtout catholiques, partisans d’une réunification avec l’Irlande, et unionistes protestants, défenseurs de l’appartenance de l’Irlande du Nord à la Couronne britannique. Il faudra attendre 1998 pour que l’accord de paix du Vendredi Saint mette un terme à ce conflit qui a fait environ 3.500 morts.En 2010, le Premier ministre de l’époque, David Cameron, a présenté des excuses officielles, qualifiant d'”injustifiables” les faits survenus ce jour-là.Depuis la fin du conflit nord-irlandais, seul un ex-soldat britannique a été condamné: début 2023, David Holden a écopé d’une peine de trois ans avec sursis, pour avoir tué un homme d’une balle dans le dos à un check-point en 1988. Il avait expliqué avoir tiré par accident car il avait les mains mouillées.

L’heure du verdict pour un soldat britannique jugé pour meurtres lors du “Bloody Sunday”

Un ex-soldat britannique saura jeudi s’il est reconnu coupable de deux meurtres et cinq tentatives de meurtres lors du “Bloody Sunday”, qui marqua en 1972 l’un des épisodes les plus sombres du conflit en Irlande du Nord.L’ancien parachutiste, connu uniquement comme le “soldat F” pour des raisons légales, est le premier militaire jugé pour ce “dimanche sanglant” d’il y a plus d’un demi-siècle. Le 30 janvier 1972 à Londonderry (également appelé Derry), des parachutistes britanniques ouvrent le feu sur une manifestation pacifique de militants catholiques, faisant treize morts et au moins quinze blessés.Le soldat F est accusé de deux meurtres, ceux de James Wray et William McKinney, et de cinq tentatives de meurtre. L’armée britannique a longtemps affirmé que les parachutistes avaient répondu aux tirs de “terroristes” de l’IRA (Armée républicaine irlandaise, paramilitaires opposés à toute présence britannique sur l’île d’Irlande), une version alors confortée par un rapport réalisé à la hâte.Malgré de nombreux témoignages contredisant ces affirmations, il a fallu attendre 2010 pour que soit officiellement reconnue l’innocence des victimes, atteintes pour certaines dans le dos ou même à terre, agitant un mouchoir blanc.Le procès, qui a démarré le 15 septembre à Belfast, était très attendu en Irlande du Nord, où des décennies de violences intercommunautaires ont laissé des blessures profondes.”Soldat F”, qui a plaidé non coupable, est resté pendant tout le procès dissimulé derrière un rideau bleu, pour préserver son anonymat. Ses avocats ont affirmé que sa sécurité était en danger. Il n’a pas témoigné.Des proches de James Wray et William McKinney ont assisté aux audiences.- “Ingrédients d’un meurtre” -Le représentant de l’accusation, Louis Mably, a décrit au procès les tirs de l’armée britannique alors que des civils non armés fuyaient. Ces actes ont été commis “sans justification” et “avec l’intention de tuer”, a-t-il déclaré, avant de trancher : “Ce sont les ingrédients d’un meurtre”.”La seule question dans cette affaire est de savoir si F faisait partie des soldats ayant participé à cette fusillade, soit en tant qu’auteur principal, soit en tant que participant secondaire”, a-t-il déclaré.Louis Mably a également mis en avant une volonté de “dissimulation” dans les déclarations des soldats. Ils ont inventé des histoires pour justifier leurs tirs, a-t-il accusé.Les principaux éléments de preuve étaient d’anciennes déclarations de deux parachutistes, soldats G et H, qui se trouvaient avec F à Glenfada Park North. Mais la défense a tout fait pour décrédibiliser ces deux soldats, soulignant qu’ils avaient fait des déclarations contradictoires ou contredisant les récits d’autres témoins cités au procès. L’avocat du soldat F, Mark Mulholland, les a qualifiés de “menteurs”.- Excuses officielles -Le parquet nord-irlandais a engagé des poursuites pénales contre soldat F en 2019. Elles ont ensuite été abandonnées, puis relancées en 2022.Le massacre du “Bloody Sunday” — immortalisé par le tube du groupe de rock irlandais U2 “Sunday Bloody Sunday” (1983) — a eu pour effet de précipiter de nombreux jeunes catholiques républicains dans les bras de l’IRA.C’est l’un des moments les plus sombres des trois décennies de “Troubles” qui ont opposé républicains, surtout catholiques, partisans d’une réunification avec l’Irlande, et unionistes protestants, défenseurs de l’appartenance de l’Irlande du Nord à la Couronne britannique. Il faudra attendre 1998 pour que l’accord de paix du Vendredi Saint mette un terme à ce conflit qui a fait environ 3.500 morts.En 2010, le Premier ministre de l’époque, David Cameron, a présenté des excuses officielles, qualifiant d'”injustifiables” les faits survenus ce jour-là.Depuis la fin du conflit nord-irlandais, seul un ex-soldat britannique a été condamné: début 2023, David Holden a écopé d’une peine de trois ans avec sursis, pour avoir tué un homme d’une balle dans le dos à un check-point en 1988. Il avait expliqué avoir tiré par accident car il avait les mains mouillées.

Budget: la partie recettes largement rejetée en commission

Onze voix pour, 37 contre: les députés ont largement rejeté en commission dans la nuit de mercredi à jeudi la partie recettes du budget de l’Etat pour 2026, ce qui annonce des débats difficiles pour le gouvernement dans l’hémicycle à partir de vendredi.L’ensemble de la gauche, le Rassemblement national, mais aussi LR, dont plusieurs ministres du gouvernement sont issus, ont voté contre la copie résultant des travaux de la commission.Les députés MoDem, Horizons et Liot se sont abstenus, seuls les députés Renaissance votant finalement pour le texte.La commission des Finances avait commencé à examiner cette première partie du budget lundi, et a tenu les délais prévus, au terme de débats de “qualité” et marqués par une forte mobilisation, ont souligné les orateurs.Les députés repartiront en séance plénière de la copie gouvernementale, les débats en commission servant en quelque sorte de répétition générale.”Nous avons fait un grand chemin, mais il y a beaucoup à faire parce que le budget tel qu’il est n’est pas un budget crédible. Il va falloir le retravailler”, a commenté le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (LR), qui s’est abstenu au vu des “grandes incertitudes qui demeurent”, voire d’un “certain nombre d’impasses”.Selon le député des Hauts-de-Seine, le texte prévoit après son passage en commission une réduction de la pression fiscale de 7 milliards d’euros (13 milliards de recettes en moins, et 6,3 milliards de recettes nouvelles) par rapport à la copie gouvernementale, ce qui supposerait pour ne pas dégrader l’objectif de déficit (4,7%) de réduire d’autant les dépenses.Il a pointé la suppression par les députés de plusieurs “gros articles”, dont celui portant sur les transferts du budget de l’Etat aux collectivités territoriales.- “Le compte n’y est pas” -Clé de la survie du gouvernement de Sébastien Lecornu, qu’ils ont fait le choix de ne pas censurer la semaine dernière, les socialistes ont également fait part de leurs réserves.”Pour nous bien sûr le compte n’y est pas ce soir”, a commenté le chef de file du PS sur le budget Philippe Brun, jugeant insuffisantes les recettes votées et le texte “déséquilibré” dans l’effort demandé aux classes moyennes et populaires.LR, dont le chef Laurent Wauquiez avait prévenu que son vote n’était pas “automatique”, a de même pris ses distances, donnant “rendez-vous lors de la séance publique pour faire disparaître” d’autres taxes et impôts.Le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI) a lui évoqué un texte “patchwork dans lequel (…) personne ne va complètement se reconnaître”.L’hémicycle sera-t-il le lieu de davantage de compromis ? “En commission chacun a mis en avant ses idées, et je crois savoir qu’on va tous être plus raisonnables en séance”, veut croire un député Horizons.Lundi, le PS a eu la déception de voir la taxe Zucman visant les “ultra-riches”, qui avait pu être adoptée dans l’hémicycle en février grâce à l’abstention du RN, être cette fois-ci rejetée, les députés du groupe de Marine Le Pen s’y opposant fermement. La gauche n’a pas non plus réussi à faire rétablir un Impôt de solidarité sur la fortune.Elle s’est toutefois félicitée de plusieurs mesures, dont la suppression de la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée, soutenue aussi par LR et le RN.- Taxe “Gafam” -Le gouvernement a lui aussi essuyé quelques déconvenues: les députés ont revu à la marge le gel du barème de l’impôt sur le revenu, en excluant du dispositif la première tranche de l’impôt, pour un coût estimé à 700.000 euros, selon M. Juvin. LR souhaitait supprimer purement et simplement la mesure.Mardi, les députés ont rejeté la suppression de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités, pour un coût estimé à 1,2 milliard.Côté recettes, les députés ont dans une belle unanimité mercredi voté une taxe “Gafam” sur les bénéfices des géants de la tech américaine, censée rapporter plusieurs milliards d’euros.A rebours de cette unité, les débats se sont a plusieurs reprises tendus, comme lorsque les députés ont adopté un amendement de l’ancien ministre du Logement Guillaume Kasbarian (Renaissance), qui entend réduire de moitié l’exonération de taxe foncière dont bénéficient les bailleurs sociaux.Les députés commenceront lundi l’examen en commission des Affaires sociales du budget de la Sécurité sociale, qui contiendra d’emblée la suspension de la réforme des retraites en 2026 et 2027 demandée par le PS. Le gouvernement entend mettre à contribution les complémentaires santé et les retraités pour la financer. 

Excédés par Poutine, les Etats-Unis et l’UE sanctionnent le pétrole russe

Donald Trump a laissé éclater son exaspération mercredi envers Vladimir Poutine et annoncé des sanctions qualifiées “d’énormes” contre le secteur pétrolier russe, dans l’espoir d’amener Moscou à mettre fin à la guerre en Ukraine.En parallèle, l’Union européenne a annoncé mercredi avoir trouvé un accord pour durcir ses sanctions sur les hydrocarbures russes et tarir les ressources du Kremlin.”Ce sont des sanctions énormes (…) Et nous espérons qu’elles ne dureront pas trop longtemps. Nous espérons qu’un terme sera mis à la guerre”, a affirmé le président américain en recevant le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.Lui qui s’est refusé pendant de longs mois à décider de ces sanctions a estimé que ses conversations avec le président russe n’allaient “nulle part”, au lendemain du report sine die d’une rencontre entre eux envisagée à Budapest.”A chaque fois que je parle avec Vladimir, nous avons de bonnes conversations mais ensuite elles ne vont nulle part”, a-t-il affirmé.Peu avant, le ministre américain des Finances Scott Bessent avait annoncé, dans un communiqué, des sanctions contre les “deux plus importantes compagnies pétrolières qui financent la machine de guerre du Kremlin” et ce, “face au refus du président Poutine d’arrêter cette guerre insensée”.”Le président Poutine n’a été ni franc, ni honnête à la table des négociations, comme nous l’aurions espéré”, a-t-il aussi déclaré à la chaîne Fox Business. – Rosneft et Lukoil -Ces annonces interviennent après une nouvelle nuit d’attaques russes dans toute l’Ukraine, avec plus de 400 drones et une trentaine de missiles, qui ont fait au moins six morts.L’attaque par des drones d’une école maternelle à Kharkiv, grande ville du nord-est, a particulièrement suscité l’émotion, avec ses images de secouristes, parents ou enseignants, portant de jeunes enfants dans des rues dévastées. Cette attaque a fait au moins un mort et dix blessés, selon le maire Igor Terekhov.Un journaliste de l’AFP a vu des pompiers et secouristes s’affairer près de l’école maternelle, au toit éventré dont s’échappait de la fumée grise.”Les enfants avaient très peur. (…) Certains avaient des coupures, d’autres avaient autre chose. Bien sûr, il y a eu des crises d’hystérie”, a raconté Ksenia Kalmykova, une mère de 44 ans.Les nouvelles sanctions américaines, qui visent les groupes pétroliers russes Rosneft et Lukoil, sont la conséquence selon Washington de “l’absence de volonté sérieuse de la Russie de s’engager dans un processus de paix afin de mettre fin à la guerre en Ukraine”.Le Trésor américain a dit être “prêt à aller plus loin si cela s’avérait nécessaire”.Les sanctions européennes, dont l’adoption formelle est prévue jeudi, prévoient notamment un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe et des mesures supplémentaires contre la flotte fantôme de pétroliers que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu jeudi au sommet des dirigeants de l’Union européenne à Bruxelles, au cours duquel les pays membres doivent formaliser leur accord sur un soutien financier pérenne à l’Ukraine, puis à Londres où se tient vendredi une réunion de la “coalition des volontaires”.- 150 avions Gripen -Le secrétaire général de l’Otan a lui relativisé l’existence de tensions entre MM. Trump et Zelensky, assurant que le président américain restait le seul à même d’apporter une “paix durable” en Ukraine, malgré le fait qu’il refuse de livrer des missiles Tomahawk à Kiev.M. Trump a réitéré ce refus mercredi, arguant de la complexité liée à leur emploi.S’exprimant devant la presse, M. Rutte a néanmoins estimé que cette pression collective accrue sur Moscou était à même de “changer les calculs” de Vladimir Poutine et de “l’amener à la table des négociations” en vue d’un cessez-le-feu.”J’en suis absolument convaincu, ce ne sera peut-être pas aujourd’hui ni demain, mais nous y arriverons”, a-t-il dit.Dans l’immédiat, c’est en Suède que le président ukrainien est allé chercher des armes, annonçant mercredi y avoir signé une lettre d’intention pour l’achat de 100 à 150 avions de chasse Gripen de dernière génération.

Ligue des champions: l’OM chute sur le fil, Monaco accroché, Liverpool en reconquête

Marseille, réduit à dix, a subi une défaite frustrante (2-1) sur la pelouse du Sporting Portugal mercredi pour la troisième journée de la Ligue des champions, où Monaco a été accroché par Tottenham (0-0) alors que Liverpool s’est relancé à Francfort (5-1) dans une soirée riche en buts.Bien lancés par Paixao (1-0), les Phocéens ont mené avant de voir le cours du jeu se renverser peu avant la pause. Réduits à dix par l’exclusion d’Emerson pour simulation en fin de première période, les hommes de Roberto De Zerbi ont subi les assauts du club lisboète. Les Marseillais ont cédé une première fois sur une frappe de Catamo (69e) puis sur un tir d’Alisson Santos (86e), détourné par Pavard, lors d’une fin de match décousue.L’OM est désormais 18e de la phase de ligue, après avoir corrigé un Ajax faiblard (4-0) et encaissé une courte défaite contre le Real Madrid (2-1).Monaco a été neutralisé mercredi au stade Louis-II par Tottenham pour la première de Sébastien Pocognoli sur le banc monégasque en Ligue des champions.Arrivé en Principauté il y a dix jours pour remplacer Adi Hütter, l’entraîneur belge a assuré l’essentiel face au club londonien, finaliste de la compétition en 2019 et tenant du titre de la Ligue Europa.Les Monégasques, qui avaient débuté leur campagne européenne par une claque à Bruges (4-1) puis un nul miraculeux contre Manchester City (2-2), enchaînent un cinquième match sans victoire (nuls contre Angers, Nice, City, Tottenham, défaite à Lorient) et ne comptabilisent que deux points en C1 (27e).- Festival offensif -Pour rejoindre le Paris SG, l’Inter et Arsenal en tête du classement (9 pts), le Real Madrid a dû s’employer face à la Juventus Turin. Après son triplé contre le Kairat (5-0), Kylian Mbappé est resté muet face à Di Gregorio. C’est finalement Jude Bellingham qui a libéré les siens d’une frappe du gauche (1-0).Le Bayern a, lui, poursuivi son sans-faute face à Bruges (4-0), en ouvrant le score dès la 4e minute par Lennart Karl, 17 ans et 242 jours et désormais plus jeune buteur munichois, puis en doublant la mise avant le quart d’heure de jeu grâce au co-meilleur buteur de la compétition, Harry Kane (5). Luis Diaz et Nicolas Jackson ont corsé l’addition, pour mettre le Bayern à la deuxième place du classement derrière le PSG, qu’il affrontera le 4 novembre.Après quatre défaites de rang, toutes compétitions confondues, Liverpool s’est libéré sur la pelouse de l’Eintracht Francfort, porté par ses internationaux français Hugo Ekitike et Ibrahima Konaté (5-1). Les hommes d’Arne Slot, d’abord menés 1-0 après avoir été trompés par Kristensen (26e), ont égalisé sur une frappe bien inspirée d’Ekitike. Les Reds ont ensuite inscrit deux buts sur corner (Van Dijk, Konaté) puis Gakpo et Szoboszlai ont alourdi la marque. Un sursaut bienvenu pour les Reds ’10e).Etrillé par Chelsea (5-1), l’Ajax – réduit à dix après le carton rouge de Taylor (17e) – compte trois défaites en autant de rencontres. Plus tôt dans la soirée, les surprenants azerbaïdjanais de Qarabag, tombeurs du Benfica à Lisbonne (3-2) et de Copenhague (2-0), se sont cassés les dents sur l’Athletic Bilbao (3-1), porté par l’Espagnol Gorka Guruzeta, auteur d’un doublé.

L’UE durcit ses sanctions contre Moscou, Washington promet un renforcement “majeur” des siennes

L’Union européenne a annoncé mercredi voir trouvé un accord pour durcir ses sanctions sur les hydrocarbures russes et tarir les ressources du Kremlin dans sa guerre contre l’Ukraine, suivie par les Etats-Unis qui ont promis un “renforcement majeur” de leurs propres mesures, au lendemain du report sine die d’une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine.Ces annonces interviennent après une nouvelle nuit d’attaques russes dans toute l’Ukraine, avec plus de 400 drones et une trentaine de missiles, qui ont fait au moins six morts. L’attaque par des drones d’une école maternelle à Kharkiv, grand ville du nord-est, a particulièrement suscité l’émotion, avec ses images de secouristes, parents, ou enseignants, portant de jeunes enfants dans des rues dévastées. L’attaque de Kharkiv a fait au moins un mort et dix blessés, selon un dernier bilan du maire Igor Terekhov.Le 19e train de sanctions de l’Union européenne sur lequel la présidence danoise de l’UE a annoncé un accord mercredi soir prévoit notamment un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, et des mesures supplémentaires contre la flotte fantôme de pétroliers que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales. “L’adoption formelle par écrit est prévue demain (jeudi). Le travail sur un 20e paquet a déjà commencé”, s’est réjouit sur X la présidence ukrainienne par la voix d’un conseiller de Volodymyr Zelensky, Vladyslav Vlassiouk.Washington a aussitôt annoncé à son tour renforcer ses sanctions à l’égard de Moscou.”Nous allons annoncer, soit en fin de journée après la clôture (de Wall Street, ndlr) soit demain matin tôt, un renforcement majeur des sanctions à l’encontre de la Russie”, a déclaré le ministre américain des Finances, Scott Bessent, devant la presse à la Maison Blanche.Le président ukrainien est attendu jeudi au sommet des dirigeants de l’Union européenne à Bruxelles, au cours duquel les pays membres doivent formaliser leur accord sur un soutien financier pérenne à l’Ukraine, puis à Londres où se tient vendredi une réunion de la “coalition des volontaires”.Cette tournée des alliés européens intervient après une visite infructueuse de M. Zelensky la semaine dernière à Washington, où il a échoué à convaincre Donald Trump de fournir à son pays des missiles de croisière Tomahawk. Dans une nouvelle volte-face et à la suite d’un long appel avec Vladimir Poutine, Donald Trump avait annoncé qu’il allait très prochainement rencontrer son homologue russe à Budapest, semant la stupeur dans les chancelleries européennes et à Kiev.Mais cette perspective a fait long feu dès les entretiens préliminaires entre chefs de la diplomatie, et Donald Trump a déclaré mardi ne pas vouloir de discussions “pour rien” avec son homologue russe.En dépit d’un manifeste report sine die de ce sommet, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a assuré mercredi que les préparatifs “se poursuivaient”.Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a de son côté relativisé mercredi l’existence de tensions entre MM. Trump et Zelensky, assurant que le président américain restait le seul à même d’apporter une “paix durable” en Ukraine.- 150 avions Gripen -Dans l’immédiat, n’ayant pas obtenu de missiles américains, c’est en Suède, après un passage en Norvège, que le président ukrainien est allé chercher des armes, annonçant mercredi y avoir signé une lettre d’intention pour l’achat de 100 à 150 avions de chasse Gripen de dernière génération.Cet accord vise à “constituer une nouvelle armée de l’air ukrainienne puissante”, a annoncé le Premier ministre Ulf Kristersson, qui se trouvait avec M. Zelensky dans la ville de Linköping (sud-est), siège du groupe de défense Saab, qui produit l’avion de chasse Gripen.En attendant, en Ukraine, les frappes russes se sont poursuivies au cours de la nuit, touchant une dizaine de régions et faisant au moins six morts et plus d’une trentaine de blessés, dont des enfants.A Kharkiv, la deuxième ville du pays, un journaliste de l’AFP a vu des pompiers et secouristes s’affairer près de l’école maternelle frappée par une attaque de drones, au toit éventré dont s’échappait de la fumée grise. – Ecole maternelle -“Les enfants avaient très peur. (…) Certains avaient des coupures, d’autres avaient autre chose. Bien sûr, il y a eu des crises d’hystérie”, a raconté Ksenia Kalmykova, mère de 44 ans.Pavlo Filipenko, commandant d’un bataillon de volontaires qui combat dans cette région, se trouvait dans une voiture à proximité au moment de l’impact. “Je ne sais pas comment j’ai survécu. Le Seigneur m’a protégé”, a dit cet homme de 45 ans.Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré un total de 405 drones et 28 missiles, dont respectivement 333 et 16 ont été abattus.Après les bombardements de la nuit, le ministère ukrainien de l’Energie a annoncé des coupures d’urgence dans “la plupart des régions”.Dans la nuit, les journalistes de l’AFP à Kiev ont entendu une dizaine d’explosions et vu une colonne de fumée s’élevant au-dessus de la capitale.”Il y a eu un bruit (de drone) qui s’est soudainement accéléré, suivi d’un boum. Je me suis levée d’un bond, (…) les fenêtres ont volé en éclats”, a raconté à l’AFP une habitante, Mariana Gortchenko, technicienne dentaire de 41 ans.L’armée ukrainienne vise de son côté régulièrement des raffineries de pétrole et des conduites d’hydrocarbures en Russie, une stratégie qui a provoqué une hausse des prix du carburant dans ce pays depuis l’été.Mercredi, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir neutralisé 33 drones ukrainiens au cours de la nuit et 13 autres dans la matinée.

Trêve à Gaza: après le vice-président américain, Marco Rubio jeudi en Israël

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio est attendu jeudi en Israël, où se succèdent les responsables de l’administration de Donald Trump pour consolider le cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza après deux ans de guerre dévastatrice.Après un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le vice-président américain JD Vance a jugé “très difficiles” les prochaines étapes de l’accord de cessez-le-feu, incluant notamment le désarmement du Hamas et la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par deux ans de guerre. M. Vance a été précédé en Israël par Steve Witkoff et Jared Kushner, des émissaires du président américain. Le secrétaire d’Etat doit rencontrer vendredi M. Netanyahu, selon le gouvernement israélien.Ces visites “visent à garantir le respect du cessez-le-feu et illustrent à quel point l’administration (américaine) est déterminée à donner une chance à la paix”, selon un éditorial du quotidien israélien Yedioth Ahronoth. Entré en vigueur le 10 octobre et basé sur un plan de M. Trump, l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a paru vaciller dimanche après des violences meurtrières à Gaza et des échanges d’accusations de violations de la trêve.La première phase de l’accord prévoit outre le cessez-le-feu, la libération de tous les otages, vivants et morts, aux mains du Hamas depuis son attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, des retraits israéliens dans Gaza et l’afflux d’aide humanitaire pour la population gazaouie.Le Hamas a libéré au 13 octobre tous les otages vivants, au nombre de 20. Il devait aussi rendre à cette date les 28 corps des captifs qu’il retient, mais il n’en a restitué que 15 jusque-là, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire ravagé par l’offensive israélienne lancée en représailles à l’attaque du 7-Octobre.- “Très difficile” -Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire palestinien et l’assiègent. Les aides humanitaires restent insuffisantes selon l’ONU.Les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien dans Gaza, le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force de sécurité internationale ainsi que la reconstruction du territoire notamment.”Nous avons une tâche très, très difficile devant nous, qui est de désarmer le Hamas et de reconstruire Gaza, de rendre la vie meilleure pour les gens de Gaza, mais aussi de s’assurer que le Hamas ne soit plus une menace pour nos amis en Israël”, a déclaré JD Vance.La veille, il a exclu des troupes américaines au sol à Gaza et affirmé chercher des pays près à contribuer à cet effort militaire, lors de l’inauguration dans le sud d’Israël du Centre de coordination militaro-civile, organisme de surveillance de la trêve à Gaza, sous supervision américaine. Le Hamas a jusque-là refusé d’envisager son désarmement et ses combattants se sont redéployés dans des secteurs de Gaza après la trêve, s’affrontant avec des groupes armés dont il accuse certains de “collaborer” avec Israël. “L’accord sur Gaza est un élément clé pour déverrouiller les accords d’Abraham, et pourrait ainsi permettre la création d’une alliance au Moyen-Orient qui perdure”, a dit mercredi M. Vance en référence au plan de l’administration Trump pour une normalisation entre Israël et les pays arabes.”Nous créons (…) une vision complètement nouvelle” sur “comment avoir un gouvernement civil, sur la manière d’assurer la sécurité” à Gaza, a déclaré M. Netanyahu, qui veut chasser le Hamas de Gaza, où le mouvement a pris le pouvoir en 2007.- “Je préfère mourir” -A La Haye, la Cour internationale de justice a déclaré qu’Israël, en tant que puissance occupante, avait l’obligation de “garantir les besoins fondamentaux de la population locale, y compris les fournitures essentielles à sa survie”. Israël a rejeté l’avis de la CIJ.Dans le sud de la bande de Gaza, l’armée israélienne a largué des tracts demandant aux habitants de certains secteurs de Khan Younès de s’éloigner de “la ligne jaune”, la ligne de repli des troupes israéliennes à l’intérieur de Gaza.”Je suis fatigué d’être déplacé, très fatigué. Je préfère mourir, comme mon fils, tombé en martyr. Il est plus digne de mourir”, confie Riad Anza, un habitant contraint de partir.L’attaque du 7-Octobre, qui a provoqué la guerre, a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.  L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.234 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.

Trêve à Gaza: après le vice-président américain, Marco Rubio jeudi en Israël

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio est attendu jeudi en Israël, où se succèdent les responsables de l’administration de Donald Trump pour consolider le cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza après deux ans de guerre dévastatrice.Après un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le vice-président américain JD Vance a jugé “très difficiles” les prochaines étapes de l’accord de cessez-le-feu, incluant notamment le désarmement du Hamas et la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par deux ans de guerre. M. Vance a été précédé en Israël par Steve Witkoff et Jared Kushner, des émissaires du président américain. Le secrétaire d’Etat doit rencontrer vendredi M. Netanyahu, selon le gouvernement israélien.Ces visites “visent à garantir le respect du cessez-le-feu et illustrent à quel point l’administration (américaine) est déterminée à donner une chance à la paix”, selon un éditorial du quotidien israélien Yedioth Ahronoth. Entré en vigueur le 10 octobre et basé sur un plan de M. Trump, l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a paru vaciller dimanche après des violences meurtrières à Gaza et des échanges d’accusations de violations de la trêve.La première phase de l’accord prévoit outre le cessez-le-feu, la libération de tous les otages, vivants et morts, aux mains du Hamas depuis son attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, des retraits israéliens dans Gaza et l’afflux d’aide humanitaire pour la population gazaouie.Le Hamas a libéré au 13 octobre tous les otages vivants, au nombre de 20. Il devait aussi rendre à cette date les 28 corps des captifs qu’il retient, mais il n’en a restitué que 15 jusque-là, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire ravagé par l’offensive israélienne lancée en représailles à l’attaque du 7-Octobre.- “Très difficile” -Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire palestinien et l’assiègent. Les aides humanitaires restent insuffisantes selon l’ONU.Les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien dans Gaza, le désarmement du Hamas, le déploiement d’une force de sécurité internationale ainsi que la reconstruction du territoire notamment.”Nous avons une tâche très, très difficile devant nous, qui est de désarmer le Hamas et de reconstruire Gaza, de rendre la vie meilleure pour les gens de Gaza, mais aussi de s’assurer que le Hamas ne soit plus une menace pour nos amis en Israël”, a déclaré JD Vance.La veille, il a exclu des troupes américaines au sol à Gaza et affirmé chercher des pays près à contribuer à cet effort militaire, lors de l’inauguration dans le sud d’Israël du Centre de coordination militaro-civile, organisme de surveillance de la trêve à Gaza, sous supervision américaine. Le Hamas a jusque-là refusé d’envisager son désarmement et ses combattants se sont redéployés dans des secteurs de Gaza après la trêve, s’affrontant avec des groupes armés dont il accuse certains de “collaborer” avec Israël. “L’accord sur Gaza est un élément clé pour déverrouiller les accords d’Abraham, et pourrait ainsi permettre la création d’une alliance au Moyen-Orient qui perdure”, a dit mercredi M. Vance en référence au plan de l’administration Trump pour une normalisation entre Israël et les pays arabes.”Nous créons (…) une vision complètement nouvelle” sur “comment avoir un gouvernement civil, sur la manière d’assurer la sécurité” à Gaza, a déclaré M. Netanyahu, qui veut chasser le Hamas de Gaza, où le mouvement a pris le pouvoir en 2007.- “Je préfère mourir” -A La Haye, la Cour internationale de justice a déclaré qu’Israël, en tant que puissance occupante, avait l’obligation de “garantir les besoins fondamentaux de la population locale, y compris les fournitures essentielles à sa survie”. Israël a rejeté l’avis de la CIJ.Dans le sud de la bande de Gaza, l’armée israélienne a largué des tracts demandant aux habitants de certains secteurs de Khan Younès de s’éloigner de “la ligne jaune”, la ligne de repli des troupes israéliennes à l’intérieur de Gaza.”Je suis fatigué d’être déplacé, très fatigué. Je préfère mourir, comme mon fils, tombé en martyr. Il est plus digne de mourir”, confie Riad Anza, un habitant contraint de partir.L’attaque du 7-Octobre, qui a provoqué la guerre, a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.  L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.234 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.

Vol au Louvre: la directrice du musée reconnaît des failles, propose de nouvelles mesures

La directrice du Louvre, Laurence des Cars, a reconnu mercredi des failles dans le système de surveillance extérieur du grand musée parisien et proposé de nouvelles mesures dont un commissariat de police en son sein, trois jours après le casse spectaculaire au cours duquel huit joyaux de la Couronne ont été volés.”Il ne s’agit nullement pour moi de me dérober ou d’adopter une position de déni. Malgré nos efforts, malgré notre travail acharné au quotidien, nous avons été mis en échec”, a-t-elle dit devant la commission de la Culture du Sénat qui l’a auditionnée pendant plus de deux heures.Cette première prise de parole publique était très attendue après des jours d’intense polémique sur la sécurité des oeuvres dans le musée le plus visité du monde, qui a rouvert ses portes mercredi.Présidente-directrice du Louvre depuis septembre 2021, Mme des Cars a indiqué avoir proposé sa démission à la ministre de la Culture Rachida Dati, qui l’a refusée.- Vidéosurveillance “très insuffisante” -“Le système de sécurité tel qu’il est en place aujourd’hui dans la galerie d’Apollon a parfaitement fonctionné”, y compris toutes ses alarmes, a assuré la dirigeante.Elle a en revanche admis que le système de surveillance vidéo de l’extérieur du gigantesque palais était “très insuffisant”, évoquant une “faiblesse dans la protection périmétrique”: “Nous n’avons pas repéré suffisamment à l’avance l’arrivée des voleurs”.”Il y a quelques caméras périmétriques, mais qui sont vieillissantes (…), le parc est très insuffisant, ne couvre pas l’ensemble des façades du Louvre, et malheureusement du côté de la galerie d’Apollon” où a eu lieu le vol, “la seule caméra est posée en direction de l’ouest et donc ne couvrait pas le balcon concerné par l’effraction”, a-t-elle détaillé.Les malfaiteurs ont pénétré dans le musée grâce à un monte-charge installé sur la voie publique et fracturé à la disqueuse une porte-fenêtre en verre anti-effraction puis les vitrines abritant les joyaux, le tout en quelques minutes, avant de disparaître avec huit trésors nationaux.La question qui se pose, selon Mme des Cars, est celle de “l’adaptation de ce système de sécurité à un nouveau type d’attaque, à de nouveaux modes opératoires qui n’avaient pas été envisagés”.A court terme, elle entend “solliciter le ministère de l’Intérieur pour étudier si l’installation d’un commissariat de police au sein du musée serait envisageable”. Une demande relayée par Rachida Dati auprès de Matignon et de l’Elysée, a indiqué la ministre au Parisien.Laurence des Cars souhaite aussi pouvoir empêcher le stationnement des véhicules aux abords du musée.La dirigeante a assuré avoir, dès son arrivée, “accéléré l’élaboration” d’un plan de sécurisation à plus long terme du musée, ou “schéma directeur”. Ces travaux, chiffrés à 80 millions d’euros et qui doivent débuter en 2026, permettront selon elle de couvrir “l’ensemble des façades” et de “doubler” le nombre de caméras sur le domaine du Louvre.Sa responsable de la sécurité, Dominique Buffin, a toutefois ajouté que “la réglementation nous limite sur l’emprise de notre vidéoprotection”, avec des compétences qui relèvent “de la préfecture de police de Paris”.Selon Mme Buffin, ce système rénové devrait être relié à un “hyperviseur”, un système informatique d’analyse rapide des images.S’agissant de la mise en oeuvre du plan de sécurisation, il n’y a “pas eu de retard”, “nous accélérons autant que nous pouvons dans le cadre extrêmement contraint et lent des marchés publics”, a assuré Mme des Cars, alors qu’un pré-rapport de la Cour des comptes évoque un “retard persistant” sur ce point. – “Constat terrible” -La dirigeante a également dit avoir été frappée, dès son arrivée en provenance d’un musée d’Orsay bien plus moderne, par le “sous-investissement chronique en matière d’équipement et d’infrastructures au Louvre”. Elle a déploré des “infrastructures techniques absolument obsolescentes, voire absentes”, “un constat terrible pour le plus grand musée du monde”.”Je ne veux pas laisser penser que ce vol est une fatalité. Je n’ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d’attirer l’attention de notre tutelle de la représentation nationale et des médias sur l’état de dégradation et d’obsolescence générale du Louvre, ses bâtiments et structure”, a-t-elle souligné.Le président Emmanuel Macron a demandé de son côté mercredi une “accélération” des “mesures de sécurisation en cours de déploiement” au Louvre, visité par neuf millions de visiteurs en 2024.En coulisses, l’enquête se poursuit pour tenter de mettre la main sur les quatre cambrioleurs et leur incroyable butin. La couronne de l’impératrice Eugénie, qui leur avait échappé dans leur fuite, est “assez endommagée”. Sa restauration est “délicate mais possible”, a annoncé Mme des Cars.L’enquête “progresse”, a assuré sur CNews et Europe 1 le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “J’ai toute confiance, ça c’est sûr, dans le fait que nous retrouverons les auteurs”, a-t-il martelé.Les bijoux volés ont été estimés par le musée à 88 millions d’euros, un montant qui ne tient toutefois pas compte de leur valeur patrimoniale.

Présidentielle ivoirienne: Laurent Gbagbo dénonce un “coup d’Etat civil” et “un braquage électoral”

A trois jours de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, désormais opposant et dont la candidature a été rejetée, a qualifié mercredi le scrutin de “coup d’Etat civil”, exprimant son “soutien” à ceux qui “manifestent contre ce braquage électoral”.Alors que le président sortant Alassane Ouattara (au pouvoir depuis 2011) est le grand favori, le climat politique s’est tendu ces dernières semaines en Côte d’Ivoire.L’opposition dénonce l’exclusion du scrutin de ses deux principaux leaders, M. Gbagbo et Tidjane Thiam, ainsi que la candidature à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara, 83 ans, au pouvoir depuis 2011.Dans une interview au média panafricain AFO Media, M. Gbagbo, 80 ans, a affirmé son “soutien” à ceux qui “manifestent contre ce braquage électoral”.Le PPA-CI de M. Gbagbo et le PDCI de Tidjane Thiam ont appelé à des manifestations que le pouvoir a interdites, arguant de risques de troubles à l’ordre public.Mercredi, Laurent Gbagbo a toutefois précisé qu’il n’appelait pas ses partisans à “descendre dans la rue”. Aucun cadre d’opposition n’a  été vu dans des manifestations ces derniers jours.- “Je n’accepte pas ça” -“On a écarté ma candidature, de même qu’on a écarté la candidature de Tidjane Thiam. Ceux qui peuvent gagner ces élections ont été écartés. Je n’accepte pas ça”, a-t-il souligné.Sa candidature et celle de M. Thiam ont été rejetées par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale.M. Gbagbo en est absent pour une condamnation pénale liée à la crise post-électorale de 2010-2011 et M. Thiam pour des questions de nationalité.Au total, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre en marge de manifestations ou de blocages, dont un gendarme, tué dans une embuscade dans le sud. La dernière victime en date, un homme de 46 ans a reçu une “pierre à la tête” en aidant des gendarmes à démanteler des barricades érigées sur la voie publique, près de la capitale politique Yamoussoukro, selon le Procureur de Toumodi (centre). Des mouvements de protestations sont sporadiquement observés depuis quelques jours dans certaines localités du pays, notamment dans le sud et l’ouest, mais aussi dans le centre à Yamoussoukro, des zones où l’opposition était historiquement forte.Plus de 700 personnes ont été arrêtées dans le pays, certaines pour des actes assimilables à des “actes de terrorisme”, selon le procureur Oumar Braman Koné, et au moins une soixantaine condamnées à trois ans de prison ferme pour troubles à l’ordre public.Si MM. Gbagbo et Thiam sont exclus par la justice du scrutin, quatre candidats défient le président Ouattara au 1er tour samedi.Il s’agit de l’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, dissident du PDCI; deux anciens compagnons de route de Laurent Gbagbo en rupture avec lui, son ex-épouse Simone Ehivet Gbagbo et l’ex-ministre Ahoua Don Mello ; et enfin Henriette Lagou, déjà candidate en 2015.Mercredi, Laurent Gbagbo a par ailleurs affirmé qu’il ne soutiendrait aucun candidat à l’élection. “On ne soutient personne. Et on ne soutient même pas la dynamique électorale”, a-t-il lancé.Il a évoqué également son avenir politique en affirmant qu’après les législatives de décembre, il “ne sera plus candidat à la direction” de son parti.”Je vais prendre mon temps pour moi-même et pour ma petite famille. Enfin, je vais vivre un peu, écrire. Il y a des moments où il faut arrêter certaines choses”, a-t-il dit.”Je n’irai pas à la retraite, mais je m’interdirai d’occuper des fonctions politiques, aussi bien à l’intérieur de mon parti (…) qu’à l’extérieur”, a-t-il ajouté.