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Zelensky accepte le principe d’une trêve énergétique avec la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accepté, dans des propos publiés vendredi, le principe d’un arrêt mutuel des frappes sur les infrastructures énergétiques avec la Russie, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une supposée trêve sur fond de températures glaciales en Ukraine.Le Kremlin a de son côté affirmé vendredi que le président américain avait demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de cesser jusqu’au 1er février les frappes sur la capitale ukrainienne Kiev, où le réseau énergétique a souffert des bombardements précédents.Des frappes russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi en Ukraine. L’armée de l’air ukrainienne a fait état d’un missile et de 111 drones tirés, dont 80 ont été abattus, sans préciser quel type d’installations ont été visées.Le dirigeant américain avait annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes “pendant une semaine” alors qu’est attendue une vague de froid intense, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”.La Maison Blanche n’a cependant livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve, ni sa date de début ni quel type de frappes seraient concernées. Elle intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des pourparlers directs aux Emirats arabes unis.”Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques – installations de production ou tout autre infrastructure énergétique –, nous ne frapperons pas les leurs”, a déclaré M. Zelensky à des journalistes, dont ceux de l’AFP, en réponse à cette annonce.Jeudi soir, il avait dit compter sur les Etats-Unis pour parvenir à cette trêve, alors que le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal par des bombardements russes massifs ces derniers mois.Ces frappes ont provoqué des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur dans plusieurs grandes villes d’Ukraine, dont la capitale, Kiev, où jusqu’à la moitié des immeubles ont été par moments affectés.Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à -30°C dans les prochains jours.- Pas de compromis sur les territoires -Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a rapporté sur Telegram que 378 bâtiments restaient sans chauffage dans la capitale ukrainienne après les précédentes frappes russes, alors que les travaux de réparation se poursuivent.L’Ukraine frappe de son côté régulièrement des raffineries et dépôts pétroliers en Russie et des infrastructures de transport d’hydrocarbures, provoquant d’importants incendies. Les régions russes frontalières ont aussi connu par moments des coupures de courant à cause des bombardements ukrainiens.Russes, Ukrainiens et Américains ont entamé la semaine dernière un cycle de pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, sur le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats.Volodymyr Zelensky a indiqué que les discussions butent toujours sur l’épineuse question des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu’elles contrôlent encore.”Jusqu’ici, nous n’avons pas réussi à trouver un compromis sur la question territoriale, en particulier concernant une partie de l’est de l’Ukraine”, a indiqué le président ukrainien.- “Désescalade” -Selon lui, la Russie a aussi interrompu les échanges de prisonniers de guerre, dont le dernier en date remonte à l’année dernière. Ce type d’échanges était le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul en Turquie.Côté russe, le Kremlin avait confirmé jeudi que le dialogue “se poursuivait” sans vouloir commenter les détails du processus.Le plan américain prévoit des concessions, notamment territoriales, de la part de Kiev en échange de garanties de sécurité de la part de Washington afin de dissuader la Russie d’attaquer à nouveau. Selon M. Zelensky, l’objectif des Américains est aussi de travailler à une “désescalade” afin que Moscou et Kiev s’abstiennent “d’utiliser leurs capacités de longue portée afin de créer davantage d’espace pour la diplomatie”.Jeudi, Donald Trump a assuré que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques.

Minneapolis: entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'”agitateur”

Donald Trump a qualifié vendredi d'”agitateur” l’infirmier tué à Minneapolis il y a une semaine par des agents fédéraux, au lendemain des promesses de son émissaire d’y réduire les effectifs de la police de l’immigration.Le président américain ne cesse de souffler le chaud et le froid sur la mort, sous les balles d’agents fédéraux, de deux citoyens américains – Alex Pretti et Renee Good – depuis début janvier. Deux drames qui divisent les Américains et ont plongé cette cité du Midwest dans l’effroi.Dans son message posté juste avant 02H00 du matin à Washington (07H00 GMT), Donald Trump est revenu sur une vidéo virale montrant Alex Pretti, 11 jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers.”Agitateur et, peut-être, insurgé, la cote d’Alex Pretti a fortement chuté” avec cette vidéo, a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. “On le voit hurler et cracher au visage d’un agent de l’ICE (la police de l’immigration, ndlr) très calme et maître de lui”.Alex Pretti donne “des coups de pieds frénétiques dans un véhicule gouvernemental neuf et très coûteux avec une telle force et violence que le feu arrière s’est brisé en morceaux”, s’indigne le président dans son message.”Ce fut une véritable démonstration de violence et de colère, visible de tous, déchaînée et hors de contrôle. L’agent de l’ICE est resté calme et posé, ce qui n’est pas facile dans de telles circonstances! REDONNONS SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE”.En début de semaine, Donald Trump avait promis une “petite désescalade” et un retrait partiel des hommes masqués qui quadrillent Minneapolis. Avant de renouer avec sa rhétorique incendiaire et de s’en prendre au maire démocrate Jacob Frey, qui continue de lui tenir tête.Le sujet cristallise de vifs débats jusqu’à Washington, où les démocrates bataillent sur le budget du ministère de la Sécurité intérieure. Le Sénat doit voter un nouveau texte dans la journée de vendredi, après l’annonce par Donald Trump qu’un compromis avait été trouvé. Chose rare, une figure de la Sillicon Valley s’est même emparée du sujet. “Davantage d’entre nous doivent cesser de considérer le chaos trumpiste comme un simple théâtre politique dont on peut se tenir à l’écart. Il est temps pour nous tous d’en faire et d’en dire davantage”, a écrit Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, jeudi dans une tribune au San Francisco Standard. “Une grande majorité d’entre nous désapprouve la brutalité ostentatoire du régime Trump”.- “Démonstration de violence” -Jeudi, l’envoyé spécial présidentiel à Minneapolis, Tom Homan, a promis de “bientôt” réduire les effectifs de la police de l’immigration déployés en ville, tout en répétant la volonté du président d’y poursuivre ses opérations.Quelque 3.000 agents chargés de la lutte contre l’immigration illégale ont été dépêchés. “Nous ne renonçons en aucun cas à notre mission. Nous la menons simplement de manière plus intelligente”, a affirmé Tom Homan.L’émissaire a admis la nécessité de “certaines améliorations” dans les opérations. Si des agents n’agissent pas de façon professionnelle, “ils seront traités comme n’importe quelle autre agence fédérale. Nous avons des normes de conduite”. Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été abattu samedi par des membres de la police aux frontières (CBP). Renee Good, mère de famille du même âge, avait été tuée moins de trois semaines plus tôt, le 7 janvier, par un agent de la police de l’immigration (ICE).Et les tensions restent vives dans la plus grande ville du Minnesota, dont les habitants prennent avec distance les promesses de l’administration. “Nous y croirons quand nous le verrons. Cette administration a prouvé à maintes reprises qu’elle ne fait que nous mentir”, a réagi auprès de l’AFP Steven Gagner, 41 ans, membre d’un réseau citoyen qui signale et filme les interventions d’ICE dans son quartier.Selon lui, les opérations “se sont intensifiées dans les trois derniers jours”.Le sujet intervient aussi alors que Donald Trump multiplie les déclarations de soutien aux candidats républicains aux élections législatives de mi-mandat, en novembre. Il “est pris entre deux feux, entre sa base électorale fidèle qui l’a élu sur la promesse +d’expulsions massives+ et un électorat plus large qui est de plus en plus mal à l’aise” avec les méthodes des agents fédéraux, commentait vendredi le Washington Post.

Starmer défend un rapprochement avec Pékin, “très dangereux” pour Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a défendu vendredi sa visite en Chine comme un moyen de reconstruire une confiance mutuelle et renforcer les relations commerciales avec Pékin, une perspective que Donald Trump a jugé “très dangereuse”.S’exprimant devant la communauté d’affaires chinoise et britannique à la Bank of China, M. Starmer a de nouveau vanté ses entretiens “très chaleureux, très bons” avec le président Xi Jinping la veille, qui ont permis de “faire de vrais progrès”.”C’est comme ça que nous construisons la confiance mutuelle”, a-t-il insisté.Comme la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney, ce rapprochement entre Londres et Pékin hérisse Donald Trump, dans le contexte de rivalité croissante entre les deux premières puissances mondiales.”C’est très dangereux pour eux de faire ça”, a lâché le président américain lors d’un échange avec la presse avant une avant-première à Washington d’un documentaire consacré à son épouse Melania Trump.”La Chine est prête à renforcer la coopération avec tous les pays, dans un esprit de bénéfice mutuel et de résultats gagnant-gagnant”, a répondu lors d’un point presse régulier Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Concrètement, Keir Starmer, qui est arrivé à la mi-journée à Shanghai avant de s’envoler pour le Japon samedi, ne devrait pas repartir de Chine avec une moisson de contrats ou des annonces fracassantes.Il a obtenu quelques gestes de Pékin, comme une baisse bienvenue des droits de douane sur les exportations de whisky ou un accord de coopération en matière de lutte contre l’immigration, dont la portée reste à démontrer.- “Bénéfique” -Downing Street a également indiqué que Pékin allait accorder au Royaume-Uni une exemption de visas pour les Britanniques effectuant des séjours de moins de 30 jours en Chine. Mais le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé vendredi que la Chine “examine activement” une telle exemption et la “rendra publique en temps voulu, une fois les procédures nécessaires accomplies”.”C’est symbolique de ce que nous faisons avec cette relation”, a néanmoins défendu Keir Starmer à la Bank of China.Au total, une dizaine d’accords de coopération – aux contours encore flous – ont été signés, dans la santé ou encore les services.En parallèle, le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé son intention d’investir 15 milliards de dollars d’ici 2030 en Chine, tandis que le fournisseur d’énergie Octopus Energy va créer une co-entreprise avec un partenaire chinois pour opérer sur le marché chinois.Mais l’essentiel n’était pas là pour le dirigeant britannique, qui a besoin de trouver des moteurs pour soutenir l’économie britannique, pénalisée par les conséquences du Brexit et les tensions commerciales internationales croissantes.Après des années d’une relation tendue sous ses prédécesseurs conservateurs, sur fonds de durcissement de la politique chinoise à Hong Kong et d’accusations réciproques d’espionnage, Keir Starmer s’évertue depuis son arrivée au pouvoir en 2024 à relancer les relations avec Pékin, troisième partenaire commercial de Londres.Et cela passait par cette visite en Chine, selon Downing Street qui a également ouvert la voie à une visite de Xi Jinping au Royaume-Uni à l’avenir. Interrogé par des journalistes, son porte-parole n’a pas fermé la porte, affirmant qu'”une réinitialisation des relations avec la Chine (…) est bénéfique pour la population et les entreprises britanniques”.- Le cas Jimmy Lai -Une telle perspective hérisse l’opposition conservatrice au Royaume-Uni, qui juge déjà le dirigeant travailliste trop conciliant avec Pékin.”Nous ne devrions pas dérouler le tapis rouge pour un Etat qui mène des opérations d’espionnage quotidiennement dans notre pays, bafoue les règles commerciales internationales et soutient (le président russe Vladimir) Poutine dans sa guerre injustifiée en Ukraine”, a fustigé la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch.Des députés ont également écrit à Keir Starmer pour s’inquiéter du peu d’avancées obtenues sur le cas de l’ex-magnat des médias hongkongais et détenteur d’un passeport britannique Jimmy Lai, récemment condamné pour sédition et collusion avec l’étranger, qui risque une lourde peine d’emprisonnement.Le Premier ministre a affirmé jeudi avoir eu une “discussion respectueuse” avec Xi Jinping sur le cas du militant prodémocratie et la situation de la communauté des Ouïghours.

Budget: Lecornu a dégainé un ultime 49.3, épilogue lundi

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu a activé vendredi matin pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.”La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution”, s’est contenté de déclarer, en 13 secondes chrono, devant l’Assemblée nationale le Premier ministre qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS.Dans la foulée, La France insoumise a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée lundi faute du soutien de la droite et des socialistes, tout comme une autre motion promise par le Rassemblement national et son allié UDR.Selon le président de la commission des Finances Eric Coquerel, ces motions de censure seront examinées lundi à 17H et non pas mardi, comme il le demandait pour permettre à tous les députés de revenir à Paris. Autre critique sur la forme de l’écologiste Arnaud Bonnet, “le Premier ministre n’a même pas attendu que les membres de la commission des Finances”, qui venaient de rejeter une ultime fois ce budget, “arrivent dans l’hémicycle que le 49.3 était déjà prononcé”. Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. Sauf immense surprise, les motions de censure seront rejetées comme les deux précédentes grâce à la clémence des Républicains et surtout du Parti socialiste. Le gouvernement dispose en effet d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.”Le groupe socialiste a serré la vis (aux députés qui voudraient voter la censure) et est maintenant dans un soutien sans participation au gouvernement”, a déploré M. Coquerel.Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’Etat.- “Texte utile” mais “imparfait” -S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Initialement, l’exécutif visait 4,6%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû d’une part “assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale”, avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduit par “une hausse du déficit de 0,3 point de PIB”. D’autre part, a-t-il regretté, l’effort des collectivités locales “a été réduit de moitié” à la demande du Sénat. Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité pour les salariés modestes.Mais il continue de susciter l’hostilité de l’extrême droite et d’une grande partie de la gauche (Insoumis, écologistes, communistes), qui ont déposé à chaque occasion des motions de censure.Le bloc central et la droite ne sont pas non plus satisfaits de ce budget mais M. Juvin s’est félicité “d’avoir évité de graves écueils” au niveau fiscal, comme “la remise en cause du pacte Dutreil” sur la transmission d’entreprises et “une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire)”.”La taxation des retraités n’a pas été alourdie et l’impôt sur le revenu des ménages n’a pas été augmenté”, s’est-il réjoui. ama-are-far-lak/jmt/sp

Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions

Moins d’un mois après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro, Caracas a salué jeudi un “bond historique” pour le pétrole vénézuélien, avec l’adoption, sous pression américaine, d’une réforme ouvrant le secteur au privé, puis l’annonce par Washington d’une suspension partielle des sanctions instaurées en 2019.”Nous effectuons des pas historiques (…) J’ai reçu …

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Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée

Particulièrement ciblée et apeurée par l’offensive anti-imigration de l’administration Trump, la communauté somalienne du Minnesota s’organise: elle a créé un réseau pour proposer des visites médicales à domicile à ses membres n’osant plus sortir hors de chez eux.La paranoïa suscitée par les hommes masqués de la police de l’immigration (ICE) qui quadrillent Minneapolis, la plus …

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La drogue et l’extorsion, fléaux dans les 5 Etats les plus violents du Mexique

La fusillade mortelle sur un terrain de foot dimanche dernier dans l’Etat de Guanajuato, dans le centre du Mexique, met en lumière la violence criminelle qui sévit dans certaines régions du pays latino-américain.Des hommes armés ont fait irruption dans un stade de quartier à la fin d’une rencontre à Salamanca, ville de 160.000 habitants, tuant …

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Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire a minima après un accord

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage …

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Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve surprise, qui intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des négociations directes aux Emirats arabes unis.”J’ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas faire feu sur Kiev et les autres villes pendant une semaine. Et il a accepté de le faire, et je dois vous dire, c’était très gentil”, a dit le président américain en conseil des ministres.Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, alors que le pays est confronté à des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur à cause des frappes russes.Selon le Centre hydrométéorologique ukrainien, de dimanche à mardi, “un temps très froid est prévu” en Ukraine: “les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à -20 à -27°C, et dans certaines parties (…), les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à -30°C”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour ses “efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique”.- “Une catastrophe humanitaire s’annonce” -Jeudi soir, toutefois, après l’annonce surprise de Donald Trump, le gouverneur de la région de Zaporijjia (centre-est) a fait état d’une attaque russe contre la capitale régionale, qui a endommagé un immeuble.Au cours d’un appel avec M. Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué le travail de Washington “en faveur d’une trêve” mais souligné aussi que “la destruction systématique et brutale des infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes” par Moscou était “toujours en cours”, d’après un porte-parole.Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique réunit d’ailleurs son conseil des gouverneurs à la demande de pays membres inquiets de la situation nucléaire en Ukraine, dans le sillage d’attaques russes.Le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal ces derniers mois par une série de frappes russes massives qui ont endommagé les centrales et transformateurs électriques et le secteur gazier du pays.Ces frappes ont provoqué de vastes coupures d’électricité et de chauffage alors que les températures sont déjà glaciales, notamment dans la capitale Kiev (-6°C dans la nuit), et dans les grandes villes de Kharkiv (nord-est), Odessa (sud) et Dnipro (centre).Les autorités ukrainiennes affirment mener des travaux d’urgence pour restaurer le réseau et ont ouvert des espaces dédiés où les habitants peuvent se réchauffer et accéder à l’électricité. Jeudi, la municipalité de Kiev a indiqué que 613 bâtiments étaient toujours sans chauffage dans la capitale.”L’hiver est très rude et les Ukrainiens souffrent énormément. Une catastrophe humanitaire s’annonce là-bas”, a martelé jeudi Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne qui a annoncé l’octroid’une aide humanitaire d’urgence de 145 millions d’euros face au rude hiver ukrainien.- “Progrès” -Jeudi, Donald Trump a assuré que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques entre Moscou, Kiev et Washington, alors que la guerre déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie entre bientôt dans sa cinquième année.Les premières négociations directes tripartites sur le plan de Washington pour mettre fin à la guerre ont eu lieu vendredi et samedi à Abou Dhabi. Une nouvelle session devrait s’y tenir dimanche, à laquelle les Etats-Unis pourraient de nouveau participer, selon le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. En amont de ces discussions, Vladimir Poutine a reçu jeudi à Moscou son homologue émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, lui faisant part de sa reconnaissance pour “la tenue de pourparlers trilatéraux” la semaine dernière, selon la télévision russe.Mohammed ben Zayed a de son côté réaffirmé le soutien des Emirats en faveur de “solutions diplomatiques nécessaires”, mentionnant notamment la médiation de son pays dans les échanges de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.Ces échanges, comme ceux de dépouilles, sont jusqu’à présents les seuls résultats concrets de négociations entre Moscou et Kiev sur le conflit déclenché par l’offensive russe en Ukraine en février 2022.Jeudi, la Russie a rendu à l’Ukraine 1.000 corps, “présentés par la partie russe comme ceux de militaires ukrainiens”, a annoncé l’administration ukrainienne chargée des prisonniers de guerre. Le dernier rapatriement de ce type datait de fin octobre.En février dernier, Volodymyr Zelensky avait affirmé à une chaîne de télévision américaine que son pays avait perdu près de 46.000 soldats depuis 2022, un chiffre que des analystes jugent sous-évalué.burs-jnd/lpa

Gaza: nouvel accroc à la trêve, Israël dit avoir “éliminé trois terroristes”

L’armée israélienne a annoncé vendredi avoir mené des frappes aériennes et “éliminé trois terroristes” sortis d’un souterrain dans le sud de la bande de Gaza, dans un nouvel incident illustrant la fragilité de la trêve.Les frappes ont eu lieu dans la zone de Rafah où se trouve le poste-frontière avec l’Egypte, seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël, et dont les habitants du territoire palestinien, l’ONU et les organisations humanitaires attendent avec impatience la réouverture.Avant l’aube, des soldats ont identifié “huit terroristes” sortant d’infrastructures souterraines dans l’est de Rafah et “l’armée de l’air israélienne (en) a visé et éliminé trois”, indique un communiqué militaire israélien.Selon le texte, des frappes supplémentaires ont été menées vers les zones où les autres tentaient de s’échapper et les forces israéliennes “poursuivent les recherches dans le secteur afin de localiser et d’éliminer l’ensemble des terroristes”.”Les troupes (israéliennes) restent déployées conformément à l’accord de cessez-le-feu et continueront d’agir pour neutraliser toute menace immédiate”, a ajouté l’armée, sans fournir aucune indication sur le type d’armes éventuelles dont étaient munies les personnes qu’elle dit avoir tuées.Un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël à partir de Gaza, un cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre, sous la pression des Etats-Unis.Alors que les belligérants s’accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne et qu’ils ne sont pas acquittés de l’intégralité de leurs engagements, Washington a annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du cessez-le-feu, censée mener vers une fin définitive de la guerre.La première phase prévoyait notamment la libération ou la restitution de tous les otages israéliens et étrangers, vivants ou morts, détenus par le Hamas ou ses alliés dans la bande de Gaza en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël et de la remise de corps d’habitants de Gaza tués depuis le début de la guerre.Cette séquence s’est achevée jeudi avec la restitution aux autorités de Gaza, par l’intermédiaire de la Croix-Rouge, des corps de 15 Palestiniens, au lendemain des funérailles du dernier otage israélien, dont les restes avaient été exhumés en début de semaine par l’armée israélienne dans un cimetière du nord de Gaza.- Désarmement? -Le gouvernement israélien avait annoncé lundi consentir à une réouverture limitée du poste-frontière de Rafah, pour les piétons uniquement, une fois que la dernière dépouille aurait été ramenée en Israël, mais sans s’engager sur une date.Plus de 24 heures après les funérailles de Ran Gvili, un policier tué le 7-Octobre, les Palestiniens de Gaza attendent la matérialisation de cette annonce, très en-deçà de leurs attentes et de celle de la communauté humanitaire, qui espère pouvoir faire entrer par Rafah davantage d’aide et procéder à des évacuations médicales.La situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza, vivant largement sous tente dans un territoire dévasté et livré aux intempéries de l’hiver.La réouverture de Rafah doit aussi permettre l’arrivée des membres du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), groupe de 15 technocrates créé dans le cadre du plan du président américain Donald Trump pour Gaza afin de gérer le territoire pendant une période transitoire.Aux termes de ce plan, endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies, la deuxième étape de la trêve prévoit notamment le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.”Beaucoup de gens disent qu’ils ne se désarmeront jamais (mais) il semble qu’ils vont se désarmer”, a déclaré jeudi M. Trump à propos du Hamas, qui n’avait pas encore réagi à ces propos vendredi matin.