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Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, mais son rêve olympique “pas terminé”

Stupeur à une semaine du début des JO de Milan Cortina. La star américaine Lindsey Vonn s’est blessée au genou gauche en chutant lourdement vendredi lors de la descente de Crans-Montana, mais la skieuse de 41 ans a assuré que son “rêve olympique” n’était “pas terminé”.”J’ai chuté aujourd’hui en descente en Suisse et je me suis blessée au genou gauche”, a écrit sur instagram Lindsey Vonn, quelques heures après sa chute. “C’est une situation très difficile à une semaine des Jeux mais s’il y a bien une chose que je sais faire, c’est revenir. Mon rêve olympique n’est pas terminé.”Un message qui laisse de l’espoir après les images terribles de la matinée. La “Speed Queen” a été déséquilibrée au début du tracé piégeux de la descente de Crans-Montana, avant de chuter et de terminer sa glissade dans les filets de sécurité. Elle est restée longtemps immobile avant de se relever.L’Américaine a finalement pu redescendre sur ses skis, en grimaçant toutefois et en s’arrêtant régulièrement pour se tenir le genou gauche. Visage fermé dans l’aire d’arrivée, on l’a vue faire plusieurs fois “non” de la tête, visiblement très frustrée. Se tenant debout, elle a finalement été hélitreuillée.Si elle affirme toujours croire en son “rêve olympique”, Lindsey Vonn ne donne pas de détails concernant sa blessure et souligne qu’elle “discute avec les médecins” et qu’elle allait “continuer à faire d’autres examens”.”Je donnerai plus d’informations quand j’en aurai”, a-t-elle ajouté, en concluant: “tant que ce n’est pas fini, ça n’est pas fini”.Cette chute arrive au pire moment pour la quadragénaire, sortie l’année dernière de sa retraite et qui rêve d’or olympique à Cortina, où elle doit faire figure d’immense tête d’affiche 16 ans après son titre en descente à Vancouver. La descente femmes des JO est prévue dans neuf jours, le 8 février, à Cortina.Motivée par la perspective des Jeux dans sa station européenne de coeur, et libérée par la pose d’une prothèse en titane au genou droit qui lui a permis de reprendre le ski sans douleurs, Vonn a retrouvé cet hiver son meilleur niveau, avec sept podiums en huit courses de Coupe du monde, dont deux victoires en descente à St-Moritz (Suisse) et à Zauchensee (Autriche).”J’espère qu’elle va bien. On n’est pas totalement certain, elle est en train d’être examinée. Elle ressentait un peu de douleurs dans le pied gauche et dans le genou gauche, mais je reste positif”, avait affirmé à la télévision autrichienne son entraîneur, l’ancien skieur norvégien Aksel Lund Svindal, juste après la chute.- Course arrêtée -Les organisateurs ont décidé de tout bonnement arrêter la course après la chute de Vonn, alors que deux autres athlètes avaient aussi terminé dans les filets avant l’Américaine, soit trois chutes sur six skieuses ayant pu s’élancer.”La sécurité reste notre priorité et le jury a décidé d’annuler la course”, a fait savoir la Fédération internationale de ski (FIS).Avant Vonn, l’Autrichienne Nina Ortlieb avait chuté au même endroit mais sans gravité. La Norvégienne Marte Monsen a elle fait une chute d’une grande violence juste avant la ligne d’arrivée, terminant dans les filets jusqu’à en perdre son casque. Elle a elle aussi été hélitreuillée.Les skieuses s’élançaient dans des conditions compliquées et en manque de repères, avec d’importantes chutes de neige qui ont modifié l’état de la piste ces dernières 48 heures.Les athlètes n’ont pu faire qu’un entraînement mercredi, alors que la neige n’était pas encore tombée en masse. L’entraînement de jeudi a été annulé pour permettre aux bénévoles de préparer la piste au mieux. Vendredi, il neigeait toujours, avec une visibilité moyenne, compliquant encore la tâche pour les athlètes sur une piste particulièrement étroite et tournante.Un mois après l’incendie dans un bar qui a fait 40 morts et 116 blessés la nuit du Nouvel An, Crans-Montana a tenu à organiser malgré tout son étape de Coupe du monde, qui doit servir de test en vue des championnats du monde 2027 prévus dans la station valaisanne. La plupart des festivités ont été annulées, avec des moments de recueillement prévus.Un super-G féminin est prévu samedi, avant une descente masculine dimanche.

Des responsables italiens jugés pour un naufrage meurtrier de migrants

Le procès de quatre policiers et deux garde-côtes italiens s’est ouvert vendredi à Crotone (sud-est), où ils sont accusés d’être intervenus trop tard pour secourir un bateau de migrants en 2023, dont le naufrage avait causé la mort d’au moins 94 personnes.Cette catastrophe survenue au large de la côte calabraise, dans le sud de l’Italie, est la pire qu’ait connue le pays en dix ans.Elle a déclenché une vague de critiques contre la position intransigeante de la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni à l’égard des milliers de migrants qui gagnent chaque année l’Italie par bateau depuis l’Afrique du Nord. Trente-cinq enfants figuraient parmi les victimes lorsque l’embarcation s’est échouée sur les rochers au large de la ville touristique de Cutro, le 26 février 2023.Tous les prévenus – quatre officiers de la Guardia di Finanza (GDF), la police financière qui patrouille également sur les mers italiennes, ainsi que deux membres des garde-côtes – étaient présents vendredi au premier jour du procès à Crotone, ville voisine de Cutro, selon les médias locaux.Ils sont accusés d’homicide involontaire et de naufrage “par négligence”, un crime prévu par le code pénal italien.Selon l’agence de presse italienne Ansa, les six hommes ont prévu de témoigner lors de ce procès dont plusieurs audiences sont programmées en février et mars.Le bateau surchargé avait quitté la Turquie avec à son bord des personnes originaires d’Afghanistan, d’Iran, du Pakistan et de Syrie. Environ 80 personnes ont survécu. Des dizaines de corps ont été rejetés sur la plage, leurs cercueils – en bois blanc pour les enfants – venant ensuite s’aligner dans un gymnase voisin.Les autorités estiment que d’autres personnes ont pu périr dans le naufrage, leurs corps n’ayant jamais été retrouvés.- Quatre heures s’écoulent -Les accusations portées contre les agents concernent une opération de recherche et de sauvetage qui n’a jamais eu lieu, alors que les autorités étaient informées de la présence du bateau depuis des heures.Un avion de l’Agence européenne de garde-frontières Frontex avait repéré le navire en difficulté peu après 23H00 à environ 38 kilomètres au large des côtes et l’avait signalé aux autorités italiennes.Mais un navire envoyé ensuite par la GDF a fait demi-tour en raison du mauvais temps, et le bateau de migrants a fini par se briser contre des rochers près de la plage, environ quatre heures plus tard.Les procureurs accusent la police et les garde-côtes d’une mauvaise communication et d’avoir traîné les pieds après que l’embarcation ait d’abord été considérée comme justifiant une opération de police maritime. Le mauvais temps et la détérioration des conditions auraient dû conduire à requalifier la situation en opération de recherche et de sauvetage, affirment-ils.L’un des prévenus “a ignoré l’offre d’assistance” des garde-côtes — dont les navires sont plus robustes — et n’a pas surveillé l’approche du bateau, ce qui a empêché toute aide pour le guider vers un port sûr. Tous les prévenus travaillaient depuis divers centres de contrôle éloignés du lieu du naufrage.- “Criminalisation” -Des ONG de secours aux migrants, notamment SOS Humanity et Mediterranea Saving Humans, se sont portées parties civiles.Elles estiment que cette tragédie illustre la politique du gouvernement ultra-conservateur de Mme Meloni, qui considère les bateaux de migrants comme un problème d’ordre public plutôt que comme une question humanitaire.Pour Judith Sunderland, directrice adjointe par intérim de Human Rights Watch pour l’Europe et l’Asie centrale, ce ne sont pas seulement des agents individuels qui sont jugés, mais “les politiques de l’Etat italien qui privilégient la dissuasion et la criminalisation des demandeurs d’asile et des migrants plutôt que le sauvetage de vies humaines”.En visite à Cutro après la tragédie, Mme Meloni avait clairement attribué la responsabilité du désastre aux trafiquants d’êtres humains, annonçant des sanctions plus sévères contre ces derniers.Deux hommes accusés d’avoir fait passer clandestinement les migrants à bord du bateau, l’un turc et l’autre syrien, ont été condamnés à vingt ans de prison en 2024.Selon les autorités italiennes, environ 66.000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes l’année dernière, un chiffre similaire à celui de 2024, contre plus de 157.000 en 2023.Mais nombreux sont ceux qui ont perdu la vie en tentant la traversée. Au moins 1.340 personnes sont mortes en traversant la Méditerranée centrale l’année dernière, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies.

Le Congrès américain s’échine à éviter une longue paralysie budgétaire

Le Sénat américain s’évertue vendredi à adopter un paquet budgétaire à quelques heures d’une paralysie partielle de l’administration fédérale, alors qu’un accord conclu la veille entre la Maison Blanche et les démocrates rencontre des obstacles empêchant une adoption rapide.Passé minuit vendredi soir, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires, comme ce fut le cas entre octobre et novembre dernier, lors du précédent “shutdown”.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusent d’adopter le nouveau budget proposé pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandent au gouvernement d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Le blocage pourrait toutefois être de courte durée, puisque Donald Trump avait annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le DHS fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.- Blocage -Après une longue attente jeudi soir, le Sénat n’a cependant pas réussi à s’entendre sur un processus d’adoption rapide du texte, en raison de l’opposition d’un seul sénateur républicain.Si son blocage continue vendredi, les procédures de la chambre haute du Parlement américain font qu’un vote ne pourra pas avoir lieu avant plusieurs jours.Et même si le texte est adopté vendredi au Sénat, puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi devra faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.Il n’est pas assuré non plus que la Chambre accepte la nouvelle version concoctée par le Sénat.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- Quarante-trois jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” est désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier, le plus long de l’histoire des Etats-Unis, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed

Kevin Warsh, désigné vendredi par Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), s’est érigé ces derniers mois en défenseur des politiques présidentielles et contempteur de la banque centrale am&éricaine, dont il a déjà été l’un des gouverneurs.Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth social son choix pour présider le …

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Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale

Donald Trump a finalement choisi vendredi de lancer Kevin Warsh à l’assaut de la présidence de Réserve fédérale (Fed), un habitué des milieux d’affaires qui a passé les derniers mois à critiquer l’institution dont il a été l’un des gouverneurs.Pour être effective, la nomination de M. Warsh devra être confirmée par le Sénat, où le parti présidentiel est majoritaire.Le mandat de l’actuel chef de la Fed, Jerome Powell, arrive à échéance en mai.”Je connais Kevin depuis longtemps et je n’ai aucun doute qu’il restera dans l’histoire comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut‑être le meilleur. Par‑dessus tout, il a +tout du premier rôle+, et il ne vous laissera jamais tomber. Félicitations Kevin!”, a écrit le président sur sa plateforme Truth Social.Son message a été envoyé au petit matin pour les Etats-Unis. Wall Street accueillait sereinement, sans réaction notable, son choix dans les échanges avant l’ouverture.Après l’annonce, Samuel Tombs, du cabinet Pantheon Macroeconomics, conseillait de ne pas tirer de conclusion hâtive concernant l’impact de cette nomination sur la politique monétaire.”On ne sait pas avec certitude comment M. Warsh votera. Il est raisonnable de supposer qu’il a dit au président qu’il était favorable à une baisse des taux d’intérêt aujourd’hui, sinon il n’aurait pas été nommé. (…) Mais les instincts +faucons+ de M. Warsh pourraient refaire surface une fois qu’il aura obtenu la présidence”, souligne dans une note le spécialiste de l’économie américaine.Dans le jargon des banques centrales, un “faucon” désigne un responsable très attaché à la lutte contre l’inflation et se méfie des taux bas – M. Warsh était classé dans cette catégorie du temps où il était gouverneur (2006-2011).Kevin Warsh est bien connu des milieux financiers pour avoir notamment été un des dirigeants la banque Morgan Stanley. Il faisait partie des personnalités pressenties pour prendre la tête de l’institution en 2018, lorsque Donald Trump avait finalement préféré Jerome Powell – choix sur lequel le chef de l’Etat n’a ensuite cessé de se lamenter.- L’enjeu de l’indépendance -Le président américain assume attendre du prochain chef de la Fed qu’il partage ses vues sur la politique monétaire.Il a répété jeudi que les taux d’intérêt étaient pour lui “trop élevés, intolérablement trop élevés”.Sauf que l’interventionnisme de Donald Trump risque de rendre son candidat suspect aux yeux des investisseurs.La révélation par Jerome Powell de l’existence d’une procédure du ministère de la Justice à son encontre a récemment suscité l’indignation des milieux économiques, qui y voient une nouvelle atteinte à l’indépendance de l’institution monétaire.Des élus républicains en ont aussi pris ombrage et dit qu’ils ne confirmeraient aucune nomination à la Fed tant que la procédure ne serait pas classée.- Critique de l’institution -Donald Trump avait laissé entendre en décembre qu’il envisageait de nommer son conseiller économique Kevin Hassett, avant de faire marche arrière.Dans un autre message sur Truth Social vendredi matin, il a expliqué que M. Hassett aurait fait un “excellent président” de la Fed mais que ses talents lui étaient indispensables à la Maison Blanche.C’est le président républicain George W. Bush qui avait fait de Kevin Warsh le plus jeune gouverneur de l’histoire de la banque centrale – il avait alors 35 ans.Il aurait pu rester plus longtemps en poste, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de l’exceptionnelle politique monétaire accommodante adoptée pour soutenir la reprise après la crise de 2008-09.Cette étiquette de “faucon” pesait en sa défaveur aux yeux de l’exécutif actuel. Mais il a passé l’année 2025 à envoyer des signaux à la Maison Blanche en plaidant pour des diminutions de taux et en critiquant l’institution monétaire.Sitôt après l’annonce, un commentateur de la chaine économique américaine CNBC a relevé un possible autre atout de Kevin Warsh aux yeux d’un président aimant s’entourer de personnes télégéniques: “Il a de beaux cheveux.”

Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu a activé vendredi pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.”La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution”, s’est contenté de déclarer, en 13 secondes chrono, devant l’Assemblée nationale le chef du gouvernement qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS.Dans la foulée, La France insoumise a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée lundi faute du soutien de la droite et des socialistes, tout comme une autre motion du Rassemblement national et son allié UDR.Selon le président de la commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ces motions de censure seront examinées lundi à 17H00 – et non mardi comme il le demandait pour permettre à tous les députés de revenir à Paris. Autre critique sur la forme de l’écologiste Arnaud Bonnet, “le Premier ministre n’a même pas attendu que les membres de la commission des Finances”, qui venaient de rejeter une ultime fois ce budget, “arrivent dans l’hémicycle que le 49.3 était déjà prononcé”. Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. – Matelas confortable -Sauf immense surprise, les motions de censure seront rejetées comme les deux précédentes, le gouvernement disposant d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.”Le groupe socialiste a serré la vis (aux députés qui voudraient voter la censure) et est maintenant dans un soutien sans participation au gouvernement”, a déploré M. Coquerel.”C’est la dernière chance que peuvent avoir les députés LR et socialistes de sanctionner ce gouvernement”, a lancé Sébastien Chenu (RN).Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.Après ce dernier 49.3, Sébastien Lecornu effectuait un déplacement vendredi après-midi dans le village de Baigneaux, en Eure-et-Loir, dans la Beauce, pour valoriser l’agriculture locale et diversifiée. Pour promouvoir les “contrats d’avenir” réclamés par le syndicat des Jeunes agriculteurs, pour les aider à diversifier leurs productions notamment face au changement climatique, il doit visiter une exploitation qui s’est mise à faire des amandes en plus des céréales.Confronté à la colère des agriculteurs, le Premier ministre avait promis le 13 janvier un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”. – “Texte utile” mais “imparfait” -S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Initialement, l’exécutif visait 4,7%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû d’une part “assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale”, avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduite par “une hausse du déficit de 0,3 point de PIB”. D’autre part, a-t-il regretté, l’effort des collectivités locales “a été réduit de moitié” à la demande du Sénat. Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité.Le bloc central et la droite ne sont pas plus satisfaits de ce budget que le RN et LFI mais M. Juvin s’est félicité “d’avoir évité de graves écueils” au niveau fiscal, comme “la remise en cause du pacte Dutreil” sur la transmission d’entreprises et “une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire)”.ama-are-far-lak/lum/hr/dch   

Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed

Kevin Warsh, désigné vendredi par Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), s’est érigé ces derniers mois en défenseur des politiques présidentielles et contempteur de la banque centrale am&éricaine, dont il a déjà été l’un des gouverneurs.Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth social son choix pour présider le Conseil des gouverneurs de la banque centrale, une institution qu’il ne cesse de bousculer dans l’espoir de faire baisser les taux d’intérêt. Les marchés attendaient avec impatience cette décision, qui devra être validée par le Sénat, à majorité républicaine.Kevin Warsh, 55 ans, est l’un des deux “Kevin” qui étaient pressentis pour remplacer Jerome Powell, avec Kevin Hassett, fidèle conseiller économique de Donald Trump, qu’il a semble-t-il doublé dans la dernière ligne droite.Il a déjà voté sur la politique monétaire américaine, en tant que gouverneur de la Fed de 2006 à 2011. Il avait été propulsé à ce poste par le président républicain d’alors, George W. Bush, et était devenu à 35 ans le plus jeune gouverneur de l’histoire de la banque centrale.Il aurait pu conserver ce poste jusqu’en 2018, terme initial de son mandat, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de la politique monétaire très accommodante adoptée pour soutenir la reprise, après la crise de 2008-09.Un geste qui l’a catalogué dans la catégorie des “faucons”, terme qui désigne les responsables très attachés à la lutte contre l’inflation et rétifs aux taux bas. Ce point pesait en sa défaveur aux yeux de l’exécutif actuel. Mais il a passé l’année 2025 à envoyer des signaux favorables à la Maison Blanche, plaidant pour des diminutions de taux et critiquant l’institution monétaire.- Anti “dogme” -En novembre, dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, Kevin Warsh avait ainsi épousé le credo du gouvernement républicain en dénonçant la “gouvernance défaillante” de la Fed, qui doit selon lui revoir sa politique monétaire et la régulation des banques.Il a aussi loué “les politiques procroissance portées par le président Trump” grâce auxquelles “les Etats-Unis vont croitre plus vite que les autres grandes économies”.”Les Américains bénéficieraient d’un salaire net plus élevé et d’un pouvoir d’achat accru si seulement les dirigeants de la Réserve fédérale cessaient de défendre leurs erreurs et commençaient à les corriger”, avait-il asséné.Selon lui, la banque centrale doit notamment “abandonner le dogme selon lequel l’inflation est causée par une croissance économique trop forte et des salaires trop élevés”. L’inflation arrive “quand le gouvernement dépense trop”.M. Warsh avait fait partie des personnes pressenties pour prendre la tête de l’institution en 2018, quand Donald Trump avait finalement préféré M. Powell – choix que le chef de l’Etat dit amèrement regretter aujourd’hui.Le prochain patron de la Fed est “une personne exceptionnelle, qui ne surprendra pas trop les gens. Beaucoup, beaucoup de gens pensent que c’est quelqu’un qui aurait pu occuper ce poste il y a quelques années”, a déclaré Donald Trump.Kevin Warsh n’est pas un économiste de formation, ce qui est rare pour un potentiel président de banque centrale, mais pas exceptionnel – Jerome Powell a précédemment œuvré comme avocat et banquier d’affaires.Juriste, Warsh est toutefois diplômé de prestigieuses universités américaines (Stanford, Harvard).Natif d’Albany, dans l’Etat de New York, il a d’abord travaillé pendant sept ans, jusqu’en 2002, pour la banque Morgan Stanley où il a atteint le rang de vice-président.Il a quitté la banque pour devenir un des conseillers économiques du président George W. Bush, plus particulièrement chargé des flux de capitaux, des marchés financiers et des banques.C’est à cette époque qu’il a épousé Jane Lauder, héritière de la famille du groupe de cosmétiques Estee Lauder. Un lien familial qui le rapproche de Donald Trump.Le père de Jane, Ronald Lauder, milliardaire et grand contributeur du parti républicain, est un ami de jeunesse du président américain et un conseiller occasionnel.

Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, son rêve olympique en suspens

La star américaine du ski Lindsey Vonn a lourdement chuté vendredi lors de la descente de Crans-Montana en Suisse et semble s’être fait mal au genou gauche, à une semaine des Jeux olympiques de Milan-Cortina, où elle rêve de briller à 41 ans.Les images sont terribles à une semaine des JO, où l’Américaine doit être l’une des grandes vedettes: Lindsey Vonn dans les filets, puis grimaçant en se tenant le genou gauche.La “Speed Queen” a été déséquilibrée au début du tracé piégeux de la descente de Crans-Montana, en Suisse, ce vendredi, avant de chuter et de terminer sa glissade dans les filets de sécrurité. Elle est restée longtemps immobile avant de se relever.L’Américaine a finalement pu redescendre sur ses skis, en grimaçant toutefois et en s’arrêtant régulièrement pour se tenir le genou gauche.Puis, dans l’aire d’arrivée, elle avait le visage fermé, saluant quand même la foule qui l’acclamait mais en faisant plusieurs fois “non” de la tête, visiblement très frustrée. Se tenant debout, elle a finalement été hélitreuillée sans plus d’informations pour le moment, selon plusieurs médias présents sur place.Cette chute arrive au pire moment pour la quadragénaire, sortie l’année dernière de sa retraite et qui rêve d’or olympique à Cortina, où elle doit faire figure d’immense tête d’affiche 16 ans après son titre en descente à Vancouver.Motivée par la perspective des Jeux dans sa station européenne de coeur, et libérée par la pose d’une prothèse en titane au genou droit qui lui a permis de reprendre le ski sans douleurs, Vonn a retrouvé cet hiver son meilleur niveau, avec sept podiums en huit courses de Coupe du monde, dont deux victoires en descente à St-Moritz (Suisse) et à Zauchensee (Autriche).Un terrible point d’interrogation se pose donc désormais alors que la descente femmes des Jeux est prévue dès le 8 février: Lindsey Vonn s’est-elle blessée au point de voir son rêve olympique se briser à neuf jours seulement de son but? Si elle peut s’aligner, sera-t-elle à 100%?”Lindsey Vonn est tombée lors de la descente de Crans-Montana et est en train d’être examinée”, a fait savoir la Fédération américaine de ski.”J’espère qu’elle va bien. On n’est pas totalement certain, elle est en train d’être examinée. Elle ressentait un peu de douleurs dans le pied gauche et dans le genou gauche, mais je reste positif”, a affirmé à la télévision autrichienne son entraîneur, l’ancien skieur norvégien Aksel Lund Svindal.- Course arrêtée -Les organisateurs ont décidé de tout bonnement arrêter la course après la chute de Vonn, alors que deux autres athlètes avaient aussi terminé dans les filets avant l’Américaine, soit trois chutes sur six skieuses ayant pu s’élancer.”La sécurité reste notre priorité et le jury a décidé d’annuler la course”, a fait savoir la FIS.Avant Vonn, l’Autrichienne Nina Ortlieb avait chuté au même endroit mais sans gravité. La Norvégienne Marte Monsen a elle fait une chute d’une grande violence juste avant la ligne d’arrivée, terminant dans les filets jusqu’à en perdre son casque. Elle a elle aussi été hélitreuillée.Les skieuses s’élançaient dans des conditions compliquées et en manque de repères, avec d’importantes chutes de neige qui ont changé le revêtement de la piste ces dernières 48 heures.Les athlètes n’ont pu faire qu’un entraînement mercredi, alors que la neige n’était pas encore tombée en masse. L’entraînement de jeudi a été annulé pour permettre aux bénévoles de préparer la piste au mieux. Vendredi, il neigeait toujours, avec une visibilité moyenne, compliquant encore la tâche pour les athlètes sur une piste particulièrement étroite et tournante.Un mois après l’incendie dans un bar qui a fait 40 morts et 116 blessés la nuit du Nouvel An, Crans-Montana a tenu à organiser malgré tout son étape de la Coupe du monde, qui doit servir de test en vue des championnats du monde 2027 prévus dans la station valaisanne. La plupart des festivités ont été annulées, avec des moments de recueillement prévus.Un super-G féminin est prévu samedi, avant une descente masculine dimanche.

Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de …

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Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026

La croissance française a été de 0,9% l’an dernier, a annoncé vendredi l’Insee, comme les économistes s’y attendaient mais meilleure que les espoirs initiaux du gouvernement, qui s’affiche optimiste pour début 2026.”La croissance a été robuste” en 2025, s’est félicité sur TF1 le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure, “meilleure que les 0,7% que j’attendais” dans le projet de loi de finances initial. “Ca fait un bon départ pour 2026, où j’espère qu’on fera au moins le 1% qu’on attend”, a-t-il estimé.Selon les estimations provisoires de l’Insee publiées vendredi, au dernier trimestre 2025, le produit intérieur brut a progressé de 0,2%. Les voisins de la France ont également publié des chiffres de croissance vendredi. En Allemagne, elle a atteint 0,3% au quatrième trimestre, pour 0,2% sur l’année. En Italie, elle a été de 0,7% sur l’année, et en Espagne, de 2,8%, avec un quatrième trimestre en hausse de 0,8%.Eurostat a annoncé de son côté que la croissance de la zone euro avait atteint 1,5% en 2025, au-delà des attentes, selon une première estimation.En France, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, mais très grippé ces derniers temps, a accéléré en fin d’année, gagnant 0,3% après 0,1% au troisième trimestre. L’investissement a lui ralenti (+0,2% après +0,7%), tandis que le commerce extérieur a de nouveau contribué positivement à la croissance.- Stocker, déstocker -Après l’inattendue et vigoureuse croissance de 0,5% au troisième trimestre, le +0,2% de croissance sur les trois derniers mois de l’année 2025 “marque un ralentissement attendu, un contrecoup”, a commenté auprès de l’AFP Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.Pour lui, l’accélération de la consommation des ménages est “une bonne nouvelle”. Lucile Bembaron, d’Asterès, observe toutefois que les Français témoignent toujours de “leur volonté d’épargner” dans les enquêtes de l’Insee.La production des entreprises a cependant “marqué le pas” en fin d’année, relève l’Institut national de la statistique, avec une augmentation de 0,1% au quatrième trimestre après 0,8% au troisième.M. Darmet explique que la “production était très allante” au troisième trimestre, et que “des stocks se sont créés”. Au quatrième, “les entreprises ont préféré déstocker, notamment dans le secteur industriel et aéronautique”, et elles ont moins produit.”Trop de dynamisme au troisième trimestre, et au quatrième l’entreprise déstocke: c’est le cycle économique assez naturel”, selon lui, même si la reprise industrielle “reste assez fragile”.Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, remarque que la croissance de 1% attendue en 2026 est dans la veine des années précédentes (1,6% en 2023, 1,1% en 2024 et 0,9% en 2025), alors qu’il “y a encore une dizaine d’années on apprenait aux étudiants que la croissance structurelle française était aux alentours de 2%”.- Révision à la baisse? -Selon lui, “la probabilité d’une forte révision de la croissance à la baisse est plus élevée qu’une forte révision à la hausse” cette année, en raison des risques géopolitiques, commerciaux, et du prix très élevés des actions, de l’or et des crypto-monnaies, qui pourraient subir “un retournement brutal”.L’année commence cependant, pour les acteurs économiques, avec une situation politique moins pesante qu’en fin d’année, puisqu’un budget devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, grâce à l’utilisation de l’article 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec les socialistes, qui devraient ramener le déficit au mieux à 5%, après 5,4% en 2025, selon les dernières projections du ministère des Finances.Pour la Première présidente par intérim de la Cour des Comptes Carine Camby, il est “urgent d’agir”, et de réduire les dépenses. Car, a-t-elle prévenu jeudi, il est “vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”.