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Présidentielle au Cameroun: résultats attendus lundi, quatre morts lors de manifestations

Les résultats de la présidentielle d’octobre au Cameroun sont attendus lundi, alors que quatre personnes sont décédées dans la capitale économique Douala lors de manifestations de soutien à l’opposant Issa Tchiroma Bakary autoproclamé victorieux face au président sortant Paul Biya.Le Conseil constitutionnel donnera les résultats définitifs du vote à partir de 11H00 (10H00 GMT) à Yaoundé, la capitale.La plupart des analystes s’attendent à ce que Paul Biya, 92 ans, remporte un huitième mandat, dans un système que ses détracteurs accusent d’avoir été verrouillé au fil de ses 43 ans au pouvoir.Plusieurs centaines de manifestants ont bravé les interdictions de rassemblement et sont descendus dans les rues à l’appel d’Issa Tchiroma, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) qui affirme avoir remporté 54,8% des suffrages contre 31,3% pour le président sortant, selon son propre décompte.A Douala, “plusieurs éléments des forces de sécurité ont été blessés, et quatre personnes ont malheureusement perdu la vie” dans des affrontements avec des manifestants, a déclaré Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral (ouest), dans un communiqué paru dans la nuit de dimanche à lundi.M. Ivaha Diboua accuse les manifestants d’avoir attaqué la brigade de gendarmerie de Nkoulouloun et les commissariats des 2ème et 6ème arrondissements de Douala.- “Balles réelles” -Des manifestants ont exhibé des douilles de munitions qu’ils affirment avoir ramassé à la suite de tirs des forces de l’ordre aux abords de la gendarmerie de Nkoulouloun, devant un journaliste de l’AFP sur place. Les tirs “à balles réelles” ont commencé après une salve de gaz lacrymogènes, a relaté à l’AFP un participant qui a souhaité garder l’anonymat.”Ils ont tiré, trois personnes, trois corps sont tombés devant nous”, a-t-il poursuivi.Le gouverneur de la région du Littoral a qualifié l’appel à manifester d'”irresponsable” alors que les autorités avaient interdit les rassemblements publics et restreint la circulation dans de nombreuses villes du pays.M. Ivaha Diboua a également condamné “avec la plus grande fermeté ces actes de violence prémédités, qui constituent une atteinte grave à l’ordre public, à la sécurité et à la sûreté nationale de l’Etat”.A Yaoundé et Garoua, fief d’Issa Tchiroma dans la région du Nord, des centaines de manifestations ont également été dispersées.- “Crise sécuritaire” -Lors d’un point presse samedi, le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji a accusé les appels à manifester de créer “incontestablement les conditions d’une crise sécuritaire et (de) participer à la mise en œuvre d’un projet insurrectionnel”.Deux présidents de partis, membres d’une coalition qui a soutenu la candidature d’Issa Tchiroma, Djeukam Tchameni, président du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance au Cameroun (MDI) et Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance du Cameroun (Manidem), ont été interpellés à leur domicile de Douala vendredi.De fortes perturbations de l’accès à Internet ont également été constatées ces derniers jours, qui selon Netblocks, une organisation de surveillance de la cybersécurité, “pourrait limiter la couverture des événements sur le terrain au milieu des appels à annuler les résultats de l’élection présidentielle”.L’annonce des résultats de la présidentielle intervient 15 jours après le scrutin, comme prévu par le code électoral camerounais, après l’examen de recours que le Conseil constitutionnel a tous rejetés. Les membres du Conseil constitutionnel sont considérés comme proches du président Paul Biya. En août, ils avaient rejeté la candidature de Maurice Kamto, arrivé deuxième à la présidentielle de 2018 mais dont il s’était proclamé vainqueur au lendemain du vote.

Argentine: Milei promet plus de réformes après sa victoire aux législatives de mi-mandat

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a obtenu un éclatant vote de confiance pour poursuivre ses réformes, après son large succès aux législatives de mi-mandat dimanche, avec un peu plus de 40% des voix au niveau national.Ces élections sont “la confirmation du mandat que nous avons reçu en 2023” à la présidentielle, pour “avancer sur la voie réformiste” a lancé un Javier Milei triomphant, mais sans excès ni outrances, à ses partisans dans son QG électoral, dans un hôtel de Buenos Aires.Le résultat, qui dément bien des sondages, est un immense soulagement pour l’exécutif, alors que l’incertitude liée au scrutin avait placé l’économie argentine, et sa monnaie, sous une intense pression depuis deux mois. Déclenchant la promesse d’une aide massive de son allié américain Donald Trump, jusqu’à 40 milliards de dollars.”Félicitations au président Javier Milei pour sa Victoire Ecrasante en Argentine. Il fait un travail formidable! Notre confiance en lui a été justifiée par le peuple argentin”, a réagi le président américain sur son réseau Truth Social.La Libertad Avanza, le parti de Javier Milei, a recueilli 40,7% des voix au niveau national, selon des résultats officiels à 97% du décompte, et est voué a quasi-tripler sa base parlementaire, sans pour autant atteindre la majorité absolue.- Plus musclé au Parlement -Suffisant, toutefois, pour accroître la capacité du président “anarcho-capitaliste” à réformer et déréguler – sur ses deux ans restants de présidence – une économie fragile aux faibles réserves de changes et sujette aux turbulences financières.Selon des projections exprimées dimanche par Javier Milei lui-même, mais non confirmées par l’autorité électorale, son bloc de députés passerait de 37 à 101 (sur 257 députés), et ses sénateurs de six à 20, sur un total de 72 sénateurs.Javier Milei avait estimé qu’obtenir un tiers des sièges, serait un “bon chiffre”, seuil lui permettant en particulier d’imposer ses vetos aux parlementaires le cas échéant.”J’ai crié comme si c’était le but du dernier Mondial quand l’Argentine a été championne!”, déclarait à l’AFP Facundo Campos, consultant marketing de 38 ans, à l’éxtérieur du QG de Javier Milei. “Je ressens tellement de bonheur, d’enthousiasme. Je ne m’attendais pas à un chiffre si élevé!””Une victoire sans appel, surprenante”, a convenu pour l’AFP le politologue Sergio Berensztein. “L’Argentine a donné un soutien très fort au président, qui a maintenant l’opportunité de démontrer qu’avec un Parlement plus favorable, il est effectivement en mesure de tenir ses promesses.” Comme celle maintes fois répétée “d’éradiquer” l’inflation totalement d’ici mi-2026.Javier Milei arrivait au scrutin déjà auréolé d’un succès contre l’inflation, ramenée en 20 mois de plus de 200% à 31,8% en interannuel, et d’un équilibre budgétaire inédit depuis 14 ans.Mais son “plus grand ajustement budgétaire de l’histoire” — comme il aime à répéter — a vu plus de 200.000 emplois perdus, une activité anémiée, en contraction de 1,8% en 2024, une reprise en 2025 qui s’essouffle. Et une société plus que jamais à deux vitesses.Depuis 2023, le chef de l’Etat a beaucoup légiféré par décrets, ou accords législatifs ponctuels dans l’hémicycle. Mais il s’était vu de plus en plus entravé par un Parlement braqué par sa rigidité, voire ses insultes: “nid à rats”, “dégénérés”…- L’heure de la flexibilité ? -L’opposition modérée, des secteurs de l’économie productive mais aussi des bailleurs internationaux, à l’instar du FMI, demandaient avec insistance à l’exécutif “de renforcer le soutien politique et social” à ses réformes.Et nombre d’analystes estiment qu’au-delà du scrutin, Javier Milei devra prendre un virage pragmatique. “Faire preuve de flexibilité, d’humilité et de disposition à des accords avec les gouverneurs de province, des forces d’opposition en vue de majorités fortes lui permettant d’adopter des lois”, estime Sergio Berensztein.Javier Milei a paru dimanche soir tendre une main, affirmant qu'”il y a des dizaines de députés et de sénateurs avec lesquels nous pouvons arriver à des accords de base” sur des réformes.Dans son viseur d’ici 2027: des réformes fiscales, de flexibilisation du marché du travail, et du système de protection sociale.Dans l’opposition péroniste, régnaient le dépit et “le sentiment que ce qui est en train de gagner, c’est l’indifférence”, se désolait Mariano, 61 ans, un des militants réunis sous les fenêtres de l’ex-présidente (2007-2015) Cristina Kirchner, 72 ans, désormais condamnée et inéligible.La participation dimanche, de 67,9% était quasiment la plus faible de toutes les élections depuis le retour de la démocratie en 1983.

Début de l’examen d’un budget de la sécu explosif entre réforme suspendue et économies renforcées

L’Assemblée nationale se saisit lundi du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, dont l’examen a été repoussé pour intégrer la suspension de la réforme des retraites, et qui s’annonce explosif avec des économies exceptionnellement fortes.Dès mardi dernier, plusieurs ministres (Santé, Comptes publics, Travail, Solidarités) ont répondu devant les députés, en commission des Affaires sociales, à une série de questions et critiques sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Celui-ci prévoit des économies massives pour réduire le déficit à 17,5 milliards en 2026 (23 milliards en 2025).”C’est une copie de départ”, “le débat est ouvert” et la version finale “sera bien différente”, ont-ils répété, cherchant à déminer le terrain tout en affirmant la nécessité de maîtriser les dépenses, et “responsabiliser” tous les acteurs.Le début de l’examen du projet de loi en commission à l’Assemblée était initialement prévu jeudi. Mais celui-ci a dû être repoussé à 9H00 lundi, après que le gouvernement a déposé une “lettre rectificative” intégrant directement au texte la suspension de la réforme des retraites, promise aux socialistes en échange de leur non-censure. Le projet suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.- Les retraités mis à contribution -Lundi, les Républicains proposeront de supprimer cette suspension, tandis que les socialistes chercheront à y intégrer les carrières longues.Si l’Assemblée vote la suspension, le Sénat, contrôlé par la droite et les centristes, rétablira la réforme des retraites, a d’ores et déjà prévenu samedi le président de la chambre haute du Parlement, Gérard Larcher.Le coût de la suspension est estimé à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027.Pour la financer, les options retenues – une mise à contribution des complémentaires santé et des retraités – font controverse. D’autant que le projet de budget de la sécu mis sur la table par le gouvernement Lecornu 2 est d’une exceptionnelle rigueur financière. L’exécutif y limite la hausse des dépenses d’Assurance maladie à 1,6%, alors qu’elles progressent naturellement chaque année d’environ 4%, poussées notamment par le vieillissement de la population. Et il table sur sept milliards d’économies en santé, pour beaucoup douloureuses.Plusieurs mesures ciblent les malades: nouvelle hausse des franchises (reste à charge des patients sur les consultations et médicaments), moindre remboursement chez le dentiste, limitation de la durée d’un premier arrêt maladie…Ce projet est “profondément injuste et inefficace”, a jugé France Assos Santé, principale fédération d’associations de patients.Autres propositions décriées: une taxation supplémentaire des complémentaires santé, des cotisations patronales sur les tickets restaurant et oeuvres du CSE, ou encore une surcotisation sur les dépassements d’honoraires des médecins.A l’hôpital, c’est “la pire cure d’économies depuis les années 2010”, selon les fédérations hospitalières. – Désaccords profonds -Le gel des pensions et de l’ensemble des prestations sociales (RSA, allocations familiales, APL…) en 2026, pour dégager 3,6 milliards d’euros d’économies, devrait aussi provoquer de vifs débats.Comme pour le projet de loi de finances, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas utiliser l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter ce texte de près de 680 milliards d’euros de dépenses, soit plus que le projet de budget de l’Etat. Or, les désaccords entre forces politiques sont profonds, et le temps imparti limité.Au total, 1.575 amendements ont été déposés sur le texte, selon un décompte de l’Assemblée vendredi soir.Les débats doivent a priori se terminer en commission vendredi prochain. Le texte doit ensuite arriver dans l’hémicycle le 4 novembre, avec un vote prévu le 12, avant sa transmission au Sénat.Les discussions autour du budget de l’Etat ont, elles, débuté depuis une semaine à l’Assemblée.L’équation s’annonce particulièrement difficile pour le gouvernement Lecornu, face aux injonctions contradictoires des groupes politiques.Le patron des socialistes Olivier Faure a agité dimanche le spectre d’une nouvelle dissolution si le gouvernement ne cède pas dans les prochains jours sur une taxe sur les hauts patrimoines.

Argentine: Milei promet plus de réformes après sa victoire aux législatives de mi-mandat

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a obtenu un éclatant vote de confiance pour poursuivre ses réformes, après son large succès aux législatives de mi-mandat dimanche, avec un peu plus de 40% des voix au niveau national.Ces élections sont “la confirmation du mandat que nous avons reçu en 2023” à la présidentielle, pour “avancer sur la voie réformiste” a lancé un Javier Milei triomphant, mais sans excès ni outrances, à ses partisans dans son QG électoral, dans un hôtel de Buenos Aires.Le résultat, qui dément bien des sondages, est un immense soulagement pour l’exécutif, alors que l’incertitude liée au scrutin avait placé l’économie argentine, et sa monnaie, sous une intense pression depuis deux mois. Déclenchant la promesse d’une aide massive de son allié américain Donald Trump, jusqu’à 40 milliards de dollars.”Félicitations au président Javier Milei pour sa Victoire Ecrasante en Argentine. Il fait un travail formidable! Notre confiance en lui a été justifiée par le peuple argentin”, a réagi le président américain sur son réseau Truth Social.La Libertad Avanza, le parti de Javier Milei, a recueilli 40,7% des voix au niveau national, selon des résultats officiels à 97% du décompte, et est voué a quasi-tripler sa base parlementaire, sans pour autant atteindre la majorité absolue.- Plus musclé au Parlement -Suffisant, toutefois, pour accroître la capacité du président “anarcho-capitaliste” à réformer et déréguler – sur ses deux ans restants de présidence – une économie fragile aux faibles réserves de changes et sujette aux turbulences financières.Selon des projections exprimées dimanche par Javier Milei lui-même, mais non confirmées par l’autorité électorale, son bloc de députés passerait de 37 à 101 (sur 257 députés), et ses sénateurs de six à 20, sur un total de 72 sénateurs.Javier Milei avait estimé qu’obtenir un tiers des sièges, serait un “bon chiffre”, seuil lui permettant en particulier d’imposer ses vetos aux parlementaires le cas échéant.”J’ai crié comme si c’était le but du dernier Mondial quand l’Argentine a été championne!”, déclarait à l’AFP Facundo Campos, consultant marketing de 38 ans, à l’éxtérieur du QG de Javier Milei. “Je ressens tellement de bonheur, d’enthousiasme. Je ne m’attendais pas à un chiffre si élevé!””Une victoire sans appel, surprenante”, a convenu pour l’AFP le politologue Sergio Berensztein. “L’Argentine a donné un soutien très fort au président, qui a maintenant l’opportunité de démontrer qu’avec un Parlement plus favorable, il est effectivement en mesure de tenir ses promesses.” Comme celle maintes fois répétée “d’éradiquer” l’inflation totalement d’ici mi-2026.Javier Milei arrivait au scrutin déjà auréolé d’un succès contre l’inflation, ramenée en 20 mois de plus de 200% à 31,8% en interannuel, et d’un équilibre budgétaire inédit depuis 14 ans.Mais son “plus grand ajustement budgétaire de l’histoire” — comme il aime à répéter — a vu plus de 200.000 emplois perdus, une activité anémiée, en contraction de 1,8% en 2024, une reprise en 2025 qui s’essouffle. Et une société plus que jamais à deux vitesses.Depuis 2023, le chef de l’Etat a beaucoup légiféré par décrets, ou accords législatifs ponctuels dans l’hémicycle. Mais il s’était vu de plus en plus entravé par un Parlement braqué par sa rigidité, voire ses insultes: “nid à rats”, “dégénérés”…- L’heure de la flexibilité ? -L’opposition modérée, des secteurs de l’économie productive mais aussi des bailleurs internationaux, à l’instar du FMI, demandaient avec insistance à l’exécutif “de renforcer le soutien politique et social” à ses réformes.Et nombre d’analystes estiment qu’au-delà du scrutin, Javier Milei devra prendre un virage pragmatique. “Faire preuve de flexibilité, d’humilité et de disposition à des accords avec les gouverneurs de province, des forces d’opposition en vue de majorités fortes lui permettant d’adopter des lois”, estime Sergio Berensztein.Javier Milei a paru dimanche soir tendre une main, affirmant qu'”il y a des dizaines de députés et de sénateurs avec lesquels nous pouvons arriver à des accords de base” sur des réformes.Dans son viseur d’ici 2027: des réformes fiscales, de flexibilisation du marché du travail, et du système de protection sociale.Dans l’opposition péroniste, régnaient le dépit et “le sentiment que ce qui est en train de gagner, c’est l’indifférence”, se désolait Mariano, 61 ans, un des militants réunis sous les fenêtres de l’ex-présidente (2007-2015) Cristina Kirchner, 72 ans, désormais condamnée et inéligible.La participation dimanche, de 67,9% était quasiment la plus faible de toutes les élections depuis le retour de la démocratie en 1983.

Argentine: Milei remporte largement les législatives de mi-mandat, promet plus de réformes

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a obtenu un éclatant vote de confiance pour poursuivre ses réformes, et salué un “point de bascule” pour l’Argentine, après son large succès aux législatives de mi-mandat dimanche, avec un peu plus de 40% des voix au niveau national.Le résultat, qui dément bien des sondages, est un immense soulagement pour l’exécutif, alors que l’incertitude liée au scrutin avait placé l’économie argentine, et sa monnaie, le peso, sous une intense pression depuis deux mois. Déclenchant la promesse d’une aide massive de son allié américain Donald Trump, jusqu’à 40 milliards de dollars.Ces élections sont “la confirmation du mandat que nous avons reçu en 2023” à la présidentielle, pour “avancer sur la voie réformiste” a lancé un Javier Milei triomphant, mais sans excès ni outrances, à ses partisans dans son QG électoral, dans un hôtel de Buenos Aires.Son parti La Libertad Avanza a recueilli 40,7% des voix au niveau national, selon des résultats officiels à 97% du décompte, et est voué a quasi-tripler sa base parlementaire, sans pour autant atteindre la majorité absolue.- Plus musclé au Parlement -Suffisant, toutefois, pour accroître la capacité du président “anarcho-capitaliste” à réformer et déréguler – sur ses deux ans restants de présidence – une économie fragile aux faibles réserves de changes et sujette aux turbulences financières.Selon des projections exprimées dimanche par Javier Milei lui-même, mais non confirmées par l’autorité électorale, son bloc de députés passerait de 37 à 101 (sur 257 députés), et ses sénateurs de six à 20, sur un total de 72 sénateurs.Javier Milei avait estimé qu’obtenir un tiers des sièges, serait un “bon chiffre”, seuil lui permettant en particulier d’imposer ses vetos aux parlementaires le cas échéant.”J’ai crié comme si c’était le but du dernier Mondial quand l’Argentine a été championne!”, déclarait à l’AFP Facundo Campos, consultant marketing de 38 ans, dans les petites centaines de partisans suivant la soirée sur écran géant, au-dehors du QG de Javier Milei. “Je ressens tellement de bonheur, d’enthousiasme. Je ne m’attendais pas à un chiffre si élevé!””Une victoire sans appel, surprenante”, a convenu pour l’AFP le politologue Sergio Berensztein. “L’Argentine a donné un soutien très fort au président, qui a maintenant l’opportunité de démontrer qu’avec un Parlement plus favorable, il est effectivement en mesure de tenir ses promesses”. Comme celle maintes fois répétée “d’éradiquer” l’inflation totalement d’ici mi-2026.Javier Milei arrivait au scrutin déjà auréolé d’un succès contre inflation, ramenée en 20 mois de plus de 200% à 31,8% en interannuel, et d’un équilibre budgétaire inédit depuis 14 ans.Mais son “plus grand ajustement budgétaire de l’histoire” — comme il aime à répéter — a vu plus de 200.000 emplois perdus, une activité anémiée, en contraction de 1,8% en 2024, une reprise en  2025 qui s’essouffle. Et une société plus que jamais à deux vitesses.Depuis 2023, le chef de l’Etat a beaucoup légiféré par décrets, ou accords législatifs ponctuels dans l’hémicycle. Mais il s’était vu de plus en plus entravé par un Parlement braqué par sa rigidité, voire ses insultes: “nid à rats”, “dégénérés”…- L’heure de la flexibilité ? -L’opposition modérée, des secteurs de l’économie productive mais aussi des bailleurs internationaux, à l’instar du FMI, demandaient avec insistance à l’exécutif “de renforcer le soutien politique et social” à ses réformes.Et nombre d’analystes estiment qu’au-delà du scrutin, Javier Milei devra prendre un virage pragmatique. “Faire preuve de flexibilité, d’humilité et de disposition à des accords avec les gouverneurs de province, des forces d’opposition en vue de majorités fortes lui permettant d’adopter des lois”, estime Sergio Berensztein.Javier Milei lui-même a paru dimanche soir tendre une main, affirmant qu'”il y a des dizaines de députés et de sénateurs avec lesquels nous pouvons arriver à des accords de base” sur des réformes.Dans son viseur de réformes d’ici 2027: des réformes fiscales, de flexibilisation du marché du travail, et du système de protection sociale.Dans l’opposition péroniste, dépitée et visiblement toujours pas remise du choc Milei de 2023, dominait le dépit, et “le sentiment que ce qui est en train de gagner, c’est l’indifférence. Je ne vois pas quoi dire d’autre”, se désolait Mariano, 61 ans, un des militants réunis sous les fenêtres de l’ex-présidente (2007-2015) Cristina Kirchner, 72 ans, désormais condamnée, inéligible, à l’étoile toujours plus pâle.La participation dimanche, de 67,9% était quasiment la plus faible de toutes les élections depuis le retour de la démocratie en 1983.

Caracas s’insurge contre l’arrivée d’un bateau de guerre américain à Trinité-et-Tobago

Caracas s’est insurgé dimanche contre la présence d’un navire de guerre lance-missile américain à Trinité-et-Tobago, archipel situé à une dizaine de kilomètres du Venezuela, estimant qu’il s’agissait “d’une provocation” pouvant mener à une “guerre dans les Caraïbes”.La venue de l’USS Gravely dans la capitale, Port-d’Espagne, ainsi que d’une unité de marines, officiellement pour des exercices avec l’armée trinidadienne, avait été annoncée jeudi par le gouvernement de ce pays anglophone de 1,4 million d’habitants. Elle survient alors que le président américain Donald Trump, qui a autorisé des actions clandestines de la CIA sur le sol vénézuélien, accentue sa pression sur son homologue Nicolas Maduro.Washington a déployé sept navires de guerre dans les Caraïbes et un dans le golfe du Mexique, officiellement dans le cadre d’une opération contre le narcotrafic, visant particulièrement le Venezuela.M. Trump a aussi annoncé l’arrivée du porte-avions Gerald R. Ford, le plus grand au monde.Caracas estime que la visite de l’USS Gravely est “une provocation militaire de Trinité-et-Tobago en coordination avec la CIA pour provoquer une guerre dans les Caraïbes”.Le pouvoir vénézuélien, qui annonce régulièrement démanteler des complots réels ou imaginaires, assure aussi avoir “capturé un groupe de mercenaires” liés à “la CIA” et découvert la préparation “d’une attaque sous faux drapeau (…) visant à générer un affrontement militaire complet contre notre pays”.Dans un communiqué dimanche soir, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a affirmé que la visite du navire de guerre “vise à renforcer la lutte contre la criminalité transnationale et à développer la résilience grâce à des formations, des activités humanitaires et une coopération en matière de sécurité”.Il met en avant ses relations “avec le peuple du Venezuela” compte tenu de leur “histoire commune” et son engagement dans les Caraïbes “pour la création d’une région plus sûre, plus forte et plus prospère”.Donald Trump accuse son homologue vénézuélien d’implication directe dans le trafic de drogue, ce que ce dernier dément formellement. Pour M. Maduro, Washington se sert du trafic de drogue comme prétexte “pour imposer un changement de régime” et s’emparer des importantes réserves de pétrole de son pays.- “Entre deux murs” -A Port-d’Espagne, où le destroyer est arrivé dimanche vers 9H00 (13H00 GMT), certains soutiennent la présence américaine si près des côtes vénézuéliennes. “C’est pour aider à nettoyer les problèmes de drogue qui sont sur le territoire” vénézuélien, estime Lisa, une habitante de 52 ans qui préfère ne pas donner son nom de famille. “C’est pour la bonne cause, beaucoup de gens seront libérés de l’oppression” et du “crime”, ajoute-t-elle.De nombreuses personnes interrogées expriment cependant une inquiétude face à l’arrivée du navire. “S’il arrivait quelque chose entre le Venezuela et l’Amérique (…) nous pourrions finir par recevoir des coups”, redoute Daniel Holder, 64 ans, opposé à la stratégie de son gouvernement.La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, est un fervent soutien de M. Trump, et a adopté dès son accession au pouvoir en mai un discours virulent contre le pouvoir vénézuélien ainsi que contre l’immigration et la criminalité vénézuéliennes dans son pays.Elle devrait laisser Washington et Caracas régler leur différend “au lieu d’essayer de s’interposer”. C’est comme “être entre deux murs”, soupire M. Holder.- “Alarmant” -Les Etats-Unis mènent depuis début septembre, essentiellement dans les eaux caribéennes mais aussi dans le Pacifique, des frappes aériennes contre des embarcations présentées comme celles de narcotrafiquants.Jusque-là, dix ont été revendiquées, tuant au moins 43 personnes, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres du gouvernement américain.Deux Trinidadiens auraient été tués mi-octobre dans l’une d’elles, selon leurs familles. Les autorités locales n’ont ni confirmé ni infirmé ces décès. Des experts ont remis en question la légalité des frappes dans des eaux étrangères ou internationales, contre des suspects qui n’ont pas été interceptés ou interrogés.”Nous n’avons pas besoin de tous ces meurtres et de ces bombardements, nous avons juste besoin de paix… et de Dieu”, affirme auprès de l’AFP Rhonda Williams, réceptionniste trinidadienne de 38 ans.Randy Agard, citoyen américain en visite sur l’archipel, estime que les Etats-Unis “essaient de s’immiscer partout pour tenter de contrôler tout le monde”. Ce n’est pas “pour la sécurité des gens, c’est juste une question de contrôle”, dit cet homme de 28 ans.

Trump s’envole pour le Japon, confiant dans un accord avec la Chine

Donald Trump poursuit lundi au Japon sa tournée asiatique, dont le grand enjeu sera de trouver un compromis commercial avec la Chine lors d’une rencontre jeudi avec son homologue Xi Jinping.Dimanche, il s’est dit confiant dans la possibilité de conclure un “bon accord” pendant cette entrevue, qui aura lieu en Corée du Sud. Cet optimisme a d’ailleurs propulsé la Bourse de Tokyo vers un record historique, l’indice Nikkei dépassant lundi la barre des 50.000 points pour la première fois.Le président américain a quitté la Malaisie après s’être réjoui sur son réseau Truth Social d’y avoir signé “des accords majeurs sur le commerce et les terres rares” avec plusieurs pays asiatiques, ainsi qu’un “traité de paix”, en réalité un accord de cessez-le-feu, entre le Cambodge et la Thaïlande.Il devrait être reçu avec tous les égards également à Tokyo, où il arrivera aux alentours de 17H00 locale (08H00 GMT). Le milliardaire de 79 ans fera dans la foulée une “visite de courtoisie” à l’empereur Naruhito. Mardi, il verra la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi.Le Japon est relativement épargné par la grande offensive protectionniste de Donald Trump, qui a empilé les droits de douane sur les alliés historiques des Etats-Unis, autant, si ce n’est plus, que sur leurs rivaux.Lors d’un premier entretien téléphonique samedi, la cheffe du gouvernement japonais a assuré au président américain avoir placé “comme principale priorité de (son) gouvernement” le renforcement des liens bilatéraux en matière de sécurité en particulier.- Porte-avions -Le président américain, qui a une approche résolument transactionnelle de la diplomatie, veut conditionner la protection militaire des Etats-Unis aux efforts consentis par leurs alliés.Quelque 60.000 militaires américains sont stationnés au Japon, et Donald Trump rendra visite mardi à certains d’entre eux à bord du porte-avions USS George Washington, au large de Yokosuka, au sud de Tokyo.Sanae Takaichi a annoncé que le Japon porterait à 2% du PIB son budget de défense dès l’exercice fiscal actuel, qui s’achèvera le 31 mars prochain, avec deux ans d’avance sur le calendrier précédemment fixé.Pour ce qui est du commerce, Washington et Tokyo ont déjà conclu un accord en juillet.Les discussions mardi pourraient aborder les points restant en suspens, comme la forme que prendront les 550 milliards d’investissements japonais prévus aux Etats-Unis.Les négociations commerciales avec la Corée du Sud, où le président américain se rendra mercredi, suivent elles aussi leur cours. Le principal dossier douanier encore ouvert, dont l’enjeu dépasse les deux protagonistes pour englober toute l’économie mondiale, est la Chine.L’ancien promoteur immobilier new-yorkais s’est juré de réduire le colossal déficit commercial des Etats-Unis face au géant asiatique, mais il bute sur la complexité d’une relation économique faite de rivalité autant que d’interdépendance.- Terres rares et soja -Washington se veut optimiste sur la possibilité de sceller un accord jeudi, avant que n’expire le 10 novembre une trêve douanière.Donald Trump menaçait il y a peu d’annuler sa rencontre avec Xi Jinping et de surenchérir encore dans les droits de douane, en réponse aux restrictions décidées par la Chine sur les exportations dans le domaine des terres rares.Elle détient un quasi-monopole sur ces matériaux cruciaux pour l’industrie technologique.Le ministre américain des Finances Scott Bessent a assuré dimanche que les deux chefs d’Etat valideraient un compromis portant sur ces terres rares et sur un autre sujet sensible, à savoir les achats chinois de soja américain.Côté chinois, le représentant pour le commerce international Li Chenggang a assuré que Pékin et Washington étaient parvenus à un “consensus préliminaire”.Donald Trump, dans l’un de ces changements abrupts de ton dont il est coutumier, envisage désormais un voyage en Chine ainsi qu’une visite de son homologue aux Etats-Unis, peut-être dans sa résidence personnelle de Mar-a-Lago (Floride, sud-est), où Xi Jinping avait déjà été reçu en 2017.A plus brève échéance, le président américain “aimerait” profiter de ce passage en Asie pour rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qu’il n’a pas vu depuis 2019.

Trump s’envole pour le Japon, confiant dans un accord avec la Chine

Donald Trump poursuit lundi au Japon sa tournée asiatique, dont le grand enjeu sera de trouver un compromis commercial avec la Chine lors d’une rencontre jeudi avec son homologue Xi Jinping.Dimanche, il s’est dit confiant dans la possibilité de conclure un “bon accord” pendant cette entrevue, qui aura lieu en Corée du Sud. Cet optimisme a d’ailleurs propulsé la Bourse de Tokyo vers un record historique, l’indice Nikkei dépassant lundi la barre des 50.000 points pour la première fois.Le président américain a quitté la Malaisie après s’être réjoui sur son réseau Truth Social d’y avoir signé “des accords majeurs sur le commerce et les terres rares” avec plusieurs pays asiatiques, ainsi qu’un “traité de paix”, en réalité un accord de cessez-le-feu, entre le Cambodge et la Thaïlande.Il devrait être reçu avec tous les égards également à Tokyo, où il arrivera aux alentours de 17H00 locale (08H00 GMT). Le milliardaire de 79 ans fera dans la foulée une “visite de courtoisie” à l’empereur Naruhito. Mardi, il verra la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi.Le Japon est relativement épargné par la grande offensive protectionniste de Donald Trump, qui a empilé les droits de douane sur les alliés historiques des Etats-Unis, autant, si ce n’est plus, que sur leurs rivaux.Lors d’un premier entretien téléphonique samedi, la cheffe du gouvernement japonais a assuré au président américain avoir placé “comme principale priorité de (son) gouvernement” le renforcement des liens bilatéraux en matière de sécurité en particulier.- Porte-avions -Le président américain, qui a une approche résolument transactionnelle de la diplomatie, veut conditionner la protection militaire des Etats-Unis aux efforts consentis par leurs alliés.Quelque 60.000 militaires américains sont stationnés au Japon, et Donald Trump rendra visite mardi à certains d’entre eux à bord du porte-avions USS George Washington, au large de Yokosuka, au sud de Tokyo.Sanae Takaichi a annoncé que le Japon porterait à 2% du PIB son budget de défense dès l’exercice fiscal actuel, qui s’achèvera le 31 mars prochain, avec deux ans d’avance sur le calendrier précédemment fixé.Pour ce qui est du commerce, Washington et Tokyo ont déjà conclu un accord en juillet.Les discussions mardi pourraient aborder les points restant en suspens, comme la forme que prendront les 550 milliards d’investissements japonais prévus aux Etats-Unis.Les négociations commerciales avec la Corée du Sud, où le président américain se rendra mercredi, suivent elles aussi leur cours. Le principal dossier douanier encore ouvert, dont l’enjeu dépasse les deux protagonistes pour englober toute l’économie mondiale, est la Chine.L’ancien promoteur immobilier new-yorkais s’est juré de réduire le colossal déficit commercial des Etats-Unis face au géant asiatique, mais il bute sur la complexité d’une relation économique faite de rivalité autant que d’interdépendance.- Terres rares et soja -Washington se veut optimiste sur la possibilité de sceller un accord jeudi, avant que n’expire le 10 novembre une trêve douanière.Donald Trump menaçait il y a peu d’annuler sa rencontre avec Xi Jinping et de surenchérir encore dans les droits de douane, en réponse aux restrictions décidées par la Chine sur les exportations dans le domaine des terres rares.Elle détient un quasi-monopole sur ces matériaux cruciaux pour l’industrie technologique.Le ministre américain des Finances Scott Bessent a assuré dimanche que les deux chefs d’Etat valideraient un compromis portant sur ces terres rares et sur un autre sujet sensible, à savoir les achats chinois de soja américain.Côté chinois, le représentant pour le commerce international Li Chenggang a assuré que Pékin et Washington étaient parvenus à un “consensus préliminaire”.Donald Trump, dans l’un de ces changements abrupts de ton dont il est coutumier, envisage désormais un voyage en Chine ainsi qu’une visite de son homologue aux Etats-Unis, peut-être dans sa résidence personnelle de Mar-a-Lago (Floride, sud-est), où Xi Jinping avait déjà été reçu en 2017.A plus brève échéance, le président américain “aimerait” profiter de ce passage en Asie pour rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qu’il n’a pas vu depuis 2019.

Présidentielle ivoirienne: résultats finaux attendus lundi, Ouattara vers un score écrasant

Les résultats finaux de la présidentielle sont attendus lundi en Côte d’Ivoire, les premiers scores égrenés par la Commission électorale présageant d’une écrasante victoire d’Alassane Ouattara qui file sans surprise, à 83 ans, vers un quatrième mandat.Près de 9 millions d’électeurs étaient appelés à voter samedi, dans ce pays premier producteur mondial de cacao et redevenu un pôle de stabilité au sein d’une Afrique de l’ouest secouée par les putschs et les attaques jihadistes.La Commission électorale indépendante (CEI) publie au fil de la journée et de la soirée les résultats pour chacun des 111 départements ainsi que le district d’Abidjan et de la capitale Yamoussoukro. Les derniers résultats sont attendus lundi à 11H00 GMT selon la CEI et la proclamation du président élu, en début d’après-midi. Dans le nord, région à dominante malinké, l’ethnie du chef de l’Etat, comme à chaque présidentielle, il a fait carton plein.98,44% à Séguela, 99,7% à Kani ainsi que dans son fief de Kong, 98,1% à Ferkessedougou ou encore 97,8% à Sinématiali, à chaque fois avec une participation approchant les 100% dans ces zones rurales du pays. Dans les zones du sud et de l’ouest, où beaucoup de bureaux étaient déserts, les chiffres de participation étaient plus faibles, mais “ADO” y est aussi en tête, comme dans la commune cossue de Cocody à Abidjan, où moins de 20% des électeurs se sont déplacés et où M. Ouattara a recueilli 68% des voix.L’un des quatre autres candidats, Jean-Louis Billon, devant ces “premiers résultats”, a adressé ses “félicitations au président sortant pour sa réélection”. Il a salué “un climat globalement apaisé” tout en s’inquiétant d'”un très faible taux de participation, particulièrement dans certaines régions”. Le chiffre officiel de la participation nationale n’est pas encore connu mais le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Kuibiert Coulibaly a estimé samedi soir qu’elle devrait “avoisiner les 50%”.Ces scores écrasants et le désintérêt d’une partie des Ivoiriens pour le scrutin s’explique notamment par l’absence de ses deux principaux rivaux. Ni le banquier international Tidjane Thiam, ni l’ancien président Laurent Gbagbo n’étaient sur les bulletins de vote samedi, tous deux ayant été écartés du scrutin et radiés des listes électorales, le premier pour des problèmes de nationalité, le second pour une condamnation pénale.- Deux morts samedi -De quoi rappeler la dernière élection, en 2020, où M. Ouattara avait obtenu 94% des voix avec une participation légèrement au-dessus de 50%, dans un scrutin alors boycotté par les principaux opposants.Ce samedi, quatre adversaires lui faisaient face, mais aucun n’a de chance d’arriver à un second tour, faute de soutien d’un grand parti ou de moyens financiers importants. Si le scrutin s’est déroulé globalement dans le calme, des incidents ont été signalés dans 2% des lieux de vote, soit environ 200 endroits, selon un bilan des forces de l’ordre transmis à l’AFP.Des heurts ont éclaté dans plusieurs localités du sud et de l’ouest, mais sans “incidence majeure sur le déroulement du scrutin”, selon le ministre de l’Intérieur Vagondo Diomandé.Selon une source sécuritaire contactée par l’AFP, une personne de nationalité burkinabè est morte dans la région de Gadouan (centre-ouest) dans des affrontements intercommunautaires, samedi après-midi.Vingt-deux autres ont été blessées, par balle ou arme blanche, l’un d’eux, avec le “pronostic vital engagé” a-t-on appris de même source et les forces de sécurité ont été déployées pour ramener le calme. Un adolescent de 13 ans a été tué “par un tir” provenant d’un véhicule de transport en commun à Gregbeu (centre-ouest), selon cette source. La Côte d’Ivoire est un pays où cohabitent une soixantaine d’ethnies de diverses langues et religions et une large population étrangère principalement venue des pays sahéliens voisins.Au total, six personnes sont mortes depuis mi-octobre en marge du processus électoral, dont deux le jour du scrutin. Dans un communiqué, dimanche soir, le Front commun qui regroupe les partis de MM. Thiam et Gbagbo a fait état de sept morts le jour du scrutin. Déplorant une “communauté internationale restée silencieuse” et un régime “qui a érigé la répression et la peur (…) en stratégie électorale”, il dénie  “toute légitimité” à Alassane Ouattara et réclame de nouvelles élections. L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions politiques et intercommunautaires dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Près de 44.000 membres de forces de l’ordre étaient déployés sur tout le territoire et le pouvoir avait interdit les manifestations du Front commun en octobre, procédant à des centaines d’arrestations pour troubles à l’ordre public notamment.

Présidentielle ivoirienne: résultats finaux attendus lundi, Ouattara vers un score écrasant

Les résultats finaux de la présidentielle sont attendus lundi en Côte d’Ivoire, les premiers scores égrenés par la Commission électorale présageant d’une écrasante victoire d’Alassane Ouattara qui file sans surprise, à 83 ans, vers un quatrième mandat.Près de 9 millions d’électeurs étaient appelés à voter samedi, dans ce pays premier producteur mondial de cacao et redevenu un pôle de stabilité au sein d’une Afrique de l’ouest secouée par les putschs et les attaques jihadistes.La Commission électorale indépendante (CEI) publie au fil de la journée et de la soirée les résultats pour chacun des 111 départements ainsi que le district d’Abidjan et de la capitale Yamoussoukro. Les derniers résultats sont attendus lundi à 11H00 GMT selon la CEI et la proclamation du président élu, en début d’après-midi. Dans le nord, région à dominante malinké, l’ethnie du chef de l’Etat, comme à chaque présidentielle, il a fait carton plein.98,44% à Séguela, 99,7% à Kani ainsi que dans son fief de Kong, 98,1% à Ferkessedougou ou encore 97,8% à Sinématiali, à chaque fois avec une participation approchant les 100% dans ces zones rurales du pays. Dans les zones du sud et de l’ouest, où beaucoup de bureaux étaient déserts, les chiffres de participation étaient plus faibles, mais “ADO” y est aussi en tête, comme dans la commune cossue de Cocody à Abidjan, où moins de 20% des électeurs se sont déplacés et où M. Ouattara a recueilli 68% des voix.L’un des quatre autres candidats, Jean-Louis Billon, devant ces “premiers résultats”, a adressé ses “félicitations au président sortant pour sa réélection”. Il a salué “un climat globalement apaisé” tout en s’inquiétant d'”un très faible taux de participation, particulièrement dans certaines régions”. Le chiffre officiel de la participation nationale n’est pas encore connu mais le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Kuibiert Coulibaly a estimé samedi soir qu’elle devrait “avoisiner les 50%”.Ces scores écrasants et le désintérêt d’une partie des Ivoiriens pour le scrutin s’explique notamment par l’absence de ses deux principaux rivaux. Ni le banquier international Tidjane Thiam, ni l’ancien président Laurent Gbagbo n’étaient sur les bulletins de vote samedi, tous deux ayant été écartés du scrutin et radiés des listes électorales, le premier pour des problèmes de nationalité, le second pour une condamnation pénale.- Deux morts samedi -De quoi rappeler la dernière élection, en 2020, où M. Ouattara avait obtenu 94% des voix avec une participation légèrement au-dessus de 50%, dans un scrutin alors boycotté par les principaux opposants.Ce samedi, quatre adversaires lui faisaient face, mais aucun n’a de chance d’arriver à un second tour, faute de soutien d’un grand parti ou de moyens financiers importants. Si le scrutin s’est déroulé globalement dans le calme, des incidents ont été signalés dans 2% des lieux de vote, soit environ 200 endroits, selon un bilan des forces de l’ordre transmis à l’AFP.Des heurts ont éclaté dans plusieurs localités du sud et de l’ouest, mais sans “incidence majeure sur le déroulement du scrutin”, selon le ministre de l’Intérieur Vagondo Diomandé.Selon une source sécuritaire contactée par l’AFP, une personne de nationalité burkinabè est morte dans la région de Gadouan (centre-ouest) dans des affrontements intercommunautaires, samedi après-midi.Vingt-deux autres ont été blessées, par balle ou arme blanche, l’un d’eux, avec le “pronostic vital engagé” a-t-on appris de même source et les forces de sécurité ont été déployées pour ramener le calme. Un adolescent de 13 ans a été tué “par un tir” provenant d’un véhicule de transport en commun à Gregbeu (centre-ouest), selon cette source. La Côte d’Ivoire est un pays où cohabitent une soixantaine d’ethnies de diverses langues et religions et une large population étrangère principalement venue des pays sahéliens voisins.Au total, six personnes sont mortes depuis mi-octobre en marge du processus électoral, dont deux le jour du scrutin. Dans un communiqué, dimanche soir, le Front commun qui regroupe les partis de MM. Thiam et Gbagbo a fait état de sept morts le jour du scrutin. Déplorant une “communauté internationale restée silencieuse” et un régime “qui a érigé la répression et la peur (…) en stratégie électorale”, il dénie  “toute légitimité” à Alassane Ouattara et réclame de nouvelles élections. L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions politiques et intercommunautaires dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Près de 44.000 membres de forces de l’ordre étaient déployés sur tout le territoire et le pouvoir avait interdit les manifestations du Front commun en octobre, procédant à des centaines d’arrestations pour troubles à l’ordre public notamment.